Une fois de plus je me suis couché à trois heures du matin pour finir mon courrier, ma messagerie, mes bagages.
J'ai rendez vous à 10h précises en bas de chez moi. Mais sur le palier je réalise que j'ai oublié de mettre mon sac de couchage dans ma valise. je l'avais prété pour le week-end à mon voisin Philippe qui me la rendu hier soir en le déposant n'importe où sur un fauteuil et du coup il n'est passé sous mes mains pendant mes préparatifs et mes sondages de placard. Je croise Agnès sur le palier qui venait me chercher. C'est la mère de Sidonie qui nous accompagne gentiment à l'aéroport avec une Espace pour contenir tous les bages. Je fais connaissance sur le trottoir de Vital avec Sidonie Waymel et je retrouve François-Xavier de Villemagne et Agnès Lafont.
On arrive à Roissy pour s'enregistrer sur le vol Aéroflot qui part à 12h30, direction Moscou. L'hotesse qui nous enregistre n'a jamais entendu parler dOulan-bator. Nous avosn nos premières émotions dans l'aérogare, car chacun vaque à ses petits achats de cartes postales, de médicaments ou d'ultimes coups de fil. Et on se retrouve dans la salle d'embarquement du satellite. Mais Sidonie n'y est toujours pas alors que l'embarquement est annoncé, puis terminé. Agnès commence à s'inquiéter sérieusement, on se dit qu'elle nous attend peut-être au controle de police que nous avons passé par la petite porte graecirc;ce à ma canne. Enfin les portes de l'avion vont bientôt se fermer et nous invite à y monter si on ne veut pas le rater, François-Xavier est reparti voir au controle de sécurité. Nou sfaisns passer une annonce. puis finalement les hotesses alertées vérifient l'embarquement et nous disent que Sidonie est déjà dans l'avion. On y monte donc et on se retrouve tous dans une rangée du milieu d'un bel Airbus tout neuf, qui dément la mauvaise réputation des appareils de l'Aéroflot.
Le déjeuner que l'on nous sert est franchement mauvais. A commencer par la bouteille de vin blanc que je me suis laissé aller à prendre en guise d'apéritif. Par contre le dessin animé qui est projetté semble très drole en tout cas il fait beaucoup rire dans l'avion. Pendant ce temps je commence à lire la "Rue de la Soie".
On arrive à Moscou vers 18h heure locale. On nous dit qu'il nous faut nous présenter à 8h au comptoir d'information transit pour avoir notre ticket de diner. Puis qu'on nous emmènera à l'autre terminal prendre notre vol pour Oulan-bator. Pour l'instant tout marche comme sur des roulettes et après l'expérience de Gilles et Virginie Barbet sur les traces de qui nous sommes et qui l'année dernière avait raté leur correspondance, je me sens plus rassuré.
On papote un peu avec des français qui vont aussi à Oulan-bator. ils sont aussi passés par voyageurs du monde et par l'association Adrepack, que j'avais contacté en Bretagne. Et un des deux couples avec qui nous parlons est aussi attendu par Siizkhuu.
Je monte au premier étage où nous sommes passés tout à l'heue et où j'avais repéré qu'il y a de la moquette ainsi que des gens affalés par terre. Je décide de faire comme eux et de m'y allonger pour faire une sieste. Car ma nuit a été tout de même courte.
A 8h nous nous présentons au comptoir d'information transit. On nous explique qu'il est trop tard pour alle rdiner et que nous devons attendre le bus qui va nous transporter de ce terminal international à un autre terminal domestic. Nous sommes parqués en attendant dans une salle avec entre autres un groupe de 50 allemands qui vont aussi en Mongolie. Je parle avec certaisn d'entre eux, ce qui me permet de pratiquer mon allemand. Ils appartiennent à une organisation chretienne Help International basée près de Dusseldorf et ils vont distribuer des médicaments en Mongolie et faire un peu d'évangélisation.
On nous rend nos billets d'avion que l'on nous avait pris en rentrant dans la zone de transit. Ce qui avait beaucoup inquiété Agnès. Et on nous fait monter dans un bus qui nous emmène dans l'autre terminal. On doit encore attendre parqué dans une grande salle avec peu de sièges. François-Xavier nous a quitté pour aller prendre son vol pour Pékin. Car probablement à cause du groupe d'allemands nous n'avons pas réussi à avoir quatre places sur le Moscou Oulan-bator et l'un de nous doit passer par Pékin.
En rentrant dans ce nouveau terminal on nous a distribué manuellement des cartes d'embarquement. j'ai réussi à en négocier une près du hublot. On finti par nous faire monter dans un Tupolev qui semble avoir bien vécu. A en juger au moisn par la vétusté des sièges. Les places désignées sur les cartes d'embarquement semblent être très symboliques et les filles viennent s'installer près de moi sans que cela ne pose de problème. De toute facon l'équipage est tout à fait absent et se cantonne à l'avant de l'appareil. On finit par décoller après sept heures d'attente à Moscou. Fort de l'expérience du premier vol, je me contente d'un jus d'orange et ne prend pas de diner, je préfère dormir pendant ce temps là conscient de ne rien rater de gastronomique. L'avion fait un bruit incroyble et il n'y a pas moyen d'écouter la moindre cassette.
Ce qui est impressionnant c'est qu'en montant dans l'avion à Moscou la nuit tombait, pendant le décollage il faisait nuit mais à peine en lair nous voyons au loin vers l'est les lueurs magnifiques du lever du soleil. Donc nous avons eu une nuit de quelques minutes. Très vite il fait grand jour et les belles lumières du lever s'estompent.
Vers 7h du matin on aterrit sur un petit aéroport. On croit d'abord qu'il s'agit déjà de Oulan-bator. Mais après une annonce en russe et dans un anglais incompréhensible, on nous laisse assis dans l'appareil. On comprend qu'il s'agit juste d'une escale pour faire le plein à Novosibirsk.
On repart au bout d'une heure pour arriver enfin à Oulan-bator vers 10h30. Je commencai à en avoir marre de ce tintamarre des réacteurs et cette immobilité forcée. A l'aterissage je suis moyennement rassuré, car à Novosibirsk le pilote a carrément dérapé en aterrissant et j'ai bien senti comme on chassait avant qu'il ne rétablisse l'appareil. J'espère qu'ici cela se passera mieux. Heureuseent cela se passe mieux ici, on dérape mais à peine.
On marche sur la piste pour arriver dans une aérogare vraiment vieillote. Le hall n'est pas éclairé à l'éléctricité et cela ressemble lus à un entrepot qu'à une aérogare. Il y a tout de même un tapis roulant pour les bagages. On passe toute une série de formalités de police, de douane, de récupération de tickets des bagages. Le pays semble bien englué dans une bureaucratie à la soviétique.
On finit tout de même par sortir avec tous nos bagages, pour retrouver deux charmantes guides mongoles qui parlent relativement bien français apparemment et qui se présentent comme étant envoyées par Siizkhuu, une pour le couple de français qui nous accompagnait et qui ont l'intention de faire un petit périple à la carte de quelques jurs et l'autre pour notre groupe. Notre interprète s'appelle Sara-toya, ce qui veut dire parait il "rayon de lune".
On prend tous un mini-bus qu nous dépose à notre hotel Bayan Gold
Bayan Gold Cela semble être un hotel plutôt luxueux, avec de gros fauteuils en faux simili ska‹ dans le hall. On enregistre et on nous fait monter dans deux grandes belles chambres au 9ième étage. Ce sont des chambres très vastes presque des suites, avec une petite entrée, une salle de bains et uen vaste chambre. Tout cela se veut très luxueux mais n'est tout de même pas très moderne.
Au début on croit que l'éléctricité ne marche pas. Même Sara qui n'est manifestement jamais venue dans un établissement de cette classe, ne sait pas pourquoi il n'y a pa sde courant. Heureusement Agnès a déjà vu ce système en Chine qui consiste à avoir sur le porte clé de la chambre une partie métallisé afin de faire contact. On enfonce le porte clé dans une fente à l'entrée de la chambre et cela rétablit le courant pour toute la chambre. L'éléctricité est précieuse dans ce pays. Cela interdit les pertes d'energie avec personne dans la chambre. On redescend pour aller déjeuner dans la salle à manger de l'hotel. Qui se trouve sous une grande verrière, avec un bassin d'eau au miliue et des installations de sonorisation qui doivent servir pour les soirée de gala à l'hotel.
On déjeune avec Sara qui s'avère parler parfaitement le français. Elle a obtenu parait il le diplôme rouge de l'université, ce qui est la meilleure distinction et je crois qu'elle la mérite. Nous sommes son premier groupe de touristes et elle vient tout juste de terminer ses études. Elle ambitionne de poursuivre par des études de tourisme peut-être en France si elle obtient une bourse. Je méfie des tomates que l'on nous sert, mais je les mange tout de même.
L'après-midi on va au musée d'histoire naturelle.
musée d'histoire naturelle On voit des collections de cailloux, des animaux empaillés, dont un énorme vautour, vraiment impressionnant. A ce demander si ce n'est pas une blague, il doit avoir presque deux mètres de haut. On voit aussi pas mal d'autres specimens d'oiseaux, de mammifères, souvent des animaux que l'on chasse ou que l'on chassait. Ce musée n'est pas passionnant mais somme toute pas ininteressant. En tout cas on en fait vite le tour, car il est tout petit et on est pas dérangé par des groupes de touristes bruyants, car nous sommes pratiquemment seuls. Il parait qu'il y a pas mal de vitrines qui sont vides et que l'ensemble est plutôt sale et mal entretenu. Avec par exemple des bocaux à moitié plein de chloroforme.
De là on reprend le mini-bus qui parait il va nous accompagner pendant tout notre séjour ainsi que son chauffeur. Le chauffeur a l'air très gentil bien que peu bavard. Il est plus agé autour de la cinquantaine. Le mini-bus se compose d'une douzaine de places assises à l'avant, puis trois rangées de deux et un puis une rangée de quatre sièges au fond.
On va dans le grand magasin de la ville. Il se compose de quatre étages de rayons avec dans les étages inférieurs tout pour la vie qutodienne des mongols et à l'étage supérieur les articles de luxe, essentiellement destinés aux touristes payables seulement en dollars. Je suis à la recherche d'une grande couverture pour couvrir mon lit de Paris pendant les demi saisons. On passe un bon moment à choisir la couverture qui plait le plus aux filles. Une fois que l'on a choisi uen couverture à 3000 touldrik c'est à dire environ 30f, je déplie la couverture pour vérifier qu'elle fait bien les 2m sur 2m40 que j'aidemandés. Et alors on réalise qu'en fait il n'y a que des couvertures de 2m sur 1m40. Les mongols ne connaissent pas les grands lits. Il y a aussi des couvertures en poil de chameau qui valent beaucoup plus chères, c'est à dire environ 250f.
On abandonne donc les couvertures décus pour aller à l'étage supérieur vooir les soies et le rayon des cachemires. C'est à peu près le même prix qu'à Pékin mais la qualité n'a pas l'air terrible ici.
En gros la monnaie locale le Touldrik vaut un centime, puisque le change se fait à 450 touldrik pour un dollar alors que l'on a 5f pour un dollar.
touldrik C'est assez difficile de se faire une idée rapide sur le pouvoir d'achat surtout quand on en voit pas les étiquettes mais d'après ce que j'ai compris des prix dans le magasin et notre conversation du déjeuner sur les salaires (dont celui du père de Sara qui est de 30 000 touldrik par mois) le pouvoir d'achat doit être de cinq à six fois moins élevé.
On s'est arrété plusieurs fois dans des bureaux de poste miteux qui font très bureaux de poste du tiers monde avec des petites bonnes femmes qui extirpent difficilement de la poussière cinq cartes postales bien moches et des timbres au compte goutte. Du coup on doit en faire plusieurs car les filles veulent envoyer près de cinquante cartes. Mêle à la poste principale ils sont en travaux et du coup nous sommes recus à deux petits bureaux de fer dans une verranda pré-fabriquée devant le batiment.
Agnès reste dans le mini-bus et accuse la fatigue de la nuit blanche du voyage. Moi le grand magasin m'a plutôt réveillé et c'est le musée que j'ai fait en somnolan.
On rentre à l'hotel pour se reposer avant le diner. Pendant le diner je découvre l'esprit taquin de Sidonie avec qui je m'accorde assez bien pour charrier Agnès. Sara nous apprend que c'est peut-être son premier et son dernier jour avec nous car elle a été recu à un concours pour aller passer deux mois en France et que le départ en principe est prévu pour le 1er juillet. On en saura plus demain, notamment en voyant Siizkhuu. Car jusqu'à présent il a implicitement maintenu les distances d–es à son rang de chef en ne faisant pas son apparition.
On remonte dans nos chambres. Je suis pour l'instant seul dans la miene en attendant que François-Xavier arrive demain. Je fais venir un technicien pour me régler la télé. Car Sara nous a expliqué que le Mardi et le Jeudi on pouvait regarder Canal France International. Ce soir l'image de la France est véhiculée par une émission de variétés Taratata, pas franchement très intellectuelle, mais peut-être représentative des go–ts des français aujourd'hui.
Une serveuse du restaurant vien tme réclamer 1 dollar pour la bière que j'ai commandée pendant le diner, car il parait que le forfait ne comprend qu'une boisson non alcoolisée.
Agnès écrit gentiment sous ma dictée quelques cartes postales. Car même si de voyage en voyage j'en envoie de moins en moins on ne fait pas tous les jours un voyage de ce style.
Assez bizarrement je suis réveillé à 6h du matin. Alors que le décalage horaire aurait d– me faire dormir beaucoup plus tard. C'est le lever du jour sur Oulan-bator. Il n'y a pas un bruit, hormis les chants de nombreux oiseaux. Cest assez incroyable d'être dans une capitaleet de n'entendre que les oiseaux. De temps en temps un véhicule perce le silence, on se dirait vraiment sur une petite route de campagne. Je bouquine assez longuement puis je me rendors tout de même de 8h à 9h.
On va petit déjeuner vers 9h. On a droit à un petit déjeuner plutôt occidental avec du thé, des oeufs, du yoghourt très acide que je sucre abondamment et du pain.
On passe au bureau de Siizkhuu. Il nous recoit dans son bureau décoré de tapis épais et de meubles cossus. Alors que l'on a traversé des pièces un peu miteuses avec du linoléum pour y parvenir. Il est assisté par un monstre qui parait il est sa femme. Après les salamaleques d'usage il nous demande de passer encore une nuit à Oulan-bator, alors que par téléphone j'avais demandé à en partir tout de suite après l'arrivée de François-Xavier. Il nous brosse un peu le programme qui nous attend. Pusi il lache à la fin en réponse à une question d'Agnès qu'en contre partie de cette nuit suplémentaire à Oulan-bator nous aurons une nuit de moins en camp touristiques. Je ne réagis pas sur le coup car il a glissé cela incidemment mais j'ai le sentiment que l'on se fait roule. D'autant plus que Virginie Barbet m'a dit que les camps touristiques on était sous une yourte et que c'était très bien.
Puis on prend le mini-bus qui nous emmène d'abord visiter un ancien monastère boudhiste. C'était autour de ce monastère que c'est construit la ville d'Oulan-bator. D'abord ce n'était qu'un monastère avec quelques yourtes autour puis c'est devenu cette ville de 500 000 habitants. C'est dire à quel point les monastères avaient un role culturel et économique. Et notamment celui ci. Mais presque tout a été détruit pendant les années trente, où une pression du communisme a balayé toute trace de religion dans le pays.
Dans ce monastère il parait qu'il y a eu jusqu'à 10 000 moines. Aujourd'hui il reste quelques rares batiments. Dans l'un d'eux, qui est un temple, on voit des moines lamas qui boivent du thé au centre de la pièce. Notre guide Sara hésite à rentrer pour ne pas les déranger, mais nous emboitons le pas à d'autres touristes qui rentrent sans scrupules.
La pièce est éclairée par des néons, avec un plancher en bois. L'impression est plutôt pauvre et sale. On fait le tour de la pièce autour des bancs qu'utilisent les fidèles.
Le monastère se distribue autour d'une grande plaine herbeuse avec quelques batiments subsistants. Tout cela n'est pas très impressionnant.
De là on va au musée d'art national.
musée d'art national Sara comme partout, achète pour nous les billets. nous sommes complètement pris en charge par l'organisation de Siizkhuu. On pourrait venir en Mongolie sans un centime de plus que l'argent qui lui est destiné. impressionnant. Ce musée est tellement fréquenté que les gardiennes se précipitent devant nous pour nous allumer le premier étage. Sara nous raconte que ce batiment abritait autrefois l'ancien grand magasin de la ville. Et que sa grand mère raconte qu'elle s'y perdait tellement elle trouvait cela grand. Alors qu'il y a au plus trois ou quatre cent mètres carrés par étage. Mais à l'époque c'était l'immeuble le plus grand de la ville, qui comptait surtout des yourtes. On voit un certain nombre de peintures sur soie. Notamment une monumentale au premier étage, qui a été faite en 92 pour célébrer la gloire de la Mongolie. Elle a 12m sur 7. il y a un livre d'or devant que nous sommes les premiers occidentaux à signer. Tout cela ne nous fait pas beaucoup d'effet bien que Sara nous explique qu'il y a des toiles connues. Ici aussi c'est plutôt sale, mal entretenu.
On rentre déjeuner à l'hotel. On nous sert une viande de boulettes vraiment dégueulasse que même moi avec mon sens du devoir je ne finis pas. La salade en entrée par contre était potable.
Après le déjeuner on reprend le minibus pour aller visiter l'ancien palais royal.
palais royal d'Oulan-bator Il reste suite à un incendie quelques pavillons autour d'une grande cour de terre battue. Ces pavillons sont assez mignons, en bois avec des fenêtres grillagées de bois ou des vitraux. A l'intérieur il y a des restes de mobiliers, des autels boudhistes et de nombreuses brodeires sur soie très blles et très colorées. Avec des couleurs que parait il on ne sait plus reproduire aujourd'hui.
On passe par un autre musée, mais il est fermé. Alors on rentre à l'hotel faire une petite sieste. Je propose de retourner au grand magasin pour m'acheter une robe et un chapeau mongol qui me feront un excellent déguisement pour les soirées parisiennes. Mais on a pas le temps car il faut ller à l'aéroport chercher François-Xavier et les filles ne veulent pas prendre le risque de le faire attendre. On va à l'aéroport en une quinzaine de minutes.
On attend dans la salle des arivées. Les passagers sortent au compte gouttes de la zone internationale. Il arrive par un vol de la Miat
Miat la compagnie nationale mongole, de Pékin. Il était dans un bel Iliouchine.
En attendant un petit garcon m'aide à monter par l'escalier qui mène à la salle des départs au dessus. Du coup Agnès lui donne un ballon. Vu le trafic aérien la salle des départs est rigoureusement vide.
François-Xavier fait son apparition. Il parait qu'à son arrivée hier à Pékin il a été fouillé de fond en comble. On reprend le bus, on fait faire un petit tour de la ville pour François-Xavier.
On dine tous ensemble à l'hotel, d'une viande assez bonne. Et d'une bière que cette fois ci je ne paie que 80 cents et le serveur me rend des pièces américaines.
On retrouve Siizkhuu dans le hall de l'hotel. Comme on a un peu trainé il nous attend depusi une demi-heure. Il est venu lui même avec sa femme de comptable qui au départ devait venir seul récolter notre argent. Mais j'ai fait demander par Sara qu'il revienne, pour que l'on puisse renégocier le prix ou les prestations car l'affaire de la nuit en moins en camp touristique me reste en travers de la gorge, estimant que c'est lui que cela arrange que nous passions une nuit de plus à Oulan-bator. Nous montons discuter le bout de gras dans notre chambre. Agnès assiste à la négociation. Je laisse François-Xavier mener la discussion car j'ai peur de tomber dans mon travers de ton tranchant. François-Xavier se fait enfermé dans une négociation de bout de chandelles, où Siizkhuu commence par accdepter de nous faire une réduction de deux dollars sur les 85 par jour prévu. Il pousse même l'enfermement jusqu'à répondre à une de mes interventions en acceptant de nous compter que l'essence que nous avons bruler pour aller chercher François-Xavier au lieu de nous compter le co–t du chauffeur! Finalement au bout d'une heure il nous a longuement décrit notre semaine dans le desert, pour laquelle nous n'avions que peu d'informations et il accepte de nous faire payer que 80 dolars par jour. Ce qui fait toujours 400 dollars d'économie au total. Merci François-Xavier, c'est pas énorme par rapport au total mais c'est plus que ce à quoi je croyai moi même. Ils nous ont avec sa femme fait un petit numéro rigolo et classique, soit disant il n'était que pour traduire et c'est elle qui décide des questions d'argent et avant chaque réponse à nos négociations elle pianotait sur une calculette et il parlementait avant de nous dire oui ou non. Mais il est certain qu'il est heureux qu'ils aient été là tous les deux ce soir, car l'un absent l'autre se serait abrité derrière pour ne rien lacher.
Une fois que l'on s'est mis d'accord sur le prix de 80 dollars par jour et que nous avons payé 50% en beaux dollars, que la comptable vérifie soigneusement car ici comme dans beaucoup de pays, la moindre griffure ou déchirure sur le billet et il est refusé. Et en plus ils n'acceptent pas les billets antérieurs à 1992! Siizkhuu nous quitte et nous décidons de sortir pour aller prendre un dernier verre en ville et voir à quoi ressemble le Oulan-bator by night.
Nous retrouvons dans des rues avec quelques rares lampadaires, quelques voitures et des passants aux mnes plus ou moins rassurantes. On ne sait pas si notre quartier est supposé être animé en tout cas il n'y a pas grand chse d'ouvert de part et d'autre de ces larges avenues à la soviétique. On finit par trouver un grande yourte qui abrite un restaurant, où un serveur qui bizarrement parle un peu italien, nous fait d'abord patienter le temps que l'on nous dresse une table, puis nous introduit sous la yourte elle même. Il n'y a qu'une seule table de clients qui terminent manifestement un repas d'affaires, qui parait il célèbre la signature d'un contrat d'achat de 45 bus par la municipalité. On boit une bière puis on retourne à l'hotel.
Agnès n'est que moyennement rassurée, car quelqu'un lui a colporté que les mongols ne se génait pas pour abuser des femmes.
On petit déjeune d'oeufs, de charcuterie et de jus de tomate. Sara n'est pas là ce matin, mais en fait elle nous attendait dans le hall.
On remonte boucler nos bagages. Je pompe de l'eau au robinet de la salle de bains pour remplir les différentes gourdes. Car pour éviter les amibes nous nous sommes équipés graecirc;ce à Agnès d'une pompe filtrante. C'est assez fatiguant de pomper filet d'eau par filet d'eau, mais cela vaut la peine si cela peut nous éviter quelque tourista et autre maladie aqueusement transmissible.
On descend nos bagages, je cherche à acheter un chandail en cachemire dans le magasin de l'hotel comme vient de le faire François-Xavier et l'ont fait les files hier soir. Mais justement la boutique est fermée, la vendeuse est partie prendre un café où je ne sais quoi. Tant pis, avec le temps qui s'annonce assez frais j'ai un peu peur de manquer de chandail mais on verra bien.
Il faut dire que depuis trois jours que l'on est ici. Le temps s'est maintenu avec constance à la pluie et on a à peie entrevu le soleil entre deux averses. Je pense à Gilles et Virginie qui l'année dernière n'ont eu que de la pluie pendant tout leur voyage et je redoute que nous ayons le mêm sort. Il faut dire que nous arrivons exactement à la saison des pluies. Et que si l'année dernière on leur avait dit que c'était tout à fait exceptionnel qu'il pleuve autant, si cela se trouve ils disentexactement la même chose chaque année aux touristes na‹fs qui croient les guides qui racontent que la saison des pluies n'est pas mouillée dans ce pays.
On monte dans le mini-bus vers 10h. Siizkhuu est là pour nous dire au revoir, ainsi que sa femme qui a une grosse bague. Nous faisns connaissance avec Djarra qui sera notre cuisinier. Il parait que Djarra signifie "bonheur".
On sort d'Oulan-bator par une route goudronnée que l'on suit sur 300km. Mais la route n'est pas très bonne et n dépasse difficilement le 40 ou 50 à l'heure. Ce qui promet lorsque nous serons su les pistes que nous a annoncé Siizkhuu.
En effet on quitte la route goudronnée pour prendre une piste de terre sur les 50 derniers kilomètres et là on ne dépasse pas le vingt à l'heure avec des énormes cahots provoqués par des trous dans la piste ou par des petites rivières dans le lit desquelles il faut descendre puis remonter de l'autre coté. Quelque fois la tr aversée est assez périlleuse d'autant plus que notre mni-bus n'a que deux roues motrices à l'arrière. Et il faut que notre chauffeur vise bien pour savoir à quel endroit la traversée de ces petits ruisseaux est la plus propice.
On voit de part et d'autre de la piste des troupeaux de moutons, de chèvres, de vaches ou de chevaux. Qui sont les quatre éléments de base de l'élevage mongol. Mais on voit aussi des marmottes qui courent à toute vitesse dans les prairies de part et d'autre de la piste. Il y a aussi pas mal d'oiseaux. Avec notamment des faucons et des vautours qui flanent au dessus de nous.
Bref nous sommes tout de suite plongés dans le vif du sujet au milieu des grandes stepes de prairies herbeuses à perte de vue. Selon les endroits l'herbe est plus ou moisn grasse et dense, mais dans tous les cas il n'y a pas un arbre à l'horizon et pas non plus de cloture pour contenir les troupeaux.
Dans le mini-bus, je commence déjà à avoir mal aux fesses sur mon siège et je somnole pas mal. j'arrive même à un moment à disposer de deux sièges pour m'allonger. Je résiste à la tentation de lire mes bouquins sur cassettes pour économiser celles ci et je me contente de lire mon bouquin en braille.
On s'arrète pour déjeuner près d'un troupeau et de son berger. puis on repart pour encore une après-midi de route. On finit par arriver au camp touristique où nous devons passer la nuit après onze heures de mini-bus.
Il s'agit d'un camp composé d'une trentaine de yourte montée les unes à coté des autres, entourée d'une cloture. Avec quelques batiments en dur pour abriter les douches, les cuisines et autres installations communes. Ce camp est à quelques pas de du chef lieu du département qui se dit Som en mngol dont le nom est Roudjirk.
On se retrouve dans une yourte avec quatre lits disposés le long des murs; Une table au milieu et un po‰le. Ici notre yourte est éclairée éléctriquement ce qui ne doit pas être le cas dans la yourte au milieu des steppes. En tout cas c'est sympa de se retrouver dans cette tente en feutre blanc typique et bien plus amusante que notre hotel de béton d'Oulan-bator.
On va diner dans une grande yourte qui fait salle à manger. A part nous il n'y a qu'un groupe de japonais. Apparemment il n'y a pas trop de touristes dans ce camp. I y a un bungalow où on peut se doucher mais l'eau y est dissuasivement glacée. Aussi on s'abstient pour ce soir. On se fit allumer un feu dans notre po‰le et on se couche. Il se remet à pleuvoir et on peut éprouver l'étanchéité de la yourte. On recoit tout de même quelques gouttes par le trou au sommet destiné au tuyau de po‰le et qui peut se fermer plus ou moins à volonté mais nous ne savons pas comment le boucher à fond.
Je suis réveillé à 6h du matin et je bouquine dans mon lit jusqu'à 9h. On a un peu du mal à se lever au moins Sidonie et moi. Agnès m'ejecte manu-militari de mon lit. Elle nous exhorte a nous dépécher, car nous ne respectons pas l'horaire de 9h au petit déjeuner qui nous avait été proposé hier soir. "les chevaux doivent être là à 10h et on sera en retard". Finalement après le petit déjeuner dans la grande yourte et quelques tentatives de toilette à l'eau par certains, nous devons attendre patiemment l'arrivée des chevaux dont l'horaire de 10h n'était bien s–r que théorique.
On a eu droit à un petit déjeuner copieux avec du riz aux oignons et à la viande.
Agnès et François-Xavier achètent des bottes en cuir à des nomades de passage car ils n'ont apporté que des chaussures bateau pour monter et vu que le climat s'annnce plutôt pluvieux. Ce matin D'ailleurs ce matin il pleut encore un peu. Du coup je retourne bouquiner bie au chaud au lit pour attendre les chevaux.
Mais le soleil finit par percer les nuages et j'ai un rayon très agréable qui vient me caresser en passant par le trou au sommet de la yourte. Les chevaux finissent par arriver. je sors de la yourte. Et on va faire leur connaissance.
On choisit chacun le notre, je me vois affecté un cheval gris qui parait il est le plus sympa. ils sont en tout cas tout petits et leur garrot nous arrivent à peu près au sternum. Sidonie n'a pas tout de suite son cheval car un mongol est parti avec au village voisin de Roudjirk pour acheter des bandes de tissu qui servent de chaussettes pour les nouvelles bottes d'Agnès et François-Xavier. Les mongols se nouent les bandes de tissus autour des chevilles et cela rend les bottes beaucoup plus confortables car sinon elles sont plutôt d'un cuir rigide.
Il parait que mon cheval est un ancien champion, il est arrivé 3ième dans une course parmi 100 chevaux lorsqu'il avait 3 ans et 7ième l'année d'après. Mais il semble très sympa même s'il est parfois un peu capricieux. Par exemple il a toujours un peu tendance à se déporter sur la droite. Ce qui me permet de faire plaisir au mongol en disant de lui qu'il n'aime pas les communistes.
Le guide des chevaux s'appelle Aougui et semble être très sympa. Il semble que ce soit son frère qui était le guide de Gilles et Virginie l'année dernière.
Donc nous nous sommes mis en branle et avons quitté à cheval le camp touristique. Nous commencons par du pas. puis après un moment le guide nous lance au trot. Cela fait une drole d'impression, car étant tout petits ces chevaux ont un trot très cadencé et ce n'est pas facile de trouver le rythme pour faire du trot en levé. Quant au trot assis mon assiette toujours aussi mauvaise ne me permet pas d'en faire longtemps et confortablement. De même au galop le petit galop s'avèr etrès confortable, mais le grand galop est assez cadencé et la petite taille des chevaux fait que les genoux frottent pas mal sur les cotés de la selle. Ainsi que les fesses qui frottent sur la selle mais dans ce cas je crains que ce ne soit plutôt d– à ma facon de monter. Et je ne devrais pas trop me plaindre car j'ai droit à une selle rembourrée d'une sur-selle en tissu jaune.
Les selles sont constituées d'un dispositif ingénieux qui protège au maximum la colonne vertebrale du cheval. A savoir deux arcons métalliques à l'avant et à l'arrière, avec une tige de cuir rigide pour relier les deux au dessus de la colonne vertebrale et de part et d'autre deux barres de bois. Le tout recouvert d'une couche de cuir, formant ainsi une espèce de toît au dessus du dos du cheval. L'inconvénient de ce système c'est la tige rigide en cuir (faîte du toît) qui a une facheuse tendance à rentrer dans la raie des fesses. Mais ceci est le système adopté pour les selles de cavaliers amateurs comme les touristes, car les cavaliers de la steppe eux ont des selles en bois, qui rappelle un peu les selles des dromadaires du desert avec des montants en bois assez haut à l'avant et à l'arrière. Le tout vaguement amorti par une couche de tissu.
On fait un grand galop dans les paturages à perte de vue des steppes mongoles. Il n'y a vraiment aucun obstacle à l'horizon et c'est vraiment grisant de galoper ainsi à perte de vue.
On finit par rejoindre le mini-bus qui nous avait doublé peu après notre départ et qui nous attend au bord d'un étang. On voit des yacks et de nombreux aigles qui tournent autour de notre campement. On va faire une petite balade au bord de l'étang avant le déjeuner. C'est impressionnant de voir ces aigles aussi nombreux ici alors que c'est une race protégée en France.
On déjeune au soleil sur une toile cirée improvisée en nappe. Djarra nous a préparer un plat assez bon. On fait une petite sieste por se reposer les fesses avant de repartir. Je m'enduis de crème mitosile à titre préventif, car je sens que cela commence pas mal à frotter.
Puis on remonte à cheval vers 4h. Ce matin le soleil faisait de timides apparitions mais cette après-midi ca y est il fait carrément chaud et le temps pluivieux est bien oublié. Tant mieux. J'ôte mon chandail et le noue autour du cou en tentant de ne pas effrayer mon cheval, car ils s'effraient assez facilement des gestes amples de leur cavalier. Et pour la première fois depuis trois jours je reste avec plaisir en chemisette.
On met pied à terre devant une yourte habitée par une famille qui élève des yacks et des vaches. Ils habitent à six dedans, les deux parents et quatre enfants.
yourte et enclos mongols
On pénètre à l'intérieur en tentant de ne pas
heurter le seuil en bois de la porte car il parait que dans la tradition
c'est signe que l'on amène les mauvais esprits avec soi. On nous offre un
bol de lait caillé de jument qui circule de mains en mains. On ne trouve
pas cela terrible très acide. Puis on nous offre du fromage de vache qui
n'est pas mauvais. On a droit à trois sortes de fromages un sec assez
bon, un insipide et un troisième très acide. Il parait qu'il sson ttous
les trois de vache.
famille mongole sous la yourte
Ils sont très hospitaliers et offrent facilement ainsi à boire et à manger aux voyageurs. La conversation est néammoins peu animée et il est de bon ton semble t'il de se borner aux banalités. Ainsi Sara filtre les quelques questions que nous souhaitons leur poser et qu'elle interprète. Par exemple j'ai voulu demander ce qu'il faisait de leur bétail s'il allait le vendre à un marché en ville où sii c'est le marchand qui venait l'acheter sur place, mais elle a refusé de traduire cette question considérant que c'était indiscret.
Avant de repartir on assiste à la traite des yacks qui ressemble tout à fait à la traite des vaches telle qu'on la connait. Pour ce faire ils rassemblent les yacks femelles dans un enclos de bois d'où ils les sortent une par une pour les traire.
On se remet à cheval, il nous reste plus beaucoup de kilomètres à faire sur les 35 que comptera parait il cette première journée. Le solei brille encore de tous ses feux.
On voit passer pas loin de nous une course d'uen trentaine de chevaux montés par des enfants de sept ou huit qui s'entrainent pour la course du Nadam la fête nationale du 11 juillet. Mon cheval qui est un ancien coursier est assez excité lorsqu'isl passent à coté de nous. Ils passent en hululant dans un grand nuage de poussière au grand galop.
On arrive au campement installé par le chauffeur et le cuisinier au pied d'une petite cascade sur la rivière. Lorsque l'on arrive le soleil n'est pas encore couché. Alors j'en profite pour alle me baigner et le laver dans la rivière. J'adopte une technique assez sioux pour palier à fraicheur de l'eau et à sa faible profondeur, je commence par me savonner plus ou moins à sec puis une fois que je suis plein de savon je suis bien forcé de m'allonger dans les vingt centimètres d'eau frisquette pour me rincer. Mais c'est tout de même très agréable au point que je m'allonge deux fois dans l'eau. J'en profite aussi pour faire une petite lessive et on remplit aussi les gourdes avec la pompe filtrante.
On retourne au campement qui est à quleques mètres de là pour diner. Malheureusement on ne dine pas autour d'un feu de bois car ici le bois est assez rare. Et on mange notre platée de féculents poivron autour de la toile cirée - nappe. On boit du thé et du sirop de grenadine. On papote un peu, je me bats gentiment avec Agnès qui me surprend par sa force. Puis je vais me laver les dents au bord de la rivière. Et je mets ma lessive à sècher dans le mini-bus.
On dort dans des tentes. Il y a une tente pour les filles, une pour les garcons et une pour les mongols qui est heureusement pour eux un peu plus grande. Djarra dort dans le mini-bus. Comme les tentes sont plus larges que profondes François-Xavier et moi décidons de dormir en travers.
J'ai pas très bien dormi pour une première nuit sur le sol et surtout j'ai été réveillé plusieurs fois par le froid qui gagnait mes pieds car je ne suis pas très bien protégé dans mon petit sac de couchage. Du coup j'ai un peu du mal à me lever et je paresse dans mon sac alors que les autres sont déjà levés. J'espère arriver à la fin de ma cassette. La chef Agnès me houspille et cela m'agace.
On petit déjeune sous un très beau soleil. Je mets un peu les choses au point avec Agnès en lui demandant de me faire des vacances, car nous faisons une surenchère de taquinerie qui finit par être fatiguante. Et puis elle est un peu trop maternant e à mon égard.
Avant que nous remontions en selle les mongols démontent et plient les tentes, je me crème les fesses et les cuisses au mitosil. François-Xavier a eu le courage d'aller se baigner dans la rivière malgré le petit vent frais qui souffle.
Ce matin on fait une assez longue étape. On s'arrète dans une yourte où on nous offre encore du lait cailé de jument et du fromage. qui cette fois ci est particulièrement acide. Je me contente donc de mordre un gramme de fromage dans le morceau qui m'est échu de l'assiette qui circule. Je garde le reste dans le creux de ma main et je le jetterai une fois remonté à cheval. On nous fait aussi gouter l'eau de vie de lait de vache.
On nous explique que c'est fait à partir du lait fermenté de la vache. On le distile pour obtenir un liquide à peu près transparant, issu de la vapeur de lait. En principe le résultat titre à 12 en degré d'alcool. Ce n'est pas mauvais mais cela manque d'interêt on comprend que les normands malgré leur lait abondant ce soit rabbattu sur le calva.
Le lait de jument fermenté s'appelle l'aillerak. Il est placé une fosi trait dans une grande outre traditionnellement en entrant à gauche dans la yourte. Et on le bat avec un baton pour accèlerer la fermantation. C'est là où on va en puiser un bol pour en offrir aux voyageurs de passage comme nous.
Cette fois ci nous avons été assis à la place d'honneur sur le lit-coffre situé au nord de la yourte. Car les yourtes ont toujours la porte orienté au sud. On a un beau rayon de soleil qui vient nous éclairer par le toit. Les enfants s'amusent beaucoup avec les ballons gonflables que nous leurs distribuons.
Ici ils ont un enclos et une petite bergerie en bois pour leur moutons qu'ils retrouvent chaque année lorsqu'ils reviennent planter la yourte pour l'été.
En fait tous les mongols qui habitent à la campagne sont encore très nomades et ils changent leur yourte de place quatre fosi par an. En tournant sur des emplacements que la tradition leur a attribué. Il n'y a pas de propriété foncière. Mais il parait qu'il n'y a pas de problème et que l'on ne retrouve pas son emplacement occupé.
C'est vraiment extraordinaire de voir ces hommes nomades, qui semblent si bien intégrer dans la nature qui les entourent. Ils ont l'air vraiment heureux. Et si il doit y avoir quelques difficultés à passer le cap des trois ans avec une mortalité infantile encore importante vu les conditions d'hygiène dans lesquelles ils vivient. Au delà du cap des trois ans, ce doit vraiment être le bonheur.
Il parait que l'apport de la modernité c'est qu'à chaque déménagement ils louent ou empruntent un camion pour déménager leur yourte et leur famille jusqu'à la case suivante. Alors qu'avant ils se transportaient en char à beoufs. Mais à part cela ils vivent pratiquemment comme il y a trois cent ans.
On rencontre tout de même sur les pistes d'herbe qui parcourent la steppe, de temps en temps uen moto, très rarement un camion ou un 4X4. La plupart du temps ils se déplacent à cheval. Il parait que les femmes vont aussi désormais accoucher à l'hopital du chef lieu. Ce qui est un autre progrès notable, probablement un des bienfaits du communisme avec la scolarisation obligatoire.
A chaque fois que l'on rencontre un cheval ou un véhicule motorisé notre guide s'arrète pour échanger des salutations, des informatiosn sur l'état des chemins où pour se repérer.
On fait encore des longs galops géniaux. Il y a un beau soleil sympa. On passe au milieu des troupeaux de yack.
On voit encore passer une course de chevaux avec des enfants dessus, qui s'entrainent pour le Nadam. Je tourne la tête de mon cheval de l'autre coté pour éviter qu'il s'excite.
On a du mal à retrouver le mini-bus au milieu de la steppe. Et Aougui le guide doit utiliser les jumelles de François-Xavier pour le repérer au loin. On arrive au campement de déjeuner vers 4h. On est content de s'arréter un epu car l'étape a été longue. J'ai notamment les cuisses qui frottent sur des petits sacs qui se sont formés de part et d'autre à l'avant de ma selle. Pour les fesses cela va pas trop mal car j'ai utilisé ce matin la sur-selle que mman m'a gentiment offerte, et avec la selel plus les deux sur-selle je me retrouve assez bien rembourré.
On s'est arrété pas très loin de la rivière. On descend jusqu'à l'eau par une pente douce qui y mène sur une distance de 500m environ. On peut constater que l'on est tout de même assez fatigué car on a du mal à remonter la pente et les courbatures commencent à se manifester.
Je me bande la cuisse droit pour me la protéger des frottements car elle commence à être bien rouge et je voudrai prévenir les blessures. Agnès a la bonne idée de me faire racourcir mes étriers ce qui m'aide aussi à moins frotter. De toute facon cette après-midi l'étape doit être courte.
On arrive après un grand galop fantastique qui n'en finissait plus. On a galopé pendant au moisn vingt minutes et c'était vraiment génial. On arrive donc près d'une espèce de camp touristiques avec des baraques au lieu de yourtes, toujours ceintes d'une cloture de bois. Ce sont vraiment les seules occasions de voir des clotures, hormis les enclos pour parquer les animaux près des yourtes. On retrouve le mini-bus un peu plus loin.
François-Xavier part faire un petit tour sur mon cheval pour l'essayer. Mais on voit revenir le cheval tout seul et François-Xavier à pied un peu plus tard. Il est tombé en plus dans une belle bouse.
Le campement est encore près de la rivière. ici il y a encore des rapides. On va rapidemment se baigner pour se rafraichir et se laver. L'eau est un peu vaseuse mais il y a des endroits où on a pas pied et où on peut nager. C'est vraiment super agréable. On joue dans l'eau, on se lave et on paresse un peu au bord de l'eau au soleil qui chauffe encore.
On dine puis on va se balader dans la gorge qui est toute proche et où la rivière tombe en cascade. Il parait que c'est un ancien cratère de volcan. Ce qui explique pourquoi la vallée dans la quelle nous faisons notre randonnée est parsemée de roches volcaniques. On descend un peu en escalade dans la gorge, car c'est assez abrupt.
On se balade au fond. Il y a des arbres qui sont à l'abri des vents d'hiver et parviennent à pousser. Il y a une petite plage au bord de la rivière qui reprend son cours après la cascade. On est bien encaissé, il parait que la cascade fait 35m d'après les mongols, il nous semble que c'est plutôt une dizaine de mètres. Mais nous avosn déjà p– constater avec la longueur et la durée des étapes que les mètres et les heures mongoles n'avaient pas uen valeur tout à fait égale aux notres. On joue à envoyer des pierres de l'autre coté de la rivière. Puis après avor fait uen bonne balade dans ce décor et cette végétation tout à fait inattendue on remonte dans la steppe. Comme d'habitude la montée est plus aisée que la descente.
On a vu le soleil se coucher sur les parois des gorges se qui était tout à fait magnifique avec des très belles couleurs. On a vu aussi une petite caverne dans la paroi. Et puis on a respecté la tradition superstitieuse mongole qui veut que l'on fasse trois fois le tour des tas de pierre sacré comme celui qu'i y avait au fond.
Je me lave les dents avant de me coucher. Mais je veux attendre la tombée de la nuit car j'ai enfin besoin de m'isoler et avec ces steppes à perte de vue sans un arbre, c'est plus facile dans l'obscurité. Du coup je fais un effort pour patienter.
François-Xavier s'est levé à 7h, pour retourner à la fraiche voir la cascade. J'en profite pour m'enfiler dans son sac de couchage par dessus le mien, pour me réchauffer les pieds qui sont encore glacés. Au bout d'un moment que je passe à bouquiner il revient de sa balade et je lui rends son sac de couchage, bien que poliment il prétende ne pas en avoir besoin. Finalement on se lève à 8h45. Le temps de petit déjeuner et de se préparer on est en selle qu'à 10h45. Et j'ai pas mal contribué à la trainerie générale en ayant un processus de préparation de plus en plus long entre la crème, la bande sur la cuiss
Aujourd'hui nous avons petit déjeuner dans une de nos tentes car il y a un vent assez frais qui souffle et on est mieux à l'abri. Cette fois ci le petit déjeuner était assez léger avec juste quelques beignets et quelques tartines. Mais comme presque à chaque repas Agnès touche à peine à sa part et nous nous la partageons avec François-Xavier, ce qui nous cale bien.
On traverse une plaine pour retourner en direction de l'endroi toù nous étions hier. En fait nous sommes arrivés aupoint le plus extrême dans la vallée de notre balade et désormais nous allons revenir vers Roudjirk en sillonnant la vallée un peu dans ous les sens. Aussi on demande au moins à ne pas revenir camper exactement au même endroit et qu'ils se débrouillent pour nous trouver un autre endroit près de la rivière qui ne soit pas la petite cascade.
On fait encore des grands galops géniaux, je me sens un peu moins à l'aise car ma selle est de traviole et j'ai un peu peur de verser sur le coté.
Le vent est tombé et nous parcourons des paturages baignés par un soleil éclatant. Au point que j'ai l'impression que la plaine est blanchie par le soleil. En tout cas il fait chaud, il n'est pas question de garder le chandail que le vent nous avait incité à prendre. La lumière du soleil est éblouissante. On fait des grands galops très sympas, à perte de vue. On fait des courses entre nous et mon cheval n'est pas en reste. J'ai à peine besoin de le pousser et il est toujours le premier à partir dès qu'un galop s'annonce. Avec son energie je suis facilement dans les chevaux de tête.
On a encore une étape longue à faire aujourd'hui. En milieu de matinée c'est à dire vers 13h vu l'heure à laquelle nous sommes partis, Agnès me suggère avec son autorité naturelle de changer de cheval. Je fais donc un échange avec François-Xavieer, ce qui va lui permettre de tester vraiment le mien. Je me rends comte à quel point, j'ai beau me plaindre de mes pauvres petites fesses malmenées sur mes deux sur-selles, ce n'est rien par rapport au confort de François-Xavier, où là on sent vraiment la tige transversale de la selle et où on est à la dure. Je ne sais pas dans quel était est le postérieur de François-Xavier, mais je suis impressionné par son sto‹cisme car il ne se plaint pas du tout. Cela nous donne une bonne lecon de courage. Au point que s'en est parfois humiliant de ne jamais l'entendre se plaindre. Du coup je passe le reste de l'étape en extension que l'on soit au trot ou au galop. Il n'y a que le pas que je fais assis afin de ménager mes rapports avec cette tige transversale et puis quelques galps assis que je m'autorise de temps en temps. Au moins l'avantage avec cette selle c'est que mes cuisses ne frottent pas sur les cotés. A part cela son cheval a du mal à démarrer. On l'a d'ailleurs baptisé vieille branche. Il parait qu'il a 23 ans et il faut pas mal le cravacher pour obtenir de lui de passer du trot qu'i affectionne au galop. En fait le fait de lever la cravache suffit en général à lui donner l'impulsion.
Bizarrement les mongols dont la vie semble tellement tourner autour des chevaux ne leur donne pas de nom. Peut-être parcequ'ils ont trop de chevaux. En tout cas nous n'avons pas tardé à baptiser les notres. J'ai appelé le mien Agnès car il a quelques similitudes avec notre compagne de voyage. Notamment il a besoin d'affection et a toujours tendance à aller fourrer son nez dans le cul du cheval qui le précède. Agnès a surnommé le sien pétrolette. Celui de Sidonie s'appelle Germaine, celui de François-Xavier vieille branche. Et Sara a baptisé le sien petit pote.
On s'arrète pour le déjeuner. Bétement j'accroche volontairement mal ma cravache à l'arçon avant de ma selle, pensant éviter ainsi à Augui du mal pour la détacher lorsqu'il desellera les chevaux. Mais en fait il ne deselle pas les chevaux et du coup vieille branche par brouter dans les environs avec sa cravache qu'elle s'empresse de laisser tomber et de perdre dans la steppe avoisinante.
Il faudrait peut-être que je me décide à moins me cramponner à l'arçon de la selle pendant les galops car je le cramponne tellement fort et les galops sont tellement longs que je commence à avoir mal aux pouces que je serre autour de l'arçon.
On déjeune à l'ombre du camion. Car il fait vraiment trop chaud pour rester en plein soleil. La pluie d'Oulan-bator est bien oubliée. Puis tandis qu'Agnès et François-Xavier vont pomper de l'eau à la rivière toute proche, je reste allongé sur les genoux à faire une petite sieste et à deviser avec elle et Sara.
On remonte en selle vers 5h. Je crois qu'il vaut mieux que je récupère mon confortable destrier car sinon les autres risquent de prendre l'habitude de me l'emprunter. On fait encore un long galop.
Jusqu'à une yourte que parait il on voyait déjà comme un point à l'horizon de notre étape de déjeuner. Car le regard porte très loin dans cet univers à découvert. On met pied à terre devant la yourte. En fait il s'agit de la yourte où nous nous sommes déjà arrétés, qui avait une bergerie en bois. On nous fait gouter du fromage blanc et boire de l'Aillerak, c'est à dire le lait de jument fermenté.
Les couleurs du ciel sont magnifiques car le temps est orageux et on entend d'ailleurs l'orage gronder au loin et peu à peu nous ratrapper.
En quittant la yourte où nous avons encore été très bien accueillis nous faisons un beau galop dans le vent qui se lève. Cette fois ci dans la yourte la famille n'était pas au complet et certains doivent vaquer à leurs occupations ou bien probablement nous ne représentons plus autant d'interêt qu'au premier jour.
On arrive dans un coin de la vallée où sont disposées des tas de cailloux qui ressemblent vaguement à des séries de dolmens et de mennhirs. Il parait qu'il s'agit des restes d'un cimetierre qui devaient abriter les aristocrates d'une civilisation antérieure. Cela ne nous passionne pas beaucoup et nous nous contentons d'une curiosité polie à l'égard de nos amis mongols.
On grimpe le long du ravin qui borde la rivière pour redescendre vers la rivière. On finit par apercevoir le mini-bus qui nous attend. Et nous y arrive juste à temps alors qu'il se met à pleuvoir quelques gouttes. Et à peine sommes nous réfugiés dans le mini-bus qu'il se met à tomber des cordes.
Dès que la pluie se calme je vais à la rivière pour faire ma toilette. J'ai l'intention de m'y laver les cheveux, mais en fait je recule devant le petit vent froid qui souffle et qui rend la toilette peu attractive. Mes bonnes intentions se réduisent donc finalement à un gant de toilette sur la figure. Puis on remonte diner au mini-bus.
Après le diner je propose une partie de cartes, mais les autres préfèrent aller se coucher ou rédiger leur journal de bord.
On se réveille assez tôt. On petit déjeune léger avec juste des beignets, de la confiture et du beurre, qui commence un peu à rancir. De jour en jour j'en prends des noix de plus en plus petites, et deux tartines. de pain, dont manifestement nous arrivons au bout de notre stock.
On reprend les chevaux. Aujourd'hui je sens que je commence à avoir les fesses légèrement tannées donc je m'essaie au galop assis. D'autant plus que j'ai les cuisses épuisées à force de rester en extension. Notamment hier avec vieille branche j'ai fait tous les trots et tous les galops en extension et du coup je suis arrivé extenué à l'étape. Mais en trot assis j'ai l'impression d'avoir un petit pois qui ballote dans ma tête et la migraine me guette et en trot en lever la cadence de ces petits chevaux est tellement rapide que ce n'est pas facile d'atrapper le rythme, d'autant plus que je me mets à faire du trot en lever seulement quand je suis crevé de faire du trot en extension d'où une nervosité et une fatigue qui me rend d'autant plus difficile les autres positions.
Nous nous engageons dans une petite vallée perpendiculaire à la grande plaine et qui s'enfonce dans les collines. Le paysage change complètement, c'est extrèmement vert et les collines sont toutes proches. Nous montons peu à peu entre des champs fantastiques de fleurs. Il y en a des tapis tellement vastes et denses que même moi j'arrive à percevoir ces étendues de couleur blanches ou jaunes. On monte entre un champ de fleurs blanches à notre droite et un champ de fleurs jaunes à notre gauche, c'est vraiment superbe.
Au fond de cette vallée qui doit être bien abritée du vent glacial de l'hiver et être bien irriguée par les ruisseaux qui descendent des collines on trouve carrément un petit vallon de sapins. C'est très impressionnant après plusieurs jours sans pratiquement un arbre de tout d'un coup se retrouver dans une forêt de sapins. Leur parfum est excellent, on progresse dans de très hautes herbes et le terrain est assez marécageux.
Aougui, notre guide, perd plusieurs fois son chemin et donc nous progressons en tournicotant à la recherche du meilleur endroit pour faire passer les chevaux. plusieurs fois nous faisons demi-tour et nous devons même poser pied à terre pour traverser des ruisseaux au sol marécageux incertain. Je suis le seul à avoir la permisson d'Aougui de rester sur mon cheval pour franchir ces flaques, pendant que les autres progressent difficilement en voyant à peine entre les hautes herbes sur quoi il pose les pieds.
Il fait particulièrmeent chaud, mais aujourd'hui je garde mon chandail pour protéger mes bras qui commencaient à bruler ce matin et je me suis mis de l'écran total pour me faire une journée sans soleil. Ce matin on a pas pris de gourdes, contrairement à ce que je préconisai et on s'est contenté d'ue petite bouteille d'eau en plastique que je porte dans le sac à dos. Et on apprend en cours de route qu'aujourd'hui on ne retrouvera pas le mini-bus pour déjeuner et qu'Aougui a un pique nique dans son sac. Je trouve que pour une fois Sara a commis une erreur et aurait d– nous prévenir afin que nous nous préparions en conséquence.
On commence à desespèrer de jamais sortir de ce labyrinthe de sapins et de marécages. On a l'air d'être pas mal paumés. En tout cas je suis ravi le paysage est magnifique, cela nous fait un peu d'émotion et nous change del l'ordinaire. On finit par obliquer vers le sommet d'une colline voisine. D'où Aougui scrute l'horizon avec les jumelles. Il finit par repérer l'ermitage qui est l'objectif de notre balade. Aougui et Sara hésitent à y aller, mais on leur demande d'y aller, car ce serait dommage de renoncer à l'objectif de la journée alors qu'aougui pense qu'il ne nous reste plus qu'une demi-heure de marche. D'autant plus qu'il parait que l'on pourra faire le retour par une voie plus facile.
Donc on reprend les chevaux pour traverser uen dernière portion de forêt vant d'arriver au pied de la colline qui abrite l'ermitage.
On attache les chevaux et on s'installe sous un arbre pour pique niquer. Enfin on est à l'ombre d'un arbre après ces derniers jours où la seule ombre que nous pouvions trouver à des kilomètres à la ronde était celledu mini-bus, qui n'est pas bien grande à l'heure du déjeuner. Il y a certainement dans ce vallon plus d'arbre que nous n'en avons vu depuis notre départ d'Oulan-bator. Je n'ai pas souvent été en été dans les Alpes, mais cela doit y ressembler en tout cas c'est très beau.
On déjeune d'un plat de nouilles tenu au chaud dans un thermos, on boit du sirop de framboise et on prend nos petites barres de céréales en guise de dessert.
C'est la première fois que je puise dans nos provisions personnelles. Mais les autres et notamment Agnès pour les bonbons y ont déjà largement fait honneur. En effet sur la recommandation des deux groupes de français que j'ai contacté et qui sont venus ici l'année dernière, nous nous sommes munis d'abondantes provisions. Dans un double objectif : avoir un apport en sucre, car leur alimentation ici est dépourvue de tout sucre. Ce qui est à modérer en l'ocurrence car Djarra améliore souvent l'ordinaire par un gobelet de fruits au sirop. Mais malgré tout il parait qe l'on se manque vite de sucre et que l'on ressent le besoin de se jetter sur une barre de céréales ou un bonbon à défaut de plaquette de chocolat qui risqueraient de ne pas apprécier le voyage dans l'été des steppes. Le deuxième objectif de ces provisions est de rompre avec la monotonie des plats de mouton bouilli, féculent qui nous sont servis scrupuleusement à chaue repas. Du coup Agnès et Sidonie se sont chargés à Paris de ces courses et sont arrivés avec deux énormes sacs pleins de barres de céréales, de fromages, de bonbons, de saucisson, et autres fruits séchés. J'ai d'abord l'impression qu'il y en a beaucoup trop mais en fait l'expérience montrera qu'il n'y a rien de trop et avc l'aide des mongols qui apprécient nos sucreries nous ne finirons qu'avec un saucisson inmangé. Qui reviendra à Paris et terminera dans la voiture de Marie-Laure.
Après avoir déjeuner au pied de l'ermitage, on laisse les chevaux attachés et on monte à pied jusqu'à cet ermitage. Nous sommes accueillis par un lama jaune dont le signe distinctifest une étolle orange qu'il porte autour du cou. Il a environ 35 ans. En ce moment il est tout seul car les trois autres lamas qui normalement habitent avec lui sont partis voir leurs parents.
Lorsque nous arrivons il est dans la première pièce du petit temple en train d'égrener des prières. Il psalmodie sur un rythme très rituel des prières en tibetin qu'il connat par coeur. Il chante cela sur une cadence très rapide et le simple fait d'être capable d'articuler à cette vitesse est déjà une performance.
Puis lorsqu'il a terminé il nous fait entrer dans la deuxième pièce, celle du fond, qui contient un autel, des bouddhas, des décorations colorées. Il y a une assiette pleine d'offrandes avec des céréales au dessus de pierre de topaze, d'or et d'argent. Il y a des morceaux de tissus brodés qui sont suspendus aux murs.
Je pose quelques questiosn via Sara sur leur vie monastique. il parait qu'ils n'ont pas de règles monastique sur leur vie quotidienne et que la seule contrainte est qu'ils sont censés priés de midi à trois heures, le reste du temps ils sont libres de l'organiser selon leurs voeux. Mais dans la pratique ils passent beaucoup de temps à prier.
Ensuite ils nous emmènent un peu plus haut sur la colline pour voir la caverne qu'a habitée un ermite qui s'est réfugié ici pendant neuf ans durant la période de repression des années trente. Il habitait uen petite caverne il faut vraiment se baisse pour franchir lentrée. Il y a un bas flanc de pierre, un foyer pour le feu. L'entrée est bouchée à moitié par un petit mur de pierre empilées de facon très sommaire et qui doit largement laisser passer le vent et le froid de l'hiver. Je me vois mal passant neuf hivers ici.
On voit aussi une autre caverne que le lama réfuigé ici pendant les années trente s'est creusée parait il avec une simple hache. C'est vraiment rustique et petit mais au moisn cela devait être un peu plus hermetique.
Il parait que nous sommes aussi sur les lieux de l'ermitage du premier lama envoyé en Mongolie par le Dala‹ au 16ième siècle.
Les autres continuent de grimper sur la colline en suivant le lama. Mais je commence à avoir vraiment chaude et soif et je préèfre rester en bas plutôt que de continuer à grimper pour voir des cavernes. Il parait qu'au sommet de la colline ils ont visité une toute petite caverne, qu'en principe on ne montre pas aux étrangers mais que notre hôte nous a montré profitant de ce qu'il est seul et que cela ne lui pose pas de problème de conscience de la faire visiter. Cette petite caverne symbolise la renaissance que l'on peut vivre à l'issue de chacune de nos vies et on pénètre aufond d'un boyau très étroit et en ressortant on renait, la collne accouchant d'un nouvel être. La légende veut que lorsque l'on est à quatre pattes ond de ce petit boyau plus on arrive à faire demi-tour rapidemment moins on a fait de péchers. Il parait que c'est Agnès qui accomplit le demi-tour le plus laborieux!
Pendant ce temps j'ai profité de l'air du temps et de la solitude de cet endroit en faisant quelques pas sur le flanc de cette colline. Ces pas m'ont portés jusqu'à la yourte qu'habitent les quatre lamas de l'ermitage. Ils sont toutde même bien installés dans une yourte pour affronter les hivers. Je m'accroupis derrière la yourte, à l'ombre de celle ci pour y faire une petite sieste, ce qui fait que les autres ont un peu du mal à me retrouver lorsqu'ils redescendent de leur expérience de rennaissance.
A coté de la yourte il y a un puit qui est plein d'une eau un peu jaune. C'est un phénomène qui témoigne du caractère sacré de cette colline d'avoir ainsi un puit plein d'eau au sommet d'une colline. On se demande d'où vient toute cette eau. Ainsi la montagne étant sacrée, Sara nous explique que même les lamas descendent en bas pour épancher leur besoins et pour ne pas la souiller.
Du coup nous hésitons à demander la permission de remplir nos gourdes de l'eau sacrée du puit, mais le lama accepte sans difficulté et nous voici pompant pour filtrer cette eau fraiche mais jaunasse.
Le lama nous raccompagne en bas de la colline jusqu'à nos chevaux, manifestement il est tès content d'avoir eu de la visite. Il parait que c'est la deuxième fois qu'il a de la visite en dix jours et que nous sommes seulement le deuxième groupe d'étrangers qu'il a jamais eu l'occasion de rencontrer.
Puis on redescend dans le vallon au travers de la forêt. On commence par faire du pas. Mais on se remet assez vite à faire du trot. Aujourd'hui cela a vraiment été la journée trot. Je suis absolument épuisé à force d'être en extension. Il faut dire que je suisprisonnier d'une spirale, moins j'essaie de faire du trot en lever et du trot assis et plus j'ai du mal à en faire correctement. Je suis tellement épuisé, que je commence par me plaindre d'être fatigué, puis je m'enerve contre mon cheval qui fort de mon manque d'autorité, est complètement grgaire et démarre au trot dès que les autres démarrent. J'essaie desèspérément de le retenir au pas, mais j'ai du mal, je manque vraiment d'autorité sur lui. Je m'enerve en remplissant la steppe que nous avons regagné après être sorti du vallon alpin, d'injures contre mon cheval. je suis aussi enervé parceque j'ai chaud sous le sweet-shirt que m'a passé Sidonie et qui a beau être moins chaud que mon chandail, l'est tout de même trop par le temps qu'il fait, mais je veux toujours protéger mes bras rouges du soleil d'hier. On trotte ainsi pendant un bon moment, on fait quelques petits bouts de galop mais à peine.
On passe à proximité d'une yourte dont les habitants nous appellent pour nous inviter à nous arréter. La femme du logis est très belle, la yourte est magnifiquement décorée avec des tissus brodés suspendus aux murs de la yourte. Il y a un petit bébé qui se balance dans un berceau attaché par quatre fils au sommet de la yourte. On nous fait go–ter un fromage qui est très acide. J'en prends juste une miette, mais je n'arrive même pas à la manger tellement il est acide. On boit bien s–r aussi dans un bol d'Aillerak. François-Xavier commence à apprécier cela et être assis à son coté commence à être une place rechercher car le niveau du bol baisse considérablement a son passage. Cette yourte est équipée de trois lits disposés le long des murs sous les décorations. Cette pause est la bienvenue car elle me permet de me reposer.
On remonte à cheval pour reprendre les trots mais on fait aussi de longs galops sympas. On retraverse la rivière que l'on avait déjà traversé ce matin. On a de l'eau jusqu'au poitrail des chevaux et on est content d'être en bottes. C'est très amusant car la rivière est assez large et on a le temps d'avoir l'impression d'être un aventurier dont le cheval lutte contre le courant de la rivière. je ne sais pas d'ailleurs comment les chevaux font pour marcher d'un pas aussi s–r et ferme dans ce lit de rivière plein de pierres et agité par le courant. En principe il y a un pont de bois qui traverse cette rivière et nous aurions d– la traverser hier ainsi que le mini-bus. Mais le pont a été emporté par les crues suite aux pluies exceptionnelles de l'année dernière et le pont est encore en reconstruction. On l'a vu au loin, il manquait encore quelques mètres de pourtres transversales pour qu'il soit pratiquable.
Une fois de l'autre coté de la rivière on la longe en faisant encore un galop géant. J'arrive de meux en mieux à profiter du galop assis. Et c'est vraiment fantastique on galope avec le soleil qui décline au délà de la rivière sur notre gauche, nous galopons en fendant des troupeaux de yacks ou de chèvres. Nous foncons en ordre un peu dispersé chacun à notre rythme. Sara et Sidonie un peu malades sont restées derrière alors qu'Agnès à qui Aougui a prété sa jument est en tête. On arrive ainsi ravis au mini-bus qui s'est établi au bord de la rivière.
Il est déjà 9h30 ou 10h mais je vais prendre un bain de la rivière bien qu'elle soit un peu vaseuse e que l'eau soit assez froide. Il me faut un courage certain pour me mettre la tête sous l'eau afin de me laver enfin les cheveux. Cela fait tout de même beaucoup de bien. Je n'ai plus de complexe à évoluer nu dans l'eau et ne regardent que ceux qui ont envie de voir. L'eau est assez difficile d'accès car les bergesz sont boueuses mais c'est super. On dine alors que la nuit commence à tomber. Je grelotte encore du froid de mon bain pendant le diner. Je fais des moulinets des bras et des pompes pour me réchauffer. Puis on va se coucher sans avoir le temps de faire une partie de cartes. De toute facon n est épuisé. François-Xavier décide de dormir dehors dans son sac de couchage et son sur-sac. J'hésite à en faire autant, mais je crains la rosée du matin avec mon petit sac de couchage et je reste seul dans la tente.
Je me réveille assez tard vers 10h. Alors que François-Xavier s'est réveillé beaucoup plus tôt pour remplir son journal de bord, faire sa balade matinale, etc. On petit déjeune. aujourd'hui nous n'avons droit qu'à des beignets, ce qui est un peu léger. et même avec la part d'Agnès qui persiste à faire maigre, cela ne me suffit pas et je complète avec quelques barres de céréales. Je prends toujours beaucoup de thé, trois ou quatre tasses minimum, parceque j'ai soif et aussi parceque je ne tiens pas du tout à me déshydrater et à avoir un calcule dans ce pays paumé.
On monte en selle sauf Sara qui a parait il les fesses en piteux état. Elle qui à Oulan-bator nous avait dit que bien qu'elle n'était pas monté à cheval depuis son enfance se sentait confiance dans la perspective d'en faire quinze jours. En tout cas cela tombe bien car pétrolette s'est blessée hier et il convient qu'elle ne soit pas montée aujourd'hui. Donc Agnès monte aujourd'hui petit pote le cheval de Sara, puis la jument d'Aougui car elle a la faveur d'Aougui qui lui passe souvent sa jument bien que celle ci ne soit pas encore vraiment dressée.
On traverse la vallée il fait encore un soleil de plomb la steppe est toute blanche de lumière et de chaleur. On va jusqu'au pied de collines qui sont à un bout de la vallée. Puis on s'enfonce dans un petit renfoncement de la vallée, pas très large. Sidonie a mal aux genoux et reste au pas à l'arrière et comme moi j'ai quelques croutes qui se sont formées sur les fesses cela me va très bien de ne pas trop les agiter en lui tenant compagnie. J'essaie de faire preuve d'un peu plus d'autorité sur mon cheval pour éviter qu'il fasse du trot intempestivement. Je tente de ne faire que du pas ou du galop. Mais j'ai du mal et de temps en temps je me fais embarquer autrot lorsqueles autres démarrent.
On retrouve le mini-bus au milieu de nulle part pour déjeuner. Il fait une chaleur de bête. On est à coté d'une yourte qui est habité par un copain d'Aougui. Ils se sont connus à l'armée. Il parait que tout le monde se connait à l'intérieur d'un même canton ou au moins tout le monde sait qui est qui à force de déménager de balader ses ses troupeaux et d'être accueillants comme ils le sont ils finissent toujours par se croiser. Mais ici nous sommes en présence d'un cas plus classique d'amitié de régiment. Il parait que nous allons rester près de chez cet ami ce soir et qu'il va nous montrer comment on fait le dressage des étalons et la traite des juments.
Pour l'instant on laisse le mini-bus au milieu de la plaine avec Sõidonie pour s'y reposer car elle a mal au genou. Et nous reprenons les chevaux pour parcourir les 500m qui nous séparent de la yourte.
il parait que si on veut on peut dormir ce soir dans la yourte. Le maitre de maison n'y est pas pour le moment mais on y est tout de même accueilli et on rentre à l'intérieur pour voir comment c'est et si cela nous convient pour la nuit. La yourte est un petit peu décorée, il y a des tapis par terre et cela semble parfait pour dormir. De toute facon cela nous amuse tellement de dormir chez l'habitant que l'on aurait accepter quelque soit l'intérieur. Bien s–r on nous offre de l'aillerak et un petit bout de fromage sec. Il y a aussi un bol de crème fraiche qui circule que l'on peut étaler sur le fromage séché comme sur une tartine. Mais j'ai vraiment trop peur des réactions de mon foie fragile pour m'y lancer.
Puis on revient à cheval en faisant un beau petit galop jusqu'au mini-bus. Où nous rendons compte à Sidonie. On tente de déjeuner à l'ombre du mini-bus. Mais comme le soleil tourne l'ombre n'est plus sur le coté mais à l'avant du camion où se sont déjà installés les mongols. Dnc on décide que plutôt de faire la sieste au soleil au milieu de rien on va aller au bord de la rivière. De toute facon le maitre de maison ne rentrera pas parait il avant le coucher du soleil et donc nous avons quartier libre pour l'après-midi. Car il faut attendre son retour pour voir la traite des juments.
On reprend donc le mini-bus pour aller a bord de la rivière qui n'est pas toute proche. Je reste avec Sidonie dans le mini-bus pour me reposer, alors que les autres suivent à cheval et préfèrent avoir le sentiment vaniteux, qui je dois dire m'a fait hésiter, d'avoir tout fait à cheval.
Le mini-bus nous emmène sur quelques kilomètres jusqu'au bord de la rivière. Il nous arrète d'abord à un endroit. On descend on prend nos affaires pour aller nous baigner mais au moment où je vais entrer dans l'eau, le chauffeur nous fait signe que nous ne sommes pas au bon endroit qu'ici il y a parait il des tourbillons et qu'il faut aller plus loin. On remonte donc dans le mini-bus. On finit par trouver un endroit plus propice au bord de l'eau, les autres à cheval nous y rejoignent. Le mini-bus s'est garé assez loin du bord de l'eau, mais ils finissent par le rapprocher. Mais sans attendre nous avons été nous baigner et profiter de cette chaude après-midi au bord de l'eau.
On fait une grande lessive. François-Xavier va jusqu'à laver sa culotte de cheval et sa serviette. Je me lave et me baigne. l'eau est particulièrement chaude ou en tout cas douce, car on en peut pas vraiment parler de chaud. Ensuite on fait une longue sieste au soleil à bouquiner ou à roupiller. Il y a des enfants venus probablement de yourtes voisines que l'on ne voit pas, qui viennent jouer autour de nous. Ils s'enhardissent à jouer avec nos appareils de photos et à nous demander de les prendre en photo alors qu'en général les enfants du voisinage de nos étapes sont toujours restés à distance et très discrets. Ici après la première phase d'observation ils ont manifestement surmontés leur timidité et deviennent un peu collants. Néammoins ils ne sont pas du tout interessés ou corrompus et restent très naturels. :.Après cette bon après-midi de farniente on dine puis on reprend le mini-bus lorsque le soleil commence à décliner. Je reste avec Sidonie dans le mini-bus qui nous emmène jusqu'à la yourte de l'ami. Tandis que les autres y vont à cheval. Ils doivent se faire un bon galop au soleil couchant et je regrette un peu d'avoir été paresseux.
nous sommes accueillis dans la yourte alors que la nuit commence à tomber. Le maitre de maison est enfin de retour mais maintenant il est trop tard pourla traite t ce sera pour demain matin. On boit de l'aillerak. De la vodka mongole servi dans des petis verres en dé à coudre.
On joue au jeu des doigts mongol : où chacun des deux joueurs sort un doigt en même temps que l'autre et celui qui a le doigt le plus fort gagne un point. A condition que les doigts sortis soient voisins. Si non c'est un coup nul. Si les deux sont les mêmes le coup est aussi nul. Ains le pouce est plus fort que l'index et l'auriculaire plus fort que le pouce.
On joue assez longuement à ce jeu. On chante un peu. Moi j'hésite à chanter tout seul. Finalement c'est Agnès et François-Xavier qui se décident à chanter en duo. Je chante ensuite un peuvexé d'avoir été trop timide et coiffé sur le poteau, bien que le moment soit un peu passé. On sort des jeux de dominos. On s'éclaire avec des bougies et des chandelles. La vodka circule. D'un coté de la yourte on joue aux dominos, de l'autre coté on joue aux osselets. Il parait qu'i y a plein de jeux différents qui se pratiquent avec les osselets de mouton. En tout cas il y a une bonne ambiance et c'est uen veillée comme on les rève.
La maitresse de maison sort un gros morceau de viande séchée qui doit dater d'il y a quelques années et se met à la couper en petits carrés, après l'avoir débarrassé des herbes qui la couvrait. Elle fait cuire dans un chaudron sur le po‰le des espèces de paecirc;tes qu'elle a fait avec de la farine. Puis elle ajoute dans la marmite les carrés de viande. Et elle sert des bols de ce bouillon où flottent les paecirc;tes et la viande séchée. Ce n'est pas trop mauvais, mais les morceaux de viande doivent être bien vieux car isl sont vraiment inmasticables.
Vers minuit les mongols continuent à jouer de plus belle, mais on commence malgré cela à apporter nos affaires du mini-bus pour commencer à nous installer pour la nuit. Et au fur et à mesure que l'on s'étale pour se coucher ils vont jouer dans l'autre yurte qui est à coté. Car en fait entre les huit personnes de notre groupe plus toute la famille de l'ami venue des deux yourtes voisines nous étions bien une vingtaine dans cette yourte.
C'est très sympa de dormir ainsi chez l'habitant. oN s'installe sur les tapis je dors au pied de la maitresse de maison qui est sur son lit de fer. On a remarqué parmi les objets domestiques de la yourte un fer à repasser dont le fil est coupé et qu'ils doivent chauffer en le placant sur le feu. :.Il y a aussi une grande outre en peau pleine d'une dizaine de litres de lait de jument qu'i faut battre parait 5000 fois avec un baton pour accèlerer la fermentation et en faire de l'aillerak. Chacun des familiers va battre le baton dans l'utre quand il a le temps et l'envie. Chacun de nous y a contribué dans la première partie de la soirée, alors que le jour baissait. Je m'y suis moi même attelé et comme j'aime bien faire les choses à fond et surtout dépasser les autres, j'ai battu pendant beaucoup plus longtemps que tout le monde. Le batn en fait est muni d'une plaque de bois à sa base afin d'agiter au maximum le lait à chaque mouvement du bras. Chacun bat à l'aillerak y compris les filles, le chauffeur et Djarra.
On dort assez bien, il ne fait pas trop froid. Seulement au réveil mon petit sac rouge dans lequel je transporte toutes mes affaires personnelles et que j'avais laissé sous le lit de la mère est trempé ainsi qu'une partie des affaires. C'est vraiment bizarre car je ne vois pas comment il a p– être mouillé en étant ainsi protégé par le lit. Mais au fur et à mesure que cela sèche je réalise qu'il s'agit de pipi et que c'est probablement un des enfants qui est venu voir sa mère au petit matin.
En tout cas je me lève vers 8h, ce qui me semble assez tôt mes les autres sont déjà réveillés. Je m'habille avant de sortir de mon sac de couchage car je n'avias pas dérogé à mon habitude de dormir en pyjama. Je fais cela devant la maitresse de maison qui pendant ce temps fait son ménage du matin. Je sors de la yourte, on petit déjeune au pied du camion de beignets. je mange encore une fois la part d'Agnès.
Tandis que nous attendons l'heure du dressage en dvisant sur un tas de bois devant la yourte. Je parle notamment avec Sõara, on voit Aougui sortir de la yourte, manifestement il a la gueule de bois. Ils ont d– continuer à jouer tard dans l'autre yourte et la vodka a du continuer à couler sec. C'est amusant de le voir sortir hagard et titubant.
Puis on va assister au dressage des étalons et à la traite des juments. Ils commencent par parquer les poulains pour que les juments se laissent faire pour pour la traite.
Puis ils attrappent des chevaux avec leur ourgua. C'est à dire un grand baton d'environ 5m formées de deux branches de merisier bout à bout, avec une boucle de cuir au bout. Et le but du jeu c'est de passer la boucle autour de l'encolure du cheval lorsqu'il passe à portée. Il y a des mongols à cheval qui rabattent les chevaux d'un bout à l'autre du petit vallon dans lequel ils se sont disposés. Puis les autres essaient d'attrapper un étalon au passage d'une petite chicane. Lorsque l'un d'eux parvient à en attrapper et à l'arréter avec son ourgua sans se faire trop trainer ni trop mal. Il monte dessus en ne lui ayant attaché autour du poitrail qu'une ceinture de cuir et c'est le rodéo. Le cheval laché part comme un fou en général et il convient de rester dessus le plus longtemps possible. En fait les chevaux sont tellement grégaires que dès qu'on les lache il foncent rejoindre les autres. Mais il y fonce de facon desordonnée et excitée qui maltraite pas mal son cavalier. Il y a même l'un des mongol qui est précipité dans le ruisseu voisin. Mais la partie la plus délicate semble tout de même être d'atrapper le cheval avec l'ourgua car le cheval essaie de leur échapper bien s–r et nombreux sont les mongols qui se font trainer cramponnés à leur ourgua.
C'est un peu la fête pour tous. Tous les mongols qui ne participent pas assistent au bord du ruisseau alors que nous sommes plutôt de l'autre coté sur le flanc de la colline au bas de laquelle a lieu le dressage. Le soleil est encore de plomb et le ciel tout bleu. Nous sommes encore une bonne vingtaine. Il n'y a que deux mongols qui sont partis ce matin avec les troupeaux de moutons et de chèvres qui sont sortis de la bergerie qui est à coté de la yourte au petit matin.
Puis on voit la traite des juments. Le poulain est pris dans le parc pour être amené à sa mère. Il démarre la traite, puis la femme prend le relais. Elle obtient un lait très dru, graecirc;ce à un coup de main energique. En général elle se contente d'environ un demi litre de lait par jument pour en laisser au poulain. Agnès essaie la traite, elle obtient un petit filet, moins dru que celui de la femme mongole, mais c'est un bon début. Je demande à essayer, mais il parait que je ne peux pas car c'est une taecirc;che reservée aux femmes et ce ne serait pas convenable que je m'y mette.
On remercie vivement nos hôtes pour leur accueil si chaleureux. C'était vraiment super de vivre ains douze heures parmi eux.
On reprend les chevaux pour continuer notre balade jusqu'à l'heure du déjeuner. On s'arrète au bord de la rivière. Le soleil cogne dur et pendant que Djarra prépare le déjeuner, on va au bord de la rivière pour s'y baigner. L'eau est plutôt fraiche mais c'est très agréable avec le soleil de plomb qui règne sans partage. Malheureusement une fois de plus elle n'est pas assez profonde pour pouvoir nager et je dois me contenter de m'allonger dans l'eau. Je reste avec Sidonie tandis que François-Xvier est parti lire calé dans un rocher en forme de fauteuil.
On déjeune à l'ombre du mini-bus. Puis on revient au bord de la rivière. On décide de rester là à faire une sieste prolongée en attendant que les heures chaudes soient passées. J'alterne les bains et les séances de lecture bronzage avec crème solaire. Je termine le livre sur la débalce allemande et commence celui de la cravache d'or.
On dine vers 7h puis on reprend les chevaux. Cette fois ci il n'y a que François-Xvier et moi qui montons car Sidonie a toujours mal au genou, Sara aux fesses et Agnès à une vertèbre. En fait on ne monte pas très longtemps et on s'arrète au coucher du soleil pour établir le campement toujours au bord de la rivière.
Comme pour une fois il n'est pas trop tard et la journée n'a pas été trop dure, on fait une partie de canasta. Agnès est très en forme et fait plein de blagues qui mettent une excellente ambiance. Elle doit être moins fatiguée aujourd'hui, car cela fait plaisir de la voir comme cela. Elle même le remarque. On joue jusqu'à la tombée de la nuit. Puis on va se coucher, je bouquine pas mal avant de m'endormir.
Apparemment nous avons établi notre campement juste à coté de l'autoroute local car pendant la nuit j'ai entendu trois camions passer sur la piste qui est à coté, ainsi qu'un moto. Et c'est vraiment un record de voir une telle densité de trafic. En fait c'est que l'on s'approche de la ville de Caracoroum. Ce matin il y a encore quelques véhicules qui passent. En tout cas c'est amusant de voir passer ces camions qui progressent tès lentement sur la piste, avec de nuit leur phares qui peu à peu trouent l'obscurité. Ils suivent d'ailleurs plus ou moins la piste selon son état et selon ses sinuso‹des, car la steppe a beau être sans limite la piste tourne pas mal, selon un code mystérieux, qui n'est pas forcément seulement celui du relief.
Pour une fois je me lève rapidemment et je suis le premier prêt. Je suis du coup volontaire pour aller pomper l'eau de la rivière et remplir les gourdes, avec Agnès qui m'aide tout en faisant sa toilette.
On monte à cheval et on part sauf Sara qui reste encore aujourd'hui dans le mini-bus.
On s'arrète au bout de peu de kilomètres dans une yourte. C'est manifestement une famille assez pauvre avec petite yourte, seulement deux lits bien qu'ils soient huit à vivre là dedans quatre adultes et quatre enfants. Il y a une grande planche sur laquelle doivent dormir les deux autres adultes. On nous offre de l'aillerak qui même au go–t de François-Xavier n'est pas terrible. C'est dire combien nous l'apprécions! Pourtant la femme a concensieusement battu le lait dans l'outre avant de nous en servir. Mais en tout il semble être du go–t d4aougui qui manifestement c'est arrété pour cela et y fait honneur. Comme d'habitude on distribue quelques ballons aux enfants, ainsi que des crayons de couleur. On prend aussi du fromage séché qui n'est pas trop mauvais tellement il est sec. Puis on repart. Sans Sara notre contact a été assez limité avec eux, mais chacun semble content.
Le soleil cogne toujours fort, on traverse une espèce de steppe plutôt desertique avec une herbe très rare. La plaine me semble encore blanchede chaleur et de poussière.
Et puis on aborde une série de collines. Au sommet de l'une d'elles on découvre la ville de Caracoroum.
Caracoroum est une ville qui nous semble sans interêt et en tout cas très moche. On voit même de loin une usine. Et puis les quartiers de maisons en dur entourées de palissades. En fait il s'agit d'un gros bourg.
On descend dans la ville. On se retrouve dans la rue principale. On a l'impression d'être un peu dans le far west ainsi à cheval dans une rue de sable avec de part et d'autre des palissades qui entourent des cahutes de bois ou de tôles ondulées.
Les rues ne sont pas goudronnées sauf une qui mène à un pont qui traverse la rivière. On emprunte ce pon. On retrouve le mini-bus de l'autre coté. On hésite à 'arréter là pour déjeuner. Mais on demande à repartir car c'est vraiment trop sordide. On est sur une espèce de terrain vague avec presque pas de verdure autour et un décor de banlieu industrielle. Il fait chaud et la vue sur la ville est laide. On décide de repartir au prix d'uen petite discussion entre les mongols, qui semblent partagés.
On trouve un endroit beaucoup mieux avec des arbres, au bord de la rivière, une belle herbe verte plus ou moins ombragée. Malheureusement comme on est descendu en altitude pour arriver à Caracoroum ici il y a beaucoup de mouches.
On s'installe donc là. Je vais vite me baigner avec Sidonie car il fait chaud. On fait un peu de lessive, puis on se lave et on se baigne. Pour une fois on peut nager car il y a pas mal de fond. Il y a aussi du courant et je nage presque sur place. Je me fais une série très sympa des quatre nages. Au moment où on s'installe sur le sable à l'ombre des arbres on nous appelle pour aller déjeuner. Donc on laisse notre linge à sécher et on va déjeuner.
Pour une fois je déjeune avec plaisir au soleil, trouvant qu'il ne fais pas si chaud, car je sors de l'eau.
Après le déjeuner on laisse æDjarra pour garder nos affaires et les chevaux et on prend le mini-bus pour aller visiter le temple de Caracoroum.
Il parait que ce temple d'Erden zou à Caracoroum est un des plus anciens temples de mongolie. Il a été fondé en 1586. il y a eu jusqu'à 1000 moines lamas dedans. Caracoroum était l'ancienne capitale des mongols et aussi un grand centre lama‹ste. Mais dans les années trente le temple ici aussi a subi la repression stalinienne. Et l'esentiel du temple a été détruit. Sur les 70 pavillons qu'il comportait seuls trois subsistent.
On rentre dans une grande cour herbeuse de 400m de coté, qui est ceinte d'un rempart. Sur le rempart on peut admirer répartis tout autour 108 stoupas. Qui sont des petites tourelles. Le nombre de 108 symbolise le nombre de apôtres qui entouraient Bouddha.
stoupa LLes pavillons sont disposés de chaque coté de cette cour. Le ttéléphone du gardien sonn alors que nous arrivons. Cela fait tout drole d'entendre une sonnerie de téléphone. C'est un objet que nous n'avions bien sur pas revu depuis Oulan-bator. Puis le gardien ouvre les pavillons spécialement pour nous les faire visiter.
C'est uen gardienne qui nous accompagne dans notre visite et qui nous explique les différentes significations des peintures murales sur soie que l'on peut admirer dans les pavillons. On voit aussi des plafonds en caisson de bois, de nombreux bouddhas. Il parait que les coleurs des peintures sur soie sont naturelles et anciennes et que l'on a perdu le secret de leur fabrication. Donc on ne sait plus les restaurer. Tout cela est très joli. On voit ainsi les trois petits pavillons.
puis on revient dans la cour principale pour gagner l'enceinte d'uen autre cour, où se trouve un autre pavillon d'architecture tibétenne. Il parait que ce batiment est toujours en usage. Il contient deux pièces. Une premire dont on fait le tour avec les banquettes au milieu sur lesquelles les fidèles peuvent prier. Un peu comme le temple à Oulan-bator. Puis à coté se trouve une deuxième pièce où des musiciens jouent. On en fait aussi le tou. Elle contient au milieu un grand plateau suspendu au plafond qui supporte des bougies et de l'encens.
On fait le tour de ces deux pièces toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, selon la tradition. D'ailleurs pour aller d'une pièce à l'autre; Comme la porte de la première pièce se trouve à droite de la porte de la deuxième pièce, on ne peut pas aller directement de 'luen à l'autre. Cela ne respecterai pas le sens sacré de la rotation du soleil. Donc on est obligé de faire le tour du batiment par l'exterieur ainsi que tous les autres fidèles pour rejoindre la deuxième porte. Ily a pas mal de fidèles qui sont autour de nous et qui viennent aussi visiter ou prier. Il parait que l'on a croisé deux touristes américains, qu'heureusement je n'ai pas vu.
On prie aussien faisant tourner les moulins à prière toujours dans le sens des aiguilles d'une montre. Il parait que cela porte bonheur de les faire tourner. Certains des moulins à prière snt carrément énormes. Ils sont en général abrités par un petit auvent et plus ou moins décorés ou peints.
On remonte dans le mini-bus juste au moment où un orage éclate, il commence à y avoir les premières guttes et les premiers grondements de tonnerre. Mais le temps d'arriver au campement la tempête se déchaine. Le vent est tellement fort que l'eau tombe carrément horizontalement. Il y a des torrents d'eau qui s'abbattent sur nous, comme on en a rarement vus.
Djarra qui était resté au campement a gentiment mis notre petite lessive, que nous avions laissé à sécher sur la pelouse, à l'abri sous la toile cirée de la nappe. Il a tenté aussi d'abriter les selles. On enfourne tout cela précipitamment dans le mini-bus. On attend un peu que la pluie se calme. Sidonie et moi faisons quelques pas dehors sous la pluie, c'est assez agréable.
Puis Aougui décide de partir avec les chevaux malgré la pluie pendant que nous partirons avec le mini-bus. Mais François-Xavier se propose pour l'accompagner. Agnès aussi, j'hésite à en faire autant. Mais je décide de rester dans le mini-bus une des raisons qui m'a incité à resterc'est la crainte de mouiller ma sur-selle et de l'abimer. Et justement François-Xavier me demande s'il peut me l'emprunter et je me vois mal lui refusant. Donc tout mon harnachement sera mouillé car il va monter mon cheval. Ainsi que l'harnachement de Sidonie car elle aussi reste dans le mini-bus mais Agnès va monter son cheval. Ils partent devant avec les chevaux, ceux qui ne sont pas montés tenus en longe derrière.
Dans le mini-bus nous avons péniblement sur la piste car elle est complètement inondée et on doit éviter des ornières et des flaques d'eau géantes. Le chauffeur sort souvent de la piste pour contourner des flaques d'uen taille impressionnante, qui cachent peut-êre un bourbier qu'il ne vaut probablement pas tenter de traverser.
Sur le bord de la piste on voit un bouc qui a d– être foudroyé et que les paysans sont déjà en train de dépecer. Incroyable qu'ils aient déjà eu le temps de repérer qu'une tête de bétail manquait et d'être déjà à pied d'oeuvre pour le débiter.
On s'arrète pour camper au bout d'une dizaine de kilomètres. On est à un endroit où il n'y a pas d'eau et heureusement nous avions fait le plein à la rivière vec Sidonie avant d'en partir. Avec l'orage l'eau y était tellemnt boueuse que l'on devait nettoyer e filtre de la pompe toutes les demi-gourdes et le pompage devenait très vite très dur. Heureusement Djarra m'a aidé a pompé et Sara nous aidait à nettoyer le filtre.
On dine dans le mini-bus car il pleut encore dehors et en plus le coin est plein de mouches. On se fait donc un espèce de wagon salon à l'intérieur du mini-bus pour y diner. Ce n'est pas si désagréable et au moins on est au sec. Il parait que la balade à cheval était super sous la pluie et je regrette un peu de ne pas y avoir été.
Il y a des enfants qui viennent nous voir ils sont sur leur chevaux et visiblement s'entrainent pour la course du Nadam. Il y a aussi des moutons aux alentours et nos chevaux paisent entre nos tentes.
Avant d'aller me coucher je fais un petit massage à Agnès dans leur tente et on rigole pas mal.
Nos tentes sont malgré les conditions difficiles toujours impeccablement orientées vers le sud. Comme l'entrée des yourtes. C'est traditionnel et manifestement très respecté, au point donc qu'isl montent scrupuleusement nos tentes quelque soit le terrain porte vers le sud. Même d'ailleurs si on pouvait bénéficier d'une bele vue en la tournant de l'autre coté.
On passe la matinée dans le car, car il parait qu'il faut attendre que les chevaux se reposent des émotions de la veille. Et comme il pleut encore un peu on petit déjeune et on attend dans le mini-bus. Finalement on prend la route tous dans le mini-bus sauf Aougui qui emmène les chevaux.
On va voir les ruines d'une ancienne capitale du peuple tourouk qui peuplait la mongolie avant les mongols. Il parait que cette ville est morte depuis 1200 ans.
Arpalgas Cette ancienne capitale s'appelle Arpalgas et aurai tété construite au deuxième siècle avant Jésus Christ. On en voit plus que les vestiges du plais royal. Dont il ne reste qu'un grand carré d'environ quarante mètres de coté. avec un grand mur de terre et de pierres qui servaient de remparts et d'enceinte au palais. Puis on voit un gros monticule au centre. Tout cela est couvert d'une végétation assez herbeuse. on fait le tour en marchant sur le fa‹t des remparts qui doivent avoir à peu près deux mètres de haut. Puis on descend dans l'enceinte au fond il reste quelques cailloux deci delà. On monte sur le monticule du milieu d'où on a des beaux points de vue sur la plaine environnante. On voit aussi quelques tas de pierre qui doivent être les restes de tourelles.
Ce site mériterait surement d'être fouillé, mais vu l'état des finances du gouvernement mongol ce ne doit pas être dans leur priorités surtout qu'il s'agit d'une civilisation antérieure àla leur.
En repartant on s'arrète dans une yourte dont les habitants sont venus sur le site des ruines pour nous inviter à nous arréter chez eux. C'est vraiment incroyable comme le téléphone arabe fonctionne bien et dès que l'on arrive quelque part ils sont au courant et apparaissent de derrière les collines là où on ne soupconnait pas de présence humaine.
Dans la yourte l'ailleak et le fromage sec circule. Il y a un cousin de la famille qui est venu passer ses vacances chez eux. Il baragouine quelques mots d'anglais et nous raconte qu'il travaille à Oulan-bator comme économiste. Il échange sa carte de visite avec François-Xavier quand il aprrend que celui travaille dans une banque. Il nous explique aussi qu'il a une fille de quinze ans qui est mannequin. J'aimerai bien demander si elle est célibataire mais Sara, bien s–r filre la question! Elle filtre aussi une blague que je voudrais raconter sur les économistes russes. De toute facon elle nous explique que cela la gène de s'adresser à une personne plus agée à qui elle doit le respect. D'autant plus qu'il s'agit d'un homme. Cette yourte nous parait plus grande car elle ne comporte que deux lits.
On reprend le mini-bus pour aller etrouver Aougui à l'endroit de notre déjeuner. On déjeune dans le mini-bus car c'est encore trempé dehors, même s'il ne pleut plus vraiment.
On reprend avec plaisir les chevaux, car on commence à en avoir marre d'être confiné dans le mini-bus et cela me démange de monter. On va donc à cheval jusqu'à Caracoroum. Je demande à m'arréter pour faires de soucres ou au moins pour voir comment sont les magasins locaux. Mais je sens un réticence certaine de la part notamment d'Aougui à ce que l'on s'arrète ici. Avec mon mauvais esprit habituel j'interprète cela comme étant une préférence marquée pour que nous fassions nos courses à Roudjirk. Car c'est le chef lieu de ce canton et il doit connaitre les commercants et y avoir des retro-cessions qui l'y attendent. Mais peut-être est ce simplement la honte de nous montrer des magasins pas très bien achalandés. En tout cas la réticence est là. Ils nous expliquent que cela ne vaut pas la peine de s'arréter. Mais j'insiste en utilisant auprès de Sara l'argument décisif puisque c'est en plein dans sa mission auprès de nous. Car je lui dis que c'est une facette de la vie locale que je souhaite voir. Entretemps on a de nouveau traversé la ville far-west avec ces rues de sable, ces palissades de part et d'autre et les chevaux aumilieu de ces avenues larges. On voit aussi pas mal de mongols circuler à vélo dans la ville.
Je descends de cheval ainsi que François-Xavier devant les quelques magasins qui se jouxtent dans la rue principale. Les filles restent à papoter à cheval. Dans la première boutique on voit une bonne vieille balance Roventhal. Il y a un comptoir qui sépare la pièce en deux avec 5m carrés pour les clients et tout le reste de la pièce de l'autre coté avec un vendeur derrière et tout son stock de materiel de toute sorte : de la bouffe, des jouets, une radio,... Il y a justement un client qui essaie une radio en tentant desespérément de capter une station. C'est le vrai petit bazar de bourg.
Puis on va dans un deuxième magasin qui est un plus vaste avec différents stands indépendants alignés le long du mur. On peut y acheter surtout des vétements. je tente de demander le prix de bottes en cuir pour comparer avec le prix de 60 dollars que l'on a fait payé à François-Xavier l'autre jour. Mais on ne demande pas lors de notre première tour de piste et les bottes ont disparu à notre deuxième tour. J'aimerai acheter un dehl qui est le vétement traditionnel qu'il porte tous.
Dehl Mais Aougui m'a proposé de me revendre un des siens le jour où on doit passer chez lui. Donc cela semble difficile d'en acheter u ailleurs.
On voit une troisième boutique qui comporte une balance un peu plus moderne avec un cadran à aiguille. Ici on vend notamment des morceaux de tissus que l'on peut utiliser pour décorer son dehl ou sa blague à tabac.
Puis on remonte en selle. Je suis content d'avoir vu cela. On retraverse la ville, puis le pont goudronné. On va jusqu'aux collines qui sont aux alentours de la ville. Afin de sortir de cette ambiance citadine et poussiéreuse.
Au sommet de la colline où nous allons se trouve une tortue géante en pierre. Qui était supposée protéger la ville de Caracoroum des mauvais esprits. Il y a avait ainsi quatre tortues géantes disposées aux quatre points cardinaux de la ville sur des sommets de colline. Mais seule celle ci subsiste ainsi que celle qui est au temple d'Erden zou et qui commémore l'emplacement où a été posé la première pierre de la ville.
On établit le campement pour la nuit non loin de la tortue. On descend la colline sous la conduite d'Aougui jusqu'à une sculpture qui ressemble à une sorte de sexe masculin. La légende veut que cela remonte à la période où le temple d'Erden zou comptait beaucoup de moines lamas très courir de jupons. Alors un sculpteur qui voulait rétablir les bonnes moeurs a déposé cette sculpture au bord de la route très fréquentée qui menait à Carcoroum. Et depuis les moins sont beaucoup plus sages. Il y a aussi des femmes stériles qui vienent prier au pied de ce monument pour être plus fertiles. En tout cas la sculpture est entourée d'un grillage qui la protège dont ne sait quoi.
On remonte sur la colline. D'en haut près de notre campement on a une très jlie vue sur tous les alentours. On a un très beau coucher de soleil; On dine puis on se met à jouer à un jeu de cartes mongol. Après avoir apris à Sara à jouer au barbu. Puis on joue tous ensemble avec les mongols, aux bouchons. On apprend la version mongol des bouchons. C'est à dire que le premier a avoir le carré doit faire un signe apparent aux autres (chanter, se lever, agiter les brasà et le dernier à le reproduire à perdu. On apprend aussi un jeu de cartes mongol, très amusant. On rigole beaucoup , notamment graecirc;ce à Aougui qui est assez comédien.
Pour une fois au petit déjeuner on a pas de beignets mais des galettes de pommes de terre aux oignons et au lard. Qui font penser pour Agnès à des flamme kuche. En tout cas cela change et c'est bon. On a encore petit déjeuner dans le mini-bus. Ce matin il y a un vent à décorner les boeufs. On a été réveillé par le vent. Notre tente était tellement sous le vent qu'elle se pliait et nous tombait dessus. Mais moi cela ne m'a pas empéché de dormir et je suis réveillé par François-Xavier juste avant le petit déjeuner. Du coup on ne tarde pas trop à se préparer.
Enfin nous avons une bonne journée de cheval devant, car cela faisait longtemps que nous ne faisions plus que des petits bouts de galops et l'absence de sport et surtout des grands galops dans la steppe me manquent. Aujourd'hui on a trente ou quarante kilomètre à faire.
Oncommence par traverser un beau paysage de collines assez vertes. Au milieu de la matinée on fait une pause pendant laquelle je propose à François-Xavier d'échanger os chevaux. Du coup je me retrouve sur vieille branche avec ma sur-selle en peau de mouton. Car depuis hier j'ai décidé que je pouvais m'en passer et je l'ai proposé à Sara, mais Aougui l'a attribué d'autorité à François-Xavier. Ce qui est une reconnaissance implicite qu'il doit avoir la plus mauvaise selle ou monture ou les deux. Du coup je me retrouve avec des frottements de la sur-selle dont je me serai bien passé. En tout cas vieille branche a un trot de plus en plus embétant. Elle ne veut pas faire de galop elle est de plus en plus fatiguée et il faut vraiment la houspiller pour qu'elle s'y lance ce qui change d'Agnès mon cheval qui part au moindre signal.
On s'arrète dans une yourte où on nous offre de l'aillerak et du fromage.
On s'arète pour déjeuner au bord de la rivière. On est à coté de ce qui ressemble à un village de yourtes. C'est à dire une trentaine de yourtes rassemblées au bord de la rivière. Mais en fait il parait qu'il n s'agit pas d'un village ou une tribu car il ne nomadise pas ensemble et s'il se sont retrouver là, ils en partiront par deux ou trois yourtes selon leur cellule familiale habituelle.
Du coup il y a pas mal d'enfants qui tournent autour de nous. Il y a en plusieurs à cheval qui s'entrainent pour les courses du Nadam. Avant le déjeuner je m'étends au soleil, mais après je préfère me mettre à l'ombre pour une petite sieste et, comme il n'y a aucune ombre digne de ce nom à des kilomètres à la ronde, je me couche sous le mini-bus.
Puis on repart, cette fois ci je monte Germaine, tandis que François-Xavier prend Agnès et Sidonie vieille branche. Aougui nous a dit que Germaine était un cheval difficile mais en fait il est surtout peureux donc il faut être prudent car un rien l'effraye. Pas question d'oter son chandail sans mettre pied à terre, sinon il fait un écart.
Pas très loin du village où nous avons déjeuner, nous nous arrétons au milieu de la steppe, où il y a déjà un rassemblement de mongols à pied, ou à cheval ou un ou deux 4X4, pour voir l'arrivée d'une course prologue du Nadam.
Il parait que c'est une course importante et qu'il y a des chevaux qui viennent de Roudjirk ou de Caracoroum pour y participer et se faire un dernier entrainement grandeur nature pour le Nadam. C'est une épreuve pour les chevaux de 4, 5 ans qui doivent courir quinze kilomètres. C'est le cheal d'un ami d'Aougui qui gagne. On noue dans la crinière du gagnant un noeud en tissu bleu, ainsi qu'un élastique autour de la queue. Les jockeys ont eux aussi des morceaux de tissus dans les cheveux en guise de toque pour les distinguer.
Il y a pas mal de chevaux qui participent, une bonne cinquanaine. Le gagnant a une bonne avance de plusieurs dizaines de mètres sur ses poursuivants. Le peloton dégage un beau nuage de poussière et les enfants d'une dizaine d'années qui les montent poussent des hurlements pour exciter les chevaux. Le tout est très bon enfant et spontané. On ne voit pas de juges, d'organisateurs, c'est la vraie course de villages décontractée.
Aougui pense que le gagnant d'aujourd'hui est capable de gagner le nadam de Roudjirk qu'il courera dans quelques jours. Il parait que le 4x4 présent est là avec des touristes français. Heureusement nous ne les avons pas croisé. Car je tiens à maintenir le charme du dépaysement. Notre mini-bus est là aussi pour voir l'arrivée.
Les jumelles de François-Xavier passent de main en main parmi les enfants et nombre d'adultes. Puis à la demande d'Aougui il prend une photo du gagnant de son propriétaire entraineur et du jockey. p.On reprend les chevaux jusqu'au temple bouddhiste de Chant-hiid, que l'on visite. Il parait que c'est l'un des plus vieux temples de Mongolie. Il a été fondé par le premier lama jaune venu en Mongolie envoyé par le Dala‹. Ici il y a eu jusqu'à 2000 moins. Avant que cela ne soit ici aussi complètement détruit dans les années trente.
Le lama qui nous sert de guide lui même était un jeune moine en apprentissage. Et après la repression il a d– cacher son état de lama. En devenant fonctionaire pendant cinquante ans. Puis en 89 il est revenu ici et est redevenu moine. Sur les cinquante moins qui occupent le temple aujourd'hui une vingtaine ont connu l'époque d'avant la repression. Il doit donc y en avoir quelques uns d'assez vieux.
Il nous fait donc visiter : il y a comme d'habitude une grande cour avec en face un temple en ruines et à gauche et à droite deux temples encore en bon état, qu ont été reconstruit. On voit un plan du temple avant la repression, qui devait être très grand avec plein de batiments.
Chacn des deux temples de part et d'autre de la cour a la même disposition intérieure avec toujours une première salle avec des banquettes pour accueillir les fidèles. Des instruments de musique disposés dans un coin. Dans la deuxième salle il y a des bouddhas, les offrandes. Il parait que ces deux temples servent pour des cérémonies différentes mais qui ont lieu tous les jours. Nous sommes invités à laisser une offrande, que Sara nous avance gentiment.
On reprend les chevaux et on fait un grand galop sur la steppe en plein vent qui s'est levé. Il commence mêm à pleuvoir quelques gouttes. Et je n'ai pas mon sac à dos car je l'avais laissé avec mon pancho et mes gants dans le mini-bus. Et celui ci est parti du temple sans nous attendre donc je n'ai pas p– l'attendre. Mais de toute facon il ne pleut pas beaucoup. Le galop est très sympa et on s'amuse bien. Je commence à avoir un peu d'assiette et je ne me tiens plus à l'arcon pour le galop sans sauter trop haut sur ma selle.
On passe à coté d'un énorme rocher tout blanc perdu au milieu de la steppe. On ne sait vraiment pas comment un si gros rocher de plusieurs dizaines de mètres de coté, voir de haut a p– arriver ainsi tout seul de son espèce au milieu de nul part. Il est tout blanc et ressort bien à l'horizon au sommet d'une légère colline. Evidemment les mongols avec leur superstition lui ont attribué des vertus sacrées. C'est devenu un lieu de prière et de pélerinage. Notamment pour les personnes du coin qui viennent invoquer ici la pluie.
Du coup comme nous ne tenosn pas à avoir de la pluie nous nous gardons bien de faire trois fois le tour du rocher. Et nous passons notre chemin.
On arrive à une yourte où on s'arrète. C'est celle du beau-frère d'Aougui. Ils sont mariés depuis peu de temps. Ils ont déjà un bébé de trois mois. Ils nous racontent comment se passent les mariages en Mongolie.
Selon la tradition ce sont les parents du marié qui offre l'immobilier c'est à dire la yourte. Tandis que les parents de la mariée offrent les meubles et les ustensiles de cuisine. Pour cela les familles vendent une partie de leur troupeau. Les mariages ne sont plus préparés comme avant par les parents. Aujourd'hui ce sont des mariages d'amour. Mais malgré tout la tradition subsiste d'une visite des parents du marié aux parents de la fille, afin de leur demander sa main. Ils récitent carrément des formules rituelles de demande en mariage. Puis on fait une fête dans la nouvelle yourte avec les deux familles. Puis une semane après les jeunes mariés rendent visite à chacune des deux familes.
On nous offre bien s–r de l'aillerak et du fromage particulièrement sec. Ici dans cette yourte dubeau-frère, il y a un gros poste de radio à lampes des années 50 qu trone sur le coffre à coté du bouddha, du temple domestique, des photographies et des objets précieux. Dans toutes le syourtes on retrouve ce coffre disposé non loin du nord la place d'honneur et qui supporte les objets sacrés ou précieux du foyer.
Le mari essaie à plusieurs reprises de faire marcher le poste de radio pour faire profiter ses hôtes de ses trésors. Mais il n'obtient que des chuintements qui démontre qu'il y a peu de stations émettrices ou qu'il ne s'en sert que peu souvent. En fait c'est probablement les deux à la fois.
On monte les tentes à coté de la yourte. François-Xavier et Agnès vont pomper de l'eau à un petit cours qui est un peu éloigné. Il parait qu'il ne s'agit que d'un petit ruisseau, dans lequel on ne pourra pas se baigner, au meux faire une toilette.
On a dumal à comprendre les liens de parentés entre Aougui et le maitre de maison. C'est quelque chose comme le frère de son beau-frère. En tout cas Aougui se comporte ici comme s'il était chez lui. Il ouvre les tiroirs des meubles pour y chercher un ustensile, se sert d'aillerak lui même, etc.
On passe une partie de la soirée à papoter. Mais le temps fort c'est la préparation des deux marmottes. Car le frère du beau-frère qui se balade à vélo est revenu d'une petite balade avec son fusil en ayant tuées deux marmottes. On appredra plus tard qu'il s'agit de braconage car les marmottes sont protégées, comme en France, bien qu'ici la prairie soit infestée de trous de marmottes.
En tout cas les hommes commencent à dépecer les deux marmottes. Puis ils en font cuire une en remplissant la peau de pierres chaudes qu'ils ont fait chauffer dans le po‰le et les morceaux de viande de la marmotte. Ils referment la peau et attendent une vingtaine de minutes que les pierres chaudes cuisent la viande à l'intérieur de la peau. Cela ressemble un peu à ce que l'on fait chez nous avec des vessies de porc. Ils remettent le tout régulièrement sur le po‰le pour maintenir la chaleur intérieure.
Puis les morceaux de marmotte sont distribués. Comme d'habitude les mongols ne mangent pas au cours de repas formels avec de la vaisselle et un rituel. C'est toujours spontané, chacun grignote ce qu'il veut quand il veut. En l'occurence comme il s'agit d'un plat de choix, tout le monde se rassemble autour du po‰le pour la distribution. Mais on grignote les morceaux de viande à la main, sans même avoir un couteau pour recouper les morceaux.
D'ailleurs pendant nos journées de randonnée ou aux étapes on voit souvent l'un ou l'autre des mongol ronger un os de mouton avec un peu de viande dessus. Ils ont même à l'arrière du mini-bus une bassine pleine d'os prêt à ête rongés dans laquelle ils piochent à volonté. En agitant un peu l'os avant de le mordre pour en faire décoller les mouches qui ne manquent pas d'avoir découvert ce paradis depuis quelques jours.
Bref nous avons eu l'occasion de cocher la case marmotte, comme dirait François-Xavier. Je me retrouv ed'abord avec un morceau rès gras sans interêt. Puis j'ai un morceau de viande pas trop mauvais, bien que ce soit hyper élastique et couvert d légers poils. je ne sais pas de quelle partie cela provient, mais c'est bizarre. Enfin je tombe sur un morceau de vraie viande qui semblent plutôt rares et qui est très bon. Cela a un go–t assez à part, ni mouton, ni boeuf, ni lapin.
Puis on va se coucher dans les tentes. Après une soirée assez animée. Une fois de plus c'était très sympa de se retrouver ainsi tous rassemblés sous une yourte avec ce peuple si accueilant et chaleureux.
Il a plu une bonne partie de la nuit et au matin il continue à pleuvoir. Je veux en profiter pour prendre une douche sous la pluie. Mais juste au moment ou je sors du mini-bus équipé pour ma toilette et que je m'éloigne pour tenter de m'isoler un peu la pluie se calme et je dois me contenter de quelques coups de savons. On a petit déjeuner à l'abri dans le mini-bus.
Puis on remonte à cheval malgré la pluie qui est intermitante. On a les fesses bien mouillées car les selles sont restées dehors. On quitte la yourte du frère du beau-frère et on repart dans la yourte en direction de chez Aougui qui parait il n'habite pas loin. Avec la pluie on fait surtout du pas. J'ai un peu froid car je suis en polo sous mon pancho et le vent et la pluie fouettent pas mal.
On arrive assez rapidemment, en fin de matinée chez Aougui. Il habiteune petite yourte plutôt sympa, avec ses deux enfants et sa femme. Comme d'habitude on offre des ballons à ses enfants. Et comme les autres enfants ils sont ravis, sauf lorsqu'ils tombent sur un dur à gonfler. Et comme d'habitude on a droit au fromage et à l'aillerak.
Le mini-bus est aussi arrivé et se gare à coté de la yourte. Agnès elle est arrivée en sanglotant tellement son genou lui fait mal.
On reste à pas faire grand chose dans la yurte car il pleut sans discontuner dehors pendant toute l'après-midi. Je commence à trouver que l'on tourne en rond et j'aimerai bien que l'on aille monter malgré la pluie. Je demande à Sara qui me répond que c'est possible. Mais Agnès qui ne peut plus monter à cause de son genou ne pousse pas tellement à ce que l'on y aille, si ce n'est freine. Et en plus le temps que l'on se décide Aougui à lacher les chevaux qui sont partis s'egayer dans la nature. Nous sommes donc condannés à rester inactifs. Je termine mon bouquin sur la cravache d'or. je fais une sieste sur le lit d'Aougui.
Puis sous mon impulsion on finit par aller faire une balade à pied sous la pluie, car j'en ai vraiment de passer du mini-bus à la yourte sans rien faire. On marche pendant plus d'une heure sous la pluie. Agnès est restée à la yourte. On va jusqu'à un puit qui est creusé dans la steppe et qui alimente un abreuvoir où doivent venir boire les troupeaux. Ce qui prouvent s'ils ont creusé ce puit et l'on aménagé avec un pourtour en ciment, un abreuvoir, etc. qu'ils ne sont pas si nomades que cela. Et les habitants de la ourte voisine qui doivent être assez riches pour s'être payer cela, s'ils déménagent doivent au moins revenir scrupuleusement au même endroit.
Sara nous explique que le système pénal ne comporte que des peines de prison et pas de peines corporelles, que le système médical est gratuit mais que de plus en plus il devient payant, depuis 89.
On revient dans la yourte, où on dine, sur une petite table dressée pour nous comme on y avait déjeuner. Il continue à pleuvoir lorsque la nuit tombe. On allume deux bougies. On joue aux osselets, selon une version qui ressemble aux petits chevaux. Il faut lancer les osselets et les faire tomber sur leur face cheval pour pouvoir avancer son cheval d'une case.
Car chacune des quatre faces d'un osselet représente un animal : cheval, chameau, mouton, chèvre.
La veillée s'école très sympathiquement. Aougui fait un peu le clown. On enregistre leur chansons sur mon petit walkman enregistreur : les chansons qu'Aougui chantait à cheval et celle qu'ils chantent en faisant des jeux de doigts. Puis on leur chante la Marseillaise en se mettant debout. Au grand plaisir de Djarra qui aime manifestement cette chanson.
La femme d'Aougui nous a coupé de la viande séchée que nous avons mangé dans notre soupe et elle a préparé un de ses plats de viande avec paecirc;tes pour son mari. C'est un plat de fête pour leur retrouvailles car d'habitude Aougui se contente des os de moutons et d'aillerak.
Après avoir bien papoté et rigolé on se couche dans la yourte. Aougu et sa femme se mettent dans le même petit lit. Sidonie et Agnès sur chacun des deux autres lits. Et Sara, François-Xavier et moi serrés par terre les uns contre les autres, entre le po‰le et le lit du nord.
Je passe une bonne nuit. Mais elle s'achève un peu brutalement car Sidonie et Agnès entreprennent de porter mon tapis de sol avec moi dessus et de transporter le tout sur un des lits. Ce qui ne manque pas de me réveiller, alors que leur propre réveil m'avait laissé tout à fait indifférent.
Pour le petit déjeuner la femme d'Aougui nous a spécialement préparé, sur notre demande hier soir, du fromage blanc. Il est excellent, pour une fois pas trop acide.
Puis on se prépare à repartir, mais avant cela Aougui nous demande de le photographier avec sa famille. Cela fait des photos style 1880 comme dit François-Xavier, car ils mettent leurs habits du Dimanche et posent devant l'autel familial avec les objets précieux du foyer. C'est l'évênement.
Enfin le soleil rebrille. On reprend les chevaux pour aller faire une balade. Agnès veut absolument remonter, malgré nos injonctions à ménager son genou. Comme d'emblée elle est montée sur petrolette sans écouter nos adjurcations, je propose aux autres de refuser de monter tant qu'elle ne sera pas descendue de son cheval. Mais les autres ne semblent pas décider à me suivre. Mais je refuse de rester passif, estimant que bien que ce soit son problème cela serait dommage qu'elle se bouzille le genou. D'autant plus que tout à l'heure dans le mini-bus elle a excplicitement opiné quand j'ai dit que son problème c'était de trouver une porte de sortie. Pour lui ménager cette porte de sortie, je décide donc de m'énerver et de lui intimer l'ordre de descendre de cheval en me posant devant le sien et en espèrant qu'elle pliera. Mais elle reste tétue sur son cheval et ne concède que de d'arréter au bout d'un kilomètre. On part donc. Et au bout d'un kilomètre tout cela s'avère avoir été bien vain, car elle a tellement mal au genou qu'elle fait de toute facon demi-tour.
On continue la balade à quatre, car Aougui 'est pas venu avec nous. Le soleil brille et la balade est géniale, on se promène dans el creux de petits vallons très mignons et tous verts. Il n'y a vraiment personne dans ce coin et on ne voit aucune yourte cachés dans ces vallons. Sara est assez inquiète de notre heure de retour pour que nous ne soyons pas en retard pour le déjeuner. Mais on y arrive bien conformément au plan à 3h.
On déjeune dans la yourte. Puis on fait une petite sieste au soleil, qui est pas trop fort et très agréable.
Aougui me fait essayer son dehl, c'est à dire la robe traditionnelle qu'ils portent, dont il m'avait parlé à Caracoroum. Mais en fait il s'agit d'un dehl de sa femme donc qui est trop petit pour moi. Dommage car il est très beau en velours. Le seul inconvénient c'est qu'il sent
dehl essayé par Sylvain
carrément le fromage! Agnès veut l'acheter pour elle et nous convenons de
l'acheter à deux, elle le garde si j'en trouve un autre plus tard dans le
voyage, sinon je garde une option dessus. Elle le négocie avec Aougui.
D'abord Aougui en demande 40 dollars, puis le marché se conclut sur 20
dollars et le walkman d'Agnès qu'elle souhaitait lui offrir. Elle
leur explique par Sara interposé comment cela marche. Mais je soupconne
qu'il n'a pas très bien suivi les explications et que les différentes
fonctions des boutons lui passent très loin au dessus.
On reprend les chevaux, après avoir gouté des galettes très bonnes et sucrées. C'est la première fois que l'on go–te quelque chose de sucré. Nous partons en direction de Roudjirk pour le Nadam et Aougui pour l'occasion a revétu son dehl de fête et monte son plus beau cheval, qui parait il est un cheval qui sait faire de l'amble.
On fait un super galop dans une grande steppe toute plate. Je fais même une course avec Sidonie que je gagne à l'arraché, graecirc;ce à mon cheval fougueux, bien qu'aujourd'hui il a une faecirc;cheuse tendance à se déporter sur la gauche. C'est assez incroyable ce cheval qui a été rééduqué politiquement qui virait tout le temps à droite et maintenant dérive à gauche. Il faut tirer dessus comme un brute pour qu'il revienne dans le droit chemin.
On arrive aux abords de Roudjirk. On retrouve le mini-bus et on établit notre campement un peu sur les hauteurs qui dominent la ville. C'est une ville asez importante, disons un gro sbourg avec pas mla de maisons en dur.
Je vais à pied avec Sara et Aougui au camp touristique tout proche, pour y prendre une douche. Les autres qui ont utiliser le petit ruisseau à coté de chez Aougui qui parait il était très chaud restent au mini-bus. J'ai trouvé le peti truisseau pas très encourageant avec son eau jaune et les troupeaux qui paisent juste à coté. Mais là au camp touristique l faut vraiment du courage pour se jetter sous le jet d'eau glacé de la douche. Je parviens tout de même en prenant mon courage à deux mains à me laver les cheveux, déjà en faisant ma lessive dans le lavabo avant la douche j'avais déjà les mains glacées et rouges, alors la tête sous l'eau.
Je retrouve Sara qui a aussi pri une douche chez les femmes. On rencontre une autre guide mongol qui est interprète pour des groupes d'allemands et qui était à l'université avec Sara.
On rentre au campemant où on dine. Aougui dine avec nous car c'est a dernière soirée avec nous. On papote, notamment du Nadam qui aura lieu demain. Aougui nous offre de la vodka qu'il a acheté tout à l'heure à Roudjirk pour féter son départ. Comme le vent s'est levé et qu'il fait froid, la vodka est bienvenue. Mais comme cela ne suffit pas à me réchauffer, je propose à Aougui de faire un bras de fer.
On commence par un premier bras de fer, où manifestement Aougui ne force pas du tout, ne voulant pas humilier le bon touriste que je suis. Mais comme je le bats un peu plus facilement que ce à quo il s'attendait, lui homme de la campagne costaud, il me réclame une revanche, où il se concentre un peu plus et mets la pression. Mais je le bats encore à la surprise générale. Du coup Djarra veut essayer à son tour et en tant qu'ancien officier de l'armée rouge il est assez confiant. Mais je le bats aussi. Je commence à être déjà beaucoup plus respecté! Comme les esprits s'échauffent, on parle de faire une petite séance de lutte mongole comme les compétitions que nous verrons demain.
Comme la nuit est tombée, je me place avec Aougui dans les feux de phare du mini-bus et on commence notre combat. Le but du jeu est d'amener une des parties du corps de l'adversaire au sol, un genou ou un coude par exemple, à fortiori tout le corps. Notre lutte est acharnée. On tourne en rnd pendant plusieurs minutes en tentant de déstabiliser l'autre. On est absolument essoufflé à force de pousser l'autre. Je suis surpris d'ailleurs à quel point j'ai vite perdu mon souffle, ce doit être parceque nous sommes un peu en altitude et que nous n'avons pas été progressivement dans l'effor. Mais il me faudra presqu'un quart d'heure pour retrouver mon souffle. Finalement c'est Aougui qui m'a à l'usure et qui parvient à me déstabiliser et me faire toucher le sol avec mon genou. Il est aussi épuisé que moi et j'en sors la tête haute. Djarra veut combattre avec moi ensuite. Mais je suis tellement épuisé que je perds rapidemment. De toute facon il est manifestement plus fort que moi et je n'aurai jamais gagné. Une lutte au sol m'aurait plus convenu car je ne me sens pas très bon debout.
François-Xavier se lance aussi mais se fait battre par Djarra et Aougui. Il bat tout de même Aougui dans une revanche.
Puis après une soirée bien remplie comme celle ci, on va se coucher. Je fais un petit massage à Agnès dans sa tente, tandis que Sidonie écoute son walkman, mine de rien.
Comme c'est le jour du Nadam, jour de fête traditionnelle qui est devenue après la révolution jour de fête nationale, on se lève tôt à 8h.
On petit déjeune dans le mini-bus car il y a beaucoup de vent ce matin. Puis on attend assez longtemps dans le mini-bus que les mongols soient prêts. Nous sommes prêts tous les quatre et pour une fois ce sont eux qui nous font attendre. Je ne sais pas ce qui se passe, mais on attend, le temps qu'ils plient toutes leurs affaires. On finit par partir à cheval d'abord pour le camp touristique où on va à la boutique pour m'acheter un dehl. C'est là où mon mauvais esprit imagine qu'il y a une rétro-cession pour nos guides. Mais en fait pas du tout, on va simplement à la boutique du camp touristique car comme c'est jour de fête les autres boutiques de la ville son tfermées.
La boutique du cam touristique est installée dans un vieux wagon délabré, repeint en gris il y a longtemps. En principe elle ouvre à 8h. Mais en pratique il n'y a personne, donc on attend assez longuement que le vendeur vienne ouvrir la boutique. A l'intérieur il y a surtou tdes bouteilles d'alcool, mais du fond d'un placard il nous sort quelques dehls qui font l'obje tde notre visite. Mais ce snt des dehls de travail assez moches et l'unamité se fait autour du fait qu'il ne faut pas les acheter. J'en essaie tout de même à titre de repoussoir pour avoir ensuite un élément de comparaison.
Puis on repart, j'attends que le départ soit donné, près des barrières du camp touristique. Et en attendant je fais quelques exercices d'assouplissement dessus. Je suis toujours aussi raide. Puis on reprend les chevaux.
On ne traverse pas la ville et on se contente de longer la rivière pour aller jusque sur la plaine où se déroulent les festivités du Nadam. On laisse les chevaux à coté du mini-bus. Le mini-bus s'est mis sur une zone de parking improvisée sur l'herbe et marquée par un panneau P, ce qui démontre que le modernisme est venu jusqu'ici ce dont on pourrait parfois douter. Mais c'est confirmé par la présence d'n agent de police en grande tene d'apparat avec casquette, fouragère insignes et même une cravate, qui tente de maintenir l'ordre parmi les lignes de spectateurs.
On attend pendant un long moment. Manifestement l'organisation n'est pas très huilée et l'ambiance est très bon enfant; On ne sait pas exactement ce qui se passe, on croit que la course de chevaux qu en principe part à 10h n'est toujours pas partie. Sara nous explique qu'en fait le départ n'est pas donné ici et que les concurrents commencent par faire un aller au pas ou au trot avant de faire le retour à fond au galop. Donc pur la catégorie des 35km ils font d'abord 35 en partant d'ici pour aller au loin avant d'en revenir en course. Cela parait assez incroyable, mais enfin on ne sait jamais avec ces mongols.
Vers 11h on nous annonce que le départ de la course de chevaux va bientôt être donné, alors on se précipite tous d'abord dans le mini-bus puis avec les chevaux que Aougui nous a ammenés, pour aller sur le lieu du départ. Mais quand on y arrive, le gros des concurrents est déjà parti. Mais il y a encore pas mal de retardataires qui partent en ordre dispersé. Comme il ne s'agit que du départ de l'aller, cela n'est pas très graecirc;ve de partir en retard. Il parait qu'ils seront de retour dans deux ou trois heures, ce qui me semble bizarre d'arriver à faire 60 km en deux heures car il s'agit d'une catégorie de 30km de course. En tout cas ces départs échelonnés avec chacun qui part un peu quand il veut renforce l'impression de spontanéité et d'improvisation. Il y a énormément de chevaux qui nous entourent avec tous les spectateurs, il y en a quelques uns qui sont en moto et un ou deux 4x4 qui doivent être des véhicules de privilégiés.
On peut remarquer qu'il y a très peu d'attelages. Ils ont tellement de chevaux dans ce pays, que depuis le début du séjour on d– voir une carriole à cheval. alors que chez nous au 19ième lorsque l'on avait dix personnes à transporter on les mettait dans une carriole avec un cheval attelé devant, ici ils mettent les dix personnes sur dix chevaux et encore que des étalons, car ils ont tellement de chevaux qu'ils ne montent que très peu les juments.
On revient au parking où on attend un petit peu avant d'aller à la lice qui est dressée à coté. C'est à dire quelques séries de bancs plus ou moins en petites tribunes autour d'une arène d'herbe. Il y a aussi une estrade d'où un commentateur parle dans un micro. Les épreuves de lutte vont démarrer. Il parait qu'il n'y a aura pas cette année d'épreuve de tir à l'arc car il n'y a pas assez d'engagés. Pour la lutte, les épreuves se déroulent en plusieurs tours. Il y a plusieurs combats en paralèle qui ont lieu dans l'arène avec éliminiation simple et au fur et à mesure les gagnants séffrontent dans les tours suivants.
Là aussi c'est l'esprit bon enfant. Le speaker au micro appelle les concurrents à se présenter, mais ils ne se présentent pas tous et il y a de quatre à un combat en paralèle, selon la présence des combattants. Les combattants sont plus ou moins en tenu, certains sont nus avec un slip en cuir rouge, des bottes et un petit gilet qui couvre les manches, le dos et pas le ventre, d'autres sont simplement en dehl. Certains combats durent à peine dix secondes, d'autres plusieurs minutes.
Au début avant l'ouverture des combats des lamas ont chanté des prières, ce qui évidemment est nouveau depuis 89.
Les lutteurs obtiennent des titres. Celui qui a passé trois tours est un faucon, celui qui passe cinq tours est un éléphant, celui qui passe sept tours est un lion, etc. Mais ici nous sommes dans un som, chef lieu de département. Les meilleurs peuvent participer aux luttes dans la capitale de la province, où là il faut passer cinq tours pour être faucon de cette ville. Et à Oulan-bator il faut passer sept tours pour être faucon d'Oulan-bator. Il parait qu'à Oulan-bator c'est beaucoup plus organisé, alors qu'ici c'est bon enfant.
Une bone partie du public est mouvant et va d'un endroit à l'autre. Nombreux sont ceux qui restent sur leur cheval et tournent autour de la lice en regardant les lutteurs, plus ou moins attentivement. Les chevaux se suivent et se croisent dans les deux sens dans un désordre assez impressionnant. Je suis un peu décu d'ailleurs par le peu d'ambiance que suscitent les combats, pas d'exclamations, d'applaudissement, d'encouragement. Il est vrai que ce ne sont que les éliminatoires et que pour la finale on peut supposer qu'ily a plus d'ambiance. En tout cas là le public a l'air très passif, si ce n'est indifférent. Même les proches des lutteurs, ne se font pas remarquer.
Soudain une bonne partie du public s'évapore et nous avec, car on annonce l'arrivée des chevaux. Ce doit être assez horrible pour les lutteurs, les organisateurs et le speaker de tout d'un coup ne plus avoir de public et de devoir continuer sans pouvoir assister à l'arrivée des chevaux. En tout cas nous foncons derrière les autres, pour retrouver nos chevaux. Ce qui parait toujours incroyable c'est qu'il est deux heures et demie et cela fait moins de deux heures qu'ils sont partis, pour faire 60km dont 30 en échauffement cela semble vraiment mystérieux. Mais toujours est il qu l'on galope vers l'arrivée qui est comme le départ un peu plus loin dans la steppe.
On arrive juste au moment où ils arrivent, on voit un grand nuage de poussière qui accompagne le peleton de tête, ainsi que les hurlements que les jeunes cavaliers poussent pour exciter leurs chevaux.
Le temps que l'on descende de cheval, et le les chevaux de tête sont passés et on voit arrivés les suivants. Il y a beaucoup d'agitation, entre tous les spectacteurs à cheval, ceux qui ont suivi les derniers kilomètres de la course en galopant en paralèle, et les coureurs eux mêmes, cela fait beaucoup de monde dans tous les sens. Il y a aussi quelques spectacteurs à pied comme nous mais plus rares. Nos chevaux sont assez enervés et on doit les tenir serrés.
On revient un peu en arrière vers le parking, on croise un groupe de touristes qui doivent être allemands car on entend leur guide mongol parler allemand.
On voit le cheval gagnant qui a un petit ruban bleu dans sa crinière.
Puis on se trouve un endroit tranquille au bord de la rivière toute proche pour déjeuner. On commence par faire un petit brin de toilette, cela fait vraiment beaucoup de bien de se laver les mains. On sent que l'on en train de tourner une page, une certaine effervescence règne parmi nous pour ranger le mini-bus. Puis Aougui nous quitte avec ses chevaux. On est tous très triste, François-Xavier qui a pensé à tout lui offre des paquets de cigarettes. On a hésité à y glisser un pourboire, mais le parti de ne pas leur donner l'habitude d'être pourri l'a emporté.
Puis on déjeune avant de reprendre la route, cette fois ci dans le mini-bus. On roule pendant quatre heures jusqu'à 8h30 dans une steppe sans fin. Qui peu à peu devient de moins en moins herbeuse, au fur et à mesure que l'on va vers le sud, l'herbe devient plus jaune puis plus sèche et plus rare. Jusqu'au point de n'avoir plus que moitié terre, moitié herbes sèches. Et de plus en plus de cailloux. D'ailleurs il y a de moins en moins de yourtes à l'horizon.
A un moment on s'arrète dans l'une d'elle pour demander notre chemin car la piste s'est interrompue et on manque de point de repère. Heureusement notre chauffeur qui est un ancien routier est déjà venu par ici et semble assez à l'aise. La yourte est très grande, pleine de personnes qui nous regardent manger leur fromage très sec et l'aillerak qui pour une fois n'est pas trop mauvais.
On reprend un peu la route, avant de s'arréter près d'un puit équipé d'un abreuvoir où on songe à installer nos tentes. Mais il y a énormément de vent à cet endroit. Et on décide d'aller se mettre à l'abri de la colline qui est un peu plus loin. Donc on se remet en route, mais arrivés derrière la colline il y a toujours autant de vent, donc on décide d'aller encore plus loin. On finit par s'arréter à un endroit où on installe les tentes le mieux que l'on peut presque collés au mini-bus pour qu'il les abrite.
Le coucher de soleil est déjà bien entamé quand on s'installe. Le ciel se charge peu à peu et assez vite quand on dine il se met à y avoir des éclairs magnifiques. On dine à l'intérieur du mini-bus à la lumière du plafonnier. C'est d'ailleurs la première fosi que l'on prend un repas à la lumière artificielle depuis longtemps.
On a quitté la steppe paturage dans laquelle nous voguions depusi quinze jours et qui était pleine d'arômes de menthe, de romarin, et de tas d'autres herbes, pour se retrouver dans une steppe presque desertique qui ne sent plus grand chose.
On passe une nuit sous une pluie battante et avec un fort vent malgré l'abri du mini-bus. Notre tente se couche pratiquemment sur nous par moments.
On petit déjeune dans le mini-bus. J'admire le chauffeur qui égal à ses habitudes de chaque matin brique le mini-bus, intérieur et exterieur, sans se décourager, malgré la quantité de poussière que l'on va certainement rencontrer en traversant le desert. Je trouve cela raiment admirable et c'est vraiment très agréable, cela donne une impression de grande remise pas désagréable.
On reprend la route pour traverser une steppe de plus en plus desertique. Là où on a dormi c'était encore moitié herbe, moitié terre, mais plus cela va, plus l'hebe se transforme en épineux de plus en plus claisemés au milieu de cailloux.
On s'arrète dans une yourte pour prendre du fromage et de l'aillerak. Onpénère dans une yourte atelier, il y a une machine à coudre et des outils et pas de lits ni de foyer. L'homme qui nous recoi tétait en train d'écouter la radio pour suivre les combats de lutte qui se déroulent en ce moment à Oulan-bator. Ilparait que l'on en est au 6ième tour de lutte. Donc on doit le déranger un peu et il ne nous fait pas beaucoup la conversation. Djarra se met aussi à écouter la radio et me demande si on peut capter ce poste à partir de mon walkman, pour lrsque nous serons repartis.
notre hôte nous sert de l'aillerak, mais malheureusement il doit en renverser en remplissant nos bols à partir du tonneau qui est juste derrière moi, car soudain je sens mes fesses qui s'humidifient et je réalise que je suis assis dans une mare d'aillerak. Moi qui venait de sortir mon bermuda tout propre de ma valise et qui espèrait le garder propre quelque jours, c'est raté. Au moins cela m'évite de me soucier plus longtemps de le maintenir propre. D'habitude nous sommes assis sur les lits mais là comme il n'y en a pas nous nous sommes installés sur les tapis.
On remonte dans le mini-bus et on continue à rouler. On s'arrète dans un petit patelin où il y a une pompe à essence. l'installation a l'air très sommaire et il n'y a pas d'éléctricité. Donc il faut pomper à la manivelle. La cuve est tout de même enterrée. Deux fois dans la journée on s'arrétera pour faire ainsi le plein, en devant pomper à la main.
On s'arrète pour déjeuner au milieu de rien en bordure de la piste. Cela a beau être desertique il y a tout de même plusieurs motos qui passent. Ces motards ne ressemblent pas du tout à ceux que l'on a p– voir ces dernières semaines. D'abord parcequ'ils portent des casques, ensuite parceque parmi les quatre ou cinq que l'on voit passer plusieurs sont japonais. Ce doit , parait il être probablement les coureurs d'un rallye moto organisé par une firme japonaise autour de la Mongolie.
Après le déjeuner et une petite sieste on repart sans trop tarder car on a encore de la route qui nous attend. On doit faire à peu près 8h de route dans la journée sans compter les arrêts.
On s'arrète dans un petit patelin pour visiter un temple très joli. C'est un temple chinois assez récent puisqu'il a été construit en 1912. Il est tout à fait dans le style chinois. Il a notamment des piliers multi-colores avec de bas en haut du rouge, du jaune, du bleu, du rose, etc. C'est impressionnant ces couleurs vives. Il y a un double toît à la chinoise.
Comme il y a des lamas qui sont en train de dire des prières on attend qu'ils aient fini pour pénétrer à l'intérieur et faire le tor. A l'intérieur c'est aussi multicolore avec beaucoup de rouge, du vert, etc. C'est assez grand tout en bois, tout à fait à la chinoise.
On repart et on roule, on roule, on roule. le ciel qui était nuageux se dégage peu à peu au fur et à mesure que l'on va vers le sud et le soleil se remet à briller.
On voit de plus en plus des troupeaux de chameaux, on a vu deux antilopes ce matin avant le déjeuner.
Dans le mini-bus on échange un peu nos places, je papote, je lis ou j'écoute de la musique. Je passe pour un peu ours car je ne passe pas tout mon temps à papoter, alors que de mon coté, j'estime être un de ceux qui papotent le plus. Les mongols nous passent une cassette de musique mongole qui était amusante au début mais qui commence à être assourdissante. Je commence à en avoir marre d'entendre toujours les mêmes deux cassettes une de musique mongole et une de Piaf et Sardou.
On s'arrète pour le campement. Comme presque tous les soirs, je vais faire une balade dans les environs, le plus loin possible pour être un peu isolé et pas trop loin pour être sur de retrouver le mini-bus. Je vais en général à la limite de portée desbruits du campement. On a un assez joli coucher de soleil qui se cache derrière les collines qui nous entourent. Puis la lune se lève très vite, très belle et pleine. Il fait encore jour alors qu'elle déjà haute. puis la nuit tombe. François-Xavier passe un long moment dehors après le diner. Il revient tellement tard, que l'on finit par avoir peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, mordu par un scorpion par exemple. Justement Djarra nous recommande de ne pas dormir dehors pour éviter les serpents et les scorpions qui doivent habiter cette région desertique. Justement j'hésitai à dormir dehors, le plaisir d'être sous les étoiles et la pleine lune n'était freiné que par l'absence de sur-sac. Il faut dire qu'l fait vraiment bon et cela n'a rien à voir avec le froid que j'avais connu dans le Sahara en décembre. Donc on dort sous la tente. François-Xavier finit par rentrer, en fait il était juste à coté de nous à méditer derrière les tentes. Il a effectivement vu un scorpion et un serpent. il a vu aussi des chameaux et des chevaux en liberté donc il doit probablement y avoir des yourtes pas trop loin, bien que l'endroit soi tdesertique.
je suis réveillé à 6h par Djarra qui prépare le petit déjeuner et le chauffeur qui fait de la maintenance préventive sur le mini-bus, garé juste à coté de notre tente. Mais je me rendors assez vite et je n'entends même pas François-Xavier sortir pour admirer le lever du soleil. Pour une fois il est accompagné par Agnès qui a le courage de se lever tôt.
je ne me réveille que vers 8h30 pour le petit déjeuner. On est prêt pour une fois assez vite, mais on attend longuement les mongols, car le chauffeur doit terminer de réparer une roue qu semble t'il a un problème et qu'il a démontée.
On finit par repartir. on roule toujours au milieu des rares épineux. la piste devient assez dure et sèche parfois en tôle ondulée.
Vers 14h on arrive au camp de Tchang bouk do‹
Tchang bouk do‹ C'est un camp touristique avec pas mal de yourtes alignées. C'est un camp privé et cela se sent à la qualité du service.
Ainsi on va déjeuner dans la salle de restaurant commune. Le serveur est en noeud papillon. Il nous sert un repas qui n'est pas très bon, avec notamment des beignets encore plus gras que ceux de Djarra. Derrière notre table il y a n comptoir où a notre arrivée ils s'empressent de disposer des objets destinés à la vente aux touristes. Ils sortent, les bouteilles, les chips, les cigarettes du placard pour constituer ce qui doit être le magasin du camp et tenter de nous inspirer un achat.
Peu avant d'arriver au camp on a rencontré sur la piste un gros nuage et depuis que l'on est rentré dedans nous sommes sous la pluie. Il parait que le coin bénéficie d'un micro climat et que du coup il pleut abondamment bien que nous soyons dans le desert.
On installe nos affaires dans une yourte, équipée de quatre lits. Il y a même une ampoule éléctrique au plafond. Mais en ce moment l'éléctricité en marche pas. Du coup on nous conseille d'attendre pour prendre notre douche qu'il y ait de l'eau chaude avec le générateur qui démarrera en fin d'après-midi. Les mongols sont décidément petits et les lits de la yourte font à peine 1m75.
On reprend le mini-bus avec deux guides du camp qui vont nous conduire à la vallée du faucon.
vallée du faucon qui est parait il le coeur du micro-climat qui nous entoure. Lorsqu'on y arrive après uen demi-heure de piste il pleut toujours.
On descend dans une espèce de gorge couverte d'herbe rase. Ici il y a quelques arbres à l'abri de la gorge.
Il y a un cours d'eau qui court au fond de la gorge, assez bizarrement il descend de la partie la plus large vers la partie la plus étroite de la gorge. Nous descendons aussi en suivant ce ruisseau.
On s'arrète devant une marque sur un rocher qui comémore la hauteur qu'a atteint la glace durant l'hiver 94. Je ne veux pas comprendre tout de suite de quoi il s'agit. Tellement cela me parait incroyable qu'au milieu du desert, des épineux et des chameaux on voit une marque qui indique qu'il y avait presque quatre mètres de glace à cet endroit. En tout cas c'est sur qu'il y a beaucoup plus de verdure ici que parout ailleurs dans le desert et une mluie continue.
mais c'est vraiment un desert pas comme les autres. Déjà hier soir il y avait des gros nuages au dessus de notre campement, alors que dans les deserts que j'ai connu le ciel bleu est de rigueur. Et de plus il parait qu'ici tout le desert est couvert de neige en hiver. Les reliefs sont très variés on voit aussi bien des collines, que des plaines, des cailloux que du sable.
On continue à progresser vers le fond de la gorge. plus cela se resserre plus ces parois verticales en falaises de plusieurs centaines de mètres sont impressionnantes.
On monte le long d'une de ces parois pour aller admirer une petite statuette de vautour en béton avec un bec métallique qui n'a aucun interêt.
On continue à descendre dans la gorge et on arrive à un endroit où effectivement on trouve des plaques de neige et de la glace. Puis comme on avance encore on arrive carrément dans des ceyracs de glace. Le ruisseau devient souterrain sous des plaques de glace. Et on doit s'accroupir pour progresser dans ces tunnels naturels.
Moi qui ai préféré prendre à tout hasard mes bottes plutôt que mes chaussures bateau, j'ai été bien inspiré, car on patauge dans l'eau. Les deux guides locaux doivent déguster car ils sont pieds nus dans des sandales et l'eau ne doit pas être chaude.
On progresse ainsi en alternant les passages d'une dizaine de mètres dans des tunnels de glace et les passages àl'air libre.
On voit un ibix qui est la femelle du mouflon, sorte de chèvre sauvage, qui est accrochée morte à la paroi. Il parait qu'elle s'est suscidé en sautant dans le vide, car elles font cela lorsqu'elles se sentent trop vieilles.
C'est vraiment impressionnant de voir cette glace de plus en plus abondante, plus on descend. Si je comprends bien, il doit faire très froid l'hiver et la glace doit s'accumuler au point qu'elle tient tout l'été.
La progression commence à être difficile, je suis guidé plus ou moins bien par Agnès et Sidonie. A un moment nous étalosn Sidonie et moi sur une plaque de glace. Finalement on renonce à avancer car la barrière de glace devient dure à franchir. On remonte la gorge jusqu'au mini-bus. Il parait qu'elle fait 1,8km de longueur. On a donc du marcher environ quatre kilomètres.
On reprend le mni-bus pour aller jusqu'au musée du desert situé non loin de là. Il continue à pleuvoir. Comme le musée est fermé lorsque l'on arrive on va faire un tour dans la boutique pour touristes qui jouxte le musée. Tandis qu'un des guides va chercher le gardien du musée pour qu'il nous l'ouvre.
Dans la boutique il y a des chandails en cachemire, des chapeaux mongols et des écharpes. J'essaie une des écharpes et fais mine de sortir avec au grand dame des autres qui trouvent probablement à juste titre que le marchand risque de ne pas apprécier mon humour.
Puis on rentre dans le musée. Il y a toute une collection d'animaux empaillés qui illustre les espèces qui peuplent ou ont peuplé le desert. Ce qui me donne l'occasion de caresser un loup. Ce que je ne crois pas avoir jamais fait. Je caresse aussi un mouflon avec ses cornes recourbées et longues vers l'avant, qui tournent en spirale. Il y aussi une gazelle avec ses cornes torudes qui partent en equerre. On se demande comment l'évolution a permis de donner cela. On voit aussi un craecirc;ne d'ibix, des oeufs de dinosaure fossilisés.
Ce musée se compose de quatre pièces et on est bien s–r les seuls touristes. Il parait ceci dit qu'il y a pas mal de toursites qui viennent directement en avion passer quelques jours dans un des trois camps qui sont dans le coin. D'ailleurs le livre d'or du musée indique que des français sont passés en juin 95.
Les mongols tentent de créer ici un pôle touristique en développant des activités. Les trois camps sont privés.
On revient au camp touristique. On va prendre une douche qui en principe doit être chaude. Mais avec l'expérience du premier camp touristique je suis plutôt sceptique et m'attend à prendre une douche froide, ce qui sera toujours mieux que d'avoir les pieds dans un ruisseau boueux. A ma grande surprise l'eau d'abord tiédasse, se réchauffe peu à peu au point que je dois presque ouvrir le robinet d'eau froide, mais je préfère me bruler un peu plutôt que d'atténuer le plaisir de se laver à l'eau chaude.
J'en profite pour me raser, avec la mousse du shampoing que j'ai dans les cheveux. Ma barbe de trois petites semaines part très facilement, alors que là aussi j'avais quelques craintes. J'hésite à ne me raser qu'un coté, pour rigoler et por voir aussi si les quelques jours qui nous restent permettront à ma barbe de se rallonger un peu au delà du petit balai de chiotte que je porte. Qui est certes assez dense mais d'une longueur plutôt décevante. Finalement je prends le parti de raser les deux cotés, mais de laisser les pattes pousser.
Le service du camp touristique est décidément impeccable et alors que tout nu je m'apprétai à rentrer sous la douche il y a une mongole qui s'est présentée à la porte de ma cabine. Je me suis demandai quel service elle souhaitait me rendre, elle me disait quelque chose qu'évidemment je ne comprennais, en me montrant quelque chose, qu'en empoignant j'ai reconnu pour être une serviette de bains, soigneusement pliée et propre. Je l'ai donc utilisée en gardant la mienne sèche. En plus elle est bien grande.
Puis on se retrouve pour le diner, dans la salle à manger. L'éléctricité tourne toujours et la pièce est éclairée, on se demande combien de temps cela va durer. On a des beignets qui sont plus secs et encore plus gras que ceux de Djarra, notre cuistot.
Après le diner on retourne dans notre yourte, où un feu est allumé dans le po‰le. Une mongole passe régulièrement pour l'alimenter. On a encore de l'éctricité, ce qui permet aux autres de rédiger leur journal. J'en profite pour dormir pendant une petite heure. A 9h l'éléctricité s'arrète et les rédactions doivent se poursuivre à la bougie.
vers 9h30 on va à la yourte bar, qui est éclairée par un petit groupe éléctrogène. On se retrouve tous les sept avec nos amis mongols autour d'une table. Il y a aussi un groupe de mongols qui parait il viennent visiter ce camp car ils sont eux même en train d'ouvrir un autre camp touristique privé. L'un deux jouent quelques notes d'une chanson qu'ils entonnent sur un vieux piano droit déglingué. Je m'y mets ensuite pour tenter d'y jouer mais entre le peu de morceaux qui me reste dans la mémoire et le peu de notes qui jouent correctement le résultat n'est pas terrible. D'autant plus que je ne sais plus rien jouer de gai et d'entrainant. Lorsque je finis par renoncer à faire quelque chose de correct, le tenancier se précipite sur son magneto pour mettre une cassette si vite que manifestement il attendait impatiemment que je m'arrète.
On se met à boire de la vodka mongole. On nous sert cela dans des verres genre, verre à vin à ras bord. J'en prends trois verres coup sur coup.
Je les supporte d'abord relativement bien et je danse avec les autres, sur les musiques qui s'enchainent sur le magnetophone. Il y a de tout des musiques locales, quelques tubes discos occidentaux ou japonais. Je danse un peu avec tout le monde, y compris avec Sara qui est manifestement contente de danser. C'est très sympa, il y a une bonne ambiance.
La yourte est décorée avec des fresques genre bande dessinée assez moche parait il sur un fond de peinture verte.
Je parle avec Sidonie, puis je défie, bien sur sans succès, Agnès de m'embrasser sur la bouche.
Mais à un moment mes trois verres de vodka me tombe sur l'estomac et alors je me sens vraiment pas bien et je demande à Sidonie de me raccompagner à la yourte. Ce qu'elle fait gentiment. Je ne tarde pas à me coucher et m'endors d'un coup. Les autres un peu plus tard mais je ne les entends pas du tout.
Sara vient toquer à la porte de la yourte vers 8h30 pour nous inviter au petit déjeuner. Les planches du lit était particulièrement dures, mais avec la quantité de vodka que j'avais à digérer, j'ai bien dormi. Décidément les mongols sont plus petits que nous car je tenais tout juste dans le lit qui devait faire moins d'1m80 de long. J'ai un peu la gueule de bois, ou tout du moins un malaise à l'estomac que je vais trainer toute la journée.
Il continue à pleuvoir, je prends unerapide douche avant d'aller petit déjeuner.
Puis on quitte le camp touristique dans notre mini-bus salué par le propriétaire du camp qui à une voix de chef qui ressemble un peu à celle de Siizkhuu.
On prend la route pour aller vers le desert. Le temps gris se lève peu à peu.
On trouve après quelque difficulté et avoir demandé à un berger, une yourte que l'on nous indiqué au camp comme un endroit possible pour monter à chameau.
On est recu d'abord ans la yourte. Dans celle ci il n'y a pas de po‰le donc ils doivent plutôt habiter celle d'à coté et celle est pour recevoir les touristes, ou se tenir sans prendre de repas. En tout cas on y voit des signes exterieurs de richesse comme un gros poste de radio avec double cassette, ainsi que des tapis en lino sur le sol..
On nous offre de l'aillerak et du fromage.
Puis on va monter les chameaux. En fait on se contente de nous faire deux ou trois petits tours à la longe. Il n'y a que deux chameaux de sellés donc on monte deux par deux. Je monte le premier avec François-Xavier. Le chameau est couché comme les dromadaires et on s'assied sur une selle entre les deux bosses. La selle a de larges étriers. Puis le chamelier lance un ordre "hoc" pour le faire se relever, alors cela balance un peu car il commence par les posterieurs. Puis il redescend au "soc" et on peu descendre. Ils sont moins grands que les dromadaires.
Les bosses sont deux plutôt molles se tenant assez droites. Il parait que l'on juge de la qualité d'un chameau à la taille de ses bosses et à la facon dont elles se tiennent droites. Tout à fait comme les seins des femmes. En ce moment les bosses snt plutôt petites car on sort de l'hiver donc ils n'ont pas eu le temps de refaire leur reserve. Leur poil est court car on les tond au début de l'été. Ils ont un bout de bois en forme de y enfilé dans les narines qui doit servir de mors. Une des branches du y sert à empécher que cela s'échappe des narines et à l'autre est accrochée la longe.
En tout cas c'est bosses molles sont vraiment très marrantes au contact. Et comme dirait François-Xavier c'est sympa d'avoir coché la case chameau.
On reprend le bus et on repart dans le desert tantôt sur une piste tantôt carrément hors piste. On s'arrète une ou deux fois dans des yourtes pour demander notre chemin. On est toujours dans une grande steppe très plate avec très peu d'épineux et beaucoup de sable.
A un moment on croise deux camions et un autocar. Tout cela se voit de loin et converge pour s'arréter au milieu de la steppe échanger le bonjour et des informations sur la route. Ce rassemblement de tant de véhicules est assez insolite alors que cela fait tant de jour sque l'on en a pas vu autant d'un coup. Les deux camions partent assez rapidemment, mais l'autocar qui est un bus qui assure la liaison entre deux chefs de province assez éloignés reste un moment avec nous. Il transporte une troupe de forains.
On s'est arrété pour déjeuner près des dunes de sable. Il y a tout une série de dunes pas très hautes qui sont plus ou moins alignées, espacées par quelques mètres d'épineux. Elles sont toutes orientées dans le même sens qui doit être celui du vent dominant. Elles montent en pente douce sous le vent et redescendent plus brutalement de l'autre coté.
Le sable est chaud et doux. On marche pieds nus sur la dune puis je reviens au bus pour me mettre carrément en maillot de bains. Car le soleil cogne et c'est bien bon de s'allonger sur le sable au soleil.
Je m'amuse d'abord à sauter dans le vide du coté raide de la d–ne. Puis Agnès ayant tenter en vain de me pousser dans le vide, c'est elle qui y tombe et je l'empèche pendant un long moment de remonter la rejettant dans le vide à chacune de ses tentatives.
On déjeune au soleil à coté du bus, Les vivres fraiches commencent à manquer et on a du porc en boite pas terrible que François-Xavier qualifie de singe.
il fait assez chaud mais heureusement le soleil se cache un peu pour nous laisser le temps de faire une petite sieste.
C'est toujours aussi bizaree de voir autant de nuages au dessus d'un desert. Alors que je reste sur le suvenir du Sahara ou de la haute Egypte sous un ciel parfaitement bleu.
J'ai encore peine à croire ce que tout le monde nous a affirmé, c'est à dire qu'en hiver il y a de la neige y compris dans le desert.
En tout cas je suis très content d'avoir coché la case d–ne. On a vraiment en tête les images de Tintin avec les mirages qui flottent au sommet des d–nes. D'autant plus pour moi que comme je ne vois pas les épineux qui entourent les d–nes, je pourrai très bien croire que le sable et les d–nes s'étendent à perte de vue.
Le bus repart et on refait plusieurs heures de piste. On repasse par le poste d'essence où on était passé à l'aller. Il faut encore pomper à la manivelle. Cette fois ci tout le monde y passe, y compris les files.
On joue aux cartes pour tuer le temps. On fait un ascenseur assez amusant. Les heures de bus sont assez longues, d'autant plus que mes bouquins s'épuisent. Et puis les pises sont vraiment cahotantes et on ne dépasse jamais le 30 à l'heure.
On s'arrète un peu à l'exterieur de la ville où on a pris de l'essence à un endroit où il commence à y avoir une végétation un peu plus dense, mais cela reste surtout des épineux.
On dine là, de saucisses en boite cette fois ci. on papote un peu. Notamment Sara nous raconte son expérience avec la secte Moon, dans l'influence de laquelle elle a passé deux mois. Surtout dans son esprit pour améliorer son japonais, car les conférences qui leur était dispensé l'était en japonais.
Car non contente de parler parfaitement le français, Sara maitrise bien s–r le russe, mais aussi le japonais. Et elle nous fait bien sourire lorsqu'elle affirme à François-Xavier que l'anglais est une langue très proche du français. Evidemment tout est relatif !
Je reste un moment à table avec Agnès, c'est à dire à moitié allongé sur le tapis de sol et sur la toile cirée qui nous sert de nappe.
François-Xavier toujours aussi courageux (je trouve d'aileurs qu'il nous fait un peu trop souvent plus ou moins implicitement remarquer notre peu de courage par rapport à lui), se lève vers 6h pour aller admirer le lever du soleil. Mais il fait cela comme d'habitude très discrètement et cela ne m'empèche pas de dormir jusqu'à 7h45. On reprend le petit déjeuner dans le mini-bus, ce qui manque décidément de charme et il va falloir que l'on insiste pour le prendre dehors les jours comme celui ci où rien ne s'y oppose. Le petit déjeune se compose comme presque tous les jours de beignets.
On repart avec le mini-bus, on roule pendant plusieurs heures, pendant lesquelles je somnole pas mal. On s'arrète plusieurs fois pour demander notre chemin.
On embarque un type sorti d'une yourte qui va nous servir parait il de guide pour aller aux ruines d'Agar Hiid.
Il s'agissait de trois grands temples bouddhistes de part et d'autre d'une petite rivière et de l'aglomération qui devait tourner autour, jusqu'à ce que tout soit complètement détruit par les communistes dans les années 30. Là les démolisseurs ont vraiment bien travaillé et pourtant il devait y avoir de nombreux batiments, vu l'étendue du site. Mais il ne reste vraiment plus que des cailloux, dans le meilleur des cas des petits pans de murs. Nous sommes du coté de la rivière où il n'y avait qu'un seul temple. En tout le site comptait parait il de 300 à 400 moines. En tout cas manifestement il y avait pleins de monuments. En 1990 un premier effort de restauration a été entrepris qui a consisté à reconstruire un petit temple et un petit mirador en bois qui domine la rivière. On voit le seul monument qui reste encore à peu près reconnaissable qui est un demi stupa. Du coup dans sa tourelle il y a des offrandes qui ont été déposées par des mongols de passage. Il y a toute sorte d'offrande du morceau de tissu au semblant de sculpture en terre cuite.
Il parait que le supérieur du temple passait l'hiver dans une yourte montée au bord de la rivière, pour mieux se protéger du froid. Car ici aussi il y a de la neige l'hiver. J'ai fait demandé par Sara à l'un des habitants qui habitent encore dans le coin, combien de temps la neige restait en moyenne. Et la réponse a été trois mois. Alors que l'on encore ou presque dans le desert.
On déjeune dans au bord de la rivière. Un peu à l'arraché car nos mongols auraient visiblement voulu manger du kilomètre et s'arréter plus loin. Mais nus on préfère profiter u peu de la rivière et de ces alentours verdoyants.
On voit un petit puit où parait coule une surce d'eau. On voit aussi un craecirc;ne d'animal que les rongeus ont laissé trainer. Je trouve cela assez dégoutant, ce qui me prouve qu'avec l'aecirc;ge je suis de plus en plus sensible car il y a quelques années cela m'aurait tout au plus amusé.
Je ramasse une corne de chèvre qui sera peut-être aphrodisiaque, si quelqu'un veut la piler.
Je me mets avec plaisir les pieds dans l'eau de la rivière après le déjeuner. Puis j'aide Agnès à pomper de l'eau pour nos gourdes. Ce qui est assez dur car l'eau est plutôt boueuse. J'ai très envie de me baigner mais Sara m'a dit que c'était interdit et en plus l'eau est très boueuse donc je m'abstiens. Je bouquine allongé sur l'herbe. Pour une fois il y a quelques arbres au bord de l'eau, qui dispensent une ombre plutôt maigre.
François-Xavier a traversé la rivière malgré le courant en passant de piere en pierre. Il a été invité dans l'une des yourtes qui sont montées de l'autre coté et on lui a offert du fromage, qui va complèter sa collection. Car les autres gardent des échantillons de fromages.
Puis on reprend le mini-bus. On a une longue après midi très cahotante. On ne fait même pas du 30 à l'heure de moyenne. J'écoute de la musique sur mon walkman car je ne veux pas user toutes mes cartouches en livres. Il ne me reste plus que 2 cassettes. je joue aux cartes avec Sidonie.
On repasse par la ville où on avait pris de l'essence la première fois l'autre jour. Mais cette fosi ci on se contente de demander notre chemin. puis on continue vers Oulan-bator. Il nous reste parait il 400km pour y parvenir.
On e s'arrète que vers 8h pour diner. Malgré notre demande de s'arréter tôt. Car les mongols ne veulent pas prendre le risque d'arriver en retard à Oulan-bator. On s'arrète donc dans un endroit un peu plus vert. Il y a toujours des épineux, mais ceux ci sont plus denses.
On a un débat assez animé après le diner pour décider à quelle on veut être réveillé. Sidonie et moi aimeriosn rester le plus longtemps possible dans nos sacs de couchage. D'autant plus que l'expérience montre que Djarra nous réveille toujours avec une marge d'avance sur l'horaire que nous lui demandons, donc je milite pour que l'on en tienne compte. François-Xavier et Agnès de leur coté voudraient se lever avec le soleil.
En me couchant FrançoisXavier, alors que je m'apprète à fermer les deux épaisseurs de portes de notre tente, me demande d'en laisser une ouverte. Il tente de m'expliquer qu'il souhaite que je laisse la moitié gauche ou droite d'ouverte, alors que je comprends qu'il veut que je ne ferme qu'une des deux épaisseurs. Bel exemple de malentendu. Au point que cela fait rire Sidonie qui entend le dialogue de la tente d'à coté.
Je me réveille à 5h, puis à 6h lorsque François-Xavier sort voir le lever du soleil et pour une fois il me réveille. Puis j'ai un lever assez difficile vers 8h.
Après le petit déjeuner que nous prenons dehors, nous remontons dans le mini-bus. Une longue journée de route nous attend. Je passe ma matinée à somnoler, et, à terminer "la rue de la soie".
On passe dans un som, petite ville chef lieu du département comme l'était Roujirk.
Som Dans cette bourgade habite un correspondant de Siizkhuu. On passe le chercher chez lui. Il habite dans sa famille dans une maison en dur avec des parois en bois et en tole ondulée. La maison comporte une cuisine et deux pièces, ce qui est tout de même plus confortable et moins chaud qu'une yourte. Mais pour passer l'hiver il retournent dans leur yourte qu'ils montent au milieu de la cour. Dans la cour on trouve aussi un tas de bois et une remorque pour un camion. le tout est entouré d'une palissade comme souvent autour des maisons dans les villes.
Comme manifestement ils sont habitués à recevoir des touristes on a droit à du thé au lait salé et des biscuits douteux au lieu de l'aillerak et du fromage.
Il parait que le métier officiel du correspondant est d'allumer et d'éteindre le système éléctrique de la ville. Car si aucune des yourtes que nous avons rencontrées dans la campagne ne sont équipées d'léctricité. On voit tous les trois jours une ligne éléctrique qui alimente les petites bourgades comme celle ci. Et où il doit y avoir de l'éléctricité quelques heures par jour ou au moins très intermitantes.
On reprend le mini-bus avec le correspondant, qui va nous servir de guide pour la journée et son dernier fils, qui semble assez gaté et qui l'accompagne.
On fait une petite heure de route pour arriver à la montagne où seln le programme "la vue des mouflons et des ibix est bien possible". On se balade parmi les pierres dans un paysage très joli. En fait il s'agit d'une colline avec pas mal de rochers. Il y avait un ermitage ici à l'époque. Avec la saison touristique les animaux qui se baladent dans les rochers ne sont parait il plus visibles au grand jour. e.
Au sommet je reste seul pour méditer un peu sur une pierre. Puis j'entreprends comme les autres se sont éloignés de redescendre seul, vers le mini-bus resté en bas. Deux jeunes mongoles se précipitent à ma rescousse alors que je me dirigeai vers un petit précipice. Elles me reconduisent gentiment en me faisant faire le tour par un chemin qui descend de facon plus pratiquable. Je leur demande leur nom. Je comprends qu'une s'appelle Naroumchimik. Ce que Sidonie, que je retrouve, comprend comme "Arôme chimique".
Je quitte mes charmantes guides et on retrouve le mini-bus. Djarra qui a eu depuis que l'on est arrivé le temps de cuisiner, nous a préparé une bonne soupe et de la viande mouton bouilli. On déjeune au soleil, à l'abri peu ombrageux de gros rochers.
On reprend le bus. On repasse par la ville pour redéposer le guide et son fils. Il y a du troc qui s'opère entre les mongoles pour renouveler nos provisions.
Puis nous nous remettons à rouler sur ces pistes monotones. Je fais une partie d'écarté avec Sidonie. Je relis la cravache d'or. Je roupille aussi un peu bien sur. On s'arrète à un puit pour faire de l'eau. Puis dans une petite ville pour faire le plein d'essence mais comme le pompiste est parti en balade notre chauffeur se contente de siphonner un de ses jerricans.
On roule encore un bon moment dans une steppe de plus en plus verte, cela reste rocailleux mais la végétation se densifie nettement. On s'arrète au pied d'une montagne. En fait d'un cirque de montagnes en demi-cercle, avec de l'autre coté une grande plaine qui s'étend à perte de vue. Le site est vraiment magnifique.
Une des montagnes, la plus haute je crois, est sacrée. Et nul ne doit prononcer son nom, du moins pas dans son entourage.
On installe les tentes un peu en pente au pied d'une des collines.
J'entreprends de grimper au sommet de celle ci. J'ai un peu du mal à monter et à choisir ma voie entre tous les gros rochers parmi lesquels il faut choisir de les contourner ou de les escalader. Il y a entre ces rochers des gros bouquets de lavande qui embaument l'air. Une fois au sommet je profite d'une vue magnifique sur le cirque déjà dans l'ombre, alors que de l'autre coté le soleil brille encore. Il parait que l'on voit quelques yourtes au loin. La lumière est très belle.
Heureusement François-Xavier est monté me rejoindre et m'aide à redescendre, car je me serai senti encore moins à l'aise qu'à la montée.
Pendant ce temps Djarra nous a fait cuire de la viande de beouf, fruit du troc avec le correspondant de Siizkhuu. Pour une fois elle est grillée sur le feu et s'est très smpa d'avoir de la viande non bouillie.
Un puis deux mongols surgit de nul part, viennent nous rendre visite. On se demande toujours comment ils savent que nous venons d'arriver, car presque tous les jours, sauf au milieu du desert on a eu des visiteurs à peine installés alors qu'il n'y avait aucune yourte à l'horizon. En l'occurence leur yourte sont de l'autre coté des collines. L'un d'entre eux est remarquable car il est plutôt bel homme au go–t des filles et surtout ce qui retient leur attention c'est la beauté de son cheval et de l'harnachement : il a une selle avec des parures en argent ainsi que le filet. Il discute assez longuement avec nos mongols.
Pendant ce temps on joue au jeu de cartes mongol. On joue à l'endroit où nous avions diné c'est à dire quelques pierres idéalement disposées par la nature pour former des sièges et tables basses en vis à vis.
Puis je fais un massage à Agnès dans notre tente. François-Xavier lui va dormir dehors.
On entend au loin des chiens, la nuit est très douce, il y a un peu de vent et cela sent très bon. Toujurs ces arômes de thym que l'on a rencontré un peu partout pendant notre voyage. Ici on sent aussi la lavande. On a même souvent rencontré une herbe qui sent le poireau. Et on a vu aussi de nombreux plants de rubarbe sauvage.
On se réveille vers 8h30. On petit déjeune toujours sur nos pierres sièges. J'ai un peu mal au ventre et je soupconne que c'est soit la viande grillée soit le sirop de fruit à l'eau glacée que l'on nous a offert hier à notre deuxième passage chez le correspondant de Siizkhu qui ont réussi au delà de tout espoir à surmonter ma constipation. Du coup je fais une bonne balade autour de la coline près de laquelle nous avons campé pour tacher de m'isoler un peu. Avec le vent qui souffle j'ai pas mal de mal à faire bruler mon pq même entre les pierres de la colline.
Le chauffeur a sorti tous nos bagages du mini-bus pour en faire un nettoyage à fond avant de rentrer à Oulan-bator. C'est vraiment ce qui m'a le plus marqué dans les services impeccables que nous ont rendu les quatre mongols qui nous accompagnaient, c'est le professionnalisme dont faisait preuve notre chauffeur à nettoyer tous les jours le mini-bus, sans se décourager malgré les nuages de poussière que nous avons embarqué sur ces pistes.
On reprend le mini-bus pour s'arréter un peu plus loin dans la yourte du monsieur au beau cheval d'hier soir. On nous offre du thé salé et du fromage. On nous offre même des gros morceaux de fromage qui vont permettre à ceux qui en font de bien étoffer leur collec. François-Xavier notamment est ravi. Je lui donne volontiers les trois gros morceaux de ma part. On nous offre aussi conformément à une habitude que l'on a souvent rencontrée du tabac à priser.
La yourte est équipée d'un poste de radio, ce qui n'est pas encore très répandu. Et je reconnais dans le générique d'une émission qui se termine la musique de "Noir c'est Noir" de Jonnhy Hallyday. C'est amusant d'entendre une chanson française au milieu des steppes mongoles. Et d'autant plus celle ci parceque je les rabaché aux oreilles des autres, en répétant pour la fête Burrus de septembre.
Allongé dans la yourte il y a le grand père qui est venu d'Oulan-bator passer ses vacances dans la yourte de ses enfants. Mais il est malade et malheureusement nous avons déjà donné tous nos médicaments. Agès retrouve tout de mêm un médicament quelconque qui n'aura certainement aucun effet, car il soigne tout autre chose de bénin mais il fera plaisir.
En sortant de la yourte on remarque la yourte voisine qui est à moitié détruite, par la foudre parait il et qui sert désormais d'étable.
On revoit le beau cheval de la veille avec son harnachement non moins beau. Je peux toucher les capuchons en argent de la selle et du filet. La selle est une selle chinoise en bois avec un vague coussin dessus et des dessins gravés dans le bois.
On reprend le mini-bus et on roule. A un moment on fait uen portion de piste de 50m qui me tire de ma torpeur tellement elle est lisse et sans cahot et du coup j'en suis plus que surpris.
On s'arrète pour déjeuner au bord de la route. Il parait qu'il ne nous reste que peu de kilomètres pour Oulan-bator. On s'installe dans la prairie en bord de rute. Ici aussi elle est truffée de trous de marmottes et autres animal troglodyte. Au point que je dois faire attention où je mets les pieds car je peux à tout momnt trébucher dans un de ces trous, dont certains sont très larges et profonds.
Cette fois ci nous avons définitivement regagné la campagne verdoyante des steppes mongoles. Je cueille un des nombreux edelweiss qui pousse dans cette prairie. En mongolie l'edelweiss n'est pas rare et on en a rencontré à plusieurs reprises.
Sur la route à une centaine de mètres de notre mini-bus il y a un obo, amas de pierres qui forme un autel autour duquel tous les mongols un tant soit peu superstitueux font trois tour. Par dérogation les voitures elles n'en font qu'un tour. Mais nous avosn l'occasion de vérifier que cette pratique est très respectée. Du fait de l'approche d'Oulan-bator il y a pas mal de voitures qui passent pendant que nous déjeunons entre 5 et 10 et toutes ont procédé au tour de l'obo, ainsi d'ailleurs que les motos. Cet obo commecertains recueillent aussi de nombreuses offrandes et du coup cela a l'aspect d'un énorme tas de détritus. Il y a notamment une grosse quantité de cadavres de bouteilles, notamment de vodka. Car il parait que les gens qui quittent Oulan-bator pour aller dans le Gobi s'arrètent ici pour finir leur bouteille de vodka avant de la jetter ce qui assure que pendant le reste du voyage on ne manquera pas d'eau.
C'est bien mon regret pendant ce voyage, c'est que du fait des 70 années muselées par le communisme, les principes de la religion se sont manifestement perdus et il ne reste plus que les rites et les superstitions.
Finalement Sara consultée nous a dit que cela se faisait de laisser un pourboire aux membres de l'équipage. Aussi François-Xavier glisse un billet de 50$ dans les deux fois 5 paquets de cigarettes Gauloises qu'il destinait au chauffeur et à Djarra, ainsi qu'un autre billet dans un livre de Balzac pour Sara, que justement François-Xavier avait apporté alors que c'est l'auteur préféré de Sara. Je regrette un peu l'incohérence de n'avoir rien donné à Augui. Mais il a tout de même troqué son delh contre le walkman d'Agnès, ce qui était déjà un cadeau.
On reprend la route pour la dernière ligne droite vers Oulan-bator. Nous ambitionnons d'arriver avant 5 ou 6 heures qui est l'heure probable de fermeture des magasins, car nous souhaitons faire quelques ultimes courses.
Nous croisons de plus en plus de voitures sur la route., alors que pendant tout le voyage nous avons été habitué à ne croiser qu'au plus un ou deux véhicules par jour.
On s'arrète encore une fois au bord d'une petite rivière car le chauffeur souhaite donner un ultime coup de chiffon aux carreaux du bus et repasser la balayette. Et Djarra veut se laver et se changer au bord de la rivière. C'est assez marrant de le voir se pomponner et même se parfumer. On se demande vraiment s'il n'y a pas une inspection formelle à l'arrivée.
On rigole aussi des vaches qui tournent et galopent sans raison dans le voisinage.
On repart pour faire les derniers kilomètres. Mais juste devant l'aéroport on tombe en panne d'essence. Et pas moyen d'ouvrir le coffre où sont les jerricans. Le chauffeur a beau s'escrimer sur sa clé, rien n'y fait. Au point que je suggère que quelqu'un aille prendre un taxi à l'aéroport pour aller chercher de l'essence. Sara part donc. Et évidemment à peine est elle partie que la serrure du coffre cède enfin. Après moultes efforts et imprécations contre ce materiel de fabrication chinoise. François-Xavier part donc en courant chercher Sara à l'aéroport. Mais celle ci passe à coté de notre bus dans un taxi et comme elle voit que nous avosn ouvert le coffre elle en descend. Il nous faut attendre François-Xavier qui ne tarde pas trop. Alors que l'heure tourne et que les magasins risquent de plus en plus d'être fermé. On décide d'aller directement en arrivant au grand magasin.
On rentre dans Oulan-bator et on arrive au magasin vers 5h. Sans passer par la case hotel, car on craint la fermeture imminente du magasin. En effet à peine est on entré dans celui ci que l'éléctricité s'éteint, ce qui semble annoncer une fermeture prochaine et une incitation aux clients à repartir. Donc on fonce à l'étage acheter un dehl pour moi. Je trouve un delh en soie noire qui est pas mal. Il n'est pas aussi décoré que certains que l'on a vu, mais c'est le seul qui resiste à la selection des filles. J'achète aussi un de leur chapeau traditionnel, avec un pointe au sommet. Il parait que pas mal des mongols que l'on a croisé portait encore ce chapeau, les autres portant des casquettes ou des bonnets de laine. En tout cas ils portent presque tous un dehl, même si c'est par dessus un jean.
Puis je vais avec François-Xavier au rayon des couvertures pour y acheter deux couvertures, que je ferai coudre ensemble en France, car je manque d'une grande couverture et ici comme ils n'ont que des petits lits les grandes couvertures n'existent pas. François-Xavier se laisse tenter par deux couvertures en poil de chameau, huit fois plus cher que celles que j'ai prise en laine simple à 30f pièce.
On peut tout payer en dollars, mais les rayons doivent être plus ou moins indépendants. Car le change pratiqué varie de l'un à l'autre, aux dehl c'était 400 touldrik pour un dollar, contre 450 aux couvertures et un peu partout là où nous avons fait des courses jusqu'à présent.
On apprend que finalement le magasin ne ferme aujourd'hui qu'à 8h et que la coupure d'éléctricité est une coupure générale dans la ville.
On prend donc un peu plus notre temps. Les autres achètent des lingots de thé et des disques compacts de musique mongole. On regarde vaguement les chandails en cachemire proposés au dernier étage avec les disques compact. En fait tout le dernier étage est destiné aux riches ou aux touristes avec des prix uniquement en dollars.
On reprend le mini-bus pour arriver à l'hotel Bayen Gold
hotel Bayen Gold Cette fois ci nous sommes dans la deuxième des deux tours que comporte l'hotel. En chambre 509 et 510. Elles ressemblent aux chambres que nous avions à l'aller, avec toujours un grand balcon sympa. On prend une bonne douche à l'eau chaude Puis on descend refaire les boutiques pour tenter de me trouver une ceinture de dehl et un cardigan en cachemire. J'achète à défaut du cardigan que je cherche un chandail en poil de chameau beige. Puis on retourne à la reception retrouver Sara à 8h30 pour le diner.
Entre temps elle aussi est repassée chez elle et elle réapparait toute propre et pimpante. On va dans la grande salle à manger de l'hotel qui sépare les deux tours de l'hotel. A cause de la coupure d'léctricité qui est décidément jugée comme grave par Sara si même le Bayan Gold en est privé, il faudra attendre pour avoir des plats chauds. Et on nous sert des entrées froides et le dessert. En fait avec un peu de pain beurre, cela suffit amplement et on renonce à attendre le plat chaud. L'éléctricité revient à 9h.
On retrouve Siizkhuu dans le hall vers 9h30. On débriefe avec lui nos impressions et critiques de voyage. Je souligne le professionnalisme de notre équipage. Et me déclare un peu frustré de culture boudhiste. il faudrait qu'il prévoit quelque chose pour palier à l'ignorance des mongols dont Sara pour les questiosn de philosophie et de religion. J'ai été vraiment frappé de les voir après 70 ans de communisme et de boycotte avoir perdu tout le fond et n'avoir gardé qu'une teinture de superstition. Il nous a semblé que même les lamas que nous avons rencontré étaient pas très calé sur autre chose que les rites. François-Xavier souligne lui le déséquilibre de notre progression à cheval dans la vallée. Nous avosn fait l'aller en trois jours jusqu'à la grande cascade et puis nous avons tourné en rond pendant dix jurs pour faire le retour. on aurait peut-être pu aller plus loin dans la vallée que la grande cascade. Et puis il critique le caractère inégal des chevaux. C'est que sa vieille branche était une vraie vieille carne poussive. Puis on paie les 830 dollars de la deuxième moitié de notre périple. Au moment où on paie Siizkhuu manifestement congédie Sara. Ce qui est dommage car elle repart chez elle alors que nous auriosn et elle probablement aussi aurions bien aimé sortir ensemble prendre un dernier verre.
Du coup après avoir payé et dit bonsoir à Siizkhuu et sa femme comptable qui l'accompagnait nous nous retrouvson seuls. nous sortons pour aller boire un verre, nous ambitionnons d'aller dans l'hotel Mongolia, l'autre hotel de luxe de la ville. :iæ2 refid=res.hotel Mongolia Nous nous tournons en rond dans la ville pendant une heure à sa recherche. Nous rencontrons des français, qui sont en ville depuis trois semaines.
La ville est assez animée dans la rue le soir, il y a des voitures qui circulent les rues sont goudronnées, il y a un peu d'éclairage public et il fait bon.
On finit par rentrer content de notre balade mais bredouille pour le verre et on descend dans la boite de l'hotel pour prendre une bière. Il y a pas mal de filles qui ont l'air plus ou moins professionnelles au moins de l'accueil. Le décor est tout vert et moche. La musique est assez mauvaise, genre mauvais techno. Il y a quand même un écran vidéo qui projette des clips et les cassettes de musique sont pas trop mal enchainées.
On remonte vers 1h du matin, on termine nos sacs. Finalement personne n'a besoin de mon grand sac en nylon de Bolivie.
Pendant le petit déjeuner dans la salle à manger de l'hotel, Sara nous offre à chacun une paire de gants en cachemire. Ce qui témoigne des bonnes relations qu nous avons eu et a d– lui manger une bonne partie du pourboire que nous lui avons laissé hier. En tout cas c'est vraiment gentil de sa part. On se promet de s'envoyer des lettres et des paquets.
Après le petit déjeuner on va à la troisième boutique de l'hotel, qui est de l'autre coté du batiment, accessible par l'exterieur. Il parait que c'est la plus grande et la mieux achalandée. Tant mieux car les deux autres boutiques que j'ai faites hier soir avec Sidonie ne m'ont pas révélé le cardigan vert auquel je finis par réver. De plus nous avons remarqué que depuis trois semaines les prix ont augmenté, la vraie haute saison doit commencer le 1er juillet. En tout cas je regrette de ne pas avoir des chandails à l'aller car il y avait des cardigans comme je l'ai aime. François-Xavier a eu l'à propos de s'en acheter un et moi je m'y étais pris trop tard. Dans ce troisième magasin, il y a effectivement plus de choix. Il y a bien un cardigan gris mais trop grand pour moi. J'hésite un peu sur des beaux gilets bariolés qui se porte par dessus les dehl. Mais finalement nous achetons rien. Je repasse simplement par les deux autres boutiques situées dans les deux halls des tours de l'hotel pour y demander une de ces larges ceintures qui s'enroulent autour du dehl. A la boutique où nous en avions reservé une la fille a oublié de transmettre notre commande et donc nous prenons une ceinture en soie jaune à l'autre boutique bien qu'elles soient un peu courte et ne permette pas de faire trois tours de taille.
On prend nos bagages et on monte dans le mini-bus. Siizkhuu est là pour nous dire au revoir, il y a un autre typ aussi qui aide le chauffeur a porté les bagages. Cela s'avèreêtre Djarra lui même revenu pour nous aider. Mais dans sa tenue de ville tout propre et bien coiffé on ne le reconnaissait pas.
A l'aéroport l'aérogare s'avère en travaux avec donc un passage assez étroit qui sert à faire circuler les voyageurs du comptoir decontrole des visas au controle des bagages. I y a une cohue pas possible. Avec notamment encore u groupe d'allemands qu cherche aussi à predre le même vol que nous pour Moscou. On doit remplir les formulaires de sortie. Il parait que comme nous voyageons sur Aeroflot il n'y a pas de taxe d'aéroport à payer. On fait la queue pendant pratiquement ue heure pour accèder au compte goutte au controle douanier des bagages. C'estd'autant plus enervant d'attendre que si notre file avance centimètre par centimètre il y a un flot de personnes, essentiellement des mongols, qui nous double et passent rapidemment. En fait il semble qu'ils passent en priorité car il n'ont pas de bagages. On finit par passser. Le controle passe par un scaner qui permet de regarder sur un écran le contenu des bagages.
On quitte à ce controle Sara, Djarra et le chauffeur. Les adieux sont assez rapides car la foule nous presse. On arrive enfn à l'enregistrement pour l'avion. On a 92 kilos à nous quatre pour 80 autorisés mais on nous fait graecirc;ce de la surcharge. On met tous les bagages sur les billets d'Agnès et François-Xavier, ce qui n'est pas plus mal pusque si je me rappelle bien la carte Premier avec laquelle François-Xavier a payé les billets ne marche en assurance retard ou perte de bagages que pour deux personnes.
On attend encore un petit moment dans la salle d'embarquement. j'en profite pour acheter à un ultime étalage de chandails en cachemire un chandail gris qui ici ne vaut que 53 dollars, contre 68 dans la boutique hier et 60 à l'aller.
On finti par embarquer et par décoller. On part avec deux heures de retard, ce qui réduit d'autant les trois heures et demie de battement que nous avons pour changer d'avion à Moscou. On décolle donc à 14h30. Je suis assis seul sur le cté gauche de l'avion près de l'allée, alors que les trois autres sont sur la même rangée à droite. Je bouquine pas mal mon bouquin en braille sur le Louvre. J'ai fait pas mal de progrès pour lire un peu plus vite. A coté de moi il y a une mère mongole et son fils, qui ne m'empèche pas roupiller. On s'arrète encore à Novosibirsk pou rfaire le plein de kerozène.
pusi on repart, on joue aux cartes de part et d'autre de l'allée. Je susi un peu enervé et je vais me détendre les jambes à l'ariète de l'appareil, je me retrouve dans les bras d'un grs allemand qui avec ses copains a manifestement un peu abusé de la bière et sont debouts à l'arrière.
Il est temps que l'on arrive, o aterrit à 16h00 à Moscou. On a ratrappé une heure sur notre retard. Nous avons donc deux heures et demie pour notre correspondance. On nous parque dans une salle de transit Dans laquelle on nous fait poirauter pendant deux heures. Malgré mon envie à plusieurs reprises de m'inquièter de cette attente prolongée j'ai pris le parti d'avoir uen attitude patiente et kool et je reste carrément allongé sur le carrelage de la salle à somnoler et deviser avec les autres. On ne s'inquiète pas notamment parcequ'il y a aussi d'autres français à coté qui prennent le même vol que nous et qui nont pas l'air d'être inquiets. Il y a tout de même un allemand qui fait un scandale car il vient de rater son vol pour Dusseldorf. Il gueule tellement fort qu'il finit par avoir raison de l'immobilité manifeste et l'impuissance des hotesses qui sont là. Deux hotesses l'emmène alors qu'il clame qu'il préfère partir sans bagages plutôt que de se voir retardé par ceux ci. Je ne sais pas si je devrais moi aussi intervenir en tout cas les hotesses ont l'air tout à fait incompétentes et elles ne savent apparemment que dire attendez, attendez.
Au bout de deux heures on finit par nous faire monter dans un bus, dans lequel on reconnait nos bagages. Il y a deux russes qui gueulent tout ce qu'ils peuvent sur les hotesses tandis que nous attendons que le bus démarre. Comme je descend pour les interroger sur ce qui se passe, ils m'expliquent qu'ils sont inquiets car ils ont un vol pour la Hollande dans dux heures. Je leur réplique qu'alors nous avosn beaucoup plus de raison d'être inquiets car notre vol est dans quinze minutes pour Paris. L'un d'eux qui parle bien anglais traduit notre inquiétude à l'hotesse qui se contente de répondre qu'elle est au courant et qu'elle sait que nous avosn ce vol dans 15 minutes. Alors nous avons tout lieu d'être inquiet car le système ne bouge pas pour autant. il faut encore un bon moment et des gueulantes des russes pour que le car démarre et nous transporte du terminal domestique où nous étions au terminal international.
On y arrive enfin alors que notre vol doit être en train de décoller. On fonce directement en salle d'embarquement. Mais les hoteses au controle de sécurité refuse de nous laisser passer. Elles nous disent qu'il est trop et qu'il faut que nous allions au bureau d'information transit.
Où nous dit qu'il faut que nous allions à l'hotel et que nous attendions pour prendre un vol demain. Je tente de réclamer pour que l'on essaie d'appeler l'avion et que l'on tente de voir si ce n'est pas possible de le faire revenir nous chercher avant qu'il n'est décollé. Mais le temps que la préposée veuille bin m'écouter et interrompre ses réponses butées et automatiques pour comprendre ce que je lui dit, il est certainement trop tard. Je réussis tout de même àfaire appeler sa chef, ce qui déjà en soi est une erformance. Je sens que le plaisir de la négociation desespérée me prend. la chef m'explique inlasablement qu'elle n'est pour rien dans ce raté et que nous devos sagement aller à l'hotel. J'essaie de lui faire reconnaitre qu'il y a eu une erreur de l'Aeroflot sur ce transit. Mais elle me répond que l'autre terminal a beau être aussi géré par Aeroflot ce ne sont pas eux et qu'ils ne sont pas responsables de leur problèmes. Elle me dit même : "there is no mistake, just people who work badly". Je demande à pouvoir prendre un visa de sortie pour aller passer la soirée à Moscou. Elle nous fait emmener au comptoir des visas. Le visa pour douze heuresco–te 36 dollars. Et les autres reculent devant la dépense. C'est vrai que l'on ne sait pas du tout ce que l'on pourrai faire seuls un soir à Moscou.
J'essaie d'obtenir le numéro d'IBM Moscou pour y appeler Bernard Pinson, mais même au bureau du téléphone on m'explique qu'il n'y a pas d'annuaire ni opérateur pour avoir un renseignement.
On attend encore dex bonnes heures en face de la porte 21 pour qu'un car pour l'hotel de transit vienne nous chercher. Heureusement j'ai mes jeux de cartes et on joue longuement au jeu mongol.
Les deux autres français qu étaient en transit avec nous sont toujurs là, furieux d'avor raté leur vol. Ils travaillent pour pharmaciens sans Frontières.
Notre car dépose d'abord un groupe de japonais dans un premier hotel qui doit être plus chic que le notre et mieux correspondre à leur classe de billet d'avion. Pour notre groupe de 6 français, qui restons dans le car, nous avons droit à un hotel dans un endroit boisé, entouré de verdure et nous sommes très content de notre sort. On nous envoie diner dans la salle à manger à peine arrivés. Mais comme je demande à voir les chambres, car je suis inquiet de nous retrouver tous les six dans un dortoir. Je parviens à cnvaincre la receptionniste de m'accompagner aux chambres. Elle me fait traverser le parc pour aller aux batiments qu contiennent les chambres. Nous passons devant des groupes de jeunes et une musique qui se déchaine au point que je crois qu'il y a une boite de nuit. Une fois dans le batiment des chambres la gardienne de celui ci veut absolument m'installer dans ma chambre. Mais maintenant que j'ai compris que nous serions au moins par chambre de deux je veux retourner voir les autres. Et elles sont furieuses quand je leur explique que je veux retourner au batiment principal pour aller chercher mes amis et mes bagages. La receptionniste est tellement furieuse d'avoir fait un aller et retour pour me remmener, qu'elle part devant en maugréant en refusant de m'attendre pour m'accompagner et je suis obligé de m'enerver pour qu'elle daigne m'attendre et me raccompagner à la salle à manger. Moi qui envisage de venir m'installer dans un pays comme Moscou cela laisse présager des difficultés que je pourrai rencontrer en temsp qu'aveugle qui ne peut se faire comprendre qu'au travers du peu de mots d'anglais qu'ils pratiquent ici.
Je retrouve les autres dans la salle à manger. On dine d'un excellent morceau de viande roti, de cornichons, de saucisson et de thé. Je joue un peu du piano qui est dans la salle à manger avant que nous allions nous coucher.
On repasse par le parc, mais cette fois les groupes de jeunes et même la boite de nuit ont disparus.
Nous nous voyons installés tous les quatre dans un petit F3 avec un salon, deux chambres, une salle de bains et une cuisine qui est fermée. La vue donne sur les arbres, c'est très propre, il y a du savon, des portes serviettes chauffants et le chant des oiseaux.
La gardienne du batiment nous propose ses services pour nous procurer des bières, du champagne russe ou des cigarettes. Elle vient encore demander si on a du change et François-Xavier que j'admire pour sa confiance, lui donne deux billets de cinquante dollars contre un billet de cent.
Graecirc;ce au décalage horaire je me réveille naturellement à 7h00. La gardienne vient nous proposer du café et des petits pains. Mais nous préférons aller prendre le petit déjeuner qui nous attend au restaurant. On prend une douche en vitesse et on va au batiment principal, pour apprendre que le petit déjeuner n'est servi qu'à partir de 8h et que nous aurons notre petit déjeuner à l'aéroport. On attend le car qui doit nous emmener à l'aéroport à 7h30. Et avec mon mauvais esprit habituel et l'organisation russe, je m'attends à ce qu'il arrive avec un retard confortable. Mais pas du tout il est très ponctuel, passe d'abord au batiment principal pour nous embarquer pusi aux batiments des chambres pour y prendre les deux pharmaciens.
On arrive à l'aéroport à 8h, en même temps que plusieurs autres cars de voyageurs en transit, donc on doit faire pas mal la queue pour rentrer dans l'enceinte internationale et pour avoir nos cartes d'embarquement. Puis nous allons au bureau information de transit pour avoir nos tickets de petit déjeuner. Mais là la préposée m'explique qu'il n'ont plus de tickets en ce moment et qu'il faut que l'on repasse à 9h.
On revient docilement à 9h, pour s'entendre dire que les bons ne sont toujours pas redescendus du restaurant et qu'il faut que l'on revienne plus tard. Je reviens donc à 9h35. Comme j'ai toujours la même réponse, je décide de monter au restaurant pour en faire descendre les tickets. Au restaurant je suis assez mal recu par les serveuses, qui ne semblent même pas remarquer que je suis aveugle, dans leur indifférence et leur esprit borné. Il y en a tout de même qui répond à mes interpellatiosn et me prétend que les ticketssont redescendus. Alors je redescend au bureau de transit. Là la fille distribue effectivement des tickets à d'autres passagers, mais pour nous elle m'explique qu'il est trop tard pour que nous allions petit déjeuner et que nous aurons notre petit déjeuner dans l'avion. Devant d'infortune de mes différentes méthodes de négociations douces je décide de tenter la technique de la colère. je préviens Agnès que je vais m'enerver. Et alimenté par la faim qui me ronge je lache une bele colère qui me surprend même par sa violence. Au point que la fille réagit aussi violemment et nous nous empoignons presque de part et d'autre du comptoir. Au moins je me suis défoulé, même si après il n'y a plus moyen de négocier. Elle s'enferme dans sa résolution de surtout rien nous lacher et distribue des tickets à tous ceux qui passent devant nous sauf à moi.
Dépité je fais mine de faire le siège du comptoir mais comme l'heure tourne je suis bien vite obligé de lever le siège et d'aller en salle d'embarquement pour notre vol qui part à 10h30. On a le temps de faire plusieurs parties de cartes dans la salle d'embarquement. Puis on embarque et on décolle à l'heure.
On a trois heures vingt de vol et on arrive vers midi à Paris, avec deux heures de décalage.
On sort rapidemment de l'avion, nous passons rapidemment la police en temps que passagers français, ce qui n'était pas le cas de la majorité des autres. Ce qui nous amène à être les premiers au tapis à bagages. Si tôt que notre tapis n'est pas encore affiché et que l'on doit faire le tour des tapis et demander à un employé pour attendre en face du bon. On attend en vain nos bagages. Et on s'est pressé pour rien. Sidonie et moi nous allons à un distributeur de billets et retrouver la mère de Sido qui nous attend gentiment à une autre porte. Elle est venue nous chercher encore avec une Espace et c'est bien sympa. Comme j'aienvie d'être à Descartes au plus vite je préfère prendre le taxi, mais la mère me propose de me déposer en priorité à Vital et je me laisse faire. De toute facon à 13h35 nous sommes encore en train d'attendre une hypothétique arrivée de nos bagages. Ensuite il faut remplir le dossier de perte au comptoir des aéroports de Paris. ils ont un système astucieux de photos types de bagages qui permettent d'identifier le sien. je fais établir les dossiers au nom de François-Xavier ou Agnès dans l'espoir de pouvoir faire jouer l'assurance de François-Xavier. Mais il s'avèrera qu'elle ne prend en charge que les achats de première necessité suscités par le retard.
on part donc dans l'Espace direction d'abord la rue Vital. Où je me douche et me change rapidemment avant de sauter dans un taxi pour Descartes où je suis à 15h. bonjour = saillebanno au revoir = ba‹rta merci = ba‹tla s'il vous plait = ougeno un = nique debout = hoc (pour les chameaux) coucher = soc (pour les chameaux) grand homme blanc = tam sara celui qui aime l'illerack = arikoum durta bonheur = djarra clair de lune = sara-toya chef lieu de département = som
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