Spittsberg du 1er au 15 aout 1993

Dimanche 1er aout

Ayant cette année un crédit de vacances encore plus important que d'habitude, ce qui n'est pas peu dire, je suis à l'affut de tous les projets de vacances et j'ai sauté sur l'occasion que m'a suggéré Gonzague Méasquelier de partir avec son copain Axel Sanoner dans un voyage pour le grand Nord: une randonnée en kayak le long des côtes du Spittsberg, île principale de l'archipel du Swalbard à l'extrême nord e la Norvège, au delà du Cap Nord.

Cap Nord

Voyage organisé par l'agence Grand Nord, Grand Large 15 rue du Cardinal Lemoine 75005 tel: 40460514.

Grand Nord Grand Large

Après un mois e juillet assez pourri à Paris, je quitte en ce Dimanche après-midi à peine ensoleillée la rue Vital en compagnie de Géraldine Nin qui est restée pour m'aider à faire mes bagages. Mon taxi la dépose chez elle avant de s'élancer vers les vacances.

J'arrive à 15h25 à Roissy 1 porte 12, pour un rendez vous à 14h30. Je réalise un peu tard que si j'ai pris comme d'habitude la liberté de ne pas arriver 2h à l'avance comme demandé, c'est au détriment du reste du groupe qui m'attend patiemment sur le trottoir devant la porte 12! Mais ils ne manifestent pas trop d'impatience. Il y a un type de l'agence Grand Nord Grand Large et 5 personnes du groupe dont Axel Sanoner. Les 5 autres personnes sont déjà parties en avance.

Au comptoir SAS le responsable de GNGL nous enregistre, nous n'avons qu'un bagage chacun comme recommandé, car il y a plusieurs vols qui vont s'enchainer avec les risques inhérents d'égarements des bagages.

On va tous les 5 au duty-free pour se choisir une ou deux bouteilles destinées à nous remonter dans les moments qui s'annoncent froids et durs. Un consencus semble se faire sur un pure-malte et sur un ruhm. Patrick manque d'oublier son ruhmdans la salle d'embarquement.

Dans ce demi-groupe il y a Axel, Patrick 45 ans, anapat à Papète, Marie-Jo admin d'hopital à Chamberry, Hervé conducteur de travaux publics à Evreux.

Un premier vol nous emmène de Paris à Copenhague en quittant Roissy à 16h45. On a droit à un premier repas, les hôtesses de SAS sont assez blondes mais moyennant aimables.

Un deuxième vol nous emmène de Copenhague à Oslo, là le vol n'est que d'une heure et on a droit qu'à un sandwich.

Oslo

A Oslo au comptoir SAS on demande à un jeune homme très fier de nous montrer qu'oil parle français ce que l'on doit faire de nos bagages que l'on voit rangé en rang d'oignons dans un couloir, il nous répond qu'il n'y a rien à faire et que nous les récupérerions à l'arrivée à Stromso. Mais il aurait mieux valu qu'il parle moins bien français et qu'il soit plus compétent car en fait il aurait fallu que nous dédouanions nos bagages et ils vont rester ce soir à Oslo.

On avise un guichet automatique qui accpete la carte Visa et un autre qui prend les billets de 100f, ce qui nous permet de récupérer quelques couronnes: il faut 85f pour avoir 100 couronnes norvégiennes.

Un troisième vol nous emmène d'Oslo à Stromso. Dans l'avion il y a un groupe de Terres d'Aventures qui va aussi au Spittsberg.

Stromso

On arrive à Stromso à 11h du soir mais il fait encore jour, car on est déjà tout au nord de la Norvège non loin du Cap Nord.

On attend donc en vain nos bagages à l'arrivée, au comptoir SAS on apprend que l'on aurait d– les dédouaner à Oslo. La fille a déjà recu un telex précisant que 3 de nos bagages seraient acheminés le lendemain matin. Nous luidemandons de réclamer les 2 autres et pour s'excuser au nom de SAS elle nous commande et nous paie un taxi pour aller à notre hotel. Car il n'y a pas de places pour nous sur le vol qui part dès ce soir au Spittsberg. C'est le groupe de Terres d'Aventures qui a d– cannibaliser toutes les places.

On attend quelques minutes à l'exterieur de l'aéroport le minibus taxi. Ce qui nous permet de respirer nos premières bouffées de la nuit septentrionales. L'aéroport est ssez petit et la ville semble bien calme. Le minibus taxi est équipé d'un fax qui lui permet de recevoir les commandes pour des courses ainsi que d'un téléphone. La course co–te tout de même 200 couronnes et nous sommes bien contents d'avoir le bon de SAS, à condition qu'Axel retrouve dans quelle poche il l'a fourré!

A l'hotel nous avons deux chambres qui nous sont reservées, je m'installe dans l'une d'elles avec Marie-Jo, tandis que les trois autres garcons s'installent ensemble. Malheureusement pour eux Hervé s'avère assez bon ronfleur! On se couche vers 1h du matin alors qu'il fait encore jour. Mais cela n'a que peu de chance de me géner, car les deux nuits précédentes ont été assez courtes.

Lundi 2 aout

Lever à 8h30, après une dernière bonne douche on descend petit-déjeuner. Je me lance avec délice dans les charcuteries, oeuf et salades de fruits avant d'attaquer les toasts.

Le minibus à qui nous avons demandé hier soir de revenir nous chercher est là à 9h30 avec un autre chauffeur, qui nous conduit à l'aéroport. Cette fois nous devons payer la course. Nos bagages sont bien arrivés d'Oslo comme prévus. On enregistre pour Longyear Byen, je place souvent en avant étant visiblement un des plus à l'aise en anglais.

Longyear Byen

On aterrit sur le petit aéroport de Longyear Byen vers 13h. Michel et Jacques deux personnes du premier groupe nous attendent dans l'aérogare. Ils nous conduisent au camping juste en dessous de l'aéroport, où se situe notre camp de base.

Le temps est couvert et venteux. On monte les tentes pour les arrivants. Les autres sont déjà là depuis la veille. Ils sont arrivés par un vol dans la soirée avec un pilote qui a profité du temps dégagé pour survoler la côte est de l'île du Spittsberg et faire un tour au dessus de la banquise et des glaciers. Comme le trafic aérien ne doit pas être trop intense par ici il doit y avoir une certaine latitude dans les couloirs aériens.

A coté des tentes il y a une baraque en dur qui offre aux campeurs des douches, des lavabos et toilettes. Ainsi qu'une grande salle à manger avec un coin cuisine où on peut se tenir au chaud et préparer des repas. La bicoque est gardée par un étudiant qui a son petit local et avec qui je papote un peu.

Nous nous retrouvons tous les membres du groupe autour de la table du déjeuner. Je me contente d'un bol de céréales et de fruits alors que les autres s'enfilent des steaks malgré le repas servi dans l'avion. On joue à deviner le métier des uns et des autres. Le groupe parvien tà deviner le métier de généalogiste d'Axel et celui de conducteur de travaux d'Hervé leur pose un peu plus de difficultés. Je suis bien sur supposé musicien ou accordeur de pianos.

Le groupe s'est complété de Michel vétérinaire, commercial chez Merrieux; Jacques d'un bureau d'étude en hydro-géologie; Pascale médecin en soins paliatifs pour les phases terminales du sida; Thierry informaticien chez un courtier en assurances; Caroline communication financière chez Rhône Poulenc.

Il se met à pleuvoir. Le ciel est plein d'oiseaux.

On quitte malgré tout la bicoque bien chaude pour prendre un taxi qui nous emmène à la ville de Longyear Byen, vers 3h. En hiver il n'y a qu'un seul taxi dans la ville et deux en été!

On visite les 3 magasins de la ville. Qui ont un peu de tout ce qau'il faut pour vivre dans le froid. On se ballade dans les rues de la ville. Avec des petites maisons qui ont des couleurs assez vives et différentes suivant les patés de maisons. Il y a trois ou quatre rues, je crois que la ville compte mille habitants.

On perd la fin d'après-midi à glandouiller à la cafeteria du coin. On a rien à se dire et il n'y a rien à faire. Mais on attend d'abord Laurent notre accompagnateur qui fait sa tournée dans la ville pour acheter les différents équipements qui peuvent manquer à notre expedition. Puis on malgré le fait que l'on ne fait rine le groupe décide de rester diner sur place. Ce qui prolonge ce temps d'inaction, je regrette vraiment mon bouquin. Les plats proposés par la cafeteria s'avèrent très cher et on se contente donc d'un espèce de gratin jambon paecirc;tes, fromage pour diner auquel je rajoute tout de même un toast avec une salade aux crevettes. J'ai d'ailleurs du mal à finir.

Tout le monde somnole plus ou moins sauf deux personnes qui ont la bonne idée d'avoir un bouquin et deux autres qui sont aller visiter le musée local, qui est parait il assez pittoresque. Ce sera une excellente activité pour occuper les 2 jours qui nous resteront à perdre à la fin de l'expedition avant de reprendre l'avion.

On quitte enfin cette cafete pour rentrer au campement comme la pluie a cessée, on décide à trois ou quatre de rentrer à pied. Il y a trois kilomètres de marche, le long de la côte.

On voit des alignements de poteaux de téléfériques qui étaient destinés à transporter les godets pleins de coke qui descendaient de la mine dans la colline jusqu'à la mer où il devait être chargé sur un bateau. Au bout de ces téléfériques en bois on voit les tunnels d'entrée de mine.

On sonne une cloche accrochée à une potence en bois qui devait rythmer les cadences de travail. La route est à peine goudronnée et les quelques voitures qui circulent sont pour la plupart des 4X4.

On arrive à l'aéroport vers 20h30 il fait toujours grand jour, on entend le chant des multitudes d'oiseaux qui volent aux alentours. On commence à respirer les vacances, avec cet air de la mer. Il y a de grandes étendues pelées, sans un arbre, avec au mieux comme végétation une herbe mousse assez dense et confortable.

Laurent Agostini notre guide, ressemble parait il a un ours il est d'origine corse. Il semble très calme et assez sympa. Il n'a pas l'air très directif.

On commence à subir la psychologie de groupe. Pascale propose de vivire en décalé en profitant des tranches horaires où apparait le soleil, qui sont parait il plutôt la nuit, mais l'idée a du mal à passer. Les gens préfèrent se bourrer le mou et s'auto-inquiéter sur les risques de rencontre avec un ours. Laurent a beau nous dire que l'on a pratiquement aucun risque de voir des ours blancs, car ils restent là où sont les phoques en quantité. Eux même restant là ou il fait froid c'est à dire plutôt sur la côte est. Alors que nous irons sur la côte ouest de l'île qui bénéficie du golf stream qui la rend assez tempérée l'été. Donc le groupe ne peut pas s'empécher de se faire des romans en imaginant ce que l'on fera en cas de rencontre, comment on utilisera la carabine. Car les règles de sécurité sur l'île sont assez strictes il faut laisser son itinéraire précis aux services du gouverneur et avoir une arme à feu avec soi.

Comme la bicoque est fermée on ne peut pas prendre la douche sur laquelle on comptait, mais on peut tout de même se laver les dents aux lavabos qui sont sur le coté du batiment.

On bénéficie d'un rayon de soleil avant de nous coucher.

Mardi 3 aout

Je partage une tente avec Axel. Je dors plutôt bien et vite, alors qu'il lui faut assez longtemps pour s'endormir. Heureusement pour lui et pour moi je n'ai pas ronflé.

Laurent nous reveille vers 6h30 afin que nous soyons prêts lorsque le pick-up d'un indigène viendra nous chercher pour nous emmener avec nos bagages jusqu'au port.

On plie les tentes et on prend le petit-déjeuner sur la terrasse qui dessert les lavabos et les toilettes et ce qui non seulement nous permet d'être à l'abri du vent et de la pluie, mais aussi d'avoir de l'eau bien chaude aux lavabos, qui coule parait il à 60ø.

Laurent est assez prudent et nous a reveillé avec une bonne marche, ce qui fait que l'on attend encore le pick-up à 9h. Il finit par arriver, il fait deux voyages avec la montagne de bagages que constitue tous les sacs de bouffe, ceux des kayaks et nos affaires personnelles. On s'assied à l'arrière sur le pick-up, cela me rappelle la traversée du desert d'Alexandrie au Caire. Sauf QU4IL N4Y A PAS LE MÓME PAYSAGE NI LA MÓME température. On reprend en sens inversele chemin que l'on a marché la veille.

Le paysage est toujours aussi gris et triste, sans un arbre. Avec des petites mousses de droite ou deux de gauche et des montagnes assez cassées par les glaciers.

En arrivant au port, on charge tous les bagages sur le bateau qui est accosté à un cargo. Nous sommes pratiquemment les seuls passagers sur le bateau. Il nous dépose à coté d'un cap, puis il va à Pyramidal déposer les autres passagers. Pyramidal qui est une autre communauté de l'île.

Le bateau marche pendant une heure. Je roupille dans le salon cabine. Alors que les autres sont plutôt sur le pont à admirer le paysage. A l'arrivée il faut mettre les bottes. Puis on prend un zodiaque qui nous transbahute en trois ou quatre voyages jusqu'à une plage où les bottes s'avèrent utiles pour faire les deux derniers mètres jusqu'à la plage.

Nous voici débarqués pour dix jours d'autonomie, seuls avec notre montagne de bagages. Des ateliers se créent pour installer le camp. Je pars avec Thierry pour trouver un point d'eau et remplir un jerrican. On trouve un de ces petits cours d4eau qui descendent des glaciers jusqu40 la mer. Il parait que l'on peut trouver ces cours d'eau sur pratiquemment toutes les plages.

On construit un petit barrage pour faciliter le remplissage des thermos et du jerrican.

En revenant je m'arme de la scie et de la hache, qui sont malheureusement des jouets pas très efficaces et je tente de débiter des planches qui trainenet par là. Mais on a plus vite fait de les casser avec le pied. Le feu a démarré graecirc;ce à un petit réchaud et à une des allumettes étanches de Michel.

Sur toutes les plages on trouve aussi du bois, qui dérive depuis les bois de flottage sibériens. C'est à dire des b–ches ou des planches qui se sont égarées depuis la scierie et qui n'ont pas été récupérées au point d'arrivée du transport flottant. Il y a aussi des planches qui proviennent visiblement de cabanes abandonnées. Il y a d– y avoir des mines de l'autre coté du fjord où nous sommes car on voit encore l'entrée du tunnel de la mine.

Nous sommes gratifiés d'un beau soleil qui chauffe pas mal au point que pour terminer mon travail de sciage je me retrouve en chemise lacoste ainsi que pour le déjeuner. Nous savourons les steaks qui sont parait il les derniers représentants du monde animal que nous machons avant longtemps. L'ambiance est assez bonne tous rassemblés autour du feu qui chauffe à bloc. Heureusement car le soleil n'a pas brillé longtemps et on remet rapidemment les laines polaires. Car en plus le vent se lève.

Il y a un atelier montage des kayaks qui se prolonge dans l'après-midi. Mais c'est un travail précis qui dépasse tout à fait mes compétences et capacités. Alors qu'Hervé à l'air d'être assez doué. J'aide tout de même à gonfler les ballastes et à équiper chaque bateau avec pelles, écopes, jupes, sièges,... Après avoir monté un bateau pilote en plus de deux heures, nous nous répartissons le montage des autres qui est un peu plus rapide.

Je fais une bonne petite sieste bien au chaud dans la tente.

Je me reveille à temps pour aller me ballader avec Patrick qui est le dernier d&ns le camp. Tous les autres sont déjà partis en ballade. Nous allons jusqu'au fond du fjord, longeant la plage à l'aller. La grève est composée de cailloux ou rochers plus ou moins cassés par les glaciations annuelles qu'ils subissent. Avec toujours au mieux cette mousse épaisse pour toute végétation. Le paysage reste beau bien que très désolé. Il y a des ruisseaux qui colent de la montagne jusqu'à l'eau. Ici il y a peu de poissons car l'eau est peu salée avec tous ces ruisseaux. Du coup c'est une autre explication à l'absence de phoques qui vont là où il y a du poisson. Et donc peu d'ours.

Au retour on passe plus sur les mousses qui surplombent de deux ou trois mètres la grève.

On revient au camp, j'ai complètement perdu la notion de l'heure qu'il est, entre ma sieste et la ballade.

Nous nous retrouvons à quatre au campement. Les autres ont l'air un peu ronchond ou conformistes. En tout cas ils ralent parcequ'il parait qu'il est 9h et que les autres ne sont toujours pas rentrés pour le diner. Graecirc;ce à la faim je n'ai pas trop de peine à les persuader de ne pas attendre et de vivre leur vie comme ils l'entendent sans se faire des noeuds au cerveau. On se fait donc une bonne omelette sur le feu de bois avec la moitié des oeufs qui restent.

Puis je vais me coucher alors que les promeneurs ne sont pas encore rentrés. Ils sont montés sur ue des colline plus ou moins éloignée du camp et ceux qui sont revenus au camp Michel, Patrick, Caroline, Jacques commencent à s'inquiéter de ne pas les voir revenir.

Mercredi 4 aout

Laurent nous reveille assez tôt vers 7 ou 8h car le vent commence à se lever. C'était le calme plat vers 4h du matin et maintenant le vent se lève et les vagues avec. Il nous faut donc nous dépécher de nous préparer au départ afin de profiter du répit qui nous reste avant le mauvais temps.

Mais les préparatifs ne sont pas très rapides entre le peti-déjeuner le pliage des tentes, les paquettages de chacun et le chargement des kayaks il nous faut deux bonnes heures. Entre temps le vent s'est vraiment levé et la pluie tombe.

On essaie les combinaisons sèches que Laurent nous distribue en fonction des tailles small, medium et large. Il s'agit de combinaison que l'on rajoute par dessus nos vétements avec des poignets et des chevilles en latex ainsi que le cou maintenant une étanchéité. Laurent nous recommande de passer les latex délicatment pour ne pas les déchirer. Il faut fermer une fermeture éclair sur le ventre qui est assez dure et qui permet de passer le corps.

Tous habillés comme cela de blanc et rouge on a vraiment l'air de mécanos sponcoriés par Marlboro pour l'écurie Mac Larren.

Nous sommes enfin prêt à partir mais le vent est assez fort et il ne serait pas prudent de se lancer sur la mer. D'autant plus que le bateau nous a débarqué à un endroit où une longue ballade nous attend afin de franchir un cap.

On attend donc une acalmie en éspèrant que le le vent est réglé sur les marées et que comme il y a eu l'acalmie de la nuit il y aura l'acalmie de l'après-midi.

On attend à l'abri d'une petite cabane abandonnée. On se pelotonne derrière pour s'abriter du vent. Je fais un tour pour profiter du vent frais. L'intérieur de la cabane se compose d'une petite entrée avec des étagères, où on devait déposer les bottes et fourrures et d'une pièce avec le po‰le et la couchette, avec deux petites lucarnes en guise de fenètre.

Comme le vent se calme légèrement Laurent décide que l'on peut faire un essai de départ. On evnoie Patrick et Marie-Jo dans un bateau pilote. Ils partent faire un essai qui s'avère concluant: ils avancent dans la bonne direction malgré le vent et le courant contraire.

Chaque bateau prend la mer à son tour avec Laurent qui n'hésite pas à se mettre dans l'eau jusqu'au cuisses pour nous aider à embarquer et nous lancer. Moi aussi je remplis mes bottes d'eau en montant à ma place, ce qui me donne l'avantage d'avoir les bottes remplies d'eau glacée pendant toute la traversée. Mais graecirc;ce à la combinaison sèche le froid se cantonne aux pieds.

On se met à ramer. Il y a pas mal de courant et de vent contraire. Et au début l'échauffement des muscles est un petit peu difficile. Les muscles souffrent un peu, mais on finit par prendre un rythme de croisière pas désagréable. Les bateaux sont bourrés jusqu'à la gueule, avec tous les paquets que l'on a glissé entre nos jambes. Car pour minimiser notre résistance au vent Laurent nous a conseillé de ne pas mettre de sac sur le pont arrière, comme cela pourra paraitil se faire pour les prochaines étapes.

Contrairement à ce qui est conseillé je n'ai pas inversé mes pagaies, malgré la prise au vent que cela peut susciter, car cela m'évite de trop déconcentrer mon effort sur la position des pagaies par rapport à l'eau en étant obliger de faire un quart de tour plus ou moins précis. Je forme équipe avec Axel et nous formons un équipage assez performant si j'en crois notre position presque permanente en tête de colonne avec Patrick et Marie-Jo qui ont aussi une bonne cadence. En fait nous ne forcons pas tellement plsu que les autres, mais surtout nous sommes bien réguliers et tous les coups de pagaies portent leur fruits, alors qu'il me semble que les autres ont un rythme calé sur le babillage, sur des pauses assez nombreuses et sur des sautes d'energie plus ou moins efficaces. Sans compter les difficultés et erreurs de manoeuvre avec des safrans qui sont plus ou moins faciles à utiliser et qui obligent parfois à un surcroit d'effort pour compenser la dérive. Axel a été assez vigilant à choisir un bateau avec un bon safran, même si c'est au détriment d'une jupe qui n'adhère pas au bateau qui nous fait embarquer quelques paquets d'eau lorsque l'on prend des grosses vagues de face ou de travers. Laurent nous recommande de bien prendre les grosses vagues et notamment les rouleaux de face, car de coté on peut être roulé à la baille, alors que de face on avale facilement les vagues. Bref sans forcer en étant bien synchroniser nous sommes toujours en tête obligés de faire de temps en temps de longues pauses pour attendre les autres. Ce qui nous refroidit et nous agace un peu. Surtout que l'on a assez mal aux fesses sur ces petits sièges très frustres et à l'arrêt elles se font encore plus sentir qu'en pédalant.

On a toujours le vent contraire et on avance vers un cap que le doit passer qui s'avère toujours plus loin que se que l'on espèrait. Les distances dans ce pays morne sont vraiment trompeuses. Au bout de 5 à 6 heures on finit par franchir ce cap. A son passage il y a des hauts fonds qui provoquent des rouleaux. Et Axel nous positionne bien face à notamment trois rouleaux que l'on aurait pas aimé prendre de coté! Mais de face c'était plutôt rigolo, moi à l'avant j'ai pris trois belles claques et ma jupe a laissé passer quelques litres de flotte.

?Régulièrement on s'arrète pour faire des radeaux en mettant les bateaux côte à côte pour se reposer, prendre un bol de soupe instantanée avec les thermos d'eau chaude et manger des barres mars et autres céréales, j'en ai une provision deans ma banane sur le ventre.

Malgré le mauvais temps le paysage est assez beau autour de nous. Nous longeons une côte assez montagneuse avec des entrées de fjord qui se profilent au loin et vers l'ouest l'ouverture vers l'Atlantiqu. Aussi loin que portent nos regards, et pas seulement les miens, aucune trace de végétation, sauf de temps en temps ces plaques de mousse sur un coteau. Les roches sont assez noires, augmentant d'autant l'impression d'austerité.

Le soleil lorsqu'il veut bien paraitre nous montre qu'il fait gentiment le tour de l'horizon, sans jamais être très haut; A midi il est plein sud, à la hauteur que l'on aurait en France à 4h de l'après-midi. A minuit il est nord à la hauteur de 8h du soir en France. Aux erreurs de GMT et d'heure solaires près. Car étant à l'heure française on a deux heures d'avance sur le soleil moins une heure de décalage par rapport à Greenwich.

On finit, malgré la difficulté à évaluer les distances par franchir le fameux cap, après lequel nous ramons depuis tant d'heures. Au cap on rencontré pas mal de hauts fonds qui provoquent des rouleaux. Mais Axel nous a habile*ment placé face à trois gros rouleaux qui s'enchainaient et nous sommes pour quelques litres d'eau embarqués par les jupes aux velcro perméables. Et moi pour trois claques bien mouillées, ce qui est plutôt drole. Même si on ne sait pas combien de temps on tiendrait tombés à l'eau avec les autres qui sont loin derrière, on ne peut pas s'empécher d'apprécier ces moments enfin un peu agités.

On fait encore quelques kilomètres après le cap avant de trouver un endroit propice pour le campement. Nous abordons sur la plage. Laurent se jette complétement à l'eau pour nous aider à accoster malgré les rouleaux qui sont assez forts et les bateaux plus que chargés. Après huit heures d'exercice continu nous sommes bien fatigués pour une journée de mise en jambes. Au point que nous peinons à hisser les bateaux sur le haut de la plage. Il faut dire que certains ont embarqué pas mal d'eau et tous ont un poids de bouffe et de bagages non négligeable. Laurent se donne à fond et se retrouve vraiment epuisé. Je dois dire que personnellement c'est surtout aux fesses où j'ai vraiment mal.

On installe le campement. On ne trouve pas de point d'eau vraiment prôche, mais il y a une eau un peu saumatre pas trop loin qui fera l'affaire. On plante les tentes sur le terte de mousse qui domine la grève. Personne n'a le courage ou l'initiative de faire un feu de bois et je ne me sens pas capable de trouver tout seul du petit bois qui reste le plus dur. Car comme partout la plage est jonchée de b–ches, mais il faut parcourir la plage le nez au sol pour trouver des plus petits morceaux. Du coup on chauffe une soupe sur le réchaud à essence. Mais on a assez froid autour du réchaud, car il ne nous réchauffe pas et un vent assez glacé souffle en permanence.

On ne tarde donc pas trop à aller se coucher. Je range un peu mes petites affaires. Chacun a mis ses affaires à sècher. Personnellement c'est mon sac noir qui a subi l'épreuve de l'eau. Il est trempé ainsi que les affaires qui restaient dedans. Heureusmenet toutes les affaires précieuses étaient au sec dans les sacs étanches solidemment fermés par Axel. Demain je tacherai d'améliorer mon rangement.

Jeudi 5 aout

Nous sommes tout de même assez fatigués et pendant une dizaine d'heures le campement reste plongé dans le silence. Lorsque je me reveille l'absence de bruit exterieur m'incite à rester dans mon sac de couchage. Car même s'il y fait trop chaud il faut prendre son courage à deux mains pour sortir afronter le vent et remettre les chaussettes trempées.

Je finis par me lever lorsque j'entends quelques bruits dehors. Le temps est plutôt mauvais encore très venteux. On prend le petit déjeuner toujours autour du réchaud. Je prends au go–t au régime des céréales sèches sans lait, comme me l'a montré Laurent. Car le lait en poudre n'est vraiment pas terrible. L'inconvénient des céréales sèches c'est que l'on a vraiment l'impression que les molaires se développent et qu'il faut macher cela comme un aecirc;ne gourmand. J'en prends tout de même plusieurs bols. Cela a l'avantage de bien caler. Bien sur Laurent était le premier levé et il a préparé le petit déjeuner. Les autres emergent peu à peu de leur tentes. Marie-Jo est la première fille d'attaque. Les deux autres sont moins vaillantes. Il faut dire que Pascale est toujours de loin la dernière prête, ce qui présente au moins un avantage, c'est que je peux prendre tout mon temps sans crainte de faire attendre le groupe. L'inconvénient c'est qu'il faut au moins une paire d'heures pour décoller.

On remet nos combinaisons, nos chaussettes et nos bottes mouillées. Et on remonte dans les bateaux. Au préalable pour partir d'un endroit plus propice de la côte on doit porter les bateaux et les paquets sur 200m le long de la plage. Car là où nous sommes il y a des rouleaux pas très engageants. Certains bateaux sont vraiment lourds à porter, notamment celui de Laurent qui comme il est tout seul à bord se trinballe l'essentiel de la bouffe. Et malgré tout son style et son rythme de pagaie son tels qu'il nous distance comme il veut.

On se remt à pagayer, cette fois ci on a un courant un peu plus favorable, avec toujours une houle qui vient de l'atlantique, qui est assez forte.

On traverse un grand fjord dans sa largeur pour aller sur la côte opposée. Puis après avoir bénéficié d'un courant favorable on pénètre dans un autre fjord où est vraiment très calme. Cela devient de la ballade du Dimanche. On est encore en tête et on se fait engueuler par Laurent parce que l'on ne reste pas groupé.

Alors Axel et moi on essaie de rester au milieu du groupe mais on doit vraiment se donner du mal pour ne pas ramer vite. On en profite pour avoir des conversations plus sérieuses que la veille, où on avait franchement rigolé tout au long de la journée. Patrick et Marie-Jo eux nous tiennent moins souvent compagnie en tête.

Le temps est toujurs assez mauvais, très couvert. Mais le paysage est toujours aussi beau avec des montagnes le long de la côte. L'air est assez doux. Graecirc;ce à cette mer d'huile on embarque presque pas d'eau.

On rame ainsi pendant quelques heures. Certains en ont assez vite marre. Mais Laurent nous fait tout de même continuer et nous fait faire une étape un peu plus longue que prévue, pour arriver dans un fjord où les eaux sont vraiment très calmes. A l'entrée du fjord la côte n'est formée que d'une petite falaise. On doit donc la longer jusqu'à ce que l'on trouve une plage avec si possible un point d'eau proche.

Laurent toujours optimiste, raconte à qui veut bien l'entendre qu'il n'y a plus qu'un petit quart d'heure à ramer. Heureusement ce sont les plus fatigués qui prètent foi à ces encouragements renouvellés de quart d'heure en quart d'heure. Axel et moi nous savons bien que "nous sommes là pour en chier et en plus on a payer pour cela".

Laurent avec qui nous sommes seuls en tête hésite à nous faoire débarquer sur un petit îlot à l'entrée du fjord, mais il ne doit pas y avoir de point d'eau dessus.

Finalement on arrive à une plage avec juste derrière une petite cascade qui forme un petit ruisseau. L'endroit est vraiment charmant.

Hervé arrive épuisé et s'affale sur la plage notamment frappé par une tandinite au poignet.

On hisse les bateaux sur la plage. On monte les tentes toujours sur la mousse qui est au dessus de la plage en haut des petites falaises. Un débat s'ouvre pour savoir s'il vaut mieux orienter les entrées de tente vers la mer ou vers les autres tentes. Enfin on décide que chacun fait comme il lui plait.

On dine d'une bonne soupe chinoise avec des paecirc;tes qui est très appréciée de tous. On a même droit a du fromage et du pain. Et une mousse au chocolat en dessert, qui est aussi très appréciée par certains. Sans oublier de résistance qui f–t petit pois au lard, pas trop mauvais non plus.

Le vent souffle toujours assez fort et je réalise que malgré mon masochisme j'ai deux chandails dans mes sacs complétement inutilisés jusqu'à présent et qu'un petit pull me donnerait un peu plus chaud en plus de la laine polaire et le coupe vent de Didier. Et effectivement ca marche!

Après le diner on part se ballader Axel, Marie-Jo et moi dans les collines qui dominenet la mer. Axel ambitionne d'aller voir le bras de mer qui doit se cacher derrière l'une de ces collines. Mais chaque colline en cache une autre, comme les d–nes du desert, et nous n'en verrons pas le bout.

Dans les creux entre chaque colline on trouve des étangs plus ou moins grands. Au bord de l'un d'eux un oiseau commence à faire des maneouvres d'intimidation et mêm à faire mine de nous attaquer, probablement pour protèger sa femelle qui doit couver. Il parait qu'il pousse la tactique jusqu'à nous entrainer dans la direction opposée à celle de son nid. Ainsi il attaue, repart, attaue, repart, en s'éloignant à chaque fois du nid.

Je me mouille un peu les pieds, je raecirc;le un peu, car je n'étais pas dans l'état d'esprit de faire une si longue ballade. Mais elle s'avère très sympa. Le ciel est presque dégagé et on voit le soleil de minuit.

On rentre vers le campement, on a un peu du mal à retrouver notre route, car tous ces plis de terrains couvert de mousse se ressemble. Mais on rencontre Laurent qui fait un bout de chemin avec nous. C'est vraiment un moment à savourer d'être ainsi hors du temps, à se ballader à deux heures du matin au soleil, dans le calme le plus absolu.

On se couche vers 3h du matin. Pascale et Thierry dans la tente à coté rigolent encore un bon moment, malgré le manque de sommeil dont il souffre parait il.

Vendredi 6 aout

On dort jusqu'à 10h, voir 3h de l'après-midi pour certains! Après un petit déjeuner toujours aussi dense en avoine, je fais une grande toilette presque complète dans la cascade. L'eau y est franchement fraiche mais cela fait du bien de se sentir propre. Je fais une petite ballade autour du campement, puis je me retire dans la tente pour y bouquiner un peu. Car avec les fatigues et les émotions des derniers jours les nouvelles de Tatiana Tolsto‹ n'avancent pas beaucoup.

Certains ont refait une grande ballade dans les collines. Mais un déjeuner de semoule et purée de carottes nous rassemble à nouveau.

Un groupe de 8 personnes s'appretent à reprendre 4 kayaks pour aller faire une ballade avec comme but la vue d'un glacier que l'on devine au loin. Laurent l'estime à une dizaine de kilomètres d'après la carte. Malheureusement le temps s'est de nouveau couvert. Il faudrait décidément vivre en décalé, car il fait bien moins mauvais pendant les heures de "nuit". Je propose toujours que nous vivions sans montre, mais mon charisme est loin de faire l'unanimité.

Pendant leur ballade certains on vu des rennes et un renard.

Les sportifs embarquent donc direction le glacier. Au début Laurent veut nous faire caboter le long de la côte, puis on coupe le fjord pour aller droit sur le glacier.

On s'arrète sur une plage dont on jurerait qu'elle a été travaillée par l'homme: le sable est très noir révélateur de la roche charbonneuse. Et Il y a comme des trous de carrière avec des petites crètes tous les 20 mètres, perpendiculaires à l'eau.

Après avoir fait une petite pause on reprend nos pagaies. On distance Jacques et Caroline. Mais le glacier reste très éloigné. Les distances sont vraiment trompeuses. On a l'impression qu'il est juste derrière une petite colline, mais lorsqu'on la passe on réalise qu'il reste encore un bout de chemin à parcourir. En plus comme le glacier recule d'année en année la carte est tout à fait trompeuse. Sur la carte d'ailleurs sont indiquées les dates des différentes positions du glacier. On voit que celui-ci qui visiblement court à sa perte, a perdu plusieurs kilomètres en 40 ans avant il s'avancait sur l'eau comme tous les glaciers actifs, mais maintenant il n'y a plus que la partie terrestre de la rivière qui est gelée.

On voit quelques phoques de loin en loin. On passe à coté de quelques icebergs, qui sont de plus en plus gros au fur et à mesure que l'on approche du glacier. On en verra certains qui pourraient s'en problème soutenir une maison. Les appareils de photos crépitent pour les icebergs et si on est assez vifs pour les phoques.

On s'arrète encore sur une petite presque île avec pleins d'oiseaux qui ont fait leurs nids et certaines femelles qui couvent. On espère ne pas les avoir trop dérangé. Jacques et Caroline sont pratiquemment hors de vue derrière. Mais on repart tout de même car Laurent a froid et préfère ramer que d'attendre.

On traverse l'espèce de lac que fermait cette presqu'île et enfin on approche du glacier. On s'arrète sur une des dernières plages avant lui. Patrick qui navigue avec Marie-Jo est trempé et a vraiment froid. On prend une soupe chaude avec l'eau des thermos. Puis on change d'équipage, je monte avec Patrick qui commence à fatiguer et Marie-Jo va avec le moteur Axel, qui reste solide bien qu'il ait attrappé la tendinite du poignet qui est le mal à la mode. Hervé avec ses jumelles voit au loin Jacques et Caroline qui font demi-tour à la presqu'île aux oiseaux. Mais Patrick veut bien continuer jusqu'au glacier, ce serait dommage de faire demi-tour alors que nous sommes cette fois ci vraiment proches.

On arrive au glacier. Patrick reprend un peu le moral. Déjà il semble que mes coups de pagaie arrosent un peu moins que ceux de Marie-Jo, ce qui doit avoir pas mal contribuer au fait qu'il soit trempé. Je dois dire que par chance j'ai tout de suite attrappé le bon mouvement et maso comme je suis je suis content de pouvoir me dépenser moi qui suit encore épargné par les petits ennuis de santé qui fleurissent et perturbent un peu à juste titre le moral de certains.

Au pied du glacier un phoque assez agressif s'en prend au kayak de Laurent et Hervé en faisant des grands sauts autour de leur bateau et en plongeant en dessous. Heureusement ils sont quittes pour leur frayeur. Il devait avoir sa petite famille pas trop loin. Axel qui veut prendre des photos nous envoie Patrick et moi juste en dessous du glacier. On s'approche vraiment quelques mètres. Un ceyrac pourrait facilement nous écraser en tombant dans l'eau. D'ailleurs de loin en loin on a entendu toute l'après midi comme le bruit d'une explosion provoquée par la chute d'un pan de glacier dans l'eau. Un immeuble de 10 étages qui s'affaise ne doit pas faire moins de bruit et d'effet. Même la vague provoquée par la chute ne doit pas être agréable et évidente à avaler.

Plus on approche du glacier plus la température est descendue. En dessous il fait vraoiment froid et en plus on rame au ralenti pour prendre des photos. Je suis frappé aussi par l'arôme de pastèque qui règne dès que l'on s'approche à plusieurs centaines de mètres; Les autres se moquent de moi, mais je suis catégorique dans mon analyse du parfum ambiant. Je me demande d'où cela vient. En tout cas les parties du glacier qui sont prêtes à tomber sont d'un bleu assez beau. Car la glace fond et l'oxygène a du la pénétrer n'absorbant pas la lumière bleue. Les parties exterieures du glacier sont elles plus brunes et salies par les boues et beaucoup moins jolies.

Les icebergs provoquent un beau bruit de verre à whisky géant avec tous les glaçons qui fondent dans l'eau. C'est assez impressionnant.

On reprend le chemin du retour. Laurentet Hervé font un petit détour pour un arrêt pipi sur une plage. On a le vent contraire pour le retour et le trajet nous parait beaucoup plus long qu'à l'aller. Patrick malgré sa fatigue garde la cadence. Mais dans la traversée de l'espèce de lac on n'en finit pas d'espèrer arriver à la hauteur de la presqu'île aux oiseaux. Et à moment je sens que l'on pédale dans le vide. Les autres nous ont distancé. Je sens que je me vide de mes reserves un peu comme dans le marathon. Je propose donc une pause barre de céréales. Cela nous fait beaucoup de bien sans oublier la rasade de gin, car j'ai dans ma banane toujours une ou deux etites bouteilles de mini-bar. On reprend la cadence avec beaucoup plus de vigueur et la deuxième partie me paraitra beaucoup moins longue. Pour couronner le tout je me mets à chanter et Patrick entonne quelques une de mes chansons. On arrive tout de même assez fatigué après huit heures de rame, pratiquemment ininterrompues, pas comme le premier jour.

Ceux qui étaient restés aux camp avaient eu largement le temps de s'inquiéter de notre absence prolongée d'autant plus que Caroline et Jacques leur avaient dit en rentrant qu'ils nous avaient perdu et craignaient le pire. Je constate une fois de plsu la capacité d'un groupe à s'auto-inquiéter, chacun rajoutant sa dose d'huile sur le feu de l'angoisse. Alors que je ne vois pas comment trois bateaux pourraient disparaitre ensemble. Il faut dire que ce groupe semble particulièrement mitomane. Entre Jacques de nature inquiète, Pascale qui parle beaucoup et aattise tout débat et Michel que je soupconne sous ses allures paternalistes d'avoir été aussi inquiet.

Mais Michel nous a gentiment préparé un bon diner qui fait dubien par où il passe. Laurent se fait copieusement engueuler par Jacques et Caroline pour les avoir abandonné, ils se défoulent d'autant plsu qu'ils ont été inquiets. Pascale et Thierry nous font un petit duo fl–te traversière, fl–te à bec, qui est assez joli malgré Axel qui n'aime pas la fl–te. Cela met une ambiance bien décontractée après les fatigues et la nervosité qu'a susciter l'inquiétude.

Puis on va tous se coucher.

Samedi 7 aout

Nous sommes toujours aussi lents au départ, entre le petit déjeuner, le démontage des tentes et le chargement des bateaux. Mais une fois de plus graecirc;ce à Pascale et Thierry je ne suis pas le dernier. Thierry réussit même à oublier son gilet. Je lui passe donc le mien et vais récupérer celui de Thierry que Jacques a ramassé, car Michel et Jacques sont déjà en mer.

Les accessoires des bateaux ont quelque peu bougé et Michel lui n'a pas récupéré son siège qui a du plaire à quelqu'un.

On voit un phoque juste devant la plage qui nous observe nosu embarquer.

On traverse le fjord plus à gauche qu'hier. Mais en route le petit rayon de soleil qui se montrait de temps en temps ce matin se cache définitivement et fait place à une vraie tempête. Les vagues sont plutôt grosses, le courant franchement fort et la pluie battante est presque grèle. Il manque vraiment plsu que la neige pour que nous en chions à souhait. Axel et moi avancons pas vite mais courageusement. Le truc consiste à se mettre bien bout u vent pour offrir le moins de résistance et de dérive à celuici.

Comme nous sommes encore en tête nous ne voyons pas les autres, mais il semble que certains apprécient moins ces conditions difficiles et même ont peur parfois. Aussi Laurent lorsque nosu arrivons de l'autre coté décide de s'arréter sur une plage et de ne pas insister.

L'accostage est assez délicat car les rouleaux sont forts, Laurent quoi a abordé d'abord pour reconnaitre les lieux nous crie de bien venir de face. Mais Pascale et Thierry se retournent dans l'eau avec leur bateau, heureusement du coté de la plage. Axel se lance à l'eau pour donner un coup de main. Il faut dire qu'à chaque fois il faut se jetter à l'eau sans trop réfléchir, sinon on estente de monter et de descendre du bateau sans se remplir les bottes d'eau glacée. Ce matin ainsi j'ai réussi à n'en mouiller qu'une et Axel aucune, mais ce soir ses deux bottes sont pleines.

On plante vite fait les tentes sur le terte de mousse qui domine toujours la plage. La pluie est toujours aussi battante. Laurent est crevé et n'a pas le courage de préparer de diner. On distribue soupes thermos et du pain et du fromage avant de nous retirer dans nos tentes. Je me change sous l'auvent de la tente en tentant de ne pas trop saloper et tremper l'intérieur de la tente. Axel et moi on dine dans la tente en se servant de la porte comme nappe, pou révacuer les miettes plus facilement. Je sors quelques petits biscuits de ma banane comme dessert. On rigole pas mal avant de parvenir à nous endormir, pour une fois, j'ai un peu de mal à dormir, alors que pour Axel malheureusmeent c'est un problème quotidien.

Pendant la "nuit" quelques courageux ont monté carrément les bateaux sur le terte de mousse, car la marée montait et la plage est assez étroite. La mer manque même d'emporter de peu des bassines, mais Laurent qui a passé une partie de la nuit à marcher sur la plage pour sècher ses affaires avec son walkman de Manhattan Transfert sur les oreilles les a récupérées.

Dimanche 8 aout

Laurent nous reveille pour que l'on profite d'une accalmie. Le temps est presque clément, on a même droit à un rayon de soleil. On petit déjeune sur la plage, qui est jonchée de rondins de bois. On pratique carrément un sillon dans le talus au dessus du petit déjeuner à force de monter et descendre aux tentes. Je suis obligé de faire assez gaffe pour ne pas me casser la gueule dans les rondins.

La mer est calme cette fois ci, on se demande ce que cela devait être hier plus vers l'atlantique, notamment au cap du premier jour.

On reprend la mer. On change les équipages, je pars avec Thierry alors qu'Axel part avec Pascale. Thierry a lui aussi une tandinite et rame quand il veut. Ceci dit cela me donne l'occasion de me défouler. Et il a un bon rythme car lorsqu'il rame je fais bien la différence avec ses moments passifs.

Malheureusement notre safran ne marche pas bien et il l'a relevé aussi comme il n'arrive pas à anticiper l'inertie du bateau ni à compenser sa dérive, on rame de facon complètement désordonnée, ce qui a pour résultat de casser mon bon rythme d'automate et de quelque peu m'exaspérer. Surtout ce qui m'énerve c'est lorsque Thierry se met à dénager sous pretexte de rétablir la direction, je m'échine assez pour ne pas être découragé par un dénageur.

Mais si il nous arrive de ramer régulièrement tous les deux on est bien le bateau le plus rapide, mais lorsque je rame seul c'est une autre paire de manche. C'est beaucoup plus dur et je me demande comment fait Laurent pour être aussi efficace. J'ai aussi assez mal aux muscles de mes bras qui chacun leur tour ont du mal à se chauffer. Mais ce n'est pas le moment de se plaindre. D'autant plsu que cela ne m'empeche pas de ramer et que j'ai la chance de ne pas avoir de tandinite. Et je ne suis même pas trempé.

Aujourd'hui c'est le bon jour pour faire connaissance avec le style de Thierry, on se contente d'un petit cabotage jusqu'à un cap qui franchit nous fera rentrer dans un autre bras de fjord. On fait une pause sur une plage juste avant le cap. Ceux qui ont froid prennent une soupe instantanée, d'autres font pipi. Il faut dire que faire pipi avec nos combinaisons est un exercice délicat, même pour les garcons. Il faut parvenir à extraire notre engin et le maintenir hors de la combinaison malgré le froid qui recroqueville.

Je papote pas mal avec Thierry qui me raconte sa vie dissolue qui a jalonné sa jeunesse avant de trouver la fois en rentrant dans une église rue Saint Denis. Depuis le début il prétendait m'avoir déjà vu. On réalise qu'il était à Ginette une année après moi. Et effectivement je me rappelle du bizuth Uzeldinger comme assez dissipé et filant un mauvais coton. Il a passé une année à faire du golf en équiçpe nationale avec son frère puis une année à faire de la musique. Maintenant il fait l'informatique un courtier en assurances et il a même songé à devenir prêtre avant de rencontrer Pascale. Nous égrenons notre conversation de quelques cantiques, que nous chantons à coeur joie.

On franchit le cap pour voir le glacier but de notre promenade au loin.

Une fois de plsu plus on s'approche plus l'arôme de pastèque est présente et plus nous sillonnons entre les icebergs. Nous faisons une longue pause autour d'un énorme qui est particulièrmeent joli. Travaillé par la nature avec un arc de triomphe sur sa partie émergée. On prend force photos. Thierry a la trouille dès que l'on s'approche un peu près ou qu'Axel et Pascale s'approchent un peu près de leur coté. Il faut dire que cet iceberg est tellement travaillé qu'il doit être particulièrement en équilibre instable prêt à basculer sur une autre face à tout moment.

Plus on approche du glacier plus aussi il fait froid. On arrive aux abords du glacier, il a lui aussi des parties toutes bleues. Il est beaucoup plus large que le précédent. Il occupe en fait toute la largeur d'une espèce de baie. Avec également son centre bleu et actif et les exterieures brunes et sales. Le glacier doit bien faire plusieurs kilomètres de large.

On quitte cette baie du glacier pour aller trouver un campement sur une moraine hospitalière. On s'arrête d'abord pour faire une pause sur une des premières plages qui se présente. Puis on rame encore quelque temps avant de trouver un endroit propiceK. Evidemment la proximité du glacier rend la température plus fraiche et nous prive de notre habituel sol de mousse.

Cette fois il n'y a pas vraiment de talus qui domine la plage. Il y a par contre une cabane fermée avec un cadenas qui est proche de la plage. Elle doit servir à des pécheurs de passage ou a des scientifiques. Certains d'entre nous qui cherchent du bois pour faire un feu se proposent de prendre les b–ches entassées derrière la cabane. Mais Laurent défend le travail de ceux qui les ont débitées et entassées là. Les autres cherchent donc diu bois ailleurs.

Cette fois ci c'est vraiment l'occasion de sortir ce que j'ai de plus chaud, sinon je ne m'en servirai jamais. Je me couvre donc carrément avec deux chandails, mon vieux fuseau de ski et même un calecon long.

Graecirc;ce à cela je me tiens à l'exterieur et au vent avec confort la tête enballée dans ma cagoule. Même loin du feu le froid est tout à fait supportable. On dine autour du feu. Et la présence de celui est décidément une bonne occasion pour qu'une veillée s'improvise. On rigole tous autour du feu plus volontiers qu'autour du réchaud à essence.

Ceci dit je ne tarde pas trop à retourner dans ma tente pour me lancer dans les Antimémoires de Malraux qui après un début difficile commencent à se nouer.

Au milieu de la nuit il se met à pleuvoir. Heureusement Axel qui a l'ouie fine ou qui dort mal, suivant l'interprétation que l'on souhaite, entend les premières gouttes tomber et sort pour mettre à l'abri le linge qu'il avait mis à sècher. Malheureusement pour lui il laisse sa combinaison dehors qui sera trempée. Personnellement j'avais prudemment tout rangé y compris ma combinaison.

Lundi 9 aout

Le matin il pleut toujours sans discontinuer. On reste donc paresseusement dans les tentes à bouquiner. Jusqu'en début d'après-midi où la pluie se transforme en une bruine pas tropfroide, que l'on peut qualifier de beau temps pour ce pays. On se décide donc à sortir de la tente.

La plage est jonchée de gros glaçons qui ont été déposés par la marée haute. C'est assez de voir une plage avec des glaçons, et même assez joli, car la plage est d'un sol noir alors que les glaçons ne sont pas trop sales et donc assez blancs.

On va petit déjeuner sous une bache que Laurent a tendu en s'appuant sur la cabane fermée au cadenas. Les conditions sont assez précaires mais les bols de céréales se succèdent avecx entrain dans mon estomac. Le menu est peu varié, car avec cette pluie personne n'a vraiment le courage de fouiller dans les différents sacs pour composer un vrai déjeuner. Mais je découvre la compote avec les céréales qui rend un bon mélange.

Je bouffe tellement que je me retrouve seul pour retourner de la cabane aux tentes et j'essaie difficlement de louvoyer entre les grandes flaques d'eau qui jalonnent le parcours de quelques centaines de mètres. Je marque une pause sur la plage entre les glaçons.

Pendant le petit déjeuner Laurent a suggéré qu'un de nous se mette en maillot sur la plage pour faire des photos allongé entre les glaçons. J'hésite, mais Axel est plus courageux que moi et se retrouve en calecon nonchalamment allongé sur le sable noir. Tous les photographes du groupe se précipitent. y compris Pascale et Thierry qui emergent pieds nus de leur tentes, qu'ils n'avaient pas encore quittée, pour venir admirer et photographier l'exploit.

Comme la bruine persiste a ne pas être pluie, Laurent donne le signal du départ. On plie toutes nos affaires et nos tentes. Certains ont quelque difficulté à rentrer dans leur combinaison trempée, mais on est là pour en chier. heureusement de ce point de vue il commence à faire assez froid! Après un départ toujours aussi lent, on finit par embarquer.

Enfin on peut se dépenser, je me retrouve de nouveau avec Thierry. On a des conversations assez interessantes, mais je m'échine à ramer alors qu'il persiste à ne pas parvenir à compenser l'absence de safran et à dénager pour nous remettre dans le cap. Ce qui coupe tout l'élan. Mais on est là pour en chier!

On longe une crique qui contient un beau glacier. Qui sent toujours la pastèque. Avec toujours le centre bleu et les cotés sales et bruns. On louvoie encore entre les icebergs. En fait c'est un peu toujours pareil, une fois que le plaisir de la découverte est passée.

A la sortie de la crique on marque une pause sur une plage pour manger une soupe chinoise. Thierry sur ma demande essaie de réparer le safran, mais refuse tout de même de s'en servir, car sa réparation risque de ne pas tenir.

On continue à ramer, tout en longeant la côte. On a des conversations interessantes avec Thierry malgré son rythme irrégulier. On finit par arriver en vue d'un camp. Certains croient même qu'il y a du monde qui est déjà sur place, on voit un zodiaque orange, certains voient même une voiture!

En fait il n'y a que deux vieux bidons oranges sur la palge et une cabane en haut du talus de mousse. Ceci dit il y a d– y avoir un groupe de campeurs, car on retrouve des sardines un peu partout qui nous permettent de réassortir notre équipement. Il y a même un petit escalier avec des barres en bois qui permet de monter le talus de la palge au plateau de mousse.

On y plante les tentes.

En arrivant on s'est fait tout de suite sur la palge une brandade de morue "car il est déjà minuit". J'aurai préféré que l'on prenne le temps d'installer le camp et de rassembler les conditions propices à une veillée. Mais bien que l'on soit en vacances, que personnellement je vive sans montre et que je n'ai aucune idée de la date du jour. Certains s'obstinent à regarder leur montre et à faire des remarques de ce genre. Leur estomac étant complètement conditionné par leur montre.

Après la brandade à la va vite, on prend tout de même un dessert un peu plus tranquillement après l'installation des tentes. :pp.Avant de nous coucher la plupart étendent leur linge pour le sècher, profitant de ce qu'il ne pleut pas. On bénéficie même de quelques vagues rayons de soleil qui se glissent dans le plafond nuageux. Personnellement j'ai la chance de n'avoir jusqu'à présent que peu de choses mouillées et prudemment je range toutes mes affires y compris ma combinaison. J'ai été bien inspiré, car une fois de plsu au milieu de la "nuit" il se met à pleuvoir et on entend de tous cotés des pas furtifs qui vont récupérer en haecirc;te les affaires qui sèchaient.

Mardi 10 aout

De nouveau il pleut de 2h du matin à 2h de l'après-midi. Lorsque la pluie cesse, le gros du peloton sort des tentes. Je me décide à m'extirper de mon sac de couchage lorsque j'entends que pascale et Thierry sortent de la leur. Car l'expérience a prouvé que ce n'était pas la peine de commencer à se préparer avant eux, sinon c'était la certitude d'attendre.

On petit déjeune, j'essaie les céréles avec compote et amandes. La pluie a plus ou moins cessé.

On plie nos affaires et on commence à charger les bateaux. Les départs sont toujours aussi lents. Notamment graecirc;ce à Thierry et Pascale qui ne sont surtout pas stressés, mais toujours à flaner ou deviser. Cette fois ci ils jacassent avec Laurent, alors que tout le monde est sur la plage bateaux chargés à les attendre. Entretemps le temps s'est rétabli, le soleil nous gratifie même de quelques rayons de soleil pendant que nous attendons assis sur les plats-bords des bateaux. Je remonte sur le talus pour les houspiller, mais j'arrive en plein débat sur les qualités et défauts des médecins, alors que Laurent raconte la fin de son père, pas très bien traitée par la faculté. Difficile de l'interrompre, car on comprend que cela le marque.

On part enfin, je suis de nouveau avec Thierry. Mais cette fois ci avant d'embarquer , comme j'en ai marre du pagayage désordonné, j'insiste pour qu'il répare le safran. Laurent s'y attèle car Thierry n'a pas l'air trop bricoleur et on n'a pas pensé à le faire plus tôt.

On finit par partir vers 5h. On fait une petite étape de 4 ou 5 heures en cabotant le long de la côte. La mer est très calme et les conditions très paisibles. On papote avec Thierry.

On a pas vraiment le temps de se fatiguer avant d'arriver au cap où le bateau doit venir nous chercher dans 36 heures. Et où donc on établit notre camp. On aborde d'abord sur la plage juste avant le cap pour repérer le meilleur endroit pour poser le camp. Puis finalement on décide de faire le tour du cap et d'aller s'établir de l'autre coté. On se retrouve face à l'Atlantique, mais le vent est du bon coté et on est donc assez abrité par le cap.

On plante les tentes sur un espace de sable à l'abri de rochers. J'aurai préféré que l'on soit sur notre traditionnelle mousse, car le sable s'infiltre partout et mouillé c'est assez désagréable. Mais Axel trouve que le terrain où il y a de la mousse est trop irrégulier et pas assez à l'abri du vent.

Une fois que le campement est établi. On démarre un feu graecirc;ce au réchaud à essence et à l'énorme quantité de bois qui est échoué sur la plage. On dine alors qu'un projet travaille les esprits qui consiste à aller voir deux ultimes glaciers qui sont assez loin au delà du campement Laurent souhaite n'emmener que des bons rameurs, mais il en a parlé à tout le monde. Personnellement mon opinion est vite faite, j'y vais si Thierry et Pascale n'y vont pas. Car cela s'annonce assez dur et long, il y aura du vent contraire au retour et à mon avis ils ne tiendront pas le coup. Et j'ai envie de me dépenser mais pas de galérer avec un équipier inefficace. Mais je n'ai pas le courage ni l'autorité pour imposer mes vues, même si je sent que tout le monde jugerait cela comme dur mais mérité. Je laisse donc lachement le cours des évenments se profiler. Après de longues tergiversations de groupe ou chacun, hésite, fait état de ses hésitations en espèrant que quelqu'un le priera de venir. Laurent et Axel sont sur de partir, c'est Caroline, Marie-Jo Thierry et Pascale qui hésitent, les autres ont déclaré forfait tout de suite. moi je fais celui qui hésite pour voir venir.

Finalement l'inertie de groupe aidant tout les hésitants partent et je préfère donc rester. J'ai un certain regret de rater une occasion de me dépenser mais je ne me vois pas 8 heures dans le même bateau que Thierry. Du coup Thierry part avec Marie-Jo. Axel avec Caroline et Laurent avec Pascale. Entre temps un beau soleil est apparu et ils ont tellement hésité qu'ils ont betement perdu 3 heures de beau temps qu'ils ne retrouveront pas.

Laurent a évalué à 25km la distance à parcourir, c'est à dire au moins 6 heures de rame et plutôt 8 heures car il y a des inégalités parmi les rameurs.

Ceux qui restent vont peu à peu se coucher après un moment autour du feu sous le beau soleil de minuit.

Je prends deux bonnes soupes chaudes avant d'aller me coucher, car je sens que je manque de liquide et redoute les calcules. Je serai bien embété si j'avais une crise dans ce coin paumé.

Je me retrouve seul dans la tente, assez triste de ne pas avoir mon tendre Axel, mais je n'oublie pas de profiter de toute la largeur de la tente.

Mercredi 11 aout

Je me reveille pour constater que mes compagnons sont très inquiets de ne pas voir revenir les rameurs. Cela fait effectivement une dizaine d'heures qu'ils sont partis. Et je me suis moi même étonné de ne pas voir Axel à mes cotés à mon reveil. Car Laurent avait prévu une ballade d'au grand maximum 10 heures.

Mais alors que cela ne sert rigoureusement à rien de s'inquièter, j'assiste à un phénomène social assez amusant, qui me console de ne pas être entrain de me défouler. La mittomanie collective. Ils sont vraiment tous hyper-inquiets, chacun echaffaudant les pires hupothèses sur ce qui a pu leur arriver, sur-enchérissant sur l'hypothèse du voisin. Même Michel qui prétendra ne pas avoir été inquiet rajoute de l'huile sur le feu. Je dois dire que je suis d'autant plus serein, qu'ils sont inquiets. Mais le plus angoissé c'est Patrick qui n'arrête pas de faire les cent pas et de se ronger les sangs, de scruter l'horizon avec ses jumelles.

J'arrive presqu'en les forcant à les faire petit déjeuner, à faire remplir les thermos d'eau chaude, pour que les sportifs aient des soupes chaudes à leur retour.

Je propose bien qu'au lieu de tourner en rond on s'active en rangeant les kayas. Que Laurent en revenant probablement crevé, ait la bonne surprise de trouver déjà quelques bateaux emballés. Mais mon leadership laisse à désirer et Patrick, Jacques et Hervé préfèrent aller se poster sur le sommet d'un terte voisin et scruter déséspèrément l'horizon avec les jumelles. Resté seul avec Michel je lui demande de m'aider à les raisonner et les distraire au lieu de rajouter de l'huile sur le feu. Mais il veut d'abord ranger ses petites affaires.

Je reste seul près du feu qui chauffe à bloc. Je ne suis vraiment pas inquiet on ne perd pas trois kayaks comme cela et je me rappelle à la limite avoir été plus inquiet hier soir de ne pas voir revenir Patrick qui est parti faire une longue ballade de trois quatre heures avec son caméscope (emballé dans une coque jaune étanche).

Patrick est tellement inquiet et mittomane, qu'il commence à envisager le cas où du fait d'un accident éventuel des rameurs, on raterait notre vol dans 3 jours pour Paris au point qu'il raterait son vol pour Papète dans 8 jours!

Jacques finit par voir des petits points à l'horizon du haut de leur promontoire. Les voici enfin un peu rassurés. Apparemment il n'y a plus que deux kayaks qui rament et le troisième a accosté pour revenir à pied. Rapidemment on voit qu'un deuxième accoste pour revenir à pied.

Alors enfin on s'active, on prend les thermos pour leur aller à leur rencontre. Moi je me précipite dans ma combinaison pour éventuellement remplacer un des rameurs qui doivent être fatigué.

On marche trois bons quarts dheure pour retrouver le groupe des trois filles et Thierry qui n'ont pas l'air trop épuisé, mais qui accueillent tout de même avec plaisir nos thermos et notre réconfort. A leur retour le vent contraire a pas mal forcer et ils avaient parait vraoiment du mal à avancer, alors qu'ils ont fait l'aller en trois heures faciles. Axel et Laurent se sont mis dans le même bateau pour en ramener au moins un, alors que les autres ont préféré s'arréter.

Je pars avec >Patrick qui a aussi sa combinaison pour ramener un des bateaux. En marchant je me demande même si en se suivant de près on ne pourrait pas rapporter les deux, chacun un. En tout cas si Patrick était le plus inquiet, c'est aussi le plus serviablgénéreux, il n'a pas hésité à venir avec moi, alors que Michel a préféré carrément rester au camp, considérant pas tout à fait à tort, qu'il fallait que les rameurs assument leurs témérité.

Nous marchons donc Patrick et moi pendant encore 3 bons quarts d'heures, pour arriver au kayak le plus éloigné, car c'est celuoi qui a le safran.

On passe à coté d'une petite cabane que l'on visite. Elle a visiblement été habitée par des russes, il y a quatre couchettes, avec un reste de pain et des assiettes sur la table; Et des affiches et pages de journaux en russe sur les murs. Il y a comme d'habitude une premirèe entrée et ici en plus une niche pour un chien à l'exterieur. C'est une cabane vraiment de luxe, plsu grande que les autres, avec des restes de vitres et beaucoup plus aménagée.

On était passé avant par une cabane avec des parois ajourées qui devait servir à sècher le poisson.

On a vu aussi la carcasse d'une baleinière.

On arrive enfin au bateau. Patrick met sa combinaison, le vent souffle de plsu en plsu fort. On prote le bateau jusqu'à l'eau, car ils l'avaient prudemment remonté assez loin, pour éviter les effets de la marée. En fait il était carrément sur un promontoire à l'abri de rochers.

On se met à ramer dans une mer particulièrement agitée, avec un fort vent de face. Il faut en permanence veiller à garder un cap bout au vent si on veut avancer sans donner prise au vent. On souque vraiment ferme ce qui nous permet d'avancer pas vite, mais tout de même un peu. A un moment on essaie de rentrer dans une baie pour ovir si on serait plus abriter du vent, mais en fait cela nous donne prise au vent et ne nous fait que dériver en perdant du terrain.

La bonne tactique est donc de rester bien vent debout. On passe tout de même devant le premier kayak. Et on se dirige vers le campement. Il faut dire que pour la première fois du séjour, je me dépense vraiment, jusqu'à présent c'était du travail de fond, alors que là il faut vraiment mettre la gomme sur chaque coup. Je crois que je transpire pour la première fois. Mais à un moment où on donne un peu prise au vent et où on a du mal à revenir bout au vent, Patrick se décourage et veut que l'on rejoigne le groupe de nos amis qui s'affaire visiblement autour du premier kayak. Comme il a l'air de paniquer un peu je n'ai pas le courage de lui résister. Mais je suis vraiment décu, pour une fois qu'il y avait du sport. Ceci dit il faut reconnaitre que la mer était de pire en pire et je ne peux pas jurer que l'on serait parvenu au bout. Car il nous restait un bon morceau de chemin. Si j'en crois notre marche à pied de l'aller, qui n'est pas forcément représentative, compte tenu du profil de la côte, on a ramé le quart du trajet à peu près.

On retourne donc en arrière. A toute vitesse il faut dire, pour aborder là où se trouve le premier kayak. Avec Laurent, Hervé, Jacques et Michel qui sont revenus avec les grands sacs GNGL pour démonter le bateau et le porter jusqu'au camp.

On démonte les deux bateaux, en les nettoyant vaguement. Il y a un vent glacé qui souffle et qui rend le travail pénible.

Je rentre en avance avec Laurent en portant un sac chacun. Laurent est franchement épuisé. Je le tire sur le chemin en m'accrochant à son bras. Il a tellement sommeil, qu'à un moment où on marque une pause, il s'assied sur un rocher et s'endort presque instantanément. On arrive au campement, heureux de se soulager de nos sacs qui pesaient. Laurent se jette sous sa tente sans demander son reste.

Il se met à pleuvoir pour couronner le tout. Je tournicote pendant 5 minutes, avant de rentrer sous la tente et d'oter ma combinaison. Axel dort profondément depusi probablement un bon moment. Je bouquine un peu avant de m'endormir.

Finalement leur ballade aura durer 13 heures.

Laurent nous reveille vers 11h du soir, pour que nous allions chercher le reste des kayaks qu'il faut rapporter. Car les autres n'ont pas p– tout rapporter en un voyage. Axel y va courageusement, conscient qu'il faut qu'ils assument leur ballade, car les autres ont été sympa de faire le premier trajet pour aller plier les kayak et en rapporter une partie.

Je reste paresseusement sous la tente, alors qu'il pleut toujours, avec la bonne excuse d'être assez inutile pour le travail délicat de démontage des kayaks.

Jeudi 12 aout

Le mauvais temps persiste, la pluie tombe et le vent souffle sans faiblir. Je passe pratiquemment toute la journée sous la tente en alternant phases de sommeil et lecture des Antimémoires de Malraux, heureusement je n'ai pas beaucoup lu jusqu'ici et il me reste pas mal de cassettes à lire.

On a emballé nos affaires pour se tenir prêt au cas où le bateau qui doit venir nous chercher arrive tout de même malgré la tempete. I devait venir à 9h du matin, mais la journée passe sans qu'on ne voit rien venir. Au début Laurent scrutait l'horizon ainsi que les anxieux de services. puis assez rapidemment chacun se retire sous sa tente ou se ballade pour tuer le temps.

En début de soirée, Caroline fait courageusement le tour des tentes pour proposer que l'on se retrouve dans la petite cabane quiest juste à coté, que je n'avais pas remarqué jusqu'à présent, où Laurent et elle vont préparer un repas. Peu à peu les courageux s'acheminent jusqu'à la cabane, qui n'est distante que de 200m environ, mais il faut sortir du sac de couchage et affronter la pluie et le vent glacé. Comme je n'ai pas tro faim j'y vais parmi les derniers. J'y retrouve quelques rescapés serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud et devisant. Je prends une bonne ration de petits poisau lard, que Laurent me prépare gentiment sur le réchaud qu'il a installé dans la cabane. Je mange à-même le paquet, où il a rajouté l'eau chaude. Je rapporte le paquet encore tout chaud à Axel qui est resté pelotonné dans la tente.

Le temps est vraiment épouvantable et déprimant avec cette pluie, maintenant que le rendez vous avec le bateau est raté, les penchants mittomanes de certains s'épanouissent. Du moins pour ceux qui se rencontrent et qui s'angoissent mutuellement, car on vit tous un peu décalé à sortir chacun son tour de nos tentes. Par exemple cela fera bientôt 48h que je n'ai pas vu Michel.

Mais en fin de journée le temps se rétablit, c'est à dire que la pluie cesse. Mais le vent lui a plutôt tendance à forcir. Ce qui rend toujours très hupothétique l'arrivée prochane du bateau. Parmi les questions qui se posent, revient souvent celle de ses possibilités d'approche de notre côte avec les hauts que l'on peut deviner au large et qui doivent être difficle à passer avec une grosse mer.

C'est tout de même beaucoup plus agréable de ne plus avoir de pluie. les vétements mouillés fleurissent un peu partout pour sèchage. On refait démarrer un feu qui s'était éteint faute de courageux pour l'entretenir.

Laurent a tendu une baecirc;che à coté du foyer, avec des piquets et des b–ches. Le tout est assez instable, mais protège un peu du vent.

La journée se passe ainsi, avec une tournante entre les deux ou trois personnes qui se tiennent autour du feu, les deux ou trois qui sont en ballade et les autres qui sont sous leur tente. Je débite quelques cassettes de Malraux, n'ayant plus vraiment sommeil avec la nuit précédente qui a été assez longue. Et je me décale encore un peu en ne m'endormant que vers 4h du matin. Car je me suis mis à consulter ma montre la nuit, pour savoir si quan dje me reveille il faut ou non que je me lève.

Vendredi 13 aout

Ducoup je ne me lève que vers midi.

On a droit à un ciel magnifique, vraiment tout bleu, tout bleu. Mais avec un vent qui semble encore souffler plus fort si c'est possible!

Laurent a une balise de detresse, mais il refuse de l'utiliser; Considérant qu'elle n'a utiliser que dans les cas de danger ou d'accident, et non pas dans les cas d'inconfort, comme le notre, ce n'est pas parce que nous risquons de rater notre avion de demain, qu'il faut lancer un plan d'urgence. Ceci dit la balise semble un joli joujou. Elle envoie en cas de déclenchement un signal à Paris, via satellite, GNGL alerté connait notre position à 100m près et peut déclencher les secours.

je partage tout à fait le point de vue de Laurent, mais le débat est vif parmi les autres. Je pense que l'on est pas perdu, que l'on a des vivres à revendre et que l'on peut partir du pricnipe que les responsables du bateau sont sérieux et qu'ils n'ont pas oublié le rendez vous. Certains regrettent que l'on ait pas une vhf, avec nous ce qui ne nous avancerait pas à grand, si ce n'est à savoir à quoi nous en tenir. Et ce serait vraimment dommage car cela couperait court à toutes les supputations et mittomanies. A certains moments je dois vraiment me mordre les lèvres pour ne pas exploser de rie, quand j'entends les surenchères de certains. Rien que pour ce spectacle cela vaut le coup de rater notre avion.

Ceci dit, même si je ne suis pas inquiet, cela fait tout de même 60 heures que nous campons ici et sur les 60 heures, j'ai bien du en passer 55 sous la tente, alors j'espère que mon stock de cassettes tiendra le coup.

On va faire une ballade sur le cap tout prôche. Il y a vraiment un zef du tonnerre. Même les mouettes ont du mal à voler. Presque à l'extrémité du cap il y aun grand maecirc;t planté dans le sol avec gravé 1957 et 8m44, on ne sait pas qu'elle hauteur cela comémore. On espère pour les habitants du coin qu'il ne s'agit pas de la hauteur de neige atteinte cette année là. Il fait vraiment froid sur ce cap avec ce vent glacé et on ne tarde pas trop à rentre au campement.

Peu à peu tout le monde s'installe dans l'attente, je déballe mes affaires que j'avais préparé pour le départ. Je retrouve ma trousse de toilette qui avait sombré depuis quelques jours dans mes bagages. Je prends tout mon temps pour faire un beau brossage de mes dents, ce qui n'est pas peu dire. puis je continue à bouquiner. J'ai mis mon jean qui était trempé à sècher au feu, ainsi que mes gants de ski.

Je suggère vaguement de lancer une partie de cartes, mais il n'y a pas l'air d'y avoir beaucoup d'amateurs.

De toute facon ils sont trop occupés à s'inquiéter. Patrick une fois de plsu n'est pas le moins inquiet. Comme il y a quatre jours il envisagait déjà de rater son avion du 19 pour Papète, on en est plus aux hypothèses mais il considère cela comme pratiquemment acquis. Et il propose même que l'on rationne les vivres, puisque l'on ne sait pas comien de temps on va rester.

Le pire c'est que la proposition est acceptée. Désormais il faudra venir manger au signal et ne pas se servir de facon déosrdonnée. De facon à ce que l'on puisse rationnaliser notre consommatioN. Il faut préciser que l'on a au moins encore trois ou quatre jours de vivres et que je doute que personne ne s'émeuve de notre sort d'ici là. Mais enfin on ne peut aller contre le groupe.

Laurent avec je parle à un moment de tout cela considère qu'il n'a pas à imposer son point de vue, même si lui non plus n'est pas vraiment inquiet. D'ailleurs depuis le début du séjour il n'a jamais été très directif. Quand je lui en fais la remarque, notamment à propos du peu d'aide qu'il a recu pour toutes les taecirc;ches materielles et ménagères. Il m'explique que les gens ayant payé pour être en vacances, il ne se snet pas le droit d'imposer aux gens de bosser. Dans certains groupes il y a des initiatives qui se prennent toutes seules dans d'autres non.

Samedi 14 aout

une nouvelle journée commence, toujours assez plongé dans mon bouquin en ce qui me concerne, alors que les autres sont plongés dns leur angoisses. Peu à peu la tension monte. D'autant plus que l'heure de notre avion que la moitié d'entre nous devait prendre à 11h passe.

Mais vers midi Michel apercoit au loin un hélicoptère qui s'approche et qui vient se poser sur l'herbe à coté de nous.

Le pilote d'une compagnie priée, ne sait pas vraiment pourquoi le bateau n'est pas venu mais lui va nous rembarquer pour Longyear Byen. J'emballe donc vite fait mes bages. On peut monter à 5 passagers seulement. Je monte dans le premier vol avec les filles et Thierry. On prend quelques paquets sur nos genoux car la soute est toute petite.

Les autres restent pour plier les tentes et charger tous les sacs des kayaks qui sont monstrueusement nombreux et gros comme à l'aller.

Le vol dure 20 minutes à peine. Car en fait Longyear Byen était juste de l'autre coté. D'ailleurs certains pouvaient voir l'aéroport de notre campement. La mer qui était très agitée sur les hauts fonds près de notre cap, au large semble très calme, en tout cas vue d'en haut. Il fait toujurs un soleil radieux. On a des casques pour se protèger du bruit et par lesquels le pilote peut nous parler, mais comme il ne nous dit rien, je préfère rester sans le casque.

On atterrit sur l'aéroport. Le pilote nous recommande bien de ne pas marcher sur l piste et de rester le long du grillage. Je propose de porter nos paquets jusqu'au campement. Mais les autres préfèrent attendre les instructions de Laurent, un compromis est trouvé en emmenant les paquets dans l'aérogare. Au gichet les hotesses semblent au courant denotre problème et des places nous ont été reservé sur le vol suivant pour Stromso. On donne nos billets d'avion, pour que les changements soient faits.

Les autres du groupe arrive au bout de 3/4 d'heure. Puis un autre vol amène Laurent et plein de paquets. Puis le pilote fait encore un dernier vol pour aller chercher le reste des sacs.

Peu à peu l'aérogare se remplit alors que l'heure de notre vol s'aproche. Laurent est appelé par téléphone par GNGL Paris. Il pousse une grande gueulante pour refuser de prendre en charge le groupe suivant qui arrive demain. Expliquant qu'il a trop galéré, qu'il s'est bousillé le dos et que nous avons eu trop peur ,'étant pas du niveau des mauvaises conditions que nous avons affrontées.

Son interlocueur essaie de le convaincre et refuse d'annuler le groupe suivant, mais Laurent lui raccroche au nez.

Finalement après une deuxième conversation il accepte de rester 24 heures de plus pour faire la jonction avec le prochain groupe et GNGL va se débrouiller pour trouver un autre accompagnateur. On fait donc une chaine pour ressortir de l'aérogare tous les sacs de materiels et de kayak.

Entretemps les filles ont enregistré nos bagages. Nous disons au revoir à Laurent et nous montons dans l'avion.

Je remarque qu'il n'y a aucun controle ni de sécurité, ni de papiers ou de douane. En fait nous sommes dans une zone plus ou moins franche et les vols domestic ne commencent qu'à partir de Stromso.

A Stromso une jolie hotesse blonde m'accompagne dans l'aérogare. On doit passer la douane pour entrer en Norvège. Je passe sans m'en rendre compte cette douane qui n'est pas trop sévère. Le temps de se renseigner sur notre horaire d'arrivée à Paris demain matin et de le téléphoner à géraldine pour qu'elle ne vienne pas me chercher ce soir, comme il en était question.

Ce retrad nous permettra de passer une nuit à Oslo, ce qui n'est pas plus mal.

Oslo

Un vol nous emmène de Stromso à Oslo, où nous prenons le bus de la SAS qui nous amène au Royal Palace Hotel, l'hotel de la SAS.

Patrick et Michel préfèrent prendre des chambres seules plutôt que d'être dans les chambres à 5 qui nous ont été reservées. Axel doit laisser sa carte de crédit, car une des chambres n'ayant pas été prévue à l'avance, n'est pas pré-payée.

On se retrouve dans une suite avec 3 pièces et 5 lits. jE partage pour la dernière fois une chambre avec Axel. Heureusement il y a deux salles de bains. On prend tous le long d'une bonne douche et d'un bon rasage. J'hésite un peu à garder encore quelques jours ma barbe de quinze jours. Curieux de l'effet qu'elle produira sur les miens. Mais finalement je glisse sur la pente vite retrouvée de la civilisation et de l'ordre.

On se retrouve tous proprès dans le hall, sauf Patrick et Michel qui préfèrent rester dans leur chambre. On prend le bus qui nous descend en ville. Je demande à une jolie blonde dans le bus où il vaut mieux que l'on aille diner, mais elle ne peut que me conseiller le même quartier que le recptionniste de l'hotel, ne connaissant pas de restaurant.

On se retrouve donc dans le quartier indiqué, qui se trouve être sur le vieux port. Il y a quelques restaurant à touristes, dont certains sont sur des bateaux à quai. On fait un peu le tour des quais avant d'arréter notre choix sur le Louise

Comme grope on nous parque dans un coin isolé de la salle près de l'entrée. Mais le décor reste sympa. Il y a des cartes en français et un des serveurs, qui s'avère américain, parle très bien le français. Ce qui est assez commercial.

Je prends du caviar blanc, et un médaillon de rennes qui est excellent. Mais j'ai surtout soif et je prends deux grandes chopes de bière, ce qui ne me ressemble pas trop.

On fait un dernier tour dans les rues d'Oslo. Certains reprennent le dernier bus pour rentre à l'hotel.

On s'arrète dans une boutique pour acheter des crèmes glacées. Qui spont tellement riches qu'Axel aura un peu de mal à digérer la sienne plus la fin de celle de Marie-Jo.

Oslo semble une ville assez animée le Samedi soir. On passe devant des bars et des boites de nuit où il semble y avoir pas mal d'ambiance. Notamment un bar qui fait bote au premier étage avec toutes ses fenêtres ouvertes. Il faut dire qu'ic c'et l'été et que la température est tout à fait clémente. On supporte juste un petit chandail du soir. Cela me démange pas mal de rentrer dans un de ces lieux chauds, mais heureusement pour mon sommeil personne n'a envie de m'y accompagner.

On fait appeler par un taxi un autre autre taxi mini-bus qui remmène à l'hotel. On a juste assez d'argent pour le payer.

Thierry avant de monter nous régale de quelques morceaux de piano bar.

Dimanche 15 aout

On se reveille à 6h, on descend petit déjeuner avant de prendre un mini-bus que j'ai commandé poru nous emmener à l'aéroport, qui en fait est tout près.

On se retrouve dans une grande aérogare qui visiblement se prépre à accueillir les jeux olympiques. On fait un petit tour dans les magasins du duty free. J'achète deux saumons marinés avec l'aide de Marie-Jo. Un tunisien nous demande conseil en français sur le choix du caviar.

Dans l'avion le tunisien me retrouve et se prend d'amitié pour moI. Il vient me chercher à ma place pour que je vienne papoter avec lui à l'arrière de l'avion. Il s'enfile coup sur coup deux whisky malgré l'heure qui a à peine dépassée les huit heures du matin! Il me fait cadeau d'une ravissante poupée porte-clé, après m'avoir bien saoulé avec ses histoires.

A Roissy je retrouve Géraldine qui m'attend au tapis des bagage On essaie de louer une Renault ESpace chez Hertz pour Patrick, mais il refuse de nous accorder ma réduction si c'est lui quoi paie et qui conduit. J'essaie en vain de négocier.

On rentre en taxi rue Vital, où je déjeune avec Géraldine qui va faire les courses pendant que je déballe mon sac. J'ai encore un plein sac de biscuits et céréales!

L'après-midi on va visite le chateau d'Ecoin avec ses amis et le lendemain je prendrai le tgv puis du stop pour aller rejoindre Hugues de Foucaud à la Trinité. Dans le tgv j'ai toujours très mal aux fesses comme dans un kayak!

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