Vendredi 28 avril

J'aterris à Paris en euroflight IBM en provenance de Munich via Chamberry. De l'aéroport du Bourget je passe chez les Frères Lissac pour tenter en vain de faire redresser mes lunettes en bois qui sont un peu tordues;.

Je passe le reste de l'après midi à aller chercher mon passeport et mon visa qui sont chez Basile qui a été gentiment les récupérer à l'ambassade pendant mon absence à Munich. Je vais aussi chercher mon billet d'avion qui m'attend lui chez American Express

Puis mes soeurs viennent diner chez moi à Vital pour que l'on prépare le spectacle pour le mariage d'Isaure. Puis le soir je fais ma valise;

Samedi 29 avril

Je me lève à 7h30 pour prendre un taxi à 8h30, on passe chercher Sébastien à 8h45, ce qui nous met à Roissy à 9h25, graecirc;ce à une sortie de Paris peu encombrée bien que l'on soit un jour de départ de grand week-end.

A Roissy on passe la police et la douane sans problème. J'essaie de me racheter un rasoir de voyage, pour remplacer celui que j'ai acheté avant de partir à Munich et qui n'est pas terrible. Mais je ne trouve pas mon bonheur;

On monte dans l'avion. Les hotesses et le personnel de bord sont très aimables, et plein de sollicitude à mon égard. Elles m'aident même à boucler ma ceinture. J'obtiens la permission d'aler voir dans le cockpit, mais je ne parviens pas à obtenir l'autorisation que Sébastien m'accompagne alors que c'est lui qui a envie d'aller y voir.

On nous sert un déjeuner plutôt dégueulasse.

Moscou

On aterit à Moscou un petit peu en retard vers 4h. Je double la queue aux formalités de douane que l'on passe sans difficultés. Grégoire nous attend dans la zone sous douane graecirc;ce à un pass de l'ambassade. On attend un peu pour avoir nos bagages.

On part dans une voiture prétée à Grégoire par un médecin de l'ambassade. On roule jusqu'à Moscou par des avenues très larges. Il fai un temps magnifique et même chaud.

On passe chez Grégoire déposer nos affaires mais on repart rapidemment car on a rendez vous à 7h dans le métro avec un ami peintre de Grégoire.

Zajorscksk

De là on retrouve deux autres amis russes et on va en train vers la ville de Zajorscksk. On fait deux heures de voyage en papotant et en mangeant des petits sandwichs au saucisson et au concombre. Les autres boivent pas mal de cognac . J'essaie de dormir un peu mais le cognac me maintient éveillé. On est vraiment d'emblée plongé dans l'ambiance russe. Grégoire nous traduit un peu le flot de la conversation. Mais de toute facon l'athmosphère parle d'elle même avec ces jeunes russes qui rigolent en biberonnant dans un vieux wagon de train de banlieue soviétique.

Zajorscksk est un peu le Vatican des orthodoxes russes avec plein d'églises concentrées à cet endroit. Ce soir c'est le début de la Paecirc;que russe. D'où une forte convergence des fidèles vers cette petite ville.

On rentre dans une église vers 21h45. D'abord on s'assied en tailleur pendant 45 minutes. mais l'église se remplit peu à peu au point que l'on doit rester debout serrés les uns contre les autres. On restera ainsi debout pendant tout l'office jusqu'à 1h du matin.

L'office proprement dit commence vers 23h25 et dure une heure et demie. C'est très émouvant avec tous ces chants psalmodiés. Bien sur je ne comprends pas grand chose, mais je repère tout de même qu'il y a pas mal de prières et de rites qui sont répétés. Il y a aussi une procession qui traverse léglise. Certaines parties se passent devant la foule et d'autres derrière une cloison qui sépare la scène en deux. Car les officiants sont un peu surélevés par rapport aux fidèles.

On ressort vers 0h45. On va dans la forêt voisine pour manger et boire un peu. On se refait des petits sandwichs. On mange le roblochon que j'ai apporté de Paris graecirc;ce à maman.

Puis on va dans une autre église où on assiste à la fin d'un autre office. Là on assiste à la communion. On est toujours debouts, jusqu'à 3 ou 4h du matin. Pour la veillée de Paecirc;ques il parait qu'il y a des offices permanents pendant toute la nuit.

Vers 4h30 on retourne prendre le train à la gare. On prend un train vers 5h. Je m'écroule sur une banquetteet je dors jusqu'à Moscou, où on arrive vers 6h25.

Dimanche 30 avril

On prend un taxi jusqu'à chez Grégoire. Là on se couche et on dort jusqu'à 1h de l'après-midi.

L'après midi on va se promener sur la place Rouge. On se fait prendre en phhoto devant l'effigie de géante de Lénine.

place Rouge Elle est entourée d'autres effigies en l'honneur de la paix et de la liberté qui sont elles mêmes entourées d'effigies célébrant la perestro‹ka. Donc il y a une disposition symbolique avec Lénine au coeur du dispositif et la Perestro‹ka incontournable qui entoure le tout;

Perestro‹ka

Il fait toujours un temps magnifique et plutôt chaud. De là on va vers le stade. On va y assister à un concert de rock. En fait il s'agit de la finale d'un festival de musique; On écoute donc plusieurs groupes de rock et de hard rock. Il y a notamment un groupe de style plutôt italien qui semble assez à la mode, à en juger par l'enthousiasme du public. On est assis sur des gradins dans un sorte de palais des sports couvert. On reste là de 7 à 10h.

Puis on rentre à la maison. On mange une glace en regardant la carte de la Russie pour décider où on va aller le lendemain. On se couche vers 1h du matin.

Lundi 1er mai

C'est le jour du grand défilé. On envisage d'aller dans la banlieue ou en province pour assister à un de ces défilés locaux qui égaie chaque village. Mais on descend dans la rue et on rencontre un défilé dans lequel on peut s'insérer. Ce qui n'est pas plus mal. On lie connaissance avec un des responsables du défilé qui est un type qui parle plutôt bien anglais, il travaille dans le batiment. Il nous explique que son défilé comprend 7 000 personnes. Il parait qu'il y a comme cela 18 différents convois qui convergent tous vers la place Rouge.

Arrivés à un pont sur un canal il y a un barrage filtrant très sévère qui nous empèche d'aller plus loin. Il interdit le passage à tous ceux qui n'ont pas de brassard, y compris à ceux qui en ont un mais qui auraient perdu leur défilé. On reste donc là un moment à voir défilé les convois. On rencontre des coréens qui arborent des badges avec des photos de leurs dirigeants. Il y a aussi des américains qui sont venus délégués par les syndicats américains.

On marche un peu le long du canal. Jusqu'à un endroit où on peut le traverser. On arrive à une espèce de snack où on peut manger des brochettes genre chichkebab. Là on rencontre deux filles. Avec qui on sympathise. L'une d'elle semble avoir un faible pour Sébastien. Au point qu'ils finissent par s'éclipser ensemble. Ils prennent tous les deux un taxi et je reste seul avec Grégoire. On ne sait pas trop comment Sébastien va se débrouiller vu le peu de russe qu'il baragouine, mais le langage de l'amour a ses mystères;

Avec Grégoire on marche un long moment, puis on prend le métro pour aller jusqu'au parc de loisirs sociallistes.

parc de loisirs sociallistes On y voit de nombreux pavillons dédiés aux différents métiers de l'homme; Avec notamment les métiers de l'agriculture; Beaucoup sont fermés; Il y a le pavillon du fromage qui ouvert; Où on peut voir comment on fabrique le fromage. Il y a aussi un pavillon sur la publicité qui montre comment les produits sont vantés et vendus à l'étranger. Avec l'agence de publicité Spoutnik qui sert d'agent commercial à l'URSS.

On voit aussi le pavillon des transports. Avec de nombreuses maquettes d'avions. Et des trains; Il n'y a pas en ce moment de maquettes de voitures exposées. A l'exterieur du pavillon sont exposés deux avions grandeur nature, deux Elouichine parait il.

Il y a aussi dans un coin un petit zoo avec quelques animaux dont des rennes.

On quitte ce parc pour retourner marcher sur l'avenue Gorki qui est l'avenue principale de Moscou.

avenu Gorki

On essaie de rentrer dans trois restaurants différents mais à chaque fois on se fait refouler car on a pas reserver; On appelle à la maison Sébastien qui est rentré. On arrive à rentrer dans un quatrième restaurant à force d'insister. Sébastien nous y rejoint. Tout seul finalement car il avait donné rendez vous à sa dulcinée mais elle n'est pas revenue pour le revoir.

On dine tous les trois à une table servie avec pas mal d'hors d'oeuvre. Et notamment du caviar qui figure parmi les amuse gueules comme dans tous les restaurants d'Etat comme celui ci. Puis on prend un plat de boeuf pas terrible; On boit pas mal de vodka, surtout Grégoire et Sébastien, qui à la fin de la soirée est bien saoul. En fait ce genre de restaurant d'Etat est géré par des fonctionnaires avec des tarifs fixes et économiques; Les gens y viennent pas tellement pour la bouffe qui n'est pas très bonne mais pour boire et danser, car il n'y a pas de boites de nuit à Moscou. Du moins pas officiellement; On se met donc aussi à danser.

On ressort du restaurant vers onze ou minuit, passablement éméchés. On prend le métro pour rentrer à la maison. On rencontre dans le métro un autre type complètement bourré on a du mal à s'en débarasser car Sébastien est devenu très copain avec lui. On parvient à le semer. Puis à rentrer dans la résidence de l'ambassade où habite Grégoire, sans trop se faire remarquer par la milice qui veille dans le quartier; On a un peu du mal à faire monter les escaliers à Sébastien qui se cramponne à ma canne blanche.

Une fois à la maison Grégoire et moi couchons Sébastien. Mais il se met à rendre tout son diner; Du coup je passe une partie de la nuit à éponger son vomi.

Mardi 2 mai

Au matin Sébastien ne va pas mieux et n'est pas en état de se lever. Grégoire part travailler tandis que je reste à veiller Sébastien qui reste patraque et allongé.

Grégoire rentre déjeuner, c'est à dire que l'on grignote des fromages et autres crudités.

Je passe l'après-midi à roupiller avec Sébastien.

Le soir on retrouve des amis de Grégoire Hélène et son mari Daniel qui est cuisinier de l'ambassade et deux autres français. On va à l'Opéra voir Le Trouvaire. On assiste à un beau spectacle;

En fait Daniel nn'est finalement pas venu avec nous mais on se retrouve tous après le spectacle chez Daniel et Hélène dans leur grande cuisine où Daniel nous a préparé un diner. On rencontre un autre voisin français de Grégoire qu'il ne connait pas encore, qui prépare le concours du secrétariat d'Orient en apprenant le russe chaque matin. On dine d'un borsh excellent et de raviolis de sibérie très bons aussi. Le tout arrosé de vodka au citron.

On rentre à la maison où on retrouve Sébastien qui ne s'est toujours pas levé.

Mercredi 3 mai

Grégoire repart travailler tandis que je paresse un peu au lit. Il rentre pour déjeuner vers 1h.

Après le déjeuner j'arrive à décider Sébastien à sortir se ballader. On va visiter une exposition de peinture de Kadensky. On voit surtout des toiles de la période entre 1909 et 1913. Et quelques unes des années 40.

parc Gorki

Kadensky

On va aussi se promener au parc Gorki. On fait un tour sur la grande roue. Il y a pas mal de musique crachée par les hauts parleurs. Mais certains coins sont aussi très calmes. Il y a des baraques foraines un peu partout avec même un cirque et un zoo. On s'assied un moment pour profiter de l'ambiance.

Puis on rentre à la maison car Sébastien est encore pas mal fatigué. en passant on achète du pain et du lait.

En principe ce soir on devait aller au théatre après le diner. Grégoire nous a pris des places pour aller voir une pièce de Pouchkine. Mais en fait Sébastien n'est toujours pas très bien et Grégoire a un rendez vous d'interprétariat. Donc on ne va pas voir la pièce.

Bien que j'ai pas mal grignoté en rentrant vers 6h, Grégoire m'emmène diner dans un restaurant coopératif voisin, tandis que S2bastien reste à la maison. On se retrouve assis en tête à tête avec deux filles russes à la table d'à coté. On sympathise un peu avec elles. L'une d'elles nous explique qu'elle vient de commencer un boulot de secrétariat dans une coopérative qui vient d'ouvrir. Le terme coppérative couvre des entreprises qui ne sont pas d'Etat et appartiennent à des particuliers, comme le restaurant où nous sommes ce soir.

restaurant coopératif Elle nous explique clairement qu'elle n'est pas très motivée, elle prévoit que cette coopérative n'aura qu'un temps et ne devrait pas tarder à faire faillite. Mais de toute facon elle s'en fiche car le marché est dans un tel plein emploi qu'elle est s–re de retrouver du boulot ailleurs. Ce manque de motivation de la part d'un jeune ne manque pas de m'étonner.

Puis on rentre à la maison retrouver Sébastien qui n'est toujours pas bien. Du coup on appelle le médecin qi vient et recommande qu'il boive et mange. On verra demain s'il n'est pas mieux s'il y a lieu de faire quelquechose;

Je téléphone à Paris à Sophie pour prévenir que l'on décalera peut-être notre retour si Sébastien est malade. Et pour demander des nouvelles de papa.

Je dors de nouveau dans le lit avec Sébastien, mais la nuit se passe bien. Malgré une température un peu trop élevée à mon go–t.

jedi 4 mai

On prend un bon petit déjeuner avec lait, cruesli et brioche. On avait prévu d'aller aujourd'hui visiter une autre ville à l'exterieur de Moscou avec des églises, mais on va probablement rester à Moscou du fait de la maladie de Sébastien.

Sébastien et grégoire vont consulter le docteur Lipman de l'ambassade britannique car le copain de Grégoire médecin de l'ambassade de France, doit repartir aujourd'hui en France.

Pendant ce temps je reste à la maison à écouter Michelet.

Puis je vais me ballader avec Grégoire. On va dans le parc Fili.

parc Fili c'est un grand parc juste à la bordure de Moscou, qui est un lieu de promenade assez classique pour les moscovites. On remarque surtout de nombreuses capsules de bouteilles de vodka qui jonchent les allées des bois. Cela rappelle les ppreservatifs qui jonchent notre bois de Boulogne.

En fait dans Moscou il y a de nombreux espaces verts. De plus les avenues sont très larges souvent bordées d'arbres.

On a acheté des roses que l'on a l'intention d'offrir à la plus jolie fille que l'on rencontrera dans la journée; On rencontre une ravissante jeune soviétique à qui j'ai failli offrir les fleurs. Mais on s'est dit que c'était un peu tôt dans la journée pour déjà arréter le jeu. Et du coup je porterai les fleurs jusqu'au soir;

On a un peu du mal à s'orienter, mais on finit par descendre vers le bas du parc pour prendre le bus et pour arriver jusqu'à l'église d' lintercession, graecirc;ce aux indications de la jolie russe.

C'est une église baroque du 17ème siècle, c'est l'église de l'intercession construite en 1689.

église de l'intercession En fait il y a deux églises superposées; Le batiment est assez joli, l'glise du bas est ouverte et on peut en faire le tour. Il y a un type qui à l'intérieur répète un spectacle de chant populaires russes. L'église du haut est fermée, mais on fait le tour de la terrasse supérieure. Le tout est situé dans une zone industrielle assez moche.

Puis on prend le métro. Le métro de Moscou est très propre et vaste. Avec de larges couloirs éclairés par des grands lustres et des moulures au plafond. Les quais sont très profondément creusés et cela doit surement pouvoir servir d'abri anti-bombardement.

On va jusqu'au cimetière de Vagongo‹skayé

cimetière de Vagongo‹skayé C'est un grand cimetière avec de nombreuses tombes et de nombreux visiteurs qui viennent prier ou se promener. Il y a notamment la tombe de Vissovsky le célèbre chanteur populaire russe qui est décédé en 1980.

Vissovsky

Les russes sont très friands de fleurs y compris pour leurs morts. Et de nombreuses tombes sont décorées de fleurs fraiches. Quand on connait la tristesse de nos cimetières français c'est impressionant de voir la quantité de fleurs et le nombre de visiteurs qui animent ce cimetière. La tombe de Vissovsky est ornée d'une grande statue en pied au pied de laquelle sont déposées plen de fleurs qui s'étalent en rang serrés sur une dizaine de mètres carrés, formant un parterre multicolore et impressionnant.

De nombreuses tombes sont entourées de grilles. Il y a aussi une église orthodoxe dans l'enceinte du cimetière. A l'intérieur de laquelle des popes sont en train de réciter un office en hurlant.

De là on va voir un marché kolkozien. Mais il n'y a plus grand chose à voir car il est en train de fermer car il est déjà 6h. Du coup on s'arrète dans un café pour go–te un peu. Grégoire prend des sandwichs et moi un Fanta.

On rentre à la maison en métro. C'est pour trouver Sébastien qui a l'air à peu près retapé. Du coup on se prépare un bon petit diner avec un poulet et des champignons séchés et des tas d'autres choses que l'on met ensemble dans la cocotte. On a un diner très sympathique arrosé d'un vin soviétique pas terrible.

Je bouquine encore un peu de Michelet.

Vendredi 5 mai

Sébastien et moi nous nous levons vers midi. Grégoire rentre à 13h de son boulot. On va déjeuner chez Daniel et Hélène. Ils fêtent l'anniversaire de leur fille Charlotte. On déjeune d'une salade et d'un gratin de pommes de terre. Daniel n'est pas là car il prépare un cocktail que donne cet après-midi à l'ambassade madame Miterrand qui est de passage à Moscou.

On déjeune avec Christian et Edvige des cousins d'Hélène. Puis Valentine la guide russe amie d'Hélène vient pour le café. Elle doit passer l'après midi avec nous pour nous faire visiter la ville. Au départ Hélène avait gentiment proposé les services de Valentine pour me faire sortir et m'éviter de rester bloqué un jour de plus au chevet de Sébastien. Mais comme il est plus ou moins guérit il hésite à venir avec moi. Finalement il reste à la maison.

Au départ on pensait aller visiter des monastères orthodoxes. On part dans la voiture de Vladimir un neveu de Valentine qui nous sert de chauffeur. Mais en cours de route Valentine change d'avis et on décide d'aller non pas dans des monastères mais au parc de loisirs socialliste, que je connais déjà.

J'aurai préféré aller dans les monastères mais ce sera toujours l'occasion pour moi de visiter des pavillons que je n'ai pas encore vu. Comme le pavillon de la santé, le pavillon du Cosmos et le pavillon des materiels quotidiens. Où on voit des tas de choses très variées. Dans l'ensemble c'est toujours assez peu passionnant comme la dernière fois sauf qu'aujourd'hui il fait plus froid.

parc des loisirs socialliste

Au début de la visite on a pris un petit train promène couillon, pour avoir une vue d'ensemble comme dit Valentine. Valentine est très fière de son pays et n'aime pas tellement que je le critique ce qui est bien compréhensible;

Puis on reprend la voiture de Vladimir pour rentrer à la maison car on a dit que l'on serait de retour à 6h. Et Valentine est manifestement assez stricte.

On retrouve Sébastien qui n'a pas bougé de l'après-midi. Grégoire revient vers 7-8h après avoir participé au cocktail de madame Mitterrand. On papote et on écrit des cartes postales.

A 22h on va diner chez Daniel et Hélène qui reviennent du spectacle.

On repasse à la maison vers minuit pour y prendre nos sacs. On quitte la maison un peu tard vers 1h moins le quart, alors que l'on doit prendre un train à 1h05. On l'atrappe de justesse, on monte dans un wagon de troisième classe.

La préposée du wagon est tellement surprise de voir des touristes qui ne prennent pas des premières qu'elle manque nous refuser. Elle exige de voir nos visas. D'habitude tous les inntourist sont en sleeping, mais Grégoire a préféré nous faire voyager dans des conditions plus authentiques. Finalement la femme s'adoucit et on peut s'installerr dans le compartiment que nous avons reservé. C'est nickel avec quatre couchettes avec des draps, des rideaux à la fenêtre un petit napperon en dentelle sur la table. On se demande comment cela doit être en première. Ici les couchettes sont en bois et pas très larges.

On a avec nous un compagnon de voyage qui fait le quatrième et qui s'avère sans histoire. On se couche assez vite. Le train cahote pas mal et on est passablement secoué, ce qui ne m'empèche pas de bien dormir.

Samedi 6 mai

On se réveille vers 9h30 peu avant d'arriver à Leningrad. Le paysage est plutôt plat avec une forêt basse style ta‹ga.

La préposée du wagon nous apporte un thé. Puis on entre en gare de Leningrad.

Leningrad

Saint Petersbourg

Descendus du train on va déposer nos bagages à la consigne de la gare. On se renseigne sur les trains pour Novgorod. Mais il n'y en a pas.

On sort de la gare pour arriver sur la perspective Nievsky

perspective Nievsky c'est la grande route qui part du palais de l'Amirauté en direction de Moscou le long de la Nieva et qui va jusqu'au monastère Alexandre Nievsky

Nieva

monastère Alexandre Nievsky Le long de cette perspective Nievsky on trouve les grands magasins de Leningrad et les monuments principaux;

Les rues sont bordées de maisons du 18ème ce qui donne une impression de grande unité architecturale. La ville a été construite par Pierre le Grand à partir de 1705.

Pierre le Grand puis agrandie par ses successeurs;

On traverse la Fontanka petite rivière avec sur le pont qui l'enjambe quatre statues équestres sur les quatre coins du pont. On marche un peu le long des berges de cette rivière.

fontanka

On s'arrète pour déjeuner dans un restaurant très chic avec des moulure bleues et dorées au plafond. Ce n'est pas clair si c'est un restaurant d'Etat ou un restaurant coopératif. On prend un déjeuner léger, avec pour ma part une truite piquante et un poivron farci. On nous fait écouter des disques en déjeunant dont certains occidentaux. Il y a aussi un pianiste qui joue aussi.

Puis on entre dans un jardin où on se ballade un peu. Au fond du jardin on trouve le théatre Pouchkine mais il est fermé en ce moment pour refection.

théatre Pouchkine

Puis on voit l'église de la Trinité, qui est verte avec des bulbes bleus à son somet.

Eglise de la Trinité

On passe aussi devant l'Eglise du Sauveur et du Sang Versé.

Eglise du Sauveur et du Sang Versé baptisée ainsi car c'est à cet endroit qu'Alexandre II a été assassinné.

Puis on passe à coté d'une deuxième petite rivière la Mo‹ka avec au loin le chateau des Ingénieurs où Paul 1er a été étranglé 40 jours après son avènement;

Mo‹ka

chateau des Ingénieurs

Derrière ce chateau on trouve la place des Arts avec un musée d'ethnologie. On s'installe un peu sur la place pour lire le guide et pour y faire une petite sieste.

place des Arts

musée d'ethnologie

Puis on va dans un grand magasin d'articles de sport. Sébastien y achète un petit réchaud de camping tandis que je fais l'acquisition d'une paire de grandes palmes aux couleurs vives. Le magasin vend entre autres beaucoup de pièces détachées pour moto. On voit que c'est le pays de la bricole.

On voit aussi de loin la cathédrale Kazan

cathédrale Kazan et on arrive enfin sur la place du palais de l'Ermitage au bord de la Mo‹ka. En face du palais se trouve des batiments administratifs en forme de fer à cheval qui abritaient l'etat major général et le ministère des affaires étrangères. Ainsi que le palais de l'amirauté. la palais Il y a trois grandes avenues qui convergent vers cette place. On se ballade un peu sur la place.

palais de l'Ermitage

palais de l'Amirauté

Puis on prend un trolley bus pour retourner à la gare, récupérer nos bagages.On s'arrète au passage chez un fleuriste. Puis on prend un taxi pour aller jusqu'à chez les amis de Grégoire qui doivent nous accueillir.

En fait il s'agit de toute une famille très sympathique; Le père est peintre. Il snous invitent à leur table familiale et nous partageons leur diner. On a notamment des pirouchkis qui sont très bons.

pirouchkis Et des gateaux faits maison.

Après le diner on va se promener tous ensemble au bord de la mer. Je papote pas mal en allemand avec la fille de la maison.

On peut constater que l'on est à une latitude assez nordique car au mois de mai il ne fait pas nuit avant 23h. Il parait qu'en été ils ont même des nuits blanches. Alors d'ailleurs qu'en hiver ils n'ont pas de jours noirs.

En rentrant je plaisante encore pas mal avec la fille de la maison, manifestement nous nous entendons bien, dommage qu'elle n'est que 16 ans.

Dimanche 7 mai

On se réveille assez tard vers 10h30. On prend un bon petit déjeuner avec une montagne de tartines et du gateau.

On part ensuite avec le beau-fils Micha qui nous emmène d'abord à la perioska où il veut qu'on l'aide à faire des courses. Il veut s'acheter un mini-cassette ou une télé. Et il veut profiter de notre présence pour pouvoir aller dans ces perioska qui sont des magasins reservés aux touristes et mieux achalandés que les magasins pour russes. Il achète aussi des livres.

On va de là à la gare routière pour se renseigner sur les bus pour aller à Novgorod. Mais comme il y a beaucoup d'attente au guichet de la gare routière on préfère aller dans une agence de voyages. Il s'avère que tout est complet pour les deux cars du matin donc on est obligé de reserver pour le car de 10h30.

Puis il nous emmène dans une gallerie de tableaux modernes où le père de la famille expose. On voit notamment un tableau sympa sur l'enterrement de Staline. Il y a plusieurs artistes différents qui sont exposés là.

Du musée on traverse la Nieva pour se retrouver pas très loin de l'institut Solmi. Qui était à l'époque un institu de jeunes filles. En fait il y avait au même endroit une collégiale, un institut de jeunes filles et un cloitre. L'institut a servi de quartier général aux bolchéviques en aout 17. Il y a une statue de Lénine devant le batiment qui comémore cet épisode.

institut Solmi

On peut rentrer visiter la collégiale, qui est une église tout à fait classique avec des colonnes majestueuses. L'intérieur de l'église vient d'être repeint.

De là on décide d'aller au monastère d'Alexandre Nievsky. Mais en fait on y va pas car il commence à se faire tard et on risquerait de louper l'heure limite pour visiter le musée de l'Ermitage;

A ce moment notre copain guide russe nous laisse et on prend un trolley bus pour le musée de l'Ermitage; ON y est vers 4h. On y voit quelques merveilles de la peinture avec notamment tellement connus que même pour moi leur image m'est déjà familière, comme des Van Gogh ou des Rembrandt. Il y a tout une collection de l'école hollandaise. Puis au premier étage des écoles plus modernes avec des Manet, des Degat, des Pissaro avec notamment plusieurs vues de Paris. Deux Renoir très connus, des Van Gogh. Puis carrément toute une collection de Picasso. Et enfin plusieurs salles de Matisse, qui sont splendides très colorés avec beaucoup de violet, rouge, vert ou orange.

On se fait virer vers 17h45 car cela ferme à 18h avant d'avoir eu le temps de voir les toiles de Léonard de Vinci au rez de chaussée. On reprend le superbe escalier monumental pour redescendre en bas.

musée de l'Ermitage

De là on va à la cathédrale Saint Isaac où on peut encore entrer car elle est ouverte jusqu'à 19h. On y admire ses colonnes de malachite vertes. La cathédrale est immense et il parait que 14 000 personnes peuvent y tenir; Il y a une grande nef avec au bout une grande icônostase qui a subsisté au communisme. Au dessus de nous une coupole avec en son centre un tambour et une autre petite coupole par dessus. C'est vraiment immense, carrément plus grand que la collégiale de Solmi.

En sortant on va à pied voir la statue equestre de Pierre Le Grand qui n'est pas loin. Cette statue forme comme un triangle car le cheval est cabré. Avec un serpent qui lui mord la queue.

statue équestre de Pierre le Grand

On s'arrète un peu au bord de la Nieva pour se reposer et boire un pepsi avec un gateau. Il y a un soleil assez agréable malgré un peu de vent.

De là on va à la forteresse Pierre et Paul. A l'origine elle servait à protéger la mer baltique des éventuelles attaques des Suédois. Puis elle a servi de prison politique au service des Tsars. On y entend un concert de cloches magnifique qui est donné à partir de la collégiale de la prison. Il est vraiment très chouette ce carillon avec plein de cloches différentes qui sonnent. Il est 20h.

forteresse Pierre et Paul

Mais il y a toujours un beau soleil qui brille dans le ciel. On sort de la forteresse pour aller dans un café prendre un jus de citron. On se fait virer du café car ils n'ont plus rien à vendre.

On va dans un autre café où il y a pas mal d'ambiance. au 12 rue Kirovskaya On y rencontre trois filles assises à une table on s'assied avec elles et on les drague gentiment. ON partage des boulettes de viande, du cognac et d'autres petites choses à grignoter.

On finit par leur proposer de nous accompagner en discothèque, il semble que l'on est à peu près la côte sauf avec une qui est reprise en main par son mec. Mais à la sortie du café les deux mecs commencent à nous menacer sérieusement, les filles nous quittent et on prend un taxi pour échapper au grabuge.

On rentre se coucher à la maison. Mais avant nos hôtes nous offrent une part d'un bon gateau aux raisins.

Lundi 8 mai

On prend un bon petit déjeuner avec du gateau aux raisins. Vers 9h30 on quitte nos amis.

On va prendre un mini-bus pour la gare routière d'où on prend un car qui doit nous emmener en 3h30 jusquà Novgorod.

J'essaie d'acheter des cartes postales dans un hotel à coté de la gare routière mais ils n'nen ont pas.

Le car s'arrète au milieu du parcours pour un arrêt pipi. On en profite pour aller manger des boulettes de viande et des spaghettis dans une cantine voisine. On revient du coup en retard au car, heureusement il nous a attendu. On est les bons derniers. Le car ne roule pas très vite environ 50km/h. Donc on a le temps d'admirer un paysage très plat avec des forêts, des bois, des plaines et quelques isbas de temps en temps.

Novgorod

On arrive à Novgorod vers 14h, on descend du car et on laisse nos bagages à la consigne de la gare routière. On regarde les horaires pour Moscou en principe on a un train à 20h40. Ce qui nous laisse le temps de nous ballader.

On voit le kremlin, pas ausi grand que celui de Moscou mais aussi très joli. Il est au milieu d'un grand jardin. Et à l'intérieur de la forteresse se trouve toute une série de monuments dont la flamme du soldat inconnu. Il y a aussi un char T3476 en souvenir des batailles de la deuxième guerre mondiale.

kremlin de Novgorod

église Sainte Sophie

On voit aussi dans l'enceinte du kremlin l'église Sainte Sophie avec ses cinq nefs d'origine construite en 1045. Au milieu l'église est surmontée par un tambour où on pouvait hisser des personnes dont le prince local d'où ils pouvaient assister à l'office. On voit des photos des différentes fresques. Cette église est vraiment très jolie y compris les 6 et 7ème nef qui ont été rajoutées.

On rencontre un malien qui est étudiant à Léningrad. Il parait qu'ils sont 140 étudiants maliens à Léningrad et 1400 dans toute l'URSS. Il fait des études de technologie. Il a quelques problèmes pour faire face au froid, à la langue et au racisme.

On ressort de l'église, on traverse le fleuve Volkov par une passerelle pour piétons. Le fleuve Volkov c'est un des quatre fleuves qui est représenté aux quatre coins d'un des ponts de Léningrad.

On arrive sur la place du commerce qui est encore un grand jardin avec des tas d'arbres. Et sur la place se trouvent toute une série de petites églises différentes, qui ont vu le jour graecirc;ce au mécénat des différents marchands de la ville. Elles datent toutes du 13, 14 ou 15ème siècle c'est à dire de l'époque de la République de Novgorod.

république de Novgorod

Car la ville de Novgorod était de 1100 à 1478 une république indépendante et riche. Jusqu'à ce que les princes de Moscou ne trouvent que Novgorod avait un peu trop tendance à faire les yeux doux aux baltes à leur go–t et du coup annexe la ville.

Les marchands de Novgorod étaient alliés avec les princes de Moscou et faisaient régulièrement appel à eux lorsqu'ils étaient engagés dans un conflit sérieux. C'est ainsi que le prince Alexandre de Moscou est venu se battre sur la Nieva d'où le nom d'Alexandre Nievsky. Nom qui est donné pour comémorer l'aide victorieuse accordée par Alexandre.;

Alexandre Nievsky

On se ballade entre ces églises. Malheureusement la plupart sont fermés, donc on ne peut pas en voir l'intérieur.

On va dans une sorte de grand magasin d'alimentation. Où on rencontre trois fills deux de 14 ans et une de 18 ans on leur cause un peu fleurette. Le magasin est plutôt bien achalandé avec notamment pas mal de viande et de poisson.

On achète du fromage et du pain géorgien que l'on va manger sur un banc arrosé de pava, sorte de jus de raisin un peu fermenté et pas terrible.

pava

Bien s–r on est en retard pour atrapper notre train à la gare, donc on court pour y aller. Du coup on y arrive dix ou quinze minutes en avance. On se retrouve toujours dans un wagon de troisième classe. On est tout seuls dans notre compartiment. On joue au barbu. On boit du thé et du gin en écoutant des concertos de Mozart ou Alan Parson Project. Ce doit ressembler un peu à cela l'ambiance du transsibérien. Y compris l'odeur dans les toilettes qui est assez insoutenable, comme celle qui régnait dans celles du parc de cet après-midi.

Moscou

Mardi 9 mai

On est réveillé à 5h du matin en arrivant à Moscou. On va chez Grégoire où on prend un petit déjeuner copieux.

Tandis que Grégoire va travailler Sébastien et moi quittons la maison vers 9h pour aller visiter le Kremlin. On rencontre encore en chemin comme hier quelques vétérans qui arborent fièrement leur panoplie de médailles. Ils en ont tellement qu'elles s'entrechoquent entre eles en faisant un bruit de quincaillerie.

On arrive aux caisses devant le Kremlin à 9h50 alors que cela ouvre à 10h. Il y a un petit peu de queue. On achète des billets pour chacun des musées qui est visitable à l'intérieur. On se retrouve donc avec une liasse de tickets d'entrée.

Kremlin

On pénètre dans l'enceinte du Kremlin. On voit d'abord exposés sur l'esplanade d'entrée toute une série de canons qui ont été pris aux armées de Napoléon en 1812. Il y en a plein. Et avec eux quelques canons pouchka, de l'armée russe.

On voit aussi le Tsar Pouchka qui est le plus gros canon jamais construit avec à son pied des boulets géants de pratiquement 1m de diamètre.

Tsar Pouchka

Puis on voit le palais des Congrès où on a été écouter le Trouvaire. On voit aussi l'Arsenal puis le Sénat avec la statue de Lénine qui abrite aujourd'hui le conseil des ministres.

palais des Congrès

arsenal

Sénat

On avance encore un peu plus loin pour arriver à une énorme cloche qui aurait du être la plus grosse cloche ayant jamais sonné si elle ne s'était fendue pendant son transport. Du coup elle n'a jamais servi.

On continue pour arriver dans le quartier des collégiales

On voit d'abord la collégiale de l'Assomption et de la Dormition, c'est la plus grande collégiale et celle du style le plus pur. A l'intérieur on voit deux trônes un pour le Tsar en bois et un pour le Metropolitain en pierre. Il y a aussi de belles icônes. Il y a beaucoup de monde à l'intérieur et on a fait la queue pour y entrer.

collégiale de l'Assomption et de la Dormition Elle date de la fin du 15ème siècle et a une forme assez classique avec cinq coupoles quatre travées et trois nefs, avec un tambour pour dominer le tout.

En sortant on va se poser sur les marches du palais des facettes. C'est là que l'on voit que c'est vraiment la perestro‹ka.

palais des facettes Car de nos jours on peut faire à peu près tout ce que l'on veut, s'asseoir un peu partout, sortir son appareil photo quand on veut. Il n'y a que si on traverse en dehors des passages cloutés que l'on se fait siffler. Ce qui est au demeurant plutôt normal.

De là on va voir la collégiale de l'Archange Saint Michel

collégiale de l'Archange Saint Michel qui est une petite collégiale avec des sortes de coquilles Saint Jacques sur son toit; A l'intérieur dans le tambour on peut observer une galerie où le Tsar pouvait se tenir. Cette collégiale a la particularité d'avoir malgré sa petite taille cinq petites coupoles. On voit à l'intérieur une belle icônostase en bois. C'est dans cette église qu'avait lieu traditionnellement les couronnements des tsars.

Puis on voit la collégiale de l'Annonciation qui est la plus petite. C'est là où avait lieu les baptêmes et les mariages des tsars.

collégiale de l'Annonciation

A l'intérieur on peut admirer des icônes de Roublioff et d'autres de Théophane le Grec qui sont les deux grands peintres d'icônes.

Roublioff

Théophane le grec On voit aussi une très jolie icônostase de bois.

Puis on voit la collégiale de la Déposition de la robe de Marie

collégiale de la déposition de la robe de Marie A l'entrée on voit une gardienne qui arbore un badge du Canada. Il y a un couloir exterieur à la collégiale où sont exposées de jolies statues en bois. A l'intérieur la collégiale est toute petite et sympathique;

On va aussi au palais des Patriarches qui comprend aussi la collégiale des douze Apôtres.

palais des Patriarches

collégiale des douze Apôtres Dans ce palais des Patriarches on voit un musée aménagé au premier étage. Il y a plusieurs pièces dont une assez impressionnante car elle est très grande avec 400m2 et pourtant sans pilier central. On voit différents objets exposés dans des vitrines. Il y a autour de nous quelques groupes d'allemands et d'autres de français. J'essaie d'écouter tant bien que mal les explications du guide en allemand. On se ballade un peu partout, le sol est couvert en général d'une moquette. Assez vite on change de groupe pour se retrouver avec un guide français. On visite aussi la chapelle du palais qui était la collégiale des douze Apôtres.

De là on essaie d'aller jusqu'au clocher d'Ivan je ne sais plus quoi, mais il est fermé lorsque l'on y arrive.

On ne peut pas aller voir le palais des Armures ou la Galerie des Diamants car il faut s'y prendre deux jours à l'avance pour les visiter.

palais des Armures

galerie des Diamants

On ressort du Kremlin on voit passer quelques voitures officielles qui sortent en même temps que nous.

On va sur la place Rouge où on se ballade un peu.

place Rouge On rencontre devant le Gum un français qui travaille pour Renault et qui est envoyé ici pour vendre des automates. On papote un peu avec lui et manifestement il n'est pas trop au courant des coutumes locales il débarque complètement et ne sait même pas qu'il y a deux cours à la monnaie locale;

De là on se promène un peu dans le quartier pour trouver un endroit où déjeuner. On aterrit à l'hotel Rossia qui est le plus grand hotel de Moscou. :i2 refid=res.hotel Rossia C'est censé être un hotel international de luxe mais on monte dans les étages jusqu'à celui du restaurant en haut et c'est plutôt décevant. Cela fait hotel vieillot des années 50. On nous place à une table au milieu de la salle. Un garcon très gentil tente plus ou moins habilement de nous caser tous ses produits. En tout cas il nous sert de facon très aimable. Il finit par tenter de nous caser du change, du caviar et tout ce que des touristes comme nous pourrait désirer.

Là dessus arrive un couple composé d'une danoise et d'un suisse. La danoise est vraiment magnifique, vraiment une beauté. Elle plait notamment beaucoup à Sébastien. Et ma foi il n'a pas trop mauvais go–t et probablement en la draguant éffrontément devant son copain il ne fait qu'oser faire ce que plus pudique je me retiens de faire. En tout cas on les aborde et il s'avère qu'ils s'appellent Ebène et André. Je papote avec André pendant que Sébastien s'occupe d'Ebène. En fait ils ne sont là qu'en transit pour 24h entre Bangkok et l'Europe. Ils viennent de changer de l'argent et regrettent de l'avoir changé au cours officiel quand nous leur apprenons les conditions du taux officieux. On papote avec eux, ce qui fait qu'il est déjà 4hj lorsque l'on sort du restaurant. On veut aller visiter la collégiale de Basile le bienheureux mais elle est déjà fermée.

collégiale de Basile le bienheureux

On quitte notre nouveau couple d'amis. Sébastien est tout émoustillé et il a donné son numéro à Ebène bien confiant dans le fait qu'elle va le rappeler. De toute facon on devrait les retrouver ce soir après le spectacle du Bolcho‹. On rappelle Grégoire pour s'y fixer rendez vous.

On va au musée d'Histoire mais il est aussi fermé pour "remount" c'est à dire en réparation.

On retourne à l'hotel Rossia pour y acheter des cartes postales. On s'y installe autour d'une tasse de thé pour les écrire. On a un peu du mal à se faire servir la tasse de thé car d'abord la receptionniste de l'hotel à qui on demande où se trouve la cafeteria ne parle pas un mot d'anglais ce qui pour une reception d'hotel international laisse plutôt à désirer. Puis la serveuse de la cafeteria met dix minutes au moins à servir chaque table. Ce n'est pas un modèle de productivité. En plus en revenant à l'hotel le chasseur n'a absolument pas voulu nosu laisser rentrer et on a d– faire le tour et rentrer par derrière.

Après avoir écrit une série de cartes postales on part donc pour le Bolcho‹ où on retrouve Grégoire. On y assiste à une magnifique représentation de Tosca. Avec des chanteurs excellents aux voix puissantes qui changent de celles que l'on entend à Paris.

A l'entracte on veut acheter des chocolats mais on ne peut les acheter qu'ensemble avec des bonbons qui sont dégueulasses. Alors on s'abstient.

En ressortant on assiste dans les rues à la fin de la fête du 9 mai. Qui commémore ici la victoire de la Seconde Guerre Mondiale. On voit notamment un feu d'artifice. Et surtout des danses spontanées dans les rues animées par des joueurs d'accordéons ou des petits groupes de musique; C'est vraiment un jour de fête populaire où pour une fois ils ont le droit de s'atroupper et de danser dans la rue. Car le régime ne rigole pas encore avec les moeurs publiques.

On prend un bus pour rentrer. On se fait aborder par un type qui pour une fois parle très bien anglais. Il nous propose de nous procurer un peu tout ce que l'on peut désirer. Mais c'est Grégoire qui finit par être sur le point de lui vendre son briquet soviétique.

On rentre à la maison. Et on écrit encore quelques cartes postales avant de se coucher.

Mercredi 10 mai

On se lève assez tard vers 10h30. Sébastien et moi quittons la maison vers 11h30 après avoir fait la vaisselle.

On veut aller visiter le monastère de Novodivitchi.

monastère de Novodivitchi On hèle un taxi qui manifestement nous ballade un peu car il fait pas mal de détours. Il nous dépose enfin en face du monastère.

On achète un ticket d'entrée. A l'intérieur on réalise que le taxi ne nous a pas du tout conduit à un monastère mais à un cimetière. On fait un petit tour, c'est plein de tombes d'inconnus et de héros.

Mais ce n'est pas tout à fait ce que l'on cherchait. On ressort et on demande le monastère. Ce n'est pas évident de faire comprendre la notion de monastère à des russes qui ne parlent pas l'anglais et qui plus est on du en général pas mal oublié ce qu'est un monastère après 70 ans de communisme. On finit par se faire comprendre.

Le monastère s'avère un tout petit peu plus loin. Il est entouré d'un long mur d'enceinte blanc.

On rentre à l'intérieur. On achète des tickets pour visiter les différentes églises qui le composent. En fait il s'avère que l'on visite l'église Notre Dame de Smolensk qui a été élevée par le Tsar à l'occasion du retour de Smolensk au sein de l'empire Russe en 1525.

église Notre Dame de Smolensk Cette église est très jolie car elle est pleine de fresques sur ses murs intérieurs, qui sont très claires, pleines de couleurs, très bien nettoyées. On ne voit pas l'icônostase car elle est "remount" mais on voit quelques icônes très belles. Il y a notamment sur le mur du fond de l'église des icônes qui monte jusqu'au plafond avec des scènes imagées qui illustrent l'enfer ou le paradis, avec notamment un grand serpent. En haut on reconnait Jésus qui accueille les morts et en bas l'enfer.

Le tour intérieur de l'église est ornée d'une galerie qui pour une fois est assez grande avec de vastes baies vitrées.

On ressort de cette église pour aller visiter un autre batiment musée, mais il est déjà 13h passées et il ferme à 13h. On cherche en vain l'entrée d'un autre musée.

Du coup on ressort du monastère, on respire une bonne odeur d'herbe coupée par une tondeuse. On sent aussi des arômes d'atelier de bois. Le monastère doit comprendre quelques ateliers artisanaux.

On va en face de la sortie où se trouvent quelques vendeurs de souvenirs. On achète quatre photos de lithogravures et de ggravures. Deux pour chacun. On les négocie pour 110 roubles au lieu des 160 d'abord demandées. Ce qui me semble une pas mauvaise négo.

On prend un taxi qui nous ramène à la maison à 14h à peu près à l'heure pour le rendez vous que nous avons avec Grégoire. On va déjeuner tous les trois à l'ambassade. C'est à dire que l'on traverse la rue, on montre nos passeports au gendarme qui est à l'entrée et on pénètre dans l'ambassade jusqu'à la cantine. Là on déjeune de crudités et d'un steak frites. Les serveuses sont soviétiques. A cette heure un peu tardive il n'y a plus grand monde dans la cantine mais on rencontre tout de même la femme du consul qui semble tout à fait passionnée par la Russie.

Ensuite on descend dans le magasin de l'ambasade reservé aux français. On y trouve un peu de tout mais surtout bien s–r du vin et tous les produits qui peuvent manquer dans les magasins soviétiques. On a traversé aussi le garage où on a vu des mécaniciens en train d'entretenir les voitures de l'ambassade. Décidément on vit presque en autarcie dans une ambassade comme celle ci. Sans oublier bien s–r qu'il y a aussi le médecin de l'ambassade et d'autres services à disposition des expatriés et/ou fonctionnaires français.

Puis on monte dans les bureaux où Sébastien et moi on aimerait se renseigner sur les possibilités de fonder une coopérative mixte sur un business quelconque. On va au poste d'expansion économique mais Grégoire n'est pas emballé par notre idée et en plus il n'y a personne dans les bureaux pour nous renseigner.

Sébastien et moi On ressort de l'ambasade, on essaie d'atrapper un taxi dans la rue. Mais comme au bout de vingt minutes on est toujours là à en attendre un libre. On se décide à prendre le métro pour aller à Collomum ska‹a

Collomum ska‹a Il s'agit d'un roupe d'églises dont certaines on été construites là à l'origine et d'autres ont été transportées là par les communistes pour en faire un centre architectural, sorte de musée.

On sort du métro à la station Kacher ska‹a qui s'avère assez loin de Collomum ska‹a et on doit marcher un bon bout de temps à travers champ pour y arriver. Cela fait tout drole de traverser de grandes étendues agricoles alors que l'on est tout juste dans la banlieue de Moscou et que l'on en voit encore les buildings au loin. Tous ces petits lopins de terre sont manifestement très bien entretenus par les kolkoziens qui y font des cultures maréchaires.

Pour arriver jusqu'à Collomum ska‹a on doit escalader un coteau boisé assez dense qui débouche sur le site de Collomum ska‹a.

On voit d'abord une belle église octogonale qui comprend cinq coupoles indépendantes et elles mêmes octogonales. L'église est en complète "remounte" c'est à dire réparations. Comme c'est un peu partout le leitmotiv des monuments de Moscou. Mais cette circonstance nous permet pour une fois d'aller voir derrière l'icônostase. Qui est la cloison qui sépare le peuple des fidèles du sanctuaire de l'autel, derrière laquelle les prêtres officient.

icônostase

Mais comme l'église ferme à 17h et que l'on est arrivé à cinq heures moins cinq on a tout juste le temps de faire un tour de l'intérieur. Où à vrai dire il ny a pas grand chose à voir. Mais c'est interesant de voir cette exemple d'architecture originale.

De là on marche jusqu'aux autres églises. Il y a aussi plusieurs isbas en rondins de bois qui sont exposées là. Cela me permet de toucher du doigt ces fameuses isbas dont on parle tant dans les romans. Il y en a de toutes les tailles, des petites à pièce unique et des grandes avec plusieurs pièces que l'on peut voir au travers des fenêtres percées dans les rondins de bois.

On voit deux autres églises qui sont construites en pierre. Mais comme il est trop tard on ne peut pas les visiter. De toute facon on a rendez vous avec Grégoire à la maison à 18h30 et on doit rentrer si on ne veut pas être en retard. On va prendre le métro à une station plus proche qui nous évite d'avoir à retraverser les champs.

On peut remarquer que contrairement à chez nous dans ce pays il règne une pénurie de main d'oeuvre. Partout on voit des petites annonces offres d'emploi. Partout on voit des gens qui sont employés à faire un deuxième petit boulot. Notamment dans le métro on voit partout des petites vieilles qui préposées à l'entretien d'une ptite zone par exemple en bas d'un escalator et qui doivent faire ce boulot pour complèter leur retraite de misère.

On arrive à la maison à 18h30 pour réveiller Grégoire qui s'est endormi. On doit aller diner chez son copain Sergio un peintre.

Sergio habite avec sa femme et sa mère. Sa mère n'est pas là ce soir mais on dine tous les cinq sa femme et moi sur le canapé et les trois garcons sur des chaises en face. Le diner est très sympa. On prend des charcuteries, du riz et du poisson. Puis le fromage et le vin de vermouth que nous avons apporté.

A un moment je pique un petit roupillon mais je me réveille pour participer à une conversation sur la peinture. Sergio baragouine le français et Grégoire surtout fait l'interprète. Sergio nous montre ses oeuvres en plaisantant pas mal de dessus. Je lui renvoie la balle puisqu'il semble apprécier la polémique.

On ne rentre pas trop tard vers 23h car je voudrai téléphoner à Paris pour avoir des nouvelles de papa et pour organiser mon prochain voyage au Cap Martin.

Le système de téléphone soviétique est tellement performant qu'il y a plusieurs heures d'attente pour obtenir une ligne internationale. On a fait une demande de ligne pour Paris avant de partir diner vers 19h. Quand on rentre l'opératrice nous dit que l'on est toujours en attente. Je me couche et au moment où je m'apprète à m'endormir enfin le téléphone sonne vers 0h45 après 5 heures d'attente. Je parle avec Sophie rue Vital. Puis je me recouche.

Jeudi 11 mai

On se réveille vers 9h avec Grégoire. Tandis qu'il va travailler Sébastien et moi allons dans un grand magasin militaire sur Kalamine ska‹a Il y a plusieurs étages de produits plus ou moins destinés aux militaires. On achète d'abord des valises en carton, puis des gants fourrés et des bottes pour moi. On achète aussi des insignes et des ceinturons. On ne peut pas acheter de casquette militaire car il faut prouver son état de soldat pour en acheter. De même les chemises sont reservées aux officiers. Dommage car j'aurai bien acheté une casquette pour en faire cadeau à mon filleul.

Puis on va rue de l'Arbat

rue de l'Arbat qui est une rue piétonne avec pas mal de maisons anciennes et des magasins de toutes sortes. La rue est vraiment très mignonne. On achète une glace qui s'avère pas bonne. Les magasins ne sont pas encore trop touristiques, mais gageons que d'ici quelques années ils ne tarderont pas à le devenir. Il y a plusieurs magasins qui vendent des posters et des disques vinyles.

On va dans une poste pour tenter d'envoyer un télégramme.

On rentre à l'ambassade devant laquelle on a rendez vous avec Grégoire à 13h30 pour aller à l'association des aveugles russes y rencontrer leur président pour tenter de mettre sur pied un voyage d'échange entre jeunes aveugles russes et jeunes du GIAA.

L'association des aveugles russes occupe tout un immeuble dans un quartier chic. On est recu par leur président et plusieurs de ses collaborateurs. Ils nous expliquent comment ils sont organisés. Cela sent fort le ghetto avec tous les aveugles qui se retrouvent pour travailler ensemble, partir en vacances ensemble etc. Mais au moins ils sont s–rs de trouver du travail. Le président me reproche un peu de noyer le poisson et de ne pas lui donner des chiffres très précis sur le GIAA et les aveugles français. Finalement on arrive à négocier un projet de voyage tel qu'on le souhaitait. Alors qu'au début ils pensaient parquer les aveugles français dans un de leur camp de vacances au bord de la mer noire. On a bien montré que l'on avait envie de voir du pays.

En sortant on va au grand magasin Goum

Goum C'est vraiment un beau magasin avec ces trois galeries paralèles de couleurs différentes, vertes, bleues et rouges, couvertes d'une grande verrière, un peu comme la gare d'Orsay. Et avec des petits magasins de part et d'autre de chaque galerie. Chaque galerie s'étage sur trois niveaux avec un rez de chaussée, un étage en terrasseau dessus et un deuxième étage en balcon en surplomb. On se ballade un peu partout bien que n'achetant pas grand chose. Car ce n'est pas très bien achalandé et on trouve peu de choses à notre taille. Sébastien achète tout de même des chaecirc;les.

En ressortant du Goum on va au magasin Bodarsky qui veut dire cadeau et qui n'est pas très loin du théatre Tchaikovsky où on a rendez vous le soir. Dans ce magasin il y a plein de choses à acheter pour faire des cadeaux. On se contente de matruchkas c'est à dire des poupées russes et de canifs. :ié refid=div.matruchkas

Puis on retrouve Grégoire au pied de la statue qui est devant l'entrée du théatre Tchaikovsky. On va écouter dans le théatre un concert de musique de Chnike. C'est de la musique contemporaine avec une symphonie puis un texte de Faust mis en musique; C'est plutôt sympa avec des tas d'instruments qui jouent en même temps et notamment des voix dans tous les registres jusqu'au haut de contre.

En sortant on est avec Frédéric et Claire un couple d'amis de Grégoire. On veut aller diner ensemble dans une coopérative. Le premier restaurant coopératif nous jette bien qu'il n'est plus de clients dans sa salle. Le deuxième nous accepte mais nous fait payer vraiment un maximum car il est vraiment tard. Alors on paie au moins deux fois le prix que l'on aurait p– espèrer payer dans cette catégorie de restaurant. Les mets sont très bons avec des crudités et du poulet fourré comme celui que l'on avait eu à l'hotel Russia.

On rentre chez Grégoire prendre un dernier café et manger le gros Toblerone offert par Claire. Sébastien est encore sous le charme de Claire. On se couche assez tard vers 3h, après avoir écrit quelques cartes postales en russe à un nombre certain de mes amis.

Vendredi 12 mai

Ce matin on va au monastère de Saint Andropine. Ce monastère abrite un musée d'oeuvres d'André Roubloff. Mais une fois de plus on s'est trouvé face à un pannonceau "remount" sur la porte d'entrée. On a tout de même fait un petit tour autour du monastère.

monastère Saint Andropine Il est plutôt joli au milieu d'une de campagne ombragée dans un quartier résidentiel.

On reprend le métro pour retourner chez Grégoire. On s'arrète en passant dans un magasin de disques. On en achète pas mal notamment des disques de musique russe. On peut constater qu'un des effets de la perestro‹ka c'est que les disques de musique occidentale ne sont plus vendus sous le manteau et figurent dans les rayons du marchand même s'il ne fait pas encore trop de publicité autour d'eux.

Un autre effet de la perestro‹ka ce sont ces stands coopératifs que l'on trouve dans pas mal de magasins, avec donc une partie publique d'Etat et des standes privés.

On a la flemme d'aller acheter des boites à outils comme prévu. On se retrouve chez Grégoire à 3h. On y a rendez vous avec lui. On en repart tous les 3 pour l'aéroport vers 3h30.

A l'aéroport on a imaginé un stratagème subtil pour passer en douce les petites boites de caviar que l'on compte rapporter à Paris. Grégoire graecirc;ce à son propusc, qui veut dire laisser passer et qui est un autre mot clé de la vie en URSS comme l'est remount. Donc graecirc;ce à son laisser passer Grégoire passe le controle de douane sans être fouillé avec mon blouson négligeamment posé sur son épaule. Le dit blouson bourré dans les poches de boites de caviar. De l'autre coté de la douane, le blouson passe discrètement d'une épaule à l'autre. Et le tour est joué.

Ceci dit ma valise a pasé elle aussi la douane sans difficulté sans être fouillée. Sauf qu'à l'arrivée à Paris je me rendrai compte de facon assez certaine que mon sac à été fouillé à un moment ou à un autre car mes médicaments se sont retrouvés dans une poche où je ne l'ai avais pas rangé.

J'achète en duty free un petit rasoir à piles et des bouteilles de vodka.

On monte dans un Airbus qui nous amène à Paris vers 20h avec 30mn de retard.

Je vais rendre visite à papa à l'hopital Brousset avant de rentrer chez moi. Là je ne me couche pas car je dois ranger mes affaires et préparer ma valise pour partir au Cap Martin. On y part en voiture à 4h du matin. :h3.Géographie :h4.Végétations

La superficie globale de la Russie se répartit comme suit: la toundra qui représente 10% de la surface totale et que l'on trouve plutôt au nord. la Ta‹ga qui est au milieu avec 34% de la surface totale. Et une végétation plutôt ouverte. la steppe avec 15% de la surface et une végétation plutôt fermée. les deserts avec 15% de la surface les montagnes avec environ 30% de la surface

Environ la moitié de ces surfaces de toundra et de ta‹ga sont gelées en permanence. :h3.Vocabulaire à gauche = naliéva à droite = naprava s'il vous plait, je vous en prie = pajaousta de rien = nitchevo merci = spaciba un = adine deux = dva trois = tréi quatre = tchiaturia cinq = piatch en réparation = remount laisser passer = propusc

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