Mardi 14 novembre

Après un spectacle de Fidellio la banque Morgan offre un diner dans le foyer du Chatelet. Au cours du diner je me plains, une fois de plus de facon provocante, de ne pas savoir comment écluser mon stock IBMesque de vacances.

Mais aux plaisanteries qui accueillent en général mes propos se mèle à ma grande surprise la voix paternelle qui annonce que cela lui ferait du bien de prendre quelque vacance et qu'il est prêt à m'emmener où je veux. Le débat s'anime pour m'aiderà trouver une destination.

Finalement le compromis entre l'état cardiaque de papa à peine remis de ses 2 opérations, une destination exotique pour moi et d'un confort digne des go–ts paternels, se porte sur le Kenya, tout de même moins éloigné que Ceylan (qui a eu un moment la corde).

Le 15 décembre au soir je travaille jusqu'à 23h à Descartes pour boucler mes dossiers. Je passe avenue Elisée Reclus pour y prendre deux cadeaux de No‰l qui m'y attendent déjà: une horloge et un blouson. Car je dois après le Kenya repartir directement pour le Mexique sans passer par la case No‰l à Méry.

Samedi 16 décembre

Papa passe me chercher à 9h30 rue Vital, ce qui nous met à 10h à l'aéroport. Evidemment nous sommes tellement en avance que les employés de Kenyan Airways ne sont même pas encore à leur comptoir lorsque nous y arrivons. Nous attendons papa assis sur sa valise.

A 10h30 les filles de Kenyan ouvre leur comptoir, mais il nous faut encore attendre le représentant de Trans Safari qui doit nous remettre nos billets et nos passeports. Comme papa s'est éclipsé un moment, je laisse passer une passagère qui elle a son billet. Mais cela s'avère être une responsable de tout un groupe. Du coup on doit attendre encore un bon quart d'heure que tout le groupe enregistre avec leurs bagages! On finit par enregistrer.

Comme notre départ prévu d'abord sur un charter le 15 a été décalé au 16, nous sommes sur un vol régulier. Du coup papa qui avait d'abord songé à prendre des premières, mais qui avait reculé devant le prix ridicule demandé, a demandé à être en classe affaires disponible sur le vol régulier.

On attend encore une petite heure sur un banc à siroter, une eau de Vichy en ce qui me concerne. Puis on monte à l'étage voir une exposition de peinture. Je me balade un peu dans tout l'aéroport, aux différents étages.

Jusqu'à ce que notre vol soit enfin appelé vers 11h45, pour un décollage prévu à 12h30. On passe l'embarquement et on monte dans l'avion parmi les derniers.

Du coup notre place est déjà occupée par un type qui n'a visiblement pas du tout l'intention de déménager. Aussi on se retrouve dans l'allée du milieu au premier rang, juste en dessous de l'écran de cinéma. On est néammoins pas trop mal assis avec pas beaucoup de place pour les jambes mais assez. Le stewart assez sympa nous débarasse de nos vestes et nos sacs. On décolle vers 12h45.

Je bouquine ma méthode de musique en braille, puis on nou ssert un déjeuner au curie, plutôt bon. Je fais une petite sieste, on nous projette un film auquel papa ne comprend pas grand chose car les écouteurs ne donne que la version en anglais, mais suffisamment pour trouver cela nul. Je lit mon bouquin sur la révolution avec mon wlkman. Et on arrive vers 22h30. h3.Nairobi

Nairobi

A l'arrivée l'accueil est assez bien organisé, plusieurs personnes de Trans Safari nous attendent, on passe la douane assez rapidemment. On récupère la valise de papa et à la sortie de l'aérogare on trouve notre chauffeur Charles, qui nous conduit au 4X4 camionnette dans lequel il va nous conduire pendant le séjour.

Sur la route de l'aéroport à Nairobi nous sommes arrétés à un barrage de police qui vérifie les papiers de Charles.

Charles nous conduit à l'hotel Intercontinental, chambre 664. Il attend un peu avant de nous quitter, peut-être dans l'espoir d'avoir un pourboire, en tout cas c'est peine perdue, nous ne sommes pas décidés à lui donner de mauvaises habitudes.

Je redescends pour acheter des cartes postales. J'essaie de rentrer dans la boite de l'hotel, mais je me fais jetter sous pretexte que c'est un club privé. Je veux aussi acheter des timbres, mais il faut attendre que le préposé revienne au guichet. Je remonte donc. Tout cela nous amène au lit vers 1h du matin.

Dans les couloirs à l'étage des chambres des miliciens armés de gourdins montent la garde à chaque croisement de couloir. Entre cela et les barrages de police 'athmosphère semble un peu tendue et visiblement on fait tout ce qu'il faut pour garantir la szécurité des touristes, ressource essentielle du pays. Mais il parait que la ville elle même est la proie d'un désordre assez incroyable.

Dimanche 17 décembre

Reveil par le téléphone de la reception vers 7h30. On descend prendre un petit déjeuner assez copieux: oeufs, bacon, saucisses, corn-flakes, petits pains. La chambre est déjà pré-payée et on ne paie que le petit déjeuner.

A 8h30 on retrouve Charles, qui est un noir très gentil qui parle très bien anglais.

On prend la route pendant 3h. Déjà au bord de celle ci on voit des girafes, des éléphants, des gazelles et des zèbres. Papa et moi tronons tranquillement à l'arrière du mini-bus. La conversation se noue peu à peu.

Avant de quitter la route on s'arrète pour prendre de l'essence et on embarque aussi une femme qui fait du stop et va aussi à Embasili, elle monte à coté de Charles.

On roule ensuite sur une piste pour 82km soit 1h30 de cahos. On voit encore des animaux, dont des éléphants. Du coup papa doute avoir vu des éléphants précédemment sur la route, car cela ne ressemblait pas au lin à ceux ci. A la fin on commence à en avoir marre d'être cahotés. Heureusement on finit par arriver à Siranna Lodge dans la reserve d'Embasili.

reserve d'Embasili

Siranna Lodge

A l'entrée de la reserve Charles achète des tickets à une guérite. On dépose la femme auto-stoppeuse. La reserve semble assez grande.

On passe poser nos bagages dans notre bungalow. Qui est tout à fait charmant avec deux petits lits, des rideaux et une petite salle de douche.

On déjeune sous une véranda, d'un buffet d'hors d'oeuvre, jambon, roti de boeuf et une salade de fruits excellente.

On va prendre le café à l'exterieur sur une des petites tables en rotin. Le décor est vraiment superbe, végétation très verte et abondante. On s'essaie à nous photographier en utilisant le retardateur de l'appareil de photo. Ca à l'air de marcher. Il fait chaud et on en peut pas rester trop longtemps au soleil.

On fait un petit tour autour de l'hotel, qui nous conduit au bord de la piscine. Je m'y baigne avec plaisir avant de faire une petite sieste sur ue chaise longue. Papa a préféré sa sieste dans notre bungalow.

Tout cela nous amène à 4h où nous retrouvons Charles qui nous emmène en balade dans le 4X4.

On roule pendant deux heures, mais on est presque déçus, car on ne voit pas beaucoup d'animaux. Ou en tout cas pas de différents de ceux que l'on voyait déjà au bord de la route nationale.

On apercoit tout de même un rhinocérros et des éléphants. Mais on voit surtout le Kilimanjaro avec ses sommets enneigés qui domine la brousse.

Kilimanjaro

On croise quelques autres mini-bus remplis de touristes et on savoure le plaisir de ne pas avoir à faire la conversation à tout le monde.

On rentre au Lodge vers 6h30. Après m'être enduit de citronnelle, je vais bouquiner au bord de la piscine en attendant l'heure du diner. On dine dans la salle à manger; Puis on va dans la véranda pour lire le guide sur le Kenya. On lit les chapitres d'ornithologie et d'ethnologie.

Je bouquine encore au lit avant de m'endormir vers minuit et demie.

Lundi 18 décembre

Reveil du téléphone à 6h pour être prêt à 6h30 car nous avons rendez vous avec Charles à 6h30. Cela ne m'est pas arrivé d'être en avance à un rendez vous si matinal depuis longtemps! Charles nous emmène dans la reserve.

La simple vision du Kilimanjaro enneigé sur décor de brousse verte, avec les bandes de ciel rougies par l'aube, vaut à elle seule tout le voyage. Même pour moi c'est époustouflant de beauté.

On va assez loin on passe à coté d'Embasili Lodge. On voit encore des tas d'animaux, dont des éléphants. La brousse est belle mais toute sèche.

On rentre au Lodge vers 9h. Le guide nous propose de repartir faire une balade vers 10h. Mais nous commes lui trouvons qu'il fait tro chaud et nous préférons rester nous reposer au bord de la piscine.

On se partage entre nos bouquins, les bains et les coups de soleil, papa sur ses cuisses, moi sur mes épaules.

On déjeune vers 1h, on papote, avant que papa aille faire sa sieste, je reste à bouquiner dans la véranda. Papa revient pour me relire un chapitre du guide.

A 4h on repart avec Charles, on va dans un autre coin de la reserve plus proche du Kilimanjaro. Le terrain est plus volcanique il y a moins de végétation. On voit d'autres animaux, des éléphants toujours, mais aussi des hippopotames, une hyène et un guépard.

Je profite de ces quelques heures passées avec Charles pour apprendre quelques mots de Swahili:

swahili oui = diho non = abbano bonjour = jumbo comment ca va = abbari au revoir = qua eri s'il vous plait = tahadali merci = assanté eau = madjie un = mandja deux = billy trois = tatou quatre = idemné cinq = tano

En rentrant on va diner Un des serveurs essaie d'apprendre le français, qu'il parle d'ailleurs déjà pas mal du tout. Il nous propose des filets de perche qui s'avèrent très bon. Suivi de l'habituelle salade de fruits, qui est toujours aussi bonne.

Après le diner on va lire un peu dans la véranda avant d'aller se coucher.

Mardi 19 décembre

On prend la route pour aller à la reserve de Tsavo où on doit loger au Caliguna Lodge.

reserve de Tsavo

Caliguna Lodge

On arrive là bas pour le déjeuner, après une route sans histoires. Pas trop mauvaise. D'abord moitié piste, puis une deuxième moitié goudronnée. Le début de la piste qui mène à la reserve est juste à droite après un poste d'essence où on s'arrète pour faire le plein.

Ici aussi on passe un octroi en entrant dans la reserve.

On s'installe au Caliguna Lodge dans la chambre 28. Plus grande mais moins luxueuse qu'à Embasilie. Avec deux lits et une petite terrasse d'où on a une très belle vue.

On va déjeuner sous une véranda qui domine une plaine en pente vers un point d'eau. On a de là aussi une très belle vue, avec des tas d'animaux qui paisent au bord du point d'eau: des buffles surtout, mais aussi des zèbres, des yènes, etc.

Après lke déjeuner on fait une petite sieste dans notre chambre.

On retrouve Charles à 4h pour une balade dans la reserve. Mais cette fois ci on ne voit pas beaucoup d'animaux. Il y a tout de même quelques girafes. La terre est très rouge, les herbes sont très hautes et il y a quelques arbres. On ne voit pas beaucoup d'animaux car la reserve est beaucoup plus étendue. Mais le paysage est très sympathique.

On rentre un peu décu d'avoir vu moins d'animaux. On dine dehors toujours sous la véranda, après avoir bu un verre. La véranda est très peu éclairée et donc on ne peut pas y lire, car il ne faut pas effaroucher les animaux qui s'approchent tout près.

En effet avec la tombée de la nuit il y a des tas d'animaux, de buffles et autres quadrupèdes qui s'approchent du point d'eau pour se désaltérer et viennent pour certains jusqu'au pied de la véranda.

En fait ce n'est pas la peine de sillonner la reserve dans tous les sens si on vuet voir des animaux il suffit de rester au bar du lodge. Et on en voit des quantités innombrables.

On se couche pas trop tard.

Mercredi 20 décembre

On repart à 6h pour une balade avec Charles, mais cette fois ci encore on voit assez peu d'animaux. La pluie tombe.

On rentre au lodge vers 8h30 pour petit-déjeuner. Et là encore sous nos yeux il y a des tas d'animaux qui se promènent sous la véranda! On se demande vraiment pourquoi nous sommes partis faire du tape-cul dans la reserve.

Ensuite on se repose à bouquiner dans la chambre ou sur la terrasse jusqu'à midi. On ne peut pas tellement profiter de la piscine car il pleut. Le temps est assez couvert depuis ce matin.

On déjeune dans un autre restaurant pour changer, qui s'avère être une cafeteria pour les personnes de passage à la reserve.

Vers 1h on quitte Tsavo pour faire 4h30 de route jusqu'à Mombassa.

Mombassa

A Mombassa on descend au White Sand Hotel.

White Sand Hotel C'est un hotel très luxueux où on nous installe dans la chambre 1078, qui est très grande avec air conditionné et une baie vitrée qui donne directement sur le jardin, car nous sommes au rez de chaussée.

On se baigne dans la grande piscine qui a une forme assez compliquée avec des bassins un peu partout et des presqu'île des végétation tropicale. C'est un bain vraiment réconfortant.

Puis on va diner, ici aussi il y a un système de buffet, même pour le diner. Papa demande des plats non salés car il a la cheville qui enfle.

En arrivant on avait un message comme quoi monsieur Barbet avait appelé. On essaie en vain de le rappeler après le diner. Du coup on appelle maman. On aura Barbet que le lendemain matin. Papa est assez inquiet à cause de sa cheville quienfle et il n'a pas le médicament adéquat avec lui. Maman n'est pas très réconfortante au téléphone. Mais on essaiera de trouver un médicament demain à Mombassa.

On se couche assez tôt.

Jeudi 21 décembre

On parvient à obtenir la charge à Paris et à parler à monsieur Barbet.

Puis on va se baigner à la piscine. En fait l'océan n'est pas très engageant. L'eau n'est pas très belle et il y a des cailloux sur la plage. Du coup tout le monde se baigne dans la piscine? J'ai une envie de mer un peu rentrée, mais je fais comme tout le monde. Je vais tout de même me balader sur la plage. Où je rencontre une fille kenyanne qui s'appelle Lulu et qui fait ses études en angleterre.

Je retourne à la piscine, où il y a des plongeoirs et des tobbogans pour se jetter dans l'eau. Il y a un tobbogan assez marrant qui tourne en spirale avant d'arriver dans l'eau.

On déjeune vers 1h. On parvient à obtenir un repas sans sel, avec du poulet et des légumes qui sont très bons.

A 2h on prend le car qui nous emmène dans la ville de Mombassa.

Mombassa

Moye avenue

On se balade sur Moye avenue, qui semble être l'avenue principale, décorée de défense d'éléphants géantes qui se croisent au dessus de l'avenue. Il y a de nombreuses boutiques et échoppes le long de l'avenue. Dans une droguerie papa demande à tout hasard son médicament pour le coeur et éviter de retenir l'eau, persuadé qu'il n'y sera pas. Mais la boutique a beau avoir l'air vieillot, le type nous sort une boite de médicaments qui a un nom un peu anglicisé, mais qui semble bien être celui demandé.

On revient vers le Fort Chasu

Fort Chasu On paie 50 shillings pour le visiter. Il ne contient pas grand chose d'interessant. Mais des remparts on a une assez belle vue sur le bras de mer qu'il protège.

On se balade ensuite dans la vieille ville, où on ne voit pas grand chose d'interessant non plus, si ce n'est un marchand de poissons assez typique.

Comme papa commence à se fatiguer on remonte la Moye avenue pour retourner au Cassel Hotel où s'était garé le mini-bus.

On prend un jus de fruit au Cassel hotel en attendant 5h qui est l'heure de départ du mini-bus.

En rentrant au White Sand hotel on va se baigner dans la piscine du coté des plongeoirs et tobbogans. Je fais du tobbogan et à ma grande surprise papa m'y accompagne et se lance visiblement avec plaisir dans celui qui tourne en spirale et finit par un virage relevé.

Je revoie ma copine Lulu pour laquelle papa ne me félicite pas. Puis on va se reposer un peu dans notre chambre. Je prends un bon bain.

On va diner toujours sans sel. On rencontre un suisse qui me félicite pour mes lunettes.

Je fais une balade nocturne au bord de la piscine. Et je m'aventure sur un des plongeoirs dans l'obscurité. Je n'en mène pas franchement large du haut de ces 3 ou 5 mètres, car je ne me sens pas franchement très sur de mes pas. Mais je redescends entier et je rentre dans la chambre.

On a une longue papote avec papa en nous couchant.

Vendredi 22 décembre

Je me reveille vers 8h30. On va prendre un petit déjeuner toujours aussi copieux.

Puis je vais à la piscine, j'emprunte un tuba pour faire des exercices de plongée. Jessaie de m'entrainer notamment à oter et remettre mon masque sous l'eau.

Je profite aussi de tous les gadgets de la piscine, les tobbogans, les plongeoirs. Je m'assoupis au soleil sur la petite plage en pente douce qui tombe dans l'eau. Puis je prends un verre au bar qui est installé dans l'eau. On est assis sur un tabouret dans l'eau, appuyé sur un bar qui émerge dans un coin de la piscine!

puis je m'allonge sur une chaise longue au soleil où papa vient me rejoindre.

A midi je m'amuse à mesurer la longueur de mon ombre, qui fait à peine deux pieds de long. Mais c'est encore assez long compte tenu du fait que nous sommes assez proche de l'équateur (il parait que nous sommes à 2ø de latitude sud) et que nous sommes assez proche d'un solstice.

équateur

On va déjeuner à 1h. Papa prend un steak pas salé bien rouge et excellent, tandis que moi je me contente de hors d'oeuvre.

Après le déjeuner on va au coffre de l'hotel y récupérer l'argent que papa y a laissé. C'est tout une comédie assez formelle pour nous remttre le contenu de l'enveloppe.

Ensuite nous faisons notre petite sieste, je fais la mienne au soleil sur une chaise longue, alors que papa reste dans la chambre. Je bronze assez fort, mais heureusement sans bruler, malgré l'intensité du soleil.

Puis on va se baigner dans la piscine. Je vais de surprise en surprise, c'est papa qui me demande de l'accompagner pour refaire du tobbogan. Je plonge aussi des hauts plongeoirs.

Puis on fait une balade dans le jardin de l'hotel. On va jusqu'au bout le long de la mer. Il y a toute une série de batiments qui font face à la mer avec encore des dizaines et des dizaines de chambres. Nous ne nous doutions pas que c'était aussi grands. On rencontre des gardiens armés de gourdins qui gardent les abords de l'hotel. A l'autre extremité ouest de l'hotel il y a une autre piscine plus petite celle ci.

Le soir pour le diner papa à droit comme moi à un poisson frit assez mauvais. On dit au revoir au serveur et au maitre d'hotel auxquels papa laisse un pourboire assez large de 100 shillings.

On fait nos bagages avant de nous coucher car on devra se lever à 6h pour partir à 7h.

Samedi 23 décembre

Malgré le reveil matinal je me fais un dernier petit déjeuner copieux. Je me fais la totale de tout ce qui est proposé: céréales, oeufs, bacon, fruits, pain,...

A 7h30 un bus passe nous chercher. Il fait pour Trans Safari la tournée des hotels pour rammasser les passagers du charter logés dans des hotels variés, avant d'aller à l'aéroport.

A l'aéroport à peine déscendus du bus Anne et Gérard Mathieu qui nous ont repérés dans le bus, nous sautent gentiment dessus. C'est vraiment amusant de retrouver des cousins au bout de l'Afrique. Cela me permet de faire un peu plus connaisance avec eux, car je ne les avais qu'apercu dans la foule du tournoi de tennis de Pontchartrain.

On est à l'aéroport vers 8h35, où démarrent toute une série de formalités assez compliquée. On commence par faire rentrer les bagages dans la zone de l'aérogare en passant par un filtre. Heureusement graecirc;ce à ma canne on double une longue file d'attente.

Ensuite on doit passer les bagages à la douane. Mais on ne peut procèder à cela, qu'après avoir changé tous nos shillings. Donc on va d'abord à la banque.

Munis de l'estampille prouvant que l'on est passé à la douane, on peut aller payer la taxe d'aéroport. Là on se retrouve face à un attrappe touriste bien organisé: la taxe d'aéroport est de 50 shillings (soit environ 14 francs), mais comme on n'a plus de shillings puisque l'on a été obligé de les changer, on peut payer en dollars et alors le tarif est de 20 dollars (soit environ 120 francs)!

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines car après il faut remplir un formulaire de sortie du territoire pour la police. Et seulement alors on peut rentrer enfin dans l'enceinte de l'aérogare proprement dite.

Vers 9h30 on embarque dans l'avion qui nous attend sagement sur la piste. On s'installe pas trop loin de Gérard et Anne. Et on attend le décollage. Mais au bout d'un moment on nous annonce que comme un oiseau est venu s'engouffrer dans un des réacteurs pendant le vol précédent entre Nairobi et Mombassa, il nous faut redescendre pour attendre la fin de la réparation qui est en cours.

On nous fait poirauter dans la zone de transit où il fait très chaud. On se met près de l'exterieur où il y a plus d'air, car la salle n'est pas cloisonnée du coté de la piste.

Je commence à être un pe inquiet, car si notre vol ne part pas, le prochain vol pour Paris est le lendemain et moi demain j'ai un vol pour New-York déjà reservé en vol vacances non modifiable pour partir vers de nouvelles vacances mexicaines.

Je cherche donc à éviter que l'on se retrouve sur le vol du lendemin; Qui d'ailleurs était notre vol prévu à l'origine, jusqu'au moment où papa à préféré changer renoncant à la classe affaires pour le charter d'aujourd'hui afin de pouvoir être à Méry le 24 décembre. Il y a bien un vol d'Austrian Airlines qui va en Europe, qui est sur le point de partir. Papa songe comme moi à le prendre, mais nous ne nous sentons pas encore réduits à cette extremité.

Pour nous aider à patienter on nous offre un déjeuner au restaurant du premier étage. Je n'y vais pas car je n'ai pas encore faim après mon petit déjeuner. Pourtant le steak frites n'est parait il pas trop mauvais. Les autorités pas bêtes savent comment faire patienter un groupe de français! Cela fait au moins deux heures pendant lesquelles les gens cessent de gamberger et de casser les pieds des hotesses. L'attente reprend malgré tout pour tous. Les bruits les plsu divers circulent. Chacun tente d'avoir des infos. C'est un peu la course à celui qui aura la meilleure version. Et on peut tester la capacité d'un groupe à s'auto-inquiéter et auto-fabuler en surenchérissant.

Il semble que comme il n'y a pas d'ingénieur compétent sur place pour réparer, on en a fait venir un de Nairobi.

De mon coté je suis sorti de l'enceinte de transit et je me suis un peu balladé. j'ai lié connaissance avec quelques personnes. Dont un type de Kenyan Airlines qui a plusieurs membres de sa famille aveugles. Tout le monde est vraiment charmant et très rassurant. Le discours qui s'avèrera tout le long du voyage être une constante c'est "pas de problème, ne vous inquiéter, exposer votre cas en arrivant à l'étape suivante et tout s'arrangera"! Et en réponse il ne faut surtout pas s'enerver, mais rester très patient face à ces réponses inconsistantes et molles.

Papa qui a oublié nos passeports dans l'avion retourne les chercher. Il revient en ayant vu l'équipage déjeuner tranquillement dans la carlingue. Ils lui ont dit que nous repartirions bientôt pour Nairobi.

L'info s'avère exacte ca vers 5h de l'après midi on nous annonce un départ pour Nairobi, où on fera réparer l'avion.

On embarque et on décolle pour Nairobi. On comprend que l'avion est enfin réparé, mais que l'on ne peut partir directement pour Paris et que ce détour par Nairobi est d– au fait que l'équipage a fait son temps réglementaire de 9h de travail. Et qu'il faut qu'il se repose avant de repartir demain matin. Donc on va devoir rester à Nairobi ce soir et on repartira demain matin, en principe à la première heure, mais on commence à être méfiant vis à vis de ce type de promesses.

Aussi pendant le vol entre Mombassa et Nairobi je parcours les allées de l'avion en proposant de refuser une fois à Nairobi de descendre de l'avion. Je pense que même si elle est faible c'est notre seule chance de perturber un peu les autorités de Kenyan Airlines et qu'elles se remuent un peu pour nous trouver un équipage de rechange, que parait il toute compagnie est censée avoir en reserve.

Je suis très motivé par la perspective de mon vo pour New-York dont le départ se rapproche dangereusement et les autres passagers sont aussi assez motivés car ils voient le reveillon de No‰l se rapprocher non moins dangereusement et ils n'ont pas l'intention de se passer de dinde nin de foie gras.

Accompagné par Gérard, je vais en tête de l'avion pour prendre le micro. L'hotesse kenyanne qui ne parle pas français me demande ce que je veux dire, je lui raconte que je vais essayer de raisonner tout le monde et les convaincre de descendre. Mais bien au contraire, je lance des paroles pour inciter tout le monde à rester à bord, comme quoi plus nous serons nombreux plus nous aurons du poids. Entre temps nou sommes arrivés à Nairobi. Sur les 150 pasagers, la moitié se sont désolidarisés et sont descendus d'emblée. Mais il y en a une bonne moitié qui reste à bord. Et nous semblons effectivement avoir du poids, car moi qui suis resté près de la porte. Je sens bien que nous les embétons. Pour une fois un groupe de touristes que l'on ne peut pas parquer gentiment comme des moutons. L'équipage est complétement désorienté, les responsables au sol qui montent à bord ont l'air tout aussi indécis. La police commence à se déployer autour de l'avion. La nuit est tombée. On réclame par ma voix d'avoir au moins des nouvelles et garanties fiables sur notre départ et au mieux un équipage pour repartir tout de suite à Paris. Celui qui est le plus décontenancé c'est l'accompagnateur d'UFT sous-traitant de Trans Safari, qui accompagne notre charter, il est pris entre deux feux et essaie vainement de nous ramener à la raison. Ses paroles sont tout à fait inefficaces et il s'attire plutôt des quolibets d'être ainsi vendu à l'ordre et de ne rien faire en faveur de ses clients.

Il faut dire que nous sommes tous assez motivés. pour passer le 24 décembre à Paris et surtout moi avec mon vol pour New-York qui part demain matin à 11h ou 17h. J'ai l'impression d'être un représentant syndical qui harrangue ses partisans au piquet de grève.

Le bras de fer dure un bon moment jusqu'à ce qu'un des passagers se désolidarise en expliquant qu'il a vécu en Afrique et qu'il sait que comme nous sommes sur la piste d'aterrissage nous ne sommes pas en zone internationale, nous pouvons donc être considérés comme des pirates de l'air et que les africains sont capables de nous rentrer dans le lard pour nous évacuer de force, quitte à nous tirer dessus. J'ai beau ne pas être du tout inquiet, car le tourisme étant la rpemière ressource du Kenya cela ferait désordre de maltraiter un groupe de touristes, je ne me sens pas de prendre un tel risque. De toute facon ces paroles ont lézardées la détermination des autres et j'anticipe leur défection en acceptant en leur nom auprès d'un responsable de la compagnie de descendre et de poursuivre la discussion dans la salle de transit.

Une fois dans la salle de transit, comme il fallait s'y attendre, il n'y a plus personne pour discuter avec nous. Débarassé du problème que nous constituions en immobilisant un avion, ils nous laissent murir dans la salle de transit. Et nous ne pouvons que parler et gamberger entre nous.

Pas du prêt à me décourager pour autant je vais avec papa chercher une cabine téléphonique pour appeler l'ambassade de France qui ne répond. On appelle alors l'ambassade de Suisse, mais le préposé apprenant qu'il s'agit d'un problème commercial et non pas politique me renvoie gentiment.

On revient au comptoir Kenyan Airways pour apprendre, qu'estimant que nous avions bien muris, la compagnie nous annonce qu'un car nous attend pour nous conduire à un hotel où nous pourrons dormir avant de reprendre l'avion demain. Le tout bien sur arrosé de belles promesses comme quoi l'avion repartira demain à la première heure! L'horaire prévu est 9h ou 11h. C'est l'échec de mes négociations tous les autres partent en car et vont à l'hotel.

Mais je ne me démonte pas et je commence à travailler pour moi seul. Avec papa quicommence à fatiguer, je refuse de monter dans le car et je commence à faire le siège du comptoir Kenyan Airways.

Je demande à voir le chef d'escale. Un type se présente comme étant tel, je lui raconte une histoire comme quoi je dois absolument aller me faire opérer des yeux à New-York le lendemain. Il se montre très gentil et m'assure que tout va s'arranger, je n'aurai qu'à me présenter demain au comptoir! Mais je ne le lache pas et lui demande de nous mettre papa et moi sur un vol Pan AM. Il me dit qu'il va voir chez Pan Am si c'est possible et part dans la direction opposée du comptoir Pan Am. Pour revenir au bout de cinq minutes me dire qu'ils n'ont plus de place! Mais je ne me décourage toujours pas. Il parait que le vol Air France est plein aussi. Mais en grattant je me rends compte que si je veux bien mayer il se pourrait bien que ces vols ne soit pas pleins!

Je négocie pied à pied de 9h du soir à minuit. Une bonne femme a pris le relais du responsable. Je palabre comme un vrai africain, sans m'énerver en répétant sans me décourager mon histoire. Je m'étonne moi même de mon calme et ma persévrance face à ces réponses toujours rassurantes, renvoyant à plus tard les décisions. Ppa a coté commence à vraiment se décourager et à fatiguer.

Heureusement à minuit je finis par arraché un maigre résultat, la préposée accepte de nous inscrire sur le vol régulier Kenyan du lendemain. Celui d'ailleurs où nous devions être à l'origine, mais comme je n'avais aucune preuve que nous étions passé de celui ci à un charter, je ne pouvais pas y prétendre. Le vol régulier est prévu pour 7h au lieu de l'horaire de 11h prévu pour notre charter. Nous allons enfin nous coucher vers minuit et demie avec ma maigre victoire. Une hotesse qui doit aussi partir sur le vol régulier demain matin nous accompagne à l'hotel Méli-Méli.

Comme la navette qui doit nous conduire à l'hotel se fait attendre, papa change de l'argent au bureau de change. Car on envisage de prendre un taxi sans attendre la navette. Mais à peine a t'on changé l'argent que la navette arrive et nous emmène à l'hotel;

En arrivant à l'hotel graecirc;ce à l'hotesse on obtient une chambre dont j'arrache la clé des mains d'un couple qui s'apprétai à y monter. On doit se réveiller à 4h30. Papa très fatigué et passablement enervé se couche, tandis que je redescends pour téléphoner. D'une part à Paris pour prévenir de notre retard, d'autre part à Gérard et Anne qui sont dans un autre hotel le Panafrique, pour les rassurer sur notre sort. Il me faut une bonne demi-heure pour avoi rla ligne avec l'hotel voisin. Ce qui me rend quelque peu désabusé sur la mentalité africaine, après toutes les péripéties de la journée.

A Paris apparemment ils sont déjà prévenus de notre retard, ce qui est un bon point pour le tour operator. Je parle avec Pascale Hieronimus pour tenter d'organiser mon départ pour New-York sur un vol à 17h de Roissy alors que notre arrivée est prévue pour 16h à Orly. On envisage une liaison par hélicoptère si elle existe encore, ou sinon que quelqu'un vienne me cueillir à Orly pour m'emmener à Roissy. En tout cas les filles prendront le vol du matin sur lequel nous étions prévus.

Gérard me prévient que l'eau d'Evian de leur hotel l'a rendu malade. Donc on insiste pas trop pour avoir celle que l'on a réclamée.

Dimanche 24 décembre

On est reveillé par la sonnerie du téléphone à 4h30. Le reveil n'est pas aussi dur qu'on le craignait avec un coucher à une heure.

On prend la navette qui nous emmène à l'aéroport après être passé par plusieurs hotels pour rammasser des membres d'équipage de Luftnansa, puis British Airways. On arrive à l'aéroport à 5h30.

On enregistre nos bagages, il n'y a presque personne. Visiblement nous sommes les premiers passagers. Graecirc;ce à l'hotesse qui a dormi avec nous à l'hotel, et qui continue à nous accompagner, les formalités de douane nous sont pas mal simplifiées. A 6h on a finit d'enregistrer et tous tamponnés il ne nous reste plus qu'à attendre.

On voit le jour se lever. A 7h on peut entrer dans la salle d'embarquement, à 7h35 on monte enfin dans l'avion et on décolle vers 8h. On n'a qu'une heure de retard, ce qui n'est pas trop mal. Evidemment je suis assez tendu sur ma montre!

On retourne vers Monbassa. D'où on redécolle vers 10h; On a jamais été aussi proche de l'arrivée! Plus que 8h50 de vol.

Le voyage se passe plutôt bien, on a droit à un James Bond comme film. On roupille un peu, je lis beaucoup. On survole assez longuement le Sahara, probablement au dessus du Soudan. En tout cas on le voit très bien. Puis on survole les Alpes avant d'arriver à Orly.

Malheureusement on aterrit avec 45mn de retard, à 16h45 au lieu de 16h. Mon vol pour New-York est don cplus que compromis. Dans l'avion une fois de plus les membres de l'équipage à qui je me suis ouvert de mon inquiétude sur l'horaire, mon tenu le beau discours habituel: "pas de problème, à l'arrivée allez au comptoir Kenyan Airways et on s'occupera de vous, mais surtout ne vous inquiétez pas!" J'ai essayé en vain d'obtenir de l'équipage qu'il contacte la tur de controle d'Orly pour savoir les horaires d'hélicoptère pour Roissy. C'est toujours droit au "pas de problème attendez on va s'occuper de vous"!

A l'arrivée je me précipite au comptoir Aéroports de Paris. Où je tache de savoir si par hasard le vol pour New-York est luoi aussi en retard. Mais comme il semble qu'il n'est pas de retard annoncé, je négocie le transfert de mon billet sur un vol le lendemain matin, malgré que ce soit un billet charter. Le fait de m'adresser au comptoir Aéroport de Paris plutôt qu'à Air France est une bonne chose car il prenne plus volontiers en compte le retard de Kenyan.

Bref tout ceci prend une petite heure. Papa m'a quitté pour aller prendre un taxi et rentrer avenue Elisée Reclus, puisque j'espèrai toujours pouvoir prendre mon vol. Quand enfin je sors, je trouve super Gigi qui plus que patiemment m'attend depuis une heure. Alerté par Pascale il était prêt à foncer pour m'accompagner à Roissy. C'est vraiment super sympa de sa part de s'être montrer ainsi disponible. On essaie de rattrapper papa dans la zone des bagages mais il est déjà parti. On va avenue Elisée Reclus pour le retrouver, mais il en est aussi déjà parti pour Méry, où il doit passer le reveillon de No‰l. Du coup Gigi me raccompagne rue Vital toujours dans sa superbe Audi 80.

Arrivé chez moi je prends un bain et attend un appel de Pascale qui doit m'appeler de New-York. Quan delle appelle je lui résume mes péripéties et explique que je ne serai normalement partan de Paris à 10h40 à New-York à 12h40. Comme en principe on a un vol pour Mexico via Houston à 13h45 dans un autre aéroport newyorkais. Du coup elle va essayer de négocier encore un changement de vol pour elles trois et moi malgré nos billets charter.

Elle me rappelle pour me dire que graecirc;ce à l'esprit commercial américain cela n'a pas posé de problème et que nous repartirons de New-York à 17h. Je croise les doigts je commence enfoin à sentir les parfums du Mexique qui se rapprochent. Comme quoi dans la vie quand on veut on peut. Finalement j'aurai réussi à changer 4 vols sucessifs sans débourser un centime alors que les quatre billets étaient en principe des billets charter inamovibles. Mais au prix de combien de patience et de salive!

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