Pologne du 15 au 19 mai 1996

Mercredi 15 mai

J'ai rendez vous à 7h45 avec ma soeur Isabelle sur le quai du RER C de Boulainvilliers. Mais m'étant couché comme d'habitude à 3h pour pouvoir faire ma valise, j'ai un peu de retard à l'allumage. Et je rencontre Isabelle qui vient à ma rencontre et m'engueule à juste titre dans l arue Talma.

On prend le RER C, pusi le B à Saint Michel et nous voici à Roissy. J'hésitai à enregistrer ou non ma valise à roulettes achetée à Philadelphie. Mais en fait l'hotesse m'impose de l'enregistrer car il parait que depuis qu'un type s'est pris un bagage tombé d'un coffre sur la tête et que bien s–r il a attaqué la compagnie aérienne qui le transportait, toutes les compagnies sont traumatisées. Et à toutes les règles de sécurité qui s'accumulent, vient s'acheter la dernière qui consiste à ne pas avoir de bagage à main de plus de six kilos et dans l'avion on nous demandera de mettre nos bagages à main sous nos fauteuils et plus dans les coffres. Comme ci ce qui s'est produit une fois allait se reproduire à tout coup.

Graecirc;ce aux accords de Shangen on ne passe plus aucun controle de police. Et on pourrait monter dans n'importe quel avion à destination européenne avec un billet au nom de n'importe qui d'autre. Je trouve que l'on pourrait vérifier notre identité si ce n'est controler nos allers et venues. En tout cas c'est s–r que l'absence de controle est bien pratique et ce terminal 6 aménagé pour les vols européens est bien facile d'accès.

On a acheté une bouteille d'eau de toilette à peu près aussi chère que je l'aurai payé rue de Passy. Et Isabelle prend des cigarettes.

En entrant dans l'appareil Lufthansa, il fait très chaud, du coup on s'assied dévétus, puis l'air conditionné se met en route et on se met à avoir froid. Je me lève donc pour passer à Isabelle sa veste qui est dans le coffre à bagages. Mais comme je fais cela laors que l'avion roule déjà, je me fais engueuler par l'hotesse et un steward allemand vient fermement m'imposer de me rasseoir, alors que je n'arrive pas à trouver l'ouverture du coffre. Bien que le décollage n'est lieu que cinq bonnes minutes parès nous avons droit ensuite à un sermon d'une hôtesse dont l'argument principal est "s'il vous arrive quelque chose l'assurance ne marchera pas, car l'avion roulait déjà". Décidément c'est un signe des temps, où peu importe d'être blessé du moment que l'on est remboursé.

A l'aéroport de Berlin, on récupère nos bagages immédiatement à peine la porte de l'aérogare franchie. Je suis impressionné par l'efficacité du système qui les apporte si vite sur le tapis. On trouve une agence de voyages pour prendre nos billets de train pour Posnan. Puis on change de l'argent et on trouve un plan du métro berlinois.

Nous prenons le bus qui nous amène en ville et nous dépose au Berliner zoo.

Berlin

Allemagne

On a trois heures devant nous on hésite un peu sur le parti à prendre et sur le chemin à suivre. Isabelle a repéré dans les guides que j'ai sur Berlin le Bahaus museum. Qui est un musée sur l'architectureet le design. Je susi asez partant car c'est un musée que je n'avais pas vu lors de ma première visite à Berlin.

Bahaus museum

Dans le musée on voit quelques peintures très modernes et des objets de design assez rigolo. Il y en a qui démontrent pas mal d'imagination comme ce batteur à oeufs muni de deux pinceaux à la palce des batteurs. On voit aussi des montages de fils métalliques très variés.

On a juste le temps de voir le musée et puis il faut que l'on récupère nos bagages laissés à la consigne et que l'on reprenne le métro. J'admire en partant les toits du musée qui sont formés de demi-cylindres mis côte à côte et forment ainsi un effet assez bizarre. Difficile à décrire et j'avais du mal à comprendre les explications d'Isabelle jusqu'à ce que l'on passe dans le musée devant un panneau qui les reproduisent.

On prend le métro pour repasser au zoo puis à la Hauptbanhof, gare principale. Où on arrive juste à temps à 15h40 pour un train à 15h48. On a juste le temps d'acheter des canettes de jus de fruits.

Nous sommes dans le train Euro-city qui traverse toute l'Europe de capitale en capitale. La controleuse allemande puis le controleur polonais essaient de nous faire payer le supplément d– car la reservation emble être obligatoire dans ce train. Mais on refuse de comprendre quoique ce soit et ils finissent par se décourager.

On traverse des grandes forêts très épaisses. Séparées par des plaines très plates et vertes. Je dors un peu pour récupérer de ma courte nuit.

Pologne

Posnan

On arrive à 19h à la gare de Posnan. On ne trouve pas Gocha pour nous attendre comme on l'espérait. Et on réalise que l'on vraiment loin de chez nous à la difficulté que l'on a pour trouver quelqu'un qui parle quelques mots d'anglais. Je reste posté en évidence avec les bagages dans la cour de la gare qui en fait est aménagée au milieu des voies. Quand on sort de la gare on a des voies à gauche et à droite et les voitures viennent se garer entre les deux. Tandis qu'Isabelle sillonne la gare à la recherche de Gocha, puis d'une cabine téléphonique pour lui téléphoner. Son copain dit qu'elle partie pour nous chercher. On attend donc sagement.

Elle arrive au bout d'une heure, toute désolée de nous avoir raté. Car elle déjà venue à la gare tout à l'heure et nous ayant pas retrouvé elle est rentrée chez elle où son copain lui a dit que nous l'attendions bien à la gare.

Gocha est venu avec son frère Marek. On prend un taxi pour aller chez eux. ils habitent à cinq dans un appartement de quatre pièces. Il y a Gocha et son copain Gregoch, Marek et son amie Agnès et un cinquième que l'on verra que peu.

Ils nous attendent tous les quatre. On prend un apéro assez long puis ils nous emmènent dans un restaurant qui semble assez à la mode. C'est dans un décor pas très moderne et où on respire encore l'architecture communiste avec des grandes salles froides. Mais on est pas s–r d'avoir une table et lorsque l'on est assis on a droit à un diner très bon. Je retrouve avec plaisir la soupe traditionnelle dans ces pays et que malheureusement on pratique si peu en France. Une soupe excelente avec des olives, des paecirc;tes et des morceaux de viande. Puis une spécialité locale une viande de boeuf bouillie avec du gruau. Je crois que c'est la première fois que je mange du gruau et c'est pas mauvais du tout cela ressemble à des lentilles en plus sec. Mais le go–t est bon. Il y a un chanteur de jazz qui s'accompagne lui même au piano synthé. Et il joue des morceaux qui me plaisent beaucoup.

Puis après le restaurant nos amis nous font les honneurs de la tournée des bars. On commence par un salon de thé, où je prends un verre de Toka‹. Le Kawiarnia-Galeria Kamea ul. Zydowska 2/3 Poznan

Kawiarnia-Galeria Kamea Puis on va dans un bar installé dans une cave où il y a pas mal d'ambiance. Une musique assez forte et des jeunes qui rigolent. Là je prends une vodka qui est pas fameuse. Le Harry's pub au W. Stary Rynek 91 Poznan

Harry's pub

On rentre à la maison pour prendre une dernière vodka allemande à la figue qui est très bonne. Elle est assez sucrée, avec un go–t de pomme verte assez prononcé. Tout cela nous amène au lit à 2h du matin. Je suis mort de fatigue. Je dors sur l'un des canapés du salon alors qu'Isabelle occupe l'autre. Malheureusement pour elle sur le sien il 'y a pas de matelas mais des coussins avec interstice.

Jeudi 16 mai

On se réveille à 10h30, après un petit déjeuner surprenant car je m'attendai à la charcuterie et le fromage sur pain noir. Alors qu'en fait on a droit à nos bons vieux honey smacks occidentaux avec des toasts de pain de mie. On part se balader en ville. Gregoch nous dépose Isabelle, Gocha et moi avec sa voiture.

On marche dans les rues. Il y a plein de boutiques, toutes les marques occidentales sont représentées, même ici dans cette ville de province. Il parait que par rapport à il y a quelques années c'est le jour et la nuit. Car à l'époque il n'y avait que très peu de magasins qui étaient tous d'Etat avec donc peu de choix.

La ville n'est pas très belle. Il y a peu de chantiers de rénovation comme j'ai pu en voir dans les autres captiales de l'Est comme Prague, Budapest ou Berlin. On sent qu'ici en province les enjeux sont moins grands et on s'est contenté de remettre en état les batiments les plus délabrés. L'ensemble garde donc un aspect assez communiste et froid.

Gocha nous amène dans un petit magasin de bijoux, où il y a des bagues très sympa qui plaieront surement à Juliette. On hésite à lui en acheter une pour son anniversaire mais nous n'avons pas sa taille de doigt.

On va visiter un musée avec pas mal de peintures de polonais de différentes écoles et périodes. Le musée est dans un ancien palais avec un bel escalier intérieur monumental.

On s'arrète dans un petit bar pour prendre un cocktail de fruits et un jus d'orange. Gocha achète des médicaments pour Isabelle qui a un début de rhume. Contrairement à d'autres magasins qui se sont vite mis au design et marchandising occidental, la pharmacie a encore des progrès à faire. Il y a des produits de para-pharmacie occidentaux ou non qui sont exposés, mais ils sont derrière des vitrines intégrées au comptoir et du coté des clients il y a un grand espace vide, un peu déroutant pour nous qui sommes habitués aux pharmacies encombrées de présentoirs.

On rentre à la maison vers 3h. On déjeune de paecirc;tes et d'une salade très bonne. C'est Gocha qui fait tout dans la cuisine. Et Gregoch se laisse manifestement servir par une Gocha qui considère cela tout à fait normal et selon son devoir.

On ressort pour aller se balader dans un parc à l'exterieur de la ville. Il est très beau et calme. On marche un petit moment en pleine nature dans les bois. Malheureusement pas très longtems car nos amis veulent nous emmener ailleurs. Ils ont un peu la bougeotte et très naturellement nous veulent faire tout voir de leur ville.

On s'arrète dans une auberge au bord du parc pour boire un verre. En fait on bouffe encore. Je n'ai bien sur pas du tout faim, à peine sorti de déjeuner et je m'en sors avec une soupe à la tomate. Pendant que nos amis préfèrent une soupe à la betterave, spécialité locale;

Puis on va se balader au bord d'un autre lac, que celui que l'on avait longé dans le parc. Là ce qui est marrant surtout c'est une piste de ski artificile qui a été aménagée au flanc d'une colline. C'est une piste unique toute courte qui se descend sur une paille synthétique. Mais tout les éléments du décor y sont. Le tire-fesses, les skieurs, notamment les enfants avec leur gants, et leur forfait qui descendent en rang d'oignon derrière le moniteur.

On rentre à la maison pour boire l'apéro. On commence par un verre de vin roumain, puis on ouvre la bouteille de champagne Veuve Cliquot que l'on a apporté de la part de papa. Qui bien s–r a beaucoup de succès. puis on va diner dans un restaurant italien. Je me contente d'une goulash alors que Gregoch prend un vrai plat. On boit du vin bulgare qui est assez madérisé. C'est le pizzeria Estella 61-869 Poznan ul. Garbary 41

Estella

On rentre à pied à la maison. C'est une balade assez sympa qui nous fait passer par le pont qui franchit la rivière. Je marche devant en papotant avec Gregoch. Il est très sympa, spontané et généreux. Par exemple il avise un fleuriste ouvert sur le bord de la route et se précipite pour aller acheter deux brins de fleurs aux deux filles. A chaque bar ou restaurant il veut toujours nous inviter et c'est la course pour s'emparer le premier de l'addition.

On est à la maison à 2h. Je susi encore mort de fatigue. Gregoch entreprend de s'installer dans le salon pour papoter, mais je m'éclipse pour aller me laver les dents et quand je reviens ils sont partis se coucher dans leur chambre.

Vendredi 17 mai

On se réveille encore vers 10h30, je me réveille enroulé dans mon walkman que j'ai gardé toute la nuit tellement j'étais crevé. Douche et petit déjeuner comme hier.

On part pour aller visiter un peu à l'exterieur de la ville un centre culturel où on été reconstitué des habitations traditionnelles du 19ème siècle de la campagne polonaise. C'est vraiment très bien fait il y a tout une série de chaumières plus ou moins grandes selon l'aisance du paysan, du métayer ou du fermier qui l'habitait. A l'intérieur il y a tous les objets de la vie quotidienne qui sont exposés, avec les ustensiles de cuisine, les meubles, les bibelots. A l'exterieur on reconnait les différents batiments de ferme, la chapelle du village, toute petite avec des tuiles en bois. Cela vaut vraiment le détour.

De là on va en voiture au bord du lac Ostrowlednick qui a une île au

Lac de Ostrowlednick milieu. Et sur cette île subsistent quelques vestiges d'un grand chateau du 10ème siècle avec le village qui le jouxtait. Il y a beaucoup d'hypothèses sur l'origine de ce chateau. On ne sait pas exactement par qui il a été construit.

Il ne reste que quelques ruines qui ont été dégagées par des fouilles. Et en fait on ne voit pas grand chose, mais le site est très beau. Toute l'île est très verdoyante et c'est très sympa de s'y balader dans les petits vallons qui la sillonnent avec tous les oiseaux qui l'habitent;

On a traversé le lac pour arriver sur l'île avec un petit bac avec deux bancs au milieu. Le bac est animé par un cable qui le tire d'une berge à l'autre.

Avant d'aller sur l'île on s'est arrété pour déjeuner dans une petite auberge au bord du lac. On s'est installé au premier étage de la bicoque d'où on a une belle vue sur la verdure et le lac au travers des mini baies vitrées qui garnissent chaque facade. On a pris de l'anguille et des frites. C'était assez gras mais assez bon.

On reprend la voiture pour aller dans un autre chateau à 30km de là. Il est très mignon et abrite un grand hotel où parait il les personnes importantes viennent souvent loger. L'hotel Gospodarstwo Turystyczno-Hotelowe Skarbu Panstwa W Kobylnikach

hotel Gospodarstwo Turystyczno On se contente de s'installer sur la terrasse pour prendre une soupe à la betterave. Mais Gregoch très probablement un peu par bravade commande un pied de cochon avec des pommes de terre alors que j'ai l'impression que l'on vient à peine de finir de déjeuner. En tout cas ce qui est extraordinaire c'est qu'il avale. tout son pied de cochon avec les frites. Je ne sais pas comment il a fait, moi même j'ai d– mal à avoir envie d'en go–ter une bouchée, tellement j'ai peu faim.

Il parait que l'on peut avoir une chambre dans cet hotel pour un prix tout à fait raisonnable. C'est bon à retenir car le cadre est superbe avec ce grand parc en pleine nature;

On rentre à la maison, je roupille toujours dans la voiture. Une fois chez eux on bouquine devant la télé.

Puis on ressort pour aller retrouver dans une pizzeria un couple d'amis dont elle Monica est violoniste.

On commence par demander à un taxi de nous suivre jusqu'au parking où ils ont une place reservée pour la voiture. Et le taxi nous emmène de là au centre ville. Ainsi Gregoch pourra se permettre de boire tout ce qu'il veut sans problème.

On prend juste un verre car on a pas du tout faim.

Ensuite on se balade dans les rues de Posnan, on rencontre d'autres violonistes qui jouent sur une place publique. Ils paraient que ce sont des élèves de Monica. On prend une bière à la terrasse du bar en face.

Enfin on va dans un troisième endroit qui est dans le quartier du marché dans l'ancienne ville. Ici c'est presque une boite, on peut danser. Je danse un peu notamment avec Monica.

Et on reprend un taxi pour rentrer à la maison. On y est vers 2h30, on prend une tasse de thé avant d'aller se coucher. Pour une fois je ne suis pas trop épuisé.

Samedi 18 mai

D'ailleurs pour une fois je me réveille seul vers 10h. On part faire des courses avec Gocha. J'apprends que Gocha n'est qu'un surnom et qu'en fait son prénom est Marguerite, mais elle ne l'aime pas. Gregoch reste au lit.

Je m'achète un walkman que je crois être plus puissant que celui que j'ai déjà. On achète aussi des chaussures comme cadeau d'anniversaire pour Juliette. On lui avait téléphoné hier pour connaitre sa taille de doigt mais elle n'avait pas été fichue de nous la donner. Donc on préfère prendre un risque de go–t en lui achetant des chaussures orange très marrantes plutôt qu'un risque de taille d'une bague.

On change de l'argent. Mais on n'en aura tout de même pas assez.

On a rendez vous avec Grégoch au café en étage où on a pris un gateau à la pomme hier. Il n'arrive qu'à 2h30, ce qui agace Gocha. En attendant on a essayé en vain de photographier un de ces tramways qui sont sponcorisés par des marques commerciales et du coup sont entièrement peints aux couleurs de la marque. Ainsi la ville est sillonnée par des tramways de couleurs très différentes et en général très voyantes puisque chacun est un support publicitaire différent.

On se balade dans la ville pendant l'après-midi. Puis on va déjeuner vers 5h dans le restaurant italien où on avait déjà été. Cette fois ci je prends les caledoni à la viande recommandés par Gregoch qui en effet sont excellents.

Puis on rentre à la maison. Gregoch s'installe devant la télévision où est diffusé le concours de l'Eurovision. J'ai pas franchement envie de regarder cela. Mais plutôt que de secouer la torpeur ambiante je me plonge lachement dans mon bouquin. Et puis c'est marrant d'écouter l'Eurovision d'une oreille distraite. Tout homme bien élevé doit l'avoir vu au moins une fois. Le niveau général des chanteurs est vraiment mauvais entre ceux qui crient ou celles qui n'ont que leur jupe courte pour plaider en leur faveur. Un débat un peu houleux s'engage pour savoir si on va faire deux cents kilomètres pour aller à une fête qui est organisée par des amis de Gregoch. Je redoute un peu de faire tous ces kilomètres pour un résultat très incertain et un retour très certainement tardif. Heureusement Gocha a le dessus et nous nous contentons de sortir vers minuit après l'Eurovision. La France a obtenu parait il très peu de points et la Pologne à peine plus. Ce qui était interminable c'est le vote du jury car on voit probablement pour maintenir le suspense chaque juge voter pour chaque pays ! On va boire un verre dans le bar du quartier du marché où nous sommes déjà allés et où j'avais dansé avec Monica.

Cette fois ci on s'installe en terrasse à des meubles de jardin. On boit une bière puis on rentre encore à 3h du matin.

Dimanche 19 mai

On est réveillé à 8h et après une douche et un petit déjeuner rapide on se retrouve à la gare à 9h. Tout à fait à l'heure pour notre train. Je me suis un peu inquiété à un moment car ils ne prévoyaient que 10 minutes pour aller à la gare, mais effectivement elle est toute proche. Dans la voiture je dicte à Isabelle une carte postale IBM internet pour un de mes collègues. On hésite à échanger de l'argent à Gocha pour notamment acheter le supplément pour la reservation de nos places. Mais comme on est pas s–r qu'ils acceptent notre argent français en échange on préfère s'abstenir et on remonte dans le train encore sans reservation.

On dit au revoir à nos amis, sur le quai de la gare. Ils ont une notion de l'hospitalité qui n'existe plus en France.

Dans le train on s'assied dans un compartiment plein mais plus confortable qu'à l'aller. Je bouquine longuement. Le controleur polonais puis l'allemand nous font payer chacun son bout de supplément. Que cette fois ci on paie en mark sans rechigner. Il fait assez chaud. On traverse encore pas mal de forêts. Notre wagon est équipé de toilettes pour handicapés avec une porte coulissante et une surface au sol supérieur à la moyenne.

Allemagne

Berlin

On arrive à Berlin à 12h30. On appelle Astrid et Detlev qui sont des hôtes Servas que j'avais déjà prévenu de Paris de notre passage à Berlin. Ils attendaient notre appel. Ils habitent dans la banlieue. Pour aller chez eux on doit prendre le métro jusqu'à Friedrisch strasse puis jusqu'à Sud Ende. On prend d'abord le U-bahn qui est le réseau de métro souterrain puis le S-bahn qui est un autre réseau qui circule en principe plus en surface. On ne voit plus de marques pour distinguer ce qui était Berlin est de Berlin ouest sauf que du coté est il reste des tramways qui circulent dans les rues.

On arrive à la station de chez nos hotes. Detlev qui nous a guetté de leur terrasse qui domine la gare du métro descend gentiment à notre rencontre. On a la surprise de découvrir que malgré leurs voix très jeunes au téléphone et leur age de moins de 24 ans affiché sur l'annuaire Servas ils ont déjà deux enfants et au lieu de tomber chez des jeunes avec qui on va pouvoir faire la fête on est tombé dans une famille très sage. Ils sont néammoins très gentils. On prend un café en faisant connaissance. Puis on s'apprète à sortir faire une balade mais le départ est un peu lent car il faut d'abord attendre le réveil des enfants qui font la sieste puis les préparer. On prend tous ensemble le métro. Il y a Elsa qui a deux ans et Lévy qui a onze semaines.

On sort du coté de Berlin est à la Unterlinden strasse. Cette grande avenue de tilleuls très large et verte. Puis on va dans le quartier où les Galeries Lafayette viennent d'ouvrir un magasin flambant neuf. Il occupe tout un paté de maison, tout moderne. Et c'est assez rassurant de voir cet exemple des investissement qui sont faits à Berlin. Cela prouve qu'avec tous ces interêts en jeu tout le monde a interêt à ce que Berlin devienne effectivement la plus grande vilel du plus grand pays d'Europe. Donc cela marchera si cela doit marcher pour que tout le monde y trouve son compte. Il y a d'ailleurs encore des tas de chantiers partout de rénovation ou de reconstruction. Des patés de maison entiers sont par terre.

On fait un petit tour dans ce quartier qui avant la guerre était le quartier d'affaires et qui très naturellement va le redevenir au détriment du quartier devenu artificiellement central du coté ouest. Aujourd'hui il y a personne dans ces rues car on est Dimanche. Sauf un beau soleil qui rend la balade très agréable. On passe à coté du batiment qui servait de présidence de la république est allemande. Il parait qu'il y a une polémique poru savoir si oui ou non il faut le démolir car cela reste un symbole et un exemple de l'architecture de l'époque. On voit aussi la fameuse tour de la radio est allemande, qui figurait sur toutes les vues de Berlin est.

On reprend le métro à Friedrisch strasse. De retour chez no hotes on fait une petite sieste, Isabelle sur le canapé et moi sur la moquette. Puis on dine d'une pizza maison et d'une salade qui sont excellentes avec ensuite un peu du fromage et du vin que l'on a apporté.

On parle moitié en allemand, car ils ne parlent pas très bien anglais, moitié en anglais car Isabelle ne parlent pas allemand. La conversation roule sur différents sujets. Elle finit ses études de médecine entre ses grossesses et lui termine ses études pour devenir prof de sport et de musique. Ils ont une grosse tendance écolo et n'hésitent pas à fustiger l'économie allemande. Chez eux on laisse bien sur les chaussures sur le palier, comme partout en allemagne mais Isabelle a failli ne pas avoir le droit de fumer sur le balcon. Je dicte à Astrid une carte postale un peu difficile pour Didine d'autant plus que je veux la dicter en allemand.

On se couche pas trop tard vers 11h35. Ils nous ouvrent le canapé du salon mais il est ridiculement étroit et doit faire environ 90 de large. Donc je préfère dormir sur la moquette et laisser la place à Isabelle. D'ailleurs je dors très bien avec une couette en guise de matelas.

Lundi 20 mai

On se réveille à 5h45. Detlev très gentiment nous emmène à 6h35 dans leur voiture jusqu'à l'aéroport. Il pleut des cordes alors qu'hier il y avait un beau soleil.

A l'aéroport on est fouillé comme jamais je ne l'ai été avant de rentrer dans la salle d'embarquement. Le policier me confisque même mon dictaphone pour l'examiner avant de me le rendre. On monte dans l'avion de Lufthansa qui part avec 30 minutes de retard.

Du coup à l'arrivée je nous offre un taxi pour aller directement à la Défense, afin d'y être à une heure raisonnable c'est à dire vers 11h. Isabelle garde le taxi jusqu'à son bureau à Suresnes.

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