Maman a vendu en septembre dernier le grand appartement parisien dans lequel nous avions grandi et avec le gros chèque qu’elle a touché, a décidé d’inviter toute sa nombreuse famille une semaine en vacances. Je n’avais pas envie de revenir au Sénégal et en particulier à Sali où j’étais déjà venu avec Delkphine mais je n’ai pas été entendu Mais de toute facon, où ira ma famille j’irai et j’ai donc suivi la majorité. Isabelle s’est gentiment chargé de reserver pour nous tous avion et hotel. Ce qui fait que nous avons tous rendez vous à 13h30 à Roissy 2C pour enregistrer en ce jour de Noël.
Cette année nous avons un peu adapté le calendrier et avons fété Noël dès le 23 et le 24. C'est-à-dire que samedi 23 nous avons été à la messe soit pour maman et moi à la messe d’enterrement de madame bouillot qui avait lieu à Méry dans l’après-midi soit à la messe hebdomadaire qui avait lieu à Saint Georges à 18h30. Maman a même été aux deux offices ! Et nous avons entrepris de déballer nos cadeaux au pied du sapin dès le dimanche 24 au matin. Car mes sœurs présentes, Isaure, Charlotte et Isabelle souhaitaient pouvoir rentrer tranquillement à Paris dès le dimanche soir pour faire leurs valises. Ce qui fait que maman et moi avons passé la veillée du 24 seuls à méry, sans aller à la messe mais en rangeant la maison après le passage des huit petit enfants.
Nous avons donc fermé la maison ce matin et pris la voiture pour rentrer à Paris où maman m’a déposé vers 12h30 rue Vital. J’ai bouclé ma valise que j’avais déjà presque fini de préparer samedi matin avant de partir à Méry. Je prend un verre de vin et un morceau de fromage avec mon voisin Clemens en attendant la voiture PaM que j’ai reservé pour 13h30. Ce qui fait que je suis quelques minutes en retard lorsque le chauffeur sonne chez moi. Une fois que nous sommes partis et que nous roulons sur le périphérique je réalise que j’ai oublié mon carnet de vaccination. Clemens à qui je téléphone et qui a la clé de chez moi me confirme qu’il est bien sur mon bureau dans ma chambre. Le chauffeur hésite à faire demi tour car cela risque de le mettre en retard dans son planning, j’appelle Bruno qui est déjà à Roissy et qui a l’habitude du Sénégal et qui me dit que l’on pourra négocier à l’entrée au Sénégal de ne pas avoir de carnet de vaccination. J’arrive donc à roissy vers 14h15 et mon chauffeur me conduit jusqu’au comptoir d’enregistrement.
J’enregistre sans difficulté et l’hotesse m’annonce que j’ai une place qui m’a été gardée à coté de maman. Une fois que j’ai ma carte d’embarquement j’appelle Isabelle car apparemment ils ont déjà tous enregistré car je ne vois personne ou plutôt personne ne me fait signe ici à l’enregistrement. Mais en fait non ils sont tous là quelques comptoirs plus loin. Quelques uns ont déjà enregistrré dont Hortense, Claire, Blaise et eloi, qui ont réussi à enregistrer avec seulement des cartes d’identité mais on refuse l’enregistrement à Philippe et Isabelle qui n’ont que des cartes d’identité pour leurs filles et plus grave Côsme n’a carrément ni carte d’identité ni passeport. Du coup la plupart d’entre nous n’ont pas enregistré et Philippe et Jean-Pascal sont au comptoir à tenter de négocier tandis qu’Hortense et Isabelle s’activent au téléphone pour tenter de trouver une solution pour récupérer la carte d’identité de Côsme restée à Bruxelles et une copie du Voitur pour l’hotel que maman a laissé à Méry. Finalement on parvient à négocier l’enregistrement de tout le mponde y compris de ceux qui n’ont qu’une carte d’identité. Sauf Cosme et Bruno qui restent derrière nous et qui vont rentrer à Bruxelles chercher la carte de CÔsme et qui, nous l’espèrons, nous rejoindrons demain avec un vol qui part de Bruxelles pour Dakar. Bruno est admirable de détachement et de philosophie.
Une fois le contrôle de police franchi, nous nous installons aux tables d’un café pour prendre des sandwichs et des boissons. Il est encore tôt pour notre vol prévu à 16h40 mais pas assez pour aller déjeuner à l’Hippopotamus que j’avais repéré, en téléphonant hier à Aéroports de Paris mais qui est au terminal 2D. Puis on embarque dans un Boeing 777 en pré-embarquement et je m’installe à coté de maman et à coté d’un sénégalais qui commence à nous raconter sa vie, quand Hortense installée au fond de l’avion vient lui demander de faire un échange avec Eloi car une hotesse ne veut pas qu’elle reste seule adulte au milieu de ses deux enfants Eloi et Blaise. Nous récupérons donc Eloi comme voisin qui est vraiment adorable et qui joue aux cartesavec Manine. L’hotesse Nadège vient me voir pour m’expliquer les consignes de sécurité et insiste pour que je fasse part de mes remarques et suggestions à propos de l’accueil des personnes handicapées dans le bulletin prévu à cet effet. Il y a des écrans vidéo à la demande sur chaque dossier de siège avec des films qui tournent en boucle et démarrent à une fréquence de toutes les quinze minutes. J’écoute mon lecteur de CD Daisy en attendant le déjeuner. On nous sert un apéritif avec un champagne médiocre puis un déjeuner pas mauvais avec en entrée une petite salade de légumes très bonne.
Puis je démarre mon ordinateur et traite quelques courriels jusqu’à notre descente sur Dakar. Maman à coté de tente de dormir un peu en s’allongeant sur les deux sièges tandis qu’Eloi est parti se ballader dans les allées.
Nous arrivons à Dakar vers minuit. Bruno nous avait promis une limousine sur le tarmak pour accueillir en VIP Manine et il y a bien une limousine sur le tarmak mais Philippe qui pose la question au chauffeur apprend que ce n’est pas pour nous et nous nous retrouvons dans l’aérogare. Là manque de chance il y a un mouvement de grève des personnels au sol et qui du COUP déchargent les bagages au compte gouttes. Pendant que certains d’entre nous se dévouent pour attendre au pied du tapis roulant, d’autres suivent le guide qui est venu nous chercher et qui nous conduit à l’autobus qui doit nous conduire jusquà’ l’hotel à Sali. Là on attend deux bonnes heures pour que tous nos bagages soient récupérés . Je somnole dans l’autobus en tentant d’écouter mon CD Daisy. Les enfants s’endorment les uns après les autres en s’allongeant sur les banquettes. Heureusement l’autobus est plus grand qu’il ne faut pour notre groupe de 22 personnes.
Nous prenons enfin la route et traverson la banlieue de Dakar endormie. Le long de la route nous pouvons voir de nombreux moutons qui sont parqués dans l’attente de la fête de Tabaski qui a lieu dans quelques jours cette année le 31 décembre et qui comémore le sacrifice d’Abraham avec un mouton qui a miraculeusement remplacé Isaac au moment où Abraham allait le sacrifier. Du coup chaque bon musulman doit sacrifier un mouton et il y a une énorme demande qui se concentre à ce moment là et des quantités de moutons qui sont parqués en attente du jour dit.
Nous finissons par arriver à l’hotel Royam où nous allons prendre nos clés à la reception qi est installée en plein air au bord de la piscine. Les employés qui assurent la permanence sont un peu paumés dans la répartition des clés mais nous finissons par nous répartir entre ceux qui vont occuper les trois villas qui sont à une dizaine de minutes à pied où parait il y a carrément trois chambres par villa, un salon, une cuisine etc. Et puis nous avons quatre chambres plus classiques avec deux ou trois lits ici dans l’enceinte de l’hotel qui sont dans des bungalows individuels regroupés par îlots.
Je me retrouve dans la chambre 73 qui est dans l’ilôt 7. J’ai une chambre seul comme je l’avais demandé à Isabelle. Elle est très propre et vaste. La disposition est assez originale en arrondi avec deux gros pilônes ronds à l’entrée et trois marches qui mènent de l’entrée à la chambre. La douche est ménagée dans l’un des pilônes et le sol est carrelé.
Je m’installe, fait ma toilette et me couche vers 4h.
Je me réveille vers 9h à ma montre. Je fais ma prière matinale dans mon lit avant de me doucher et de me raser et puis j’entreprend de sortir seul de ma chambre et de tenter de trouver le lieu du petit déjeuner en tachant de trouver mon chemin dans le labyrinthe des allées qui serpentent entre les bungalows. Heureusement je finis par rencontrer un couple et la dame m’accompagne jusqu’au bord de la piscine où se trouve le restaurant.
J’y retrouve Hortense qui est déjà levée avec Blaise et Eloi. Elle me sert gentiment un petit déjeuner copieux avec salade de fruits délicieuse, crèpe et différents petit pains. Il n’y a que le jus d’orange style Tang qui est très décevant et je me rabat sur le bissap. On papote et puis peu à peu les autres nous rejoignent dont maman qui a sa valise qui est verrouillée et qui ne peut pas accèder à ses affaires. Du coup elle porte des vétements empruntés à Hortense. Nous sommes plusieurs à porter le t shirt suggéré par charlotte et conçu spécialmeent par Philippe et Isabelle à la gloire de la constellation Manine. Maman finit par les remarquer et semble être très contente de cela.
Maman apporte sa valise verrouillée à la table du petit déjeuner et j’entreprend d’essayer dans l’ordre toutes les combinaisons du verrou à trois chiffres. Si on s’y met à vingt à tour de role on devrait sans difficulté pouvoir trouver la bonne combinaison. Mais c’est sans compter sans l’indiscipline familiale. Lorsque j’ai tenté les 80 premières combinaisons, je passe la main à Hortense qui fait cela plutôt distraitement tout en papotant et du coup se retrouve au bout de dix minutes à la combinaison 307 ce qui est tout à fait impossible car il faut ouvrir et fermer à chaque fois les loquets de la valise ce qui prend du temps. On revient donc à 110 où Isaure prend le relais. Mais elle refuse, comme d’habitude, de faire cela selon la méthode proposée et préfère tenter des combinaisons selon ses observations de l’usure de la serrure. Maman de son coté si’mpatiente et va à la reception pour demander à ce que quelqu’un vienne forcer la serrure. Bref, tout cela est plutôt mal parti quand Eric arrive au petit déjeuner et nous voyant nous énerver sur cette serrure annonce que la combinaison est le 422, qui s’avère effectivmeent être la bonne. En fait cette valise est une ancienne valise d’eric qui est restée avenue elisée Reclus et qui resemble à la valise de maman. Et Eric se rappelait encore la combinaison. Maman soulagée peut accèder à ses affaires.
Nous allons nous mettre en tenue de plage. Hugo gentiment me raccompagne pour cela à ma chambre. Et puis nous nous retrouvons tous sur la plage qui est magnifique avec un sable fin, des palmiers tout du long qui masquent les constructions des hotels et une mer très calme.
L’eau de mer semble un peu fraiche au premier abord mais en fait elle est délicieuse et nous nous baignons plusieurs fois longuement. Je fais aussi une séance de gymnastique sur le sable avec Jean-Pascal et Philippe. Puis comme je sens le soleil qui commence à taper sur ma peau de parisien je vais m’allonger sur une chaise longue à l’ombre où j’écoute mon CD d’Histoire.
Puis nous commencons à avoir faim et allons dans un restaurant les Pirogues voisin de l’hotel repéré par les filles où nous commandons des brochettes de lote et des langoustes. Il y a un groupe de musiciens qui jouent de la musique et chantent entre les tables.
En sortant du restaurant il y a des sénégalais qui nous proposent de nous conduire à l’arrivée des pécheurs de M’bour en calèche. Comme Jacques le responsable du tour operator affilié à l’hotel énerve plusieurs d’entre nous, nous sommes contents de lui échapper et négocions pour partir tous ensemble dans ces calèches. Le temps d’atteler les chevaux et nous nous donnons rendez vous à 15h30 ici à la sortie du restaurant. Hugo m’accompagne encore très gentiment à ma chambre pour que je passe un pantalon et que je prenne de l’anti-moustique car avec cette idée de ballade en calèche je redoute le retour à la nuit tombante avec les attaques de moustiques.
On se retrouve donc tous aux calèches qui sont plutôt des carrioles attelées à chaque fois d’un cheval. Nous nous répartissons dans les différentes voitures. Grâce à ma canne blanche j’ai droit à une voiture confortable avec coussin sur la banquette et dossier. J’y suis avec Hugo et Jean-Pascal plus notre guide Hibou qui tient les guides. Ce qui fait que nous sommes plutôt serrés sur la banquette. Mais il parait que dans les autres carrioles ils sont jusqu’à dix passagers. Nous nous engageons sur des chemins de traverse en terre battue et nous dirigeons vers M’bour où nous arrivons au bout d’une demi heure. Cela nous permet d’observer la vraie vie des sénégalais dans la banlieue d’une grande ville et de sortir de notre univers aseptisé de l’hotel.
Les calèches nous déposent non loin du port des pécheurs où nous arrivons alors qu’il y a déjà des centaines de pirogues qui sont arrivées sur la plage avec beaucoup de monde qui s’affère autour des pirogues ou près de la criée aux poissons. Nos guides nous expliquent qu’en fait le produit de la pêche est partagé en trois entre ceux que les pécheurs conservent pour eux ou pour leurs proches, les poissons non calibrés ou pas très jolis qui sont vendus sur le sable de la plage à des acheteurs locaux et ceux qui sont vendus à la criée et qui sont destinés à l’exportation. Parmi nos guides il y en a un très sympa que l’on surnomme Eddie Murfy dont l’adresse éléctronique est eddiemurfy64@yahoo.fr
Ils nous font admirer les différents étals de poissons et puis nous passons dans la partie de la plage qui est reservée au chantier naval où sont fabriqués parait il une centaine de pirogues par an. La visite est faite par Pierre-Louis qui est parait il le patron du chantier naval. Il nous explique qu’il y a des enfants qui travaillent là et qui sont employés à faire des sculptures et puis on nous répartit et on nous introduit dans des cases où ces sculptures soit disant faites par les enfants sont en vente. Je refuse bien sûr d’acheter quoique ce soit et nous repartons vers nos calèches qui nous attendent . Isaure se fait attendre car elle s’est arrétée dans un magasin pour acheter un sac.
Sur le chemin du retour je suis toujours avec Jean-Pascal et Hibou mais Valentine a remplacé Hugo ce qui fait que nous sommes plus à l’aise. En fait les moustiques sont pratiquement inexistants et la ballade est très agréable avec Jean-Michel notre cheval qui sent l’odeur de l’écurie et qui trotte presque tout le temps.
De retour à l’hotel je fais une petite sieste dans ma chambre et puis je travaille un peu sur on ordinateur avant qu’Hugo ne vienne me prévenir que nous passons à table. Il y a en effet plein de tables qui sont dressées au bord de la piscine avec des housses de tissu passées sur chacun des fauteuils de plage en plastique. Nous commandons un diner avec tarte à l’oignon et dorade grillée qui met pas mal de temps à arriver mais c’est la norme ici. Il y a une animation avec un défilé de mode qui présente les différents maillots et vétements qui sont vendus à la boutique de l’hotel. Malheureusmeent l’animateur braille pas mal dans son micro mais l’organisation a eu l’intelligence de s’aliéner les faveurs du public en engageant quelques vacanciers pour défiler et du coup ils ont pas mal d’applaudissements d’estime. Bruno et Côsme qui étaient bloqués dans les embouteillages à la sortie de Dakar finissent par arriver et nous rejoignent à table.
Après le diner l’orchestre qui avait joué à l’apéritif reprend la main et j’invite maman à danser une valse au bord de l’eau. Puis avant d’aller nous coucher maman m’accompagne à la reception où je veux demander si il serait possible de jouer du piano quelque part. Le préposé me recommande d’aller demander au chef de l’orchestre qui est au clavier. J’invite maman à danser un rock en attendant qu’ils terminent leur morceau et c’est très sympa de danser ainsi en plein air. Le chfe d’orechestre consulté me dit qu’il laisse son clavier pendant la journée et que du coup je pourrais sans difficulté y jouer mais en fait ils remballent le materiel car il est installé juste au bord de l’eau et du coup je ne pourrais pas y jouer sauf la prochaine fois qu’ils reviendront je pourrais peut-être utiliser le clavier entre leur rpéétition et la prochaine soirée. Je papote avec un homme qui perd la vue et qui semble ne pas avoir le moral.
Puis nous allons nous coucher. Je ne tarde pas car la nuit précédente a été courte.
Je me réveille vers 8h après plus de huit heures de sommeil et j’en suis très satisfait. Maman passe me dire bonjour mais je ne suis pas prêt pour la suivre au petit déjeuner. Je me prépare et puis je rejoins seul le petit déjeuner en me faisant guider par un monsieur pour la dernière partie du parcours. Comme personne ne me fait signe, je m’installe à une table seul. Un des serveurs m’apporte une salade de fruits, un bissap qu’il appelle jus d’oseille et un thé. Et puis l’un des miens s’avise que je suis là et je déménage pour aller à la table où sont déjà maman, Hortense, Isaure et quelques enfants.
Après un petit déjeuner toujours aussi copieux, Bruno m’accompagne à ma chambre où je prend mon ordinateur et nous nous installons à une table basse près de la reception où il y a une antenne wifi qui nous permet de consulter nos mails. Je n’ai rien d’urgent et au bout d’un moment j’en ai marre de lire des courriels ininteressants et je préférerai aller à la plage. Je pousse donc Bruno à arréter et nous retournons à nos chambres pour nous mettre en tenue de plage. En plus nous étions régulièrement dérangés par des sénégalais à qui Bruno répond de facon très sèche et je ne sais ce qui m’est le plus désagréable entre leurs intrusions ou ses rabrouements.
Sur la plage il fait toujours aussi beau et la mer est toujours aussi délicieuse, bien que fraiche au premier abord. Je fais un peu de gymnastique en compagnie de Jean-Pascal qui me montre de nouveaux exercices d’abdominaux assez fatiguants. Puis nous allons faire un tour en kayak qui est en libre service sur la plage. Nous pagayons jusqu’à un cap qui nous cache la plage suivante où il y a un autre hotel moins joli que le notre. Mais d’une facon générale les constructions sont relativement discrètes et ne dépassent pas de la hauteur des arbres donc le paysage est plutôt bien preservé. Au retour nous avons le vent dans le nez et il nous faut pagayer un peu plus ferme pour revenir à notre point de départ.
Pour déjeuner nous nous retrouvons tous au restaurant de l’hotel où nous prenons notre demi-pension avec pour moi des rillettes d’espadon et une cotelette d’agneau ratatouille.
Pour l’après-midi Bruno a pris les choses en main et a négocié avec notre guide Eddie Murfy un tour dans la reserve d’animaux Bandia qui est à 15 kilomètres d’ici. Il nous a reservé un mini bus bringuebalant qui nous attend à la porte de l’hotel à 15h30. On y grimpe tous et on part pour de nouvelles aventures. Il y a pas mal d’ambiance dans le mini bus où nous sommes un peu tassés et heureusement le trajet n’est pas trop long.
Arrivés dans la reserve tout le monde se répartit dans deux 4X4 pour aller à la renocntre des animaux. Je préfère pour ma part rester attablé avec mon ordinateur que j’ai apporté, à une table du bar restaurant voisin. Car cela ne m’amuse pas de me faire balloter dans un 4X4 pendant une heure et demi pour ne pas voir d’animaux. Jean-Pascal me conduit gentiment au bar et me laisse à une table à l’ombre. Le maitre d’hotel vient s’installer en face de moi et engage la conversation après m’avoir servi un Coca avec des glaçons qu’il m’assure être faits avec de l’eau minérale. Il s’appelle Oumar lui aussi comme Eddie Murfy et est d’origine de Dakar mais habite maintenant ici et est marié avec une femme du coin. J’ouvre mon ordinateur et pianote un peu ces notes tandis qu’Eddie Murfy vient aussi s’asseoir à ma table.
Le reste de la famille me rejoint après une ballade qui leur a beaucoup plus. Ils ont vu les deux rinhocéros de la reserve, ainsi que des girafes et autres animaux. Près du bar restaurant il y a une rivière où viennent boire les animaux au coucher du soleil. Et on voit sur l’autre rive des crocodiles qui impressionnent beaucoup les enfants. Certains commandent des boissons. Nous avions imaginé de diner ici mais malheureusement le restaurant ne sert que pour le déjeuner.
Nous remontons donc dans notre mini-bus et reprenons la route de Sali. On arrive aux abords de notre hotel et on va directement au restaurant des pirogues pour s’installer pour diner. On commande six langoustes pour les adultes mais en fait il n’y en a pas assez dans le vivier et on doit se rabbattre sur des soles pour ce qui me concerne et seuls mmaman et Charlotte ont des langoustes. Il y a une chanteuse qui joue de la musique et nous chante des chaons sénégalaises.
Puis après le diner en repassant par le restaurant de l’hotel, maman me signale qu’il y a le monsieur qui perd la vue et auprès de qui je m’arrête pour lui faire une démonstration de ma synthèse vocale. Cela l’impressionne beaucoup mais il ne semble cependant pas convaincu que cela pourrait le concerner et lui être utile. J’en ai profité pour me connecter à internet et pour télécharger mes courriels du jour. Puis maman me raccompagne à ma chambre avant de monter à la sienne, la 78 qui est juste à coté au premier étage d’un bungalow.
Je me réveille vers 7h. Une fois que je suis préparé, je traite quelques courriels et puis je me dirige vers le petit déjeuner. Je me fais encore aider par un monsieur sur la dernière partie du trajet et il me laisse dans les mains de ma sœur Isaure qui est déjà attablée avec Côsme, Hugo et Mathias. Ils me servent un petit déjeuner toujours copieux. Jusqu’à l’arrivée de maman, à qui j’ai le malheur de demander une nouvelle tasse de thé alors qu’elle n’a encore rien mangé et du coup elle pète un cable et s’en prend durement à Hortense qui passait par là. J’ai apporté mon ordinateur au petit déjeuner dans l’intention de transferer mes courriels traités ce matin mais en fait Philippe me demande de vider la carte mémoire de l’appareil photo d’Isabelle sur mon ordinateur via le port USB et cela me prend pas mal de temps ce qui fait que je n’ai plus assez de temps pour aller m’installer à une table plus proche de l’antenne wifi, et pour transferer mes courriels. Car nous avons rendez vous tous à 9h30 pour partir en excursion et il ne faudrait pas se faire attendre. Philippe m’emmène gentiment à ma chambre pour que je dépose mon ordinateur et que je prenne mon bballadeur lecteur de CD Daisy.
On se retrouve tous à peu près à l’heure, et on monte dans un mini bus plus moderne que celui d’hier. Heureusmeent car cette fois ci nous avons plus d’une heure et demie de route pour aller jusqu’à une mangrove où on va monter dans des pirogues à moteur pour admirer la nature et les oiseaux. On fait le trajet dans la bonne humeur et je papote longuement avec Jean-Pascal.
Arrivés sur place nous sommes cueillis à la descente du mini bus par une nuée de femmes qui veulent nous vendre des chapeaux et autres objets. Il y en a une qui insiste pour me vendre celui qu’elle m’a mis d’autorité sur la tête mais je ne cède pas à son insistance et ses tentatives de me mettre devant le fait accompli. Nous finissons par monter dans deux grandes pirogues. Il y a eu un long moment d flottement car Bruno est parti pour négocier un déjeuner dans un restaurant voisin qui en principe nous attendra à notre retour.
La ballade en priogue dure environ deux heures et est très agréable. Il fait doux avec juste ce qu’il faut comme air. Le paysage ne semble pas époustouflant car mes sœurs sont plutôt impaitentes de rentrer mais l’huemru reste bonne bien que Lucie est manifestmeent un début de conjonctivite à l’œil et Mathias du mal à se laisser arracher un pansement qui couvre une plaie faite la veille. Il y a un guide sur notre pirogue qui tente vaguement de nous donner quelques explications sur la pêche locale mais cela n’interesse pas grand monde. Dans l’autre pirogue il y a Jean-Pascal qui profite d’une pause pour se baigner.
Une fois que nous sommes de retour au village où nous avons embarqué, on nous conduit vers le restaurant qui a été reservé et qui est un pe à l’intérieur des terres. Là en fait rien n’est prêt pour nous même pas les tables qui ne sont pas dressées. On hésite à repartir trouver un ature restaurant mais les sénégalais s’activent et notamment Eddie Murfy qui est motivé pour toucher sa commission d’apporteur d’affaires et on finit par être installés autour d’une table où peu à peu arrivent des couverts, des verres, des boutielles et enfin des assiettes de poulet avec du riz ou des frites. Pendant que nous attendions les jeunes garçons ont entrepris de grimper sur l’arbre en dessous duquel nous attnedons et Victor a failli en tomber. Le poulet est plutôt bon et le moment agréable même si l’endroit est on ne peut plus simple.
Ensuite on remonte dans le mini-bus et on quitte ce village pour rentrer à Sali. Les enfants sont encore très sages pendant tout le trajet grâce notamment à Hortense et Isabelle qui sont assises avec eux à l’arrière leur fait faire différents jeux assez calmes. Je fais une petite sieste et puis nous arrivons à l’hotel.
Là nous avons tous envie de nous rafraichir et la baignade est la bienvenue. Je préfère me baigner dans la piscine pour ne pas me saler notamment les cheveux que je me suis lavé ce matin. Et puis il fait bientôt nuit et je ne veux que me rafraichir et aller rapidemment ensuite dans ma chambre bien au chaud. Je joue un peu dans avec Adèle, Valentine et Eloi qui nagent tous les trois bien maintenant et c’est un vrai bonheur de batifoler avec eux.
De retour dans ma chambre, je prend une bonne douche chaude et puis je me met à mon ordinateur en attendant l’heure du diner. Maman a récupéré tous les petits dans sa chambre pour leur faire prendre une douche et elle est aussi très heureuse de ce moment passé seule avec eux. Elle passe me chercher pour aller diner. On se retrouve tous autour de tables au bord de la piscine. Comme dh’abitude l’un de nous a passé à l’avance la commande pour la table des petits afin qu’ils soient servis plus rapidemment. Je prend une tarte au fromage suivi d’un poisson à la sénégalaise appelé toubedienne. Puis on va se coucher car il est déjà pratiquement 23h quand on termine le diner et nous sommes fatigués et surtout il faut reconduire les petits dans leurs chambres dans les villas éloignées. En attendant on les avait allongé dans les chambres 25 et 26 des van Eeckhout.
Je suis content car ici mes nuits sont bien meilleures et je me réveille toujours précisément au bout de cinq heures de sommeil mais je parviens à me rendormir. Cependant j’ai un rhûme qui me guette et je me réveille avec le nez bouché. Cela vient peut-être de la nuit précédente que j’avais passé avec la climatisation. Je me douche et m’habille avant de faire un peu d’ordinateur. Puis vers 8h30 je sors de ma chambre pour m’entendre hélé par maman qui me domine depuis sa terrasse sur laquelle elle est sortie en se réveillant. Je vais au petit déjeuner grâce à une dame qui m’amène à une table au soleil où je m’installe seul avec mon ordinateur. Je transfert mes courriels et puis Hortense me rejoint avec Eloi et blaise. Ils m’apportent chacun un bout de mon petit déjeuner pantagruelique. Peu à peu les autres nous rejoignent. Mais je ne reste pas trop longtemps et je retourne dans ma chambre pour refaire un peu d’ordinateur et avoir un moment tranquille.
Maman passe me chercher vers 11h pour m’amener à la plage. Il y a déjà un peu de monde et du coup les chaises longues sont déjà occupées mais un garçon de plage nous repère et nous en apporte d’autres. Je vais faire une longue séance de nage avec Hortense et nous allons relativement loin au large. Ce qui est formidable ici c’est non seulement que l’eau est délicieuse mais aussi que la mer est bien dégagée pour moi il n’y a aucun bateau, ou corps-mort qui puisse géner ma nage et je peux nager tout mon saoul sans crainte de me cogner. En rentrant à la plage je m’installe d’abord au soleil puis quand Charlotte m’avertit que je rougis dangereusement je déménage pour une chaise longue à l’ombre où j’écoute mon lecteur de CD Daisy avec l’Histoire du mois de décembre. Jean-Pascal me propose ensuite la séance de gymnastique et nous engageons avec nous Isaure, Charlotte et un peu Eric ce qui fait un groupe très sympa qui obéit sagement aux instructions de Jean-Pascal.
Pour le déjeuner nous choisissons de rester sur la plage avec simplement des sandwichs commandés au bar de l’hotel. Sauf, maman, Philippe et Eric qui préfèrent retourner au restaurant la pirogue pour se régaler avec des langoustes. Je joue avec les quatre ado au Time’s up et les filles battent largement les garçons. Je me baigne aussi plusieurs fois dans la mer. Puis le vent se lève un peu plus et cela conduit les ado à aller chercher une planche à voile qui est en libre service comme les kayak et à s’essayer dessus avec l’aide d’Eric et de Jean-Pascal. Pendant ce temps Adèle et Valentine m’ont demandé de retourner comme hier jouer à la piscine et je ne peux pas résister à ce plaisir surtout pour une fois qu’Adèle se montre demandeuse à mon égard elle qui d’habitude est si indépendante avec moi. Nous emmenons aussi Lucie avec nous qui enfile ses manchons. Mais à la piscine j’ai plus de mal qu’hier à les amuser et je tente en vain de les faire jouer avec deux autres petites filles Anne-Charlotte et Camille qu’apparemment elles n’apprécient pas.
Ensuite je retourne à la plage pour me sécher mais comme je commence à avoir froid je ne tarde pas trop à rentrer à ma chambre grâce à maman qui m’y raccompagne. Là je prend une bonne douche chaude et je me remet à mon ordinateur pour concocter une nouvelle lettre au ministre de la culture à propos de l’édition adaptée.
Pour le diner nous nous retrouvons de nouveau tous ensemble au bord de la piscine. Bruno revient d’une journée qu’il a été passé à tiesse dans la seconde ville du pays où il a rencontré différents correspondants sénégalais de la chambre de commerce. Jean-Pascal tente en vain de se connecter à son mail sur mon ordinateur. Puis nous commandons notre diner et je prend une soupe et un poulet à la sénégalaise avec une sauce excellente. Ensuite nous sommes encore trop fatigués pour faire un jeu et nous rentrons nous coucher. Il n’y a que maman qui aurait bien voulu danser et qui passe me dire bonsoir et regretter que je sois parti si vite alors que l’orchestre se mettait à jouer et que nous aurions pû danser un peu.
Grâce au flacon d’eau de mer que maman m’a passé hier soir je me réveille avec le nez à peu près dégagé malgré mon rhûme. Je me prépare et me dirige vers le petit déjeuner où un serveur m’installe à une grande table où je suis vite rejoint par maman. Il y a une vague d’affluence au buffet de petit déjeuner, plus de salade de fruits, la queue au stand des crèpes et plus de petite cuillère disponible. C’est étonnant car soudain à 9h15 le flot se dégonfle et le service parvient à reprendre le dessus et répondre à la demande. Et puis de nouveau vers 9h45 une nouvelle vague d’affluence fait onter la pression autour du buffet. Entretemps mes sœurs, beaux-frères et neveux sont arrivés et nous avons petit déjeuné tout en devisant.
Puis je retourne à ma chambre où je range un peu mes affaires avant d’aller à la plage avec l’aide de maman. Nous nous retrouvons tous sur des chaises longues à l’ombre. Entre deux bains de mer toujours aussi délicieux, Jean-Pascal nous fait notre petite séance de gymnastique puis je joue aussi avec les enfants qi n’arrètent pas de jouer sur la plage. Mes sœurs se relaient dans les cabines de massage proches de l’hotel.
Pour le déjeuner on reste au restaurant de l’hotel où je prend un cocktail de crevettes et un tournedos au poivre vert. Puis je repasse par ma chambre faire une mini sieste avant que nous nous retrouvions tous à coté de l’hotel où est garé le mini bus reservé par Jean-Pascal qui doit nous conduire à l’île aux coquillages.
Nous avons droit au vieux mini bus mais le trajet n’est pas trop long d’environ 45mn donc ce n’est pas trop génant. Le trajet se passe dans la bonne humeur avec les enfants à l’arrière qui jouent au jeu du téléphone arabe et qui semblent bien s’amuser sans trop s’exciter. Le mini bus nous dépose à l’entrée de la passerelle qui sépare le continent de l’île aux coquillages. Nous sommes pris en charge par un guide Jean-Mathieu très sympathique et compétent qui nous explique qu’il y a 8000 habitants sur cette île un peu spéciale qui est artificielle et résulte de l’amas de coques déposé là par les habitants du village au point que c’est devenu une île habitable. L’$ile est majoritairement chrétienne et vit en bonne harmonie avec la communauté musulmane. Nous empruntons donc cette passerelle qui a été construite il y a plus de deux ans mais qui a justement été inaugurée pas plus tard qu’hier par le président de la République. Il parait qu’il se démène pour sillonner le pays en ce moment car il y a les éléctions présidentielles en février. Cette nouvelle passerelle double une ancienne qui lui est parallèle et qui elle-même avait remplacé le système traditionnel de traversée avec des pirogues et avait permis d’amener sur l’île l’éléctricité, l’eau courante et le téléphone. En fait le bras de mer qui sépare l’île du continent est à sec à marée basse et puis comme l’île est trop petite pour contenir tous ses habitants il y a une zone de polders et de digues qui empiète sur la mer.
Sur l’île Jean-Mathieu nous fait parcourir les différentes ruelles qui sont couvertes de morceaux de coquillages. C’est très impressionant à fouler aux pieds et cela fait un drole de bruit. Cela ne doit pas être terrible non plus pour les pneus de véhicule qui de toute facon sont interdits sur l’île. Il parait qu’il y a plus de quatre mètres de coquillages ainsi empilés. Les murs des maisons sont eux aussi souvent fait avec un mélange de pierre et de coquillages que l’on voit emerger du ciment. On passe à coté d’une des cases à palabres où se réunissent le conseil des sages d’un des six quartiers de la ville. A l’autre bout de l’île il y a une autre passerelle qui conduit à une autre île artificelle où se trouve le cimetièrre. C’est un lieu charmant avec pleins de mini valonnements et aucune maison, c’est entièrement dédié au cimetièrre. De cette île du cimetièrre part une digue qui permet de rejoindre le continent par laquelle passent les habitants de l’île pour aller dans la brousse jusqu’à leurs champs où ils ont leurs cultures à sept kilomètres de là. Ils y vont en carriole à âne ou à pied.
On revient sur l’île principale pour arriver juste à l’heure à la messe de 18h30 dans l’église qui est toute neuve et très vaste. Elle a parait il été inaugurée en 1981 pour le 100ème anniversaire de la communauté chrétienne, par monseigneur Lustiger, archévêque de Paris, lui-même. La messe est animée par une chorale magnifique accompagnée de tams tams et qui chante à plusieurs voix. Malheureusement l’office est dit en walof et du coup on ne comprend rien et l’église n’est pas assez pleine pour qu’il y ai l’ambiance habituelle des grandes messes noires. Je sors donc après l’homélie pour attendre avec ceux d’entre nous qui ont préféré attendre dehors et qui sont assis sur des marches sur la petite place devant l’église. Sans attendre la fin de la messe nous commencons à faire l’avant-garde et reprenons la passerelle toute neuve pour rejoindre le mini bus. Maintenant qu’il fait nuit nous remarquons que la passerlle est équipée de lampes fixées au sol au milieu du passage, probablement pour baliser et séparer le coté droit du coté gauche. Mais il y a déjà une dizaine de lampes qui sont hors service. Arrivés au mini bus le chauffeur manifeste sa mauvaise humeur car comme Eddie Murffy ils n’avaient pas compris que nous comptions rester pour la messe et ensuite pour diner et ils avaient prévu l’un et l’autre d’être de retour à Sali pour 20h, notamment Eddie Murffy n’a pas encore acheté son mouton pour la fête de Tabaski demain et il se demande comment il va pouvoir l’acheter en rentrant tard. Nous avions envisagé de partir en éclaireurs à la recherche du restaurant reservé par Bruno mais du coup cela nous freine et nous nous contentons de nous arréter dans un restaurant du coin pour y commander des sandwichs pour que les enfants aient tout de même de quoi se nourrir avant que nous ne rentrions à Sali. Je reste dans le mini bus à bouquiner pendant qu’ils discutent avec la tenancière libanaise du restaurant et qu’ils commandent les sandwichs.
Puis nous reprenons la route et arrivons à Sali vers 21h30. Les enfants sont tous passablement endormis et je vais seul avec maman au restaurant des Pirogues pendant que les parents vont les coucher.
Nous commandons un diner, après avoir commandé une brochette de lote, je me rabat sur de simples bananes flambées car je n’ai pas très faim. Après le diner nous allons tous nous coucher. Bruno est très enervé par Hortense qui fûme malgré lui.
Je me réveille assez tôt et pour une fois j’entend le mezuine dont se plaignent mes sœurs. Mais je parviens à me rendormir et je me prépare tranquillement ensuite avant d’aller au petit déjeuner retrouver Isaure qui est seule bien qu’il soit déjà plus de 9h. Les autres nous rejoignent rapidemment et nous passons un moment encore très agréable à deviser tous ensemble au rythme des arrivées des uns et des autres. J’ai apporté mon ordinateur et j’en profite pour envoyer et recevoir mes courriels.
Puis je repasse un peu par ma chambre. Avant d’aller à la plage pour enchainer les bains et les séances de repos sur une chaise longue. Je me met plutôt à l’ombre car la peau de mon visage me brûle et réclame une pause soleil. Je joue longuement avec Adèle et Valentine ou plutôt se sont elles qui jouent avec moi en m’attachant sur une chaise longue et en jouant avec moi comme si j’étais tantôt malade, mort, prisonnier, … en tout cas c’est vraiment craquant d’être ainsi avec elles.
Puis nous retournons à l’hotel pour déjeuner, juste au moment où Isaure revient de son massage et nous annonce qu’elle a l’intention de nous offrir des sardines grillées à leur villa avec les haricots verts qui ont déjà été cuits ce matin là bas. Mais en fait elle n’a pas encore acheté les sardines alors que la moitié d’entre nous sont déjà attablés au restaurant de l’hotel donc elle doit renoncer à son projet et nous rejoint au restaurantJe prend juste une salade de poisson pommes de terre complétée par un sandwich au fromage dont les jeunes ne veulent pas.
Puis je vais dans ma chambre faire une petite sieste avant de ressortir pour rejoindre la plage. Il y a un monsieur qui m’aide à retrouver avec un peu de difficulté où sont installés les miens. Je me met encore à l’ombre pour ménager mes coups de soleil. Je me baigne plusieurs fois et puis je rentre dans ma chambre prendre une longue douche chaude avant de rédiger ces notes de voyage.
Maman passe me chercher pour aller diner. Il y a un buffet avec un apéritif qui a été dressé au bord de la piscine. On attend 300 personnes pour le diner. En tout cas il y a des tables un peu partout qui sont dressées. Lorsque nous arrivons l’apéritif se termine, les beaux-frères sont déjà en conversation avec une américaine qui est là en vacances avec son fils.
On s’installe à deux tables voisines l’une de l’autre avec les dix adultes à l’une et les quatre adolescents à l’autre. Les huit petit ont un traitement particulier avec un diner qui leur est servi dans une salle à part, avec un clown censé faire une animation et des jeunes filles au pair censées les garder. Certains viennent nous voir régulièrement pour expliquer à leurs parents que le diner n’est as à leur goût. De notre coté nous avons une petite salade, puis des gambas puis du zébus et enfin un buffet de desserts. Tout cela est très bon et agréable. Evidemment le service est particulièrmeent long et alors qu’on s’est mis à table avant 21h à 23h30 on a pas encore eu le dessert. Mais pour nous aider à passer le temps nous avons convenu de changer de place entre chaque plat et du coup je suis d’abord entre Hortense et isaure, avant d’être ensuite entre maman et Charlotte. Cela me donne l’occasion d’avoir des conversations interessantes avec Hortense et puis avec Charlotte.
Vers 23h30 l’orchestre qui jouait en sourdine laisse la place à un animateur qui introduit la vedette de la soirée qui est un certain Jean-Pierre Madère qui est le chanteur qui avait chanté un tube des années 80 appelé Macuma. Macumba. Il chante quelques chansons dont celle-ci en attendant minuit. J’invite maman à danser. Puis nous nous embrassons tous sur la piste de danse. Avec Jean-Pascal nous allons féliciter Jean-Pierre Madère avant de retourner à notre table puis au buffet des desserts pour nous servir. Mais certains d’entre nous n’ont pas envie de dessert et sont partis directement dans la villa occupée par Philippe et isabelle où les deux bouteilles de champagne que j’avais apporté de Paris ont été mises au frais. Après le dessert, maman et moi les rejoignons et nous nous retrouvons tous là bas à trinquer. Je suis content de visiter une de ces villas qui sont spacieuses et en l’espèce bien décorée et ameublée. En fait ce sont des partiucliers qui ne doivent venir ici qu’un ou deux mois par an et qui le reste du temps loue leur villa à l’hotel comme extension. Il y a deux chambres à l’étage plus une troisième au rez de chaussée où logent Katia et Claire. Mais pour l’heure celles-ci ont envie de ressortir retrouver des jeunes à l’hotel et cela énerve Isaure qui est arrivée après d’apprendre que sa fille de 12 ans est ressortie avec des inconnus. Puis on va se coucher vers 2h du matin.
Comme d’habitude je suis réveillé au bout de cinq heures de sommeil c'est-à-dire à 8h. Mais je me rendors un peu jusqu’à 9h. Puis je me douche et vais au petit déjeuner où il n’y a pas encore grand monde. J’y retrouve tout de même Hortense puis progressiement tous les autres arrivent. J’imite Hortense en commandant des œufs brouillés qui sont délicieux et je prend aussi toutes les bonnes choses habituelles dans l’intention d’avoir un solide petit déjeuner qui me permette de me passer de déjeuner car nous avons prévu de partir à 13h pour une excursion à l’île de Gorée avant d’aller ce soir à l’aéroport. Charlotte et Isaure, avec leur famille, préfèrent rester à l’hotel jusqu’à 18h et aller directement à l’aéroport. Du coup nous avons reservé deux cars différents . après que maman ai très généreusmeent payé la note de ous les suppléments de l’hotel, avec Bruno et maman nous allons voir la responsable du tour operator pour lui payer le second car qui n’est pas compris dans la prestation de transfert standard. Isaure et Charlotte déboulent dans la conversation pour s’assurer de l’horaire de leur car. Je m’énerve car je n’aime pas qu’Isaure s’immiscie ainsi en nous interrompant dans notre conversation.
Puis nous allons sur la plage pour des ultimes bains de mer et de soleil. Il y a du vent alors la mer semble un peu plus fraiche. Aujourd’hui Jean-Pascal omet de nous faire faire de la gymnastique.
Vers midi je retourne dans ma chambre grâce à l’aide attentionnée de Bruno. Je prépare mes affaires et lit quelques mails. Puis à 13h maman passe me chercher et nous allons déposer nos clés à la reception. Nous sommes un peu en retard sur le rendez vous de 13h mais en fait le car n’est pas là et n’arrive qu’à 13h30. C’est un car de trente places très moderne avec l’iar conditionné. Je profite du transport pour entamer un nouveau livre Mon nom est Vercingétorix.
Vers 15h nous arrivons à Dakar. La route a été tout à fait dégagée, grâce au fait que le 1er janvier est férié il n’y a pas eu les embouteillages que Bruno nous faisait redouter. On s’arrète dans une patisserie où on achète différents gateaux dont un éclair au café qui est délicieux. Puis le carnous conduit jusqu’au port où on achète des billets pour le ferry qui part à 16h et qui va nous conduire à l’île dde Gorée.
Après une petite demi heure de traversée on arrive donc sur l’île de Gorée. Dans le guide nous avons lu que le musée du fort est fermé le lundi et que de toute facon les autres jours il ferme à 17h, donc nous ne nous précipitons pas pour le visiter et nous commencons par faire un petit tour de l’île en déambulant dans les petites ruelles qui desservent tout un petit village de maisons coloniales du 18ème siècle qui ont beaucoup de charme et qui sont loin de la bousculade et du bruit de la métropole dakaroise. D’autant plus qu’il n’y a pas de véhicule à moteur. Il y a m
On visite la maison aux esclaves où étaient enfermés les hommes, femmes et enfants en instance de départ ppour les Amériques. Il y a un guide à la voix de stentor qui nous déclame tout un topo sur la condition des esclaves à l’époque avant l’abolition de l’esclavage en 1848. Après avoir été acheté aux chefs de village contre un petit miroir ou un baril d’alcool, les esclaves étaient séparés en fonction de leur condition. Les hommes de moins de 60 kilos étaient considérés comme inaptes et passaient d’abord par une phase d’engraissage avant soit de rejoindre les autres, s’ils avaient fini par grossir, soit être recyclés comme domestiques sur l’île, s’ils ne grossissaient pas assez. Ils étaient enchainés deux par deux avec des fers et un boulet aux pieds ce qui fait que s’ils sautaient à la mer pour s’échapper ils coulaient. On jettait aussi à la mer les corps des hommes qui décédaient du coup cela attirait les requins. Il y avait aussi des femmes et des jeunes filles. Il parait que celles qui avaient les seins fermes étaient considérées comme vierges et avaient du coup un traitmeent spécial. On monte aussi à l’étage où il y a deux grandes pièces au dessus des différentes cellules du rez de chaussée, qui devaient servir aux négociants. En fait sur l’île il y avait tout une vie non seulement autour du commerce des esclaves mais aussi parceque c’était le point le plus à l’ouest avant la grande traversée de l’Atlantique et du coup des bateaux s’arrétaient là pour faire le plein ou pour réparer. Il devait donc y avoir toute une série de corps de métier liés à la navigation, ce qui explique probablement pourquoi il y a un nombre relativement important de maisons sur cette petite île.
Nous montons au sommet de l’île pour admirer la vue en particulier sur le port de Dakar que l’on voit au loin et où il y a d’énormes cargos sur lesquels les camions garés sur le pont semblent minuscules. Je suis avec Hortense et Eloi et nous allons aussi admirer des grand canons longs de 9 mètres qui sont disposés là.
Puis au bout de l’île on arrive au fort d’Estrée qui en fait bizarrement est ouvert. On visite les différentes salles d’exposition qui occupent le rez de chaussée. On voit pas mal d’objets d’un peu toutes les époques du paléolithique à l’époque contemporaine.
Puis on retourne au port où on s’installle dans un des restaurants pour diner. Comme il est déjà 19h et que le bateau que nous souhaitons prendre est à 20h nous n’avons pas beaucoup de temps mais nous commandons tout de même. On attend une bonne demi heure les plats mais cela finit par arriver. J’ai pris juste une crèpe jambon œuf, car les gateaux de la patisserie de tout à l’heure étaient assez copieux.
On reprend donc le bateau de 20h et de retour à dakar on retrouve notre autocar. On dépose Bruno et Côsme à leur hotel car ils ne repartent que demain soir directement pour Bruxelles.
Nous sommes à l’aéroport vers 21h30. Il y a pas mal de monde. Notamment des sénégalais qui nous harcèlent à notre descente de car our nous changer des paques de pièce en euros contre des billets qu’ils pourront changer à la banque. On se change dans le car pour quitter nos bermudas au profit de pantalons et de chandails en prévision du retour à Paris. Puis dans l’aérogare on doit passer plusieurs controles avant de pouvoir enregistrer. L’hotesse nous assure que nous serons placés tous ensemble, mais en fait il s’avère que nous avons des numéros de sièges totalement séparés. Même les enfants sont seuls spérés de leurs parents. Nous allons en salle d’embarquement. J’acompagne Jan-Pascal qui veut s’acheter une ceinture en cuir au duty free. Puis je branche mon ordinateur à une prise éléctrique dans la salle d’attente et je traite quelqu’uns de mes mails. Vers 23h nous embarquons dans l’avion qui est de nouveau un Boeing 777. Là les hôtesses veulent nous placer à nos sièges officiels mais nous refusons pour pouvoir être ensemble. Elles nous répondent qu’une fois le décollage fait ils pourront tacher de s’aranger pour déplacer des personnes. Mais je n’aime pas du tout la facon rigide dont elles prennent notre demande en compte et je m’installe au hasard sur un siège près d’un hublot en déclarant que je ne bougerai plus de là. Maman m’accompagne et le ton monte, nous nous énervons et engueulons l’hotesse puis le chef de cabine qui a été appelé. Finalement le ton se radoucit et ils acceptent que nous nous asseyons les uns à coté des autres, au moins par petit groupe de trois ou quatre. Je dois tout de même me déplacer au moins le temps du décollage car je suis assis à coté d’une issue de secours. Je vais prendre la place de Katia qui est assise à coté de Claire.
Puis après le décollage je reviens à coté de maman qui tente de dormir. Je lis le livre sur Vercingétorix et je n’ai pas tellement sommeil. On nous sert un diner et l’hotesse s’avère tout à fait aimable. Je regrette un peu de m’être énervé mais cela a tout de même été utile. Vers 3h du matin je finis par m’endormir et je suis réveillé en sursaut par le stewart qui me demande de rééchanger avec katia le temps de l’aterrissage. Une fois au sol on nous annonce que l’avion a été garé quelques centimères à coté de l’entrée de la passerelle et que du coup il faut faire venir un tracteur pour tirer l’avion sur quelques centimètres. Il est six heures du matin et tout le monde est un peu impatient de descendre. La passerelle finit par être installée et nous pouvons descendre. Mais dans le couloir de la passerelle il faut enocre faire la queue car il y a un contrôle de police à la descente de l’avion. Ils doivent traquer les immigrants clandestins car à nous qui avons de bonnes têtes de français on ne demande rien.
Puis il faut passer le vrai contrôle de police et encore attendre nos bagages au tapis roulant. Hortense ne parvient pas à rallumer son téléphone mobile sur lequel il y a le numéro du parking où est garé sa voiture avec un service de chauffeur qui est censé la lui conduire jusqu’à l’aérogare. Elle tente d’appeler Orange pour débloquer son téléphone mais Orange ne répond pas à cette heure matinale.
Je les laisse tous attendre leurs bagages et régler ce problème et je vais prendre un taxi car j’ai peur qu’il y ai des embouteillages pour entrer dans Paris si je tarde trop. En fait ce sont les vacances scolaires et il n’y a personne. Je suis chez moi avant 8h du matin et je déballe ma valise et me prépare avant de partir à Descartes.
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