Mardi 27 janvier

Je termine de préparer ma valise. Je recois le coup de fil quotidien de madame Avril qui n'arrive toujours pas à se décider pour venir ou non définitivement s'installer rue Vital. Et je déménage les meubles de ma chambre pour faciliter le travail des poseurs de moquette qui doivent venir cet après-midi avec Marie Jullien qui veut bien les accueillir à ma place.

Je prends encore le temps de passer à la pharmacie et chez l'opticien ce qui du coup ne me met pas dans le taxi avan 11h alors que le rendez vous était en principe à 10h30 à Orly sud;

A l'aéroport je ne retrouve aucun de mes collègues à l'enregistrement. Mais je suis pris en charge par le service d'accompagnement avec un gars qui m'emmène en même temps qu'une vieille dame en fauteuil. Une fois de plus on dispose de nous comme des paquets on nous pose dans un coin en attendant puis on nous fait repartir. On finit par arriver à la salle d'embarquement. Je monte dans l'avion de la Turkish Airlines. Je suis assis au premier rang de la seconde classe. C'est version hamamn avec le chauffage qui me souffle dans la figure.

On décolle à peu près à l'heure vers 12h30. On nous sert un déjeuner médiocre puis je sors mon ordinateur portable pour écrire quelques une des lettres que j'ai en retard. Mais writing assistance que j'utilise pour la première fois sur ce nouveau think-pad refuse de sauvegarder ma lettre de recommandation pour Juliette Delecker. Je la réécris une seconde fois croyant avoir fait une fause manip, mais pareil la lettre disparait et tout mon travail est perdu.

On arrive à Istamboul alors que la nuit n'est pas encore tombée; Turkish Airlines tient absolument à pratiquer les procèdures de sécurité à l'américaine malheureusement avec une éfficacité à l'orientale. Du coup je suis contraint de descendre de l'avion sur un fauteuil roulant qui suppose que l'on attende l'installation d'une rampe et l'arrivée d'une camionnette spécialisée; Je finis par arriver dans l'aérogare et par retrouver Guy Rochereau qui comme moi n'a pas enregistré de bagages. Les autres arrivent au fur et à mesure qu'ils récupèrent leur bagages.

On est une dizaine on monte dans un autocar qui nous conduit à l'hotel Hilton. Là on nous annonce que l'on était attendu la veille donc la nuit d'hier où nous avons fait un no show nous sera tout de même facturée, et en plus il n'y a plus de chambres pour nous; Je fais appeler le manager qui pianote un long moment sur son ordinateur puis au bout d'une bonne heure il réussit à nous trouver des chambres.

Je me retrouve dans une chambre magnifique à l'executive florr 8ème étage, chambre 810. Là haut il y a une hotesse pour les clients de l'étage et un bar où les boissons sont offertes à volonté.

Après avoir déposé mes affaires dans la chambre et branché mon ordinateur, je redescends dans le hall. Il y a pas mal de flottement pour savoir qui va diner avec qui et où. On finit par partir Guy Rochereau, un autre gars que je prends d'abord pour Gil Taillandier et deux américains. On va dans un restaurant conseillé par la reception de l'hotel. On nous sert des petits hors d'oeuvre variés, puis des shich-kebab différentes viandes grillées. Le tout arrosé d'un vin rouge turc pas mauvais du tout; J'aime bien aussi le fromage anatolien.

Le plus incroyable dans ce pays c'est la monnaie courante, la livre turque ne vaut pas grand chose et pour 1f on a environ 35000 livres turques. Donc une course de taxi moyenne fait 1 million de livres turques. C'est assez impressionnant de jongler ainsi avec les millions.

On reprend un taxi pour rentrer à l'hotel; Là comme je me retrouve seul au 8ème pour retrouver ma chambre. Je me dirige vers l'endroit d'où viennent des voix qui pourront peut-être m'aider. Je tombe sur le bar avec rassemblés en cercle Eric Auvray, Eric Courtin, Yanne du Plessis, Didier Haas et 3 autres personnes d'Open Technology. Du coup je prends un gin tonic avec eux avant d'aller me coucher.

Mercredi 28 janvier

J'ai parfaitement dormi la fenêtre ouverte sur ma terasse et dans un grand lit de deux mètres de large.

Je me réveille sans l'aide du téléphone que j'avais pourtant demandé. Je vais petit déjeuner au bar de l'étage. Où ils proposent des oeufs brouillés bacon très bons.

Guy Rochereau et son compagnon de chambre m'y retrouvent. On prend tous les trois un taxi pour la mosquée bleue.

Malheureusement le temps est froid et couvert ce qui nuit au charme des batiments de la ville. La mosquée bleue se dresse avec ses 6 minarets. C'est la seule mosquée a s'être arogé le droit d'avoir autant de minarets que celle de la mecque. Du coup depuis à la Mecque on en a rajouté un septième.

mosquée bleue

A l'intérieur de la mosquée bleue on voit les décorations en fa‹ence bleue qui décore les parois et qui lui on valu son nom. On s'est bien sur déchaussé avant d'entrer et chacun d'entre nous porte un petit sac en plastique avec ses chausures dedans. On a pas le droit de marcher au milieu en dessous de la coupole qui est reservée aux croyants.

On voit une collection de reliques dont des parchemins lettres écrites par Mahomet, une dent du Prophète, un cheveu de sa barbe et une vieille édition du Coran.

Il y a de beaux vitraux et une ambiance assez chaude graecirc;ce aux tapis qui couvre le sol. Il fait pourtant assez froid et on est content de remettre nos chaussures à la sortie.

De là on marche jusqu'à la basilique Sainte Sophie; On est accosté à tout moment par des vendeurs de n'importe quoi qui si on montre la moindre hésitation nous colle pendant un bon moment.

basilique Sainte Sophie

La basilique Sainte Sophie se dresse non loin de la mosquée bleue; Construite vers l'an 500 sur l'emplacement de la première basilique construite par Constantin lorsqu'il fonda la ville en 315. Cette basilique a été la cathédrale chrétienne pendant environ 1000 ans avant que Constantinople ne tombe aux mains des musulmans et alors elle a été transformée en mosquée. Aujourd'hui on a entrepris des restaurations pour dégager les décorations qui datent de l'ère chrétienne. Le batiment est resté longtemps la plus grande église au monde jusqu'à la construction de Saint Pierre de Rome. Du coup vu sa masse imposante et avec quelques secousses terrestres il a falu renforcer l'édifice avec des contre-forts rajoutés. L'église est déssinée selon le plan classique des premières églises avec une longue nef assez étroite et deux petites nefs latérales. Pas de transepts mais une abside. Un grand triforium constitue une vaste galerie au premier étage où on peut monter par un plan incliné en colimacon.

Partout le sol est pavé de marbre, avec le temps les dalles sont assez inégales et les colonnes usées. Au premier étage on peu admirer des restes de mosa‹ques superbes. Avec notamment le Christ entouré de l'Empereur Justin e l'Impératrice Zoé.

Au rez de chaussée on peut admirer une chaire en bois qui servait au mezuine pendant la période musulmane; On voit aussi de beaux vitraux, mais la plupart des fenêtres sont claires.

Je vais mettre mon doigt dans la colonne saignante de Saint Grégoire qui était réputée rendre la vue si ce n'est exaucé les voeux. Aujourd'hui la colonne est enveloppée d'une péllicule de plexiglace et seul un trou est ménagé pour que l'on puisse mettre le doigt dans le trou qui à force s'est creusé dans le marbre de la colonne.

J'ai voulu me balader sans m'encombrer d'un chandail mais je le regrette bien car il fait vraiment froid surtout quand on ressort pour aller jusqu'au palais de Tokapi.

palais de Tokapi

Construit au bord du bosphore le palais de Tokapi était la résidence des sultans d'Istamboul. On visite les 4 cours différentes qui composaient le palais. Chacune entourée de batiments dont la plupart accueille aujourd'hui des collections d'objets d'art. On peut aussi visiter le vaste jardin qui s'étend autour, mais aujourd'hui il fait trop froid et l'athmosphère humide est trop triste pour une balade bucolique;

Dans les jardins, le long de l'allée qui conduit à l'entrée du palais et les guichets de la billeterie, on voit les vestiges d'un temple paillin.

Dans la première cour on voit un batiment qui abrite une collection de carosses.

Dans la deuxième cour on entre dans le sérail qui se visite par groue guidé chaque demi-heure; La guide qui prend en charge notre groupe nous conduit dans une enfilade de pièces qui étaient les appartements privés du sultan et de sa famille ainsi que des 400 ou 500 concubines ou servantes de son harem. Il avait droit à quatre femmes légitimes, plus quelques favorites. Mais toutes ces femmes vivaient dans l'espoir de pouvoir un jour être enceinte du sultan car alors elles étaient titularisées. On voit notammnt une grande terrasse qui a une belle vue sur le bosphore et qui est entourée de petites pièces comme des box où chacune des favorites ou femmes pouvait se tenir.

On voit aussi la salle de bains du sultan avec des lavabos et une grande baignoire.

Il y a aussi une belle salle d'audience aux proportions magnifiques avec de grande fenêtres. Mais tout cela manque un peu de vie, de mobilier pour pouvoir vraiment s'imaginer ce que devait être la vie à l'époque;

On voit aussi la salle du Trésor avec des vitrines pleines de collections de bijoux ou d'objets d'art, ainsi que d'armes précieusement décorées.

On va faire un tour dans la quatrième cour qui est ornée de petits kiosques où pouvaient se tenir les membres de la Cour. Mais on ne s'attarde pas car il fait froid;

On reprend un taxi pour rentrer à l'hotel. Un premier chauffeur nous propose de nous raccompagner pour 2,5 millions alors qu'à l'aller on a payé 1 million, sous pretexte qu'il y a plus de traffic. On en prend du coup un autre qui a un compteur et qui nous demande 1,250 million.

A l'hotel on va prendre un club sandwich et une soupe à l'oignon pour moi au bar du rez de chaussée. Puis comme il est déjà 14h30 on va au centre de conférence qui n'est pas loin pour écouter les topos pour lesquels somme toute nous sommes venus.

En chemin je me fais héler par mon prénom, je suis un peu surpris d'être connu au point d'être reconnu à istamboul mais en fait c'est Jamie Hewit ma patronne d'iBM Europe, qui revient du centre de conférences;

Là bas on s'inscrit, on recoit un cd-rom qui contient les supports des présentations. Puis on va assister à la fin d'une conférence sur le RS6000. Puis une autre sur le SP. A 18h un apéritif est proposé dans le hall du centre de conférence, je prends juste un verre de vin blanc et je drague un peu une hotesse avant de décider de rentrer à l'hotel car il n'y a rien à glaner ici, trop de monde pour retrouver mes copains. Je fais du stop à la sortie du centre pour trouver un bras secourable pour me reconduire jusqu'à l'hotel Hilton. Je finis par tomber sur une belge qui a en plus le mérite d'avoir un parapluie alors qu'il pleut;

Je monte quelques instants dans ma chambre pour pianoter un peu sur mon ordinateur. Mais je redescends à 19h car j'ai rendez vous pour parler de la concurrence Sun avec l'équipe du competitive marketing. On a une réunion un peu difficile car alors qu'on leur demande quels sont les arguments de Sun ils s'obstinent à nous réciter les arguments que l'on devrait utiliser.

Puis on prend un taxi avec Guy et Michel pour retrouver le groupe de la région west qui a un diner dans l'hotel Opéra.

Eric Auvray nous accueille gentiment à notre arrivée et nous installe à sa table. L'ambiance est assez chaude et on sent que les effets cumulés de l'apéro et du vin se font sentir. Assez vite à la fin du diner les musiciens font place à la sono et on se met à danser; Je danse un peu mais je ne suis pas très en forme et je décide assez vite de rentrer me coucher.

Je retrouve Michel et Guy et nous repartons tous les 3 à pied. On a une petite demi-heure de marche, jusqu'au Hilton. On demande notre chemin en allemand à un passant, car pas mal de turcs ayant travaillé en Allemagne parlent l'allemand.

A l'hotel on monte au bar du 8ème étage où j'offre un dernier verre à Guy et Michel. Le bar ferme à minuit, mais on a le temps de papoter un peu. Guy m'accompagne jusqu'à ma chambre et veut bien rentrer pour m'aider à voir pourquoi mon writting assistance refuse de sauvegarder ce que j'ai saisi. On ne trouve pas d'explication.

Jeudi 29 janvier

Je me réveille à 8h30, je vais toujours petit déjeuner copieusement au bar de l'étage;

Puis j'essaie de rédiger mon brouillon de lettre pour Marie-Laure, mais mon ordinateur n'arrète pas de se geler. A la quatrième panne, je renonce et je décide d'aller au centre de conférence. Je trouve dans le hall de l'hotel une charmante ic de Rennes pour m'y accompagner.

Au centre de conférence je suis un topo sur la gamme rs6000. Puis je retrouve Gil Taillandier avec qui je discute pendant une petite heure.

Ensuite je descends déjeuner au sous-sol. Les serveurs m'installent à une table seul. Je mange juste quelques crudités car mon petit déjeuner n'est pas loin.

Puis je remonte suivre un topo sur les bases de données sur rs6000. Comme je suis en avance je roupille un peu sur mon fauteuil dans la salle en atendant.Lorsque enfin cela commence, cela s'avère être un autre topo sur le SP. C'est un peu technique pour moi et je roupille encore pas mal. Puis je vais dans le grand amphi suivre un topo sur les silver bullet du rs6000.

Je reviens à l'hotel pour écrire mon fameux brouillon de lettre et ces quelques lignes.

A 20h je descends prendre un bus qui m'emmène à l'hotel Swiss, où ce trouve le diner de gala. J'ai eu la flemme de me changer. On se retrouve à diner à 1900 personnes d'IBM. Je tombe sur un type de JBA partenaire as/4à0 qui ne connait personne et avec qui je passe le diner. Il me raconte qu'il a été en début d'après midi se balader dans le bazar et que c'était ouvert et animé. Contrairement à ce que l'on nous avait annoncé. On nous avait dit que comme hier soir c'était la fin du ramadan, alors tout serait fermé aujourd'hui. Car il y a trois jours de congés dans ce pays pour féter la fin du ramadan. De l'autre coté j'ai un voisin d'IBM Grèce. Et à coté de mon voisin Robert de JBA il a une voisine turque charmante mais qui refuse de danser avec moi après le diner. Le décor est somptueux avec des tas de serveurs costumés, des tapis partout et des buffets dans chaque coin. Il y a des orchestres et des danseuses du ventre qui vont de salle en salle.

Je reprends une navette vers 23h30 pour rentrer me coucher.

Vendredi 30 janvier

Guy me réveille juste avant le réveil automatique pour me prévenir qu'il n'arrive pas à négocier la chambre de Lundi soir que l'hotel Hilton veut nous facturer bien que nous nous n'étions pas encore là. Et puis il me propose d'aller se balader en ville ensemble.

Après un dernier petit déjeuner au club du 8ème étage, je descends avec Guy et son copiaulé Christophe qui sont gentiment montés me chercher. On négocie pendant un moment à la reception pour tenter de ne pas se faire facturer cette première nuit de no show. Mais cela semble mal parti bien que Brigitte Morel responsable IBM de l'organisation m'ait di hier de faire mettre la nuit en question sur la master bill d'IBM.

On part à pied de l'hotel mais à coté du centre de conférence on prend un taxi qui nous descend au bord du Bosphore;

Bosphore On se balade un peu le long du Bosphore. C'est rès symbolique mais plus très romantique, on voit passer des pétroliers et des cargos. Et on marche le long de quais bétonnés, avec des gros bateaux amarrés. On voit en face à deux ou trois kilomètres la rive asiatique avec des immeubles modernes.

On veut se balader un peu dans les jardins du palais Dolma Baya qui est la résidence du président de la République lorsqu'il est à Istamboul. Mais on ne peut pas rentrer sans prendre des billets pour l'ensemble de la visite;

On reprend la direction de l'hotel en revenant non plus le long du bosphore mais en passant par l'intérieur des terres au travers de rues assez typiques avec un petit marché de légumes, où j'achète un petit paquet de pistaches;

Ces petites rues sont très agréables, calmes sans circulation, pas trop sales et avec une vie locale.

On remonte à pied la colline où se trouve l'hotel et on y arrive vers 11h30. On essaie encore de négocier l'histoire de la première nuit. Mais le directeur de l'hotel étant arrivé et m'ayant expliqué qu'il n'y a pas de Master Bill je finis par renoncer et par accepter de payer;

Je monte chercher mes bagages, je prends le bus qui nous conduit à l'aéroport. On attend un peu avant de monter dans l'avion. Là j'écris plusieurs lettres en série pour faire des remerciements de cartes de voeux.

A Paris je prends un taxi et je rentre à Vital où je trouve madame Avril et où j'attends mon lecteur;

Pages personnelles de Sylvain NIVARD