Hier soir je suis resté jusqu'à 1h du matin au bureau pour écluser un maximum de travail avant mon départ. Du coup j'ai réussi à rater le rendez vous que Rosann de passage à Paris m'avait fixé au café de la Jatte; Comme elle m'a copieusement engueulé au téléphone après, je suis passé à 1h tenter de me faire pardonner en passant à son hotel; Cela m'a mis vers 2h30 à Vital. Le temps de faire ma valise, je ne suis pas au lit avant 4h30.
Gaelle m'a bien recommandé d'être à l'heure pour éviter de la stressé. Et je suis bien décidé à lui faire ce plaisir; Mais j'ai beau être debout à 7h45 je réussis tout de même à me mettre en retard et à la mettre en pétard;
Je passe la chercher chez elle en taxi. On arrive à Orly à 11h pour un avion à 11h45. Finalement on est sur American Airlines et non pas sur Air France, tant pis pour mes milages.
Je voudrais acheter de l'eau de toilette pour moi et de l'Armagnac pour Eric. On s'arrète d'abord à une boutique qui vend de l'eau de toilette, mais comme je réagis face à des prix que je trouve très cher, le vendeur nous explique que sa boutique est avant la douane et donc pas duty free. On le remercie donc et on ira plus loin. Après la douane on s'arrète dans une boutique pour acheter de l'Armagnac. Puis comme Gaelle commence à stresser sur l'horaire de notre avion on renonce à l'eau de toilette;
On arrive dans la salle d'embarquement alors que les passagers ont déjà embarqués. On se retrouve assis au rang 17 place A et B. C'est le premier rang de la classe touristes, du coup avec peu de places pour les jambes. Mais je suis content d'avoir un hublot qui va me permettre de dormir; Gaelle me le cède car cela lui permet d'être du bon coté pour son oreille en restant à ma droite. On décolle avec à peine 10mn de retard. Et le pilote nous annonce tout de suite que vu les conditions de vent favorables on arrivera une heure à l'avance à Miami.
Un steward parle remarquablement bien français et c'est bien agréable. On nous ofrre du champagne en apéritif puis un déjeuner convenable. Que j'agrémente des fromages que j'ai acheté pour Isaure et Eric. Et dont je prélève une petite part de brie et d'Apenzel.
Puis je dors deux ou trois heures pour récupérer sur mes deux dernières courtes nuits. Gaelle regarde la télé sur le petit écran devant nous et lit un bouquin sur Kennedy. Le voyage dure 9h35 et c'est un peu long, je fais le tour de l'avion pour me dégourdir les jambes, puis je me plonge dans mon bouquin sur Albert Spir.
Au départ j'ai demandé à avoir une assistance à l'arrivée. Du coup on nous demande après l'aterrissage de débarquer en dernier. Mais une fois sortis de l'avion il n'y a personne pour m'aider. Un steward veut bien nous guider sur quelques dizaines de mètres puis il se débarasse auprès d'une hotesse qui conduit déjà elle même un indien. La dite hotesse se débarasse de nous juste avant le controle de police après nous avoir conduit dans deux ou trois ascenseurs différents. On a donc perdu sur toute la ligne, attendus dans l'avion pour encore attendre au controle de police et pour s'égarer en cherchant nos bagages et la sortie. Alors que justement j'avais demandé une assistance pour éviter de faire la queue à la police et pour éviter de s'égarer en cherchant la sortie. Heureusement on ne s'égare que peu et très vite on retrouve Isaure qui nous attend à la sortie; Heureusement elle a téléphoné pour savoir si notre avion était à l'heure et elle a su qu'il avait une heure d'avance.
On charge les bagages dans le van et on retrouve toute la famille. Eric est au volant, Kathya fait encore sa timide et n'ose pas me dire bonjour.
On rentre chez Isaure et Eric. Ils habitent une vaste maison dans le quartier de Miami qui se trouve entre South Miami et Coralgable
Coralgable Je m'installe dans le bureau avec un des fauteuils chauffeuse en cuir du salon. Tandis que Gaelle s'installe dans la chambre d'amis.
Je suis arrivé avec une petite valise pour mes affaires et une grosse pleine de cadeaux et d'affaires de bébé pour le troisième d'Isaure qui est attendu pour avril. Je fais la distribution des cadeaux;
Puis je teste la piscine et j'apprends à manipuler la fermeture sioux qui boucle le grillage qui est tout autour de la piscine; L'eau est un peu fraiche au début mais très bonne une fois que l'on est dedans; C'est quand même sympa d'avoir une piscine dans son jardin. Les enfants eux aiment beaucoup le trempoline, sur lequel Hugo sait déjà faire un saut périlleux;
Puis Eric et moi on part avec le van pour aller louer un tandem pour la semaine. On récupère une machine toute neuve qui devrait être super à utiliser avec ses 24 vitesses. Dans le magasin on admire différents vélo dont un qui a un cadre très léger avec pas de barre à la verticale de la selle;
En rentrant on ouvre une bouteille de champagne comme apéro. Il y a un voisin Georges qui passe. Puis on dine en famille avec de la viande froide, une salade et le gorgonzola que j'ai apporté et le brie qui s'abandonnent; Le tout arrosé d'un vin chilien très bon.
Gaelle et moi piquons un peu du nez et nous ne tardons pas à aller nous coucher; En fait tout le monde se couche assez tôt vers 9h30 ou 10h.
Je me suis réveillé vers 4h puis vers 6h, mais rendormi sans difficulté jusqu'à 9h30 où j'ai même du mal à me lever. Il y a longtemps que je n'avais pas dormi comme cela, surtout avec le décalage horaire;
Après un rapide petit déjeuner, on hésite un peu à aller à la plage ou bien à aller courir avec le père d'un copain d'Hugo chez qui nous sommes passés hier et qui m'a proposé de m'emmener en footing. Isaure préfère que nous allions courir ce matin. Alors on y va. Eric est commis pour aller courir aussi.
On emmène les enfants qui vont jouer avec leur copain Nicola‹. Le père Gary nous emmène faire le tour du golf qui est à coté de chez lui. Au premier tour c'est Eric qui court avec moi et Gary qui est en vélo. Et puis peu avant la fin du premier tour Gary prend le relais et Eric monte sur le vélo. Il fait plutto beau avec un peu de vent. Et c'est très agréable de courir. On court surtout sur le trottoir car Gary ne veut pas que l'on aille sur la chaussée et je ne tiens pas à aller sur le gazon. On doit passer tout près du golf car régulièrement on entend des joueurs taper dans leur balle; A la fin du deuxième tour Gary propose que sa femme Marina prenne le relais mais j'ai comme peur qu'elle ne court pas vraiment e que je commence à être fatigué je décline l'offre. On s'arrète donc après environ 9km de course; Je bois deux grands verres d'eau, avant qu'Eric donne le signal du retour à la maison.
Là je prends un bon bain dans la piscine, puis on déjeune d'un barbecue sur leur terrasse. C'est très agréable avec un temps doux; On finit le brie.
Puis une petite sieste s'impose que je fais sur le lit de gaelle car ma chauffeuse n'est pas si confortable et de plus elle est repliée pour la journée.
Vers 3h45 on sort de notre léthargie et on part à la plage. On monte tous dans le van. Et Eric nous conduit à la plage de Kibiskane
Kibiskane C'est une île qui est reliée au continent par un rand pont. La plage est située donc face à l'Atlantique et elle est très jolie. Avec une immense étendue de sable. La mer est basse mais cela ne m'arrète pas dans mon go–t pour le bain. Je vais me baigner défiant les panneaux qui indiquent qu'à cette heure tardive de l'après-midi la plage n'est plus surveillée. D'ailleurs il y a un type qui passe le long de la plage avec un mégaphone pour annoncer qu'ils ferment la surveillance; Je constate qu'Isaure commence à bien s'américaniser car elle tente aussi vaguement de me dissuader d'aller me baigner. Tout ce que je demande c'est que l'on m'aide à retrouver leur emplacement lorsque je sortirai de l'eau. Gaelle elle préfère aller marcher le long de la plage. Eric va jouer au foot avec Hugo.
Je vais donc me baigner seul. L'eau est excellente et les vagues très raisonnables; L'ennui c'est qu'avec la marée basse il faut marcher loin pour avoir de l'eau ne serait ce que jusqu'à la taille et pouvoir nager; Je fais quelques allers retours en 4 nages puis je rentre. Le soleil est plutôt couvert et il y a un peu de vent. Mais je joue un peu au foot avec Hugo et Eric et cela me sèche vite;
Puis Isaure emmène ses enfants à un manège qui est à coté de la plage. Malheureusement il est fermé à cette heure; C'est dommage car il est parait que c'est rare de trouver des manèges; Cette plage est très aménagée et on passe par exemple au travers d'une aire de barbucue où les familles peuvent venir pique niquer avec leur charbon de bois et leur provisions; Il y a aussi une piste de rollers ou de vélo.
Sur le chemin du retour on s'arrète au débarcadère de pécheurs qui viennent tout juste de rentrer. Ils sont en train de débarquer leurs prises et de nettoyer leur bateau. Parmi leur pèche il y a un espadon énorme qu'ils suspendent à un crochet de la balance pour voir qu'il fait 65 pounds. Il doit faire environ deux mètres de long. Le pécheur me fait toucher l'aileron dorsal qui peut se déplier et se replier comme une aile d'oiseau. Cela lui permet notamment d'entourer ses proies pour leur barrer toute fuite. Il a aussi un long nez de presque cinquante centimètres qu'il utilise pour assomer ses proies. C'est très impressionnant de voir cette excroissance qui dépasse de son corps et je me demande comment ce nez résiste aux chocs et n'est pas trop handicapant pour ce poisson. On n'achète pas de poisson car ils n'ont rien de tendre à proposer ce soir;
Puis on rentre à la maison. Je prends une douche. Puis on va ressortir pour aller pique-niquer dans les jardins d'une belle maison transformée en musée et où ce soir il y a un concert de country music; Dans la série Isaure fait notre bien malgré nous; Elle a décidé que nous irions pique niquer là bas alors que ce soir il y a la finale du Super Ball et qu'Eric et moi avons exprimé explicitement notre préférence pour le Super Ball. Finalement un compromis est trouvé et on va au pique nique en deux voitures pour pouvoir aller si on le souhaite voir la deuxième mi-temps du match.
On arrive dans ce beau jardin au bord de la baie sur une des rares collines de Miami. On retrouve Patricia Boutet qui nous attend. On papote pas mal et un peu bruyamment au point que nos voisins se plaignent qu'on les empèche d'apprécier la country. Le pique nique est un peu léger avec juste un sandwich au demeurant très bon par personne.
Puis Eric, Gaelle et moi nous partons pour aller voir la deuxième mi-temps du match de football.
On atterit dans un bar en plein air de Coconut Rove. Qu'Eric nous présente comme étant un peu le Saint Germain du coin.
On commande des fruits de mer et un plat de dauphin. Les fruits de mer s'avèrent très décevants car tellement passés à l'eau, voir congelés qu'ils ont perdu toute saveur de mer, et d'eau salée. C'est comme les légumes dans la salade d'Isaure ils sont tout à fait insipides; C'est vraiment triste.
En tout cas la finale bat son plein entre Denver et Atlanta. Eric m'explique que la finale oppose toujours le gagnant des deux fédérations de clubs de football. L'American Football Conference et la National Football Conference. Chaque club appartient a l'une ou l'autre des fédérations. Chaque fédération a une première division avec 13 équipes; Chaque club est attaché à une fédération mais comme les clubs sont privés et peuvent être vendu ou achetés; Du coup les bougent et peuvent être déménagés d'une ville à l'autre au gré de leur propriétaire; Les propriétaires de club sont souvent des particuliers qui n'hésitent pas à y mettre plusieurs dizaines de millions de dollars. Ainsi dernièrement une équipe a été vendue pour 1 milliard de dollars.
Ce soir Denver est en train de donner une sérieuse défaite à Atlanta. Ils mènent 31 à 6 aux trois quarts du jeu. Heureusement ils remonteront un peu et iront jusqu'à 31 à 19. Dans le bar il n'y a qu'une ambiance moyenne car la finale du Super Ball a beau être à Miami cette année c'est avec deux équipes qui n'impliquent pas franchement la population hispanique; Ceci dit il y a environ 100 millions de télé-spectacteurs et la minute de publicité vaut cher. D'ailleurs cette après-midi on a vu un dirigeable qui s'approchait du stade. Car chaque année il y a une équipe de caméras qui survole le stade en dirigeable ce qui permet d'avoir des vues aériennes et qui fait aussi un beau support publicitaire. Cette année le dirigeable est aux couleurs d'une compagnie d'assurances la Metropolitan.
On a retrouvé un coopérant français qui fait son service chez Rexel avec Eric. Il s'assied à notre table une fois que son compagnon qui était avec lui au début est parti.
On part un peu avant la fin du match pour rentrer à la maison.Gaelle déjà 9h et les effets du décalage horaire se font encore sentir. Gaelle se précipite dans son lit et je ne tarde pas à y aller après avoir un peu bouquiné.
Je me réveille vers 7h, je bouquine puis je vais petit déjeuner avec Eric et ses enfants; Je fais connaissance avec Ophelia la jeune fille de la maison. Kathya pleure car elle n'a plus le choix de céréales pour son petit déjeuner, Hugo et moi étant passé avant. Hugo lui est triste car la petite souris n'est pas encore passé pour la dent qu'il a perdu hier; Ceci dit Eric parvient à les accompagner à l'école et tout rentre dans l'ordre.
Je retourne dans ma chambre bureau où je parviens à brancher mon ordinateur et à écrire ces notes de voyages;
Puis avec Gaelle on va faire une balade en tandem dans le quartier. Le pretexte est d'aller chercher un distributeur de billets pour Gaelle et de lui acheter des journaux; On se balade dans les petites rues avoisinantes qui sont très calmes sans circulation; Le temps est doux et magnifique avec juste ce qu'il faut comme brise pour nous rafraichir. Le système des rues et avenues numérotées facilite la navigation tout du moins à mes yeux car Gaelle a du mal à s'y faire. On roule jusqu'à la 93ème rue où on est arrétés par une rue en cul de sac qui semble donner sur un parc;
On revient jusqu'à une avenue passante la 57ème alors qu'Isaure et Eric habitent sur la 55ème. Là sur la 57ème aussi appelée Red road il y a un nouveau grand mole avec 24 salles de cinémas et toute une série de magasins. On s'arrète à une agence de la First National bank où Gaelle peut retirer de l'argent avec sa carte bleue bien qu'ils n'aient pas de distributeurs.
Après un petit bain dans la piscine et un bain de soleil sur un transat on va déjeuner avec Isaure qui est rentrée de son travail pour une boite d'étude marketing. Comme d'habitude Isaure est très active et fait tout un tas de petits boulots en paralèle: elle donne un cours de français, elle fabrique des tartes et gateaux pour des restaurants, elle suit un cours de psychologie pour parents, elle participe à l'association des français à Miami et là elle achète des produits américains pour le compte d'une société française qui sureville le marché du marchandising et du packaging
Après le déjeuner on va faire des courses dans un mole découvert qui parait il a été arrangé par des français. Je m'achète des calecons et des slips tandis qu'Isaure achète des petits pantalons tous mignons pour nos neveux de Paris.
En rentrant je fais une sieste sur le lit de Gaelle. Puis on va diner tous ensemble. Ensuite on tente de trouver des renseignements pour aller à Cap Kennedy demain mais cela ne semble pas simple d'y aller en transport en commun et de toute acon il est trop tard pour appeler les offices de tourisme ou agences de voyages. Demain on ira plutôt aux Everglades.
Je petit déjeune avec Isaure. Tandis que Gaelle est partie avec Eric pour accompagner les enfants à leur école et pour déposer Eric à son bureau avant de revenir avec sa belle SAB décapotable qu'il veut bien nous préter pour la journée. Je troue cela extrémement généreux voir probablement un peu inconscient des difficultés de Gaelle au volant; Mais Isaure est confiante et assure que la route est simple.
Gaelle commence par tarder à rentrer car elle s'est fait arrétée par un agent car elle roulait trop lentement et cela a attiré son attention. Il lui a fait un long cours sur la conduite au volant aux USA, comme les américains savent bien être pédagogues et condescendants pour ces pauvres demeurés d'européens que nous sommes.
On part fièrement décapotés dans la SAB vers 10h30. On prend la 57ème avenue jusqu'à la 8ème rue où on tourne à gauche pour aller vers l'ouest. Car les Everglades sont des marécages sur la côte ouest de la Floride le long du golfe du Mexique;
C'est vrai que la route est simple et il n'y a pratiquemment personne. Gaelle roule prudemment en respectant les limitations à 55 miles. On traverse une région toute plate sans culture où il n'y a que des buissons ou arbustres maigrichons;
Deci delà on voit des départ de tour pour des bateaux qui se promènent sur les canaux des marécages. Mais on a décidé d'aller jusqu'au bout, jusqu'à Everglades city proprement dit.
On s'arrète à un endroit que l'on croit être la ville, alors qu'en fait ce qui était indiqué c'était la direction de la ville. Le lieu ou on s'arrète s'avère vite desert avec juste une boutique qui fournit des brochures et renseignements aux touristes. Mais on arrive pas à redémarrer. On ne peut pas d'abord remettre la clé de contact puis on a encore du mal à allumer le moteur. On finit par y arriver mais cela enerve un peu Gaelle; En plus elle a faim.
Heureusement on arrive à Everglades city on parvient à verrouiller la voiture et on va déjeuner dans un restaurant voisin. Je prends un cheese burger très médiocre et Gaelle des crevettes frites insipides.
Puis on reprend la voiture pour aller jusqu'au Everglades National Park.
Everglades National Park Là on galère encore un peu pour vérrouiller la voiture. Je déclenche même la sirène de la voiture d'à coté de nous au parking en la heurtant avec ma portière.
On va acheter des tickets pour la balade en bateau. J'ai droit à un ticket gratuit tandis que Gaelle paie 13 dollars. En attendant le prochain départ du bateau assis en face du débarcadère on réalise qu'il y a deux types d'excursion et que l'on ne sait pas laquelle nous a été vendue. Le marin qui prépare son bateau pour nous, nous rassure en nous disant que de toute facon aujourd'hui il n'y a qu'une seule sorte de balade possible c'est celle le long des côtes. Alors que l'autre permet d'aller un peu plus à l'intérieur des marécages.
On prend donc un bateau avec une quinzaine d'autres touristes. Les touristes sont surtout des personnes agées à part deux jeunes allemandes. Le bateau est une longue barque à moteur avec des banquettes en plastique posées au fond. Le conducteur du bateau fait des commentaires au moyen d'un micro qui est très mal amplifié par une enceinte à l'avant et avec en plus son accent prononcé et bien s–r le peu d'efforts qu'il fait pour parler distinctement, on ne comprend pratiquement rien. De toute facon le peu que l'on comprend semble indiquer que cela n'est pas passionnant. Il donne des chiffres ou bien dit des banalités.
On se balade entre des petites îles qui sont couvertes d'arbres enchevétrés. Il y a de nombreux oiseaux de toutes sortes. Le soleil est aussi présent mais il y a un petit vent frais agréable qui fait presque regretter une petite laine.
Gaelle est toute excitée de voir quelques dauphins sauter plus ou moins proches de notre bateau.
Au bout d'une heure et demi la balade se termine et on rentre au débarcadère. On reprend la voiture et on retrouve très facilement la route de Miami.
A un moment comme le temps se couvre on s'arrète pour recapoter. Mais on n'arrive pas à fermer la capote. Comme c'est moi qui l'ait ouverte je suis accusé par Gaelle d'avoir détraqué quelque chose; Le fait est que nous n'y parvenons pas et que les fauteuils en cuir d'Eric et anecdotiquement nous aussi, recevons une petite averse, qui pourrait bien se transformer en orage si on ne se dépéche pas de trouver comment fermer cette capote. Gaelle tente de téléphoner à Eric avec son téléphone portable qu'il nous a prété mais il a du s'éteindre à un moment de la journée et nous réclame son code pour être déverrouillé; Gaelle va à une cabine mais n'arrive pas à téléphoner. On s'est arrété à un autre centre de renseignements pour touristes. Les passagers d'une autre voiture à qui on demande de l'aide finisse par nous indiquer qu'il faut non seulement mettre le contact mais aussi démarrer le moteur pour pouvoir relever la capote; Je dois avouer que j'ai pas pensé à cela avec le contact les vitres baissent et montent mais pour la capote il faut le moteur.
On va prendre des serviettes en papier dans le magasin d'information pour essuyer les fauteuils qui ont subi l'averse. Heureusement la pluie s'est arrétée un moment. Et quand elle reprend on est déjà repartie avec la capote relevée.
On arrive à Miami vers 6h. On hésite à aller chercher Eric à son bureau. Il a d– nous appeler sur son téléphone portable mais les deux fois on a même pas réussi à prendre la communication avant que cela ne bascule sur la messagerie. A nous deux Gaelle et moi on a un peu du mal pour les choses techniques.
Comme on risque de croiser Eric, raccompagné par un de ces collègues et que l'on risque d'avoir du mal à retrouver son bureau. On va directement à la maison dans le quartier sud-ouest où on habite. Graecirc;ce aux numérotations d'avenues et rues je m'y retrouve très bien et je peux guider Gaelle.
Eric rentre avec Vincent le coopérant qui travaille avec lui chez Rexel. Il l'a invité à diner.
En rentrant j'essaie d'avoir des renseignements pour aller au Cap Kennedy mais cela semble toujours difficile d'accès sauf en voiture; On reserve donc une voiture de location pour demain matin. Avec l'aide d'Eric qui très gentiment appelle pour nous les différentes compagnies.
Puis les cinq adultes dinent ensemble. Les enfants ont diner avant. Je me régale avec le Saint Marcellin apporté de Paris et que je mange à la petite cuillère.
Après le diner les filles papotent tandis que les hommes devisent un verre d'armagnac à la main. Vincent nous explique notamment qu'à Miami les filles sont faciles à draguer.
Avant de me coucher, je consulte un peu ma messagerie puis je lis ce qui m'amène à m'endormir vers minuit.
Je me réveille assez tôt vers 7h30 pour être prêt à partir à Cap Kennedy si Gaelle s'en sent le courage. Mais comme elle l'a déjà pressenti hier soir elle préfère prendre une journée de repos à Miami avant de refaire de la route.
Après le petit déjeuner je m'installe donc à mon ordinateur pour rédiger ces notes de voyages.
On part ensuite visiter la villa Vizcaya
villa Vizcaya C'est une magnifique villa qu'un magna de l'industrie des machines agricoles s'est fait construire de 1914 à 1916. Comme ce monsieur Deering était souffrant on lui avait prescrit l'hiver de quitter Chicago et d'aller habiter au soleil Après avoir hésité avec l'Europe qu'il aimait beaucoup il a choisi de s'établir à Miami où ses parents avaient déjà une maison. Miami comptait à cette époque en 1912 seulement 10 000 habitants. Parmi lesquels 1 000 ont travaillé sur le chantier de cette villa. Assisté d'un décorateur français Deering a choisi les plus beaux meubles et les plus belles décorations pour sa villa. Construite dans le style d'une villa italienne renaissance. Deering voulait que cela ait l'air d'être une maison de famille transmise de génération en génération depuis la rennaissance. Chaque génération aurait laissé au passage sa marque, du coup un certain mélange de styles dans le mobilier et certains ornements. Il y a des plafonds et des sols issus de palais italiens, des tapisseries et des papiers peints achetés aussi en Europe qui sont originaux. De même dans le mobilier on voit de nombreuses pièces anciennes. Ceci dit tout cela est mélangé avec de nombreuses copies et mélangé aussi avec un certain nombre d'aménagements modernes. Ainsi il y avait l'éléctricité, le chauffage, en plus d'une cheminée dans chaque pièce. Deux ascenseurs, une pièce pour le téléphone et à l'office un tableau de sonnettes lumineuses pour identifier d'où vient l'appel du patron ou d'un de ses invités;
Plus de 30 personnes étaient necessaires pour le service et l'entretien de la villa.
Au rez de chaussée on trouve de vastes pièces de reception avec de grandes baies vitrées sur le jardin ou carrément sur la mer. D'ailleurs il y avait un débarcadère privé qui desservait la villa. Au premier étage on trouve les appartements privés, avec notamment une salle à manger ordinaire ou salle à petit déjeuner. Puis toute une série de chambres vastes et luxueuses.
Ce qui est très surprenant c'est que la cuisine se situe au premier étage. Ce monsieur ne devait pas souvent faire de grands diners, d'ailleurs la salle à manger du rez de chaussée est relativement petite comparée aux autres pièces. Il parait que la table qui y est est pour 24 couverts.
Les guides sont des dames volontaires manifestement de la bonne société de Miami. Et celle qui nous guide a un petit accent snob très charmant et inattendu dans un musée.
On se balade dans les jardins qui sont aussi très travaillés et chargés de sculptures, escaliers et massifs à la française; Il y a une mariée qui s'y fait photographier. La noce a probablement lieu dans la villa ce soir. Notre guide nous racontait que la villa appartient désormais au comté mais qu'elle s'autosuffit financièrement, ce dont elle était très fière de ne pas avoir besoin de subventions. Graecirc;ce à des locations pour receptions ou pour des tournages de films.
Puis on s'asseoit à l'entrée sur un banc ombragé en attendant Isaure qui est allée chercher Kathya à son école; Lorsqu'Isaure arrive on rentre à la maison où on déjeune d'un peu de salade et d'espèces de croquettes de poulet pas franchement gastronomique. Heureusement il y a le maroille de France pour égayer ce repas.
C'est quelque chose qui d'après moi montre bien à quel point Isaure est heureuse içi c'est que sur de nombreux détails de la vie quotidienne elle s'est plus qu'adaptée, pratiquemment américanisée. D'abord se satisfaisant de la nourriture locale. Puis se montrant très prudente en matière de sécurité, et d'hygiène. Par exemple je ne dois pas boire dans un verre qui a déjà été utilisé ou bien je ne devrais pas aller me baigner dans la mer lorsqu'il n'y a plus de maitre sauveteurs.
L'après-midi on part pour la grande piscine Venitian
Venitian pool C'est une grande piscine dans un décor rococo assez étonnant. Il y a sur les bords du bassin des petites montagnes de rocher, des cascades et des petites grottes ménagées dans l'eau. Je prends un long bain sympa notamment avec Hugo qui aime aussi beaucoup nager. Puis je m'allonge sur le sable qui fait plage à coté de la piscine.
Vers 4h30 on est gentiment poussé vers la sortie car la piscine ferme. C'était vraiment sympa d'autant plus que cet après-midi on était pratiquemment seuls en tout cas dans l'eau.
On rentre à la maison. Alors que je m'apprète à faire une petite sieste Gaelle me propose d'aller faire un tour en tandem. Je saute sur l'occasion et nous voilà partis;
On fait un grand tour en allant vers Colargable. On essaie d'éviter les rues avec des voitures, mais c'est difficile dès que l'on roule un peu. On rentre à la maison avant la nuit tombée.
Je me remets à la sieste puis je lis un peu des revues de presse d'IBM.
Vers 19h on part diner sur la suggestion de gaelle qui a le sentiment de ne pas avoir encore fait assez pour nos hôtes. Pour pouvoir avoir les enfants avec nous on retourne au restaurant bar de Coconut Rove où on était Dimanche soir pour la finale du Super Ball.
Ce soir ce restaurant le Monty's
Monty's est beaucoup plus plein avec pas mal de familles. C'est encore l'happy hours avec le buffet à moitié prix pour inciter les gens à venir en semaine. Les enfants aiment bien car on y mange des fruits de mer et on est à l'exterieur donc ils peuvent s'égayer un peu. Les crevettes sont fraiches et très bonnes, le crabe bien meilleur que Dimanche;
Pour ma part je prends des crevettes frites à la noix de coco qui sont assez bonnes, le tout arrosé d'un chardonnet.
Il y a même un orchestre qui joue un peu de musique et c'est endroit est vraiment agréable.
On rentre pas trop tard vers 20h30, les enfants vont se coucher et les parents aussi assez vite après. J'aurai bien fait une partie de cartes ou quelque chose comme cela mais cela ne semble pas susciter l'enthousiasme.
Après le petit déjeuner, Eric est parti déposé Hugo à son école, puis il revient chercher Kathya et nous emmène en même temps. On dépose Kathya à son école qui est un peu plus éloignée de leur maison. Puis on va à coté du bureau d'Eric sur Douglas avenue où se trouve une agence de Budget.
Là on on loue une Ford Escorte pour 31 dollars par jour en tarif de base. Mais comme j'ai envie de prendre l'assurance collision et que Gaelle tient à prendre l'assurance responsabilité du coup cela revient à 63 dollars par jour taxes incluses. De toute facon c'est la seule solution pour aller au Cap Kennedy ou en tout cas la moins chère, puisque renseignements pris très gentiment par Eric hier, montrait que les billets d'avion étaient à 200 ou 300 dollars aller retour;
Gaelle se met donc au volant de ll'Escorte. Nos aventures commencent alors que l'on doit rappeler deux fois l'hispanique préposé de budget pour qu'il nous montre comment marche le levier de vitesses pourtant automatique, mais qui comporte cin différentes positions; Gaelle va le chercher une première fois et il vient nous expliquer. Mais comme elle dit oui, oui à toutes ses explications d'un air très entendu et qu'ensuite une fois qu'il est reparti elle se tourne vers moi en me demandant si j'ai compris, elle doit retourner le chercher pour lui avouer qu'elle n'a pas compris. Enfin on comprend qu'il y a deux positions qui ne serve à rien, le L et le D entouré;
on part donc et on tente de trouver l'autoroute qui va vers le nord c'est la E95. Heureusement de là où on est il n'y a qu'à tourner dans une rue puis à suivre cette nouvelle rue qui se prolonge par l'autoroute; Car à chaque croisement la pauvre Gaelle est très stressée et pleine de doutes sur d'abord la facon dont il faut procèder pour traverser le croisement puis sur la direction à suivre ou la file dans laquelle il faut se tenir. On trouve tout de même l'autoroute avec plus de stress que de mal.
De là on commence à rouler vers le nord. La ville de Miami se déroule interminable mégalopolis. Une fois que l'on a passé le centre ville puis la banlieue nord on arrive presque sans discontinuer à Lauderdale qui est la ville au nord de Miami et dans laquelle se concentre beaucou d'américains tandis que Miami est plutôt livrée aux hispaniques;
On continue à rouler vers le nord, on est ralenti par un embouteillage à cause d'un accident, mais cela roule tout de même à peu près; La conduite des américains est assez imprévisible car il change de file sans mettre leur clignotant et surtout les camions qui n'hésitent pas à doubler en force. Mais cela reste relativement sans danger car les vitesses sont modérées et les distances de sécurité à peu près respectées.
Le soleil brille sans partage et on s'est branché sur l'air climatisé, auquel Gaelle se fait très vite au point que l'on ne pourra plus l'arréter, sans qu'elle éprouve une sensation de claustrophobie qui doit être très désagréable.
Vers midi on arrive aux abords de Palm Beach, mais tous les panneaux indiquent West Palm Beach et aucun n'indique la presqu'île de Palm Beach. On sort de l'autoroute, on demande, on reprend une portion d'autoroute, on ressort, on redemande, etc. La pauvre Gaelle commence à désésperer, elle ne parvient pas à s'habituer au système d'indications local. Je suis malheureusement assez impuissant pour l'aider. Tout au plus je peux tenter de la rassurer, l'encourager, retenir les explications que l'on nous donne et tacher d'articuler ces explications avec les panneaux que me lit Gaelle; C'est pour moi une excellente lecon de positivisme et de patience. On tourne ainsi pendant une bonne heure avant de finir par trouver une route qui permet d'accèder vers l'est à la presqu'île de Palm Beach.
On arrive vers 14h. On se gare dans une rue qui parait un peu animée. On veut s'installer à une terrasse d'un restaurant qui semble sympa et qui en plus est recommandé par le guide du routard. Mais il n'y a plus de places en terrasse et on s'installe un peu à l'intérieur, qui de toute facon est ouverte larement sur l'exterieur. Ce restaurant s'appelle Chuck and Harold's sur Royal Ponciana way
Chuck and Harold's Je commande une salade de poulet, d'oranges et de fruits de saison. C'est très bon il y a pleine de fruits variés et un peu de poulet. On est assis à coté de deux femmes qui parlent en français.
Comme le déjeuner a été assez long on ressort du restaurant vers 15h et comme Gaelle ne veut pas conduire de nuit il faudrait que l'on quitte Palm Beach à 16h. Donc il ne nous reste qu'environ une heure; Pas le temps d'aller à la plage et visiter un musée ou l'hotel de luxe du coin qui est recommandé dans le guide;
Finalement on est d'accord pour ne pas aller à la plage et on va au musée Flagger; Il n'est pas trop loin à pied et on le trouve en demandant plusieurs fois notre chemin.
Le Flagger museum est aussi une grande villa construite au début du siècle par un monsieur Flagger. Qui était un magnat de l'industrie ferroviaire. Comme la villa Vizcaya c'est une énorme maison. Mais ici c'est tout à fait impersonnel. Les pièces sont vraiment gigantesques, le mobilier est aussi précieux même peut être plus mais encore plus figé. On fait le tour des pièces du rez de chaussée. C'est une succession de salons disposée autour d'une cour en patio sans charme. On visite par nous même avec une petite brochure en français, on double un groupe de touristes guidé par une femme. Tout est vraiment hyper luxueux et cela devait être bizarre d'habiter dans ce genre de demeure sans cesse en représentation ou en tout cas pas dans un cadre intime. Au moins à la villa Vizcaya il y avait une note personnelle ou un style dans chaque pièce, ici chaque pièce est plutôt un musée figé. Ce qui est sympa c'est que l'ensemble du mobilier subsiste et que ces immenses pièces sont occupées. On ne passe pas trop de temps à l'intérieur et une fois que l'on a fait le tour des pièces du rez de chaussée on repart, sans s'attarder. Du coup on ne voit pas le wagon de chemin de fer de l'époque qui je l'apprendrai après peut être visité et est exposé dans le jardin.
On reprend la voiture et on repart vers l'autoroute. On la retrouve sans trop de difficulté s'est à dire en demandant trois fois notre route et en hésitant à cinq ou six carrefours.
Nous voilà repartis vers le nord. La route devient un peu plus sauvage avec quelques arbres et quelques étendues sans maison.
On roule pendant deux heures et demie. J'ai réussi à capter une radio classique, qui n'est pas commerciale mais ils passent tellement de temps à faire de la pub pour leur radio qui n'a pas de publicité et pour obtenir des dons de leurs auditeurs que c'est encore plus long et plus pénible que des pages de pub.
Au crépuscule on arrive aux abords de ce que les panneaux nous présentent comme la Space Coast. On continue encore un peu pour sortir juste un peu plus au nord à Titusville;
On cherche un hotel. Mais un type à qui Gaelle a demandé son chemin lui a déconseillé les deux hotels indiqués par le Routard et lui a recommandé l'Holliday Inn.
On part donc à la recherche de l'Hollyday Inn. Gaelle s'arrète pour demander à un autre groupe d'hommes mais comme ils ont des mines qui ne lui reviennent pas elle fait marche arrière et on trouve d'autres personnes pour indiquer le chemin. Après relativement peu de tours dans la petit ville de Titusville on trouve l' Holiday Inn dont le téléphone est (407)-2692121
Là le ou la receptionniste, on ne sait pas trop, nous propose une chambre à 89 dollars alors que la personne qui nous avait conseillé cet hotel nous avait parlé de chambres à 60 dollars. On négocie tout de même le prix à 79 dollars et en plus la piscine de l'hotel a l'air très tentante pour Gaelle qui a besoin de quelques longueurs pour se détendre. Détente c'est d'ailleurs tout ce dont rève Gaelle et ce qu'elle attend d'un homme, ce qui me parait beaucoup mieux et plus dynamique que les attentes de rassurance que l'on rencontre chez beaucoup de femmes qui du coup peuvent avoir tendance à rester à l'abri de celui qui les rassure alors que la femme détendue va plus loin et ne reste pas statique à l'abri.
On va donc prendre un bain. La piscine est agréable et la nuit qui est tombée maintenant assez douce. Comme je veux rentrer à la chambre avant Gaelle j'entreprends d'y aller seul. Du coup je me trompe arrivé à l'étage et je rentre à moitié dans la chambre d'un homme qui devait être nu vu le temps qu'il me fait attendre pour sortir me conduire jusqu'à ma chambre.
Devant notre porte je retrouve Gaelle qui entretemps est remontée. Notre chambre est assez vaste avec un système d'air conditionné que j'ai arrété d'emblée. La salle de bains est plus petite avec le lavabo qui lui est dans la chambre.
Après une petite sieste on va diner au restaurant de l'hotel. Il est juste à coté du bar et par la vitre Gaelle peut voir des couples qui dansent dans le bar. Je commande un cheese-burger. Puis on va se coucher. On est au lit assez tôt vers 9h30.
Je me réveille vers 7h mais je bouquine un peu le bouquin de psychologie de cuisine que j'ai acheté l'autre jour sur cassettes avant de donner le signal du lever vers 8h. Le temps de se préparer on se retrouve au peit déjeuner vers 8h30.
Là le service est assez long et je prends des pancakes tandis que Gaelle prend des french toasts qui s'avèrent être du pain perdu.
Enfin vers 9h35 on quitte l'hotel, je commence à stresser un petit peu car Gaelle m'a dit qu'elle voudrait repartir pour Miami vers 13h. Donc cela ne nous laissera que 3 heures pour visiter le Space Center. Et encore en supposant qu'on le trouve en moins d'une demi-heure.
On reprend donc la route et effectivement on trouve le Space cEnter sans trop de difficultés. Le temps de se garer de discuter avec des hotesses à l'entrée qui très gentiment nous donne quelques indications et notamment nous suggère d'aller au stand pour handicapés. Le temps de prendre des tickets et il est déjà plus de 10h.
J'ai droit à un ticket gratuit et je prends pour Gaelle un ticket avec le tour en bus des installations et la visualisation de deux des trois films proposés. Il est probable que l'on aura pas le temps de tout faire mais on verra bien. On va à l'entrée du premier film mais la première séance était à 9h30 et la prochaine à 10H30.
Du coup on retourne à l'entrée pour voir au stand des handicapés. Là une hollandaise très gentille Micky nous prend en charge. Elle parle très bien l'allemand et l'anglais et pas mal le français. Elle demande à son chef l'autorisation de nous accompagner car apparemment d'habitude ce n'est pas elle qui accompagne les ahndicapés mais sa collègue qui heureusement est déjà prise; Heureusement car la collègue doit avoir un handicap d'élocution et du coup on la comprend très mal.
Notre guide Micky a bien pris en compte nos contraintes de départ vers 13h et nous propose un petit programme adapté. D'abord elle nous reconduit au cinéma Eye Max qui projette le film "Dream is alive". Pour que nous regardions la séance de 10h30.
C'est un film de 37 minutes sur les vols de navettes patiales. Il y a des vues magnifiques de la terre que l'on voit comme si c'était une grosse mappemonde avec les pays et les continents qui se dessinent très bien juste un peu brouillés par endroit par un voile de nuages. On voit la botte de l'Italie, le cours du Nil, la pointe de la Floride etc. On voit très bien l'ouragan Joséphine qui pris d'en haut ressemble à un petit trait de coton qui s'agite au dessus de l'Atlantique. La navette se déplace à 8km seconde et fait 16 fois le tour de la terre en 24 heures.
On nous montre aussi comment les astronautes d'abord sont séléctionnés, puis s'entrainent au sol à répéter mille fois les gestes qu'ils devront accomplir en l'air. Notamment les phases qui doivent être réalisées à l'exterieur de la navette ou dans la soute c'est à dire non seulement en apesanteur mais aussi sans oxygène sont répétées dans une piscine car l'eau est l'élément sur terre qui se rapproche le plus de l'apesanteur. Il faut qu'il apprennent à refaire tous les gestes quotidiens, en évitant d'être brusque et en étant plus précis pour atrapper les objets qui flottent dans l'air. On les voit en train de diner avec les pommes de terre qui flottent et qu'ils doivent atrapper au vol.
On voit aussi une séance où deux astronautes sont sortis de la navette pour aller récupérer un satellite qui fonctionnait mal le mettre dans la soute, là le réparer avant de le renvoyer sur son orbite. Le film est très bien fait et le suspense total, notamment lorsque la navette perd le contact quelques minutes avec la terre et donc que l'on retient son souffle pour savoir s'ils ont réussi à faire entrer le satellite dans la soute. Jusqu'à ce que la liaison soit rétablie et que l'on entende le commandant annoncer "c'est ok on l'a eu" !
On voit aussi le décollage vertical des navettes qui se fait ici au Kennedy Space center. En fait il y a 4 navettes en circulation Discovery, Atlantis, Columbia et et la quatrième dont je ne me rappelle plus le nom. Lorsqu'elle décolle elle est munite de deux fusées de propulsion qui sont larguées au bout de deux minutes et d'un reservoir de kerozène qui est largué au bout de 8mn. Ensuite il ne reste plus que le vaisseau spatial lui même avec sa soute, son poste de pilotage au dessus de la salle de séjour - travail. Ce qui est incroyable aussi c'est que les calculs sont suffisamment précis pour savoir à peu près où vont retomber les deux fusées larguées au bout de deux minutes et pour aller les récupérer dans l'océan afin qu'elle resservent.
Après la projection en du film je comprends pourquoi on ne nous a parlé que de la navette spatiale et pas du tout du programme Apollo car les fusées sont envoyées à partir du Cap Canaveral qui n'est pas très éloigné d'ici mais qui est néammoint différent du Cap Kennedy. Ici il y a deux sites de lancement le Cap Kennedy qui est pour la navette spatiale et qui a un usage plutôt commercial, et qui est piloté en termes de missions par la NASA et le Cap Canaveral qui sert aux fusées avec des missions plutôt militaires ou publiques et qui est piloté par l'Air Force. Sur encore un troisième site voisin on trouve la base de la NASA avec leurs bureaux.
Une fois que le film est fini on retrouve Mickie qui nous conduit à une maquette grandeur nature qui reproduit le vaisseau spatial. On voit d'abord la soute plutôt vaste avec son grand bras articulé qui lui permet d'empoigner les satellites et de les larguer dans l'espace. Puis on rentre dans une petite pièce qui est la cabine salle de séjour et de travail. Ils habitent souvent à 7 membres d'équipage dans cette pièce qui doit faire une quinzaine de mètres carrés. Il y a un peu partout sur les parois des petits placards compartiments qui contiennent les objets et provisions dont il pourraient avoir besoin. Le plus impressionant pour moi ce sont les couchettes qui en fait se réduisent à des bandes velcro sur le mur. Chaque astronaute se met dans un sac de couchage qu'il arrime à la paroi au moyen de la bande velcro et il dort ainsi en apesanteur avec rien en dessous de lui sur quoi reposer. On voit aussi le four à micro-ondes où ils font cuire leurs aliments. Et le coin salle de bains qui est un lavabo replié comme ceux des wagons lits.
Au moment du décollage ils s'asseyent dans des fauteuils qui sont inclinés presqu'à l'horizontale pour les aider à subir l'accélération. C'est dans cette petite pièce qu'ils vivent jusqu'à 10 jours confinés ensemble, pour travailler, dormir, faire leurs expériences et se nourrir et se laver.
Il y a une échelle qui permet de monter à l'étage supérieur où se situe le poste de pilotage. Là haut il n'y a que deux places pour le pilote et pour le commandant de bord. Il y a des hublots au dessus de leur tête et sur les cotés, car la navette se déplace souvent sur le dos notamment dans les phases de larguage de satellites. L'échelle n'est utilisée que dans les phases sur terre car dans l'espace, en apesanteur les astronautes n'en ont pas besoin pour monter dans le poste de pilotage. Comme me le fait deviner notre guide
On voit aussi le SAS qui permet de passer de la cabine sous oxygène à la soute sans oxygène. Et par où les astronautes peuvent sortir dans l'espace, par exemple pour intervenir sur les satellites.
Puis on prend un bus pour le centre Apollo 57 avec interview d'une astronaute qui est diffusé dans le bus. Je n'entends pas très bien car notre guide me parle en même temps. Mais c'est amusant d'avoir les détails vécus par cette astronaute.
Au centre 57 on est à Cap Canaveral où sont lancées les fusées. C'est un moyen moins cher pour lancer des satellites. Demain il y a un lancement d'un satellite par fusée. On passe à coté d'un immense hangar où étaient assemblés les différents modules des fusées apollo et où maintenant on assemble les morceaux de la navette fusées, reservoir de carburant et navette.
On passe aussi devant le mémorial construit à la mémoire des astronautes morts en mission. C'est un immense miroir sur lequel sont gravés leurs noms. Le miroir est en permanence éclairé soit en pivotant face au soleil soit par des projecteurs et les noms sont donc réfléchis en permanence vers le ciel. Je trouve qu'il y a un symbole fort à avoir ainsi ces noms sur lesquels on attire en permanence l'attention de notre Créateur.
On s'arrète dans un hangar. où il y a notamment le corps d'une fusée allongé. On marche le long de celle ci pour se rendre compte de sa longueur. Et c'est impressionant car cela doit bien faire au moins cinquante mètre de long.
Comme le guide de Gaelle signalait que l'on pouvait toucher une pierre lunaire, je demande à notre guide de nous y conduire. Il parait qu'il y en a deux, une qui est exposée et que l'on ne peut pas toucher et une autre que l'on peut toucher; On va à celle que l'on peut toucher. Elle est cachée sous une petite chicane en plastique où il faut glisser la main. Je la trouve étonnament lisse. Mais il parait que c'est d– au frottement des milliers de doigts des visiteurs qui l'ont polie.
Puis on va voir un film qui retrace l'histoire du programme Apollo. Avec un début bien manichéin où selon le film comme les russes étaient en avance sur les américains et ont envoyé les premiers un homme dans l'espace: Gagarine. Cela faisait peser une menace inquiétante sur le monde, car Dieu sait qu'elle bombe il pouvait envoyer depuis l'espace pour détruire le sanctuaire américain. Du coup les américains se sont lancer dans la course pour sauver le monde de cette menace.
En tout cas quelque soit l'interprétation on voit Kennedy qui fait une déclaration publique pour lancer le programme Apollo en fixant l'objectif de marcher sur la Lune avant la fin de la decennie. Le gouvernement américain change de braquet et débloque les budgets necessaires pour passer d'une course de scientifiques russo - américaine à une course politique de grande envergure qui laissera sur place les russes.
Le film nous montre notamment le lancement de la première fusée Apollo 1. Qui est un échec, les astronautes meurent en vol. Du coup les américains sont traumatisés et d'Apollo 2 à Apollo 7 ils n'osent plus renvoyer d'homes dans leurs fusées. Ce n'est qu'à partir d'Apollo 8 qu'ils pensent avoir suffisamment prévu la sécurité des astronautes pour tenter d'en renvoyer.
Puis on voit en détail le vol d'Apollo 9 et surtout son alunissage. Dont je n'avais pas retenu que les phases d'approche ont été si délicates. L'ordinateur de bord s'est soudain affolé, les communication avec la Terre ont été un moment coupées et ils ont aluni dans une zone cahotique de la Lune d'où ils risquaient de ne plus pouvoir repartir. Après un suspense bien reconstitué dans le film Armstrong réussit un alunissage manuel et fait son "petit pas pour l'homme mais grand pour l'humanité". Ceci était en juillet 69. On voit en dessous des écrans de projection une maquette de LEM qui est possé dans du sable et d'où un astronaute sort.
Ce qui est très impresionnant pour moi qui sait ce qu'était la technologie informatique de l'époque, c'est d'imaginer à quel point les programmes informatiques devaient être sophistiqués pour pouvoir tirer le meilleur parti des ordinateurs qui n'étaient pas très puissants. La capacité de calcul de l'ordinateur de bord devait être ridicule.
Dans la salle de projection il y a toute une série de hauts parleurs qui nous reconstituent à partir des bandes originales l'ambiance de la salle de controle du Cap Canaveral de l'époque. Malheureusement je ne comprends pas très bien les ordres et commentaires que se lance les opérateurs de l'époque. En tout cas le suspense là ausi est bien reconstitué.
A peine le film fini on fonce dehors car le bus qui retourne à Cap Kennedy doit partir et notre guide a déjà demandé qu'il nous attendent spécialement quelques minutes. On reprend donc le bus pendant une vingtaine de minutes. C'était vraiment super de faire ce petit tour et graecirc;ce à notre guide Mickie on a euà se préoccuper de rien et elle nous a surement fait gagner beaucoup de temps car sans elle on aurait pas s– aussi bien enchainer les films et les bus et on en aurait moin sfait dans notre temps imparti.
De retour à Cap Kennedy Mickie nous quitte à la boutique librairie. Elle a l'air pressée et on a tout juste le temps de la remercier. Gaelle achète la brochure en français.
On se retrouve sur le parking, où bien s–r Gaelle réalise qu'elle n'a pas fait attention à l'endroit où elle a garée la voiture. Le problème c'est que lorsque nous sommes arrivés il y a vait quelques dizaines de voitures et que maintenant il y en a quelques milliers. On commence donc à sillonner les allées, mais pas de trace d'une Ford Escorte blanche. Pourtant je craignai au contraire que ce soit la voiture la plus répandue et que l'on ait l'embarras du choix. En tout cas on marche sans trouver trace de notre voiture. Tout ce dont Gaelle se rappelle c'est qu'à coté de l'endroit où on s'est garé il y avait des oiseaux posés sur le sol. Evidemment comme indice c'est plutôt volatile. Je finis par proposer d'aller chercher un vélo où un préposé au parking qui disposerait d'une voiture pour nous aider à sillonner les allées du parking. Mais soudain alors que cela fait plus de 30mn que l'on marche d'un bloc d'allées à l'autre, Gaelle voit de loin une voiture mal garée et se dit spontanément "cela pourrait bien être nous". Et effectivement en s'approchant on reconnait la Ford Escorte pas alignée aux autres voitures. Ouf car Gaelle commencait à être assez nerveuse et la pauvre à se culpabiliser méchamment, tandis que moi je trouvai cela plutôt drole et tentait de me montrer rassurant à défaut d'avoir aucun moyen pour être détendant dans ce genre de situation.
On reprend la route avec une petite heure de retard sur le programme désiré par Gaelle si on veut arriver à Miami avant la nuit. On retrouve l'autoroute relativement facilement c'est à dire en demandant seulement deux ou trois fois notre chemin.
De là on se met à rouler de nouveau, cette fois ci plein sud; Gaelle à envie de combler le retard et appuie sur le champignon mais comme la route est un peu chargée cela l'oblige à une attention décuplée, ce qui n'est pas de nature à la détendre.
On s'arrète au bout de deux heures et on sort de l'autoroute pour trouver une petite pizzeria qui est vide à cette heure 16h. Mais en cuisine on nous fait deux sandwichs qui sont tièdes pour masquer le go–t pas terrible du tout. On reprend l'autoroute et on continue de rouler. On parle pas trop car Gaelle est concentrée sur la route, de mon coté j'essaie de dégotter les radios classiques au fur et à mesure que l'on change de zone de diffusion.
On arive en vue de Miami alors que la nuit commence à tomber. Gaelle préférerait rendre la voiture tranquillement demain mais je plaide que demain on doit aller faire du bateau et que rendre la voiture risque de nous prendre une bonne partie de la matinée. Mais comme Gaelle semble très nerveuse sur le sujet de la conduite la nuit, je suis d'accord pour que l'on rentre directement chez Eric et Isaure. En discutant je réalise que si Gaelle ne veut absolument pas conduire de nuit ce n'est pas comme je le croyai que sa conduite s'en ressent, où qu'elle voit moins bien dans le noir, c'est simplement parcequ'elle a peur de 'l'insécurité dans les rues la nuit. Influencée par le guide du Routard qui raconte que Miami est dangereux la nuit et que notamment l'aéroport est une zone d'agression privilégiée pour les touristes, qu'elle a peur qu'à peine le crépuscule passé les brigands surgissent de chaque coté de la route. J'ai du mal à ne pas prendre tout cela trop à la rigolade. En tout cas notre discussion a d– un peu rassurer Gaelle car elle décide que finalement il ne fait pas encore trop nuit et que l'on a le temps d'aller à l'aéroport rendre la voiture.
Arrivés dans les méandres de bretelles d'autoroute autour de l'aéroport, on tente de suivre les panneaux, "retour de voitures de location" mais on rate un ou deux embranchements; On se retrouve à une station service où on en profite pour demander et pour faire le plein. On finit par arriver avec encore un peu d'enervement de la part de gaelle , à l'agence budget. La pauvre Gaelle est tellement épuisée par sa conduite rapide, ses égarements et ses peurs qu'elle refuse de déplacer de nouveau la voiture lorsque la préposée au comptoir nous explique qu'il faut que l'on conduise la voiture à un endroit où elles sont vérifiées par un autre préposée. La porto-ricaine au comptoir comprend notre situation et nous appelle un taxi pour que l'on rentre chez nous sans attendre. Je lui demande la permission de téléphoner à Isaure pour la prévenir et comme la préposée s'est absentée quand notre taxi arrive, je lui laisse 25c sur le comptoir;
Une fois dans le taxi, le chauffeur recoit un coup de téléphone et il me passe l'appareil en me disant que c'est pour moi. Je suis carrément étonné. En fait c'est la préposée de budget qui est un de ses copains et il sse refilent les courses entre copains. Elle voulait me remercier pour la pièce d'un quarter et me dire que ce n'était pas necessaire de l'avoir laissée.
Arrivés chez Isaure vers 19h on apprend que la grand mère de patricia madame Taillemite est décédée hier et donc le diner qui devait avoir lieu chez Patricia aura lieu chez nous. Patricia arrive peu après, bien s–r pas très en forme. Mais on passe une bonne soirée avec une excellente salade aux graines qu'elle nous avait préparée.
On petit déjeune comme dh'abitude en famille. Malheureusement le ski nautique semble bien compromis car les amis avec qui on devait y aller sont finalement indisponibles. Peut-être que l'on en fera cet après-midi si d'ici là Eric trouve d'autres partenaires.
En attendant cela va permettre à Eric d'accompagner son fils à son premier match de foot de la saison. Car Hugo commence à bien accrocher au football et il vient d'intégrer une nouvelle équipe plus forte que celle où il s'entrainait avant.
Pendant ce temps Gaelle reste au bord de la piscine pour se prélasser un peu. Isaure m'emmène pour faire des courses, notamment m'acheter un short de jogging et un cadeau pour notre neveu Victor dont c'est l'anniversaire Lundi.
On va dans un mole dont le parking est en hauteur avec des magasins aussi à chaque niveau de parking; On perd bien sur du temps à fureter dans les différents magasins. Surtout qu'Isaure veut se faire rembourser un short qu'elle a acheté la semaine dernière et il faut négocier un tour de passe passe de débit - crédit au comptoir customer servicepour y parvenir; Du coup lorsque l'on arrive au parc où se trouve les différents terrains de sport pour enfants. On croise la voiture d'Eric avec Hugo et kathya. Tous les trois ravis car l'équipe d'Hugo a gagné 3 - 0. On aurait voulu voir les dernières minutes du match mais c'est trop tard. Eric semble aussi content et détendu que ses enfants de la victoire;
On rentre tous déjeuner. Après, comme on a pas trouvé de partenaire de ski nautique, et que se partager les 240 dollars de location d'un bateau à trois, fait un peu reculer Eric et Gaelle, du coup on décide d'aller se balader tous les trois à Miami Beach tandis qu'Isaure reste dans son jardin.
On part tous les trois dans la Sab décapotée. Je m'allonge un peu à l'arrière pour m'abriter du vent sur l'autoroute et surtout pour me reposer un peu car je n'ai pas eu le temps aujourd'hui d'avoir un moment peinard à moi, notamment pour digérer la deception de ne pas faire du ski nautique;
Arrivés dans le quartier de Miami Beach on se promène d'abord en voiture dans les différentes rues pour observer la faune incroyable et bigarrée qui s'y balade également. Les bars sont déjà bondés à 4h de l'après-midi. La musique en jaillit à fond et les touristes sont noyés dans une masse de personnes plus ou moins recommandables: genre jeunesse désoeuvrée, vivant de petits boulots ou de petits trafics pour se payer leurs beuveries et leurs lignes.
On se gare dans un parking pour terminer la balade à pied. On marche le long du front de mer, qui est occupé essentiellement par des hotels. Dans ce quartier l'architecture est assez homogène moyennement ancien, style art déco. Avec un état d'entretien très variable selon que les maisons sont laissées à l'abandon par des propriétaires qui spéculent sur le prix futur de l'immobilier ou bien réabilitées par des promoteurs qui ont fait quelque opération juteuse. Sur le bord de mer c'est pareil, il a des hotels miteux en ruines et d'autres en bon état. En tout cas les terrasses des bars sont pleines et on passe devant des cafés où manifestement il faut être vu si on veut être in à Miami Beach, le genre de café avec une flopée de Harley Davidson garées devant.
On va sur la plage devant ce front de mer. Elle s'avère bondée. On a presque du mal à trouver un petit coin libre pas trop loin du bord de l'eau. Le solei est déjà malheureusement bas et on ne peut plus vraiment s'y chauffer. Je vais prendre un bain excellent dans une mer presque deserte de baigneurs. Mais au loin on entend pas mal de bateaux et surtout de skis jets qui s'en donnent à coeur joie; Il y a aussi dans le ciel de nombreux petit avions et petits hélicoptères qui se baladent le long de la côte.
Puis avant de rentrer à la maison on s'arrète dans le bar le Clevelander pour y boire un verre. Le bar est en pleine air dans une espèce de cour. Je commande une margarita qu'Eric m'apporte dans un verre en carton. On rencontre avec Gaelle une française et une américaine qui ont avisé mon t-shirt en français. Elles nous racontent qu'elles sont boudhistes et à Miami pour un congrès.
Sur la route du retour je m'amuse à me lever dans la voiture décapotée et à hurler au vent.
Une fois à la maison, je fais enfin la petite sieste qui me manquait. Avant que l'on reparte pour aller prendre un apéro chez Louis un ami de gaelle, qui habite Miami et qu'elle a contacté. Il habite dans le quartier de miami Beach avec une amie Marie-Charlotte française aussi.
De là on cherche avec un peu de difficulté car il est déjà tard et on est Samedi soir, un restaurant en terrasse où il y aurait de la place pour nous.
On s'arrète finalement à la terrasse du restaurant Papillon je commande un gaspatcho décevant pas assez mixé. Puis un poisson Grouper qui est un poisson local très bon qui est préparé grillé.
Avant de quitter Miami Beach, Eric et Isaure nous incitent Gaelle et moi à aller jetter un coup d'oeil au bar le Delanaure qui parait il vaut le détour avec sa piscine magnifique et son mobilier art déco pas banal. Eric et Isaure nous dépose au carrefour voisin et restent dans la voiture à faire un tour de paté de maisons pour éviter d'avoir à se garer.
En nous déposant Eric désigne à Gaelle le bar en lui montrant les grands rideaux rouges qui parait il sont à l'entrée. On y va on entre à l'intérieur, on fait le tour duhall d'un hotel et de son bar. On va à l'arrière pour admirer une piscine qui effectivement est exceptionnellement grande avec quelque chose comme 70m de long pour le bassin principal. En ressortant et tandis que l'on attend Eric et Isaure sur le trottoir Gaelle se demande si on a été visité le bon endroit car on a pas vu de mobilier si étonnant que cela. Je lui demande s'il y avait des rideaux rouges à l'entrée et elle réalise en fait que les rideaux rouges sont à l'entrée de l'immeuble voisin de celui où on est entré. Tant pis voici la voiture d'Eric, on aura pas visite le Delanaure.
Après le petit déjeuner, j'entreprends encore en pyjama de sauter sur le trempolin avec les conseils d'Eric qui m'indique des figures de base. C'est assez vite crevant de sauter là desus, mais c'est aussi éclatant et bien amusant de se sentir voler et de réussir en souplesse la figure désirée. En l'occurence je me contente au mieux du fesses - ventre - dos. Les enfants eux en font beaucou mieux et s'amusent vraiment comme des petits fous dessus.
Puis Eric m'emmène faire un footing, il court lui même courageusement 20mn puis on continue un deuxième tour dans le quartier pendant encore 20mn où il m'accompagne en bicyclette. En rentrant je me jette avec plaisir dans la piscine qui est délicieuse; Puis je termine au soleil le bouquin de psycologie de cuisine que j'ai acheté l'autre jour et qui suggère des idées interessantes.
Puis on prépare le couvert et le barbecue pour le déjeuner car il y a des amis qui vont venir partager notre repas dominical.
Nicolas, sa femme Irina, finlandaise très belle parait il, et sa soeur Charlotte et leurs enfants arrivent. Eric va accompagner Kathya à un anniversaire chez une copine pendant que l'on prend l'apéro. Rapha‰l et Karina Boulot nous rejoignent au dessert. On passe un moment très agréable sous une véranda en végétation que je n'avais pas remarqué et qui permet de profiter d'un coin du jardin légérement éloigné de la maison. Le déjeuner est bien arrosé avec vin et armagnac. Nicolas nous raconte un peu son expérience qui n'est pas banale. Il a commencé à travailler à 16 ans à Paris et a monter une agence de mannequins à 18 ans. Puis il a fait des études de droit et maintenant il est à Miami en ayant crée une boite d'informatique qui offre la possibilité d'accèder à son e-mail de facon vocale.
Mais il est déjà temps de partir, on doit passer chercher Patricia vers 17h car elle prend le même avion que nous sur American Airlines pou rrentrer à Méry pour l'enterrement de sa grand-Mère. Je boucle un peu hativement mes valises, on dit au revoir à tout le monde et on part avec Eric dans sa voiture.
Patricia monte à l'arrière avec moi. Elle voyage léger en terme de tenue et de bagages.
A l'aéroport on enregistre après avoir fait longuement la queue à un comptoir american où on doit s'enregistrer toute destination confondue. Du coup il y a une longue queue. Et encore pour nous cela n'a pas été si long car on est passé dans la ligne reservée au membres gold dont fait partie Patricia et graecirc;ce à ma canne on a gratter quelques places dans cette ligne;
Arrivés dans la salle d'embarquement Patricia va au bureau des hotesse pour tenter de nous faire surclasser, mais en vain. Au moins elle obtient un hublot pour elle et trois places côte à côte pour moi. On prend un jus de fruit en attendant l'embarquement de notre vol qui est annoncé avec une heure de retard.
Dans l'avion je m'installe à l'arrière à mes trois places, l'avion n'est pas très plein. Les filles papotent deux rangées devant moi le long des hublot gauche tandis que je suis au milieu de l'appareil. Je prends une pilule de mélatonine et je m'installe pour dormir peu après le décollage en espèrant que l'on respecte mon sommeil au moment du diner.
Je me réveille vers 8h heure de Paris, j'essaie de travailler sur mon ordinateur, mais ma synthèse vocale refuse de fonctionner. J'attends donc sagement l'aterrissage vers 11h à Orly en bouquinant. Patricia nous quitte à l'aterrissage, on récupère, Gaelle et moi nos bagages et on prend un taxi. Gaelle me dépose très gentiment rue Vital d'abord.
Je passe chez moi déposer mes affaires et mettre une cravate avant d'aller à Descartes où je suis à 13h30.
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