rh0.Naples du 17 au 19 février 1999

Italie

Naples

On est tellement sur le guidon à IBM que mon chef n'a pas pris le temps de m'annoncer qu'il avait retenu mon nom pour la convention de cette année à Naples. Du coup je l'ai appris seulement en recevant les détails d'inscription et encore je n'étais pas s–r si cela s'adressait à moi ou s'il fallait que je réachemine la note à la personne de mon équipe que moi même j'avais séléctionné; De mon coté je n'ai pas pris le temps de me connecter au wEB pour savoir les détails du voyage et la veille je ne sais pas exactement par quel vol je pars, quelles seront les excursions proposées et s'il faut ou non que j'apporte mon smoking;

Mercredi 17 février

Comme mon vol est à 10h au terminal 9 de Roissy, je pars en taxi à 8h35 de Vital. Je suis à Roissy vers 9h35. Pour me rendre compte qu'en fait le vol est à 10h45. Donc j'ai tout le temps devant moi et je prends longuement un jus d'orange à une table de cafeteria avec d'autres personnes de mid-range et Christian Ducrocq qui est dans mon équipe;

Je ne connais pas ce terminal 9 QUI EST RESERV2 POUR LES VOLS CHARTERS? c'est grand et pas très chaleureux.

Dans l'avion MD80 affrété auprès d'Euroflight, je suis assis à coté d'un gars d'IGS et d'Evelyn Leclerc qui s'occupe de l'informatique interne; C'est sympa apparemment il y a beaucoup plus de personnes des staffs qu'à l'époque de ma dernière convention.

Arrivés à Naples il pleut, je suis pris en main par de gentilles hotesses étudiantes qui travaillent pour l'agence de voyages qui organise cette convention. En fait c'est un évenement européen et pendant un mois des groupes d'IBMers se relaient dans Naples tous les deux ou trois jours. Il doit y avoir de bonnes économies d'échelle à la clé.

Je suis donc accompagné par des hotesses et du coup séparé un peu trop à mon go–t du groupe; Déjà que je n'y ai pas de copains proches, si en plus on me sépare d'eux, ils vont s'égayer dans la nature et je resterai seul.

On nous conduit en car jusqu'à l'hotel Royal qui est situé sur le

hotel Royal front de mer. J'ai une chambre au dernier étage, le neuvième avec un balcon qui donne sur la baie. Je redescends pour tenter de retrouver quelques personnes de ma connaissance qui m'emmeneraient en balade en ville; Mais en fait il n'y a pas grand monde que je connaisse dans le hall. Et comme tout à l'heure j'étais isolé du groupe je n'ai pas p– fixer un rendez vous avec quelqu'un. Tant pis, c'est pas plus mal, car j'ai aussi envie de rester peinard à pianoter sur mon ordinateur, au lieu d'aller tout à l'heure à la session de travail. Et partir en balade cela risque d'etre embarqué ensuite à la session de travail. Je remonte donc au premier étage où se trouve parait il un buffet. Une femme qui s'est présentée à moi comme étant la médecin d'IBM Italie de garde, m'a pris en charge et accompagnée jusqu'au restaurant. Elle me confie à deux sbires qui ont charge de veiller sur moi. Je n'ai qu'une crainte c'est qu'il m'oblige à aller à la session de travail. Comme ils ne parlent que très mal le français c'est difficile de savoir quelles sont leurs intentions à mon égard.

En attendant je me fais servir une bonne assiette de salade de paecirc;tes, de poulpes très bonne, de jambon, de mozarella etc. Comme je n'ai que peu touché au repas servi dans l'avion, et que j'ai l'intention de me retrancher dans ma chambre jusqu'à demain matin, il faut que je fasse le plein. J'invite à ma table deux français des Services qui viennent d'arriver. On devise un peu puis je remonte dans ma chambre, accompagnée par mes deux sbires, qui heureusement me laisse à la porte;

Je commence par une longue sieste de presque trois heures. Qui est interrompue par des jeunes filles qui déposent dans les chambres un sweet shirt cadeau. Puis je me mets à mon ordinateur pour écrire mon courrier et finir de rédiger mes notes sur mon voyage à Miami. Je me couche vers 1h du matin.

Jeudi 18 février

Je me suis fait réveillé à 7h30, ce qui me laisse tout le temps pour être prêt pour 9h. Je descends petit déjeuner, puis j'ai même le temps de remonter dans ma chambre avant d'aller prendre le bus.

Je monte dans un bus pour l'excursion à Pompei toute la journée.

Pompei

Pompei

On roule pendant une petite heure pour arriver sur le site de Pompei. Au micro une guide, Ghislaine d'origine belge nous explique le paysage sur le parcours. Je suis assis à coté de robert, un gars de la techline qui connait Pascale.

Arrivés à Pompei, on se sépare en deux groupes pour chacun des deux guides. Je reste avec Ghislaine qui semble bien connaitre son sujet et en plus parle très bien français;

La ville de Pompei est issue du rassemblement au 5ème siècle avant Jésus Christ de cinq petits villages qui étaient situés sur une terre entourée d'eau entre la mer d'un coté et la rivière de l'autre qui en fait le tour. Les Etrusques puis les grecs ont fait une ville de ces cinq villages. Ils les ont ceint d'une enceinte fortifiée.

En 80 avant Jésus Christ, la ville est prise par les Romains, qui maitres de toute la région n'ont plus l'interêt de l'enceinte, qui est partiellement détruite ou récupérée notamment pour construire l'amphithéatre;

En 62 après Jésus Christ, la ville subit un tremblement de terre qui endommage de nombreux batiments. De nombreux patriciens et bourgeois quittent la ville en revendant leurs biens. D'autres restent et en profitent pour s'agrandir.

On estime à peu près à 25 000 habitants la population de Pompei en 79 lorsque le Vésuve, volcan voisin rentre en éruption. C'est une éruption explosive, c'est à dire qu'il y avait un bouchon de lave refroidie et de terre qui s'était accumulé au sommet du cratère et qui tout d'un coup saute, sous la pression des gazs souterrains. Le Vésuve devait être trois fois plus haut qu'il ne l'est aujourd'hui. Comme il fait déjà 1135m d'altitude, cela a du faire une énorme quantité de terre, de boue et de lave qui s'est répandue partout. D'ailleurs la côte en a été modifiée et une partie de la mer est désormais couverte de terre.

Vésuve

En ce qui concerne les habitants de Pompei, ils ont probablement pour une partie d'entre eux, en tout cas, eu le temps de s'enfuir par la route ou sur des barques. Mais ils laissaient au moins derrière eux leurs esclaves pour garder leurs maisons et leurs biens. Il est probable que l'éruption a été précédée de grondements qui ont p– alarmer certaines personnes. Mais l'éruption elle même a d– être très soudaine, car la ville a été en instant figée sous une pluie de cendres qui a asphyxié sur place les hommes qui étaient restés. On a même retrouvés des restes d'esclaves qui apparemment marchaient en file indienne pour revenir dans la ville chercher un trésor que leur maitre avait d– laisser derrière lui. En tout cas la ville a été figée telle qu'elle. Elle n'a été couverte que de cendres car elle était sous le vent et que la lave, elle s'écoulait sur un autre versant du volcan.

Il y a eu de 6 à 8m de cendres qui ont tout recouvert. Au point que le site a été oublié avec le temps; Jusqu'au 17ème où on a percé une voie pour détourner une rivière et on a rencontré des vestiges romains, auxquels on a pas prété attention. Il faut attendre 1748 pour que Charles d'Anjou, roi de Naples, se pique de recherches archéologiques. Il récupère notamment une carte qui appartenait à son prédécesseur autrichien vice roi de Naples. Et sur cette carte on voyait une ville indiquée. L'autrichien avait déjà cherché mais à un autre endroit. Charles trouvera le site, récuperera quelques objets ou fresques qu'il considérait comme interessant et n'hésite pas à démolir le reste ou bien à taillader au couteau les fresque qu'il laissaient derrière lui. Du coup une partie des vestiges est abimée.

Mais Pompei s'étend sur 66 hectares et tout n'a pas encore été dégagé.

On commence à se balader dans les rues encore parfaitement intactes. Robert m'accompagne. C'est incroyable à quel point on peut se rendre compte de ce que cela devait être. Ainsi dans les rues on marche sur des gros pavés taillés dans des blocs de lave, qui sont assez disjoints et qui formaient le pavement. De part et d'autre il y a des trottoirs assez hauts d'environ 50cm. De loin en loin il y a trois ou quatre pierres disposées au milieu de la rue pour permettre aux piétons de traverser la rue à pied secs. Les roues des chars devaient être de hauteur et de largeur standard pour passer entre et au dessus de ces pieres; On voit même dans certaines rues les traces des sillons laissés par les roues des chars;

On voit d'abord le forum. C'est une grande place pavée de marbre, autour de laquelle on déambulait sous un peristyle couvert. Partout autour il y a des échoppes de marchands qui vendaient leurs produits; Il y a une échoppe où se trouve une vasque qui sert de balance officielle, elle est graduée et on peut venir vérifier la quantité d'un produit qui vous est proposé, pour être s–r que l'on est pas volé; A chaque rue qui débouchait sur le forum il y avait un policier qui interdisait l'entrée du forum aux chars pour éviter d'abimer le marbre. Au forum il y avait la chaise curule où se tenait les décurions c'est à dire les 100 personnes les plus riches de la ville qui détenaient le pouvoir local. On voit un peu partout des grafittis qui invitent à voter pour tel ou tel candidat au poste de décurion. Au forum se tenait aussi le tribunal au milieu qui jugeit en public notamment les litiges commerciaux. Il y avait bien s–r le principal temple de la ville.

A coté du forum on voit une autre place de marché ou se tenaient d'autres marchands et on voit derrière des chambres qui étaient mises à la disposition des marchands pendant la durée de leur séjour en ville. Car il n'était pas rare, qu'un marchand arrivait dans une ville avec son bateau plein, il y restait jusqu'à ce qu'il avait vendu sa cargaison, acheté des produits locaux et repartait vers une prochaine destination.

Au coin des rues on voit des puits où les gens du quartier venaient puiser l'eau et les nouvelles du jour.

Les facades des maisons sont pratiquemment toutes intactes; On peut rentrer dans la taverne où on servait du vin et des boissons rafraichies graecirc;ce à de la neige descendues du Vésuve et conservée dans une amphore emballée dans la paille. Derrière la salle de boisson il y peu y avoir une salle de jeu. Bien que le jeu soit interdit à Pompei, il est beaucoup pratiqué. Du coup on voit souvent dans les maisons des tuyaux de plomb creux qui servaient à recevoir les dés que l'on y jettait précipitamment si on recevait un controle ou une personne susceptible de vous dénoncer. Dans la taverne où on va il y a même une fresque de joueurs de dés; On voit aussi la boutique du barbier, qui taillait les cheveux et les barbes avec des faucilles en forme de ciseaux. On voit également la boutique du boulanger, avec un moulin à grain constitué de deux grosses pierres l'une sur l'autre. Celle du dessus était percée d'un trou par où on faisait couler le grain et d'autres trous sur les cotés par où on glissait des batons qui servait à des esclaves pour faire tourner la pierre. Le grain descendu sous la pierre était moulu par le poids de la pierre tournée et la farine s'écoulait de la pierre du dessous par de petits tuyaux de cuivre. A coté du moulin il y a un four dans lequel on a retrouvé 80 petits pains encore carbonisés, mais dont les formes on permis de deviner qu'il y avait ce jour là, le 24 aout 79 des jeux prévus à l'amphithéatre.

éruption du Vésuve

On voit aussi la boutique d'un teinturier. Les romains changeaient souvent de toge et les apportaient pour être nettoyées puis repasser dans ces boutiques. Les toges en général étaient blanches avec des bordures rouges; Donc facilement sales notamment après les repas et banquets.

On passe aussi près de la porte de la ville devant des boutiques qui y louaient des esclaves notamment pour tirer les charrettes et chars. Car les animaux étaient interdits dans la ville pou rdes raisons d'hygiène. Et donc à l'entrée c'étaient des esclaves qui prenaient le relais pour tirer les voitures.

Il y avait cependant des chiens dans la ville, puisque l'on voit à l'entrée de plusieurs maisons des inscriptions qui préviennent des chiens.

A chaque fois les inscriptions font l'objet d'un petit dessin et n'ont même pas toujours une inscription, car peu de personnes étaient lettrées. Cependant devant chaque boutique il y a un dessin qui explicite la ou les spécialités de la maison.

On visite aussi un lupanar, dont on pense qu'il y avait une vingtaine dans la ville; Il est constitué de plusieurs petites pièces avec à chaque fois juste un lit en pierres, au dessus de la porte de chaque pièce est dessinnée la spécialité de la locataire. Ainsi une fresque suggestive permet au client de choisir et d'entrer à son tour dans la chambre. Les filles étaient bien s–r des esclaves qui parait il tournaient et ne restaient pas plu sde six mois dans la même ville, pour éviter les jalousies et autres problèmes. Lorsque la fille avait un moment de libre elle montait à l'étage et s'exposait au balcon donnant sur la rue en hurlant comme une louve en chaleur pour attirer le client; D'où le nom de lupanar. Lup comme louve en latin.

On va visiter des bains. Il y avait un coté pour les hommes et un coté pour les femmes. Quatre pièces coté hommes et seulement trois coté femmes, car il n'y avait pas de frigidarium, les bains d'eau froide étant considérés à l'époque comme pouvant empécher d'avoir des enfants. On visite le coté hommes. On voit d'abord le vestiaire, où le romain venait se déshabiller et laissait ses affaires sous la garde d'un de ses esclaves. Pui on passe dans une salle où il se faisait masser et nettoyer. C'est à dire enduire de crème, d'huile ou de miel. La cire de miel devait notamment servir à l'épilation. Puis il passait au caldarium. Qui était une pièce pour le sauna et le bain chaud. La pièce était chauffée soit par des parois chauffantes, soit par le sol. C'est à dire des dalles de terre cuite qui sont disposées au mur ou sur le sol de facon à l'aisser passer derrière un air chaud propulsé par des esclaves depuis un foyer situé à l'exterieur de la pièce; Les esclaves soufflaient dans des vessies de porc l'air chaud en direction des couloirs ménagés entre le mur et les dalles de terre cuite pour que la chaleur se répande dans le caldarium; Il y avait aussi d'autres esclaves qui versaient de l'eau chaude dans un grand bassin piscine, où on pouvait soit tremper les pieds, soit se baigner. En général on se tenait assis sur la margelle du bassin avec les pieds d'un coté ou de l'autre. A l'autre bout de la pièce se trouve un petit bassin dans lequel se trouvait de l'eau fraiche où on pouvait venir se rafraichir si on avait soudain trop chaud. Le bassin est entrièrement décoré, il ressemble un peu à un baptisthère et avait parait il couté 600 000 sertectes au mécène qui l'a offert aux bains. Qui devait probablement être un candidat aux éléctions, car c'était souvent la motivation pour offrir des cadeaux au public comme par exemple un spectacle à l'amphithéatre. Celui ci devait être bien riche, car on considère qu'il fallait 450 sertectes pour vivre pendant un mois à une famille moyenne.

Enfin on voit le frigidarium où les hommes donc, se baignaient dans l'eau froide après le caldarium avant de retourner se faire masser ou huiler dans la salle de massage puis retourner se rhabiller au vestiaire. En général on venait aux bains tous les jours, donc il y avait un minimum d'hygiène au bémol près de toutes les huiles qu'il se répandaient sur le corps.

On voit aussi des latrines publiques; Les usagers venaient s'aligner au dessus des trous prévus pour leurs besoins. Il avaient de chaque coté, une amphore pleine d'eau dans laquelle ils trempaient leur éponge avant de s'essuyer et une autre amphore pleine de vinaigre pour nettoyer leur éponge avant de repartir chez eux avec leur éponge.

On visite aussi plusieurs maisons de patriciens avec un attrium découvert au milieu qui sert de salle de séjour, entouré en général d'un peristyle couvert sur lequel donne les différentes pièces et chambres de la maison. Au milieu de l'attrium il y a un bassin qui recueille l'eau de pluie. Certaines maisons ont carrément leur bordel privé, avec des fresques très suggestives au mur où le patron venait se détendre avec ses jeunes esclaves préposées à son plaisir;

Dans les maisons on voit aussi le foyer qui servait souvent à la fois à la cuisine et au chauffage de la maison. Il y a en principe un trou dans le mur pour laisser échapper la fumée; Dans la chambre en face de l'entrée on trouve souvent le lit conjugal où les parents se retrouvent pour copuler mais en temps ordinaire chacun a sa chambre à part. Au fond derrière le lit conjugal se trouve le studio ou bureau du maitre avec l'armoire dans laquelle il range ses affaires précieuses dont notamment les masques moulés sur les visages des anciens de la famille. Les romains n'étaient pas grands et faisaient en moyenne entre 1m45 et 1m55.

Les lits sont en général des couchettes de pierre avec un matelas rempli de feuilles végétales. Les ouvertures sont équipées pour être la plupart du temps ouvertes mais s'il fait trop froid on peut fermer l'ouverture au moyen d'une porte en bois qui se déplie. On a retrouvé des objets en verre dont des coupes et des vitres. Il savait donc déjà souffler la pate de verre. Bien s–r le verre est plu ou moins épais et rustique selon la richesse de son propriétaire

Dans le triclinium on trouve la salle à manger. En général équipée de trois banquettes sur lesquelles on pouvait s'allonger. Celle du fond sous la plus belle fresque était pour l'invité. Les romains non selement mangaient allongés, ce qui devait pas être très propres, mais s'amusaient volontairement à jetter du vin de leur coupes pour atteindre un objectif. Lorsqu'ils n'avaient plus faim ils se faisaient vomir en se grattant la gorge avec une plume d'oie. Tout cela devait rendre la salle à manger plutôt sale après le repas, d'où probablement l'absence de tapis.

Sur le sol on voit un peu partout des mosa‹ques très belles. D'une facon générale les mosa‹ques et les fresques ont gardé toutes leurs couleurs. Souvent il y a trois couleurs dominantes, dans les maisons ce sont le jaune, le blanc, le noir;

Les esclaves sont souvent logés au premier étage qui au lieu d'être en pierre est en terre séchée et en paille pour peser moin lourd, mais du coup plus humide et inflammable; Le reste des maisons est essentiellement en marbre. Il y a du marbre un peu partout et les romains n'utilisaient les briques que lorsque le marbre ne convenait pas; Après le tremblement de terre comme il fallait beaucou de temps et d'argent pour se réapprovisionner en marbre, qui venait en général du proche orient, les reconstructions se sont souvent fait en stuck avec du sable mélangé à d'autres matière pour lui donner une allure un peu brillante de marbre.

La plupart des maisons sont plutôt hautes avec peu de fenêtres au rez de chaussée, car elles datent de l'époque où la ville était fortifiée et encore sous la menace d'invasions. Ensuite les romains ont commencé à se faire construire des maisons avec larges baies pour profiter de la vue, ou des villas construites en dehors des murs d'enceinte où ils allaient en villégiature.

On termine par l'amphithéatre qui est parfaitement intact avec ses 6 000 places étagées sur trois niveaux. En bas les rangs pour les patriciens et autres personnes riches. au milieu les rangées pour les hommes du peuple. Et en haut au dessus du déambulatoire des places debout pour les femmes lorsqu'elles étaient invitées à certains spectacles. Au milieu on voit l'arène, où se battait des gladiateurs, probablement pas à mort. Car la mode d'avoir des combats à mort notamment avec des martyrs chrétiens est arrivée dans cette région après l'éruption du Vésuve.

On a aussi parcouru toute l'avenue de l'abondance qui était l'avenue principale de Pompei avec de chaque coté les boutiques de luxe ou les demeures riches. On voit souvent des demeures d'egyptien car il y avait beaucoup d'échange notamment avec Alexandrie. On les reconnait notamment car on y retrouve des statuettes des dieux egyptiens au lieu des dieux des pénates que l'on trouve dans les attriums romains.

Toute cette visite est vraiment incroyable, entre les explications de la guide qui sont très précises, et la qualité des vestiges, je m'imagine très bien l'athmosphère qui devait régner dans les rues de cette ville antique. A certains moments même je me plais à imaginer que les groupes de touristes que nous croisons sont des passants romains et j'ai envie de leur dire de monter sur les trottoirs au lieu de rester au milieu de la rue pour que le décor soit plus réaliste.

Puis on ressort de la ville et on va à pied jusqu'à un restaurant où on déjeune. Je me retrouve à table toujours accompagné de Robert qui ne m'a pas quitté et d'un allemand basé à Londres pour son malheur car il n'aime pas travailler avec les anglais.

On déjeune de paecirc;tes, d'une petite salade à l'huile d'olive très bonne, d'un poisson au four et d'un gateau à la crème.? Le tout arrosé de vin blanc et d'une liqueur au citron givré au dessert.

Puis on reprend le car qui nous ramène sur la route de Naples jusqu'à la villa d'Oplontis.

villa d'Oplontis C'est une grande villa romaine qui a appartenu à la deuxième femme de Néron Poppée.

Poppée

Néron En fait on en voit que la moitié car l'autre moitié est probablement enfouie en dessous de la route qui longe le site et dans ce pays c'est très difficile d'exproprier les gens. La moitié découverte ne l'est que depuis 1980 et ce n'est visitable que depuis 3 ans;

C'est un site exceptionnel surtout par la qualité des fresques qui ont gardé toute leur fraicheur et leurs couleurs; Pratiquemment tous les murs sont décorés; Il y a du marbre partout, les pièces sont grandes et hautes et les murs couverts de fresques, avec des grandes mosa‹ques au sol.

On passe dans différentes pièces. Dont ce qui devait être des bains privés, une serre avec des fresques de plantes et des racines de plantes que l'on a retrouvé qui correspondent aux fresques.

On voit aussi la grande piscine qui fait 50m de long et dont on ne sait pas très bien quel était l'usage, car comme la mer était juste à coté, à quoi bon avoir une piscine de 50m. Autour de la piscine il y a un déambulatoire couvert avec des banquettes disposées le long des murs, ce qui fait penser qu'il y a avait peut être là des marchands qui attendaient le passage des maitres, ou bien des soldats qui se tenaient là en garnison et qui utilisaient la piscine pour s'entrainer;

En tout cas le tout était recouvert d'une épaisse couche de boue, qui a dévalé chaude sur la villa et l'a engloutie sous 6 mètres de terre au moment de l'éruption.

Puis on reprend le bus, pour retourner à Naples, j'y fais un petit micro-sleep tandis que Robert assis à coté de moi, somnole aussi.

A l'hotel je monte dans ma chambre, je rédige ces notes de voyages. Puis avant 19h je me prépare pour la soirée de gala. Pour une fois je suis en avance dans le hall car j'y suis pour 19h35 au lieu de 19h30.

J'ai retrouvé Christian Ducrocq avec qui je prends le bus jusqu'au musée archéologique; On y va à 5 ou 6 bus d'affilée, qui cette fois ci n'ont pas l'air escortés par des voitures de police comme hier soir, d'après ce que l'on m'a raconté.

musée archéologique

Au musée archéologique au rez de chaussée on nous offre un apéritif, puis on monte par un escalier monumental à double révolution avec des laquais en tenue le long de l'escalier. En haut on nous fait passer au travers de plusieurs salles d'exposition avec des objets antiques de Pompei ou de Herculaum. Ou bien des objets plus récents de la période baroque. Il y a aussi de jolies mannequins qui jouent les statues vivantes éclairées par des projecteurs à chaque fois d'une couleur différente; J'ai bien envie de m'approcher de l'une d'elle et de la tater de plus près, mais Christian veille sur moi et me retient de faire des bétises. Il y a aussi des guides qui attendent dans chaque salle pour nous donner des explications si nous le souhaitons.

On arrive dans une immense salle où sont exposés deux étages de grands tableaux pompiers. Il y a toute une série de tables de huit qui sont disposées. On doit être environ 400 convives. Il y a un petit discours de Merki le general manager des services Europe. Puis on nous sert un diner pantagruelique avec 5 plats: une salade de fruits de mer très bonne, deux assiette de paecirc;tes, un poisson en papillotte, deux desserts. Du vin champagnisé italien pas mauvais ma foi. Du vin blanc, puis du vin rouge. Pendant le diner il y a différent petites animations qui se succèdent sur l'estrade. Notamment à la fin un chanteur un peu agé avec une guitare et deux mandolines qui se taille un joli succès avec un public qui a envie de s'amuser et qui un peu éméché à envie d'applaudir n'importe quoi qui le fera un minimum frémir. C'est dommage que le petit vieux ne se soit pas amusé à chanter des tubes français là la salle aurait vraiment basculé dans l'euphorie;

Là je reste un peu sur ma faim, on ne danse pas et on redescend sagement de la salle pour aller reprendre notre bus et rejoindre nos chambres à l'hotel Royal.

Vendredi 19 février

Je me suis fait réveillé à 7h45. Je suis tenté de me réassoupir mais après cinq minutes de laisser aller au lit, je parviens à réagir et à me lever. Je prends un bain. Puis je descends petit déjeuner, on m'installe encore dans la salle des clients ordinaires de l'hotel alors que j'entends mes petits collègues regroupés dans une salle à coté. Mais s'il y a un moment où cela ne me gène pas d'être seul c'est bien au petit déjeuner.

Je suis à 9h dans le hall pur le départ de l'excursion vers le Palais Royal. Une hotesse tente de me convaincre de retourner faire mes bagages et mon check-out mais je ne lui laisse aucune marge de négociation car je n'ai pas envie de rater la balade.

Une guide italienne qui parle bien français, finit par nous emmener au travers des rues de la ville. Le départ a été un peu long car on attendait ceux qui devaient arriver d'un hotel voisin, puis on attendait l'autorisation de la chef pour partir.

On arrive après une dizaine de minutes de marche sur la place devant le palais royal.

Palais Royal

En fait ce palais a été construit en 1598 dans un style post rennaissance; Il était destiné à accueillir Philippe 2 d'Espagne qui à cette époque régnait sur Naples. Mais il n'est jamais venu à Naples et le Vice Roi qui le représentait habitait dans un autre palais. Du coup ce palais est resté au début inhabité et donc inachevé du point de vue de la décoration intérieure. Ce qui a laissé la place à des aménagements dans les différentes époques qui ont succédées. Avec la domination des Anjou, de Frédéric 2 de Suède, des Autrichiens, des Bourbons et enfin de Murat.

A l'intérieur on monte par un escalier monumental au premier étage qui comporte toute une série d'antichambres et de salons. Il y a pas mal de tableaux exposés au murs.

Les salles sont de vastes proportions et hautes de plafond. Notamment le grand salon qui a un parquet en bois et qui doit faire au moins 15m de plafond.

J'admire aussi des tables avec de la marquetterie en marbre qui est agencée comme un puzzle de précision. Il y a aussi aux fenêtres des volets intérieurs qui sont impressionnants car très épais d'au moins 15cm. En fait c'est probablement d– à leur hauteur d'environ 6m qui oblige à avoir des morceaux épais si on veut éviter que cela joue, surtout avec les périodes de chaud et de froid.

Dans la chapelle on voit une grande crèche avec des sentons d'un peu tous les corps de métier du 18ème représentés.

Puis je rentre à l'hotel avec Catherine qui m'a gentiment accompagnée pendant tout le tour. Le soleil brille aujourd'hui et il fait encore bon se promener en chemise lacoste.

A l'hotel je fais changer mon sweet chirt qui est trop grand pour moi. Puis je monte dans ma chambre faire mes paquets et rédiger ces notes.

Je m'allonge pour reposer cinq minutes avant de descendre déjeuner. Je suis réveillé une heure après par le téléphone et une des hotesses de l'agence de voyage qui me signale que les bus sont prêts à partir pour l'aéroport et que l'on n'attend plus que moi.

Je me dépeche de faire mes valises qui ne sont même pas du coup l'hotesse rappelle au bout de dix minutes pour me relancer; Et elle vient même à ma rencontre. Je suis effectivement en retard, les bus sont tous partis sauf un qui m'attend avec Alain Damay qui ferme la marche; Le puvre je lui ai donné des soucis, déjà Mercredi soir il m'a dit qu'il m'avait cherché et s'était inquiété de ne pas me voir à la business session.

Je paie ma note de téléphone puis je prends le bus. Heureusement il y a une marge confortable pour le départ de l'avion. A l'aéroport je suis encore pris en charge par une charmante hotesse, en l'occurence la demoiselle France qui m'avait accueillie à l'aller; Elle est charmante, mais cela implique qu'une fois de plus je suis séparé du groupe; Je papote donc avec France en attendant qu'il soit l'heure d'embarquer;

Dans la salle d'embarquement je suis avec François Meunier; On nous emmène à l'avion dans un bus géant spécialement pour nous deux. C'est vraiment ridicule ces procèdures pour handicapés.

Dans l'avion je suis assis à coté de Pierre Fournier CSE du strategic outsourcing;

A Roissy comme je suis avec François, il n'y a plus personne pour m'aider, alors que c'est le seul moment où j'aurai besoin d'aide, pour aller trouver un taxi tandis qu'il va attendre sa valise au tapis; Je trouve quelqu'un pour m'aider et le taxi m'emmène chez moi à Vital vers 19h. Avant que je ne ressorte pour aller au théatre;

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