J'ai recu en mars de cette année, une publicité du CE d'iBM proposant un séjour de 4 jours à Rome pour 1500f, voyage et hotel compris. J'ai sauté sur l'occasion en reservant deux places, sans savoir si longtemps à l'avance avec qui je voyagerai. Puis l'été est passé et j'ai commencé à me préoccuper de ma future accompagnatrice. J'ai dragué successivement deux filles à qui j'ai proposé de venir passer un week-end avec moi à Rome: Isabelle et Géraldine mais comme l'une comme l'autre se dérobait pour me donner une réponse précise, j'ai commencé à en parler à ma cousine Gaelle qui tout de suite à accepter le role de solution de remplacement. Et effectivement alors que la date du voyage s'est approché et que le CE m'a demandé de confirmer le nom de mon accompagnatrice ni Géraldine, ni Isabelle n'était prête à partir avec moi. Alors Gaelle a confirmé qu'elle était partante. :h5;Jeudi 4 novembre
Je suis passé la chercher devant chez elle avec Jean-Michel le chauffeur de taxi avec qui je travaille régulièrement. Puis il nous a conduit à Roissy. Là nous avons récupéré nos billets au comptoir Nouvelles Frontières puis nous avons attendus le départ de notre vol Corsaire en allant acheter un cd rom d'Edith Piaf au Virgin du sous sol.
Notre vol Corsaire est en Boeing 737 on décolle avec une petite demi-heure de retard ce qui n'est pas trop pour un vol charter. On a droit juste à un jus d'orange ou un verre de champagne mais rien de solide, bien qu'il soit pratiquemment l'heure du diner;
On aterrit à Rome vers 19h30, un car nous conduit tout le groupe d'IBM à l'hotel Colombus qui est sur l'avenue de la Conciliation c'est à dire la grande avenue qui mène à la Basilique Saint Pierre.
Là la jeune guide Christine qui accompagne notre groupe distribue des clés de chambre et prend les reservations pour des excursions. Sur le groupe d'une cinquantaine de personnes il y a une bonne dizaine de couples comme nous dont l'homme et la femme ne porte pas le même nom. Par contre à la différence de nous lorsque Gaelle redescend de notre chambre pour demander à avoir une autre chambre avec deux lits séparés il y a deux ou trois autres couples qui viennent réclamer une chambre avec un grand lit. On Deux couples viennent aussi réclamer car leur chambre est toute petite et ou sans fenêtre. L'hotel est pourtant très luxueux du moins dans ses pièces de reception manifestement c'est un ancien palais classique. Et il doit y avoir de très belles chambres mais c'est s–r que pour des groupes comme nous on ne doit pas donner les meilleures chambres. Nous échangeons donc notre chambre à grand lit contre une autre qui s'avère beaucoup plus grande avec trois lits séparés. La chambre 420.
Après avoir posé nos affaires on ressort diner. Il pleut un peu. On cherche un distributeur de billets mais il ne marche pas. On traverse le Tibre pour aller dans le quartier du Trastevere mais l'orage menace on voit des éclairs et le tonnerre gronde alors on rentre dans un restaurant qui a l'air pas mal le restaurant Jullia au moment où les gouttes commencent à se transformer en orage.
Je prends en entrée une fleur de courgette assez bonne et puis des niochis au pistou moyen. On commande une bouteille de vin un peu au hasard.
Puis on rentre à l'hotel. On se couche rapidemment.
Gaelle se lève vers 9h et me réveille; Après avoir pris ma douche on descend petit déjeuner. L'hotel est somptueux en terme de décor mais pas terrible en terme de prestation. Le réseau téléphonique est vieillot et dans la chambre on a un téléphone à cadran que l'on tourne avec le doigt et pas moyen de brancher mon ordinateur. De même pour le petit déjeuner on a une salade de fruits en boite et un jus d'orange médiocre.
La salle à manger est superbe toute en longueur avec une hauteur de plafond infinie et donnant sur un petit jardin intérieur.
De là on part pour la journée en ballade. On a pris le guide Bleu d'Italie qui date de 1958 et que j'ai récupéré avenue Elisée Reclus et un guide Autrement sur Rome que Gaelle a acheté.
On marche jusqu'à la piazza Navonna où on s'installe à la terrasse d'un café au soleil. Gaelle commande un capuccino et c'est le bonheur intégral de se sentir ainsi en vacances, en Lacoste au soleil, où il fait presque trop chaud.
De là on marche vers le Palatin où on a décidé d'aller. Mais d'abord on zig zag pas mal dans les ruelles autour de l'avenue du Corso. Pour éviter le traffic et le bruit du Corso qui est une grande artère commercante. Du coup on tournicote pas mal et on se perd presque. Heureusement il y a le soleil pour se repérer et de toute facon c'est très agréable ces vieilles rues avec ces vieilles maisons et ces vespas et quelques rares voitures qui foncent prètes à nous écraser plutôt que de ralentir.
On s'arrète notamment piazza Colonna où se trouve la colonne de Marc Aurèle.
colonne de Marc Aurèle C'est une grande colonne avec un bas relief en spirale qui monte jusqu'à la statue de Marc Aurèle avec le bas relief qui évoque les succès de Marc Aurèle qui l'ont conduit à la gloire.
Puis on arrive sur la piazza Venezia où se trouve la grande machine à écrire c'est à dire le monument de Victor Emmanuel 2.
piazza Venezzia Là on va voir le forum impérial de la balustrade qui le surplombe au bout de la piazza Vennezia. On admire la colonne de trajan qui porte désormais
colonne Trajan à son sommet une statute de Saint Pierre. Et qui a aussi un bas relief en spirale qui décrit la gloire de Trajan. Pour établir ce forum dont cette colonne il parait que Trajan a fait raser une colline qui se trouvait là. En fait il y avait le forum romain du temps de la république qui se trouve un peu plus loin et où se passait les actes politiques et publics de la république puis quand Rome s'est agrandie et que l'on est passé à l'Empire le forum romain classique est devenu trop petit et les Empereurs ont fait établir des forums plus grands et à leur gloire. Du coup il y a un forum de Jules César, un forum d'Auguste un forum de Trajan, un forum de Domicien.
Mais en fait on veut aller au Palatin alors on continue à marcher par l'avenue qui traverse les forums impériaux et qui conduit au Colisée.
Au Colisée on prend un billet pour Gaelle car l'entrée est gratuite pour moi et on entre faire un tour. On monte dans les étages. Je suis content de pouvoir visiter une fois de plus car la dernière fois que je suis venu c'était dans les échafaudages et on ne pouvait pas visiter le Colisée; De même pour un certain nombre de monuments comme la colonne Trajan qui étaient en restauration. Aujourd'hui un maximum de monuments sont ouverts car ils doivent tous être prêts pour le prochain jubilé.
On se promène un peu dans le déambulatoire au deuxième étage du Colisée. Puis on va s'asseoir là où il devait y avoir les gradins en bois; Gaelle me lit le guide. On est au soleil et il fait très bon. Il parait qu'il pouvait y avoir jusqu'à 45000 spectateurs.
On voit à coté du Colisée l'Arc de Triomphe de Constantin qui plait beaucoup à Gaelle. De là on va au Palatin. A l'entrée le préposé refuse de me donner un ticket gratuit alors qu'il a donné deux entrées gratuites à une grand mère et à un jeune juste devant nous; Mais bon je commence à m'enerver un peu quand Gaelle décide de payer sans discuter. On rentre dans ce vaste jardin plein de ruines. Malheureusement on a pas beaucoup d'explications sur les différents éléments qui composent le lieu. Il n'y a même pas de plan dans nos guides pour que l'on puisse se repérer. Gaelle me lit le guide et je somnole un peu sur une pierre. Le cadre est très calme. On voit l e stade de Domicien et ce qui devait être une des villas rennaissance;
De là on ressort pour aller déjeuner dans un petit bistrot pas trop loin. On va au Enoteca au 313 avenue Cavour.
Enoteca C'est un petit bistrot où on peut prendre des salades très bonnes et qui n'est pas trop touristique. On est content de s'asseoir un peu. Je prends une assiette de salades mélangées et on se partage une assiette de jambon de Parme succulentes.
De là on veut aller voir le forum Romain on a un peu du mal à trouver l'entrée. Gaelle trouve qu'il y a très peu de panneaux indicateurs dans cette ville. On finit par trouver une des deux entrées du forum Romain mais il est fermé l'après-midi. On est un peu décu mais on décide de se rabbatre sur la piazza d'eSpagna;
Je suggère d'y arriver par le haut par l'église Sainte Trinité des Monts car je me rappelle que la vue y est beaucoup plus impressionnante que lorsque l'on arrive par le bas de la place d'Espagna; On marche donc un bon moment.
On passe par le palais du Quirinal
Quirinal qui est la résidence du président de la République et qui est un très joli batiment du 17ème siècle. Sur la place devant se trouve des statutes romaines de chevaux cabrés et un obélisque dressé par un pape;
On entre aussi dans une petite église de forme ovale qui a été construite par le Bernin un célèbre sculpteur dont on voit de nombreuses oeuvres dans Rome.
On arrive à la Trinité des Monts juste avant le coucher du soleil la lumière est magnifique et la vue superbe. On descend les escaliers majestueux. Il y a une foule bruissante sur le bas des marches et sur la place d'Espagne.
On va s'installer dans un café le Babmington qui est juste à droite en descendant les escaliers sur la place. Il parait que c'est l'un des plus vieux cafés de Rome. On y prend un chocolat chaud très bon.
Quand on sort il fait nuit et on marche encore un bon moment. On repasse par la piazza Navonna. On y passe même deux fois car on cherche un peu notre chemin. On a décidé de rentrer à l'hotel mais comme en même temps on flane un peu dans les rues on ne marche pas franchement droit. On finit par arriver sur le Tibre et par le traverser par ce pont piéton que l'on a déjà emprunté hier soir; C'est le pont juste en face du chateau Saint Ange. Il est agréable car piéton et donc calme. De là on longe un peu le fleuve Tibre avant de tourner à droite pour rejoindre l'avenue de la Conciliation.
Tibre Cette avenue est très belle de nuit car elle est bordée de ces vieux lampadaires qui diffusent une lumière très désuète et très belle. C'est d'ailleurs le cas un peu dans toute la vieille ville où on retrouve c'est vieux lampadaires;
Dans notre chambre on s'écroule de fatigue et je fais une sieste pendant une heure;
On ressort vers 8h pour aller diner. On avait tout à l'heure un mot de la guide Christine dans notre case qui nous prévenait que l'excursion pour Tivoli serait demain matin à partir de 7h50 et qui'l faudrait payer 134000 lires. Ce qui nous semble cher mais peu importe;
Sur le chemin pour aller diner on avise juste à coté de notre hotel qu'il y a une salle de concert avec une foule qui s'apprète à entrer. On s'approche pour se renseigner. On reserve deux places pour un concert demain soir avec une oeuvre de Mendeshon. Ce soir apparemment c'est Alfred Brandel qui joue et je me dit que l'on aurait aussi bien fait d'aller l'écouter mais c'est pas grave je préfère aller diner.
On va donc diner. On décide d'aller au Campo di Fiorri. On y marche bien que Gaelle soit un peu fatiguée. Le campo di Fiorri n'est pas loin de la piazza Navonna. Malheureusement il y a des travaux et donc c'est moins joli que dh'abitude; on s'installe au restaurant Carbonara que m'a conseillé Hani. On se met en terrasse. C'est incroyable car on est au mois de novembre mais pourtant je supporte très bien d'être juste en chemise Lacoste. Même si ce soir c'est un peu juste et que je suis une ou deux fois sur le point de passer le pull que j'ai sur les épaules;
On commande des antipasti vegetales qui sont en fait un buffet de hors d'oeuvre. Très bons des artichauds marinés, des oignons, une tortilla froide, une salade de calamars, etc. Puis je prends un gratin de langoustines qi s'avère être des langoustines pannées avec un peu d'ail, dommage. Mais les hors d'oeuvre sont très bons et le vin de la maison aussi. Au moment de l'addition on réalise que le prix des hors d'oeuvre n'était pas indiqué sur la carte et il parait que c'est fonction de ce que l'on a pris c'est à dire à la gueule du client. C'est bon à savoir il faudra négocier avant la prochaine fois; Ceci dit il nous en co–te 15000 lires de hors d'oeuvre chacun ce qui n'est pas excessif.
On rentre à pied à l'hotel. Je rédige ces notes de voyage et on se couche;
Le téléphone sonne à 7h, heure où j'ai demandé le réveil. Comme j'ai eu du mal à m'endormir le réveil est aussi difficile. Le temps que je fasse mes abdominaux, que je tente de trouver une prise rasoir dans la salle de douche, que je prenne mes médicaments et qu'enfin je prenne une douche et déjà 25mn ont passé et je ne suis pas encore habillé; Heureusement Gaelle que je réveille à ce moment est plus prompte pour se préparer. On descend à 7h45 pour petit déjeuner alors que l'on a rendez vous à la reception à 7h50. J'avale donc juste une tranche de pain et un verre de lait. Et je mange une tranche de gateau en descendant l'escalier. On échange nos tickets d'excursion contre 134000 lires avec un monsieur de notre groupe qui s'est dévoué pour faire le coordinateur. On est 8 à partir en ballade mais les autres vont au Vatican. Nous sommes les seuls à aller à Tivolli.
On monte dans un bus qui fait la tournée des hotels avant de nous déposer vers 8h30 devant l'agence de tourisme. Là on attend que tous les groupes se rassemblent et ssoient éclatés par thème. On papote un peu avec les membres de notre groupe. Il y a une famille de quatre dont deux filles qui ont l'air charmantes.
On monte dans un grand car qui part pour Tivolli. Il y a un guide qui parle alternativement anglais, français et allemand aussi vite qu'il doit parler italien. Du coup les trois versions du même discours ne sont pas de trop pour comprendre ce qu'il dit. Qui au demeurant n'a pas grand interêt. J'écoute en paralèle mon bouquin avec l'Igloo de Paul Emile Victor.
On prend l'autoroute et on arrive à la villa d'Adrien qui est à une trentaine de kilomètres à l'est de Rome.
Là une jeune fille guide prend en charge les français c'est à dire gaelle et moi et un autre monsieur très gentil qui s'avèrera très cultivé. Elle nous guide dans les ruines de la villa d'Adrien. Il y brille un joli soleil qui est fort agréable.
Sur le site ce sont surtout des ruines mais on voit bien l'emplacement de la grande piscine qui servait de vivier aux poissons, de la grande salle à manger et des cuisines. Il y a des mosa‹ques qui décorent les sols et les murs qui subsistent; On voit aussi une autre salle à manger qui est disposée autour d'un petit canal et qui était d'usage plus privé. Ici la décoration rappelle l'Egypte et plus particulièrement le canal de Canope où est mort le mignon d'Adrien Antineus. Et pour la perte duquel Adrien a éprouvé un grand chagrin et du coup a fait décorer ce canal en souvenir de lui.
En fait c'est l'ensemble du palais qui était composé de nombreux souvenirs qu'Adrien avait rapporté de ses différents voyages dans son Empire. Esthète il collectionnait les oeuvres d'art et surtout s'interessait à l'architecture. Ausis a t'il dessiné lui même les plans de cette villa. Qui en fait de villa est une véritable petite ville où vivaient environ 2000 personnes, avec l'Empereur sa suite et ses invités; Y compris quelques centaines d'esclaves pour qui avaient été creusé plus de 6 kilomètres de galleries souterraines qui permettait aux esclaves d'aller et venir d'un batiment à l'autre sans déranger les patriciens par leur présence. Tout le service était souterrain y compris le parking des chars et des chevaux.
La villa a été consttruite entre 134 et 136 après Jésus Christ alors qu'Adrien a régné de 117 à 138. Donc il n'a pas eu le temps de passer beaucoup de temps à la villa Adrianna
On voit ausis les termes avec les petits termes pour les femmes et les grands termes pour les hommes. Les termes étaient chauffés par en dessous au moyen de feux entretenus par les esclaves? TOUJOURS EN SOUS SOL.
On a pas le temps d'aller sur l'emplacement des différentes bibliothèques qui faisaient partie de l'ensemble.
Avant de reprendre le car, je m'assieds sur un banc pour bouquiner un peu tandis que Gaelle va voir la boutique de souvenirs.
Le car nous conduit jusqu'à la villa d'Este
villa d'Este Cette villa a été construite par le cardinal Hyppolyte d'Este au 17ème siècle. Le cardinal était le fils de Lucres Borghia et d'Alphonse de Ferrare. Nommé gouverneur civil de la ville de Tivolli il voulait agrandir le couvent qui lui servait de demeure pour en faire quelque chose de plus digne de son rang;
Il a fait décorer de fresques et de sculptures l'interieur du palais.
cardinal d'Este On visite quelques salles qui sont très vides hormis quelques peintures et statues. Du fait de la colline on commence par le troisièm étage où se trouvait les appartements privés. Et où il y a ausis un cloitre qui date de l'ancien monastère qui précédait la villa. Puis on descend aux étages inférieurs pour déboucher dans le jardin et sur les fontaines.
C'est surtout le parc que le cardinal avait soigné et du coup à l'époque l'entrée officielle de la vill se faisait en bas et on montait entre les jeux de fontaine jusqu'au premier étage; Malheureusement aujourd'hui les fontaines sont arrétées pour nettoyer les canalisations hydrauliques.
Alors que notre jeune guide nous donne une petite explication elle est interrompue par une dame qui se précipite sur moi et m'interpelle pour me demander si je suis bien le parrain de François; Cela s'avère être ma commère Alexandra. Elle est accompagnée de son fils et d'amis. Mais comme je suis géné d'avoir interrompu la guide je ne fais pas trop la papote longtemps avec elle. Cependant la guide avait pratiquement fini et on a 45mn de quartier libre pour se BALLADER.
On se promène dans le jardin entre les différentes fontaines; Il y en a sur différents thèmes. Une avec un orgue caché d'errière qui était actionné par la force de l'eau. UNE AUTRE DONT LES JETS ACTIONNAIENT DES CHANTS d'oiseaux, etc. En tout il y en a plus de 50 avec plus de 500 jets d'eau. Ainsi quand on remonte on double un monsieur français qui compte les jets d'eau d'une grande fontaine centrale qui en a parait il 96.
Malheureusement le ciel commence un peu à se couvrir et je profite moins de ce jardin qui me parrait plus triste sans jets d'eau ni rayons de soleil.
On reprend le car qui revient à Rome et nous dépose non loin de la villa Borguez.
On va d'abord dans un petit bistrot non loin de là. Où on commande au seul serveur qui travaille pour la salle de restaurant une assiette d'anti pasti vegetale et un assiete de rizzoto aux champignons pour moi. Gaelle a très faim.
Puis on va à la villa Borghèse. Elle est au milieu d'un grand parc; C'était la résidence de Scipion Borghèse qui était cardinal neveu du pape, collectionneur d'oeuvres d'art il n'a pas hésité à user de son pouvoir de cardinal pour se procurer de nouvelles et belles pièces, qu'il entreposait dans sa grande et nouvelle villa.
Je prends un audio guide à l'entrée tandis que Gaelle prend un guide imprimé. Elle est toute excitée à l'idée de voir ce mmusée car à chaque fois qu'ell est venue à Rome il était fermé pour rénovation. Malheureusement l'audio guide marche en fonction de numéro de salles qui ne sont pas les même que ce indiqués sur le guide papier et sur les portes de salle;
J'écoute plage par plage les différentes explications. Cela manque d'information corollaires sur l'époque où sur les techniques de sculpture mais l'essentiel est là et les excplications sont bonnes. On voit notamment dans chaque salle du rez de chaussée une sculpture majeure souvent du Bernin. Il y a notamment celle où Apollon poursuit Daphné et où la muse Daphné se transforme en arbre pour échapper à Apollon. il y a aussi la célèbre statute de Pauline Borghèse femme de Camille Borghèse et soeur de Napoléon. Je ne vois strictement rien et ne profite pas vraiment du musée mais l'audio guide m'occupe pendant une heure et demi jusqu'à ce que je l'ai plus ou moins parcourur en enttier et alors je décrète que j'ai ma dose et je m'assieds dans chacune des pièces qu'il reste à visiter à Gaelle. Pendant que j'écoute mon audio guide, Gaelle peste car elle ne trouve pas les salles et elle trouve que tout est mal indiqué dans ce pays;
Puis alors que l'on a p– rentrer à la visite de 3h on ressort vers 5h. Car les visites sont limitées et on ne peut commencer que par tranche de deux heures; Ainsi nous avons commencé à 3h pour finir à 5h.
On ressort dans le parc que l'on traverse pour aller à la villa Jullia; Elle n'est pas très connue car pas tellement indiquée dans les guides; Mais après avoir un peu erré tandis que la nuit tombe on finit par y arriver; Il fait plus froid qu'hier et je suis à la limite de devoir mettre mon chandail qui pour l'instant n'a été que sur mes épaules, preuve s'il en est que le temps à Rome est plus doux qu'à Paris.
La villa Jullia abrite un musée d'art étrusque C'est dans un grand palais qui a été construit par le pape Jules 2. Dommage car comme il fait déjà nuit on ne peut pas vraiment apprécier l'architecture du lieu et en plus de nombreuses salles sont fermées pour restauration. En tout cas le peu que l'on voit nous fait un très bel effet. Le jardin intérieur est vaste et joli, L'un des batiments intérieurs est de forme ovale comme dans mon souvenir. Les objets exposés sont selon Gaelle très beaux également. Il n'y a en tout cas personne nous sommes proprement les seuls visiteurs.
Quand on ressort il se met à pleuvoir on n'a pas fait trois pas qu'elle se met à tomber franchement fort. Alors on demande à l'accueil que l'on nous appelle un taxi. Il arrive assez rapidemment et on rentre à l'hotel pour se reposer.
J'écris ces notes et je fais un micro-sleep de dix minutes avant que l'on ne redescende peu avant huit heures à la salle à manger de l'hotel pour commander un petit quelque chose avant d'aller au concert; Mais en ayant commandé à 8h à 8h25 on est toujours pas servi, hormis la mise en bouche qui était un fromage blanc à la menthe excellent. On boit une demi-bouteille de Quanti et puis on décide de partir sans attendre mes macaronis pour moi et son carpaccio de poisson pour Gaelle; La salle à manger est superbe le soir avec les fresques peintes au mur et des petites lampes très retro à coté de chaque table; Cela fait très grand restaurant; Le service est d'ailleurs très stylé.
on sort rapidemment de l'hotel car il est presque 8h30. Il pleut un peu mais on a pas trop de distance à parcourir pour arriver à l'auditorium Sainte Cécile.
Là on se retrouve dans une salle presque vide avec pas deux cents spectacteurs cela change d'hier soir où c'était bourré. On assiste à une oeuvre de Mendelsohn l'Elias opus 70. C'est un peu pompeux mais joli. Il y a des choeurs et quatre solistes assez bons.
A l'entracte Gaelle va fumer une cigarette et on va prendre au bar un sandwich au jambon de parme excellent avec un peu de basilic et de parmesan. Dommage que l'on ne fasse pas ce genre de sandwich chez nous.
Puis vers 11h on rentre à l'hotel et on demande à être réveillé à 8h pour avoir le temps demain de profiter de la journée.
Le téléphone sonne donc à 8h alors que j'aurai volontiers dormi encore un peu. Après la douche on boucle nos bagages, et on descend avec prendre notre petit déjeuner. La salle à manger est toujours superbe et le petit déjeuner copieux compte tenu de l'absence de diner hier soir;
On descend à la reception payer notre note. Ils ont oublié de compter notre début de diner avorté d'hier soir; Tant mieux car Gaelle était prête à faire un scandale pour qu'ils ne nous comptent pas les plats que nous avions commandé et pas pris. On part vers 9h45 se ballader en ville.
On retraverse le Tibre et on va prendre la via Jullia. Qui en ce Dimanche matin est pratiquemment deserte. Mais très agréable, avec un beau soleil matinal qui nous éclaire en face. On remonte la rue avec des palais et des églises de part et d'autre; Malheureusement la plupart son fermés donc on ne peut pas visiter grand chose. On rentre tout de même dans une ou deux des églises et on voit la face arrière de la villa Farnez au travers d'une grille;
Arrivés au bout on tombe sur la piazza Venezzia que l'on évite en passant par le quartier du ghetto juif qui la borde; On arrive ainsi au pied du Capitole;
On monte en haut par l'escalier principal. On s'assied sur les marches du nouveau palais qui a été dessiné par Michel Ange et construit par un architecte lui succèdant. Gaelle a des souvenirs émus du mariage de son cousin, fils de l'ambassadeur des Etats Unis à Rome s'est marié ici avec le maire de Rome pour célébrer le mariage et toute une pompe de sécurité accompagnant le mariage; La mairie est dans le palais sénatorial qui se trouve au fond de la place. Tandis qu'à droite se trouve le malais des conservateurs; Gaelle me lit le guide.
Puis on fait le tour du Sénat avec son campanil qui pointe derrière lui.
Sénat On arrive ainsi au dessus du forum romain, qui est situé en paralèle des forums impériaux. Le forum romain était celui utilisé pendant le temps de la République avec des magasins et des temples qui s'alignaient le long de la voie sacrée. et qui concentrait la vie économique et politique de Rome. La voie sacrée était une grande avenue qui se terminait au temple de Saturne. Puis certains Empereurs on agrandi se forum en construisant des forums à leur gloire, des forums dont l'avenue principale était paralèle à cette voie sacrée d'origine.
Pour visiter le forum romain on doit faire tout le tour car on ne trouve pas d'autre entrée que celle où on était hier après-midi. L'entrée est libre aujourd'hui. on se promène un peu le long de la voie sacrée. je suis assez décu car les différents guides que nous avons sont trop descriptifs et pas assez analytiques. C'est à dire qu'ils se content de parler d'un temple ou d'une colonne en disant à quelle date il a été construit ou rénové, en précisant qu'il a ou non un bas relief de tel style; Mais ne donnant aucun détail sur sa fonction sur ses tenants et aboutissants. Par exemple pour le temple de Vesta, le guide bleu se contente de dire que c'était le temple dédié à la déesse Vesta.
Alors que j'écoute avec interêt un guide d'un groupe d'américains qui explique comment vivaient les vierges vestales préposées au service du Temple et à l'entretien de la flamme de vesta. Qui était la flamme de Rome, l'esprit de la ville qui se devait de bruler en permanence; Bien s–r il insiste sur les anecdotes en expliquant qu'elles étaient soumises à un enssevelissement vivant si elles fautaient. Et qu'elles servaient pendant au moins trente ans 10 ans d'apprentissage, 10 ans de service comme pretresse dans le temple et 10 ans pour transmettre l'enseignement aux novices;
On voit aussi la Curie qui était le lieu des délibérations du conseil de la République avec les élus de chaque quartier. Gaelle a un livre qui explique très bien comment en 450 environ avant Jésus Christ la plèbe de Rome s'est unie contre les quelques familles patriciennes qui détenaient le pouvoir. La plèbe était soumise à une loi arbitraire et des jugements rendus par des prêtres selon des lois qui restaient secrètes. Du coup quand les patriciens avaient envie de gracier quelqu'un ils prétendaient par la voi des prêtres que les Dieux étaient de bonne humeur et sinon que les Dieux étaient mécontents pour faire condanner l'accusé. La plèbe qui ne faisait pas partie de ces familles de privilégiés étaient du coup à la merci, criblées de dettes, dépossédées pour un oui ou pour un non. La plèbe s'est unie et a obligé le Sénat à publier des lois objectives qui ont été rédigées sur 12 tables; Ce f–t le début de la Démocratie.
Au début de la voie sacrée on voit l'Arc de Triomphe de Titus qui a été construit bien après en 80 après Jésus Christ. Il se compose d'une seule arche alors que l'Arc de Septime Severe qui est à l'autre bout est couvert de baches et se compose de trois arches.
On quitte le forum pour aller déjeuner. on songe à aller dans le quartier de Trastevere. Mais comme une petite pluie se met à tomber on décide dans la crainte qu'elle devienne plus sévère de retourner déjeuner dans le restaurant du premier jour au 313 rue Cavour qui est tout proche. En fait il s'avère fermé le Dimanche; On va dans un autre restaurant voisin. On veut commander des bruschetti mais ils n'en ont plus et on se rabat sur deux croustini c'est à dire des morceaux de pain couverts de fromage et passés au four. Le mien est aux anchois et celui de gaelle au jambon de Parme; C'est plutôt bon, bien que cela aurait p– être plus gratiné. Puis on prend une salade brazeolla c'est à dire jambon cru, parmesan et salade de roquette. On s'est installé à l'intérieur tandis que le gros de la clientèle est en terrasse couverte par une tente.
puis on décide d'aller prendre un café sur la place Saint Eustache où le guide annonce le café comme excellent. Mais avant de trouver la place Saint Eustache on tourne pas mal et on visite plusieurs autres places; Dont la place du Panthéon qui n'est pas indiquée sur le plan de Gaelle et donc on tombe dessus sans savoir trop de quoi il s'agit; On est obligé de demander à des passants ce que c'est et où on est; De même à un moment on sera devant une église dont le parvis est ornée d'un obélisque egyptien porté par une statute d'éléphant; Gaelle demande à un passant "c'est quoi ce truc ?" Et le passant qui est un français nous explique que l'éléphant est une oeuvre du bernin tandis que l'obélisque est un des 57 obélisques de Rome dont la plupart sont des copies car l'Egypte ne possédait pas assez d'obélisques pour satisfaire les générations de romains qui en ont voulu un à eux.
On s'arrète piazza Navonna pour un café bien mérité; Je prends un chocolat chaud qui est très bon. On reste ainsi au soleil quelques temps. à se faire bronzer. J'écoute la conversation d'une de nos voisines françaises.
De là on continue notre ballade et on pousse donc jusqu'à la piazza del Populo, où on arrive quelques églises et quelques cours plus tard;
On s'assied un peu sur la margelle d'une fontaine pour lire le guide; Puis on tente en vain de visiter Santa Maria del Popoulo, mais cette église n'ouvre qu'à partir de 16h30.
Alors on monte sur le pinccio tout proche.
piazza del Popoulo C'est une colline qui domine la place et qui est ornée de jardins vastes où aujourd'hui résonne les hauts parleurs d'une manifestation de rollers mais où en principe il y a le calme pour les romains promeneurs du Dimanche;
on fait un petit tour de la plate forme la plus avancée sur la place qui de trois cotés donne sur de la circulation en contrebas et donne l'impression d'être dans un ilot de verdure.
puis on marche encore jusqu'à la piazza d'Espagna, toujours bondée de monde. On s'installe dans le café Greco qui est dans une petite rue qui débouche sur la place; C'est un des plus vieux cafés de Rome; J'y commande un café viennois qui s'avère très bon. Il nous manque 400 lires en liquide pour payer l'addition mais gaelle négocie avec le serveur qui préfère cela plutôt que de prendre une carte de crédit. :
On marche toujours jusqu'à notre hotel. Maintenant il fait nuit et on presse un peu le pas car on risque d'être en retard pour notre départ; On arrive trois ou quatre minutes en retard et tous les autres membres du groupe son déjà montés dans le car; On va chercher nos bagages que l'on avait laissé ce matin dans le local de dépot de l'hotel. Puis on monte nous aussi dans le car; On roule jusqu'à l'aéroport.
Où Gaelle fait la queue pour l'enregistrement car elle ne veut pas attendre sagement assise son tour et préfère n epas perdre sa place dans la queue. Moi je ne suis pas pressé d'enregistrer et je la laisse faire en bouquinant assis un peu plus loin. Puis on attend une petite heure avant d'aller en salle d'embarquement. Là je lis encore. Sauf au moment où les Dalix amis d'Emmanuel Ader viennent gentiment me saluer. Ils rentrent aussi à paris après cinq jours de Rome.
Dans l'avion je me retrouve à coté d'un ancien collègue parti à la retraite: Michel Devaux, très gentil mais un peu bavard et curieux. Je parviens tout de même à m'en dégager après avoir avalé mon plateau repas et m''m
On arrive à Paris; On récupère nos bagages car Gaelle avait un sac trop gros pour la cabine. Puis on prend un taxi qui me dépose chez moi rue Vital.
Au lieu de rentrer chez moi, comme je crois mes hotes suédois à qui j'ai prété mon appartement ce week-end endormis, je vais squatter chez Géraldine ma voisine. Je ne parviens pas à m'endormir avant 3h. Est ce la présence à coté de moi de géraldine, en fait je réalise le lendemain que c'est aussi probablement le fait d'avoir bu un café viennois vers 4h de l'après midi à Rome. Et comme je ne bois pas un café par an, les effets sont très exacerbés chez moi.
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