Samedi 25 mars

Départ à 18h47 par le Palatino avec Hugues de Foucaud et nos sacs à dos, direction Rome. On dine d'une andouillette frites au grill-express avec une italienne qui fait un DEA à Paris de sociologie sur les affiches de partis politiques. Elle doit retrouver à Rome une de ses amies de Gènes avec qui elle part en Thailande. Apparemment elle s'entend bien avec Hugues!

Dimanche 26 mars

Je dors très bine jusqu'à 8h du matin. Heure à laquelle je suis arraché de ma couchette par le responsable du wagon qui veut récupérer les draps dès 8h, bien que l'arrivée soit prévue à 10h, afin d'être sur de ne pas terminer son service en retard!

On arrive à la statione termini :i2 refid=lie.statione termini

Palatino on reserve des couchettes dans le train du soir pour Palerme. Je dis au revoir à l'italienne du grill-express que l'on a retrouvé sur le quai ainsi que sa copine. On ne voit pas ma soeur Isabelle, qui est à Rome en ce moment et que j'ambitionnai de voir.

On prend le bus pour le Vatican, où on assiste à la fin de la messe de Paecirc;ques célébrée par le pape sur la place saint Pierre. Et on recoit sa bénédiction qu'il prononce après la messe en je ne sais pas combine de langues.

Vatican

place saint Pierre

On veut visiter le musée du Vatican avec la chapelle Sixtine, mais il est fermé. Alors on revient devant la basilique. On passe à coté du chateau Saint Ange.

chateau Saint Ange

chapelle Sixtine

On traverse le Tibre et de là on va à la piazza Venezza

piazza Venezza on passe devant quelques églises et autres belles demeures. Notamment l'église San Pietro in vicholi

église san Pietro in vicholi où sont conservées les chaînes de Saint Pierre.

On va ensuite à la piazza Navonna

piazza Navonna où on essaie de prendre un tartuffo à une terrasse de café mais personne ne vient nous servir. On quitte donc la piazza Navonna pour le Campo di Fiorri, qu'Hugues trpouve moins joli, et la villa Farnez, qui est bien sur toujours fermée aux visites.

Campo di Fiorri

villa Farnez De là on retourne à la piazza Venezzia.

On voit le monument à Victor Emmanuel II. On monte au Capitole avec le Sénat, le palais des conservateurs et le palais nouveau. Victor Emmanuel II

Capitole

Sénat

palais des conservateurs

palais nouveau On s'arrête dans le jardin derrière qui domine le forum de César.

forum de César

On voit l'église de Sainte Prudencienne

église de sainte Prudencienne

On va au Colisée toujours à pied. On se contente d'en faire le tour car c'est aussi le Dimanche de paecirc;ques pour le Colisée et il est fermé.

Colisée

On remonte derrière le Colisée la colline qui mène à la trinité des monts

église de la trinité des monts où on arrive après une demie-heure de marche.

Ce qui permet de d'accèder à la piazza d'Espania en descendant les escaliers majestueux. On s'arrête sur la place au Mac Donald pour manger un morceau. Le cadre de la salle manger au premier étage du Mac Donald est aussi assez majestueux et change des Mac Do de Broadway. :i2 refid=lie.piazza di Espania

Ensuite on retourne à la statione termini, où j'essaie en vain de téléphoner d'une cabine à mon répondeur de Paris pour avoir des nouvelles des filles portugaises que je devais hébérger chez moi à partir de ce week-end!

On prend le train à 19h50 pour Palerme. On est dans le même compartiment que deux couples de jeunes allemands qui chantent des cantiques pendant une partie de la soirée avant de se souler!

Lundi 27 mars

Graecirc;ce à notre journée de marche dans Rome, avec les sacs à dos, la nuit est assez profonde. J'entends à peine le bruit des wagons que l'on charge sur le ferry. Qui pourtant n'est pas discret. On arrive à Palerme à 8h30.

On trouve la ville assez moche. On fait un tour du quartier de la gare pour aller jusqu'au port. Puis on revient jusqu'à la gare, pour prendre au buffet de la gare un jus d'orange et des croissants à la crème. On découvre le système du payer avant de commander. Qui consiste à faire la queue à une caisse centrale. Payer ce que l'on a l'intention de consommer, puis aller au bar pour commander ce qu'il y a sur notre ticket de caisse! La confiance règne!

La ville nous parait d'autant plus moche que nous sommes le Lundi de Paecirc;ques et que tout est fermé et desert. Aussi on décide de prendre tout de suite le train pour Agrigente.

On découvre une ville beaucoup plus propre et agréable. Vieille ville perchée sur une colline avec une vue magnifique sur la mer. On trouve un hotel dans la vieille ville, qui nous plait tout à fait. Vers 2h on prend une douche et on dépose nos affaires, puis on redescend au travers des ruelles de la vieille ville, pour aller vers les deux temples de Junon et de la Concorde. Il y a à peu près 3 km de marche en descente.

Dans la descente on s'arrète dans un petit restaurant, qui nous sert à une table avec nappe blanche sur leur terrasse ombragée. On prend des spaghetti à la vangole et de l'espadon.

temple de Junon

temple de la Concorde

Ces deux temples sont un peu en ruines surtout celui de la Concorde, mais on imagine tout de même très bien ce que cela devait être. Il y a de très belles colonnes (corinthiennes?). On s'assied sur des pierres pour profiter un peu du soleil et des vacances, puis on fait un tour dans le coin. Il y a pas mal de touristes, surtout des groupes.

On remonte jusqu'à la gare, qui est à mi-àpente de la colline. Où on s'avise que l'on a quand même envie de boire un verre dans cet hotel assez luxueux que l'on a vu au passage. Aussi on redescend jusqu'à la villa Athena On prend un bus pour y redescendre. On prend un gin-tonic au bar de l'hotel que l'on va boire sous les ombrages du jardin, qui sont vraiment super agréable et fleuri. On admire la tombée de la nuit. On remonte en bus jusqu'à la gare.

J'essaie encore de téléphoner sans succès à mon répondeur, du sous sol de la gare.

En remontant vers l'hotel on s'arrête dans un bistrot où il y l'air d'y avoir pas mal d'ambiance, pour qu'Hugues puisse avoir le steak pour lequel il salive. Je prends juste une salade. On commande en confiance alors qu'il n'y a eme pas de prix sur la carte! Puis on rentre se coucher à l'hotel.

Mardi 28 mars

Après un reveil matinal à 7h30 et une petite douche bien méritée, nous voici à la reception de l'hotel, tachant d'apprendre les différents horaires pour aller à Syracuse. Un type nous parle du train ou du car. Le routard à l'air de dire que le car pour Syracuse qui passe à Catagne est plus rapide que le train. Finalement un type qui est là nous propose de nous emmener à Catagne en voiture. On accepte et en attendant le départ on va petit déjeuner dans le quartier. On prend un capuccino et un croissant, puis que comme c'est un peu léger pour moi, j'achète dans une boutique une banane, pour compléter.

On prend la route avec notre chauffeur, un de ses copains et un enfant. On fait du 60 de moyenne. Peu avant Catagne, la voiture nous dépose sur une bretelle d'autoroute en direction de Syracuse. On attend un moment en faisant du stop au bord de la route avant d'être pris par un camion qui transporte des fragoli. On ne sait pas ce que c'est mais on monte quand même, après nos 40mn d'attente. Il nous laisse à Syracuse près de la gare.

On trouve un hotel puis on va vers Ortygie :i2 refid=lie.Ortygie qui est l'île où a commencé la ville de Syracuse. Séparée maintenant par un pont du reste de la ville. On fait le tour de l'.le, sous un soleil magnifique.

On visite la cathédrale qui est très belle avec des restes de piliers d'un temple antique, par dessus lequel on a construit la cathédrale. On mange une glace sur le port.

On ressort de l'île pour aller voir les ruines du théaecirc;tre grec, mais elles sont fermées. On va aussi au syndicat d'initiative, mais c'est comme s'il était fermé tellement la bonne femme est nulle. On essaie de se renseigner sur les horaires pour Taormine. On prend un verre au bord de l'eau. L'eau est vraiment magnifique avec sa couleur turquoise. Les maisons baroques ne le sont pas moins à la lumière du crépuscule. Dans Ortygie il y a beaucoup de maisons anciennes au style typiquement italien.

On retourne à l'hotel où on s'écroule tous les deux sur nos lits, bien qu'il ne soit que 7h30. après cette journée de marche. On dort dans des lits superposés.

Mercredi 29 mars

Je me lève vers 8h pour prendre une douche dans une salle de bains où j'aurai bien pris un bain si l'eau avait été plus chaude et plus abondante!

On retourne faire un dernier tour dans Ortygie prendre un capuccino, un croissant, une part de pizza et même un petit pain. On se ballade encore un peu sur le bord de mer, pour profiter de cette belle ville que l'on quitte avec regret. On prend le car de 9h30 pour Catagne. :i2 refid=vil.Catagne On va voir comment à Catagne on se castagne. Ce qui m'inspire une rengaine que je chantonne sans cesse, pour le plus grand plaisir d'Hugues! On doit absolument mettre les bagaghes dans la soute, mais j'arrive à sauver mon walkamn.

On se ballade dans la vieille ville. Que l'on trouve très sale et assez moche. On voit quand même le dôme de Sainte Agathe, de style baroque et assez claire. En fait la ville a été complétement détruite par les tremblements de terre les irruptions et la guerre.

On va aussi dans la villa Bellini

dôme de sainte Agathe

villa Bellini où il y a des jardins avec des canards sur une pièce d'eau. Seul endroit à peu près calme dans le brouaha et la poussière de la ville. Cette ville est vraiment impressionnante par sa caricature du bordel italien, sale et bruyante. On a pas de mal à croire le routard qui prétend que c'est un des sièges de la mafia.

On prend le car pour Taormine vers 14h30.

Il y a beaucoup de citronniers le long de la route. On arrive au bout d'une heure. Cette ville elle est vraiment très jolie. Accrochée comme Monte-Carlo sur un rocher au bord de la mer. Avec une vue magnifique sur la mer. La vieille ville est en haut et la ville moderne en bas sur la presqu'île.

On se ballade dans la vieille ville où il y a des tas de très jolies petites maisons. Mitterand est attendu le lendemain, alors les gardes sont en train de fouiller tout le quartier voisin du palais où va venir déjeuner, dont l'office de tourisme à coté. On s'arrête à une terrasse de café pour prendre un sandwich et une bière. Puis on descend à pied jusqu'au camping qui est au bord de l'eau. On arrive là bas vers 18h. On croit qu'il est fermé, mais finalement on arrive à rentrer et on trouve un manchot qui nous prend nos cartes d'identité et nous laisse nous installer. On choisit un emplacement en haut face à la mer. Avec des allemands pas trop loin. On au calme sur une falaise qui domine l'eau, dans la verdure! On plante la tente.

On hésite à remonter dans la vieille ville, mais on surmonte notre flemme de remonter pendant 30mn. On remonte par des escaliers. On se ballade dans la ville, qui est assez animée avec plein de restaurants. On atterrit dans un Weinstub, où on prend un carafon de vin blanc et un de vin rouge. Qui sont aussi dégueulasse l'un que l'autre. Je prends un gateau, Hugues une omelette et une salade. On redescend par la route pour arriver vers minuit au camp. On carillonne à la grille pour se faire ouvrir par le manchot. On se couche sous la tente, où on dort bien malgré l'air qui est frais sans duvet et les galipettes de nos voisins allemands.

Jeudi 30 mars

Lever vers 9h, face à la mer, puis toilette toujours face à la mer. Le temps est toujours aussi beau. On range nos affaires pour refaire la demie-heure de montée jusqu'à la vieille ville. Où on cherche une terrasse ensoleillée pour prendre notre petit-déjeuner. On trouve dans une petite rue une terrasse de weinstub, où on prend un super petit-déjeuner avec une dame très gentille pour nous servir qui nous amène du jus d'orange et une montagne de tartines.

On se promène dans la ville. On va voir le dôme où il y a un mariage avec une très jolie musique d'orgue et de violoncelle.

Il y a un ballet d'hélicoptères qui survole la ville. Tout le monde est trèS EXCITè ç L?IDèE DE VOIR Mitterand

On se promène le long de la falaise puis encore dans les petites rues. On croise Mitterand et le président italien avec un grand renfort de soldats autour d'eux qui me regardent avec suspicion.

On traverse la ville pour aller voir le théaecirc;tre grec. _Qui est un théaecirc;tre très ovale, avec la scène dans le petit axe de l'éllipse. On monte en haut des gradins qui doivent encore servir en été puisqu'il y a des rangs avec des bancs de bois. Des gradins on peut voir la scène ou la vue magnifique qui domine la mer. Avec l'Etna dans le fond du paysage. :i2 refid=lie.Etna

On va à la station de bus vers 14h, comme le bus pour Messina n'est qu'à 16h, on a le temps de redescendre chercher nos affaires au camping. On en profite pour passer un bermuda car la chaleur commence à être assez forte. On attend le bus à l'arrêt qui est en bas de la côte se qui nous évite de tout remonter. Le bus nous emmène à Messina.

Là on change de compagnie de bus, en allant quelques rues plus loin chercher le bus pour Milasi. On attend pendant une heure le départ du bus. Mais malheureusement la ville de Messina n'a pas l'air d'offrir beaucoup d'attractions! On espère pouvoir prendre le bateau le lendemain de Milasi.

On arrive vers 20h. Il y a un ferry qui part à 21h pour Lipari. On prend un sandwich en attendant dans une baraque sur le port. Dans le bateau il y a des camions et quelques passagers. La traversée met deux heures.

île de Lipari

Lipari est la plus grande des îles Eoliennes.

îles Eoliennes

En débarquant sur le port on rencontre un marseillais puis un new-yorkais dans la ville. On cherche ensemble un hotel. Se qui nous amène à parcourir toute la vieille ville de long en large. On assiste à une bagarre à une sortie de boite. On se fait jeter par le tenancier de l'auberge de jeunesse que l'on a reveillé. Finalement on aterrit à l'hotel Europe, où l'on négocie un prix pour nous quatre dans deux chambres. Qui s'avérera le lendemain matin être un prix pour deux! Les chambres ne sont vraiment pas terrible.

Vendredi 31 mars

On n'ose pas se servir de la douche tellement on a peur que le chauffe eau à gaz n'explose.

Hugues se fait engueuler comme du poisson pourri par le tenancier, car il veut payer le prix annoncé la veille et non pas le double. Puis on va sur le port prendre un capuccino et des croissants. On demande des spécialités du coin, que l'on nous refuse sous pretexte qu'il n'y en a plus, ce qui n'empêche pas le serveur d'en servir à nos voisins italiens 5 mn après!

On se ballade un peu dans la ville. Puis on prend l'overcraft qui va vers Vulcano.

Vulcano

Qui est une ile beaucoup plus petite. Elle est volcanique et il y a des sources chaudes. On voit le volcan qui dégage des fumées sulfureuses. On se baigne dabord dans la mer, là où il y a des sources chaudes. L'eau y est localement très chaude, avec des petits bouillons assez impressionnants. Il y a même certains rochers qui sont brulants! On évite de boir l'eau car elle est très sulfureuse.

Après quelques hésitations on va se baigner dans la mare de boue qui est à coté de la plage. Et où se baigne déjà quelques mémés. Ce n'est pas trop désagréable. Il parait que c'est très bon pour la santé et pour les problèmes de peau.

On fait une petite bronzette sur la plage de galets. On sent un peu le soufre, mais c'est les vacances. On va déjeuner dans une pizzeria du village, où on prend une très bonne pizza.

On se ballade un peu sur l'.le. Mais on ne voit rien L'overcraft qu'ils appellent aliscafi :i2 refid=div.aliscafi d'interessant. Aussi on reprend l'overcraft pour Lipari

On rencontre sur le port une anglaise qui habite à Lipari et qui nous indique le petit hotel de Enzo el Negro (l'hotel de Tomaccio). L'hotel est tout neuf car Enzo qui est pêcheur vient de se lancer en paralèle dans l'hotellerie. Le cadre est très sympa et les chambres sont vraiment nickel. Enzo nous accepte pour une nuit bien que normalement il n'accepte que des clients pour 2 nuits. Il a une bonne bouille qui fait la joie d'Hugues.

On va se ballader un peu en ville. On téléphone Hugues à la charge, moi à mon répondeur pour avoir des nouvelles de Frédéric. On retrouve notre anglaise sur le port avec tous ses enfants. Elle nous donne encore quelques tuyaux. Elle est vraiment très gentille.

On voit un pêcheur qui répare ses filets. On prend une bière. Puis on se ballade encore dans la ville. On achète des swatchs qui disent "je te veux et tu es" de douze facons différentes.

On rentre à l'hotel pour se récurer et changer le parfum du soufre pour celui de l'eau de cologne.

On se promène encore dans les rues en cherchant une tratorria. On trouve la trattoria d'Oro qui est via Umberto, toute petite rue, mais cela vaut la peine car c'est très sympathique et pas trop cher. On a des voisins charmants (surtout elle) avec qui on papote.

On va prendre une vodka dans un bar qui a l'air assez à la mode. Puis on rentre à l'hotel où il y a des allemands qui sont en train de parler sur la terrasse. On va se coucher vers 10h30. On a encore des voisins qui ont une nuit agitée.

Samedi 1er avril

Reveil assez tardif vers 8h45. Petit déjeuner sur la place du port. On prend un granite spécialité locale. C'est à dire sorbet au citron pas trop glacé avec des brioches. C'est très bon. Pour compléter on prend des croissants à la marmelade ou à la crème, qui sont à 15f pièce!

La veille au soir Enzo nous avait proposé une ballade en bateau autour des îles du coin, que nous avions accepté. Aussi on pren d le bateau à 10h30. On est un peu décu car on s'attendait à partir avec Enzo dans son bateau de pêche et il s'agit d'un bateau de touristes avec une vingtaine d'autres personnes et sans Enzo. On se met à l'avant, il y a des allemands en haut.

On fait le tour de l'île, on voit des carrières avec des pierres très blanches, puis des plaques de soufre.

île de Salina

On arrive à Salina qui est une île voisine, vers midi. On a deux heures de quartier libre. Comme on ne veut pas tomber dans le piège de l'unique bar du coin. On ne recule pas devant la distance annoncée de 3km pour le premier hameau et 8km pour le bourg de l'île. On monte donc dans les lacets qui mène au hameau. On a une très belle vue sur la mer et le décor champ.tre est très agréable. Il y a très peu d'autos ou cyclomoteurs. Un de ces rares automobilistes veut bien nous prendre en stop jusqu'au village.

On traverse deux petits villages, où on s'arrête pour prendre un coca. On visite leur églises qui sont vraiment charmantes, TRès claires avec des fresques très colorées sur les murs. Ces villages sont visiblement assez pauvres, avec quelques vignes et champs d'oliviers. On se demande vraiment de quoi il vivent.

En tout cas dans ces villages on savoure le calme ambiant qui contraste vraiment agréablement avec le bruit et les pétarades qui sont de rigueur dans toutes les villes que nous avons vues en Italie.

On redescend vers le port. On fait une petite bronzette d'un quart d'heure sur la plage de sable noir en attendant le départ du bateau qui nous ramène à Lipari.

On y retourne en faisant le tour par l'autre coté. On voit des grottes qui s'ouvrent au niveau de l'eau et une petite presque-île qui est retenue à la grande île par un cheveu de rocher! Les allemands mitraillent ces merveilles!

Ce qui est plus sympa c'est le récital que nous fait un des matelots avec sa guitare et sa voix de ténor assez superbe. Le temps s'est couvert au retour et il fait presque froid.

Arrivés à Lipari à 16h, on prend un thé à la terrasse d'un café. On retrouve nos voisins de restaurants d'hier soir. Puis on rentre à l'hotel.

On se renseigne sur les horaires d'Aliscafi dans une agence où ils font un peu la gueule car on ne leur achète rien. On prend une bière dans un café et on discute sur l'efficacité et la foi.

Puis on va à la trattoria d'Oro via Umberto où on prend une salade de poulpes et des spaghettis mezzo-note et une carafe de vin blanc très bon.

On rentre à l'hotel où on rencontre la jeune allemande qui avait tapé dans l'oeil d'Hugues et avec qui visiblement il avait la côte. Malheureusement il y a 4 autres allemands sur la terrasse avec elle dont son petit ami. Cela ne m'empêche pas de l'accaparer. Tandis qu'Hugues croise le fer avec les insituteurs écolo allemands...Au bout de 2h on va se coucher après avoir b– pas mal de quanti en ce qui concerne Hugues.

En récupèrant notre lessive qui sèchait sur le balcon on dit un dernier bonsoir à Inge qui est sur le bacon voisin. On prépare les bagages pour le départ du lendemain.

Dimanche 2 avril

Reveil 7h, douche qui sera peut-être la dernière propore avant longtemps! On prend l'aliscafi pour Milaso. On obtient une réduction pour moi. L'aliscafi est un peu en retard. Il y a une heure de traversée. On a mis les bagages dans le coffre à bagages à l'arrière. On s'arrête à Vulcano avant Milaso.

A Milaso on prend un train qui était sur le point de partir pour Palerme. Où on arrive vers midi.

On essaie alors de prendre un train pour Chistea

Chistea Mais il n'y en a pas le Dimanche. Alors on prend le bus numéro 9 pour Montréal

Montréal Où il y a une très jolie cathédrale qui malheureusement n'ouvre qu'à 15h30. On attend donc pendant une heure et demie dans le jardin voisin d'où on a une belle vue sur la ville de Palerme qui elle même est très moche. On mange aussi une pizza dans le café en face de la cathédrale avant qu'enfin celle ci ne soit ouverte à 16h.

Cela valait la peine d'attendre car il y a des fresques magnifiques sur toutes les parois, qui décrivent l'ancien et le nouveau testament. Il y a aussi des colonnes corinthiennes en marbre. Le tout datant du 12ième siècle à l'époque de la conquète de la Sicile par Guillaume II et les Normands

Guillaume II

On reprend le bus numéro 9 pour la gare. On redemande des renseignements sur les horaires de train et ceux que l'on nous donne sont complétement contradictoires avec les précédents!

En fait pour aller à Chistea on peut prendre le train pour Trapane :i2 refid=vil.Trapane et s'arreter à Catalfine :i2 refid=vil.Catalfine qui est une ville pas trop loin de Chistea.

On tourne en rond dans la gare en étant renvoyé de guichet en guichet pour essayer d'obtenir un billet gratuit pour accompagnateur.

Finalement on preprend le train avec un seul billet et le controleur ne nous demande rien. Le train, qui est toujours aussi lent. Déjà ce matin on a mis 3h pour faire 150km!

On fait du stop pour aller de la gare qui est en rase campagne à la petite ville. On va au restaurant hotel, où il y a pas mal d'ambiance. Malheureusement l'hotel est complet et il n'y en a pas d'autre. On sort alors dans la rue pour demander aux gens si on peut squatter chez eux. Mais on a pas beaucoup de succès. Alors on demande si quelqu'un peut demander pour nous au curé. En fait il y en a une dizaine pour cette toute petite ville! Un d'exu contacté accepte de venir nous chercher à 23h pour nous héberger. Alors on retourne dans l'hotel restaurant pour diner en attendant. On prend des rigattoni très bons avec une bière. On invoque une crise de foie et le risque de mélange avec la bière pour refuser le champagne italien que nous propose la tablée voisine qui fête une noce. On rencontre aussi un type qui a vécu sur la côte d'azur et qui s'est fait escroquer. Aussi il est revenu habiter en Sicile. Il en a encore gros sur la patate. Le curé arrive finalement à 23h30 nous retrouver au café, alors que l'on commencait à envisager des solutions de repli. Il prend une énorme glace avant de nous emmener dans son presbytère. On dort au rez de chaussée dans une salle de cathéchisme Hugues sur un lit de camp et moi sur un matelas posé sur l'estrade.

Lundi 3 avril

On monte dans la cuisine du padre pour prendre un bol de lait et des biscuits. Puis il nous montre son église avant de nous accompagne dans le village. Il est salué par totu le monde. Il nous trouve sans peine un type qui a une mercedès toute neuve avec 280km, à qui il demande de nous accompagner jusqu'à Cejesta.

Cejesta

Il y a 3 ou 4 km avant que la mercedès nous dépose là bas. On monte sur le petit monticule ou se situe le temple. C'est un temple magnifiquement conservé depuis le 4ième siècle avant Jésus-Christ. Il est vraiment impeccable. Les trente six colonnes sont encore toutes debout, ainsi que les chapiteaux.

Puis on monte à pied sur 2 km sur une colline ou il y a les vestiges du théaecirc;tre. Là par contre il ne reste pas grand chose et on profite surtout de la jolie vue des moutons qui paisent au alentours. Il y a pas mal d'allemends buyants, mais heureusement on arrive à avoir un moment de calme pour profiter du site, car il n'est encore que 9h du matin. On redescend à pied de la colline, pour aller à pied jusqu'à la gare de Catalfine.

On voit passer un train au loin. Mais on ne peut pas l'attraper car il nous faudrait traverser une gorge avec une rivière pour y arriver! On attend sur le quai le train suivant pendant une demi-heure. Il y a beaucoup de vent car le sirocco souffle.

sirocco Ensuite on a trois heures de train pour aller de Catalfine à Palerme, où on arrive à 14h. Soit deux heures et demie pour faire 80 km!

On essaie en vain d'avoir des couchettes dans notre train du soir à la gare de Palerme. Puis on va se ballader dans la ville.

Dabord tout nous parait sombre et degueulasse. On marche au travers de plusieurs quartiers pas très reluisants, avant d'arriver à la place Setimo, qui enfin recueille la bienveillance d'Hugues!

piazza Setimo

Il y a auyssi la piazza Castel Nuevo et la via de la Liberte

piazza Castel Nuevo

via de la Liberte On marche le long d'une des vaste contre-allées piétonnes qui borde la grande avenue. On passe devant la cathédrale. Qui est assez amusante de l'exterieur, bien que sans interêt à l'interieur.

Puis devant l'Eveché qui semble assez ancien et beau. Puis on va jusqu'au palais des Normands.

palais des Normands On trouve avec du mal l'entrée du palais. Il y a un joli petit jardin à l'interieur. Puis on va à la chapelle Palatine. Chapelle du 12ième siecle avec des mosaiques magnifiques de toutes les couleurs, très bien conservées. Et des plafonds en bois qui sont aussi très bien conservées et très ouvragées.

Sur le chemin du retour on repasse devant la cathédrale. A l'intérieur on monte visiter son trésor. Où il y a notamment la couronne de Constantin :2 refid=his.Constantin et des tas de bagues épiscopales.

En retournant à la gare on s'arrête dans une pharmacie car Hugues est un peu barbouillé. On prend un croissant au buffet de la gare en attendant le train de 19h05. Sur le quai on arrive à décrocher des couchettes auprès du controleur.

Après le départ on attend avec impatience que nos compagnons de compartiment veuille bien déplier les couchettes car la journée de marche avec les sacs à dos nous a bien fatiguée. On est avec des jeunes qui partent au service militaire. On rencontre Horacio et Daniella qui sont frère et soeur et respectivement prêtre et étudiante. Je me couche sur une couchette haute sans attendre la fin de la conversation.

Mardi 4 avril

En arrivant à Rome je jette une de mes chemises Jésus, qui m'avait rendu tant de services, mais qui ne pourrait même plus serivr de chiffon tellement elle est usée. On prend des croissants au buffet en attendant le train pour Florence, qui part à 10h. C'est un train qui nous change de la Sicile car il met à peine plus de deux heures pour faire 316km.

On arrive à 12h25. On commence par chercher une pension. Mais c'est difficile car elles sont toutes occupées. A la n-ième la dame nous indique une autre dame qui elle même nous en indique une autre qui connaitrait quelqu'un qui aurait peut-être de la place. On finit par trouver une pension à 39 000 lires pour les deux sans petit déjeuner, qui est très propre, dans un appartement qui vient d'être refait et qui ne doit pas être encore déclaré à personne! Après avoir déposé nos affaires on part se promener.

Nos pas nous porte vers le Dôme.

Dôme cathédrale du 14ième et 15ième siècle, construite en une centaine d'années. On monte par différents escaliers interieurs jusqu'au sommet du Dôme. Je ne paie pas, ce qui sera le cas dans tous les futurs musées. En haut on voit l'interieur du Dôme. Malheureusement la voute est en refection. A l'exterieur il y a un balcon circulaire qui permet d'avoir une belle vue sur toute la ville et les alentours. On se rends compte que Florence est vraiment une petite ville. Et la campagne est très proche!

A coté du Dôme il y a le Campanil

Campanil qui est à coté du Dôme et aussi assez haut. On va visiter le musé e du Dôme qui est dans une maison voisine et rassemble toutes les pièces interessantes. On voit notamment la Pieta, statue inachevée de Michel-Ange qu'il a commencé à 80 ans. On voit aussi des tribunes pour les choeurs qui viennent du Dôme. Et des morceaux des portes du baptisthère. On voit enfin des maquettes du Dôme et de la facade.

PUis on va dans le baptisthère où il y a des mosaiques qui sont bien conservées. Il s'agit d'un grand baptisthère avec quatre portes monumentales aux point cardinaux. Qui datent aussi du 13ième siècle.

De là on va vers ce qui était le centre politique avec la piazza Senora et le palazzo Vecchio.

piazza Senora

palazzo vecchio

musée des Offices

On passe aussi au musée des offices qui est fermé pour cause de grève, une fois de plus.

Dans le palazzo Vecchio on admire la grande cour centrale, dans la galerie de laquelle un film est en tournage au premier étage.

On monte dans la salle des cinq cents avec des mosaiques et des tapisseries sur les murs. Cette salle était la salle de bal. Acoté on voit la salle des deux cents. Puis les chapelles avec des plafonds très décorés.

On visite un peu toutes les salles d'apparaecirc;t, notamment la salle d'audience qui est très belle, ainsi que la salle verte avec un plagfond de peintures florentines et les murs en vert.

En sortant du palais on fait un tour dans le quartier avant d'aller se reposer à la pension. On en ressort pour diner d'une tranche de jambon. et une assiette de crudités. Puis on va se coucher.

Mercredi 5 avril

On se reveille bien reposé à 7h30, on utilise le pipi de chat froid qui sert de douche. Puis on descend dans un petit café du quartier pour petit déjeuner.

Pages personnelles de Sylvain NIVARD