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Sri lanka  du 14 au 28 juillet 2005


 


 

Après un an au Vanuatu et  six mois en Australie, ma sœur Juliette est désormais au Sri lanka avec son ami Benjamin dit Grubby. J’ai très envie d’aller lui rendre visite d’autant plus que je ne connais pas encore le Sri lanka mais les personnes disponibles pour voyager se font rares et Juliette travaille donc n’aura pas trop de temps pour s’occuper de moi. Mais une opportunité se présente car Jim le père de Benjamin va venir d’Australie pour passer quelques semaines en juillet avec son fils et si j’y vais à ce moment là je ne serai pas seul pendant les journées. Pour  le mois de juillet j’ai déjà plusieurs engagements dont le mariage de Sophie et Madjid le 13 au soir mais je pourrai partir le 14.
Vers la fin juin je réserve donc mes billets d’avion. C’est déjà passablement plein mais je trouve pour 912€ chez Nouvelles Frontières un aller retour sur Sri lankan Airlines. Puis je me met en quète des différents objets que Juliette a mis dans la liste de vœux qu’elle m’a transmise par courriel. Elle aimerait avoir du miel, de l’huile d’olive, du Septivon, des champignons séchés, des livres de Sartre, de Simone de Beauvoir et d’Alain Fournier et du très bon vin pour montrer aux australiens ce dont la France est capable. Comme il y a des pluies assez violentes il ne faut pas oublier le parapluie ainsi qu’un sac de couchage un peu chaud car ils habitent en altitude où les nuits sont fraiches. Pour le miel bien sûr je prend celui de méry, pour l’huile d’olive j’en achète sur le marché de Menton, j’ai un peu plus de mal à trouver des champignons séchés mais je finis par tout avoir. le marché de Menton,  

Jeudi 14 juillet

Je remplis mon grand sac en cuir de voyage et je passe la journée à traiter des mails ainsi qu’à fixer les objectifs des salariés du GIAA. A 19h30 je descend avec quelques minutes de retard pour trouver la voiture de PAM qui a aussi quelques minutes de retard et qui m’emmène à Roissy aérogare 1 porte 16. Pour une fois je suis bien en avance et ne m’impatiente pas quand la chauffeur se trompe et doit reprendre l’autoroute et refaire tout le tour pour trouver la porte 16 où se trouve le comptoir Nouvelles Frontières.
Au comptoir je prend mon billet et une charmante hotesse qu’apparemment je ne laisse pas indifférent m’emmène jusqu’à l’enregistrement. Elle tente de m’obtenir un surclassement mais cela ne marche pas. Une autre hôtesse m’emmmène jusqu’à l’embarquement tout en poussant un fauteuil roulant où se trouve une femme sri lankaise avec son mari qi nous suit. L’hôtesse après avoir conduit le couple dans le satellite me ramène jusqu’à la boutique de Duty Free et m’aide à acheter un parfum pour Juliette en plus de mon eau de toilette Héritage. Puis l’hôtesse qui s’appelle Farah me reconduit au satellite. Je bouquine un peu dans la salle d’attente et puis je me présente à l’embarquement en tentant encore en vain de me faire surclasser. On commence à embarquer à l’heure vers 21h30 pour  un décollage prévu à 22h25. Il y a parait il 10h30 de vol de Paris à Colombo. Avec les quatre heures de décalage horaire nous devrions arriver à midi trente heure locale à Colombo.  
Nous volons dans un Airbus de 260 places. Je suis assis au 6ème rang près du hublot, à coté d’un professeur indien d’une université de Pondichéry qui forme des instituteurs. Il prend l’avion avec une correspondance à Colombo car c’est moins cher que les vols directs pour Pondichéry. Nous devisons un peu et il m’explique qu’il a trois filles qui sont de nationalité française car leur grand-père maternel avait opté pour la nationalité française au moment où les français ont quitté Pondichéry et où les indiens qui habitaient Pondiéchéry à l’époque ont eu le choix entre conserver la nationalité française ou bien prendre la nationalité indienne. En plus ses filles sont allés au Lycée français de Pondichéry et ont fait leurs études en France, du coup deux sur trois travaillent en France dans l’administration française et l’une est mariée avec un français. Sa femme s’est même installée en France et lui y va régulièrement mais il souhaite continuer son travail d’enseignant jusqu’à sa retraite et va en France seulement pour les vacances scolaires qui en Inde sont de début mai à début juillet. Nous voyageons pendant toute la nuit et je suis tellement passionné par mon livre en cours : les soldats de plomb de Jean-Marie de Beaucorps que je me plonge dedans et je ne dors pratiquement pas, bien que ma place près du hublot soit tout à fait propice à un appi confortable de ma tête. J’enchaine les cassettes. Je termine le livre juste à la fin du voyage entre l’aterrissage et l’ouverture des portes de l’avion.

Vendredi 15 juillet

A l’aéroport de Colombo, c’est le contraire de Roissy où il y avait une hôtesse pour conduire deux personnes handicapées, ici il y a deux hôtesses pour me conduire. Elles me font emprunter différents chemins détournés et il faut attendre assez longuement à l’immigration puis aux bagages mais on finti par récupérer mon gros sac. Je dois insister pour que celle qui se charge de mon passeport veuille bien me le remettre car elle comptait attendre et le remettre en mains propres à ma sœur comme si j’étais incapable de ranger moi-même mon passeport.
A la sortie je trouve une Juliette toute détendue qui me salue sans effusion mais avec émotion. Je fais connaissance avec Benjamin et son père Jim. Nous attendons un peu le minibus et le chauffeur qu’ils ont loués et qui est allés se garer un peu plus loin et puis nous montons dedans et quittons l’aéroport.  On m’explique qu’en fait nous profitons du week-end qui commence pour partir en excursion visiter le pays pendant deux jours.
Nous roulons un moment et puis nous nous arrétons dans un bistrot au bord de la route pour manger un morceau, des crèpes et des chips et puis un petit yoghourt à la vanille que je trouve très bon.  En remontant dans le mini-bus je m’ainstalle sur la banquette arrière où je m’allonge et où je dors une bonne heure pour récupérer de ma nuit pratiquement blanche. Il pleut assez abondamment.  

Dambulla 

Au bout de trois ou quatre heures de route on arrive à proximité de la ville de Dambulla où on s’arrète à l’Hotel Little Dream  où on prend deux chambres. Je m’installe avec Jim dans une chambre avec deux grands lits équipés d’une moustiiquiaire et avec une salle de douche sommaire mais propre. Juliette et Ben s’installent dans une chambre voisine tandis que la troisième chambre est occupée par trois jeunes filles touristes anglaises qui voyagent avec sac à dos et qui pour l’instant se prélassent dans le hamac et sur les fauteuils sous la véranda devant les chambres. Nous devisons un moment sous la véranda de l’autre batiment où se trouve la cuisine et la salle à manger. Juliette admire ma nouvelle montre Tisso et trouve comment la mettre à l’heure locale.  Puis nous passons à table pour un diner sous la véranda salle à manger. On nous sert un curie de poulet avec du riz et des lentilles et différentes petites salades de crudités. Le tout est assez épicé, y compris le riz et je dois m’habituer. J’évite les crudités mais j’apprécie le tout. On a des couverts et il y a des sortes de chips qui permettent de pousser donc on peut manger encore de façon occidentale.
Après le diner, je ne tarde pas à aller me coucher car je suis encore passablement épuisé de ma nuit de voyage. Je tente de me laver les dents avec ma brosse éléctrique mais elle a dû se décharger pendant le voyage et n’a plus de batterie. Je tente de brancher mon adaptateur éléctrique universel  mais il ne convient pas pour les prises qui sont ici car il faut une prise de terre mâle. Il parait ceci dit que la plupart des maisons sont raccordées au réseau éléctrique et que l’étape   suivante dans le modernisme du pays consiste à avoir des appareils ménagers comme réfrigérateur ou autres.

Samedi 16 juillet

Je dors bien bien qu’il fasse assez chaud car le ventilateur éléctrique ne fonctionne pas, je suis réveillé par nos voisines qui papotent dans la chambre voisine et avec ces cloisons en bois on a l’impression que l’on partage la même chambre. Je prend une douche à l’eau froide. J’ai du mal à trouver le robinet de la douche car en fait il faut utiliser le jet d’eau qui est entre la cuvette de WC et le lavabo et qui sert aussi bien pour la douche que pour se torcher.
Puis je retrouve Jim sous la véranda salle à manger. Mais la patronne refuse de nous servir un petit déjeuner tant que nous ne sommes pas au complet. Du coup Jim va secouer Juliette et Ben qui arrivent. Là enfin on nous sert un petit déjeuner avec des crèptes que l’on agrémente du miel de Méry, il y a des œufs brouillés que l’on peut mettre sur des toasts, il y a des petites bananes délicieuses et de la papaye. Notre chauffeur prend ses repas à une table voisine. Puis lorsque nous sommes prêts nous remontons dans le mini-bus et nous roulons une petite heure pour aller jusqu’à notre but de ballade pour la journée.  

Sigiryia

On arrive donc à la Forteresse de Sigiryia  qui a été construite vers l’an 477 par un roi singalais sur un éperon rocheux.  Il faut bien avouer qu’elle bénéficie d’une situation exceptionnelle car au milieu d’une grande plaine plate s’élève cette falaise rocheuse de 200 mètres d’altitude. Il parait que le roi de l’époque était en fait le fils de l’ancien roi et d’une de ses concubines et qu’il avait écarté du trône le fils légitime qui avait dû fuir en Inde tout en jurant de se venger. Et c’est pour se protéger du vengeur que le roi s’était fait construire une forteresse ici. Mais il parait que la forteresse n’a pas suffit à le protéger et qu’assiégé et affamé il a finit par descendre dans la plaine pour livrer combat et que battu il est suscidé.
Au pied de la forteresse on achète des tickets d’entrée à une guérite où on me demande mon passeport, à défaut j’invente un numéro quelconque et puis nous engageons un des nombreux guides qui se proposent pour nous accompagner. Il nous fait d’abord admirer les jardins aquatiques qui s’étalent au pied de la forteresse. Il y avait là plusieurs bassins dans lesquels la cour du Roi pouvait se baigner et qui servaient aussi de reserve d’eau pour la saison sèche. A la saison des pluies la cour se tenait dans un palais en bas de la forteresse tandis qu’à la saison  sèche elle se tenait plutôt dans un palais en haut probablement pour profiter des courants d’air. Mais alors l’eau devait être montée à dos d’homme. A coté des différents bassins on distingue encore les vestiges de temples ou de terrasses ou se tenaient différentes cérémonies.
Puis progressivement on monte vers le haut de la forteresse. Elle était entourée par un fossé dans lequel il y a encore aujourd’hui des crocodiles qui montent la garde.    On monte donc différents niveaux de terrasses et de jardins. Il y a une grande foule de visiteurs syngalais et on fait la queue pour monter les escaliers en particulier lorsque cela devient étroit ou que l’escalier est difficile à monter. Car c’est de plus en plus raide et on monte des échelles de fer ou un grand escalier métallique en colimacon. Tout ceci a été aménagé au début du 20ème siècle lorsque des archéologues ont découvert le site qui avait été oublié pendant des siècles au milieu de la jungle qui l’avait entièrement recouvert.
A mi chemin de la montée notre guide nous fait admirer des fresques colorées qui décorent une des parois. On estime qu’il y avait environ 500 fresques dont il ne subsiste aujourd’hui que 18. Et encore ont-elles été victimes de vandales qui en 1967 les ont recouvertes de goudron et qu’il a fallu restaurer. Les fresques sont peintes avec des pigments de couleur végétale sur des murs enduits de platre. Il y a même un mur sur lequel on avait enduit de la cire d’abeille et du blanc d’œuf pour le rendre luisant et qu’il reflète les fresques qui étaient sur le mur opposé du couloir où il se trouve.
Avant l’éperon final on s’arrète pour faire une pause sur un plateau intermédiaire où il y avait des bâtiments administratifs et différents palais. Il y a des nids de guêpes qui se sont installés dans la paroi mais on ne les déloge pas car la légende veut que ce soit la réincarnation des soldats qui gardaient la forteresse.  Notre guide nous a expliqué que le site était couvert de graphitis anciens qui ont été gravés par des habitants ou des visiteurs de la ville à l’époque florissante comme dans les siècles suivants et qui ont permis de comprendre beaucoup de choses à propos du mode de vie de cette civilisation.
Puis on attaque le dernier  tronçon par des volées d’escaliers bien raides et avec des marches qui en général sont très étroites. En haut il y a un vaste plateau   sur lequel se situait la citadelle et le palais royal. Il fait chaud et la montée a été assez fatiguante avec ses 1200 marches. Mais il y a aussi de l’air qui est bienvenu.   Je ne comprend pas bien ce que raconte notre guide mais peu à peu je m’habitue à son accent en anglais et comme il répète souvent ses explications je parviens à suivre. A la descente il prend souvent le relais de Juliette qui m’a beaucoup guidé et aidé à la montée. On redescend par une autre face de la forteresse qui disposait de trois entrée : l’entrée baptisée des éléphants, l’entrée des lions et l’entrée des cobras. A chaque fois on peut voir des sculptures qui symbolisent ces noms. A mi descente on admire un lieu où le roi donnait ses audiences avec un trône pour le roi et des sièges pour les dignitaires qui avait été creusé d’un seul tenant dans un énorme rocher.
Arrivés en bas on dit au revoir à ntore guide et on prend une tasse de thé dans une des échoppes qui se trouve là. Bizarrement à la descente il y avait beaucoup moins de monde qu’à la montée. C’est probablement que les groupes qui formaient le gros des visiteurs redescendent par une autre entrée. Il y avait notamment de nombreux groupes d’écoliers filles ou garçons qui sont en uniforme tout blanc ce qui donne une très belle impression.
On repart dans notre mini-bus et au bout de quelques kilomètres notre chauffeur nous arrête  devant un des restaurants qui bordent la route. Apparemment la cuisine est bien fraiche car la patronne nous signale qu’il nous faudra attendre une demi-heure pour que le repas soit prêt. Nous attendons donc en devisant et en buvant une limonade. Nous sommes installés sous une véranda très agréable au bord d’une route qui n’est pas trop passante et donc c’est calme. Cela valait la peine d’attendre car le repas s’avère excellent avec notamment un poulet qui a plein de goût. Il est comme d’habitude accompagné de riz et de curie de différentes choses dont des lentilles. Il y a aussi toujours ces chips qui permettent de pousser et d’apaiser le piment lorsque la bouche est en feu. Je me laisse encore invité car je n’ai pas encore pû retirer de l’argent local et j’ai les poches rigoureusement vides. Il y a une pluie aussi violente que courte qui se déclenche pendant que nous sommes encore à table.
Puis on reprend la route pour rentrer à l’hotel. Les routes sont relativement défoncées mais certaines sont tout de même goudronnées et globalement c’est relativement roulant. D’ailleurs les véhicules foncent et n’hésitent pas à se faire peur en jouant du klaxon pour intimider ou prévenir lorsque on croise un autre ou que l’on arrive à un croisement. A un moment on s’arrête car il y a un éléphant avec son cornac qui sont sur la place d’un village. On descend du mini-bus pour le caresser. Je ne me rappelai plus du contact de la peau et je suis surpris de constater les poils éparses et plutôt longs qu’il a sur les pattes. C’est décidément une grosse bête et l’antérieur droit que je caresse monte plus haut que moi. Nous remontons dans le mini-bus et je me suis mis à bouquiner la biographie de Mac Mahon écrite par Gabriel de Broglie et je l’écoute sur mon lecteur de CD Victor. A un autre moment on voit d’autres éléphants sauvages ceux-ci qui paisent dans la nature non loin de la route. Puis on s’arrête à Dambulla où on va dans un super marché. J’y prend des piles et des serpentins anti-moustiques. 
On arrive à l’hotel où on se repose et où je continue ma lecture de Mac Mahon sur un fauteuil devant ma chambre car le hamac est déjà pris ou bien sur mon lit. J’utilise un peu mon ordinateur. Puis on va se baigner dans la rivière qui est un peu plus bas que l’hotel. On s’y baigne avec Juliette et Benjamin en compagnie d’une femme qui fait sa lessive. L’eau est agréable et cela fait bbeaucoup de bien après une journée dans la chaleur. La rivière est assez large et on perd vite pied mais il n’y a pas de courant.  On rentre à l’hotel où je vais longuement dans la salle de bains pour me doucher et me raser.
Puis on dîne avec    encore un curie de poulet, je commence à savoir gérer le coté épicé et à alterner avec des chips ou un morceau de crèpe. Après le diner on s’installe tous les quatre dans des fauteuils autour d’une table basse et on fait un ascenseur. Notre chauffeur nous observe très interessé. Au moment de la redescente après les treize premiers tours, Juliette et moi nous nous accrochons pour savoir quand arréter les tours de sans-atouts et du coup Juliette abandonne la partie en décidant d’aller se coucher.  Du coup nous allons tous nous coucher car de toute façon il est déjà tard avec presque onze heures. Je suis content de cette journée riche et je suis déjà bien dépaysé et loin de Paris.   

Dimanche 17 juillet

Après avoir dormi une fois de plus tout mon saoul, avec Jim nous nous levons vers 7h. Après la douche je m’installe dans le hamac devant la chambre pour paresser quelques instants plutôt que d’allumer mon ordinateur qu’il faudra que j’arrête  peu de temps après. Juliette et Benjamin émergent de leur chambre et commencent à transporter leurs affaires dans le mini-bus. Ce matin on ne voit pas nos jeunes voisines qui semblent faire la grasse matinée malgré le bruit que nous puovons faire en parlant devant leur chambre. J’apprend qu’il a été décidé hier soir que l’on partirait sans prendre le petit déjeuner ici et je ferme mes bagages avec l’aide de Juliette. Décidément j’ai du mal à bien comprendre l’accent australien de Jim et Benjamin et souvent ne captant que quelques mots dans leur conversation je renonce à me concentrer pour comprendre.
Il fait très beau et le ciel est très bleu, la journée s’annonce magnifique et chaude. Nous reprenons donc le mini-bus et roulons pendant environ une heure avant de demander au chauffeur de nous arrêter dans un restaurant pour le petit déjeuner. Il s’arrête d’abord dans un premier qui reflexion faite ne lui semble pas convenable pour nous et nous arrête dans un second un peu plus loin. Là on prend des crêpes avec des morceaux de poisson ou des lentilles et puis du miel que Juliette sort du mini-bus. On termine par un yoghourt mais je n’en prend pas car vu la mine de la gargotte j’ai peur qu’ils ne soient pas parfaitement frais. Cela me donne de nouveau l’occasion de m’accrocher avec Juliette car je me fait mal comprendre en lui demandant si les yoghourts qu’elle me propose sont bons et du coup elle me réplique sèchement que non ils sont mauvais et que c’est pour cela qu’elle me les propose. Manifestement elle est encore de mauvaise humeur à mon égard. On a mangé avec les doigts et je me lave les mains dans un bol d’eau avant que l’on ne remonte dans le mini-bus et que l’on ne roule jusqu’à la cité ancienne que l’on souhaite visiter aujourd’hui.

Polonnaruva

Il s’agit d’une cité ancienne appelée Polonnaruva  qui a été la capitale du royaume singalais du 11ème au 13ème siècle. Elle comptait à l’époque jusqu’à 250000 habitants et environ 1500 moines bouddhistes. Au paravant c’était déjà la capitale mais le royaume était dominé par une dynastie venue d’Inde qui avait envahie le Sri lanka. Puis les Sri lankais ont retrouvé leur indépendance mais après deux siècles de gloire cette capitale est tombée en désuétude au point d’être abandonnée et là aussi la jungle avait entièrement recouvert le lieu jusqu’à ce que ce soit découvert par des archéologues occidentaux au 19ème siècle.
On visite d’abord un musée de Polonnaruva  où sont regroupés les œuvres d’art qui ont été découvertes sur le site et où on peut mieux comprendre ce qu’était cette capitale grâce à plusieurs maquettes du site ou des différents palais tels qu’il devait être à l’époque. A l’exterieur nous avons été sollicité par plusieurs guides qui nous proposaient leurs services avant même que nous ne descendions du mini-bus mais nous avions refusé car Ben n’aime pas tellement cela. Mais à l’intérieur un guide voyant que je suis aveugle nous propose à Juliette et à moi de nous accompagner et comme j’aime mieux visiter avec des explications nous acceptons. Il nous fait faire le tour d’une énorme maquette qui reconstitue le site où existaient des dizaines de temples et de palais. Il nous explique aussi la différence entre une stuppa et une dagaba. A savoir une stuppa était un monticule dans lequel on enfouissait les cendres des moines tandis que la dagaba est aussi un monticule mais surmonté d’une petite tour  couverte et dans laquelle on gardait des reliques de Bouddha.  Il nous explique aussi que pendant la période de gloire de la ville il y a eu 3 grands rois qui se sont succédés et qui ont apporté la prospérité au pays et à la ville.
Puis comme Juliette se met à me lire un des panneaux d’explication qui sont affichés en anglais, le guide renonce à nous donner des explications et nous quitte. Nous continuons donc à faire seuls le tour du musée où on admire de nombreuses statues souvent en terre mais parfois en bronze ainsi que des tas d’objets qui ont été récupérés dans les fouilles. Il y a pas mal de panneaux d’explications et Juliette en lit quelques uns. Elle a du mérite car les noms propres sont nombreux et difficiles à lire. Puis elle se lasse et nous terminons un peu rapidement la visite. Nous retrouvons Jim et Ben à la sortie qui ont fait la visite à leur rythme.
Le chauffeur du mini-bus nous conduit de là jusqu’à différents monuments. En général se sont plutôt des ruines où ils ne restent que des pans de murs et des colonnes qui sont tout de même suffisants pour se faire une bonne idée de ce que cela devait être à l’époque. On voit ainsi d’abord la bibliothèque qui était un batiment de 31 mètres sur 13 et qui comportait une cinquantaine de pièces dans lesquelles étaient contenus de nombreux livres sacrés. Il y avait aussi quelques pièces résidentielles dans lesquelles devaient habiter des moines. De là on va au palais royal qui était un énorme édifice avec 7 niveaux et plus de 500 pièces. En général ces batîments    sont faits de murs de briques qui peuvent atteindre plusieurs mètres d’épaisseur pour supporter plusieurs étages. Selon la maquette vu au musée chaque étage est plus petit que celui du dessous. Les toits étaient en tuiles avec souvent un toit par étage qui est plus larges que le batîment et qui redescendent à mi-étage. Cela doit protéger du soleil et des intempéries mais doit limiter la lumière à l’intérieur. C’est en tout cas très impressionant d’imaginer un batîment de sept étages à cette époque. Sur les murs porteurs il y a peu de décorations mais d’autres murs sont en pierres avec des sculptures ou des frises et certains murs de briques avaient une couche de plâtre qui permettaient d’y peindre des fresques. Apparemment les cloisons intérieures devaient être en bois car il n’en reste rien et on ne voit q+ue des colonnes de pierres qui devaient former les angles des cloisons intérieures. Selon les +palais et leur destination les décorations sont plus ou moins abondantes mais en tout cas l’art
est bien présent et les vestiges montrent un style fin et expressif en particulier dans les scu
lptures ou bas-reliefs.  Il y a aussi de nombreuses inscriptions qui ont permis de+comprendre beaucoup de choses sur la ville et sur la civilisation de l’époque. Au musée de ce matin il y avait des énormes plaques de pierre qui étaient presque entièrmeent gravées d’inscriptions en sanscri qui ont dû faire le bonheur des archéologues.
Pour aller d’un batîment à l’autre on doit reprendre le mini-bus car le site s’étend sur une grande étendue. C’est d’ailleurs de part et d’autre d’un village dans lequel on s’arrête pour notamment  prendre de l’argent à un distributeur. Enfin j’ai de l’argent et je ne vais plus être à la charge de mes compagnons. On déjeune dans un restaurant du village où on prend de nouveau un curie de poulet. En fait Juliette et Ben ne mangent pas de viande et se contentent en général des assiettes de légumes ou de riz que l’on nous apporte en même temps que l’assiette de viande. On termine par un de ces mini yoghourts à la vanille qui sont décidément très bons. Jim déjeune à une table voisine avec le chauffeur. 
Puis on reprend nos visites. On parcourt également plusieurs temples ou ruines de temples où du coup il nous faut ôter nos chaussures avant de pénétrer dans l’enceinte et où on doit se promener en pantalons longs car ils restent des lieux de culte et il y a des gardiens à leur entrée qui surveillent que l’on y pénètre déchaussés et découverts.  Dans la plupart de ces temples on voit des statues de Bouddha qui sont parfois très abîmées mais où on reconnaît tout de même Bouddha soit assis, soit debout soit couché. Il y a aussi parfois des statues de dieux indoues. Seules sont à l’exterieur les grandes statues car les petites sont regroupées dans le musée. Ici aussi l’essentiel des touristes sont des sri lankais et il y a relativement peu d’occidentaux. Il y a de tout façon moins de monde qu’hier. On voit aussi plusieurs stuppas qui sont donc de grand monticules couverts de briques. Le plus grand qui est parait il le troisième en taille du pays est entouré de différentes absidioles dans lesquelles il y a des sortes de chapelles avec des ex voto ou des fleurs séchées et des offrandes. On se promène également pieds nus autour de cette grande stuppa. On voit aussi la dagaba où était à l’époque conservée la relique de la dent de Bouddha avant qu’elle ne soit transportée dans la ville de Kandi. Il y a un dernier lieu que l’on visite où on voit les traces de dizaines de cellules où étaient logés des moines.
Avant de repartir on s’arrête vers 17h au bord d’un des grands bassins creusés par un des rois et qui servaient de citerne à eau. Celui-ci est tellement grand qu’il fait parait il 2500 hectares et que la population est nombreuse à se baigner dedans. On se met en maillot de bains et on va se rafraichir dedans. Le bassin est grand au point que le vent creuse des vagues dans l’eau et il y a un léger ressac sur le rivage. L’eau y est très chaude et très agréable. Evidemment ce bassin artificiel n’est pas très profond et on a de l’eau que jusqu’à la taille. Mais cela permet tout de même de nager quelques instants avant de retourner au mini-bus se changer et de repartir.
Je m’installe sur la banquette arrière et je commence un nouveau livre sur cassettes une ténébreuse affaire d’Honoré de Balzac car mon Victor est à court de batterie. J’écoute mon walkman pendant une heure mais ensuite je m’endors allongé et je dois dormir assez profondément car j’entend à peine un vague bruit lorsque les autres reviennent chargés de paquets après avoir été dans un super marché dans une ville. Et puis je ne me réveille vraiment que vers 21h30 alors que le chauffeur est sur le point de verrouiller le mini-bus et que les autres sont déjà sortis et attablés dans un restaurant de Kandi.  J’ai dû dormir deux bonnes heures et j’espère que cela ne va pas hypothéquer  ma nuit prochaine. Avec ce sommeil je n’ai pas encore vraiment digéré mon déjeuner et je ne prend qu’une crêpe et quelques galettes de riz avec un soda.  

Mawathura

Puis on reprend encore le mini-bus pour aller à quelques dizaines de kilomètres de Kandi jusqu’au village de Mawathura où habitent Ben et Juliette. Nous sommes à coté de la petite ville de kothmale  sur le bord du barrage qui porte le même nom de kothmale. Le mini-bus emprunte une route en lacets et on monte jusqu’à une altitude d’environ 1000 mètres.  Enfin il nous dépose vers 23h devant un bungalow en bbéton de quatre ou cinq pièces. Il s’agit d’un des bungalows construit dans les années 80 par des coopérants suédois qui sont venus construire le barrage qui est voisin. D’où les bungalows qui manquent totalement de charme mais qui sont pratiques, sains et peu chers car plus ou moins à la disposition des coopérants qui viennent travailler dans le coin. En fait Ben et Juleitte habitent dans ce bungalow hebergés par le manager de la station de Radio dans les locaux de qui est installé le centre informatique où travaille Ben. Il y a aucune décoration et c’est purement fonctionnel. J’emprunte un adaptateur éléctrique car je n’arrive pas ici non plus à faire fonctionner le mien à qui décidément il manque toujours une prise de terre. Je parviens tout de même à brancher mon Victor et ma brosse à dents éléctrique pour qu’ils se rechargent. On s’installe rapidemment et on se couche. Je me met dans une chambre d’amis tandis que Jim s’installe dans le salon avec une moustiquiaire qu’il a décroché de la chambre du fond qui sent le moisi et où il n’est donc pas question de dormir mais où il y avait une moustiquiaire de rab. Il dispose les coussins des fauteuils du salon par terre et s’endort vite. Je dispose aussi ma moustiquiaire et après m’être glissé dans mon sac de couchage de soie je m’endors rapidemment peu après minuit.

Lundi 18 juillet

Je me réveille vers 7h30  très étonné d’avoir encore si bien dormi malgré la sieste un peu trop longue d’hier soir. Après une douche et un lavage de cheveux nous petit déjeunons. Jim me sert un bol de céréales avec du lait de soja que j’apprécie modérément. J’ai l’impression qu’il s’agit de lait en poudre.  Il me prépare aussi des toasts et me fait goûter une espèce de pâte appelée vegemite faite à base de bière qui est franchement dégueulasse mais qu’il apprécie et qu’il étale sur ses tartines. Je n’en prend que deux ou trois bouchées pour être bien sûr   que je n’aime pas cela et puis je lui demande de me préparer plutôt des toasts de confiture.
Après le petit déjeuner, Juliette et Ben se préparent longuement et partent vers 10h pour le centre de radio où ils travaillent. Si j’ai bien compris la radio est une raido locale plus ou moins financée par le gouvernement qui s’appelle radio  kothmale où travaillent des bénévoles et qui dispose de locaux financés par l’UNESCO avec de quoi faire un centre informatique. L’UNESCO avait payé pendant un certain temps une connection à internet mais comme le financement s’est arrété l’idée de Ben et Juliette est de créer une activité de services informatiques à destination des TPE du coin où il pourrait faire faire de la PAO et peut-être des sites WEB qui permettraient au centre de payer ses coûts si ce n’est de salarier quelques personnes.  Je profite de la matinée pour rédiger ces notes de voyage que pour la première fois j’écris en format word du coup je tatonne pour découvrir quelques fonctionnalités. .
Vers 13h30  Ben et Juliette reviennent et nous partons tous les quatre pour déjeuner à quelques kilomètres d’ici dans un restaurant du coin. On descend une longue côte qui mène à la route principale. A part les bungalows des cadres du chantier du barrage  il y a aussi un hotel qui à l’époque était le club house du chantier et où aujourd’hui il y a des activités tennis, piscine et autres qui sont accessibles gratuitement pour Ben et Juliette. Sinon il n’y a pas grand-chose d’autre et le village proprement dit est à l’autre bout de cette petite route. Au bout de vingt minutes de marche on arrive à ce restaurant en bord de route où on commande un curie de poulet qui est plutôt bon et bien épicé. Comme les couverts ne sont pas fournis, Juliette a eu la présence d’esprit de me faire apporter de la maison deux cuillères pour Jim et moi. Après le repas on peut se laver les mains dans un évier voisin et on s’essuie avec des morceaux de page de journaux. Du coup il vaut mieux éviter de s’essuyer la figure car on risque d’avoir de l’encre qui vous reste sur la joue.  Je goûte la bière de gingembre qui est proposé avec les soda. C’est une sorte de limonade arômatisée  au gingembre plutôt médiocre pour mon goût. Après le déjeuner on retourne à la maison et Ben et Juleitte retournent à leur travail. Avec Jim nous devisons un moment et puis je m’installe sous la véranda en béton pour avoir un peu d’air et pour écrire ces notes. Mais au bout d’un moment l’après-midi avance et je commence à sentir les premières attaques des moustiques du coup je me replie dans ma chambre.
Le soir nous sommes invités à diner par un couple de voisins. La femme parle relativement bien anglais et travaille avec Benjamin sur le projet parallèle à la station de radio. Ils habitent dans un bungalow similaire au notre qui date aussi de l’époque du chantier du barrage et qui est un peu plus petit que le notre. Le mobiilier est identhique et les fauteuils sont recouverts de plastique pour éviter qu’ils ne se salissent. La femme nous a préparé un repas qui pour une fois n’est pas un curie mais qui est toujours bien épicé. Le riz est remplacé par d’autres légumes cuits. Il y a entre autre une espèce de friand triangulaire qui semble peu épicé aux premières bouchées mais qui s’avère l’être passablement. Avec nous il y a le manager de la radio chez qui nous habitons qui est avec nous et nous sommes tous les cinq à table tandis que l’homme et la femme qui nous recoivent ne dinent pas avec nous. Elle nous sert et puis ensuite s’assied pour deviser avec nous. Son mari ne parlant pas anglais il vaque à ses occupations. Un des sujets de conversation est de savoir comment protéger le capital intellectuel de chansons srilankaises qui est en fichiers numériques sur le disque dur d’un ordinateur  de la radio et qui pourrait être piraté par un peu n’importe qui. Comme la radio est semi gouvernementale ils se sentent responsables de ces actifs financés par le gouvernement et la loi sur les droits d’auteurs est parait il très sévère dans ce pays au moins pour les œuvres du pays. Puis nous rentrons à la maison. Nous devisons un peu avec le manager avant d’aller nous coucher.

Mardi 19 juillet

J’ai pas très bien dormi ou en tout cas peu et depuis quatre heures du matin je travaille sur mon ordinateur. Je prend une douche puis un petit déjeuner avec un bol de céréales et des toasts amoureusement tartinés par Juliette. Puis après le petit déjeuner je fais une démonstration de mon logiciel Jaws à Benjamin qui voudrait organiser une démonstration à certains aveugles du coin pendant que je suis encore là et éventuellement lancer un programme d’enseigneent pour des aveugles apprennent à utiliser l’ordinateur. Je ne suis pas vraiment convaincu que ce soit utile et qu’il trouve de nombreuses personnes motivées car j’imagine qu’ici les aveugles avant de se mettre à l’informatique doivent acquérir les bases de l’autonomie. Mais peut-être qu’en s’associant avec une école de jeunes aveugles cela pourrait fonctionner. Puis je travaille sur des problèmes d’IBM que je n’avais pas eu le temps de résoudre avant mon départ.
A l’heure du déjeuner Jim et moi marchons jusqu’à la radio. Je comprend pourquoi Juliette a du mal à y aller en bicyclette car dans les parages les chemins montent et descendent en permanence. Les locaux de la radio sont installés en haut d’une colline d’où on a parait il une vue magnifique sur la plaine. Juliette donne un cours d’anglais à quelques singalais tandis que Benjamin me fait visiter les deux studios et la pièce comune où sont installés les ordinateurs du centre informatique qu’il tente de réabiliter.
Jim est redescendu acheter de quoi déjeuner dans une boutique du coin. Il revient avec deux repas emballés dans du papier avec du riz mélangé à différents légumes épicés. On mange cela avec les doigts sur une table disposée dans la véranda devant le local. Puis on rentre à la maison je continue à travailler sur mon ordinateur notamment à l’exploitation de deux gros fichiers excel sur les partenaires IBM.
En fin de journée Juliette revient de son travail et me propose d’aller avec elle faire des courses au village.  On marche à peu près pendant vingt minutes en descente puis en montée pour arriver dans le village où il y a toute une série de petites boutiques alignées les unes à coté des autres qui vendent à peu près la même chose mais ont des stocks variables. On doit en faire plusieurs avant de trouver tout ce dont nous avons besoin.  Il y a une colonne de militaires qui passent en rang par trois et qui chantent en marchant dans la rue.  Sur le chemin du retour on s’arrête à l’hotel club house pour demander des verres à vin que l’on pourrait emprunter pour la soirée.
Cette fois ci on dine à la maison et Benjamin nous prépare un plat de pâtes avec une sauce travaillée notamment aux carottes. On a ouvert une bouteille de vin australien ainsi qu’une bouteille de château Recougne que j’ai apporté de France. Le manager de la radion dine avec nous. Comme il n’aime pas tellement le vin il veut y rajouter du whisky ! L’ambiance est agréable même si j’ai des moments d’assoupissement car la journée a été longue pour moi.

Mercredi 20 juillet

Jeme réveille à 5h30 après une nuit un peu hachée et un peu courte mais tout de même satisfaisante. Jim se réveille peu après moi. Je prend ma douche puis nous petit déjeunons. Il pleut abondamment et nous n’oublions pas d’emporter nos parapluies et imperméables. Nous montons dans le mini-bus qui aujourd’hui est conduit par un autre chauffeur que celui du week-end précédent, mais qui parle toujours aussi peu anglais. D’une facon générale je suis surpris de voir à quel point la colonisation est loin et la pratique de l’anglais peu répandue. Il n’y a qu’avec une petite minorité de personnes que nous pouvons converser et la plupart des gens ne connaissent que quelques mots d’anglais. Même les guides dans les lieux publics parlent un anglais très approximatif et avec un accent épais qui me gène souvent beaucoup.
Le chauffeur a mis son compteur kilomètrique à 0, car la course se paie 18 roupies du kilomètre, et nous roulons pendant une petite heure avant d’arriver aux faubourgs de Kandi.

Kandi

C’est parait il la deuxième ville du pays et cela se confirme quand on voit la densité du trafic. On avance au pas au milieu d’une cohue de camions, de véhicules utilitaires et de bus qui klaxonnent dans tous les sens. Il y a peu de voitures particulières et je n’ose pas imaginer ce que sera le trafic lorsque chacun aura sa voiture. Il faut dire qu’il est 8h du matin et que ce doit être l’heure de pointe.
Nous nous garons près du temple de la dent de Bouddha et le chauffeur garde le mini-bus pendant que nous partons Jim et moi en visite. L’entrée du temple dédiée à la relique de la dent de Bouddha est gratuite et bien gardée car il y a quelques années une grosse bombe de 300kg y a explosé lors d’un attentat perpétré par les indépendantistes Tamouls. Nous passons donc sous un portique et Jim voit son sac fouillé. Nous retirons nos chaussures qui sont gardées dans un casier de consigne qui ferme à clé. Une fois à l’intérieur un guide se propose pour nous accompagner et il nous montre les différentes salles.
Il y a une cour qui dessert différentes entrées. Une salle qui est reservée aux dix moines qui servent ce temple et qui sont des moines de haut grade affectés au temple seulement pendant un an. Il y a une salle de prière où les fidèles peuvent se tenir, prier  et déposer leurs offrandes qui sont souvent des fleurs. La relique est dans un sanctuaire derrière différentes portes de bronze, d’or et d’argent et derrière une vitre pare balles. Elle n’est sortie que de temps en temps à l’occasion de fêtes de pleine lune. Dans les occasions de fête il y a des processions dans les rues où on sort selon l’occasion soit la relique elle-même soit juste une petite dagaba vide qui la symbolise. Alors le tout est porté par un éléphant spécialement séléctionné et dressé. Celui qui tenait ce role depuis des années était très célèbre et est mort à 82 ans il y a peu. On voit aussi une salle où sont exposés différentes statues de Bouddha offertes par les communautés bouddhistes du monde entier. Il y en a même une offerte par la France. On termine la visite du temple et on quitte notre guide à qui Jim se charge d’offrir un pourboire.
Du temple on va jusqu’au cimetière anglais qui est à coté en haut d’une petite éminence. C’est un cimetière qui rassemble les tombes des premiers colons anglais qui ont enfin dominé le royaume de Kandi à partir de 1815 jusqu’à l’indépendance du pays en 1948. Car auparavant la majeure partie de l’île avait été colonisée depuis le 16ème siècle mais le royaume de Kandi résistait aux tentatives de domination des hollandais aussi bien que des anglais.
Dans le cimetière on est pris en charge par un gardien qui parle un anglais remarquable et qui nous raconte l’histoire des différents personnages qui sont enterrés là. Les tombes sont simples avec un petit monument de pierre au milieu d’une pelouse épaisse. Le guide nous explique également pourquoi il y a un éléphant qui est parqué juste en contrebas du cimetière. Il est enchainé des quatre pattes dans une enceinte fermée car il a parait il manifesté des signes de folie à savoir lorsque l’éléphant se met à rire ou bien qu’il a du liquide qui coule d’un orifice. Ce sont les signes précurseurs d’une folie qui le rend en général meurtrier et on le met alors à l’écart pendant trois mois le temps qu’il se calme.
On redescend du cimetière pour aller au musée qui est aussi à coté du temple. Là on ne nous fait payer qu’une seule entrée  à 500 roupies. Un guide nous prend également en charge et nous fait circuler dans différentes salles avec de nombreuses vitrines. Il nous commente toutes les vitrines les unes après les autres pendant pratiquement deux heures.  

Heureusement qu’il est là car nous n’aurions pas vu toutes ces choses sans ses explications. Il y a de nombreux objets d’ornements ayant appartenu aux rois de Kandi ou à la cour : des costumes, de la vaisselle, des objets de cultre. Il y a aussi de nombreux objets décoratifs avec des livres sacrés, des statues, des morceaux de colonnes sculptés. Et puis il y a des objets de la vie quotidienne notamment des outils par exemple pour presser et obtenir de l’huile ou pour faire cuire des aliments. La plupart des objets sont sous vitrine donc je dois me contenter des explications du guide mais certains gros objets ne sont pas en vitrine et je peux les toucher. Et ici les procèdures rigides de conservation n’ont pas encore pris le pouvoir et on me fait confiance et je peux toucher tout ce que je veux.
Notre guide ne peut plus se séparer de nous et il nous propose de nous conduire le soir au spectacle de danse qui a lieu à l’heure de la prière ou bien de nous servir de guide lors du festival de Kandi qui aura lieu à la pleine lune d’août. Il nous fait admirer un panneau de bois qu’il a sculpté lui-même et qu’il est prêt à nous vendre. Puis il nous conduit au palais royal voisin qu’il nous fait visiter.
C’était là que résidaient les rois de Kandi puis pendant la colonie anglaise se fût un tribunal. On voit notamment une grande salle d’audience avec une magnifique charpente toute en bois de tec et aucune pièce métallique. Les colonnes en bois sont décorées de bas reliefs. Il y a également différentes cours et salles d’apparat. Certaines renferment des objets de musée comme des statues et autres objets décoratifs. Il y a des grands groupes d’enfants qui viennent visiter et que l’on croise. Ils sont impressionnants ces jeunes adolescents écoliers dont on croise un peu partout des groupes en visite car ils sont habillés dans un uniforme tout blanc. Il parait que les filles portent une robe avec un col qui souvent est fermé avec une cravate aux couleurs de leur école. Tandis que les garçons ne portent jamais de cravate.
Puis nous quittons notre guide et retournons au mini-bus toujours garé sur le parking. On emmène notre chauffeur pour déjeuner car il est déjà midi. Nous partons à pied et Jime retrouve dans une petite rue pas trop éloignée un restaurant où il est déjà allé avec Juliette et Benjamin. C’est très propre et les tables sont séparées les unes des autres par des petits paravants de tissu. Nous commandons une entrée au poulet et puis un autre plat au poulet qui s’avère être une énorme crèpe de 40 centimètre de long une fois roulée avec à l’intérieur du poulet et différents ingrédients d’accompagnement. J’ai demandé une version douce et c’est tout à fait bien épicé à mon goût. Nous terminons par une glace Sunday à la vanille.  Je paie 2140 roupies pour nous trois car depuis le début de la journée c’est Jim qui a tout payé.
Nous retournons au mini-bus pour consulter le guide Lonely Planet sur les possibilités qui s’offre à nous. Apparemment nous avons visité l’essentiel de ce qui est recommandé dans la ville et nous nous proposons donc de nous promener et si possible de trouver un des instituts de massages dont nous ont parlé Juliette et Benjamin où on pratique un massage de l’ensemble du corps ainsi qu’un bain de vapeur. Le chauffeur garde lemini-bus et nous partons Jim et moi bras dessus bras dessous. Nous marchons un bon moment en faisant le tour du lac qui est au centre de la ville avec une petite île artificielle au milieu. Malheureusement la balllade n’est pas très agréable car la circulation est bruyante avec de nombreux camions et les trottoirs sont passablmeent défoncés et il me faut donc faire attention à où je met les pieds. On doit d’ailleurs souvent descendre sur la chaussée et se faire froler par des gros camions mugisssants. On demande notre chemin à plusieurs personnes dont des policiers mais nous avons des indications contradictoires. Nous finissons par arriver à l’institut de massage indiqué par le Lonely Planet.
Le préposé nous indique que la séance de massage de deux heures coûte 2000 roupies par personne. Il nous fait rentrer dans une pièce vaste et nous invite à nous déshabiller. Il s’occupe personnelement de moi et me m’ouvre lui-même ma ceinture ou m’ôte mon calecon. On se retrouve donc à poil, moi allongé dans le bain de vapeur et Jim dans les mains du masseur. Le bain de vapeur consiste à être allongé sur une planche de bois ajourée et avec par-dessus moi un demi-cylindre de bois qui m’enferme. Il y a juste ma figure qui dépasse du cylindre. Une machine à produire de la vapeur est disposée sous la planche et peu à peu la température monte. Je cuit ainsi pendant une heure. C’est plutôt agréable et je me détend bien en tout cas pendant  les trois premiers quarts d’heure, à la fin je trouve cela un peu chaud et à la fois c’est agréable de transpirer de toutes ses pores et de sentir couler la sueur et à la fois il fait trop chaud et je ne me détend plus vraiment à lutter contre la chaleur. Puis on inverse Jim vient au bain de vapeur et je passe au massage. Le masseur masse effectivement pratiquement tout le corps y compris les fesses. Malheureusement il s’agit d’un homme mais il est vigoureux et fait cela avec méthode. J’aime particulièrement son massage du crâne et des pieds, le massage des paumes de main est sympa aussi. L’inconvénient c’est qu’il utilise force huile et je finis par avoir l’impression d’être comme un poisson sur le point d’être passé au four. Jim est nerveux et a peur d’être en retard pour le retour à la maison où nous sommes censés être à 18h. Il veut donc écourter son bain de vapeur et partir rechercher le mini-bus pour gagner du temps. Je le charrie un peu sur son stress d’être à l’heure alors que nous sommes justement là pour nous détendre. En l’attendant mon masseur termine mon massage puis me fait prendre une douche où il me savonne lui-même avant de me rhabiller. J’ai à peine finit de me préparer et je suis à peine assis dans la salle d’attente que Jim arrive. Je paie donc mes 2000 roupies et dit au revoir au masseur. Ce qui est assez étonnant dans son établissement c’est que c’est très calme et que nous n’avons vu aucun autre client. Le peu de fréquentations est probablement une cause ou une conséquence du prix relativement élevé de sa prestation. Car 2000 roupies correspondent à peu près à 20 dollars alors que le salaire mensuel moyen est de 6000 roupies. nous repartons en mini-bus et quittons Kandi toujours dans une circulation abondante il y a même des embouteillages qui nous obligent à nous arréter complètement.  Je bouquine une ténébreuse affaire d’Honoré de Balzac que j’ai sur cassettes.

Mawathura

Nous arrivons chez nous  vers 18h25 donc pratiquement pas en retard par rapport à l’horaire annoncé et d’aillleurs Benjamin n’est pas encore rentré de la radio. J’en profite pour écrire un peu ces notes de voyages.
Vers 19h30 nous partons pour aller diner chez un homme qui aide parait il beaucoup Benjamin dans son projet. Il habite à environ une demi heure de mini-bus et c’est le même chauffeur que nous avons eu aujourd’hui qui nous emmène.  Je somnole pendant le trajet.
Nous sommes accueillis dans une vaste demeure qui a été rénovée parait il y a une dizaine d’années. Le maitre de maison nous recoit dans un salon avec des fauteuils en cuir qui pour une fois ne sont pas emballés dans du plastique. La conversation s’engage mais comme je suis épuisé par la journée et par ma courte nuit dernière, je lutte pour ne pas m’endormir et je ne participe que peu à la conversation qui repose surtout sur le maitre de maison et Jim. Au bout de 45mn on nous propose quelque chose à boire et j’accepte une bière. Puis au bout de deux heures vers 22h on passe à table. On a pratiquement pas vu de femmes, il y a la mère et la fille de la maison mais elles se tiennent dans la cuisine et ne font que passer la tête de temps en temps. Pendant le repas elles font le service mais seul le maitre de maison est assis avec nous. Il y a aussi le chauffeur qui s’assied avec nous mais qui ne dira pas un mot de toute la soirée. Avant de m’asseoir je vais aux toilettes ce qui me permet de visiter un peu la  maison avec une cour intérieure qui dessert une salle de bains plutôt moderne et propre. Il nous faut aussis traverser une chambre où dort la petite fille qui a trois mois. Le repas est très bon avec toujours du poulet mais des légumes originaux. En apéritif nous avons eu des boulettes de poulet qui étaient délicieuses. Pendant le repas je me réveille un peu et peut prendre part la conversation. Et puis vers 23h30 nous disons au revoir à nos hôtes et nous remontons dans le mini-bus tandis qu’il pleut abondamment. Au retour je m’endors dans le mini-bus et à l’arrivée je me dépèche   d’aller me coucher.  Je m’endors vers 1h du matin.

Jeudi 21 juillet

Je suis réveillé  vers 6h un peu trop tôt à mon goût mais je ne parviens pas à me rendormir et je me met à pianoter sur mon ordinateur. Puis vers 8h les autres se réveillent et on petit déjeune ensemble avec des céréales et un yoghourt de buffalo car il n’y a plus de pain. Après le petit déjeuner je passe le balai dans ma chambre et je prend ma douche avant de deviser en prenant une tasse de thé avec Jim. Benjamin puis Juliette sont partis travailler à la radio. Je me remet ensuite sur mon ordinateur. J’ai entrepris de travailler sur la comparaison de deux gros fichiers pour IBM que je remettais depuis quelques temps et cela devrait me prendre une bonne partie de la journée. En ffin d’après-midi je fais une longue sieste un peu trop longue et je crains d’hypothéquer   ma nuit prochaine.
Le soir nous recevons les voisins pour qqui Juliette a préparé une purée d’aubergines et une pizza. Je trouve cela très bon et cela nous change agréablement du curie, mais la purée d’aubergines ne doit pas être trop du goût des voisins car il parait que le niveau de leur bol descend très peu et très lentement malgré leurs protestations de politesse. Je participe peu à la conversation et je joue plutôt avec les deux enfants de 4 et 3 ans qui sont assez excités et bruyants mais qui se laissent amadouer. Surtout l’ainé qui finit par venir dans mes bras et qui est très mignon à esquisser quelques paroles en anglais.  Finalement je suis encore passablement fatigué et je me couche assez rapidemment tout en écoutant mon livre sur Mac Mahon.

Vendredi 22 juillet

Je me réveille encore vers 6h, je lis mes revues de presse et puis je bouquine mon livre sur Mac Mahon en attendant que Jim se lève et que je le rejoigne pour le petit déjeuner. Je prend deux bols de céréales et du thé. Puis après la douche je m’installe dehors au frais sous la véranda pour y rédiger les notes de ma conversation récente avec Charles un ancien fondé de pouvoir de papa. Jim revient d’une ballade qu’il a fait dans le village notamment pour payer le mini-bus d’hier et pour dire au revoir aux personnes avec qui il a sympathisé à la radio depuis un mois qu’il est là. Juliette nous sert une excellente assiette de riz mélangé à des légumes, aubergine, carottes, soja.
Après le déjeuner j’ai une conversation prolongée avec Juliette qui ne va pas travailler aujourd’hui et qui est impatiente d’aller à Colombo car elle s’y ai organisé ce matin par téléphone quelques rendez vous dès demain matin. Elle envisage donc de prendre le bus public cet après-midi si nus n’avons pas de nouvelles de la disponibilité du mini-bus privé pour ce soir. Mais finalement Benjamin téléphone pour annoncer  que le bus pourra nous emmener à 18h.
Je prépare donc un petit sac pour quatre jours car Juliette projette que nous allions tous les deux au bord de la mer Lundi et Mardi. Puis nous prenons le mini-bus qui ne nous emmène pas très loin car il comence par s’arréter au village où nous retrouvons au restaurant monsieur Abecon notre hôte d’avant-hier soir et il y a aussi le manager de la radio qui nous heberge et qui est venu avec nous et nous prenons tous ensemble un thé dans le restaurant. Puis au bout d’une bonne demi-heure nous prenons vraiment la route et allons jusqu’à Colombo qui est à trois ou quatre heures.

Colombo  

Nous arrivons à Colombo vers 22h30. Nous nous installons dans un hotel Ottery Tourist Inn,  situé au 29 Melbourne avenue, que Benjamin et Juliette connaissent déjà et qui est au bord de la mer. C’est dans un immeuble ancien avec du caractère même si c’est manifestmeent vétuste. Les chambres sont vastes ainsi que la salle de bains. Ce n’est certes pas luxueux et Juliette se plaint des tendances radines de Benjamin mais l’endroit est rigolo.
Nous nous installons rapidemment et puis ressortons pour aller diner dans un restaurant thaïlandais appelé Siam qui est voisin. Nous nous mettons à une table en terrasse. Il fait nettement plus chaud à Colombo que dans nos montagnes et je n’aurai pas refusé d’être dans l’air conditionné à l’intérieur du restaurant mais c’est tout de même sympa d’être en terrasse. Je commande une soupe de maïs et crevettes qui est très bonne et pas très abondante du coup j’en commande une seconde. Puis nous rentrons nous coucher. Je dors avec Jim qui m’a laissé le grand lit car il y a une prise éléctrique à coté du grand lit, sur laquelle je peux brancher mes appareils français sans avoir besoin d’adaptateur.

Samedi 23 juillet

Je suis réveillé par le bruit d’une douche que je crois être Jim en train de se doucher. Je me lève une fois que c’est terminé pour aller à mon tour prendre ma douche mais je ne trouve pas d’accès à une douche du coté d’où venait le bruit de douche et dans la salle de bains à laquelle notre chambre donne accès je ne vois aucune trace mouillée de la douche qu’aurait pû prendre Jim. Je suis donc passablement intrigué et finit tout de même par prendre une douche dans la baignoire sèche qui est à notre disposition. Puis je me recouche avec mon ordinateur pour rédiger ces notes. Un peu plus tard Jim commence à faire du bruit et comme je lui pose la question il m’explique que le bruit de douche que j’ai entendu doit provenir de la sqalle de bains de la chambre d’à coté dont nous ne sommes séparés que par une cloison basse et dont nous pouvons donc entendre tous les bruits  parl’interstice entre le haut de la cloison et le plafond.
Juliette vient nous avertir qu’elle part à ses rendez vous qu’elle a pris pour ce matin et que l’on se retrouvera pour déjeuner. Jim et moi descendons petit déjeuner dans la salle à manger de l’hotle où nous retrouvons Benjamin qu ilit le journal. Il parait qu’i y a eu de nouveau des tentatives d’attentat dans le métro londonien. On nous sert une omelette, des toasts avec beurre et confiture ainsi qu’une tranche d’ananas très bonne. Puis nous remontons nous préparer avant de sortir. Benjamin a transporté mes affaires dans une autre chambre où je serai seul ce soir après le départ de Jim. Il a gentiment et parfaitement rebranché tous mes appareils. Cette nouvelle chambre est nettement plus petite avec un seul lit que la précédente qui en comptait trois. Il y a cependant deux petites fenêtres une qi donne sur le grand balcon qui est au bout du couloir et qui permet de voir la mer sur sa gauche et une autre qui donne sur une petite cour placée sur le toît du batîment en dessous. L’inconvénient c’est qu’il n’y a pas de salle de bains associée et que je vais devoir aller à l’autre bout du couloir pour me laver ou me soulager.  Benjamin me montre le chemin jusqu’à un cabinet de toilettes étroit où il y a un pommeau de douche  et au fond un WC et un lavabo. J’y prend une seconde douche de la journée car j’ai déjà chaud.
Puis avec Jim et Benjamin nous sortons de l’hotel et marchons pendant environ un quart d’heure dans une circulation bruyante et polluée. Les camions  vrombissent, les motocyclettes pétaradent et les véhicules utilitaires klaxonnent. Les trottoirs sont passablement défoncés et Jim, puis Benjamin, qui me guident me prodiguent d’abondantes explications pour m’aider à négocier les défauts du terrain mais à vrai dire entre leur accent australien difficile et le bruit de la circulation  je ne comprend rien de ce qu’ils me disent et je me fis à ma canne pour négocier le terrain. On arrive à un grand centre commercial qui s’appelle Majestic city sur Galle road.   
C’est un immeuble moderne où Benjamin  et Juliette ont l’habitude d’aller car on y trouve de nombreuses boutiques avec notamment tout ce qu’il faut en matière d’éléctronique ou d’informatique. L’intérieur est climatisée et cela fait du bien quand on rentre à l’intérieur. On monte dans les étages pour arriver à un internet café où Benjamin et moi demandons à pouvoir brancher nos ordinateurs portables sur internet. Les employés se font prier car ils ont la flemme de déplacer les claviers de leurs ordinateurs installés dans chaque box. Mais ils finissent par me dégager une place. Je branche mon portable et je commence à transferer mes mails. En théorie la connection est de 2 megas bits donc cela devrait être rapide et du coup Benjamin attend pour prendre ma place et pour éviter que l’on nous dégage une seconde place. Mais je ne sais pas si c’est leur réseau ou bien le réseau IBM en tout cas il faut une bonne heure pour que je transmette mes messages et que je recoive mes messages de la semaine. Il y a quelques globe trotters qui se succèdent dans les boxs voisins. Pendant ce temps Jim est allé dans une autre boutique se faire réparer son téléphone mobile qui est tombé l’autre jour dans l’eau. Lorsqu’il revient j’ai enfin à peu près fini,  je paie 120 roupies pour une heure d’utilisation soit à peine plus de 1 dollar ce qui est tout à fait raisonnable. Puis nous repartons pour sortir du centre commercial et retrouver Juliette qui nous attend dans un restaurant.
Il s’agit du Green cabin   qui est toujours sur l’avenue principale de Colombo qui s’appelle Galle road et que nous avons emprunté depuis notre départ de l’hotel.  Cette grande avenue est parallèle au bord de mer mais à quelques centaines de mètres dans les terres. Ce qui permet au bord de mer d’être relativement calme avec pas trop de circulation. Le seul problème avec le bord de mer c’est qu’il y a une ligne de chemin de fer qui est dessus et qui évidemment gache un peu le paysage et l’ambiancesonore. On peut entendre les trains depuis notre hotel mais heureusement ils ne sont pas trop fréquents.   On commande donc un déjeuner pour changer de la cuisine épicée je prend un plat de poulet sweet and sauer qui s’avère très bon et tout de même un peu épicé.
Après le déjeuner on va dans une boutique Bare Foot
 au 704 Galle road pas très loin en face du restaurant d’où nous sortons. C’est une boutique avec des produits d’artisanat de qualité on y trouve de nombreux objets sculptés, ou des nappes, des paréos, des peluches et de nombreux objets en bois. Malgré des couleurs et des materiaux locaux, le design reste très classique et j’ai l’impression que l’on pourrait aussi bien être dans une boutique de Saint Rémi de Provence ou de Barcelone. On achète tout de même 3 paréos pour faire des cadeaux et un dauphin pour Delphine. Les prix sont chers pour le Sri lanka même si bien sûr cela reste considérablement moins cher que ce que l’on pourrait trouver en europe, j’en ai tout de même pour 6500 roupies.
Une fois de nouveau dans la moiteur de la rue on hésite sur la destination où aller. Avant le déjeuner Benjamin m’a dit avoir lu un document dans lequel il listait les 365 lieux à voir dans le monde et parait il qu’il y en avait deux au Sri lanka la forteresse de Sigiryia et un grand hotel de luxe de Colombo appelé le Galle Face hotel. J’ai du coup la curiosité d’y aller et j’ai suggéré au déjeuner que l’on y aille prendre un thé. Je le repropose donc Benjamin tergiverse un peu sur la facon de s’y rendre en bus public ou bien à pied refusant manifestmeent de faire une dépense excessive en triporteur qui sont les taxis locaux. Et puis Benjamin finit par partir avec son père de leur coté et ils nous plantent un peu soudainement sur le trottoir. Juliette est passablement contrarié par ce malaise que Benjamin a face à l’argent et aux luxe. Mais elle est aussi curieuse de voir cet hotel et nous hélons un triporteur 3 wheels pour nous y conduire. Ce  Galle Face hotel est au 2 Kollupitiya road 

qui a été construit en 1864 à la grande époque du colonialisme.
Nous sommes accueillis par plusieurs employés qui se succèdent pour nous souhaiter la bienvenue et pour nous indiquer le chemin du bar de la véranda où nous commandons un thé pour Juliette et un excellent jus de citron pour moi. Juliette va prendre au buffet une assiette de cookies et nous comprendrons ensuite que cela fait partie d’une formule buffet à volonté pour le thé qui est proposé pour un forfait de 500 roupies. Finalmeent comme nous n’avons pris que quelques cookies on nous fera pas payer la formule ni même les cookies. On a une vue sur l’océan qui est juste en dessous de la véranda et qui est assez agitée. Il y a peu de monde dans le bar et l’ambiance est douce et agréable. Le décor est colonial sans oublier de nous rappeler le cap Martin. Juliette me raconte en détail ses inquiétudes sur la suite de sa vie et de sa relation avec Benjamin. Puis nous reprenons un 3 wheels qui nous reconduit à l’hotel où je suis content de déposer mon sac à dos avec mon ordinateur.
Je vais au bout du couloir pour prendre une douche et puis nous ressortons pour retrouver Jim et Benjamin qui sont dans un bar non loin de l’hotel où ils ont deux bières d’avance sur nous. Pour les retrouver on a pris le long du bord de mer ce qui fait une promenade bien plus agréable qu’en empruntant Galle road. Dans le bar je suis passablement fatigué et j’ai du mal à résister contre le sommeil. Je bois un coca cola. Puis nous allons dans un restaurant indien qui est juste à coté du bar. C’est une petite gargotte typique qui doit avoir du succès car il est plein. On commande des plats variés. Benjamin et Juliette sont fidèles à leur régime végétarien et je me lance dans un truc que j ene connais pas mais qui en fait s’avèrera être la même chose que ce que j’avais pris pour déjeuner à Kandhi cette espèce d’énorme crèpe de quarante centimètres de long qui ici est plus goûtue. . Le repas me réveille un peu et je participe à la conversation plutôt que de glisser régulièrement dans la somnolence comme à l’apéritif.  Quand on rentre à l’hotel je suis tout de même passablement fatigué et je me précipite sur ma brosse à dents pour prendre de l’avance sur mon rituel du coucher. Mais Juliette vient me prévenir que Jim s’en va alors que j’ai la bouche pleine de dentifrice, elle me conduit dans une salle de bains au bout du couloir qui est différente de celle que je connais pour que je me rince la bouche. Puis nous descendons au rez de chaussée et je dis au revoir à Jim sur le trottoir. Benjamin et Juliette l’accompagnent à l’aéroport mais je préfère rester me coucher.

Dimanche 24 juillet

Compte tenu des ressorts cassés du lit je redoutais de passer une mauvaise nuit mais je dors tout mon saoul pendant huit heures et demi, ce qui décidément procure une sensation extrêment agréable. Je prend une longue douche pour me raser et me shampuiner et je préfère finalement le petit cabinet de toilettes où il y a une douche à la grande salle de bains où il y a une baignoire avec des rideaux de douche douteux. C’est étonnant dans cet hotel car en me balladant je vois au bout du couloir au moins trois salle d’eau commune alors que je ne vois pas d’autre chambre à part la mienne qui n’ai pas sa salle de bains. La patronne me dira plus tard qu’ils ont tout de même 15 chambres donc il doit y avoir des chambres que je n’ai pas soupçonné. Je me met sur mon ordinateur pour traiter mes mails recus hier. Juliette vient au bout d’un moment  pour me proposer que nous retournions au magasin Bare Foot où elle souhaite changer des articles et que nous petit déjeunions sur la terrasse d’un restaurant agréable juste à coté.  Et puis elle revient pour m’annoncer que finalement le plan est changé et qu’elle souhaite que je descende petit déjeuner seul tandis qu’elle reste dans leur chambre avec Benjamin qui doit travailler.
Je descend donc petit déjeuner, la patronne de l’hotel m’accueille avec beaucoup de gentillesse et me sert un excellent petit déjeuner avec des œufs brouillés très bons et elle me tartine mes toasts.
Une fois que je suis remonté dans ma chambre je continue à travailler sur mon mail ; Je laisse Juliette et Benjamin allez seuls au magasin Bare Foot pour y changer les articles qu’elle veut changer et pour racheter des paréos car suite à un jeu de taquin à propos des cadeaux qu’a remporté Jim il s’est vu affecté un des paréos que je devais rapporter en France. Je suis un peu contrarié qu’ils aient décidé cela sans me consulter, déjà que j’étais moyennement satisfait d’avoir payé trois paréos alors que Juliette n’avait manifesté aucune intention de me rembourser  celui des trois qu’elle a décidé d’emblée de se garder, alors j’aurai été passablement contrarié d’en avoir payé 3 et de n’en ramener qu’1 en France. Mais ils rachètent un troisième paréo et puis reviennent à l’hotel. On quitte l’hotel vers midi. Juliette appelle ses amis français que nous aurions dû retrouver à midi pour les prévenir que nous serons en retard et ils répondent qu’eux aussi sont en retard.  Benjamin annonce qu’il préfère rester travailler à l’hotel et nous laisse aller seuls dans les endroits luxueux où il n’aime pas aller. Du coup Juliette est contrariée  de le laisser mais tout de même bien décidée à avoir son après-midi de plaisir et de luxe. En effet nous devons aller passer l’après-midi dans un hotel luxueux à quelques kilomètres au sud de Colombo sur le bord de mer.
Nous hélons en bas de l’hotel un triporteur taxi qui après une brève négociation nous conduit à Mount Lavinia par la Galle road qui est donc la route cotière qui relie Colombo à la ville de Galle.Au  Mount Lavinia hotel  
qui se trouve au 100 Hotel road on laisse nos sacs à la reception et on monte par l’ascenseur jusqu’au troisième étage où se trouve la piscine de l’hotel. On débouche sur une piscine aérienne magnifique on est passé à coté d’un grand buffet qui nous fait saliver et on s’installe sous un parasol que nous prépare un des employés qui sont afférés à nous accueillir. Nous payons un droit forfaitaire de 1500 roupies par personne pour avoir droit à la piscine et au buffet. On va se changer en maillot de bains dans une des cabines installées au bord de la piscine. La plupart des clients semblent être des occidentaux. L’eau de la piscine est délicieusement chaude, il y a un pe de monde et du coup je dois tempérer mes ardeurs de nageur pour ne pas trop cogner de personnes au passage de mes longueurs. Après le bain j’entreprend d’aller visiter seul le balcon qui fait le tour un peu en contrebas de la piscine et qui domine la mer sur deux cotés.  Une touriste américaine vient à mon aide pour descendre les quelques marches qui y mènent et puis un serveur sri lankais m’aide à ensuite remonter sur la plage de la piscine. Entretemps Juliette a été appelée au téléphone par son amie Sylvie qui tandis que nous les attendons au bord de la piscine de l’hotel nous attendent à quelques mètres de là en bas sur la plage au bord de la mer. José monte nous chercher et nous conduit en bas où on retrouve Sylvie et leurs deux filles Léna et Lou.
On s’installe pour déjeuner au restaurant de la plage de l’hotel. On est les pieds dans le sable avec les vagues à quelques mètres et c’est vraiment très agréable. Je commande une brochette de la mer que l’on prend après une assiette de crudités prise au buffet de hors d’œuvre. Je fais connaissance avec José et Sylvie qui ont habité en Tanzanie et qui maintenant habitent à Colombo car José travaille dans une organisation humanitaire qui œuvre pour la reconstruction du Sri lanka après le tsunami de décembre dernier. Il nous raconte que lors de ses déplacements il a constaté qu’il reste encore de nombreux villages dévastés, notamment sur la côte est, où on ne voit plus que des ruine de maisons.  Ou des espaces qui ont été nettoyé par les buldozers et des villages qui sont reconstruits un peu plus loin.
Après le déjeuner, malheureusement on n epeut pas se baigner dans la mer car elle est très agitée et il y a un drapeau rouge mais on remonte sur la terrasse de la piscine et on s’installe sous un parasol. Je m’allonge longuement sur une chaise longue pour écouter mon bouqin sur Mac Mahon et puis je vais me baigner dans la piscine qui est toujours aussi bonne. Je retrouve José et Sylvie qui papotent les pieds dans l’eau avec les deux filles qui barbotent autour. Je joue un peu avec Lou celle de deux ans que je prend sur mes épaules. Puis on quitte l’hotel après s’être changés et on monte dans la voiture de José et Sylvie qui nous conduisent jusqu’à l’arrêt d’autobus sur la route de Galle road qui ici aussi est un peu dans les terres.
On laisse passer différents bus qui ne vont pas jusque là où on veut aller. Celui que l’on doit prendre fait partie de ceux qui sont climatisés et qui couvre des grandes distances. Au bout d’environ 15mn Juliette séléctionne un bus dans lequel on monte. Il a effectivement l’air conditionné et seulement une dizaine de rangées de sièges qui sont déjà bien pleins. On me fait une place et Juliette s’installe sur un strapontain central à coté de moi. On roule ainsi pendant une bonne heure, je termine pratiquement mon Mac Mahon jusqu’à ce que Juliette me dise soudainement que l’on doit descendre. En fait les bus ne s’arrètent que très peu de temps à chaque station et les passagers doivent en général  sauter à moitié en route. Pour une fois le bus s’arrête quelques dizaines de secondes pour me laisser le temps de me rassembler et de descendre. Le controleur qui vend les tickets et qui gère les arrêts nous a descendu nos sacs sur le trottoir et m’aide à descendre les marches.

Aluthgama   

Arirvés dans le village  De Aluthgama, là on recrute un triporteur en lui demandant de nous conduire à l’hotel Club Villa. Il ne connaît pas mais se renseigne autour de lui et nous emmène.  Il se fourvoie un peu en allant à un hotel Villa qui est fermé à coté de celui que l’on cherche mais on y arrive. C’est donc l’hotel Club Villa à Aluthgama  ou Bentota au 138 Galle road téléphone 0094-342275312 site WEB club-villa.com.  

On est tout de suite extrêment bien accueillis dans un lobby très joli avec des plantes et un patio en bois. On nous apporte un jus d’orange après nous avoir installé à une table basse. Pendant que l’on nous prépare une chambre, le gérant nous explique qu’il y a quinze chambres dans l’hotel mais que ce soir il n’y en a qu’une d’occupée en plus de la notre. On se retrouve dans une grande chambre au rez de chaussée avec un accès direct au jardin. La chambre est climatisée et avec deux excellents lits et tous les détails du confort. Il y a même de l’eau chaude dans la salle de douche. Tout cela est en parfait état et sent bon la propreté.
Pendant que nous nous installons un serveur vient prendre notre commande pour le diner ; On s’installe dans le petit jardinet devant notre chambre avec une table basse, un canapé et deux fauteuils. On nous y a spontanément d’abord apporté un thé, puis un de sseveurs qui sont aux aguets de nos moindres désirs vient nous proposer un apéritif. Nous commandons deux margaritas. Puis nous passons à table la salle à manger de l’hotel est sous la véranda voisine de notre chambre. On fait un bon diner avec entrée, soupe puis plat principal. Juliette s’est commandé un verre de vin blanc et savoure de retrouver du confort après plusieurs mois de vie précaire dans les montagnes et dans une maison qui n’est pas la sienne. Nous sommes la seule table servie car l’autre couple clients de l’hotel se fait servir un diner sur la terrasse d eleur chambre et on voit passer une bouteille de champagne qui semble arroser une soirée d’amoureux. Puis on va se coucher car je suis encore passablement fatigué.

Lundi 25 juillet

Je me réveille vers 8h un peu avant Juliette  comme nos deux lits sont côte à côte j’ai peur de la réveiller en pianotant sur mon ordinateur et je me contente de lire. J’ai entamé le livre de Philippe de Gaulle sur son père. Puis Juliette se réveille et me propose d’aller d’emblée prendre un bain alors que je m’apprétai à prendre une douche. Nous allons donc goûter la piscine qui est excellente et relativement grande même si on a pied partout. On retourne s’habiller dans notre chambre et je pousse Juliette pour aller petit déjeuner car j’ai peur qu’ensuite on soit décalé pendant toute la journée car il est déjà 9h30. On va donc sous la véranda voisine où un serveur toujours ausssi stylé prend notre commande et nous apporte du thé, des toasts et pour moi des œufs brouillés très bons avec saucisse et bacon. Puis nous passons une bonne partie de la matinée sur le canapé devant notre chambre. Juliette lit la biographie de Morny et je pianote sur mon ordinateur.  On nous apporte une noix de coco fraiche avec une paille pour boire. Juliette téléphone abondamment pour réorganiser notre séjour car elle doit retourner Mercredi à l’hopital de Colombo et du coup nous allons rester ici jusqu’à Mercredi matin au lieu de retourner Mardi matin dans nos montagnes. Benjamin qui est resté à Colombo va nous y attendre et le mini-bus habituel viendra Jeudi matin de Mawathura pour les y remmener tout en m’apportant les affaires que j’ai laissé là bas. J’espère qu’il apportera bien tout ce que j’ai laissé dans ma chambre, heureusement que je suis plutôt du genre ordonné et que je suis parti en laissant pratiquement tout dans mon sac. Ce que je regrette c’est que du coup je ne pourrai pas voir de plantations de thé, car il parait qu’il y en a juste à coté de notre maison dans la montagne mais comme je ne le savais pas je ne les ai pas vu lorsque nous étions. Et cela m’qaurait interessé de voir coment cela pousse.  
Puis Juliette propose d’aller se baigner  dans l’océan. On traverse donc la pelouse de l’hotel, puis on traverse la voie ferrée qui est unique, les trains doivent se croiser dans les gares. Et on débouche sur la plageqi est magnifique très grande de plusieurs kilomètres de long avec un sable très fin. Nous posons nos serviettes et allons rapidemment nous baigner car étant les seuls touristes nous sommes la proie de trois ou quatre singalais qui flânent là et veulent engager la conversation avec nous. L’un d’eux nous met en garde contre le courant qui est parait il dangereux. Nous faisons donc attention à rester dans les eaux où on a encore pied car effectivement le courant est fort et en particulier le reflux de certaines vagues puissantes aspire assez fort vers le large. On joue longuement dans les vagues qui sont assez irrégulières et en force et en direction. Puis on retourne bronzer un peu à nos serviettes avant de reprendre un bain et puis enfin de retourner à l’hotel pour le déjeuner.
Au déjeuner je me contente d’une salade qui est servie dans une aumonière. Juliette qui a plus faim prend entrée et plat. Il n’y a qu’une autre table à part nous avec une mère et sa fille qui sont parait il des habituées de l’hotel. Mais après le déjeuner l’hotel se remplit avec d’autres hôtes dont un couple d’écossais qui m’aidera à un moment à rejoindre la piscine où Juliette est déjà.
Vers 15h une voiture climatisée avec la banquette arrière soigneusement emballée dans un plastique qui est si bien ajusté qu’il doit être d’origine, vient nous chercher pour nous emmener à la base nautique qui est un pue plus loin dans l’embouchure d’une rivière. Là on s’apprète à faire du ski nautique. J’appréhende un peu car j’ai l’intention  de tenter de faire du mono-ski et comme je n’en ai pas fait depuis trois ou quatre ans cela m’étonnerait que je retrouve le petit truc du coup de reins d’emblée. Juliette skie d’abord. On part du bas du ponton et je reste sur une chaise en plastique pendant qu’elle y va. Lorsqu’elle revient un srilankais m’aide à descendre  les quelques marches qui mènent dans l’eau et  à chausser le ski. Je fais deux essais infructueux pour sortir. Au premier essai c’était pas trop mal parti et le ski était bien sorti mais il n’y a rien eu à faire pour que je trouve l’énergie de donner le coup de reins, au second  essai c’était mal engagé et j’ai laché très vite. Du coup je me rabat sur le bi ski et je sors sans difficulté. En fait le tour est relativement court et j’en demande un second. C’est très sympa et je fais quelques belles courbes avec une position qui doit être bonne car je ne suis pratiquement pas fatigué lorsque cela s’arrête. L’eau était vraiment agréable et peu salée car saumatre et bien calme pour faire du ski sans les vagues de l’océan. On devise un peu avec les sri lankais qui s’occupent de la base nautique et qui manifestent de l’interêt pour Juliette au point qu’après lui avoir d’abord répondu lorsque nous sommes arrivés qu’à cette saison ce n’est pas possible de faire du surf à cause des vagues qui sont trop fortes en repartant il lui propose de revenir ce soir pour en faire.  Il parait qu’ils ont tous le look surfeur avec carrure impressionante et cheveux longs ce qui est parait il très rare au Sri lanka. 
La voiture nous ramène à l’hotel où je me change pour aller au marché où nous avons prévu d’aller mais Juliette se laisse tenter par un bain à la piscine et nous y restons longuement. Ici le climat est sensiblement différent de celui des montagnes nous n’avons eu aucune pluie depuis que nous sommes arrivés hier par contre ce matin c’était couvert et cela s’est bien dégagé pour le reste de la journée alors que dans les motagnes c’est plutôt le contraire avec un temps dégagé le matin et un ciel couvert avec éventuelelment des averses l’après-midi. Puis on retourne à la chambre. Comme  je veux m’installer sur le canapé Juliette me dit que pour l’instant ce n’est pas possible car elle a disposé son coussin par terre pour se faire une séance de yoga. Elle ne doit pas avoir un niveau encore très élevé de yoga pour avoir encore besoin d’un coussin. Je me rabat donc sur le secrétaire de la chambre pour pianoter sur mon ordinateur. Puis la séance de yoga finit je sors dehors sur le canapé. Nous commandons un cocktail au rhum en guise d’apéritif. Il est particulièrement fort et nous sommes un peu entamés lorsque nous allons diner.
Cette fois ci les tables sont disposées dans le jardin à l’exterieur de la véranda et on a les pieds dans l’herbe. J’ai renoncé depuis un ou deux repas à mes chaussures et comme il n’y a pas trop de moustiques je suis serein grâce à un peu de l’anti-moustique que m’a laissé Jim et grâce à un serpentin qui se consûme sous chaque table. Cette bombe d’anti-moustique de Jim est super avec au bout une petite boule qui s’imprègne de produit et que l’on s’applique directement plutôt que d’avoir un spray et avec un bouchon qui se visse et ferme donc beaucoup mieux que nos spray qui ont des couvercles qui tiennent très mal. Pour le diner le service est à nouveau impeccable. Cette fois ci les tables sont un peu plus nombreuses et il y a notamment une famille avec leurs quatre enfants.  J’ai d’abord une salade de thon et champignons et puis un mix grill pas trop mauvais. Nous avons avec Juliette une conversation politique où elle manifeste un rejet total de la politique américaine y compris pour la politique de l’emploi que je soutiens. Ensuite on se remet un peu sur notre canapé devant la chambre mais nous ne tardons pas à nous coucher. 

Mardi 26 juillet

Je me réveille une fois de plus après plus de 8h de sommeil. Ce doit être la troisième ou quatrième nuit d’affilée que je dors plus de 8h ce qui est tout à fait exceptionnel depuis trois ou quatre ans que j’ai des soucis de sommeil. Comme il est déjà pratiquement 8h30 je me permet de prendre discrètement mon ordinateur et de pianoter ces notes de voyage sur mon lit. Mais comme je pouvais le craindre le bruit de mes doigts sur le clavier réveille Juliette. On vqa se baigner dans la piscine qui est toujours aussi bonne. Puis on revient pour petit déjeuner qui lui aussi est toujours aussi bon même si je m’énerve un peu pour confiturer mes tartines sans en mettre partout au point que je demande à Juliette de me le faire.
Ensuite nous passons la matinée tranquille sur notre canapé devant la chambre. La plupart des hôtes de l’hotel sont autour de la piscine au point qu’il n’y a plus de chaise longue disponible. Maqis vers 11h30 nous nous décidons à aller nous baigner. Nous préférons aller à la plage. J’y vais pieds nus mais avec de la crème solaire car le soleil semble cogner fort malgré un léger voile nuageux. Nous franchissons donc le balaste puis nous nous installons sur le sable toujours aussi fin. Juliette est plongée dans le Grand Maulnes tandis que je vais me baigner longuement dans les vagues. Juliette me rejoint et puis nous retournons bronzer à nos serviettes.
La famille de français qui sont avec nous à l’hotel viennent également sur la plage ce qui fait que nous n’y sommes plus rigoureusement seuls. Il y a même un srilankais qui vient me proposer les services de son triporteur. Puis je retourne me baigner après m’être crémé les épaules car elles ressentent bien le soleil à nager ainsi dans les vagues.
On rentre à l’hotel pour déjeuner car Juliette a faim. Au passage de la voie ferrée on voit un des fils de la famille français qui est en train de négocier des saaris avec un srilankkais. Au déjeuner je prend juste une salade du chef. Ensuite Juliette fqait une sieste pendant que je continue à trvailler à mon mail.
Une fois réveillée Juliette propose que nous allions nous promener dans l’intérieur des terres pour voir notamment un jardin qu’elle a repéré dans leguide Lonely Planet. Pour cela nous sortons de l’hotel et marchons jusqu’à la grande route de Galle roqad où nous hélons un triporteur. Juliette lui demande de nous conduire à ce jardin et négocie un prix de 800 roupies pour l’aller et le retour.  On quitte la grand route pour aller dans l’intérieur des terres. On traverse un premier village où on admire des commercants en train de travailller sur leur trottoir. Puis on traverse un deuxième village presque contigu au premier mais celui-ci est manifestement musulman avec une école islamique et deux mosquées et de nombreux habitants que l’on voit se promener avec leur longue barbe et leur petit chapeau traditionnel.
Encore plus loin nous nous enfoncons dans la jungle et nous arrivons donc à la villa Brief garden qui appartenait à Davis Bawa
Là il faut sonner à la cloche d’une grille, un gardien vient nous ouvrir et nous fait payer 350 roupies par personne avant de nous laisser entrer et de nous indiquer que nous pouvons faire une visite libre du jardin avant de le rejoindre à la villa pour qu’il nous l’a fasse visiter. Nous parcourons donc les allées d’un jardin tropical dessiné à flanc de coteau. Allées c’est un bien grand mot car ce sont plutôt des sentiers qui tournicotent dans une végétation dense. Il y a deci delà des bancs en demi lune et des coins où on devait pouvoir se tenir. En plus des plantes très variées il y a des statues qui décorent et soit quelquesmarches soit de vrais escaliers qui séparent les différentes terrasses. Certains sentiers se rejoignent, d’autres sont des culs de sac. Il y a un coin avec ce qui devait être un terrain de badmington, un autre avec une table de ping pong un peu mousseuse, il y a toute une terrasse aménagée pour les barbecue avec une cheminée, des bancs, une table, un auvent et un point d’eau. C’est encore très bien entretenu même si on sent qu’ils ont du mal et que la nature sauvage gagne du terrain par endroits c’est encore de facon controlée. Il parait qu’il y a cinq jardiniers pour entretenir le tout. Onremonte en haut du jardin où se trouve la villa et où nous attend le gardien. De là on a une vue magnifique sur la campagne de l’arrière pays et sur les plantations d’épicéa voisines et la jungle qui entoure le tout. On est trop dans l’intérieur des terres pour pouvoir voir la mer.
Le guide nous explique que Davis Bawa était un sri lankais né en 1908 d’origine métisse notamment hollandaise. A 19 ans il a hérité de son père cette propriété qui faisait à l’époque plus de 200 acres et qui était une plantation d’épicéas. Il a décidé d’y habiter et s’est fait construire à partir de 1929 ccette villa en concevant lui-même le jardin. Il s’est fait aidé de son frère Joseph Bawa qui était un architecte célèbre du Sri lanka qui a par exemple construit l’hotel Club villa où nous résidons.  Davis Bawa était d’abord aide de camp dans l’armée britannique et puis après l’indépendance il s’est fait paysagiste. Il s’est beaucoup consacré à son jardin où il a fait pousser de nombreuses essences différentes. Il a toujours vécu ici jusqu’à sa mort à 84 ans en 1992. Les six dernières années de sa vie il est devenu aveugle suite à un diabète et à un glocaume. Le guide nous explique longuement les médicaments qu’il l’aidait à prendre, notamment des somnifères et des anti-douleurs car Bawa avait aussi très mal au dos et à la fin se tenait dans un fauteuil roulant et le guide a été à son service pendant les 9 dernières années.
On visite la villa qui est complètement ouverte sur l’exterieur avec pratiquement aucune cloison pleine et il y a juste quelques pans de murs deci delà en tout cas dans les pièces de reception. Car on ne peut pas visiter la cuisine et les deux chambres qui sont occupées par l’intendant de Davis Bawa qi a hérité de la maison et qui s’y consacre désormais pour l’entretenir. Ce doit être une charge importante car la propriété ne fait plus que 4 ou 5 acres tellement  Davis Bawa a été obligé de vendre au fur et à mesure des parcelles de la plantation pour subvenir à ses besoins. Dans la villa on peut admirer une salle à manger  avec un mobilier hollandais d’époque colonial que Bawa avait conservé de sa famille. Puis il y a une bibliothèque qui est elle aussi encore toute meublée avec les canapés, fauteuils et table basse mais aussi avec des bibleots et objets de décoration. Le guide nous sort de la bibliothèque un numéro du magazine Jardins de 2000 où il y a un article sur la villa et son jardin que Juliette nous lit. Aux murs il y a différentes  peintures plus ou moins érotiques avec pratiquement aucune représentation de femme. Il y a aussi des photos où on voit Bawa en aide de camp ou en compagnie des différents hôtes de marque qu’i a recu dans sa villa.  Son frère et lui n’ont eu aucun enfant et on peut raisonnablement supposer qu’ils étaient homosexuels.  On voit encore deux salles de douche en plein air qui devaient être très agréables. Il parait que les moustiques n’étaient pas trop un problème moyennant de la citronnelle et autres produits protecteurs. Dans un mur il y a en guise de décoration des bouteilles de vin qui sont empilées dans le ciment. D’un coté du mur il y a les culs de bouteille qui sont apparents et de l’autre coté on voit les goulots qui dépassent. On voit encore une grande veranda qui donne sur l’entrée de la maison. Le tout est très chaleureux et clea mérite vraiment la visite. On remercie notre guide et on retrouve notre triporteur à la sortie.
On redescend de l’arrière pays vers la mer en retraversant le bout de jungle et les deux villages de l’aller. On demande à notre chauffeur de faire un détour par le Temple de Gabaloa que le Lonely Planet indique comme étant du 12ème siècle.
Il nous conduit jusqu’à un temple qui est aussi au milieu de la jungle. En fait cela devait être sur l’emplacement d’un temple du 12ème siècle car celui-ci semble tout à fait moderne ou en tout cas a été rénové récemment. Le guide nous conduit et me prend par le bras pour me faire monter les escaliers qui mènent jusqu’au temple lui-même. On visite différentes salles avec notamment une grande statue de Bouddha couché. Je suis contrarié car le chauffeur s’obstine à me guider dans les escaliers ce qu’il fait très mal et du coup Juliette ne me décrit pratiquement rien ou se contente de ses phrases exclamatives ou incomplètes dont elle a l’habitude qui n’ont pas de sens si elle ne fait pas l’effort de complèter par une fin de phrase cohérente.  Le guide nous conduit dans une pièce en dessous du temple où il y a des miroirs et une statue de Bouddha qui doit être une sorte de sanctuaire mais comme il ne parle pas anglais nous manquons d’explications. C’est l’heure des prières et il y a deux moines un jeune garçon et un homme qui chantent au microphone relayé par les enceintes.
On retrouve notre triporteur et notre chauffeur nous ramène à la grand route où nous le quittons pour terminer à pied jusqu’à l’hotel. Le chemin qui mène à l’hotel passe au milieu de différentes maisons locales habitées par des sri lankais qui se tiennent sur le pas de leur porte. Il y a un peu partout et notamment dans le jardin de l’hotel des frangipaniers qi sentent très bons et ont parait il de belles fleurs. Juliette admire aussi des bougainvilliers.
De retour à l’hotel je vais me baigner longuement dans la piscine où je fais connaissance avec Claire et sa fille Daisy qui sont les deux anglaises arrivées Lundi matin. Claire était au Sri lanka en vacances au moment du tsunami du 26 décembre et du coup elle est rentrée en angleterre affectée par la détresse des sri lankais et a entrepris de lever des fonds pour leur venir en aide. Elle a rassemblée 300000 livres que du coup maintenant elle doit se charger de dépenser et d’en surveiller le bon usage.  Puis nous prenons notre cocktail apéritif sur notre petite terrasse privée tandis que les autres clients de l’hotel sont à des tables disposées dans le jardin entre la piscine et nous. Il y a aussi un couple qui occupe la suite que Juliette a visité le premier soir et qui dispose non seulement d’un grand salon et d’une salle de douche en plein air mais aussi d’une terrasse privée avec une pièce d’eau.
Puis nous allons diner. Nous avons des pâtes aux fruits de mer et puis un poulet au citron du moins pour moi car Juliette commande toujours une variante végétarienne. On nous sert d’office un dessert crème caramel et café que du coup je mange même si je n’ai plus du tout faim. On retourne dans notre chambre et je pianote encore un peu sur mon ordinateur pour digérer un peu avant de me coucher.  On décide de dormir avec l’air conditionné du coup je me couvre un peu plus.

Mercredi 27 juillet

Je suis réveillé un peu avant 7h, pour une fois je n’ai dormi qu’environ 7h, c’est le stress du prochain retour à Paris uqi doit commencer à se faire sentir. Je prend mon ordinateur  et je vais m’installer discrètement dans le canapé devant notre chambre pour laisser Juliette dormir. Elle émerge vers 8h30. Je propose que nous allions nous baigner dans la piscine mais celle-ci est en phase d’entretien et donc on ne peut pas plonger dedans. On revient donc à la chambre et je prend une longue douche en profitant de son confort pour me raser. Puis nous allons petit déjeuner, nous sommes cette fois ci assis sous le ventilateur ce qui fait que j’entend très mal ce que Juliette me dit car elle s’obstine à ne pas vouloir élever la voix même quand je lui fait répéter. Elle tente de me terminer la lecture de l’histoire du Sri lanka dans le Lonely Planet mais je ne capte vraiment pas sa lecture bien qu’elle soit à 50cm de moi. Il faut dire à sa décharge que l’hotel s’est passablement rempli et qu’il y a plusieurs autres tables autour de nous, et que le calme le plus complet règne avec des tables silencieuses ou bien où on chuchote. Le petit déjeuner est toujours aussi bon et je me gave de toasts à la confiture d’orange qui est décidément délicieuse.
Puis nous ne tardons pas à aller sur la plage car il est déjà presque 10h et nous devons bientôt partir mais pas sans avoir pris un dernier bain de mer. Nous étalons nos serviettes sur ce sable si fin et nous allons prendre un long bain dans des vagues qui sont de nouveau assez fortes aujourd’hui mais contrairement aux jours précédents le courant est beaucoup moins fort et selon mo in’est plus dangereux. Cela me permet de m’éloigner légérement du rivage et de constater qu’il y a des bancs de sable qui probablement provoquent l’éclatement des vagues séparés par des creux qui doivent être creusés par le courant. Malheureusement nous ne pouvons pas trop prolonger le bain et la séance de bbronzage qui suit et nous rentrons à notre chambre vers 11h.
Le temps de prendre une douche, de rassembler nos affaires   et je vais à la reception pour réclamer notre addition. Malgré tous les extras que nous nous sommes offerts, cocktail, lessive pour Juliette, les déjeuners, … nous n’en avons que pour 48000 roupies ce qui fait environ 200 euro chacun ce qui est tout à fait raisonnable vu le plaisir que nous avons eu à passer ces trois jours ici. Je suis content car j’ai négocié avec moi-même et je laisse Juliette payer sa moitié plutôt que de l’inviter et puis ensuite de pinailler sur les différentes dépenses secondaires que je lui ai avancées et pour lesquelles elle ne manifeste aucune intention de me rembourser. Plutôt que de le lui faire remarquer autant que ma main droite ignore ce que fais la gauche.
Puis nous quittons l’hotel et nous allons à pied à la grande route pour héler un triporteur qui nous emmène à la gare. Il nous arrête à une petite gare qui est différente de celle que notre chauffeur de la veille nous avait montré. Mais il y a du monde sur le quai qui attend un train donc c’est bon signe. Juliette va acheter nos tickets à un guichet et apprend que l’on attend en fait le train pour Colombo prévu à 11h25 alors qu’il est 11h45. On attend environ une demi-heure et on voit un train passer dans l’autre sens sur cette voie unique avant de voir arriver notre train. On monte dedans et on trouve deux places côte à côte. Je bouqine mon livre sur de Gaulle tandis que Juliette se passionne à la fenêtre à contempler et à photographier le bord de mer et surtout à surprendre les habitants dans leur vie quotidienne alors que le train passe souvent dans le fond des jardins.
Mais les arrêts se prolongent notamment dans des gares on doit laisser passer des trains qu iviennent dans l’autre sens. On a hésité à suivre le conseil d’un sri lankais manifestement dérangé qui nous a prétendu qu’il y avait un train express sur un autre quai qui nous permettrait d’arriver plus vite à colombo. Juliette a en effet un rendez vous pour une consultation à l’hopital à 15h et alors que le responsable de l’hotel nous avait dit que le trajet prenait deux heures cela fait déjà deux heures que nous sommes partis et nous en sommes à peine à la moitié selon l’évaluation que Juliette a faite sur la carte du guide. Du coup Juliette s’impatiente un peu et nous ocmmencons à trouver qu’il fait un peu chaud. Au bout de trois heures de voyage nous finisssons par arriver à la gare de Colombo, il est donc 15h passées et on doit rapidemment trouver un triporteur qui nous conduit à l’hotel où on retrouve Benjamin. Juliette et lui partent avec le même triporteur pour l’hopital tandis que je m’installe dans une chambre . J’ai demandé à la patronne de l’hotel à changer de chambre car je garde un mauvais souvenir du lit de ma dernière nuit ici, du coup elle m’affecte la chambre à trois lits où j’étais au début avec Jim en me prévenant que du coup elle facturera une chambre double. Comme je lui demande qu’elle est la différence de prix j’apprend que la chambre simple est à 500 roupies alors que la double est à 700. Pour 200 roupies soit environ moins de 2 euro cela ne vaut pas la peine de se priver d’un lit meilleur. Je m’installe donc et je termine de traiter mon mail.
Puis Juliette et Benjamin rentrent, Juliette doit retourner à l’hopital demain pour refaire des examens. Ils prennent un en cas de fromages et de pain sur une table dressée dans le couloir face à la terrasse de l’hotel, qui est trop ensolleillée pour être agréable. Puis Juliette et moi allons dans un internet café voisin pour consulter nos mails. Aujourd’hui cela va un peu plus vite que l’autre jour et il ne me faut que 40mn pour envoyer et charger tous mes mails. Nous rentrons ensuite à l’hotel avant de ressortir tous les trois pour diner au pub du club de cricket. On prend le bus pour y aller.
Il s’agit du Cricket club au 34 Queens road à Colombo 3 qui est le quartier d’qaffaires de Colombo. On arrive dans une salle climatisée où il y a de nombreux expatriés et leurs familles.
Il parait que le cricket est un jeu très populaire au Sri lanka et qu’il n’est pas rare de voir des attroupements dans la rue devant les vitrines qui contiennent des téléviseurs au moment des matchs importants.  Je commande une salade puis un banan split et je bois une énorme Carlsberg. Nous devisons gaiement et la soirée est agréable. Juliette est contente de ses trois jours de plage et contente de retrouver Benjamin. Puis nous rentrons à l’hotel où je commence à lire un peu mes mails avant de me coucher.

Jeudi 28 juillet

Je me réveille vers 7h. Je prend une bonne douche et je range un peu mes affaires tout en écoutant mon livre de Gaulle avant de me mettre à mon ordinateur. Puis lorsque j’entend Juliette  et Benjamin depuis la chambre à coté je vais leur proposer d’aller petit déjeuner. Mais ils préfèrent économiser le petit déjeuner de l’hotel et prendre des produits que Juliette va aller acheter dans un super marché. Je lui demande du coup de me rapporter du poivre et du thé. Je descend à la salle à manger et la patronne de l’hotel s’occupe toujours aussi bien de moi en me servant un bon petit déjeuner et en me tartinant mes toasts. Je déguste cela tout en écoutant mon bouquin de de Gaulle sur mon Victor. Puis je remonte dans ma chambre et je me remet à mon ordinateur. Benjamin va à la poste voisine et je lui demande de me poster trois cartes postales que nous avons écrites avec Juliette. Juliette revient les bras chargés de bonnes choses pour moi et pour notre famille.
En principe le mini-bus qui doit venir du village de Benjamin et Juliette avec mes affaires est attendu vers 10h. Benjamin a appelé le chauffeur sur son téléphone mobile et il a dit être à 10mn de notre hotel mais au bout d’une bonne heure il n’est toujours pas là. Apparemment il est égaré quelque part et ne trouve pas l’hotel. Juliette ocmmence à stresser pour mon avion. J’ai emballé  mes affaires après avoir pris une dernière douche et puis je descend à la reception attendre avec mes sacs. Je m’assied dans un fauteuil défoncé en compagnie de la patronne de l’hotel qui est décidément très gentille et qui parle bien anglais. Au moment où Benjamin a rappelé pour la n-ième fois le chauffeur et où il s’apprète à passer le téléphone à la patronne pour qu’elle lui explique où se trouve l’hotel, Juliette reconnaît justement son klaxon et descend dans la rue courir après le mini-bus qui est passé devant l’hotel sans s’arréter. Elle le ramène et je monte dedans avec mes affaires et avec Benjamin qui m’accompagne à l’aéroport et qui rentrera ensuite directement chez lui.  Je dis au revoir à Juliette qui reste à Colombo pour ses examens médicaux.
Il est 11h et mon avion étant à 13h40 il faudrait que nous soyons à l’aéroport à 11h40. Mais avec l