Vendredi 18 novembre

J'ai rendez vous avec maman et papa qui doivent passer rue Vital à 4h pour que nous allions à Roissy ensemble. Lorsqu'ils arrient enfin à 4h30, je suis fin prêt et pas trop enervé par ce retard pas du tout inattendu, au point que je joue tranquillement du piano en attendant.

Maman, qui est montée me chercher, trouve encore le moyen de papoter avec Geneviève, avant de redescendre sur le trottoir où nous attendons longuement papa qui n'en finit pas de faire le tour du paté de maison. On qitte donc la rue Vital à 4h45 alors que nous étions convoqués à Roissy à 4h, pour un décollage à 7h. Le périphérique est complétement bouché comme tous les Vendredis soirs, on prend les boulevards exterieurs, mais ce n'est guère mieux. Du coup boulveard Gouvion Saint Cyr, je suggère que l'on aille chercher le RER à l'Etoile au lieu de persister dans les encombrements à durée très incertaine. En plus cela évitera à papa de se taper de revenir de Roissy.

On prend donc le RER à l'Etoile vers 5h35, on change au Chatelet pour se retrouver à Roissy à 6h35. Donc il faut compter 50mn pour aller à l'aéroport, à partir de l'Etoile. Je suis surpris par la mauvaise vue de maman qui narrive pas à lire les panneaux sur le quai du RER. Bien sur c'est la faute des ingénieurs qui ont cncus ces panneaux beaucoup trop petits.

On arrive bons derniers au comptoir de China Airlines. Un type du CE d'IBM ou de l'agence de voyages nous attend, nous coche sur la liste des cinquante personnes du groupe et nous donne la liste. Ce qui nous permet de la parcourir et de constater avec soulagement pour moi qu'il n'y a personne, que je n'ai pas envie de voir, ou qui risque à priori d'être trop collant. Car j''étais inquiet de voir des personnes trop connues, qui romprait le dépaysement.

On monte au satellite numéro 4. je téléphone à Hugues pour tenter d'avoir le numéro de son cousin qui est à Pékin. J'appelle aussi longuement Géraldine, jusqu'à la dernière minute de l'embarquement. Maman pendant ce temps a fait un peu le tour de la salle d'attente pour tenter de repérer les persones du groupe.

Déjà à peine monté dans l'avion un type m'alpague alors que je passe dans l'allée, pour me dire bonjour me dire qu'il est aussi d'IBM etc. Heureusement c'est le seul à m'aborder et bien que le reste du groupe IBM semble être assis autour de nous nous restons tranquilles et isolés dans notre coin. nous sommes malheureusement assis dans l'allée avec juste un siège chacun ce qui annonce une nuit assez inconfortable.

On a un diner très médiocre avec une bière car il ny pas de champagne. Je papote avec maman et elle lit l'historique de Pékin sur le gros guide Najel que nous a prété Bruno.

On va faire un tour de la cabine. Et notamment on monte visiter la cabine du premier étage. C'est la première fois que je vois cela il y a un escalier qui monte à l'étage de ce 747-400, non pas comme d'habitude un colimacon à l'avant. mais un vrai escalier qui part du milieu de la cabine touriste. Au premier étage on trouve la classe affaires dans une cabine très vaste avec des cuisines à l'arrière de l'escalier. On se fait refouler par l'hotesse, mais on a eu le temps de visiter un peu.

En fait en bas il n'y du coup que des classes touistes et la première classe tout à fait à l'avant.

Maman va à l'arrière pour trouver des sièges côte à côte sur lesquels elle pourrait s'allonger et je reste sur nos deux sièges, où je dors de facon très précaire. J'alterne les positions verticales et chiens de fusil, mais c'est assez moyen dans les deux cas.

Samedi 19 novembre

Au petit matin on nous sert un petit déjeuner avec des lasagnes, mais comme pour une fois je n'ai pas très faim, je laisse les lasagnes de coté.

Pékin

On aterrit à Pékin à 12h35 heure locale, avec 7h de décalage sur Paris, après avoir décollé de Paris à 7h30. Un bus nous emmène de l'avion à l'aérogare. On passe d'abord par un couloir sinistre .

Il fait 3 degrés à Pékin, donc plus froid qu'à Paris et j'ai l'impression que je vais peut-être regretté d'avoir fait mon quéqué en ne prenant qu'un chandail.

On passe la police, avec un visa collectif. Donc le responsable du groupe nous appelle un par un. Ce qui me permet de voir que Jean Lecoq est du voyage. Cela me fait plutôt plaisir de le revoir, maintenant qu'il est en pré-retraite.

Après la police on attend encore un long moment près du tapis des bagages. Ce qui nous permet de faire un peu connaissance, les uns et les autres. Un ami de Pascale se présente à moi spontanément. Enfin à 13h45 on récupère nos bagages. On sort dehors. Il y a un gros cafouillis de bus, de cars et de taxis. On doit marcher quelques dizaines de mètres pour rejoindre notre autocar. Car depuis que le maire de Pékin s'est fait bloqué dans un embouteillage devant l'aérogare, les bus et les taxis n'ont plus le droit de stationner devant. Du coup les porteurs de l'hotel vont devoir porter les bagages un par un jusqu'à la camionnette destinée à les transporter. Pendant ce temps nous montons dans notre car qui nous emmène à l'hotel. Nous sommes répartis dans deux autocars. Dans le notre une guide Ly nous souhaite la bienvenue et nous brosse une première description de la ville. On passe devant un grand panneau publicitaire d'IBM le long de l'autoroute.

Nous descendons au Beijing International Hotel

Beijing International Hotel On nous donne la chambre 2134 pour maman et moi. Les clés des chambres sont des badges magnétiques. D'une facon générale l'hotel est d'apparence tout à fait moderne et ressemble à n'importe lequel de nos hotels 4 étoiles. Le responsable du groupe établit sous la dictée de la guide chinoise le planning de la semaine. Il y a des options qui sont prévues un peu chaque jour. Et l'ordre est un peu modifié pour nous permettre d'aller dès demain à la grande muraille pour profiter de ce qu'il fait encore beau. Les options sont payantes et on réalise que le prix qui est demandé ici par l'agence chinoise est deux à trois fois moins cher que le prix facturé à ceux qui se sont inscrits depuis Paris auprès de l'agence française. Ce qui fait un mark-up assez enviable. Par exemple la visite du Palais d'Eté nous coutera 80f alors que ceux qui se sont inscrits à Paris ont payé 230f.

On va faire du change au bureau de change de l'hotel. On nous donne 160 Hyuan pour 100f.

hyuan

On monte dans notre chambre, on est un peu crevé après la mauvaise nuit dans l'avion. Je m'assoupis un peu. Puis je téléphone à Olivier Daucher un ami de Franz Nin qui travaille chez Gide à Pékin. Il nous propose de passer dinr ce soir chez lui. Mais on est un peu trop crevé et on remet à demain notre rencontre, après notre balade à la grande muraille.

On redescend pour aller se balader dans le quartier et surtout pour déjeuner car maman a très faim. Ly nous a indiqué que la rue qui longe l'hotel à droite est pleine de bistrots, pour ceux qui ne veulent pas rester à l'hotel.

Nous préférons sortir et nous marchons un peu avant d'entrer dans l'un des premiers restaurants. Nous sommes très aimablement accueillis. Le restaurant est presque vide car même si les chinois dinent tôt il n'est encore que 4h30. Heureusement il y a une carte en anglais. On commande des soupes, du poulet et du riz. Les serveuses sont très aimables, ce qui nous rassurent car dans l'avion les hotesses ne l'étaient pas vraiment. Mais visiblement l'esprit est différent dans les services publics et dans les entreprises privées comme ce restaurant.

On voit arriver des plats très copieux. On arrivera pas à tout finir, mais c'est plutôt bon. Et quelqu'un m'avait prévenu que la nourriture était dégueulasse en Chine, alors que nous ne sommes pas d'accord pour l'instant. Le poulet au gingembre est notamment très bon. On boit aussi beaucoup de thé.

On fait un petit tour dans le quartier. Il fait froid, mais il y a tout de même plein d'étalages sur les trottoirs. on vend un peu de tout, mais surtout des victuailles. Il y a pas mal d'automobiles et la circulation est assez dense avec les voitures et surtout tous les vélos qui se faufilent dans tous les sens. il y en a vraiment partout.

Maman a froid aux pieds dans ses chaussures de voyage, car nous n'avions pas encore nos valises en quittant l'hotel. la nuit est tombée et nous retrouvons notre chambre et nos bagages avec plaisir. Maman prend un bain. Pendant que je fais monter quelqu'un pour nous réparer les 3 lampes sur 5 de la chambre qui ne fonctionnent pas.

Une amie de Nicole Evette nous appelle pour nous proposer de la rencontrer. Nicole lui avait envoyé un fax pour la prévenir de notre arrivée. Elle nous rappellera demain car son téléphone est en dérangement. C'est assez bizarre il semble que dans ce pays il y ait un standard pour chaque immeuble. En tout cas c'est le cas chez eux. On a un numéro puis un numéro de poste. Avec dans leur cas un standard automatique car en composant le numéro de poste sur le clavier multi-fréquence on obtient leur appartement.

On se couche à 7h. jene tarde pas à m'endormir car je suis bien fatigué.

Dimanche 20 novembre

Je me réveille vers 1h du matin, je bouquine un peu avant de me rendormir jusqu'à 7h du matin. Ce qui nous fait une nuit bien longue, qui devrait m'affranchir du décalage horaire. je parviens même à me réveiler un peu avant le reveil du standard qui nous téléphone. Ce qui est bien la première fois que je me réveille avant mon reveil dans ce sens du décalage horaire.

Je prends un bain pendant lequel je me rase au rasoir mécanique. Puis on descend vers 7h30 petit déjeuner. Maman n'a rien à envier à mes petits déjeuners. On prend tous les deux oeufs, bacon, saucisses, légumes, yoghourt, jus d'orange. Ce qui fait que l'on est tout juste à l'heure au rendez vous de huit heures dans le car.

On part pour la grande muraille. Mais on s'arrète d'abord aux tombeaux des Ming.

Sur la route notre guide toujours dévoué à tout nous faire connaitre de la Chine et à nous assister au mieux nous explique les différences entre les magasins de souvenirs entre ceux qui sont d'Etat, les privés, les spéciaux pour touristes,... avec notamment les magasins de l'amitié. Un long discours qui s'achève comme par hasard devant un magasin de l'amitié où l'on s'arrète pour faire une pause de 30mn. On déambule devant les rayons avec maman, beaucoup de porcelaine et de bijoux en jade. Mais on hésite assez longtemps devant des chandails en cachemire et devant des rouleaux de tissus de soie. Je me dis que même si c'est probablement un peu plus cher on ne trouvera peut-être pas ailleurs cette qualité de produits qui doit être soignée pour les occidentaux. Mais finalement on achète rien, comme la plupart de nos compagnons.

tombeaux des Ming

Le troisième empereur Ming a établit sa capitale à Pékin. Les deux premiers sont donc enterrés près de leur capitale, alors qu'il y en a treize qui sont enterrés dans ce coin non loin de Pékin. La dynastie Ming a régné de 1368 à 1644 et le 3ième empereur s'est installé à Pékin en 1420. comptait Sur les treize mausolées seul un a été fouillé. Car on s'est rendu compte que la mise à l'air des trésors ensevelis les a réduits en poussière et donc on ose pas ouvrir les autres.

On a eu le temps après les fouilles de faire des photos des tissus et des objets en bois qui ont été découverts et des copies sont exposés dans un des pavillons de ce mausolée.

On passe d'abord sous un grand portique avec un toit à la chinoise à plusieurs niveaux. Le tout peint en laque rouge. Sus le portique on trouve une salle des faveurs à droite où sont exposés des mannequins en costume traditionnels de mandarins.

Puis on traverse une première cour avant de pénétrer dans le grand pavillon qui fait musée. Il s'agit d'une grande salle soutenue par d'énormes piliers en bois de centale d'un seul tronc à chaque fois. Il y a quarante colonnnes ainsi faites, qui parait il ne comporte aucun clou, mais que des chevilles en bois. Le tout tient tellement bien que même pendant les tremblements de terre le pavillon ne bouge pas alors que de nombreux immeubles s'écroulent dans la ville de Pékin. Et ils sont là depuis 6 siècles. Le plafond est décoré de peintures vertes très belles. Le toit est là aussi avec plusieurs niveaux avec des souténements sculptés très beaux. Les fameuses tuiles faitières chinoises avec des sculptures d'animaux. Il y a pariat il toujours un nombre impair de tuiles faitières sur les batiments impériaux. Avec jusqu'à 9 tuiles selon l'importance du batiment.

Dans cette grande salle du pavillon est exposé le trésor qui a été retrouvé dans le tombeau. Il y a des objets en or, des bijoux et notamment une grande tiare très riche qui plait beaucoup à maman. Je ne vois rien car c'est mal éclairé derrière des vitrines. Le guide nous donne quelques explications devant chaque vitrine.

Puis on quitte ce pavillon pour traverser encore un petit portique qui mène au tumulus en dessous duquel se trouve le tombeau. Il y a des arbres qui poussent sur le tumulus et le caveau proprement dit se trouve au fond d'un tunnel qui avait été soigneusement bouché et calfeutré pour protéger des pillages.

On monte sur la terrasse au dessous du dernier portique. Ce portique n'était emprunté que par la dépuille de l'empereur défunt et même son successeur passait à coté. Il y a toujours ces toits ouvragés.

On se promène un peu dans les différentes cours, il y a un beau soleil qui brille. On achète un dépliant de cartes postales, sur lequel on voit la tiare qui plait à maman. On ahcète aussi une bouteille d'eau.

On remonte dans le car. On compare tous les prix que l'on a obtenu pour ces différentes babioles. Les résultats sont très variables. Il s'avère que nous nous sommes très bien débrouillés. Avec notamment notre bouteille d'eau à 3 hyuan, alors que certains l'ont payé jusqu'à 40 hyuan à l'hotel hier soir. On compare aussi nos diners d'hier soir. Certains sont restés paresseusement à l'hotel et ont trouvé cela plutôt dégueulasse. D'autres ont voulu faire simple ou économique en achetant des chips à la superette de l'hotel, qui leur ont couté une fortune.

On reprend le car, le guide nous fait tout un baratin sur les signes du zodiaque chinois lequel l'amène tout naturellement à nous proposer des tampons encreurs ornés d'une tête d'animal à l'effigie du signe chinois de notre choix. Et on peut faire graver sur le tampon un prénom en français, la traduction en chinois et l'année de naissance de la personne considérée. Tout cela pour un prix modique si on passe par lui et avec livraison le lendemain matin par ses soins, on ne paie qu'à la livraison. Bref en voilà un qui a bien compris le système de l'économie de marché. il fait même lire par un volontaire la série de tout les horoscopes chinois. Ce qui me permet au moins d'apprendre que je suis un buffle.

zodiaque chinois Pendant ce temps maman et moi nous nous plongeons dans la lecture du Najel sur la voie sacrée que nous allons visiter de ce pas et sur les mausolées.

voie sacrée

La voie sacrée est une voie qui menait au domaine qui enfermait les différents mausolées. Elle est ornée de statues de part et d'autre d'une allée pavée longue d'environ un km. Le car nous dépose non loin de son extremité proche du portique qui mène à l'enceinte des mausolées. On commence donc par la fin. On remonte la voie sacrée à pied, en damirant les différentes statues et en se photographiant à leurs pieds.

On commence par 4 statues, 2 de chaque coté de mandarins civil, puis 4 mandarins émérites et 4 mandarins militaires. Ils sont assez simplement sculptés, mais on distingue bien ceux qui sont militaires et les civils. Après ces 12 statues, on trouve 24 statues d'animaux. On voit des statues représentant des chevaux, des éléphants, des chameaux, des animaux fantastiques, des lions. A chaque fois on alterne deux animaux debouts puis deux statues du même animal couché. Ils sont aussi assez grossiers, mais très impressionnants, car plus grands que nature et avec beaucoup de dignité.

Au bout de l'allée on débouche sur le portique qui fermait le domaine des mausolais, qui faisait 40 km2. Il y a toujours un beau soleil très agréable et maman m'a pris plusieurs fois en photo au pied des animaux. Au delà du portique il y a deux grandes colonnes en pierre qui semble veiller sur le domaine.

Sur cette dernière portion de la voie sacrée qui nous sépare des cars, des colporteurs nous proposent leurs marchandises. Maman est tentée par un couvre lit bleu avec des Pandas. Le vendeur nus la propose à 450 hyuan. Puis descend à 380. Là dessus Gisèle une de nos compagne passe par là et marque dans le creux de sa main 200, proposition qui a sa surprise est acceptée par le vendeur. Elle emporte donc le grand couvre lit. Mais à peine s'est elle éloignée que je vois le type qui est resté à coté de moi lui court après pour lui montrer qu'elle s'est trompée et qu'elle lui a donné un billet de 100 et un de 10 au lieu de 2 de cent. Troublée elle transige en lui donnant 50 hyuan complémentaires. Du coup maman qui se voit proposer un autre grand couvre lit bleu propose aussi le prix de 200 hyuan qui est accepté. Mais en donnant ses deux billets je lui enjoint de faire attention à ce qu'elle donne. Et la fille essaie aussi de nous dire que l'on s'est trompé en montrant un billet de 10 quelle a discrétement troqué contre un de ceux de maman. Mais maman refuse en se montrant ferme et la fille éclate de rire, reconnaissant ainsi qu'elle a tentée sa chance pour nous escroquer un peu plus.

Badaline Badaline

On remonte dans les cars, pour aller jusqu'à la grande muraille. Sur le site de Badaline on s'arrète d'abord dans un restaurant pour déjeuner. C'est un batiment tout neuf avec des grandes baies vitrées qui doit manifestement être spécialisé dans l'accueil de groupes comme le notre. On s'installe à une table au soleil, alors que les autres ferment les rideaux pour s'en protéger. On nous sert des tas de petits plats sur un plateau tournant. Une fois de plus j'ai du mal à manger avec les baguettes et je me résigne à prendre une fourchette. Maman elle se débrouille très bien avec les baguettes.

En sortant on est encore assailli par des marchands qu nous propose toutes sortes de coligichets et souvenirs.

On monte sur la grande muraille. On passe d'abord un petit tourniquet avant de monter sur le faît du mur lui même. De loin en loin il y a des petits fortins plus ou moins importants, comme celui par lequel nous sommes montés sur le mur. C'est vraiment très impressionnant ce gigantesque serpent de mierre qui s'étale au milieu des collines en formant des lacets énormes et icroyables. Il y a même des moments ou le lacet est tel que la muraille revient paralèlement à la où elle est déjà passé avec quelques centaines de mètres d'écart. Le mur monte et descend au gré des collines et apparemment ce qui a été recherché c'est de rester en permanence à flanc de coteau afin de toujours dominer l'assaillant éventuel qui pourrait venir du nord. La région est assez montagneuse et il y a des moments où la route pavée qui constitue le sommet de la muraille se transforme en escalier plutôt raide. Tout le longd e la muraille il y a des créneaux d'un coté et sur les fortins de loin en loin on trouve des créneaux sur les quatres cotés.

On est toujours accompagné par un beau soleil très sympa et par des marchands de nappes brodées moins agréables. Car dès que l'on sembl s'interesser à l'un de leur produit il ne nous lache plus en nous demandant notre prix.

Toutes les petites dames du groupe y compris maman me font rire en gravissant les différents escaliers, qu'elles trouvent tellement raides qu'elles se promettent de belles courbatures pour le lendemain alors que pour un sportif comme moi cela me semble vraiment de la rigolade ces quelques volées de marches.

Après avoir marché un bon moment vers le sleil couchant on arrive à un fortin un peu plus gros que les autres où la muraille forme un angle et où elle domine un téléphérique avec des oeufs. On ne sait pas très bien comment il est arrivé là et s'il y ades skieurs en hiver ici où si c'est pour les touristes. En tout cas il est bien là juste en dessous de la muraille. Ce qui est bizarre c'est qu'il n'arrive pas jusqu'à la muraille. On admire la vue que l'on a sur la muraille qui continue à serpenter au loin dans la nature. puis on rebrousse chemin.

Au retour on redescend des escaliers raides que l'on avait gravi. Raides au point qu'à un moment maman a le vertige et doit se cramponner à la rampe pour descendre. Alors elle me laisse aux mains d'un monsieur de notre groupe avec qui je descends du coup deux fois plus vite, défiant le danger. En fait je dois surtout faire attention car je m'accroche les pieds dans les rigoles qui traverse la muraille de loin en loin et qui doivent servir à l'écoulement des eaux. Sur les cotés dans les passages raides il y a une rampe entourée de plastique probablement pour éviter qu'elle ne gèle.

On retrouve les cars, mais au moment de partir, on réalise qu'il nous manque deux personnes Gisèle et sa mère qui avait déjeuner avec nous. On les attend pendant une heure. Le car fait le tour. Maman attend courageusement seule à un bout de la route pendant que le car repart voir dans la direction opposée. On se renseigne auprès de la police, mais rien n'y fait, le guide est évidemment très embété d'avoir perdu deux clients. C'est l'émoi dans le car, chacun y va de son hyupothèse sur ce qui a p– leur arriver. Maman s'active beaucoup, mais moi je reste plutôt tranquille à écouter mon walkman ce qui me donne l'occasion de me retrancher un peu et de me reposer de cette journée en groupe. Après une journée à ressasser les comparaisons d prix, de menus et les impressions badines cela ne fait pas de mal d'être un peu au calme. Maman est bien sur très à l'aise et raconte au moins cinq fois si ce n'est dix, l'histoire de l'achat de la couverture à tous ceux qui veulent bien l'entendre. Là dessus on renonce à retrouver les deux perdues.

On reprend la route de Pékin. On doit s'arréter à une fabrique d'émaux cloisonnés. La facon dont le guide nous a présenté la chose sent à plein nez encore le piège à magasin de toursites. Là dessus l'autre car qui est parti en avant sans rechercher les deux perdues nous prévient par la cb qu'ils ont retrouvées les deux perdues à la fabrique d'émaux. Elles ont du faire du stop pour y aller et être parties avant nous.

On arrive à la fabrique d'émaux. On va dans deux ateliers. On voit des ouvrières qui mettent des petits fils de cuivre sur les vases. Ensuite dans l'autre atelier d'autres ouvrières appliquent des couleurs entre chaque fil de cuivre,

emaux cloisonnés avec des mini-pinceaux. Cela semble être un travail incroyablement délicat. Puis les vases son cuits dans un four. Et ainsi de suite on fait plusieurs couches. Certains grands vases représentent un an de travail pour arriver au résultat. Pour les petites assiettes ou cendriers il faut compter une semaine de travail. Pas étonnant même si la main d'oeuvre est pas chère que ces bibelots sont annoncés avec des prix faramineux.

Puis on ne coupe pas au magasin de la fabrique où sont offerts à la vente des tas de bibelts en émaux cloisonnés. Comme je ne suis vraiment pas séduit, je préfère retourner dans le car et y attendre en bouquinant.

En fait je suis dans un car qui n'est pas le notre, mais maman m'y rejoint et comme il part avant l'autre nous en profitons. C'est le car avec la guide alors que nous avons passé l journée avec le guide qui n'était pas très passionnant.

La guide passe dans les rangs pour nous faire payer la taxe d'habitation car il faut payer 6 huyang par nuit que nous passons à Pékin. C'est uen taxe qui est versée à la municipalité.

On hésite à s'inscrire pour l'excursion au palais d'été demain, car on doit peut-être voir une amie chinoise de Nicole Evette.

On arrive à l'hotel, on monte dans notre chambre, j'essaie d'appeler en vain Olivier Daucher, chez lui. On recoit un appel de l'amie de Nicole Evette. Elle nous donne rendez vous demain après-midi car les autres jours de la semaine elle devra travailler. Donc nous irons au Palais d'Eté par nos propres moyens sans le groupe. Je propose à cette amie delui doner des devises françaises en nous faisant du change. Apparemment cela l'interesse. Elle nous amènera demain aussi faire des courses. On attend qu'Olivier Daucher nous rappelle mais comme il ne se décide pas ànous rappeler et que maman à très faim. On sort de l'hotel pour aller diner.

On se retrouve dans la même rue qu'hier, mais comme il est plus tard presque neuf heures, beaucoup de restaurants sont déjà fermés. On finit par trouver un restaurant qui a de la gueule et qu nous plait, qui sort du lot de tous les bouis-bouis qui sont encore ouverts.

Deux serveuses mignonnes et très sympathiques nous prennent en charge; Elles rigolent beaucoup et sont très attentionnées. En fait Cela me fait penser à un karaoké et au moment où j'explique à maman ce qu'est un karaoké, on réalise que s'en est bien un et qu'il y a quelqu'un qui chante au micro.

Du coup je pousse maman à aller chanter. Toujours aussi intrépide, elle ne s'y montre pas opposée. Et on demande carrément la liste des titres proposés pour voir s'il y en a que l'on peux connaître. Il y a d'abord un malentendu car la serveuse croit que l'on veut faire arréter la musique et du coup demande au chanteur de s'arréter pour nous faire plaisir. Ce qui déjà en soi est assez incroyable. Puis on se fait comprendre et ils ont le droit de reprendre leur chant, alors que l'on obtient la carte. Malheureusement il n'y a aucune chanson que l'on connait. Il y en a juste quelques une en anglais. Qui ne me disent rien du tout. Et de toute facon je crois que je n'aurai jamais osé me mettre à chanter comme cela en public. Et j'admire maman qui je suis s–r aurait été tout à fait chiche.

J'ai commandé du chien, qui s'avère très tendre. Je trouve cela fait fameux. Et cela ne me gèe pas du tout de savoir que je mange un aimal domestique. Maman a pris un poisson au gingembre qui est très bon aussi. Le poisson a été péché sous nos yeux dans l'aquarium et il est donc garanti frais. Les serveuses son tvraiment amusantes, on a un peu du mal à se faire comprendre mais j'arrive tout de même à me commander une bière. Maman me parle de Charbouiller. Puis on rentre se coucher à l'hotel.

Lundi 21 novembre

Je suis réveillé à 5h par maman qui va à la salle de bains et ensuite je ne parviens pas vraiment à me rendormir et je bouquine jusqu'à 7h30. Puis on descend petit déjeuner. On reprend des tas de choses variées, y compris du porridge froid qui n'est pas trop mauvais. C'est encore pantagruelique.

A 9h on reprend les cars pour la cité interdite. On souhaite aller dans le car de la guide femme, mais maman se trompe et on se retrouve dans celui de l'homme. On est tout de même contents d'aller visiter ce lieu magique qu'est la cité interdite. Le temps est couvert. Les cars se garent devant la porte ouest, car ils n'ont plus le droit de se garer devant la porte sud. On marche donc à pied de la porte ouest à la porte sud.

cité interdite

On franchit la porte sud par un portique monumental au toit traditionnel de tuiles dorées. Ce portique comporte cinq portes. La porte centrale n'était empruntée que par l'Empereur, les deux portes voisines étaient reservées aux grands mandarins et les portes latérales étaient pour les eunuques et les serviteurs. Ce premier portique nous conduit dans une première cour, entourée de batiments peints de laque rouge. On franchit un deuxième portique à cinq portes. Qui a lui aussi des tuiles dorées et des tuiles faîtières qui représentent des animaux. Il y a un plan incliné qui est aménagé pour accèder à la porte centrale du portique, il permettaient de faire passer la chaise à porteurs de l'empereur, avec un motif de dragon au milieu.

On arrive ainsi dans une deuxième cour qui est la cour principale. Des grands chaudrons pleins d'eau sont disposés un peu partoutdans cette cour et servaient de reserve d'eau en cas d'incendie. Cette cour est occupée par plusieurs batîments disposés au milieu. Tout autour on trouve aujourd'hui des magasins de souvenirs.

On a d'abord la salle de l'Harmonie Suprème.

salle de l'Harmonie Suprème qui était la salle du trône. C'est une salle immense d'au moins 400 mètres carrés, assez sombre, car elle comporte de nombreux piliers en bois qui gènent la circulation de lumière. L'ensemble est en bois de cèdre. Il parait qu'il n'y a pas un clou e que même les piliers sont ajustés par des chevilles de bois. Du coup il est interdit de fumer tellement on crain tl'incendie. Il y a un grand trone au fond au sommet de cinq ou six marches. On imagine assez bien l'ambiance majestueuse et protocolaire qui devait règner ici. Il y a aussi des portes monumentales, magnifiquement sculptées.

Pus on passe dans le deuxième batiment disposé derrière le premier qui était la salle de l'harmonie parfaite. C'est un pavillon plus petit où l'Empereur venait se préparer et se concentrer avant les cérémonies officielles. Ici la pièce est ronde et plus petite donc la lumière pénètre mieux.

salle de l'Harmonie parfaite

Puis on passe dans la salle de l'Harmonie preservée, disposée à 90ø par rapport à celle de l'Harmonie suprème. Cette salle abritait notamment les banquets officiels que les Empereurs Tsing donnait chaque année aux différentes nationalités de l'Empire pour leur montrer que bien que lui même mandchoue il n'oubliait pas les autres nationalités. Dans cette salle se déroulaient aussi tous les trois ans les examens pour le recrutement des fonctionnaires d'Etat. Qui rassemblaient ceux qui avait déjà réussis à franchir la selection des examens au niveau local et au niveau du disctrict.

Après avoir vu cette partie antérieure et publique de la cité, o passe de l'autre coté d'un mur médian qui nous sépare de la partie privée. On redescend de l'autre coté. On voit des tortues géantes et du coriandre qui sont les symboles de l'eternité de l'Empire. Comme l'Empereur était le fils du Ciel, son palais ne pouvait pas contenir 10 000 pièces donc on s'est limité à 9 999.

On pénètre dans les pavillons privés. de cette partie postérieure. on voit d'abord les appartements de l'Empereur. avec plusieurs petits batiments, dont celui de sa chambre.Avec un grand bureau qui est encore A l'intérieur on voit encore un grand bureau. Il y avait aussi un lit, qui n'est plus visible.

Puis on voit le pavillon des favorites et celui de l'impératrice, ces pavillons de premier ordre sont disposés autour d'une ou deux petites cours. Puis on emprunte une allée qui passe entre deux haies de pavillons, où logeaient les personnages d'importance secondaires. C'est un peu comme un grand couloir à ciel ouvert.

Puis on débouche dans un grand jardin où l'Empereur venait se promener. Il comporte notamment deux arbres siamois, c'est à dire avec leur tronc qui sont disposés en X.

Puis on continue ainsi au travers de cours et de jardins en direction de la porte nord. On arrive au mont du Charbon à coté de la porte nord.

mont du charbon

Au delà de la porte nord on retrouve nos cars. On se sépare là. La plupart des personnes du groupe vont déjeuner pour poursuivre par la visite du palais d'Eté. Cinq ou six personnes comme nous rentrent à l'otel.

On passe une heure dans notre chambre, maman range ses petites affaires, pendant que je roupille un peu. Vers une heure et demie, nous allons déjeuner au restaurant de l'hotel. Je prends un porc épicé qui est plutôt bon.

On remonte dans nos chambres à 2h, juste à l'heure pour y attendre Ling Fee, l'amie de Nicole Evette, qui arrive à 2h30. On papote un peu dans la chambre pour faire connaissance. On fait du change d'argent, 3000f contre 4600 hyuan.

Puis on prend un taxi à qui Ling Fee demande demande d'aller dans un grand magasin. Quand on y arrive il est plongé dans le noir car il y a une panne d'éléctricité dans tout le quartier.

Du coup on va dans un autre magasin qui est de l'autre coté de la rue et qui lui est éclairé. Mais on a un mal fou à traverser la rue. La circulation est plus que dense et et chacun avance au bluff. On se faufile entre les voitures et les vélos et on ne parvient à traverser que parceque maman se jette sous les voitures pour les forcer à s'arréter.

Dans le grand magasin qui s'appelle Kaou Tchone Tsi et qui se trouve rue Sitane on passe un long moment au rayon des cachemires,

Kaou Tchone Tsi où on craque complètement. On fait une razzia de chandails pour toute la famille. On a fait le plein de cadeaux de No‰l, je m'en suis choisi deux pour moi. On dépense pour plus de 3000f, ce qui nous donne un certain sentiment d'indécense vis à vis de Ling Fee.

Pendant que l'on chosit et que l'on hésite sur les différents modèles un pick-pocket profit de notre absorption pour piquer ans le sac de maman son portefeuille et son agenda. Elle surtout déséspérée par la perte de son agenda qui contenait des tas d'adresses utiles. Dans le portefeuille il y avait peu d'argent et la carte de l'hotel.

On va à la cafeteria pour y prendre un jus d'orange ou un thé et se reposer un peu. Ling Fee est une excellente guide et nous explique des tas de choses.

On retourne au rayon des chandails pour en acheter un ou deux complémentaires, puis on parcourt d'autres rayons.

Je cherche aussi à trouver des grands rouleaux de soie, pour me faire faire des draps. Mais on ne trouve pas la taille adéquate. On ne trouve pas non plus de chemisier à notre go–t.

On retourne dans le magasin en face pour voir s'il n'a pas ces rouleaux de soie, mais en vain.

On ressort pour prendre un bus. On hésite entre un mini-bus et un gros. Finalement on prend le gros qui est un trolleybus il est asez bourré. Et c'est plutôt sympa de se retrouver dans la cohue au milieu des pékinois. Ce trolleybus nous emmène dans le quartier de Ling Fee.

Où on va encore dans un grand magasin, moins grand que les précédents, mais où on trouve des pyjamas en soie, assez sympa et pas cher. On en achète plusieurs. Ils co–tent à peu près 80f pièce. Alors que les chandails en cachemire valaient autour de 400f chacun.

Puis on va à pied, jusqu'à la maison de Ling Fee. On monte les cinq étages à pied. Chose originale pour nous à chaque étage es couloirs d'accès aux appartements sont protégés par des grilles, qui protègent les locataires, comme nos portes à code en bas des immeubles.

On rentre dans l'appartement de Ling Fee. C'est un deux pièces où elle habite avec son mari et leur fils. Compte tenu de l'importance de l'enfant unique dans la famille chinoise, surtout lorsque c'est un garcon, c'est lui qui occupe la chambre, alors que les parents dorment dans la pièce de séjour. La table de salle à manger est disposée dans l'entrée. Il y a aussi une kitchinette très bien aménagée. Puis un cabinet de toilette avec un lavabo et un wc. Pas de trace de douche?

On papote un peu dans le salon, avant de passer à table. Le mari parle très bien anglais et on échange pas mal de points de vue. Ils semblent être très optimistes sur l'avenir de la Chine et en tout cas se sentent beaucoup plus libres qu'avant. Aujourd'hui par exemple les chinois reviennent de plus en plus vers les religions, on peut dire ue 20% des chinois pratiquent une religion.

Du point de vue économique, les ambitions à moyen terme de toute famille comme la leur c'est de pouvoir se payer une voiture et d'accèder à la propriété. Aujourd'hui seuls les privilégiés peuvent se payer une voiture. Le mari est payé 10 000 hyuan par an, alors qu'il a une bonne position dans une compagnie éléctrique. Le seul moyen pour eux d'accèder à la propriété c'est que leur entreprise achète un appartement à l'Etat et leur revendent avec un avantage en nature substantiel. Par exemple c'est appartement ils pourraient l'acheter 20 000 hyuan à leur employeur qui l'aurait lui mêm eacheté 130 000 hyuan à l'Etat.

Du point de vue social, une semaine sur deux ils travaillent cinq jours et une semaine sur deux six. Les week-ends ils n'ont pas tellement la possibilité de sortir de Pékin même pour les week-ends de deux jours et ils occupent les week-ends à faire leurs courses, à se reposer ou faire le ménage. pour les vacances ils ont soit dix jours de vacances tous frais payés par l'entreprise et alors il partent en groupe à l'exterieur de Pékin, soit 20 jours à leurs frais où ils peuvent aller où ils veulent, s'ils choisissent cette possibilité c'est en général pour aller voir leurs parents qui habitent loin. Ces systèmes sont très variables d'une entreprise à l'autre. Il n'y a pas de retraites, ni de protection sociale.

Les voitures sont de plus en plus nombreuses, ce sont souvent des voitures de fonction ou bien des voitures de particuliers très riches. Par exemple des commercants qu sont ceux qui peuvent s'enrichir le plus rapidemment de la libertéde commerce retrouvée.

Ling Fee nous a préparé des tas de petits plats très sympas, avec notamment des raviolis maison. On go–te aussi du vin chinois, qui est assez madérisé et très sucré.

On passe dans le salon, où il y a un micro ordinateur soigneusement mis sous baecirc;che. Dans la cuisine on pouvait reconnaitre la sonnette d'un micro-ondes. On nous propose encore des poires chinoises en guise de digestif. On croque dedans et c'est très amusant car elles ont la for,e et le go–t de poire mais la consistance de pomme.

On papote encore un long moment dans le salon. Avant de se dire au revoir. ils nous raccompagnent gentiment dans la rue jusqu'à un taxi à qui ils indiquent le nom de notre hotel.

Dans le taxi, maman est assez nerveuse et inquiète d'abord parcequ'elle a envie de faire pipi, et puis parcequ'elle craint de trouver notre chambre dévalisée car parmi les objets volés il y avait la carte d'accès à notre chambre. Elle se reproche d'avoir pris son sac à main juste pour avoir son petit canif sous la main.

Dans notre chambre on appelle le Crédit Lyonnais à Paris pour faire opposition sur sa carte bleue. J'essaie d'abord d'appeler avec ma carte France Telecom, j'arrive à obtenir le serveur, mais ensuite je n'obtiens pas la ligne. Car soit disant toutes les lignes sont occupées. Je susi assez décu, et on appelle via le réseau normal.

Mardi 22 novembre

Pour une fois je dors d'une traite et je suis réveillé par le téléphone. On descend petit déjeuner à peu près à l'heure. Cette fois ci je rajoute un bol de céréales à tout le reste. Puis on remonte se laver les mains dans notre chambre, du coup on redescend un peu en retard. En plus on veut faire refaire les clés magnétiques de nos chambre suite aux vols du sac de maman. Une hotesse de la reception nous fait cela très gentiment avec force sourire à mon égard.

On prend enfin le car pour aller visiter le Temple du Ciel

Temple du Ciel

Temple de l'Abstinance

Ce Temple du Ciel aussi appelé Temple de l'Abstinance est reservé pour le culte du ciel qui se faisait en marge de celui voué au bouddhisme ou au taosime. Ce culte du ciel était pratiqué surtout par l'Empereur qui voulait par là communiquer avec son père (en tant que Fils du Ciel).

On voit d'abord l'autel du Ciel qui est disposé au sommet de trois volées de marches. Il est entouré par une balustrade qui a pour particularité de réfléchir l'écho. Du coup on trouve au milieu une pierre sur laquelle l'Empereur se disposait pour venir parler à son père et l'echo lui répondait. Ici tout est en plein air.

Puis on passe dans une deuxième grande cour où se situe un deuxième temple (couvert lui), le temple de la Vo–te Celeste Impériale

Temple de la Vo–te Celeste Impériale C'est un petit temple, composé d'une seule pièce au sommet de quelques marches. Coiffé par un toit de tuiles rouges dont les faîtières représentent des animaux. Toujours beaucoup de peinture de laque rouge.

Notamment sur les deux pavillons qui sont disposés de part et d'autre de la cour. Tout cela est très harmonieux et très beau. La cour est séparée des autres par un portique traditionnel. Le toit lui est peint en bleu pour symboliser le ciel.

Puis on passe un autre portique qu débouche sur une grande allée de 400m. Qui est bordée par deux rangées d'arbre. A mi distance se trouve une terrasse dégagée où on pouvait dresser une tente. Cette servait à l'Empereur lorsqu'il venait chaque solstice d'hiver pour prier le Ciel. Il se reposait et se changeait dans cette tente avant d'arriver au troisième temple. Celui des bonnes récoltes.

Temple des bonnes récoltes

que l'on trouve après avoir franchi le portique au bout de cette allée. Dans la cour se trouvent deux grands pavillons de chaque coté. Au milieu se trouve un grand temple en haut de quelques marches. Le Temple est surmonté d'un triple toit. A l'intérieur il y a une grande salle avec 24 colonnes en bois laqué. Il y a 4 piliers centraux qui représentent les quatre saisons, 12 colonnes disposés en cercle autour de la salle qui représentent les douze mois de l'année puis douze colonnes concentriques un peu plus vers l'exterieur qui représentent les douze heures du jour, car les heures en valaient deux d'aujourd'hui. La salle elle même est très grande et c'est très impressionnant. Il y a un autel de pierre devant lequel l'Empereur venait s'agenouiller et prier pour que les récoltes soit favorables.

Il commence à faire un peu froid et j'ai d'ailleurs très froid aux mains. Il se met à neiger.

On pénètre ensuite dans un des pavillons latéraux qui abrite une collection d'instruments de musique.

musée des instruments de musique

Il y a toute une série de vitrines disposées tout autour de la salle qui contiennent les instruments les plus variés et originaux. Dont des pierres sonores, de taille variable qui pendent au bout de courroies et que l'on frappait avec des marteaux. Il y a une sorte de narguilé d'où partent plusieurs tuyaux c'est un peu le cousin de la cornemuse, différents instruments à cordes, des petits drapeaux que les chefs d'orchestre agitaient en guise de baguette, des crinières qui servaient aux chefs de ballet. Il y aussi bie s–r des harpes et autres instruments connus. Mais il y en a pas mal dont on ne devine même pas l'utilisation.

Puis on remonte dans les cars. Ils nous conduisent dans la rue des antiquaires. On y déambule à pied d'échoppe en échoppe. Il y a un peu de tout. Pas grand chose à acheter, de toute facon on n'a pas pris d'argent avec nous. On emprunte aux autres pour m'acheter deux cravates.

Il fait toujours assez froid. La rue est assez animée. On va dans une boutique de soie dans une autre rue adjacente. Je cherche toujours un rouleau de soie à offrir. Mais les couleurs sont toujours assez moches.

On reprend le car qui nou emmène dans un autre quartier à la rue Dachalan

rue Dachalan C'était une des rues très typique de Pékin qui était de tout temps très commercante. A l'époque la nuit elle était barrée par des grilles comme de nombreuses rues à Pékin, pour limiter la circulation nocturne et maintenir la sécurité. Il y avait des gardiens aux grilles qui protégeaient chaque quartier.

aujourd'hui le quartier a été rénové et il y a de nouveau des commercants, mais je ne trouve pas cela très interessant à voir. ce n'est Les maisons sont plutôt banales.

Par contre pour venir on a parcouru depuis le car plusieurs centaines de mètres en passant au mileu de tas de petites échoppes qui proposent aux travailleurs de déjeuner. On voi tdes tas de chinois alignés sur les petits bancs, penchés sur leur bol de je ne sais pas quoi en train d'engouffrer leur déjeuner. Ils ont l'air de déjeuner en vitesse, ce qui se comprend avec le froid qu'il fait et la neige qui tombe alors que peu d'échoppes sont couvertes. C'est très typique de voir cette tranche de vie quotidienne. J'en profite pour m'acheter une brochette de caille.

Au bout de la rue Dachalan on rentre dans une grande pharmacie sur plusieurs étages, où il vendent tous les médicaments traditionnels chinois, les poudres et autres venins rajeunissants. Maman achète une grosse boite pleine de pots de baume du tigre.

On rentre à l'hotel, on monte se laver mains rapidemment dans notre chambre car maman crève de faim. Je téléphone à Olivier Daucher, qui me propose d'aller féter avec quelques amis ce soir l'arrivée du Beaujolais nouveau. Mais en fait ce soir on doit aller voir l'Opéra de Pékin.

On va déjeuner dans un petit bistrot de la rue voisine. Maman volait retourner à celui où nous avions déjà été, mais je préfère changer. Je commande une soupe à l'aventure car son nom sur la carte n'évoque. En fait elle s'avère très bonne pleine de go–t, un peu épicée, du chou et du fenouil. Je prends aussi du thé et du riz.

Puis on repart, on marche assez longuement dans le quartier. On fait tout un tour qui nous conduit au magasin de l'amitié dont le guide nous a parlé quand on est passé devant avec le car. C'est un grand magasin sur plusieurs étages avec effectivement plein de choses à acheter, mais peu qui sont de bon go–t. on achète tout de même n pyjama en soie et une écharpe avec des drapeaux pour Gonzague.

On réalise qu'il est déjà 17h35 alors que l'on est encore dans le magasin et que l'on a rendez vous à l'hotel à 17h45. On hèle un taxi en sortant du magasin. Celui fait mine de nous balader sur le chemin de l'hotel mais on le remet dans le droit chemin en tapant sur la vitre qui nous sépare. On lui a montré la carte de l'hotel pour lui indiquer notre adresse. Et il nous dépose effectivement devant l'hotel. On monte se changer rapidos avant de redescendre prendre le car à 17h45.

On prend le car qui nous emmène à l'hotel Tian-Men, qui comprend une salle de concert où se donne les spectacles de l'Opéra de Pékin.

hotel Tian Men

On dine d'aord dans le restaurant de l'hotel. On est à la table des Lecoq et l'ambiance est assez sympa. On nous propose des tas de trucs différents assez bons qui sont disposés sur un plateau tournant au milieu de la table.

Puis on va dans la salle de spectacle. J'ai pris mon walkman avec des petites oreillettes au cas où cela ne me plairait pas. Mais je ne m'en sers pas trop car les oreillettes ne marchent pas bien. Pourtant comme je le craignai le spectacle est très visuel. Mon voisin un ic de Septentrion qui ne m'a heureusement pas trop parlé boulot, me décrit gentiment les scènes. C'est une sombre histoire de fille qui ramasse un bracelet de jade jetté là par un garcon, mais elle est vue par une voisine qui d'abord veut les dénoncer, puis se fait leur entremetteuse.

Puis il y a un spectacle de guerriers acrobates, que je suis encore moins. C'était très embétant au moins pour moi mais aussi je crois pour d'autres personnes du groupe. Mais l'Opéra de Pékin fait partie des choses que tout homme bien élevé doit avoir vu au moins une fois dans sa vie.

Mercredi 23 novembre

On descend un peu tardivement petit déjeuner car j'ai pris une longue douche pour me raser et me shampoigner. On se retrouve dans les cars à 8h45. Comme maman veut remonter à chqque fois dans la chambre, je redoute toujours que nous soyons en retard, mais cete fois ci ca va<.

Les cars nus emmènent à la place Tia Nan Men où on va visiter le mausolée de Mao Tse Toung.

place Tia Nana Men

Mao Tse Toung

mausolée de Mao Tse Toung Le car se gare à coté de la place, derrière la batiment de l'assemblée du peuple.

On marche jusqu'à la place, ce qui nous permet d'avoir une vue de l'ensemble de la place et du mausolée de loin. Il y a un immense portrait de Mao qui surmonte le mausolée. On fait une queue assez longue avant de pouvoir entrer. Mais cela avance vite. Il y a des gardes un peu partout qui veile à la sécurité, car le symbole du lieu doit être une cible idéale pour les perturbateurs de tout poil. Et les gardiens veillent aussi à ce que la queue avance vite et houspillent ceux qui s'attardent. On n'a pas le droit de s'arréter à aucun moment y compris devant le cercueil et il faut voir en avancant.

J'avais apporté mon walkman en craignant que la queue soit très longue. Mais en fait en dix minutes on est à l'intérieur. Il y a d'abord une première sale décorée avec de superbes gerbes de fleurs. Puis dans la deuxième salle on voit le cercueil qui est abrité derrière des vitres blindées. On voit sa tête car il est dans un cercueil transparant. On ne sait pas si la tête est en cire ou embaumée. En tout cas elle est bien conservéeet ressemblante. Parmi les visiteurs il y a une majorité de chinois. Il semble que ce soit un passage obligé pour tout chinois qui vient à Pékin. En tout cas il parait qu'il y a toujours la queue. Ceci dit ce n'est pas étonnant quand on songe que cet homme a été le timonnier de presque un milliard d'hommes. Même s'il ne fait pas l'unamité cela fait pas mal d'admiraeurs potentiels. C'est assez émouvant de voir ce symbole, mais on a pas trop le temps de s'atendrir car un gardien nous houspille pour que l'on avance.

Puis on retraverse la place, qui est très vaste et j'ai du mal à la sentir. Et on reprend le car. Il nous emmène dans un quartier d'habitation.

Nous sommes recus par un comité d'habitation qui regroupe 2 000 habitants. En principe il y a quarante comité d'habitations pour un arrondissement. Il y a aussi les quartiers d'habitation qui sont un échelon intermédiaire avec cinq ou six comité d'habitations. La ville de Pékin se compose de 10 arrondissements.

On visite d'abord une école maternelle. Il parait que la scolarité pour un enfant y co–te 140 hyan par mois. Mais pour l'ainé les parents recoivent une subvention de leur entreprise qui permet de ne payer que 100 hyan. C'est un des moyens effroyablement efficace pour dissuader les parents d'avoir plusieurs enfants. Le prix d'un deuxième devient très vite prohibitif, car on ne bénéficie d'aucune subvention. Quand on est arrivé des enfants nous on fait une ronde dans la cour en dansant et en chantant, la musique est diffusée par de shauts parleurs. Certains se sont déguisés et se mettent en avant pour figurer sur les photos. Tout ceci est charmant même s'ils font un peu singes apprivoisés et que manifestement ils recoivent souvent des touristes. On sent que c'est un peu l'école modèle.

Puis on va dans les salles de classe. Les enfants nous chantent un hymme à chaque fois que nous pénétrons dans une classe.

C'est très interessant de voir de plus près la vie quotidienne des pékinois. On ressort et on parcourt quelques rues pour aller jusqu'à la maison d'un habitant, qui nous recoit très gentiment.

Il habite avec toute sa famille dans une petite maison de deux pièces. On rentre d'abord dans une petite cour puis dans la cuisine et on arrive dans les deux pièces en enfilade qui servent de chambres et de salle de séjour. La particularité du lieu c'est qu'il est propriétaire de sa maison. Qui est dans la famille depuis soixante ans. C'est son père qui l'avait acheté et depuis ils sont toujours passés à coté des expropriations. Il n'y a pas de droit de succession, ni de taxe d'habitation. Ici ils habitent à cinq, avec sa femme, ses deux enfants et un de ses petits enfants. Il fait partie du comité d'habitations. Il est retraité comme la plupart des membres du comité. Il nous explique que ce n'est pas très fréquent que les grands parents habitent encore avec leurs enfants, cela dépend de la taille du logement.

comité d'habitations

Il nous explique qu'en générale les loisirs sont organisés par les entreprises, donc le comité d'habitations s'occupe plutôt de l'hygiène du quartier, du planning familial et de la communication de la propagande du gouvernement. Ils sont aussi souvent sollicités pour trouver la conciliation lors de friction entre voisins.

Puis on va dans un local qu appartient au comité, où on nous offre à déjeuner. Un déjeuner qui est assez bon ou au moins varié, avec des espèces de paecirc;tes au soja et des paecirc;tes de fruits à l'aubépine. On nous offre aussi un alcool de ma‹s qui est assez fort à 56ø. La salle n'est pas chauffée et au début on a assez froid, mais avec l'alcool et l'ambiance on se réchauffe assez vite. On boit aussi de la bière ou du thé. Le froid fait assez vite place à la gaieté et l'athmosphère se chauffe. Au point que l'on rigole bien lrsque l'on se retrouve à plusieurs dans des toilettes avec des toutes petites cloisons entre chaque cabine.

Certains d'entre nous achètent quelques souvenirs au comité d'habitation qui nous propose notamment des chopes à tisane que maman achète.

On reprend le car qui nous emmène place Tia Nan Men pour que l'on puisse la visiter à loisir.

Nous nous séparons du groupe après nous être tuyauté auprès du guide sur la facon de prendre le métro. Elle nous indique un marché aux oiseaux qui est sur le chemin du palais d'Eté où nous souhaitons aller, près de la station Singerman.

On commence par avoir du mal à trouver l'entrée du métro. On doit faire presque le tour de la place Tia Nana Men pour finir par en découvrir une. On ne sait pas très bien à qui demander notre chemin. Il y a souvent des souterrains mais qui ne s'avèrent n'être que des souterrains pour permettre aux piétons de traverser les larges avenues. Enfin on trouve un souterrain plus profond que les autres et qui mène effectivement au métro.

Une fois dans le métro on arrive assez bien à se repérer car il y a des indications en anglais un peu partout. Notamment à chaque station sont marqués en anglais le nom de la station et le nom de la suivante. Nous restons debout dans le wagon. Il y a pas mal de monde à un moment. Et je sens une main qui farfouille dans mon dos. Le type s'éclipse lorsqu'il sent qu'il a été repéré. Mais il a tout de même réussi à déboutonner ma poche de pantalon arrière dans laquelle je range mon argent. Ils sont vraiment forts.

Arrivés à la station Singerman on sort. On ne sait pas du tout si on emprunte la bonne sortie. En tout cas on se retrouve dans une foule assez compacte de vélos et de piétons. Avec des trottoirs encombrés par des marchands de fruits et autres objets courants.

Maman demande par signe à un passant où se trouve le marché aux oiseaux. Il nous envoie sous une bretelle d'autoroute. Où effectivement de l'autre coté on débouche sur un marché d'oiseaux.

C'est très typique avec que des chinois. Et plein de cages d'oiseaux avec des perroquets magnifiques, des perruches et des tas de sorte d'oiseaux. On parcoure les différentes allées en admirant les oiseaux et l'ambiance marché sympa. Puis on arrive dans une autre partie du marché qui fait marché aux puces. Il y a des échoppes qui vendent vraiment de tout. Maman négocie habilement un petit cheval en jade. J'hésite à acheter une théière. il y en a plusieurs qui plaisent à maman, mais il n'y a pas les tasses et sucrier assorti.

Puis on hèle un taxi pour aller au palais d'Eté. Il y a un bon but de route avant d'y arriver et on paie 35 hyuan la course.

palais d'Eté

Une fois là bas, j'essaie d'abord en vain de téléphoner à Olivier d'une cabine téléphonique. puis on achète nos tickets d'entrée. Il y a un tarif spécial pour touristes, qui bien s–r est plus cher. Il est même carrément à 35 hyuan ce qui est cher pour ici. Puis on rentre dans l'enceinte du palais lui même.

On voit d'abord le hall de la longévité. Qui est l'endroit où l'Empereur donnait ses audiences.

hall de la longévité Le Palais d'Eté était comme son nom l'indique la résidence d'été de l'Empereur et de sa cour. Car pendant les grosses chaleursd'été sa situation près d'un lac le rendait plus agréable que la cité interdite.

Le palais a été pillé par le corps expeditionnaire franco-britannique de 1880. Mais restauré par l'impératrice Tseu-hi Qui y a consacré le budget qui était prévu au départ pour le rétablissement et la modernisation de la marine chnoise.

On se promène dans le parc, qui fait 260 hectares. On monte d'abord sur des collines boisées du coté nord du parc. On monte jusqu'en haut au travers d'allées et de sentiers sinueux qui montent au travers des bois, c'est très charmant et on ne dirait plus du tout que l'on est à Pékin.

Puis on redescend vers les communs. Il y a toute une série de toits enchevétrés qui s'offrent à nous et qui démontrent combien l'Empereur devait être accompagnée d'une suite nombreuse. Peu à peu on revient vers le sud et vers le lac.

Le lac qui couvre une grande partie de la propriété et sur lequel parait il les pékinois viennent patiner en hiver. Toute sa rive nord est bordée d'un déambulatoire couvert. Qui devait servir aux promenades des personnages de la cour. On marche un peu le long de cette promenade. On passe devant plusieurs batiments.

On pénètre dans l'un d'eux qui est plus important que les autres. Le portique d'entrée cache un escalier monumental qui permet de gravir la colline. A chaque étage sont disposés des palais. On franchit de nombreux portiques qui donnent accès aux escaliers pour aller aux étages supérieurs. Les escaliers sont avec des petites marches sympas. Il y a bien s–r partout de la penture de laque rouge, sur les colonnes et les portiques au moins. Les palais peuvent être en vert ou en rouge.

On monte ainsi un bon nombre de marches avant d'arriver au sommet où se trouve une pagode, que l'on visite. Malheureusement il y a pas mal de brume et on ne voit pas grand chose sur le lac.

Puis on redescend sur la promenade au bord de l'eau. On longe encore pas mal de batiments, de palis, de communs. On passe aussi devant un ponton avec des bateaux de promenade qui y sont amarrés. Il y a une île sur le lac qui est reliée par un pont à la rive.

Puis on retourne vers la sortie. On passe devant des boutiques de souvenirs qui sont affichées comme ouvertes jusqu'à 4h30 ou 5h, mais elles sont toutes fermées alors qu'il n'est que 4h35. Le mauvais temps et le peu de touristes doivent expliquer ce peu de sens commercial.

Sur l'aire de parking On hésite à prendre un taxi. Mais le chauffeur à qui l'on demande nous propose la course pour 90 hyuan alors que l'on estvenu pour 20. Alors on refuse. On hésite à prendre un des autocars qui vont en ville mais comme il n'est pas du tout plein on ne sait pas du tout quand il partira. Du coup on opte pour un des mini-bus jaunes qui font taxi collectifs. On roule pendant 45 minutes avant d'arriver à notre hotel. Le chauffeur a eu un peu du mal à le trouver et à d– s'arréter sur le bord du boulevard périphérique pour vérifier sa route. Mais en fait il ne s'est pas trompé et on finit par arriver à l'hotel alors que la nuit est tombée.

On fait un petit tour dans les boutiques de l'hotel avant de monter à notre chambre.

Le soir on va diner toujours dans la rue voisine de l'hotel. On trouve un petit bistrot. On est tenté au travers de la vitrine par des dineurs devant des petits réchauds individuels. Mais la carte que l'on nous propose n'est pas du tout en anglais et on a du mal à se faire comprendre. On finit par commander ce que l'on espère voir arriver sous la forme d'un poisson et d'un poulet. Au moins on a une garantie de fraicheur du poisson de maman car la serveuse le pêche dans un aquarium sous nos yeux. Comme d'ailleurs dans pratiquemment tous les restaurants les aliments ont toujours parus très frais. Manifestement ils ne connaissent ni l'avarié, ni le congélateur. Ceci dit c'est bien du poulet que l'on m'apporte mais il n'est pas fameux. On papote assez sérieusement.

En rentrant à l'hotel on s'arrète à l'étal d'un marchand qui vend des brochettes de mandarines confites et chaudes qui sont succulentes.

Jeudi 24 novembre

Pour une fois nous subissons le décalage horaire et nous sommes réveillés très tôt. Je bouquine de 4h à 7h30 sans pouvoir me rendormir. On descend petit déjeuner vers 8h30.

En remontant dans la chambre on a le temps d'appeler nos amis. J'essaie d'abord au bureau persuadé d'y trouver le mari. Mais je tombe sur un fax. Heureusement maman a la bonne idée de me suggérer d'appeler chez eux. Et en effet le mari est encore chez lui, alors que Ling Fee est déjà partie à l'université. On confirme notre rendz vous avec elle à 5h et on leur propose de les inviter à diner ensuite.

On descend prendre le car. On va au temple du Lama, qui est un temple encore en activité. Où on pratique le lama‹sme qui est une variante du bouddhisme. C'est un des rares temples a être ouvert. Car la religion n'est tolérée que depuis peu de temps.

temple du Lama

La disposition des lieux est comme celle de tous les temples que nous avons déjà vu. C'est à dire une succession de portiques qui ouvrent sur différentes cours avec des batiments à gauche et à droite. Et puis au fond de la dernière cour le temple principal. Qui peut avoir été précédé par des temples secondaires au milieu des cours intermédiaires.

Ici il y a cinq cours en enfilade. Dans la première il y avait des cellules pour les moines ou qui pouvait ausi être louées à des particuliers.

Dans chaque temple on voit des moines qui se tiennent là et surveillent les fidèles qui prient. Il y a pas mal de monde. De nombreux fidèles font br–ler un baton d'encens tout en disant leurs prières. Puis quand ils ont fini leurs prières ils déposent le baton d'encens dans un br–loir.

Dans le dernier temple de la cinquième cour se trouve un bouddha géant sculpté d'une seule pièce dans le tronc d'un cèdre qui devait être exceptionnel. Il a été ofert par un prince du Tibet, qui voulait remercier l'Empereur de Chine de lui avoir envoyé des troupes pour maecirc;ter une révolte. Il parait qu'il fait 26m de haut. Dont 8m plantés en dessous du sol, destinés à soutenir les 16 autres mètres. Il parait qu'il a été placé ici car ce temple est situé au nord de Pékin et que ce bouddha devait protéger Pékin des mauvais esprits qui avaient la mauvaise habitude d'arriver par le nord. En tout cas il est très impressionnant.

Dehors on a droit à un beau soleil qui bien que paecirc;le et réchauffant peu cette athmosphère de novembre, est très joli et très agréable.

De là on va à pied jusqu'au temple de Confucius

temple de Confucius qui est situé non loin de là. Edifié en mémoire de Confucius, ce temple était notamment utilisé par les lauréats des concours d'Etat qui venaient rendre gloire pour leur succès.

Le concours de l'Empereur était très selectif et on n'y avait accès qu'après avoir franchi les concours éliminatoires des différents niveaux locaux. Puis une promotion de 300 élèves se retrouvaient au niveau de l'Empire. Les trosi premiers avaient le droit de travailler dans la Cité Interdite. Tandis que les suivants obtenaient selon leur rang des places de haut fonctionnaires à Pékin ou dans les provinces.

Du coup pour chaque promotion tous les 3 ans, il y a une stelle qui est gravée avec les 300 noms.

A la sortie on rencontre sur les marches du temple un peintre qui caricature des oiseaux . Ces peintures sont pleines de couleurs et très gais. Il a une particularité c'est son coup de pinceau très s–r qui lui permet avec son pinceau large de dessiner plusieurs couleurs simultanément. Maman en achète un comme plusieurs autres personnes du groupe.

Dans le temple on a droit à une démonstration musicale de pierres sonores. Des femmes frappent avec des baguettes sur des pierres suspendues par des fils sur une tringle. Et chaque pierre emet une note de musique sous l'effet du marteau qui les frappe. Le son est plutôt joli et en tout cas c'est très surprenant d'avoir des pierres musicales. On entend aussi un joueur de harpe et un de fl–te.

On reprend le car qui est venu nous attendre à la sortie.

pierres musicales

Notre guide nous annonce qu'il nous emmène voir une exposition de cachemire à l'hotel de Chine où éventuellement on pourra aussi acheter quelques souvenirs. En fait il ne s'agit que d'un magasin et pas de trace de la moindre exposition. Je cherche à trouver une écharpe pour Pascale. Mais on achète non seulement l'écharpe mais deux mètres de tissus en cachemire pour que maman s'en fasse un chaecirc;le, ainsi qu'un chandail pour Isaure que nous n'avions pas acheté hier, espèrant trouver autre chose pour une habitante de Floride. Je résiste à la tentation d'acheter de quoi faire un manteau en cachemire. On en a tout de même pour 1936 hyuan. Ce qui malgré la réduction qui nous ai faite, comme à tout le monde, nous oblige à emprunter de l'argent car nous n'en avons pas assez sur nous. On a passé plus d'ne heure dans ce magasin. Enfin le car nous remmène à l'hotel où nous montons dans nos chambres pour déposer nos paquets.

Puis on va déjeuner dans la rue d'à coté. On s'arrête dans le restaurant où on avait été le premier jour. On commande des plats servis dans des réchauds qui ressemblent à ceux qui nous avaient tentés hier soir. On pensait recevoir des vapeurs. Mais en fait cela s'avère être une fondue mongole, c'est à dire des tas de petites choses légumes et viandes que l'on trempe dans une marmite d'eau bouillante, pleine d'herbes. Il y a du chou, des gambas, du jambon. On trempe les morceaux une fois cuits dans des sauces dont une qui est très bizarre. On demande du riz, mais manifestement cela ne se fait pas de prendre du riz avec ce plat, car on le demande en vain. On s'en tire pour 170 hyuan, ce qui semble assez cher, mais c'était amusant d'avoir un plat original.

En sortant on tente de prendre un pousse-pousse. Mais on n'arrive pas à atrapper celui qui passe non loin et on est réduit à prendre un taxi normal qui nous emmène au magasin de l'amitié. Où je veux acheter encore une écharpe et éventuellement une théière. on finit par trouver un service à thé qui répond au delà de mes attentes. On le trouve malgré le peu d'amabilité et de compétence du vendeur. Qui manifestement n'a aucune envie de vendre quoique ce soit. Par exemple on lui désigne dans le comptoir vitrine qui nous sépare une théière en lui demandant s'il a le même dans une autre couleur, il nous répond non alors qu'il en a un juste derrière lui! Le contraste est vraiment frappant entre ces vendeurs de magasins d'Etat et ceux des magasins privés, comme les serveurs de restaurant, qui sont plus qu'aimables, font l'effort de se mettre à l'anglais au moins pour bonjur et au revoir.

On cherche des tasses avec anses, le vendeur nous dit qu'il n'y en a pas, mais heureusement maman a le coup d'oeil et finit par repérer le service que nous cherchons dans une vitrine.

On rencontre pas mal de personnes de notre groupe qui sont venus aussi faire leurs emplettes. On se dépèche de partir car on voudrait encore passer au magasin de cachemire pour racheter des écharpes pour les frères et soeurs de maman. On y va à pied, car il parait que ca n'est pas trop loin. On marche le long de la très large avenue où est situé le magasin de l'amitié.

magasin de l'amitié A un moment on se fourvoie dans un parking et on est obligé d'escalader une barrière pour éiter de faire demi tour et de retraverser cet énorme parking rempli de bus qui sont alignés ici. On monte donc sur une chaise qui traine par là pour accèder à la porte verrouillée de la barrière et pour pouvoir l'escalader, au grand dame des chinois qui sont autour de nous. Ils gueulent un peu mais on passe tout de même.

On finit par arriver à l'hotel de Chine. Mais on est pas tiré d'affaire car on perd pas mal de temps à trouver à quel étage se trouve le magasin, car il y a des rampes d'accès différentes par l'exterieur et des escalators à l'intérieur qui ne nous permettent pas de retrouver notre chemin. On finit en demandant à droite et à gauche par retrouver l'emplacement de l'exposition de ce matin. Mais en fait elle fermait à 2h30 alors qu'il est 5h. Nous n'avions pas du tout pensé à ce peit détail. Du coup nous nous sommes mis en retard pour rien, car nous avosn rendez vous à notre hotel à 5h avec Ling Fee. On prend un taxi mais il y a des encombrements incroyables. Cela nous stresse un peu plus, bien que ce soit sympa de voir cette facette de Pékin. Avec ces vélos, ces piétons et ces voitures qui s'enchevètrent de facon inextricable.

Quand on arrie à l'hotel on trouve Ling Fee qui nous attend patiemment sur notre palier. On rentre dans notre chambre pour nous laver les mains.

Puis on ressort pour aller visiter la gare de Pékin qui est juste à coté et que nous n'avons pas vu.

gare de Pékin

On doit traverser plusieurs rues. Pour se protéger des voitures on traverse les carrefours entre deux haies de cyclistes.

Dans la gare il règne l'ambiance que l'on imagine avec tout un peuple qui grouille là dedans. Outre les SDF sans nombre, on voit beaucoup de voyageurs accroupis en famille avec leur paquets qui attendent leur train. Ling Fee nous explique que compte tenu des prix d'un taxi pour un chinois, les gens préfèrent venir à la gare tôt, tant que les transports en commun fonctionnent quitte à y attendre plusieurs heures le départ d'un train de nuit.

Il parait qu'il y a 18 heures de train pour aller à Shanga‹, que le prix d'un billet en place dure est de 120 hyuan. Une couchette dure, ainsi qu'un siège mou valent 240 hyuan et une couchette molle en vaut 480.

Ling Fee nous explique que dans leur cas ils y vnt une fois tous les deux ans pour y voir ses parents qui habitent Shanga‹.

On rentre à l'hotel en ayant acheter au passage une bouteille et un sac pour transporter notre surplus de bagages probable.

A l'hotel on trouve Tchao Tchin le mari qui est déjà là. on se lave les mains et o papote un peu avant de ressortir.

ils nous guident vers un des restaurants canard laqué

Canard Laqué on prend un taxi pour aller rue Wall Pou. Qui est une rue très commercante de Pékin. Sauf qu'en ce moment tous les magasins y sont démolis pour être rénovés. On ne trouve pas le restaurant qui lui aussi a été démoli.

Mais on en profite pour aller tout de même dans le grand magasin qui a été épargné par les démolitions. Je cherche toujours à m'acheter une paire de draps. Mais on ne trouve que des tissus moches.

On reprend un taxi pour aller dans un autre Canard Laqué. Celui ci est sur quatre étages. Alors qu'il parait qu'il n'y a encore que 2 ans il n'avait que deux étages, mais le tourisme se développe tellement. On obtient une table au quatrième.

Cela se mange d'une facon original. C'est à dire qu'ils mettent un morceau de canard sur une petite crèpe avec des morceaux d'oignons ou de poireaux, je ne sais. On roule la crèpe et on la mange, ainsi que des morceaux de foie ou de gésier, servis à part. Je bois de la bière.

On parle beaucoup du système éducatif qui est parait il très sélectif. On parle aussi de la facon de transcrire des idéogrammes sur un clavier d'ordinateur.

idéogramme

En fait il existe un idéogramme par phonème ou son. Mais chaque phonème peut provoquer quatre prononciations différentes donc quatre idéogrammes. Il y a le son qui monte, celui qui est plat, celui qui monte puis qui descend et celui qui descend. Ainsi le phonème Ma a quatre pronciations donc quatre idéogrammes différents.

Je roupille un peu pendant le diner. Je crains que nos amis ne me supposent un tic à force de me voir dodeliner de la tête. Mais je suis réveillé depuis 4h du matin.

On rentre à l'hotel où on se quitte. Ils prennent un taxi pour rentrer chez eux. Nous faisons nos bagages avec une inquiétude certaine sur la capacité de nos valises à tout contenir. Mais finalement tout tient.

Vendredi 25 novembre

Pour une fois nous sommes à l'heure, nous descendons petit déjeuner vers 8h, avec nos valises bouclées. Nous les déposons avec les autres, nou ssignons une pétition pour réclamer auprès de l'agence parisienne à propos du coefficient 3 qu'ils ont apliqués à ceux qui ont payés les options de Paris. Nous laissons 200 hyuan pour les guides et chauffeurs dans une enveloppe. Et nous allns petit déjeuner.

Nous nous arrétons au passage devant le rayon des cadeaux exposés sur le chemin du restaurant et nous achetons une dernière écharpe pour Geneviève. Nous avons tout de même le temps de petit déjeuner tranquillement pour une fois. Nous payons notre note à l'hotel, avant de remonter tranquillement à notre chambre.

nous faisons tout cela tellement tranquillement que maman ne se presse pas vraiment dans la chambre et nous descndns à 9h30 pour un rendez vous qui était à 9h. Je suis donc encore un peu nerveux. Tout le monde est d'ailleurs déjà dans le car et je redoute un instant que l'on nous attende. Mais heureusement on attend le minibus qui doit transporter les bagages. Il devai venir avant et les emmener avant notre départ. mais il est en retard et nous l'attendons une bonne demi-heure. Nous reprenons enfin une dernière fois le deuxième périphérique, car certains commencaient à s'impatienter à attendre ainsi ce mini-bus. Je me suis personnellement plongé dans mon bouquin.

Sur la route de l'aéroport on revoit le panneau publicitaire pour IBM A laéroport, on doit attendre car notre vol n'est même pas encore affiché. Quand enfin il l'est c'est la cohue vers le comptoir. Où en fait on a pas encore terminé d'enregistrer un vol de Lufthansa. Heureusement notre responsable bénévole Monsieur Rémi est une fois de plus à la hauteur et il a réussi à se placer parmi les premiers devant ce comptoir. Il nous fait enregistrer tous ensemble d'un coup. puis il distribue les cartes d'embarquement. On attend encore un bon moment car il s'est eclipsé pour les remettre dans l'ordre alphabétique. Cela m'amuse car c'est un homme très ordonné et il était très colère de voir le préposé de China Airlines lui rendre les billets sans respecter l'ordre alphabétique. Je m'étais glissé jusqu'au comptoir pour assister à ses tractations au lieu d'attendre bétement dans la cohue pendant que maman papote avec les autres dames.

On passe la police sur le visa collectif, là aussi par ordre alphabétique. Monsieur Rémi est carrément rentré dans la cabine du policier pour l'assister, ce qui effectivement fait gagner du temps.

Maman et moi nous précipitons à peine passé la frontière dans la boutique du duty free pour acheter des ultimes écharpes et dépenser nos derniers hyuan. Mais il n'y a pas tellement de choix d'écharpes en cachemire et on se contente de deux écharpes en soie pour moi, car j'ai des petits cadeaux à faire à mon retour à quelques filles.

On doit se dépécher de payer, car on a tellement attendu en amont de la frontière que le vol embarque déjà. On paie en hyuan et en complétant avec quelques francs. La vendeuse accepte à ma surprise même les pièces françaises.

Dans l'avion j'ai pris la carte d'embarquement de maman pour être près d'un hublot. Je pense que maman pourra négocier de venir me rejoindre, mais mes voisins sont en couple et ne paraissent pas trop décidés à se séparer ou à bouger. C'est un couple de réfugiés du Vietnam rès sympa. Je déjeune à peine ccar je n'ai pas très faim et en plus c'est dégueulasse. Je bouquine pas mal mais malheureusement mes cassettes ne sont pas très fortes et seule une face sur deux est audible dans l'avion.

Je me lève pour aller faire un tour de l'avion. Je commence déjà à en avoir marre, alors que nous ne sommes partis que depuis deux heures etil y en a encore plus de huit à tirer. Je vais me laver les dents cela fait toujours 30mn de gagner. Puis je reviens à ma place pour essayer de dormir.

On s'appréte à avoir une journée particulièrement longue, car on suit le soleil et il est pendant un long moment sur ma gauche me chauffant agréablement. Puis il tourne vers l'avant pour même se coucher un tout petit moment avant de réapparaitre.

Pendant ce temps je dors assez longuement j'ai un bon hublot pour m'apuyer et un coussin pour ma tête. Et mon sommeil n'est pas trop mauvais. Mon voisin me réveille sur le consiel de maman pour le diner, c'est dommage car j'aurai bien continuer à dormir. En tout cas je ne touche pas au diner, car je veux garder mon appétit pour l'anniversaire d'Arnaud auquel je suis invité ce soir. Maman papote toujours autant avec ses voisines. Il parait qu'elle n'a pas été bien pendant un moment, mais maintenant cela va mieux.

A Paris on attend nos bagages, en disant au revoir à certaines personnes du groupe, cela révèle un peu les sous groupes qui se sont formés pendant le voyage. Maman et moi prenons un taxi qui me dépose à Vital. Om je me change avant de repartir pour Levalois. Je suis assez en forme malgré le décalage horaire, pour moi il est 3h30 du matin quand je pars à 20h30 de Vital. :h3.Histoire :h4.Confucius

Confucius

Confucius vécut de 551 à 479 avant JC. C'était le conseiller, premier ministre du duc de Lou.

duc de Lou Il développe une philosophie qui prône la connaissance des hommes et de leurs comportements, et la culture sans cesse améliorée de soi même. L'homme doit se positionner dans le centre entre la nature et l'éducation.

Les conséquences de cette philosophie appliquée par les dynasties chinoises font que le souverain est considéré comme le centre immobile avec les hommes qui tournent autour de lui, comme une étoile polaire. Et il doit maintenir l'équilibre entre lanature et les hommes. :h4.Mincius

Mincius

Le philosophe Mincius vécut de 372 à 286 avant JC il pronait lui l'équilibre entre l'althruisme et l'équité. Renforcant aussi cette notion imposant le gouvernement par le centre et le maintien des traditions et des équilibres acquis. :h4.Taoisme

Taoisme

Philosophie qui apparait ensuite en réaction au confucianisme, qui prèche que dans chaque homme on trouve un peu de nature et que la nature se reflète un peu dans l'homme. :h4.Tche Yang Ti

Tche Yang Ti

En 221 avant JC est fondé le premier Empire de Chine, par Tche Yang Ti du royaume de Tchi

Tchi Peu à peu il a vaincu et absorbé ses voisins et se proclame en 221 Empereur de Chine.

Graecirc;ce à lui de nombreux octrois entre les province de l'Empire sont supprimées facilitant ainsi l'essor économique de la Chine. La circulatin des biens et des hommes est aussi facilitée par la construction des routes qu'il ordonne vers les quatre points cardinaux à partir de sa capitale. Il impose une tailleunique pour les roues d'attelage.

Il détruit les octrois et remparts qui cloisonnait son royaume sauf sur la frontière nord. Où au contraire il conserve les morceaux de muraille qui protégeait les petits royaumes du nord, les consolide et les relient pour faire la grande muraille.

Bref il fait tout pour donner une unité à la Chine et éviter toute résurgence des féodalités ou des spécificités culturelles de chaque province. Ainsi il ordonne un grand autodafé de tous les livres pour que disparaissent les traces des traditions ou des généalogies locales.

Afin d'inciter à la circulation de l'argent il dépensait beaucoup d'argent. Sans pitié pour ses ennemis il savait être très généreux en récompense. Il désigne son successeur dans une lttre qui ne doit être ouverte qu'après sa mort et qu'il adresse à son fils.

Il meurt lors d'un de ses nombreux déplacements. On décide de ramener son corps dans la capitale sans déclarer son décès. Du coup la voiture aux jalousies soigneusement fermées qui le transporte finit par sentir très mauvais et les fonctionnaires de la suite recoivent l'ordre pour compenser cette odeur de transporter aussi 100 livres de poisson salé. :h4.dynastie des Han

a partir de 206 ce sont les souverains de la province de Han qui reprennent le dessus et conquierent le Tsin et établissent leur dynastie sur la Chine. :h4.dynastie des Tang

dynastie des Tang

Elaboration d'un système administratif très poussé au nivau central et provincial, avec un pouvoir très centralisé. Cette organisation administrative sera suffisamment structurante pour que désormais l'unité de l'Empire ne soit pas remise en cause de facon sérieuse. Et si la Corée ou les autres provinces satellites ne sont pas toujours restées chinoises le noyau chinois est lui désormais resté uni.

Invention au 9ième siècle de l'imprimerie, qui f–t d'origine privée. Elle répondait à deux besoins, la necessité d'avoir un grand nombre de livres pour les étudiants qui préparaient les examens et le besoin de propagande et de tracts pour les bouddistes.

imprimerie Un premier procédé consistait à enduire d'encre une plaque gravée et alors en l'apliquant sur un papier on avait des caractères blancs sur fond noir. Mais ensuite on a eu l'idée d'utiliser des caractères mobiles. :h4.dynastie Tsong 960 -1270

dynastie Tsong

Avant le douzième siècle on procède déjà à des recensements de la population par canton, sous-prefecture, prefecture et au niveau de l'Empire. Un recensement général est fait tout les 3 ans.

L'Empire f–t amputé longtemps de sa partie nord occupée par des barbares et on parle de l'Empire sud des Tsong.

La capitale en était Hang Tseou. Graecirc;ce au développement économique favorisé par les Tsong c'étit au 13ième siècle la ville la plus importante d'Asie, (la plus peuplée et la plus riche), avec plus d'1 million d'habitants recensés en 1275. :i2 refid=vil.KHang Tseou Située dans une région irriguée Hang Tseou était sillnnée de canaux. Compte tenu du manque de surface on y voyait des immeubles de 8 ou 10 étages, fait en bambou. D'où une antise des incendies, qui était le risque permanent parmi ces populatios denses. Il y avait des tours de guet qui donnaient l'alerte à la moindre fumée. Les forces de police veillaient aussi à la sécurité des biens et des personnes et notamment à éviter les pillages après un incendie. Les rues étaient pavées. Des bateaux enlevaient les ordures des rues et les évacuaient par les canaux. On procèdait au curage des canaux une fois par an.

Les armées utilisaient les armes à feu. L'armée chinoise comptait jusqu'à 1,2 million d'hommes.

A la fin du 11ième siècle l'aiguille magnétique de la boussole remplace la navigation marine selon la position de l'étoile polaire.

Le commerce est très favorisé et pour éviter d'avoir à transporter des moyens de paiement numéraire en cuivre lourds et encombrants, les certificats de dépots (ancètres des billets) se développent.

Ce qui était apparue pendant les 5 dynasties (période précédente), la coutume des pieds mutilés afin de les garder petits chez les jeunes filles, devient sous les Tsong très répandus et pratiquemment obligatoire pour prétendre appartenir aux classes non prolétaires. :h4.dynastie Hyuan 1280 - 1367

dynastie Hyuan

Gensis surmonte des luttes entre tribus Mongoles et se fait proclamer Gensis Khan. Puis à la tête des tribus mongoles unifiées par lui il envahit la Chine dont ils convoitaient les richesses au delà de la grande muraille. Il occupe Pékin mais un chinois avisé lui conseille de ne pas tout y détruire et de porter ses conquètes plutôt vers l'ouest et l'Asie centrale.

Gensis Khan Gensis Khan meurt en 1227 aux confins de la Chine en Asie centrale. Désormais les mongols controlent la route des indes et Saint Marquande.

Saint Marquande

Le petit fils de Gensis Khan poursuit ses conquètes et soumet le Tonkin.

Tonkin Il réduit à sa merci l'ensemble de l'Empire Tsong et établit sa capitale à Pékin.

Les Mongols fondent ainsi la dynastie des Hyuan. Ils gouvernent en respectant la culture chinoise, même s'ils restent à part et ne se fonde pas parmi les chinois ils emploient des chinois comme hauts fonctionnaires.

Les Hyuan réalisent entre autres une route pavée de 1700km entre Hang Tcheou et Pékin qui permet de relier les ddeux viles en une quarantaine de jours.

Les Hyuan maitres de la communication entre l'Asie Mineure et l'Extrême Orient, laissent pénétrer en Chine différentes religions et sont eux même assez sensibles à l'Islam.

En 1275 le patriarche nestorien de Bagdad fonde un archevéché à Pékin, même hérétique, c'est le premier évéché chrétien en Chine et il permettra des relations entre le pape et la Chine.

Les communications avec l'Europe sont devenues relativement sures, soit par l'Asie centrale, soit par la mer au sud, soit par la route de la soie et les Indes entre 1240 et 1340. Ce qui fait un intermède entre des périodes où il y a vait une barrière arabo-turque en Asie Mineure et Asie centrale qui coupait les communications entre les deux mondes.

Marco Polo

Marco Polo

Matteo et Nicolo Polo, marchands vénitiens, profitent de cette sécurité des communications pour quitter Constantinople en 1260. Par Bourkara et le Turkestan chinois, ils atteignent la Chine en 1262. Ils la quittent en 1266 chargés de remettre une requète de Cubilahi au Pape: la demande d'une centaine de lettrés et de techniciens chrétiens. De retour à Rome en 1270, les frères Polo avec Marco, fisl de Nicolo repartent en 1272, ayant recu la bénédiction du Pape Grégoire 8.

Grégoire 8 Par l'Asie centrale ils atteignent la résidence d'été de Cubilahi puis Pékin (Cabalhouk).

Cabalhouk Marco passera 17 années au service de Cubilahi (1275 - 1292). Les Polo rentreront en bateau par Sumatra et le golfe persique et seront de retour à Venise en 1295.

Un évéché catholique est fondé en Chine. L'islam prend aussi plus d'importance. Les Mongols recrutent parmi les musulmans des fonctionnaires pour contrebalancer les fonctionnaires chinois pas toujours très loyaux. :h4.dynastie Ming 1368 - 1643

dynastie Ming

Tchou Yang Tchang

Tchou Yang Tchang deviendra fils du Ciel. Originaire de la région de Nankin, orphelin de bonne heure. Il entre sans doute poussé par la necessité dans un monastère boudhiste. Il mendiait un temps sa pitance quotidienne. Mais en 1353, il avait 25 ans et il adhère à la société secrète du Lotus blanc.

Lotus blanc Ce qu'il niera par la suite afin de ne pas créer un précédent dangereux indigne de figurer dans des relation historiques. Il s'impose dans les luttes intestines qui conduisent à la chute des Mongols. Maitre de Nankin en 1356. Il s'empare de Pékin en 1368, mais garde pourtant Nankin comme capitale. Il se proclame le premier Empereur de la dynastie Ming.

Pékin

Le quatrième empereur installera sa capitale à pékin. Pékin qui est non pas au centre de l'Empire mais à proximité de la muraille, offre des avantages stratégiques d'une ville excentrique d'où l'on surveillerait mieux les incursions des nomades.

Pékin est composé d'une série de quatre villes emboitées les unes dans les autres. Chacune entourée de son propre mur.

Pékin Les principaux murs, hauts de quarante pieds se développent sur plus de 22km. Au centre de toutes les villes est la cité interdite. Ainsi nommée parceque personne sinon la famille impériale, n'était autorisée à y vivre. Un mur rouge surmonté de tuiles jaunes la ferme. Elle est enserrée, rectangle parfait, sauf un décrochement par la seconde ville, dite cité impériale, ceinte pareillement d'un mur rouge. La troisième ville ou cité tartare a seulement un mur de briques grises. Et à travers le mur une série de 12 portes offrent une succession de toits recourbés, recouverts de tuiles vertes.

cité interdite

cité impériale

cité tartare

par la porte du sud, passaient les empereurs pour aller à la quatrième ville la cité chinoise. Dans laquelle se trouvaient les temples du ciel et de l'agriculture.

cité chinoise

temple du ciel

temple de l'agriculture Cette ville était entourée d'un mur de briques grises , non coiffé de tuiles.

Les constructions obéissent à des considérations astronomiques. Elles sont tournées vers le sud, en harmonie avec les ordres cosmiques et humains. Tout converge vers le trone impérial, coeur du monde.

En 1393 on compte en Chine 20 000 mandarins. Ce qui est peu pour diriger une population officielle de 60 millions d'hommes, qui en réalité doit atteindre près du double. Dans l'armée on comptait 2 700 000 hommes appartenant à l'armée régulière.

Sous les Ming la société chinoise est tellement attachée au traditions, au confucianisme qu'elle n'évolue pas et reste figée alors que que la société européenne évolue très vite. :h4.dynastie Tsing 1644 - 1911

dynastie Tsing

Sur la frontire mandchoue les chinois sont protégés d'une part par des montagnes et surtout par les luttes qui règnent et qu'ils entretiennent entre les tribus barbares. Le couloir vulnérable entre les montagnes et la mer est protégé par un remblai.

Fin 16ième le chef mandchoue de la tribu des Diurché, ur Ha Tchi,

Diurché forme l'unité entre les différentes tribus et constitue une armée avec des bannières de couleur. Les soldats sont mandchoues mais aussi mongols ou chinois. En 1616 Nur Ha Tchi se proclame empereur des mandchoues.

Nur Ha Tchi

Mandchourie Puis il envahit la Chine avec 10 000 hommes mais il est battu peu avant sa mort. Il laisse 16 fils qu'ils avaient placé au commandement de ses principales bannières. Son huitième fils devient empereur mandchoue à sa suite, mais au lieu de maintenir l'union entre les bannières et les tribus, il travaille à évincer ses concurrents, notamment ses frères.

Pendant ce temps un chinois Lee Tseu Tcheng s'est révolté contre l'empereur Ming. Il arrive jusqu'à Pékin. L'Empereur et sa famille préfère se suscider plutôt que de se rendre. L'Empereur avait envoyé contre ce rebelle le général Hou Chou Quoué. mais le général au lieu de pactiser avec le rebelle contre l'envahisseur mandchoue s'est allié au mandchoue et on défait Lee Tseu Tcheng, favorisant ainsi l'accès au pouvoir d'étrangers. Dor Mund le chef des

Lee Tseu Tcheng

Hou Chou Quoué mandchoue quatorzième fils de Nur Ha Tchi et tuteur de son neveu empereur, établit l'empereur mandchoue à Pékin comme empereur des chinois et s'appuie sur le général Hou Chou Quoué.

Il aura donc fallu deux générations aux mandchoue pour conquérir la Chine et pour que le petit fils de Nur Ha Tchi devienne le premier empereur Tsing. La conquète de la Chine du sud ne sera terminée qu'en 1651, car des princes Ming y résistaient encore. Alors qu'il devient empereur à Pékin en 1644.

En 1681 les chinois dominent Formose dont la capitale est Nankin, qui était occupé par des pirates ou par des européens.

au début les mandchoues s'attachent à bien marquer et garder leurs différences avec les chinois. Ils gardent leur langue natale, se font traduire les textes chinois . Ils se reservent les postes principaux à la cour, se gardent les postes militaires. Mais recrutent des chinois compétents pour les postes civils. Notamment en maintenant le système des examens. Ils marient leurs filles entre eux ou avec des mongols. Ils portent une tenue distincte de celle des chinois.

Ils demandent aux chinois de se raser la tête en ne gardant qu'une natte. D'où l'origine de la natte traditionnelle qui au début n'était qu'un signe de vassalité, mais en 1911 était devenu un signe de tradition que les républicains auront du mal à abolir.

natte chinoise

Les femmes mandchoues ne pratiquent pas la coutume des pieds mutilés.

Au sein de la cour impériale deux courants s'affrontent sans cesse, les intelectuels, confucianistes, partisans du respect des traditions et qui prèchent l'immobilisme contre le parti des eunuques qui oeuvrent dans l'intrigue. :h4.Les concessions étrangères

Au 19ième, la Chine exporte surtout de la soie, de la porcelaine , du jade et du thé. Et 80% des exportations vont vers l'angleterre. Mais la Chine n'importe pratiquemment rien, car elle ni le désir ni les moyens de faire entrer chez elle des produits qui balancerait les échanges. Du coup l'opium indien est payé en argent. Pour équilibrer leur commerce les occidentaux souhaite s'immiscer dans ces importations d'opium. Et notamment les anglais se mettent à vendre de l'opium aux chinois. Des magasins flottants sont installés dans la baie de Macao.

Macao Mais pas à Macao même pour éviter de payer les droits de douane aux portugais.

Mais rapidemment l'administration impériale en a eu marre de voir ces masses de métal argent qui servaient aux paiements s'échapper de Chine et provoquer ainsi de l'inflation et des pénuries. L'administration a donc voulu limiter les importations en délivrant d'abord des autorisations en nombre limité. Puis les importations ont été carrément interdites, avec saisie des stocks sur le territoire chinois. Ainsi un jour un important stock a été sais et détruit à Canton. Alors les marchands anglais se sont émus, dont le marchand Jardin,

Jardin et face à ce manque à gagner ont demandé à leur gouvernement anglais une intervention militaire. D'où le traité de Nankin en 1842, qui, après une victoire facile, ne mentionnait pas l'opium, mais comportait la fixation d'une indemnité, l'ouverture au commerce anglais de Canton et de quatre autres ports: Angua, Shangai, Inpo, Foutcheou et la cession à la Grande Bretagne de l'île de Honk-Kong et des ilôts environnants.

Hong-Kong

traité de Nankin

En 1851, un certain Hong

Hong

révolte des Ta‹-Ping mène une grande révolte qui durera jusqu'en 1866. Hong après quelques succès militaires se proclame Empereur et édicte des lois. Au début plein de bonnes intentions réformatrices, teintées de christianisme, il devient vite dissolu et ravage des millions de personnes. Il est battu par l'alliance des chinois et des occidentaux auxquels l'Empereur a d– faire appel, marquant ainsi la faiblesse du régime.

Ainsi en 1860 une nouvelle expedition franco-britannique parvient même jusqu'à Pékin et impose encore de nouvelles concessions.

Des chinois réformistes ressentent le besoin qu'il y a à utiliser les méthodes européennes mais se heurtent aux conservateurs qui s'appuient sur le confucianisme pour rester dans l'immobilisme des traditions.

En 1898, ces réformateurs parviennent au gouvernement chinois et pendant une péridoe de cent jours, pleins de réformes sont adoptées, mais les traditionnalistes reprennent vite le dessus et les réformistes sont brutalemment chassés.

En 1900 plusieurs sociétés secrètes dont celles des Boxeurs, s'agitent pour notamment renverser les mandchous. Mais l'impératrice Tseu-Hi arrive habilemment à les manipuler pour les retourner contre les occidentaux. Et en 1900 éclate la révolte des boxeurs. Où notamment à Pékin des occidentaux sont massacrés. Les ambassadeurs sont tués, ainsi que les chinois convertis au christianisme, etc. Il faudra un corps expeditionnaire commandé par un allemand pour rétablir l'ordre et la famille impériale est obligée de fuir. Les princes de la cour qui avaient supportés trop ostensiblement la révolte sont invités à se suscider. L'impératrice Tseu-Hi s'en sort,

Tseu-Hi

Boxeurs

révolte des boxeurs mais comprend qu'il faut que la Chine se mette aux méthodes occidentales sinon la Chine court à sa perte. :h4.La République Chinoise

En décembre 1911 Sun Hia Tsen est élu président de la République à Canton. Le 12 février 1912 voit l'abdication à Pékin des Empereurs Mandchoues, sous reserve que ce soit le ministre impérial Huang Tche Ka‹

Huang Tche Ka‹ qui assure la présidence.

Sun Hia Tsen Du coup Sun se retire. Il fonde alors en aout 1912 le parti du Kur Min Tang, parti national.

Kurr Min Tang Huang veut restaurer l'Empire à son profit. Mais les rumeurs hostiles l'obligent à reporter à 1915 la cérémonie qu'il projette. Puis de la reporter encore une fois et enfin il disparait brutalemment en 1916.

Le Kur Min Tang veut dire littéralemment le parti "qui coupe le cordon", c'est à dire qui change le mandat ou brise le destin.

En 1923 Borodine arrive à Canton pour aider le gouvernement de Sun Hia Tsen qui établit à Canton se veut indépendant du nord.

Borodine Ce gouvernement nationaliste recoit aussi des armes et des conseillers militaires de Moscou. Alors que les autres puissances dont l'aide a été sollicitée n'ont pas répondu.

En mai 1924 dans la banlieu de Canton, est ouverte l'académie militaire de Wang Poa

Wang Poa un jeune officier Tchang Ka‹ Tchek

Tchang Ka‹ Tchek en est le président, Chou En La‹ le conseiller politique, le soviétique Galaine le conseiller militaire.

Chou En La‹

Galaine

Fondé en 1920 le petit parti communiste chinois est incorporé dans le Kur Min Tang

Sun Hia Tsen meurt d'un cancer du foie le 12 mars 1925, alors qu'il se rendait à Pékin à une réunion de conciliation organisée par le gouvernement de Pékin. Un service religieux protestant est célébré quelques jours après à la demande de son fils.

La révolution se décompose en trois périodes politiques: la période militaire qui s'achève par la prise de Pékin en 1928 par les sudistes. Puis vient une période de tutelle politique qui s'achève par la constitution du 17 avril 1947. Avec pour conséquence la mise à l'écart du Kur Min Tang, sauf à Formose. La troisième période est la période constitutionnelle.

Après avoir dirigé l'école militaire de Wang Poa, Tchang Ka‹ Tchek s'impose comme le chef du Kur Min Tang. Il va travailler à l'unification de la Chine et à la lutte contre l'envahisseur japonais, qui occupe la mandchourie et menace de déborder sur d'autres provinces.

Tchang Ka‹ Tchek

L'action de Tchang Ka‹ Tchek se décompose en quatre périodes: de 1924 à 1927, qui l'amène à battre les autres généraux qui divisent la Chine en dirigeant chacun des provinces sans unité. Cette période se termine par la conquète de Pékin par les armées du sud, menées par Tchang Ka‹ Tchek. De 1927 à 1936, Tchang Ka‹ Tchek mène des campagnes qui vise à exterminer les communistes, notamment à Shanga‹. Traqués les communistes se réduisent à une colonne de 100 000 menés par Mao Tse Toung qui finiront à 20 000 à l'issue de la grande marche. La troisième période de Tchang Ka‹ Tchek voit l'union entre les communistes et le Kur Min Tang contre les japonais de 1937 à 1945, Tchang Ka‹ Tchek sest résigné à l'alliance avec les communistes suite à son enlèvement par le petit maréchal et les communistes de Chou En La‹. Enfin la quatrième période marque la rupture avec les communistes et la retraite sur Formose.

La situation économique était telle en 1947 qu'un dollar us valait 12 millions de dollars chinois! D'où la création d'un dollar or indexé sur le métal.

Le 1er octobre 1949, Mao déclare la naissance de la République Populaire de Chine Les armées de Tchang Ka‹ Tchek sont battus les officiers se sont ralliés au communisme et Tchang Ka‹ Tchek se replie sur Formose. Où il est soutenu par les américains qui considère désormais Formose comme une position stratégique, suite à l'incident de Corée. Alors que jusqu'à présent le soutien des américains à Tchang Ka‹ Tchek avait été assez modeste.

République Populaire de Chine :h4.Politique

Entre 1920 et 1924 Sun Hia Tsen donne une série de conférences qui sont son testament politique. Il prone d'abord l'union de la Chine avec ses 5 nationalités: chinoises, mandchoues, tartares, mongoles et tibétennes.

Puis il explique que la puissance vient du peuple. C'est le peuple qui est propriétaire de la nation et qui délègue son pouvoir et sa puissance à un dirigeant. Il y a dans la société des prévoyants qui sont comme les architectes qui créent et innovent, les post-voyants qui sont les entreprenneurs qui dirigent la construction et les non-voyants qui sont simplement des exécutants.

Il dégage 4 droits fondamentaux: le droit éléctoral, le droit de révocation (pour révoquer un fonctionnaire non satisfaisant), le droit d'initiative (pour proposer une loi ou en abolir une) et, le droit de referendum. Les quatre pouvoirs appartiennent au peuple. Qui délègue ses pouvoirs à ses dirigeants.

Les pouvoirs sont au nombre de 5: législatif, executif, juridique plus le pouvoir d'examen (pouvoir de nommer les fonctionnaires) et celui de censure (pouvoir de critiquer). Qui sont deux pouvoirs émanations du passé et qui font que la Chine se distingue des autres nations. :h4.Divers

Le système des examens au travers duquel sont recrutés les hauts fonctionnaires et les collaborateurs de l'Empereur est élaboré au cours de la dynastie des Tang. C'était le reflet d'une société aristocratique. Car pour réussir les examens il fallait passer par plusieurs années d'études et donc avoir les moyens d'assumer ces années inproductives. Les études littéraires et classiques étaient plus primées alors que les études techniques ou scientifiques n'ouvraient qu'aux postes sulbalternes.

Plusieurs monnaies circulaient dans l'Empire, il y avait la monnaie courante, la monnaie pour les exportations, la monnaie comptant, la monnaie à terme, ... La monnaie de base était celle de cuivre: le sapeg

sapeg L'unité de mesure pour les sapeg, enfilés par série de 10 était la ligature ou le Tiaou

ligature

tiaou L'argent n'était pas une monnaie mais une denrée. nL'unité d'après laquelle on la débitait était une unité de poids le ta‰l.

ta‰l :h3.Religion - Philosophie :h4.boudhisme du Lama

boudhimse du Lama

Les boudhistes du Tibet sont d'abord les turbans rouges. Ils se répandent en Chine, sont recus par l'Empereur. L'Empereur recoit des ambassadeurs qui lui paie un tribut au titre de nation vassale.

Mais au milieu de la dynastie des Ming Tsang Ka Pa

Tsang Ka Pa tibetin refuse l'inviation de l'Empereur et crée la secte des turbans jaunes. Ou la secte de la vertu, qui impose des règles plus strictes à ses membres: le célibat, la confession, la vie monastique, le port d'une tenue jaune,...

A partir de ce moment les turbans jaunes se répandent beaucoup plus en Mongolie qu'en Chine. En 1580 le troisième successeur de Tsang Ka Pa est invité par l'Empereur des Mongols: Altan Khan

Altan Khan qui lui decerne le titre de Dala‹, c'est à dire le Lama universel.

Dala‹ Lama Il meurt en Mongolie et on croit avoir découvert sa ré-incarnation dans un enfant mongol, qui était en fait l'arrière petit-fils d'Altan Khan.

Puis une tribu mongole envahit le Tibet et place le Dala‹ Lama dans un pouvoir temporel, à Lassa alors qu'avant son pouvoir n'était que spirituel: il est considéré comme le Bouddha vivant

Bouddha vivant

Lassa

En 1642 le 5ième Dala‹, monte sur le trône du Tibet à Lassa. Il envoie des ambassadeurs à Pékin, qui y sont recus. Il y va lui même en 1652, où il est recu par l'Empereur Mandchoue.

En 1750 une émeute au Tibet s'en prend aux deux commissaires chinois qui représentent l'Empereur au Tibet. L'armée chinoise vient réprimer ce soulèvement. Et les nouveaux commissaires nommés par la Chine s'arrogent du coup plus de droits et notamment l'Empereur s'arroge le droit de désigner lui même le Dala‹. :h4.Ecole du Tchane ou Zen

Le moine Bodidiarma est considéré comme le fondateur de cette secte contemplative dit du Diana, en chinois Tchane ou en japonais Zen.

Bodidiarma

Tchane

Zen

Diana Arrié à Canton au 5ième siècle Bodidiarma aurait expliqué à l'Empereur que la vérité réside moins dans nos oeuvres que dans la purification et l'illumination du coeur. Cette doctrine d'austerité déplaisait aux officiers qui y voyait une réaction contre le boudhisme de la Cour, un retour à la nature et à l'intuition irrationnelle.

Bodidiarma aurait passé les 9 dernières années de sa vie à Loyang, immobile le visage tourné vers un mur.

Selon le tchanisme la meilleure méthode pour se cultiver, en vue de la boudhéité, c'est de ne pas se cultiver. La culture est la non culture. La boudhéité (sagesse suprême) sera accomplie lorsque la culture sera arrivée à maturation. Or la maturité se manifestepar une illumination subite, comparable à un saut au dessus d'un abime. Seulement alors la boudhéité peut réaliser son état de perfection.

En l'occurence les maîtres tchanistes emploient la méthaphore du fond du tonneau qui tombe, quand la chose arrive tout le contenu du tonneau part. Celui qui est illuminé trouve, sans qu'il s'y attende tous ses problèmes résolus. Puisque la seule vraie vérité est la nature du Bouddha au coeur de chacun. L'homme doit tourner en lui même son regard et voir la partie de Bouddha qui est dans son coeur.

La prière, les bonnes oeuvres et l'assétisme sont vanités. La vision final