Après une soirée tardive consacrée à faire mon sac et à boire un verre avec Ulrika de passage à Paris, je me couche à 4h et c'est le coup de sonnette d'Isabelle à 7h qui me tire du sommeil dans lequel j'avais replongé après une brève interruption de mon reveil.
J'ai beau sauté dans mon jean et empoigner mon sac, Stéphane a quand même le temps d'aller se garer. On quitte enfin Paris vers 7h35 à quatre dans la 205 de Stéphane. C'est à dire Stéphane, Isabelle et Chantal Picard.
On roule sous une pluie battante jusqu'à Angoulème. En ne profitant des pauses plein, que pour téléphoner aux Renié pour avoir l'itinéraire, car betement j'ai oublié d'imprimer le fichier sur lequel j'avais noté les explications très claires de madame de Commarque.
On arrive vers midi à Angoulème, où le soleil arrive enfin à éclipser les averses. On prend un verre à la terrasse d'un café. Pour me plonger délibérément dans l'ambiance de vacances je prends un pastis.
Puis on va jeter un coup d'oiel à l'hotel de ville, d'architecture assez bizarre, je crois que c'est du néo-gothique, en tout cas c'est un chateau construit au 19ième sur l'emplacement d'un chateau moyen-âgeux.
On se balade ensuite dans les ruelles de la vieille ville à la recherche du restaurant qui conviendrait aux désirs de chacun. Notre choix s'arrete sur la terrasse ensoleillée d'un restaurant qui nous sert d'excellentes salades.
Puis on reprend la route.
On arrive vers 15h au Buisson, on a un peu de mal à retrouver le chateau de la Bourgonie où habitent les Commarque, car mes souvenirs de mon fichier sont un peu vagues, heureusement Isabelle regarde la carte.
On est d'abord accueilli sèchement par le grand-père, qui nous prend probablement pour des promeneurs curieux. Mais madame de Commarque prend la relève, mais s'en va faire ses courses et confie à son époux Hubert le soin de nous guider à la Poujade.
Nous découvrons une charmante chartreuse dans un site au calme sans pareil. Hubert de Commarque nous ouvre les lieux, relève avec nous le compteur téléphonique et ouvre les volets de l'aile que nous allons utiliser. Tout ceci semble parfait, la cuisine est super équipée, les serviettes abondantes et les lits bien moux. Le mobilier est un peu disparate, mais assez agréable. En cherchant on ne peut déplorer que le crépis sur les murs, les arbres qui bouchent un peu la vue coté est sur la vallée, l'absence de savons et le fait qu'il aurait été plus agréable d'arriver dans une maison ouverte. Si même moi, je ne trouve pas plus à redire, c'est dire combien le séjour s'annonce agréable. Hubert me fait un peu l'impression d'être un peu demeuré ou du moins pa très pratique, mais il nous accueille avec vraiment beaucoup de gentillesse.
On part faire un marché complet, car les placards sont complètement vides, à l'Intermarché de Siorac.
Enfin on etrenne les confortables coussins et fauteuils de jardin en prenant un apéro et un diner au crépuscule dans la cour du chateau coté ouest. On respire les vacances et on est vraiment pas les plus malheureux.
Après le diner je vais avec Isabelle à la découverte de l'origine du bruit de fête qui nous parvient. On traverse un champ d'herbes, avant d'être arreté par une cloture éléctrique, sur laquelle j'ai l'occasion de tester fructueusement la conductivité de ma canne blanche. Je constate par la même occasion, que les éleveurs du coin ne se contente pas du 12v traditionnel dans les clotures! Ceci dit nous ne poussons pas plus loin notre aventure, car au delà de la cloture il n'y a que des vaches et le bruit de fête provient en fait d'une maison qui est sur le versant opposé du vallon.
On se couche assez tôt car le voyage nous a tous fatigué.
On jouit d'un petit déjeuner au soleil sur la terrasse coté est, avec tout ce qu'il faut pour satisfaire mon appetit matinal. On est vraiment de plus en plus heureux. Sauf peut-être Isabelle qui doit de temps en temps s'abriter du soleil derrière ses livres de l'IAE. Car elle a examen Mardi soir à Paris.
Chantal et moi partons un peu précipitamment après le petit déjeuner pour ne pas être en retard à la messe de 11h au Buisson.
On assiste à une messe tout à fait classique, mais où le prêtre commente très bien l'évangile où Jésus passe sur l'autre rive. en expliquant que Jésus nous invite à prendre du recul par rapport à nos vies quotidiennes, car sur l'autre rive nous attend le calme et le bonheur eternel. Cela n'est pas sans nous toucher Chantal et moi et nous faire penser à Philippe.
A la fin une prière est lue racontant comment un homme en se retournant sur sa vie voit des traces de pas qui accompagnenet les siennes le long de son parcours. Il interroge Dieu, qui lui répond que c'est lui qui à veiller sur lui et est resté à ses cotés pendant sa route. Mais l'homme remarque que dans les moments difficiles il n'y a plus sur la route que la trace de deux pieds. Alors il reproche à Dieu de l'avoir abandonné dans les moments difficiles, mais Dieu réplique qu'au contraire dans ces moments difficiles il l'a pris dans ses bras.
Cela montre non seulement combien Dieu nous aime et veille sur nous, mais aussi combien il nous laisse libre car après les moments difficiles il nous repose par terre, pour que nous soyons libres d'aller où nous le désirons.
A la sortie de la messe Chantal voit la famille Commarque qui a l'air au complet. On va acheter du pain dans une boulangerie, où l'on demande les localités où on lieu les marchés pendant la semaine. C'est une cliente energique qui doit être une Commarque qui nous répond.
Avant de déjeuner on descend au bord de la Dordogne pour chercher un endroit pour se baigner. Tout près de la maison, la présence d'une évacuation d'eau n'inspire pas beaucoup les autres aussi on va au pied du pont de Siorac, où il y a une petite plage herbeuse. Je me baigne seul avec Chantal car Stéphane et Isabelle se réfugient dans le pretexte qu'ils n'ont pas de maillot. Pourtant l'eau est vraiment excellente et le courant assez fort est assez amusant à remonter.
On rentre déjeuner à la Poujade, on fait en fait un succulent pique nique dans la cuisine avec les patés achetés la veille.
On part pour les Eyzies où on va visiter la grotte de Font de Gaume.
Comme il parait que cette grotte est la dernière avec des peintures polychromes qui soit ouverte au public, le nombre de visiteurs est limité à 340 par jour. Aussi quand on arrive il n'y a plus de places pour la visite de 16h, mais heureusement comme on n'est pas encore en saison il en reste pour la visite de 16h30. Car en saison, il faut reserver à l'avance pour avoir une place! Il parait qu'il faut reserver à l'avance même pour aller voir le faximile de la grotte de Lascaut.
On attend dans le jardin à l'entrée de la grotte que ce soit notre tour. Je reconnais assez bien le seuil de la grotte comme étant celui de la grotte que nous avions visité Stéphane et moi avec l'Ecole Bilingue pendant notre voyage de 4ième. Avant d'entrer la guide nous fait de vives recommandations pour eviter absolument de toucher les parois y compris avec nos sacs.
A l'interieur on voit des peintures de buffles, de lions, de taureaux. Les parois sont couvertes de peintures de taille variées. Mais les recoins ont été utilisés. Et nos ancètres apportaient un tel soin à leur oeuvre d'art qu'ils ont même tiré parti du relief de la paroi pour que les peintures en épousent les formes.
On ne sait pas quel était la motivation de ces peintures, ni l'utilisation de cette grotte: passe temps artistique, symboles religieux, lieu de culte. En tout cas il semble que ce n'est pas été une grotte habitée, car aucun reste de vie domestique n'a été retrouvé.
De là on va jusqu'à la grotte du Grand Roc.
On monte un escalier à flanc de colline pour y arriver car elle est située au coeur de la colline. Cette grotte contient de nombreux specimens de stalacmites, stalactites et excentriques qui font la particularité et l'originalité de cette grotte, comme se plait à nous le répéter notre guide! Les excentriques sont donc des excroissances horizontales. C'est vraiment incroyable de voir l'effet que peut produire l'accumulation de gouttes d'eau insignifiantes à certains endroits alors que juste à coté rien ne s'est produit. On voit des sculptures naturelles de toutes les formes et des dépots legers qui sont encore translucides avec des projecteurs qui ont été placés derrière.
En sortant on va boire un verre à la terrasse d'un café sur une place paisible, jusqu'au moment où une troupe de motards en promenade du Dimanche choisissent de s'arréter à cet endroit précis. Alors le niveau sonore augmente sensiblement notamment avec les cris de ceux qui jouent autour de la fontaine.
Le soir on dine de nouveau du coté est, avec un coucher de soleil magnifique, qui vient frapper la facade du chateau donnant l'impression d'un spot rouge braqué sur la maison. Effet garanti!
Après le diner on joue au barbu. On accueille avec des exclamations familières la voiture qui arrive vers 22h, croyant que c'est les Renié, mais c'est notre ami Hubert qui vient gentiment nous apporter un barbecue que nous avions souhaité le matin.
Enfin les Renié arrive, c'est à dire Marie-Christine Constance et Philippe. Ils se sont un peu égarés chez le frère ainé d'Hubert au chateau de la Bourlie avant de nous trouver. On boit un verre d'orangeade avant d'aller nous coucher. Les Renié s'installent dans la chambre du rez de chaussée avec baldaquin, comme celle de Stéphane et Isabelle à coté, mais avec en plus une petite chambre avoisinante pour Constance. Alors que Chantal est dans une des deux petite chambre du premier et que je me suis installé dans la grande chambre du premier, qui paradoxalment a la plus belle vue.
Nous renouvellons le plaisir du petit déjeuner sur la terrasse coté est. Puis nous allons à la poste de Siorac, où Marie-Christine envoie les clefs de leur appartement parisien qu'elle a oublié de laisser à sa soeur qui doit garder les petites soeurs de Constance, Axelle et Isaure. Avant de partir pour une tournée des châteaux de la région.
C'est un grand château abandonné qui semble en très mauvais état. Au point que le portail en bois reste dans les mains de Philippe, lorsqu'il essaie de l'escalader pour aller voir mieux ce qu'il y a de l'autre coté. Malgré cela Marie-Christine et Philippe commencent à fantasmer sur leur future installation dans une demeure comme celle ci, car ils ont des velleités de résidence secondaire.
Mais on s'en va avant d'avoir été remarqué par tout le voisinage car l'entrée du château est dans le village.
De là on passe au château de Millandes que l'on ne peut pas non plus visiter.
On arrive au château de Fayrac qui est aussi fermé, vaec même pas le moindre gardien où jardinier auprès de qui nous pouvons solliciter une visite particulière. Pourtant le chateau semble assez magnifique, dans un état d'entretien tel que les hypothèses les plus variées nous assaillent à propos de l'identité du riche propriétaire qui a un parc au cordeau comme celui ci: retraite de milliardaire, refuge de dictateur déchu,...?
En tout cas deux drapeaux flottent sur le faîte du chateau: celui du Périgord et un drapeau inconnu qui s'avérera être soit celui du Népal, soit celui du Texas suivant que la zone bleue est triangulaire ou rectangulaire. Cela devrait être celui du Texas puisqu'il parait finalement que le propriétaire est un riche texan.
De là on va au chateau de Castelnau, qui est un grand chateau fort en cours de restauration. On peut le visiter. Il parait que les propriétaires sont des particuliers de la famille Schlumberger. En tout cas il y a plein d'idées astucieuses pour agrémenter la visite du chateau: un musée de la guerre moyen-aecirc;geuse, un jeu vidéo du genre donjon et dragon avec un clavier tactyle, des bandes dessinnées dont l'action se déroule au moyen aecirc;ge, un diaporama sur l'histoire du chateau, des machines de siège avec notamment une arbalète géante,...
Du haut du chateau on a une belle vue dominante sur la vallée de la Dordogne.
De là, on passe en face au chateau de Bennac ennemi héréditaire de Castelnau, mais on ne s'arrête pas pour le visiter.
Puis on trouve un bord de Dordogne accueillant où Philippe Constance et moi nous baignons. Il y a un petit bras de rivière avec peu d'eau, propice au bain de Constance, séparé du reste de la rivière par un banc de sable, c'est aussi une base de kanoés qui partent se balader. Je vais nager un peu plus loin dans le courant.
Puis on arrive à Sarlat. On se balade un peu dans la ville, on voit la maison de la Boetie, que l'on ne peut plus visiter car c'est le siège de la chambre de commerce locale.
On voit aussi la cathédrale et le cloître de l'évéché. J'ai un peu du mal à retrouver les images de Sarlat qu'il me reste de notre voyage de 4ième, où nous avions fait un grand jeu de piste dans la ville.
On se balade dans les petites rues en faisant notre petite étude de marché sur le prix du foie gras. On arrive sur une petite place où une scène de concert est dressée avec des gradins de chaises. Alors nous faisons un peu de théatre avec Philippe et Constance en jouant notamment au petit chaperon rouge, avec Constance comme metteur en scène.
Puis on boit tous un verre à la terrasse d'un café et se dont l'estomac crient famine car il est déjà 4h le calme.
Nous rentrons à la POujade. Mais la voiture des Renié fait un petit crochet pour aller voir le chateau de la Roche Gajac.
En fait le chateau n'a pas beaucoup d'interêt car c'est un chateau reconstruit au 19ième. Mais le village est très joli et joit d'une vue magnifique étant accroché au flanc d'une colline.
Le soir les Renié repartent diner à Sarlat chez des amis qui travaillent chez Delperrat, alors que nous dinons comme à notre habitude du coté ouest. Après le diner le jeu de cartes n'a pas beaucoup de succès car Isabelle doit réviser ses examens, Chantal va se promener seule et je papote avec Stéphane.
Après le traditionnel petit déjeuner sur la terrasse Stéphane et Isabelle nous quittent pour Paris où Isabelle a un examen de l'IAE le soir même.
De notre coté nous partons pour le marché du Bugue.
L'agent de la maréchaussée connait tellement bien son monde qu'il nous aborde en plein marché, en nous demandant si c'est bien nous qui avons aussi mal garé une Volkswagen. Il nous dit gentiment de ne pas tenir compte de la convocation à la mairie qu'il a glissé dans notre pare-brise.
On achète pas mal de produits frais. Notamment des herbes à un monsieur qui vend des herbes pour tisane, à qui Marie-Christine a tapé dans l'oeil. De mon coté je tape dans l'oiel d'un fleuriste qui m'offre un des bouquets qui lui reste en remballant sa marchandise.
Après le marché on rentre à la Poujade, où l'on déjeune sous la tonnelle sur la terrasse. Car il fait vraiment trop pour déjeuner au soleil.
Pascale Hieronimus qui appelle de la grisaille parisienne, n'hésite plus à venir quand je lui dit que nous avons un soleil de plomb depuis 4 jours.
Puis on part en balade.
On va d'abord au fond d'une vallée complètement isolée, où l'on trouve le château de La Roque. On croit d'abord qu'il loge des colonies de vacances car il y a tout du long de l'allée des panneaux "attention enfants" et des installations sportives nombreuses: trampolin, tennis, manège,...En fait il s'averera que cela appartient à un riche danois qui y a fait beaucoup de travaux. Il y a une facade du chateau qui est ornée de balcons qui dominenet le vide et la vallée, d'où la vue doit être assez imprenable. On ne voit personne et ne peut donc pas visiter. Mais on profite bien du calme de cette vallée inhabitée.
De là on va visiter le château de Puy Martin. Comme on est un peu en avance pour la visite, la caissière nous propose d'aller nous promener dans le jardin, aussi on va faire quelques pas dans le parc. On trouve sur le bord du chemin des fraises des bois qui sont très bonnes. Au moment où commence la visite, alors que l'on s'attend à être tous seuls ou presque, un car d'enfants débarquent qui se joignent à nous!
On voit quelques belles pièces de mobilier, une chambre d'enfants qui est entièrement peinte et décorée. On monte dans les combles pour voir de près ce qu'est un toit de lozzes: empilement des pierres plates qui pèse très lourd sur la charpente au point que les toits sont en général très pentus pour que le poids s'appuie bien sur les murs.
De là on va à Domme, ville fortifiée qui domine toute la vallée. On admire la vue de la terrasse qui surplombe le vide. Avant d'aller prendre un verre à la terrasse d'un café. La vie dans ce pays est vraiment agréable et en particulier ces fins d'après-midi ensoleillée. Mais notre plaisir est interrompu par la pensée que nousa llons être en retard pour accueillir Arnaud et Stéphanie Leguay qui viennent diner. Aussi nous quittons Domme aussi vite que nous le permet le petit train à touristes qui sillonnenet la ville et nous bloque le passage.
On arrive juste avant Arnaud et Stéphanie, qui vont discrètement faire le tour de la maison pendant que l'on prépare le diner. On prend l'apéro coté nord à l'endroit où l'on imagine volontiers une piscine, car le terrain s'y prèterait tout à fait. Puis on dine d'un barbecue toujours dans la cour. On boit les bouteilles de pinot rosé que l'on a acheté au marché.
On commence la journée par l'abbaye de Cadouin. Mais comme le décollage n'a pas été très rapide, on ne peut plus visiter le cloitre qui ferme à midi. On voit tout de même l'église abbatiale. L'abbaye de Cadouin, était célèbre et c'était un haut lieu de pélerinage, car elle détenait un tissu qui aurait fait partie du Saint Suaire et recouvert la tête du Christ. Mais des récentes observations scientifiques du voile qui existe toujours on décelé des inscriptions en egyptien, sur le bord du tissu, peu compatible avec la version de son origine sacrée.
De là on va à la Bastide de Baumont.
Les bastides étaient des villes nouvelles fondées au moyen aecirc;ge, avec des privilèges facilitant le développement du commerce et l'essor de ces nouvelles implantations.
On essaie aussi de voir le chateau de Bannes, mais un jardinier nous refoule et nous repartons sans insister vers Lanquais.
Le chateau de Lanquais est un ancien chateau moyen ageux dont il ne reste plus grand chose, auquel on a rajouté une partie Rennaissance qui elle est encore conservée. On veut visiter, mais on commence par nous dire qu'il faut attendre la visite de 14h30, alors qu'il n'est que 13h30. Alors on va au village voisin pour essayer de déjeuner, mais le café où l'on s'installe est ouvert exceptionnellement aujourd'hui et n'a donc que des boissons à nous offrir.
A 14h30 nous sommes de retour au chateau, mais on nous annonce que la visite est reportée à 15h30, car le groupde du troisième aecirc;ge qui déjeune dans le chateau n'a pas encore fini son repas et la visite est prévue pour eux aussi.
On insiste un peu, mais la chef appelée semble se contenter pour faire sa journée du groupe de vieux et n'a visiblement aucune envie de faire un effort pour respecter l'horaire affiché et gagner 4 clients de plus.
Alors nous repartons décu pour Montbazillac. Où nous visitons le chateau qui appartient à la coopérative viticole.
La visite est guidée par une dame inénarrable, outre son accent qu'elle torture en essayant de parler lentement et en articulant pour les étrangers, elle accélère souvent son débit à la fin d'une explication pour laisser libre cours à ses remarques personnelles: "on peut pas dire que ce soit vraiment joli, mais ca vaut cher, x f il parait"; "c'est y pas malheureux de ne pas avoir inscrit ce propriétaire sous pretexte qu'il n'était pas noble, surtout que ce sont les paysans de la coopérative qui ont fait cette liste";...!
Le chateau n'est pas très grand, avec quatre pièces à chacun des deux étages, flanqué de quatre petites tours dans lequel se trouve des cabinets de toilette. Le mobilier n'a rien d'exceptionnel, mais à la cave on voit un stock de bouteilles de Montbazillac assez impressionnant par le nombre et par la densité car elle sont empilées sans casier sur plus de deux mètres de haut sur 3 murs de la pièce.
Après la visite on a droit à un petit verre à déguster. Mais la qualité du vin ne nous emballe pas.
De là on va au chateau de la Treille Najac où est commercialisé aussi le chateau la Borderie.
Je reconnais le local de dégustation vente où nous sommes recu comme celui du Montbazillac que nous avions visité pendant un week-end de dégustation dans la région qu'avait organisé des amis de Dominique Ingold.
On go–te plusieurs vins et on achète quelques bouteilles. Heureusement Philippe est là pour remonter le niveau de nos achats.
Puis on pousse jusqu'à Pécharmant, pour varier les plaisirs, mais comme il est assez tard les propriétés conseillées par le guide de Philippe sont fermées aussi on aterrit dans une propriété au hasard. Dont le vin s'avère pas fameux. On prend juste 3 bouteilles pour la forme.
On rentre à la Poujade, où l'on dine toujours dans la cour. Après le diner on va chercher Pascale Hieronimus à la gare du Buisson. Paradoxalement elle descend d'un train qui vient d'Agen en direction de Paris. Nous devons lui avouer que depuis que je lui ai promis un soleil de plomb les conditions ont bien changé et que le temps se gaecirc;te.
Zprès quelques hésitations elle décide de s'installer dans une des petites chambres du premier.
Nous persistons à prendre notre petit déjeuner sur la terrasse mais il est interrompu par une averse et je suis obligé de le bacler dans la cuisine.
Nous allons au chateau de Vérignac, mais la dame que nous dérangeons, nous explique qu'il est trop pour les visites de la matinée.
Alors nous reportons nos espoirs sur Fénelon.
Mais au chateau de Fénelon, nous nous heurtons à une barrière et un panneau qui nous indique que les visites ne reprendront qu'à partir du 1er juillet.
Après quelque hésitation nous franchissons la barrière et nous empruntons l'allée qui mène au chateau. Le chateau est ceint d'une double enceinte de remparts, avec une spirale ascendante entre ces murailles pour accèder au chateau.
Nous montons donc par cette spirale, mais au moment d'arriver à la porte du chateau lui m.me, nous sommes interpellés par un garde, qui nous reconduit jusqu'à la sortie, en manifestant sa mauvaise humeur de voir sans cesse des curieux enfreindre les interdits. Il nous explique que le chateau vient d'être racheté par des particuliers et qu'il est en cours de réaménagement et surtout de réameublement, d'où l'absence de visites avant le 1er juillet.
Marie-Christine qui s'était éclipsée, est restée en arrière et est aussi éconduite par le garde.
C'est donc assez dépités que nous reprenons la route pour aller à Roc Amadour.
On y arrive vers 2h. On gare la voiture dans un parking en contrebas de la ville et on monte par des escaliers jusqu'à la ville. Roc Amadour est un village accroché au flanc d'une colline, d'où on a une suprebe vue sur la vallée. C'était un lieu de pélerinage très important, qui a drainé tout le moyen aecirc;ge. Car on avait découvert un corps enterré devant la chapelle Notre Dame, qui aurait eu des propriétés miraculeuses. Les reliques ont été détruites par la révolution, mais il reste encore dans la chapelle Notre Dame la statue de la Vierge et une cloche miraculeuse qui datent du 9ième siècle.
Mais on commence par déjeuner à la pâtisserie Quercynoise qui nous propose un menu à 55 f, plus que copieux et bon (avec entrée, plat, salade, dessert!)
Pour ma part je me "contente" d'un confit et d'une glace.
Puis on va voir la basilique, qui n'a pas beaucoup d'interêt et on monte encore jusqu'à la chapelle Notre Dame. Curieusement c'est encore le pas de la porte qui me revient en mémoire et me rappelle ma première visite avec l'Ecole Bilingue.
De là on monte par le chemin de croix que suivait le spélerins jusqu'au haut de la colline. Ce qui est une excellente occasion de réviser nos classiques:
En haut de la colline on voit un mendiant avec une harpe qui accompagne tout un groupe d'enfants chantant des contines. C'est tout à fait charmant, même si Marie-Christine ne les trouve pas très élégant.
On redescend dans la ville. Il est surprenant de voir combien la ville s'est vidée par rapport à l'heure du déjeuner, alors qu'il n'est encore que 4h30. Roc Amadour est visiblement une étape déjeuner des groupes de touristes.
On va au chateau de Castelnau la Roque, mais on arrive 5mn après le départ de la dernière visite. A force de tambouriner sur le portail, on finit par attirrer un homme de ménage, qui compatit à notre malchance, mais ne peut rien pour nous. On prend un orangina à la buvette voisine pour se consoler.
Alors on se dépêche de rentrer car il ne nous reste que peu de temps pour avaler tous les kilomètres et être à l'heure pour recevoir notre ami Hubert que j'ai appelé ce matin pour lui proposer de venir prendre l'apéritif. On a beau faire tout un plan d'oprétion commando pour que l'apéritif soit opérationnel quelques secondes après notre arrivée, nous arrivons trop tard et il est déjà reparti s'occuper de ses enfants car sa femme est absente.
Mais cela ne nous empêche pas de prendre l'apéro que nous lui destinions et de diner bien agréablement. Pour une fois on dien dans la salle à manger car le temps est frais et il y a du vent. Au poitn que nous faisons un feu sympathique dans la grande cheminée du salon. Philippe m'aide à le démarrer avec un coup d'alcool à br–ler. Un débat assez animé s'engage pour savoir si nous devions ou non franchir la barrière à Fénelon.
Après un petit déjeuner qui pour une fois n'est pas interrompu, Marie-Christine suggère que nous allions visiter un chateau prôche. Mais nous avons beau décoller en un quart d'heure, nous arrivons tout de même juste après le dernier départ des visites de la matinée!
Nous rentrons à la Poujade en nous arretant à Urval pour voir le four banal et l'église du 12ième siècle qui nous sont signalés depuis une semaine, sans que nous ayons pris le temps de nous y arréter.
Le four banal nous intrigue un peu car nous ne voyons pas d'emplacement pour mettre le combustible qui chauffe le four. En fait il s'averera que le bois est mis directement dans le four, pour chauffer les briques des parois, puis quand un épi de ma‹s promené à l'intérieur ressort roux sans être br–lé, c'est que le four est assez chaud sans l'être trop. Alors on enlève les cendres et on enfourne la paecirc;te à pain. Il y a une cheminée devant le four, qui assure le tirage.
Nous rentrons dans l'église. du 12ième, qui est assez petite, mais jolie. Il y a un exvoto à la mémoire du marquis de Commarque mort en déportation.
Pour que notre visite d'Urval soit complète il faudrait que nous allions jeter un coup d'oeil à l'aérodrome qui nous est indiquée à l'entrée du village et à l'école de garçons qui a la particularité de partage la même maison et donc d'être adossé au bar. Aucun panneau ne précise où se passe la récréation.
On rentre déjeuner à la Poujade. On déjeune dans le salon, car il fait encore assez frais et il pleuviote.
L'après midi nous décidons d'aller nous balader à pied. Nous prenons le chemin du chateau de la Bourlie où les Renié ont aterri le soir de leur arrivée et qui est occupé par le frère ainé Commarque.
On passe par des chemins dans un bois, avant d'arriver dans le parc du chateau où on admire les troens géants qui sont taillés en forme de cabane avec un banc à l'intérieur. Idéal pour un rendez vous discret où une lecture à l'ombre.
On rencontre le gardien-jardinier qui nous fait faire le tour du propriétaire. En nous montrant jusqu'au potager, aux écuries et nous expliquant toutes les petites histoires sur la vie de la Bourlie. Ici aussi les Commarque louent une partie des communs à des vacanciers.
Il nous fait visiter la chapelle, avant de nous introduire auprès de la femme de ménage qui nous fait rentrer dans le chateau et nous montre la pièce principale au premier étage. Chantal qui est restée un peu en arrière avec elle a droit à une visite plus complète. Bien que tout cela ne nous emballe pas, il parait qu'il y a pas mal de cars de touristes qui passent visiter le chateau.
Nous rentrons à la Poujade par la route. Constance essaie de nous faire courir par équipe de deux, mais elle a un peu de mal à discipliner des grands aussi peu appliqués que nous. Nous trouvons des fraises des bois sur notre passage.
Le soir on attend un peu notre ami Hubert que l'on a réinvité à prendre l'apéro, mais comme sa venue n'était pas s–re et qu'il n'apparaît pas, on remballe le peu d'apéro qu'il reste et on s'apprête à partir au restaurant au moment où il me dit au téléphone qu'il arrive. Alors on ressort précipitamment les coussins et les verres avec le fond de bouteille. Car il se remet à faire beau. Et il arrive au moment où je branche la musique pour parfaire le décor.
Nous avons une conversation très mondaine, au moins au go–t de Pascale. Où il étale ses différents atouts assez s–r de son charme. On relève la consommation téléphoniqueet je lui donne l'enveloppe que j'avais préparée, où il y a preque les 8 000 f de location pour la semaine.
Puis on part au restaurant du coté de la Roque Gajac. On trouve un restaurant qui sert encore malgré l'heure tardive 21h. On a une vue suprebe sur la Dordogne que l'on surplombe, le diner est de qualité médiocre.
On range un peu la maison avant de se coucher.
On est privé de petit déjeuner sur la terrasse au profit d'une opération rangement et évacuation des restes. On laisse la Poujade dans un état à peu près correct. La semaine n'aura pas été trop catastrophique puisque je n'ai cassé qu'une carafe d'eau et une grande terrine de géraniums.
On part vers 9h30, on s'arrete à la Bourgonie pour déposer les clés et terminer de payer la location. Puis on part vers Périgueux.
Philippe, Marie-Christine Constance et Chantal continuent pour Poitiers, alors que Pascale e moi restons à la gare de Périgueux. Où une voiture d'Avis vient nous cherche r pour nous emmenener à l'agence. Nous louons une polo.
De là nous allons visiter la cathédrale Saint Front, qui était le premier évêque de Périgueux, puis l'église Saint Etienne de la Cité.
Dans la cloître on voit une pomme de pin géante en pierre qui ornait la flèche de l'église.
Puis on se balade dans les vieilles rues pour arriver à la tour de Vésone qui est une ancienne tour gauloise qui gardait le Périgord (qui signifie pays des quatre tribus) des envahisseurs.
On sillonne les petites rues du vieux quartier qui sont assez amusantes, un peu pour visiter, beaucoup pour trouver un restaurant remplissant tous nos critères pour déjeuner. Notre choix s'arrete fianlement sur la terrasse qui semble assez accueillante du jardin des thés sur une petite place piétonne, où pour un prix dérisoire on prend encore quelques centaines de grammes en confit et autres délices. Le soleil tape tellement que même Pascale qui était en manque est obligée de se mettre à l'abri au bout d'un moment.
Après le déjeuner on va se baigner non pas dans l'Ile qui baigne Périgueux, mais dans l'Auveuzère qui est une petite rivière pas très attrayante pour le bain, mais où après avoir un peu cherché l'endroit idéal, on finit par se contenter d'un trou dans les taillis qui me permet de prendre un bain excellent bien que je me rape les genoux sur les cailloux du lit.
Puis on fait le circuit touristique de la vallée de la Drone, conseillé par le Michelin.
On s'arrete d'abord à l'abbayde de Chancellade. On arrive dans l'église à la fin d'une répétition pour un concert de harpe qui se prépare pour le soir même.
De là on va au Prieuré de Merlandes, où l'on retrouve notre harpiste, qui se ménage une dernière relaxation avec son imprésario.
On prend ce qui devrait être une jolie photo au soleil couchant dans un champ de foin, moi au pied d'un de ces rouleaux géants de foin.
Ensuite on va à Montagrillé, petit village qui se trouve sur le faîte d'une colline. Les habitants on une belle vue sur vallée. Et se doit être très calme quand il n'y a pas une bande de jeunes qui vient y fumer un joint en écoutant de la musique à fond.
Puis on va à Grand Brassac, où une charmante dame qui garde l'église nous permet de la visiter et nous taille une bavette. L'église est une ancienne église fortifiée, où les habitants du village se réfugiaient, quand les protestants les menacaient.
Tout ce coin est vraiment charmant et on y planterait bien sa maison de campagne. Mais nous voici à Bourdeil. On ne trouve pas d'hotel vraiment à notre go–t et sur ma prière on suit les pancartes qui nous indiquent des chambres d'hôtes. On arrive chez une dame qui fait chambre d'hôtes professionnelle. Elle nous met dans un clapier à lapin qui ne plait pas beaucoup à Pascale, car cela manque sans conteste de vue. Mais il est un peu tard pour chercher autre chose.
Comme nous sommes entre Bourdeil et Brantôme, on va boire un verre à Brantôtme à la terrasse d'un café, avant de revenir nous coucher. Pascale aurait bien voulu diner, mais on n'a rien trouver d'appétissant qui serve encore.
On prend un petit déjeuner au soleil, avec du beurre un peu vieux.
Puis on va à Bourdeil où on visite le château.
On voit d'abord dans le chateau médiéval, une exposition de peintres de la marine, avant de monter dans le donjon qui a été bati par Philippe le Bel, qui voulait marquer son autorité, dans cette région où les anglais gagnaient du terrain. Mais la ville est passée plusieurs fois dans des mains adverses, notamment avec les Comte de Périgord qui étaient pour les anglais. Le donjon est donc très impressionant, en montant jusqu'à la plate forme supérieure, on imagine assez bien ce que pouvait être la vie de garnison dans cette tour et les attaques qu'elle a dû subir.
Puis on va visiter le batiment Rennaissance du chateau, qui a été remeublé par les derniers propriétaires dans les années 60. On suit une visite assez interessante, on voit des coffres, des crédances, un lit de Charles Quint et les poutres maitresses posées en éclair de foudre. Pour être plus solides, ou parce qu'il n'avait pas le temps ou les moyens d'avoir des poutres d'un seul tenant? Le chateau a été construit assez rapidemment car les Bourdeil espèraient une visite de Catherine de Médicis qui s'est décommandée au dernier moment.
De là on va à Brantôme où l'on déjeune à la terrasse d'un restaurant Au fil de l'eau qui est au bord de la rivière, très calme avec des canards qui gambadent autour de nous et un serveur charmant. Le tout est vraiment buccholique.
On passe devant l'abbaye de Brantôme que l'on ne visite pas car on est plutôt à la recherche d'une plage. On retourne en vain à Bourdeil pour en trouver une. Mais à Bourdeil on ne trouve que la piscine. Alors on retourne encore plus loin jusqu'à l'Ile.
Là il y a une vraie plage avec une eau profonde, une rivière large et des installations pour les enfants, plongeoir, limites de baignade,...On se baigne dans l'eau puis sous les rayons du soleil, jusqu'à 4h.
Alors on doit reprendre la voiture pour aller à Angoulème la rendre et prendre le tgv pour Paris. Je prends une grande leçon de patience à Angoulème, car on arrive assez tôt pour prendre un premier tgv en se pressant un peu, mais comme on ne veut pas se presser on le laisse volontairement partir sans nous, ce qui me co–te malgré moi beaucoup! On prend tranquillement le suivant. On trouve de la place et le controleur s'arrete juste avant nous, alors que nous n'avons pas de reservations. Nous sommes chez nous vers 22h.
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