Dimanche 28 octobre

Après les ultimes hésitations pour savoir quels sacs j'emporte, Pierre Ader passe me chercher au volant de la Le Baron et nous allons rue de Grenelle. Il gare sa voiture au garage de l'étude puis Augustin nous emmène dans la r25 de tante Patchique jusqu'à Roissy. Nous arrivons assez en avance car Pierre veut avoir des places convenables pour ses grandes jambes.

Après avoir obtenu ces places nous déambulons un peu dans les boutiques de Duty Free. Puis nous embarquons pour un décollage prévu à 13h45 sur Saoudian Airlines. Nous sommes dans un dc10, ce qui ne rassure pas pleinement Pierre. On nous refuse la possibitlité de nous asseoir à coté de la sortie de secours à cause de mon état d'aveugle. On se retrouve devant l'écran de cinéma. Mais il y a assez de place pour les jambes de Pierre. Après un déjeuner pas mauvais on arrive à Djeda à 21h heure locale (soit deux heures de décalage). On attend 4 heures dans une grande salle de transit en forme de tente bédouine. Assez imposante. Mais à part l'architecture il n'y a vraiment rien à voir où à faire. Le magasin de Duty Free est des plus pauvres ainsi que la buvette. Heureusement on nous a un peu occupé en nous faisant remplir en double exemplaire les formulaires de police.

Djeda

Lundi 29 octobre

On repart de Djeda à 1h. Dans l'avion de Saoudian pour Bombay il y a des tas d'indiens. Visiblement des musulmans qui reviennenet de la Mecque car beaucoup ont des bidons d'eau qu'ils rapportent avec eux. Et qui doit être de l'eau bénie.

On arrive à Bombay à 8h30 heure locale avec 2h30 de décalage sur Djeda.

En descendant de l'avion on est frappé par l'air tropical humide.

Déjà dans l'aérogare on sent une odeur assez inattendue genre wc après un nettoyage pas très efficace. On passe la douane et la police qui sont déjà l'occasion d'avoir un apercu de la bureaucratie indienne. On me fait attendre à un guichet pour les handicapés avant de m'emmener au guichet normal!

Aprés avoir changé 1000 F au change officiel de l'aéroport on achète un ticket aurpès de la police pour une course de taxi pré-payée. On prend un taxi qui nous emmène jusqu'à l'aéroport domestique. Ce qui nous donne l'occasion de traverser notre premier bidonville.

A l'aéroport domestique on apprend qu'il y a un vol pour Goa avant celui que j'avais reservé de Paris. Mais une reservation ordinaire nous donne le rang 66 sur la liste d'attente.

Alors je demande si on peut avoir un rang de priorité pour handicapé. On m'envoie de guichet en guichet pour aller trouver le manager Mister Mada. On finit au bout d'une grande demie heure par l'alpager. Il nous dit qu'il n'y aura pas de problème pour nous faire passer en priorité. Qu'il faut que l'on aille acheter notre billet et que l'on revienne au comptoir d'enregistrement à 10h30.

On retourne donc dans la salle de vente des billets. Alors je demande un billet avec la réduction handicapé. Mais ma carte d'invalidité surprend par son aspect inattendu et elle circule de main en main pendant un grand quart d'heure. Avant que quelqu'un prenne l'initiative d'en faire une photocopie et la dite photocopie refait un tour de main en main pour être couverte de signatures approuvant ma réduction!

Enfin alors que nous commencons à être un peu nerveux nous obtenons nos billets vers 10h45 et nous allons au comptoir d'enregistrement Où ils ont aussi du retard et donc nous n'avons pas de problème pour obtenir graecirc;ce à Monsieur Mada des places en priorité.

Avant d'embarquer il nous faut identifier nos bagages sur la piste. Puis nous partons à 11h35 au lieu de 11h. Nous dormons dans l'avion. Car la nuit a été assez courte.

Arrivé à Goa nous retrouvons dans l'aérogare Basile et Sophie qui nous attendent dans une ambiance assez moite. Nous sommes vraiment ravis de les retrouver et de nous sentir enfin en vacances.

Après avoir récupéré nos bagages dont un sac de bouquins et revues pour Basile et Sophie, nous prenons le car qui nous amène jusqu'au bac qui traverse la lagune. Dans le car on échange les nouvelles les plus importantes sur l'actualité françaises et du monde. Avec notamment les résultats de la coupe d'Europe de football!

Le bus nous amène dans la ville de Panadji d'où part le bac qui ne prend qu'une sizaine de voitures. Mais on traverse comme piétons.

Panadji De l'autre coté on prend un taxi pour aller au Vaccator Hotel.

En fait je prends le taxi avec Sophie alors que Basile et Pierre vont sur la moto qu'ils ont loué pour se balader dans le coin.

Pour arriver à l'hotel on sillonne des petites routes dans un paysage tout à fait charmant. Tropical avec des petites maisons en dur, toit de tuiles avec un reste très net de la colonisation portugaise qui en fait n'a cessé qu'en 1962, lorsque l'état de Goa a été cedé à l'union indienne.

Après une petite erreur d'itinéraire pour mes deux cousins à moto, on se retrouve sous la véranda de l'hotel. On prend un jus de fruit pendant que l'on prépare une chambre pour Pierre et moi. On prend un premier bain dans l'océan indien, qui est bien mérité.

Et pour parachever le décor de fête, Pierre commande des langoustes pour le diner, bien décidé à essayer de dégonfler son gant de toilette, qui lui confère une protubérance avantageuse. Et nous sortons une des bouteilles de vin de Pierre Coste que nous avons apporté de Paris. Bref c'est la fête et le train de vie de Basile et Sophie s'élève brutalement. Bien que le vin un peu trop chahuté soit assez dégueulasse.

Dans notre chambre nous nous installons pour passer deux ou trois jours ici. On range nos passeport, le gant de toilette de Pierre et ma ceinture, pochette, prétée par Hortense, dans un petit coffre. On se badigonne de spray antimoustique pour dissuader les intrus que les moustiquiaires n'auraient pas arrétés. Nous sommes installés dans un petit bungalow sur un flanc de colline, il y a même une cuvette de wc dans la salle de douche et le bungalow de Basile et Sophie est voisin. Le jardin de l'hotel est vraiment joli, fleuri et frais.

Mardi 30 octobre

Après un excellent petit déjeuner dans le jardin de l'hotel à quelques pas de la mer, pris dehors tant que le soleil n'est pas trop violent. Puis lorsque celui monte un plus dans le ciel nous descendons sur la plage. C'est une belle plage de sable blanc, avec très peu de monde. Il y a simplement des colporteurs qui tentent de nous vendre différents tapis et colifichets. Il y en a un qui propose de nous raser. Chacun d'entre nous se laisse raser. Pierre se fait même faire un massage. L'eau est très bonne et il y a quelques vagues propice au body-surfing.

Chapora

Pour le déjeuner on prend les motos et on va dans le village voisin de Chapora. Où on trouve une petite gargotte. On s'installe sous le auvent et on attend assez longtemps avant de se faire servir un requin qui s'avère excellent. Ici visiblement comme ils ne sont pas sur d'avoir des clients la cuisine ne se décide à démarrer que lorsqu'il y a une commande. Mais cela permet à Basile et Sophie de nous affranchir un peu sur ce beau pays, qu'ils sillonnent déjà depuis plusieurs semaines. Après le déjeuner on s'offre une longue sieste dans nos bungalows.

Après la sieste on monte en haut du jardin, par des escaliers bordés de fleurs et d'arbustres. En haut des escaliers il y a une piscine avec plusieurs bassins en terrasse. On se baigne dans les différents bassins en se laissant glisser de l'un à l'autre. C'est assez amusant et le décor du soleil qui se couche sur l'océan indien n'est pas triste non plus. On termine l'après-midi par un bain rapide dans l'océan.

Le diner est une nouvelle fois un festin, avec des langoustes ou des calangoune. On dine

Calangoune sous le auvent de l'hotel avec la vue sur la mer et toujours aussi peu de monde autour de nous et un service gentil mais pas trop dégourdi.

Après le diner on retourne à Chapora pour que Sophie fasse des essais chez le tailleur où elle a commandé des robes. On va aussi à la pharmacie du coin, pour trouver du vailum.

Le village est assez animé le soir, les boutiques sont ouvertes, les gargottes aussi et la population vit dans la rue. Ambiance très authentique.

On essaie en vain de se renseigner sur Sagero, le chauffeur copain de Frédéric Fougea.

Sur la route du retour vers l'hotel, on voit un type à mobylette qui écrase un chien. D'où crise de nerfs de Sophie, difficile à calmer. Encore un peu et elle lynchait l'assasin.

En rentrant à l'hotel on trouve la porte déjà fermée. Mais on réussit à trouver un gardien pour nous ouvrir et nous donner la clé de nos bungalows.

Mercredi 31 octobre

Petit déjeuner tardif, toujours dans le jardin de l'hotel, mais cette fois ci les oeufs sont moins bons.

On va sur la plage, on se baigne on fait du body-surfing, Pierre attrappe même un beau coup de soleil, car mine de rien le soleil tape très fort.

Pour déjeuner on va au restaurant de l'hotel Tage voisin. On prend des

hotel Tage poissons grillés. On déjeune sous un auvent très agréable. En sortant de table on finit par rencontrer le fameux Sagero, recommandé par Frédéric Fougea. C'est un petit bonhomme qui a l'air sympa et qui atendait le client avec ses copains taxis sur le parking de l'hotel. Il est d'accord pour nous emmener le lendemain et on se fixe rendez vous.

On retourne au village pour que Sophie fésse de nouveaux essayages chez le tailleur. J'achète des sandales.

On rentre à l'hotel, où on va se baigner dans la piscine, puis on prend un dernier bain de mer.

On dine de nouveau à l'hotel et on ouvre une deuxième bouteille de Pierre Coste, qui est aussi pas fameuse, mais meilleure que la précédente. Je paie la note de l'hotel, puis on prend un bain de minuit avant d'aller nous coucher.

Jeudi 1er novembre

On se lève vers 7h, dernière douche froide dans cette salle de bains presque luxieuse avec son eau courante et son sol bétonné. On petit déjeune et on s'apprête à partir. Sagero est à l'heure à 8h avec son taxi.

On charge tous les sacs et on part.

Panadji

Comme il y a un embouteillage pour passer le bac à Panadji, on en profite pour passer le bac à pied et faire un tour dans la ville. On en profite même pour s'acheter les services d'un barbier.

Puis on reprend la voiture et on roule vers l'intérieur des terres. On s'arrête à un moment pour remettre de l'eau dans le radiateur, alors que l'on est en train de grimper des collines. Pendant que l'on remplit le radiateur on voit des petits singes qui se baladent dans la nature et gambadent autour de la voiture.

Houbli

On s'arrête pour déjeuner à Houbli. On va dans un troquet des plus simples pour y prendre un Tali.

Tali C'est à dire un plat avec du riz et des petits pots de sauce plus ou moins pimentées et des boulettes de viande. On pioche là dedans avec les doigts de la main gauche bien sure! Puisque la main droite sert traditionnellement à se torcher.

On passe à la gare pour essayer de reserver des places. Mais le tableau affiche complet. A l'exterieur de la gare. Je donne un billet de quelques roupies à un éléphant dressé qui me le prend des mains avec sa trompe pour le passer à son cornac. Puis il me bénit en me posant sa trompe sur la tête.

On cherche de l'eau minérale avant de repartir. Puis on reprend la route.

Anegoundi

En début de soirée on arrive à Anegoundi. Sagero nous conduit chez le Radjah, ami de Frédéric, à qui il loue une petite maison à l'année.

Le Radjah, où plutôt celui qui semble être le petit frère de l'héritier nous recoit dans sa maison. Il est très racé et a beaucoup de classe. Il nous offre le thé. Il regrette que nous n'ayons pas apporté une copie du film que Frédéric a tourné ici.

Puis on prend des matelas dans une remise à coté de sa maison et il nous fait accompagner jusqu'à la petite maison. Qui s'avère être deux pièces strictement sans aucun meuble.

On installe les matelas par terre. Mais je préfère dormir sur le sol dur, plutôt que sur une de ces paillasses symboliques et dégueulasse.

Nos gardiens nous préparent du thé. Nous illuminons notre chambre avec des bougies, car bien sur il n'y a pas d'éléctricité. Puis nous nous couchons. Sophie est malade comme un chien pendant toute la nuit.

Vendredi 2 novembre

Dans notre petite maison absolument pas isolée, la température est assez fraiche au reveil vers 7h et le thé servi par nos gardiens est le bienvenu. Vers 9h, après avoir un peu paressé on va jusqu'à la rivière prôche pour faire une toilette ma foi très agréable. Mon savon me glisse des mains et coule. On se déshabille et on se sèche sur des pierres qui bordent la berge. L'eau est très bonne et il fait déjà chaud. On rentre à la maison en passant par la bananeraie qui doit être pleine de cobras. Mais heureusement on n'en rencontre aucun.

Houbset

On va déjeuner dans la petite ville voisine d'Houbset. On achète 24 bouteilles d'eau minérale dans le restaurant où on s'est installé. Sagero s'assied à chaque fois discrètement à une table différente de la notre.

Empie

De là on va à Empie, qui en fait est de l'autre coté de la rivière par rapport à notre maison. Sagero nous conduit dans le circuit touristique des ruines. Car Empie est une ancienne ville indienne qui avait au 14ième siècle jusqu'à 1 million d'habitants. C'étiat le dernier royaume indien à resister à l'avancée musulmane. Puis une ultime bataille a vu la défaite des indiens et les musulmans ont décidé de raser la ville d'Empie. Malgré leurs efforts pour cela il reste encore sur le site de nombreux temples et ruines de monuments qui laissent imaginer l'ampleur que devait avoir la ville si aujourd'hui elle est supposée être rasée.

On voit le Lotus Mahal, pavillon en forme de lotus. Puis l'Elephant Sat Blue, autre pavillon à la gloire des éléphants de couleur bleue. On voit aussi l'underground temple, qui comme son nom l'indique est un temple creusé dans le sol.

Lotus Mahal

Elephant Sat Blue

Underground temple

Queen's baths

On voit aussi les bains de la Reine. Qui sont encore plus impressionnant avec leur immense piscines et les galeries qui en font le tour.

Puis on visite quelques uns des nombreux temples qui se dressent encore sur la plaine. Il y a aussi au milieu d'eux un char antique avec des roues en pierre et des sculptures pleins partout, qui devaient demander un paquet d'esclaves ou d'éléphants pour le trainer.

Paradoxalement ce site unique n'est pas dans les circuits touristiques et à part quelques touristes indiens pour qui s'est un lieu de pélerinage nous sommes pratiquemment les seuls à déambuler entre les temples.

On retrouve Sagero qui nous attend à la voiture et on prend la route du retour.

Sur la route on voit en traversant la plaine des tas de cailloux énormes qui sont disséminés deci delà sans explication apparente comment ces roches ont p– s'entasser. Pierre nous raconte que c'est un des mystères archéologiques, car il y a vraiment un tas perdu au milieu d'un champ avec le tas suivant 500m plus loin! La légend raconte que la plaine d'Empie f–t le théatre d'une bataille des Dieux qui se sont balancés des rochers et ces tas sont les restes des projectiles qu'ils ont utilisés.

Sur la route du retour on subit un controle de police et le policier trouve une anomalie dans les papiers de Sagero et on doit aller au commissariat central. Là on nous explique que le permis de Sagero est valable pour l'etat d'où il vient mais pas pour celui où nous sommes. On palabre assez longuement en changeant plusieurs fois de bureau et d'interlocuteur, mais les policiers sentent la proie à leur portée et ne lachent pas prise. Ils nous taxent 800 roupies, dont 500 de la poche de Pierre, qu'il sort un peu vite à mon go–t pour en finir.

En rentrant à la maison on voit sur le recu du flic qu'il n'a inscrit qu'une amende de 560 roupies, ce qui démontre l'arnaque. Sagero indigné en perd son anglais. Pierre regarde à tête reposée le permis de Sagero pour se rendre compte qu'en fait il est tout à fait valable. Même si l'autorisation est manuscrite et confuse car bizarrement rédigée. Cette fois nous sommes tous indignés et nous passons une bonne partie de la soirée à batir un plan d'attaque pour confondre ces fonctionnaires peu scrupuleux. Notre plan tourne vite au délire, graecirc;ce à la Ganja que Pierre a commandée à nos gardiens en même temps qu'ils leur confiait sa lessive pour 40 roupies.

Ganja On se couche donc particulièrement gais et remontés.

Samedi 3 novembre

Après le thé matinal on v de nouveau faire notre toilette dans la rivière. Je fais un striptease remarqué des autres en prenant un petit bain de soleil nu sur une des pierres.

Sagero nous emmène à Anegundi. Sur la route on rencontre le Radjah, le frère ainé de celui que l'on a déjà vu. On gare nos deux voitures sur le bord du chemin et on lui explique nos démélés avec la police locale. Il constate effectivement qu'il y a eu amende injustifiée et rédige un mot pour intercèder au près du commissaire de police chez qui Sagero ira plaider son cas tout à l'heure. Il nous dépose d'abord à Anegundi.

Là on traverse la rivière par le bac local. C'est à dire un panier géant dans lequel prennent place une quinzaine de personnes plus une mobylette. Le passeur fait tourner le panier sur lui même en le poussant avec un grand baton sur le fond du lit et au fur et à mesure nous pousse ainsi sur l'autre rive. C'est rustique mais cela marche.

A l'arrivée le passeur nous taxe bien sur un prix bien supérieur à celui qu'il fait payer aux locaux. Mais cela nous a permis d'arriver sur le site d'Empie sans faire le grand tour pour aller chercher le pont.

On marche assez longuement sur le site entre les différents temples. On voit le Vitalla Temple.

Vitalla Temple C'est un petit temple où Pierre et B rthelemy Fougea avaient couché lors d'un précédent voyage. Pierre nous raconte qu'ils étaient restés en méditation soutenue par la Ganga pendant plusieurs jours.

Je me balade seul entre les temples. Je vois le char de pierre, le temple avec des colonnes musicales qui est tout à fait extraordinaire. C'est un temple avec un perisstyle soutenu par de nombreuses colonnes qui sont creuses et de diamètre différent. Mais leur épaisseur de pierre et le diamètre a été calculé de facon à ce que chacune rende une note juste et différente. Ce qui fait que l'on peut composer une mélodie en les martelant! C'est vraiment unique.

Il y a vraiment des temples dans tous les sens et je vais de l'un à l'autre en tachant d'imagnier la ville immense que cela devait représenter. Je rentre aussi dans la sacristie d'un des temples. Il s'agit d'un temple avec plusieurs salles de plus en plus petites en enfilade et qui a juste avant son entrée deux salles latérales dans lesquelles on peut rentrer, mais qui ne sont pas éclairées et je manque de tomber d'un palier à l'autre de ces salles sans emprunter l'escalier qui les relie. En fait il y a quelques trous dans le plafond qui sont peut-être censés éclairer les lieux, mais c'est assez insuffisant pour que je distingue la configuration des lieux.

La faim nous pousse vers Empie Bazar le petit village qui est à coté du site. Sur le chemin on passe devant le temple du livre de la jungle. C'est à dire un temple qui est habité par des singes, comme dans le livre de la jungle, ce temple est le "Rama Temple".

Rama Temple

On se dirige donc vers le village voisin, qui est situé au bord de la rivière. On longe donc le bord de cette rivière. Lorsque nous sommes arivés sur la grève certains d'entre nous ont esquissé une baignade, mais qui fut écourtée par la faim des utres. On longe donc la rivière, on passe pour cela sous un aplomb de rochers et on suit un petit sentier qui nous conduit au travers des rochers jusqu'au village. On s'installe pour déjeuner dans une gargotte. Il est déjà 3h mais le service est très long. On prend des crèpes en entrée. Lorsque nous sortons de table l'après midi touche à sa fin. Pierre achète une water-pipe qui sert parait il à fumer la Ganga.

water-pipe

Mais il commence à se faire trd et nous cherchons à rentrer chez nous. Pour cela il nous faut passer de l'autre coté de la rivière. On tente une première traversée au niveau du lavoir du village, qui nous offre un accès facile dans l'eau. Mais le courant s'avère trop fort et il nous faut renoncer.

On remonte donc le long de la berge, jusqu'à arriver en face de notre maison. Là on fait une deuxième tentative, mais déjà pour accèder au bord de l'eau il faut descendre dans des fourrés marécageux, assez inextricables et après quelques détours égratignants autant que mouillants la persvérance de Pierre est battue en brèche par la tombée de la nuit qui risque de nous envelopper au milieu de ces marécages. On remonte donc sur le site d'Empie et on repart en sens invers par le chemin par lequel nous sommes arrivés ce matin. La nuit est tout à fait tombée et nous sommes les bons derniers promeneurs entre les temples et sur la route qui va au bac.

Une de mes sandales a laché et je dois trainer la patte ou parcher un pied nu sur les cailloux du chemin sans la protection du mustifluide, dont je suis très amateur en général à cette heure ci. Mais nous arrivons à la maison du passeur avant d'avoir été totalement dévorés par les moustiques. Les chiens du voisinage sont hargneux. Nous reveillons le passeur qui était déjà couché dans sa cabane au bord de l'eau. Il a un pied beau. Il nous fait tout de même monter dans son panier et nous voilà partis pour faire des ronds dans l'eau comme ce matin. La traversée est très belle avec la lune qui se reflète dans l'eau. A l'arrivée le passeur veut garder l'intégralité du billet de 50 roupies que lui a donné Pierre sous pretexte qu'il n'a pas de monnaie. Pierre toujours grand seigneur est prêt à se laisser faire, mais Basile pour qui psychologiquement après quelques mois de voyage, 50 roupies représente une plus grosse somme, discute et parvient à récpèrer 20 roupies.

Nous voilà enfin dans le village d'Anegundi. Mais nous ne savons pas comment aller jusqu'à notre maison. Aussi nous déambulons dans le village à la recherche de la maison du Radjah. On finit par la trouver. L'ancètre de la famille est assis devant la télé. On nous fait attendre sous la véranda, sans nous faire entrer, mais on nous offre tout de même du thé. On attend un bon moment qu'un véhicule motorisé puisse être disponible pour aller chercher Sagero. Celui ci arrive enfin avec la voiture et nous remmène chez nous. Nous retrouvons notre maison à 21h30 assez fatigués.

Il y a une baba-kool belge qui vit ici et qui vient nous dire bonjour. Elle vit dans un Achram, qui sont les ermitages locaux. Elle nous explique les appels de cloche qui résonnent dans la nuit et qui sont des appels à la fête. Les sages aui vivent dans ces Achram ont une vie de méditation et certains ne bougent pas pendant des années. Ils ne se coupent ni la barbe, ni les ongles. Au point qu'il parait qu'il y en a qui à force d'avoir les poings fermés sans bouger il a eu les ongles qui ont poussé jusqu'à transpercé la paume de sa main et ressortir de l'autre coté.

Achram

Dimanche 4 novembre

Après le thé et la toilette matinale, on part pour faire l'ascension d'une petite montagne voisine qui supporte à son sommet l'Anuman Temple.

Anuman Temple

L'ascension est assez périlleuse presque de l'escalade avec des rochers à grimper et des crevasses à enjamber. On finit par arriver en haut, alors que le soleil commence à être haut et chaud. En haut il y atoute une colonie de sapajou, qui sont des petits singes. Certains se mettent à courser Pedro. Sophie médite et Sylvain lit au soleil. En haut il y a aussi un achram habité par 2 sages, qui ont apparemment quelques visites car nous ne sommes pas tout à fait seuls.

On redescend. Comme d'habitude j'ai encore plus de mal à descendre qu'à monter. Mais on finit par arriver enbas entiers. Comme la promenade f–t assez sportive et chaude on s'offre un bain dans la rivière.

Puis on prépare nos affaires pour le départ. On donne 50 roupies aux boys qui nous gentiment préparé le thé. Mais visiblement ils en attendaient 100. Tant pis pour eux, aucun contrat n'avait été passé. On passe à Anegundi pour acheter des biscuits. Sophie toujours en tête mène les courses tambour battant.

puis on quitte cet endroit paradisiaque et la voiture nous emmène jusqu'à Hubli

Hubli

Sur la route on assiste à un coucher de soleil tout à fait exceptionnel. On arrive dans la ville pour diner. Il y a un temps de flottement sur le choix du restaurant. J'ai assez envie d'aller dans un restaurant Biriani, mais finalement on va dans le restaurant au dessus de celui où nous avions déjà déjeuner lors de notre premier passage dans la ville. Ce qui est un restaurant non végétarien, contrairement aux restaurants Biriani

biriani Je prends un poulet au noix de cajou, qui s'avère malgré tout très bon.

On dit au revoir à Sajero, avec une certaine émotion, car il a vraiment été plus que serviable. Et l'aventure de ses papiers à contribuer à créer des liens.

Après le diner on va à la gare, on est toujours sur liste d'attente et jusqu'au dernier moment on ne sait pas si on va pouvoir monter dans le train. On est sur le quai avec nos bagages et le train s'apprête à partir. Mais Pierre graisse un peu la patte du responsable, qui accepte de nous cèder les 3 couchettes reservées par 3 indous qui ne sont toujours pas arrivés. Ceux ci arrivent à la dernière seconde et sont furieux, mais nous sommes déjà dans la place.

Sophie et Basile se mettront à deux sur la couchette du bas. Heureusement que l'on a pris des couchettes de première. J'ose à peine imaginer comment c'est en troisième. y a dans notre compartiment trois couchettes de moleskine, éclairée par une vauge ampoule nue qui pend au plafond et qui donne vraiment une ambiance glauque. Pas un centimètre carré de tissu ou de moquette, tout est métallique ou moleskine. Ma couchette est partiellement déchirée. Pierre qui avait d'abord été placé dans un compartiment voisin nous rejoint. Le train s'ébranle à 20h50. La nuit s'avère pour une fois assez fraiche. Les toilettes sont inommables.

Bengalore

Lundi 5 novembre

On arrive à 8h à Bengalore. Basile porte tout seul leur énorme sac boudin, alors que Pierre et moi préfèrons faire appel au service d'un porteur. Mais Basile ne veut pas gaspiller ses roupies. On dépose les bagages à la consigne et on va reserver des places pour le train de ce soir.

Comme le quota de places disponibles pour les touristes est déjà atteint, on commence par refuser de nous louer un compatriment. Mais on fait appel au manager et finalement on arrive à négocier nos reservations. Il y a un qui-proquo assez drole entre Pedro et Pierre, car le préposé à qui on a annoncé le nom de Pdreo, le cherche désépèrement parmi les papiers que nous lui avons fourni.

Enfin on sort de la gare. On prend deux ridshow.

Ridshow Ici ce sont des tri-porteurs, comme les livreurs de Nicolas, avec la place pour deux passagers à l'arrière. La course nous co–te tout de même 15 roupies chaque. Ils nous dépose devant le restaurant Chit-Chat, où nous entrons pour petit-déjeuner. Le restaurant est sur MG Road.

On commande laborieusement un petit-déjeuner à un serveur qui fait tout pour se faire plus bête qu'il n'est. Pierre du coup se paie le luxe de renvoyer le café et les toasts qu'on lui apporte et qui ne lui conviennent pas.

En sortant on s'offre un barbier, chez un coiffeur très propre qui prend des nouvelles lames pour chacun d'entre nous. Sophie fait un petit tour chez un bouquiniste.

On prend un autre ridshow pour aller jusqu'à IndianAirlines, car Pierre et moi voulons des billets pour revenir de Trivandrum à Bombay. Comme je demande à obtenir une réduction avec ma carte d'invalidité. Celle ci fait une fois de plus le tour du service. Ils en font une photocopie et il faut là aussi que nous allions voir le manager pour négocier la réduction. Le manager est dans l'immeuble voisin et les autres commencent à s'impatienter, mais je finis par obtenir gain de cause. Le manager nous a recu très gentiment dans un grand bureau avec moquette et nous sommes retournés dans l'immeuble de l'agence pour faire établir le billet.

Onposte un paquet de cartes postales au bureau du télégraphe qui est justement en grève. Il faut vérifoier que les cartes sont bien tamponnées sous nos yeux pour être s–r que les timbres ne sont pas subtilisés en back-office.

Pierre et Basile se font prendre en photo devant la Law University et devant la Notary School. Je me fais réparer ma sandale cassée et mes chaussures bateau par un type dans la rue qui y cloue des petits clous.

On va déjeuner à la Casa Picola sur Residency Road, dont Pierre se souvenait pour être une des rares adresses de Bengalore où on peut faire une pause dans le régime indien.

Casa Picola On prend des steaks au poivre, des brochettes et des jus de tomate qui évoquent des souvenirs à Piere qui se retrouvait ici pendant son précédent voyage avec Frédéric Fougea. on termine par des glaces succulents. C'est bizarre comme les autres peuvent avoir un plaisir intense à retrouver la nourriture de tous les jours qu'ils auraient en France. Je garde un peu de recul face à tout cela, mais il faut dire qu'à l'inverse je me paecirc;me aussi moins dans les restaurants indiens. Bref ce n'est pas maintenant que je vais découvrir que je ne suis pas un spontané. Je fais tout de même bien rire tout le monde en caressant au début du repas la cuisse de mon voisin en croyant qu'il s'agissait de Basile qui s'était assis à coté de moi, alors que c'est un allemand au demeurant très gentil, mais un peu surpris par mes libertés.

En sortant du restaurant on traverse un quartier assez fréquenté, ce qui nous donne l'occasion de prendre un bain de foule parmi les passants indiens. L'ambiance de la ville est vraiment différente de celle des campagnes. Ici on sent beaucoup plus les différences socio-culturelles qui composent ce peuple. En tout cas du peuple il y en a dans les rues de cette ville.

On arrive au bureau de Saoudian Airlines où nous confirmons notre vol de retour pour Paris. On achète des posters et des cartes postales.

Puis on campe un long moment dans un magasin de chaecirc;les en cachemire, où on en négocie un paquet entre Pierre et moi, qui comptons en faire une bonne partie de nos cadaux de No‰l. Les produits de ce magasin sont vraiment très beaux. Le magasin s'appelle : New Cachemire handycraft C9 Unity building, Bengalore 560002, tel: 71978. Shark Kc's Dasdaj

New Cachemire Handycraft On ressort les bras chargés de paquets.

On achète des bières avant d'aller dans un bistrot non loin de la gare manger des samosas et des vegetables cotelettes, qui sont des boulettes végétariennes assez courantes dans la cuisine ordinaire indienne.

Samosas

Vegetarian Cotelettes Comme il s'agit d'un bistrot végétarien le patron refuse de nous ouvrir nos bières.

De là on va à la gare, pour s'installer dans un compartiment du style de celui que nous avions la veille. On passe une bonne et longue nuit de voyage. J'oublie mon dicatphone dans ma couchette et Pierre oublie sa water-pipe.

Mardi 6 novembre

Le voyage en train continue pendant toute la matinée. On doit défendre notre compartiment contre des routardes qui aimeraient bien s'installer avec nous au lieu de s'entasser avec les indiens, mais nous ne nous laissons pas attendrir. De gare en gare on finit par arriver à celle de Quilon, où nous descendons vers 13h30.

Quilon

De la gare de Quilon on prend un taxi automobile qui nous emmène à l'hotel Cha International, véritable hotel de luxe par rapport à ce que nous avons connu ces jours ci. Les chambres sont à 175 roupies! Et il y a une douche par chambre. Certes il n'y a que de l'eau froide, mais on n'est pas trop regardant quand cela fait 56 heures que l'on ne s'est pas lavé. De plus la température exterieure est tout à fait compatible avec une douche froide;, car on commence à pas mal s'approcher du sud du subcontinent.

Bref après une bonne douche réconfortante, on monte déjeuner au snack de l'hotel. Nous sommes les seuls clients attablés. On attend assez longtemps vant de pouvoir se faire servir un déjeuner. C'est une espèce de grande salle qui ressemble plus à un refectoire qu'à un restaurant d'hotel, pourtant il y a une vraie carte assez variée.

Après le déjeuner les autres vont faire la sieste, je préfère en profiter pour faire un petit tour seul dans les environs. Je me balade un peu dans la ville. Je vais même un peu à l'exterieur en longeant une route, où il y a pas mal de trafic. Le paysage est assez banalement joli. J'ai un peu peur de ne pas retrouver l'hotel, mais comme j'ai bien suivi une route toute droite, finalement il n'y a pas de problème.

On remonte pour le diner dans le refectoire qui sert de restaurant. On commande des bières qui arrivent tièdasses. On prend aussi des bananes flambées qui sont très bonnes.

Dans cet hotel il y a même un ascenseur que nous empruntons pour redescendre à la reception.

On reserve une excursion pour le lendemain à la reception de l'hotel. Mais ils ne semblent pas parfaitement renseignés sur les possibilités d'accueil. Nous souhaitons faire une balade sur un des bateaux qui parcourent les back-waters.

On va se coucher, je partage la chambre de Pierre. Je suis tellement habitué maintenant à dormir sur du dur, que je préfère dormir sur le tapis brosse entre nos deux lits, plutôt que dans mon lit mou!

Mercredi 7 novembre

Le matin on nous apporte notre petit-déjeuner au lit. Puis on quitte l'hotel, non sans avoir subi des propositions d'excursion sur un bateau privé, mais nous préférons prendre le bateau régulier avec les indigènes.

On va donc jusqu'au débarcadère des back-waters. On fait quelques courses de bouche avant d'embarquer.

Le voyage vaut 12,5 roupies. Il y a des petits musiciens qui viennent nous distraire et nous taper avant que l'on ne lève l'ancre.

back-waters

Comme le bateau est assez plein nous prenons les seules places assises qui restent. Celles ci s'avèrent juste à coté du moteur très bruyant. Places que je ne recommande à personne, car on est dès le départ complètement assourdis, impossible d'avoir une conversation, sans compter l'odeur d'huile plus que forte!

Mais cela n'empèche pas le paysage d'être magnifique: une série de lagunes et de petits canaux bordés de cocotiers, avec de loin en loin des villages d'indiens pécheur. On les voit à bord de gondoles en train de pécher avec des filets chinois. Par endroits l'eau est couverte de nénuphars. Ce décor est vraiment féerique, c'est tout à fait l'image que je me fais des bords de l'Amazone. En tout cas c'est tout à fait inattendu ici.

Au fur et à mesure que l'on progresse le long de ces lagunes. On s'arrête dans les petits villages pour charger ou débarquer des locaux qui vont ou reviennent de la ville, avec leurs ballots de marchandises. De notre coté comme la compagnie du moteur est difficlement supportable nous montons sur le toit en tôle ondulée du bateau, d'où on a une vue encore meilleure sur le paysage. Mais où le soleil tape dur. Il y a pas mal de touristes avec nous sur le bateau et on finit par avoir les touristes bronzant sur le toit alors que les indiens restent en dessous.

Le bateau s'arrête pour le déjeuner dans un village avec un relais restaurant. C'est à dire que nous nous retrouvons sous une tonnelle, mangeant du riz et du poisson grillé succulent le tout servi dans une feuille de banane, où on mange avec les doigts. Là je crois que l'on touche le sommet du dépaysement.

Le bateau marque encore une pause un peu plus tard, où nous pouvons boire du thé ou acheter des noix de coco qu'un type nous prépare pour que l'on puisse boire le lait.

Plus on s'avance dans l'après-midi, moins il reste d'indiens à bord, il n'y a que les touristes qui font la traversée de bout en bout. Il commence à faire vraiment très chaud sur le toit et il faut de temps en temps redescendre sous le toit si on ne veut pas finir rissolés.

On se paie le luxe d'un coucher de soleil exceptionnel sur fond de cocotiers et de lagunes.

Mais on se paie aussi le luxe sur notre toit de tôle d'être la cilbe privilégiée de nuée de moustiques, parfaitement à leur aise dans cette athmosphère humide et crépusculaire. Je lutte comme je peux avec ma bombe anti-moustique.

Alleppey

On arrive à Alleppey alors que la nuit est déjà tombée. La balade est apparemment réputée touristique car au débarcadère il y a pas mal de taxis qui attendent prêts à nous transporter dans le centre ville qui est un peu plus loin. On commence à négocier avec un des chauffeurs, mais au moment de monter dans sa voiture il annonce un prix supérieur à celui que l'on venait de convenir. Mais puisqu'il nous prend vraiment pour des pigeons on préfère reprendre nos bagages et partir à la recherche d'une autre voiture. on finit par se retrouver dans un minibus qui n'en finit pas de charger des passagers. Au point que l'on se retrouve à 19 personnes à bord. Il doit y avoir deux tarifs en tout cas les indiens s'entassent dans le coffre et à l'avant, tandis que nous les touristes nous ne sommes que 8 sur 2 banquettes. Le minibus nous dépose à Ernakulum.

Ernakulum

A Ernakulum nous rencontrons deux flics qui partagent avec nous deux ridshows qu'ils nous aider à arréter et négocier.

On va jusqu'au débarcadère où on prend une navette qui nous emm_ne sur l'île du Bulgatti Palace Hotel

Bulgatti Palace Hotel

C'est un ancien grand hotel colonial qui occupe une île dans la baie d'Ernakulum. Sur l'île il y a un batiment principal et des petits bungalows. Vantés par le guide du routard comme parfait pour les voyages de noces, avec leur lits ronds. On visite l'un de ces honey moon bungalow, puis on s'installe dans une suite coloniale au rez de chaussée du batiment principal.

La suite comprend 4 pièces. Basile et Sophie s'installent dans la chambre au lit à baldaquins qui trone au centre d'une pièce dont mon faible regard n'arrive pas à faire le tour. La salle de douche pourrait elle contenir un studio parisien de bonne taille. Tandis que Pierre et moi nous installons dans l'antichambre de la suite, qu'un rideau sépare d'un coin salon.

On dine dans la salle à manger de l'hotel vers 21h30. Je me contente d'une soupe. Nous n'avons pas encore vu d'autres clients que nous. En tout cas le service est impeccable. Tout à fait digne de la hauteur des plafonds qui n'a rien à envier à celle du Cap Martin. Le mobilier et les portes des chambres sont en bois rustiques d'une taille également impressionnante. Bref ce n'est pas le même dépaysement qu'à midi, mais ce n'est pas moins féerique.

Jeudi 8 novembre

On petit déjeune dans la salle à manger de l'hotel vers 8h avec un soleil qui tape déjà très fort. Je m'empiffre pour une fois que l'on est de nouveau à une table civilisée.

Basile et Pierre entreprennent de faire un bolf sur le parcours de 9 trous qui couvre une bonne partie de l'île. Sophie et moi les accompagnons. On trouve un caddy sympa au club-house. Les trous sont passablement pelés par le soleil, mais c'est rigolo de jouer au golf en Inde. Il fait de plus en plus chaud, on voit que nous sommes pas mal descendus vers le sud. Je ne suis pas tout le parcours et préfère tester une des chaises longues sur la terrasse ombragée de l'hotel.

Vers 10h30 je prends une nouvelle douche avant que nous ne prenions le bateau pour aller à Ernakulum. Puis un autre bateau nous emmène à Wellingdon, ville de l'autre coté de la baie.

Wellingdon

A Wellingdon on fait la queue à un guichet de tourisme pour prendre des billets d'excursion. Pour se distraire en attendant chacun de nous se pèse sur une vieille balance à pièces, comme celle que nous avions dans nos pharmacies, qui imprime sur un ticket le poids de son client. Le verdict est de 79kg pour Pierre, 67,9kg pour Basile, 65kg pour Sylvain, 51kg pour Sophie. Du coup Sophie fait la tête. Il faut croire qu'elle espèrait un meilleur résultat.

De là on va au Tourism Office qui a l'avantage d'être conditionné. Basile et Sophie se renseignent sur les possibilités pour aller aux Lacdive en bus ou en train.

De cet immeuble moderne on va déjeuner à l'hotel Malabar non loin de là et non moins moderne, avec air conditionné et des ta de touristes. On se sert à volonté à un buffet. Basile et Sophie rassurés par le nombre de touristes ne craignent pas de se gaver de crudités variées. Je reste pour ma part très prudent.

A 14h30 on va au débarcadère d'où partent les bateaux excursions, où nous avons reservé des places. Nous nous séparons Pierre et Sylvain d'une part et Basile et Sophie sur un autre bateau.

Cochin

Notre bateau avec Pierre commence par faire un tour des îles de cette baie de Cochin. Puis on débarque au pied d'un ancien palais hollandais. Car Cochin f–t longtemps un comptoir hollandais. Ce palais abrite aujourd'hui un musée. Dans le musée on peut admirer notamment un grand palanquin et des peintures indiennes assez jolies qui représentent des scènes du Ramayama, le livre saint indien. Il y a aussi pas mal

Ramayama d'objets en bois sculpté et du mobilier colonial. Le palais lui est aussi est d'un style colonial assez sympa.

De là on va dans le quartier juif de Cochin. Il y a toute une rue notamment avec des magasins visiblement juifs et quelques passants aux signes distinctifs. On visite la synagogue. Un rabbin nous fait un petit speech, d'où il ressort qu'il reste encore à Cochin 7 familles juives dont 24 personnes pratiquantes. Ils semblent pas trop acceptés par les indiens.

Puis nous embarquons de nouveau pour aller à l'église Saint Francis. Qui est une belle église blanche qui date aussi de l'époque du comptoir de Cochin. Elle a la particularité d'abriter le tombeau de Vasco de Gama.

Saint Francis

Vasco de Gama C'est un grand tombeau en marbre et c'est assez émouvant de trouver dans ce petit coin du monde ce grand homme.

Devant l'église se trouve un acacias géant assez impressionant. Pierre tourne autour essayant d'aborder l'une des personnes qu'il a repéré comme étant des dealers de Ganga. On croise Basile et Sophie dont le tour passent aussi par ici.

Sur la rive toute proche on voit un système de pêche assez original constitué de grands filets qui sont tendus depuis la rive avec des machines avec des grands bras de leviers en bois, actionnés par des hommes.

On visite un autre endroit assez pitoresque, en l'occurence une fabrique de paillassons avec les ateliers de tissage, les ateliers où la paille est mouillée, puis les ateliers où les paillassons sont battus et compressés. C'est assez artisanal mais cela semble efficace et ingénieux.

Notre tour comprend une étape au Bulgatti hotel, dont je profite pour me faire servir un verre de pamplemousse au restaurant. Cela nous amuse beaucoup d'entendre les commentaires éblouis des touristes sur notre hotel.

On termine notre tour à Cochin. Basile et Sophie ne nous ont pas attendus au débarcadère des bateaux. Nous les attendons en vain quelques minutes. Puis nous allons nous balader dans le quartier commercant tout proche. Malgré la nuit tombante il y a plein d'étalages dans la rue, des boutiques ouvertes et la foule qui déambule.

On rentre à l'hotel avec la navette, où on retrouve la paix et le calme après cette foule indienne qui grouille partout.

Après le diner on assiste dans un pavillon proche de l'hotel à un spectacle de pantomines Kalthakali. Je ne suit pas vraiment car il n'y a pas de texte. Mais cela semble être un spectacle folklorique pas trop mauvais.

On profite de notre présence dans cet hotel de luxe pour donner le contenu de notre balluchon à la laundry.

Sophie et Basile sont malades pendant la nuit, probablement suite aux crudités de midi.

Vendredi 9 novembre

On petit déjeune ensemble. On plie nos paquets et on quitte cette petite île de charme pour Ernakulum. Où on fait quelques courses après avoir acheté nos billets de train et déposé nos bagages à la consigne en sous-sol de la gare. Avec même un plan incliné pour y descendre.

On va notamment à l'Emorium du coin, où les objets artisanaux de la région sont en vente. On y achète entre différentes petites boites. J'entreprends de trouver un cadeau de mariage pour Bruno et Hortense. Après quelques hésitations mes 3 conseillers s'arretent à une petite table basse et ronde, en forme de roue. Avec pas mal de décorations dans le bois.

Mais à ce stade nous ne sommes qu'au début de nos peines le plus facile était le choix, encore faut il concrétiser la vente. On nous fait rentrer dans un bureau dans les étages. Il faut peser la table, et selon aussi sa taille calculer le prix du transport par bateau ou par avion. On remplit un certain nombre de paperasses. Mais en fait à chaque que l'on franchit une difficulté administrative et que l'on croit être tiré d'affaire, un autre obstacle surgit! Il nous faut notamment passer par la case appel de la poste pour connaitre leur tarifs, puis on stationne assez longtemps sur la case paiement, il faut appeler la banque. Mon argent n'est pas accepté, car il ne prenne pas les espèces. Mais pas non plus les travellers non en dollars. Bien sur ils ne connaissent pas les cartes de crédit. Ils ne peuvent pas non plus rendre la monnaie sur les travellers en dollars. Bref après deux heures de discussion je paie avec des travellers de Sophie et je garde un avoir de 16 dollars dans la maison. En fait ce n'est qu'un acompte car il y aura probablement un solde à payer à la reception. Je poste donc la table à l'adresse de Bruno et Hortense en espèrant que cela prenne moins de trois mois, puisque leur mariage est fin janvier. Les autres sont complètement excèdés par ma persévérance. Ce qui donne lieu à une crise et un caprice de ma part pour parvenir à mes fins. On finit par sortir des mains du bureaucrate de service. Je pars avec son adresse personnelle, on a eu le temps de devenir copain et il va veiller sur mon colis.

On va à la gare. Où on déjeune au buffet de la gare. On prend un poisson qui est assez bon. Mais alors que l'on attend notre train, on apprend que nous ne sommes pas dans la bonne gare. On change donc de gare. Enfin on se rtrouve dans un train complètement bourré.

On trouve tout de même 4 places en première. Je fais une incursion en deuxième pour vivre un peu l'ambiance locale. Les wagons de seconde sont bondés avec 6 personnes par banquette de bois. Il n'y a plus de troisième en Inde mais les wagons à banquette de bois eux non pas disparus. Il y a même des passagers dans les filets à bagages. Sans parler de ceux qui restent debouts dans les couloirs. Il y a tout de même une partie d'un wagon qui est consacré à un bar où on sert du thé. Le passage d'un wagon à l'autre est un peu périlleux, car il y a pas mal de cahots et pas de soufflets, mais je sui stout de même content de ma balade, car cela fait plusieurs jours que nous étions plongés dans l'ambiance touristique. Je ne parle pas des wc qui sont absolument innommables notamment olfactivement.

Trivandrum

Après quelques heures de trajet on arrive à Trivandrum vers 19h. On négocie un taxi pour 65 roupies qui nous emmène au Sea-Rock Hotel qui donne directement sur Kovalam beach.

Kovalam beach

Sea-Rock Hotel On voit que l'on est dans une région touristique les prix sont à l'avenant. Ainsi pour 150 roupies on doit se contenter d'une chambre certes propre, mais bien petite. Les tenanciers ont l'air un peu escros mais sympas. il y a pas mal de routards qui s'arretent ici. Il faut dire que la situation de l'hotel est vraiment sympa, directement sur la plage.

On dine de petits thons, sous la véranda qui sert de restaurant à coté de l'hotel. On domine légèrement la mer, avec les vagues qui viennent mourir à nos pieds, là aussi nous ne sommes pas les plus malheureux. On fait une balade sur la plage avant d'aller nous coucher.

Samedi 10 novembre

On petit déjeune sous la veranda du restaurant de l'hotel; Je me tape le executive breakfast qaui est vraiment pantagruelique, avec oeufs, porridge, toasts,...

Puis on descend sur la plage à la découverte des fameux rouleaux du sud.

Nous sommes à l'extrême du sub-continent indien. Et les vagues sont effectivement incroyablement fortes, il nous faut être vigilants au courant qui est très fort. Mais on s'amuse pas mal à surfer dans les vagues. Le soleil cogne on ne peut plus dur. Et on remonte de la plage avec des coups de soleil, tout à fait inattendus, car on aurait pu croire notre peau déjà bien halée par le soleil du nord. Mais celui du sud est autrement plus puissant.

Après cette bonne séance plage on va déjeuner au Rockolm Hotel

Rockolm Hotel C'est un hotel situé lui aussi au dessus de la mer, mais à l'autre bout de la plage de Kovalam. Où il y a plus de relief. L'hotel est sur une petite falaise au dessus de l'eau. On déjeune sur la terrasse à l'ombre de parasols. On nous sert des poissons grillés succulents. Une friture très bonne et un vin blanc local assez bon.

On est arrivé à 'lhotel par la plage. Qui sont en fait deux plages qui se suivent séparés par une barrière de rochers. Et on a aussi traversés le village de bungalows qui constituent l'hotel Rockolm. Du coup on décide de repartir par un autre chemin en prenant par l'intérieur des terres. On trouve d'abord un barbier à l'hotel qui nous rase pour 5 roupies. Je mets un pied chaussé de mes petites sandales dans une merde ce qui fait rire tout le monde.

Pour revenir il nous faut donc traverser des jardins et des petits champs de riz qui s'étagent en terrasses au dessus de la mer. Le décor est vraiment superbe, vert, tropical, bucolique. On traverse une mini-jungle, où on doit se débattre dans les lianes et les plantes exubérantes, avec les pieds qui pataugent dans une eau où l'on espère ne pas rencontrer trop de sangsues. On ressort de l jungle. Sans compter notre appréhension assez naturelle de déranger un serpent ou tout autre animal hostile dans sa sieste. Mais foinalement on ressort de la jungle et on parvient derrière notre hotel.

On retourne sur la plage se baigner, on fait de grands jeux dans l'eau. Notamment une bataille de cavaliers. Puis on prend une douche à l'hotel avant de se lancer dans une séance cartes postales et lettres. Qui se conclut par un pétard collectif assez strong. Au point que Pierre s'endort, Sophie a le coeur qui chavire.

On reveille Pierre pour aller diner, en laissant Sophie toujours malade.

Dimanche 11 novembre

On reprend notre petit déjeuner dans le restaurant de l'hotel face à la plage. J'ai toujours un serveur très attentionné à mon égard. Et je me tape le breakfirst d'executive. On négocie avec le manager frimeur de l'hotel la course de taxi pour aller à l'aéroport de Trivandrume. On ne tombe dabord pas d'accord. Mais il revient à la charge et accepte nos conditions à 10 roupies près, c'est à dire que le taxi nous emmène tous les quatre et ramènera Basile et Sophie.

On va sur la plage faire les échoppes pour trouver des calecons et des maillots de bains. On fait faire les maillots de bains sur mesure le tailleur nous promet qu'ils seront près pour midi.

Basile et Sophie échange quelques bouquins dans une de ces échoppes qui peuplent le bord de la plage. C'est un système assez sympa dont ils ont profité depuis le début de leur voyage. Un peu partout on peut échanger des livres usagés. On laisse ceux que l'on vient de lire et on en prend d'autres.

On prend un dernier bain de mer et un dernier bain de soleil. Le vendeur de nattes à qui Basile en a négocié une la veille pour 15 roupies, me propose jusqu'à 11 roupies.

On boucle nos bagages et on parvient à obtenir nos maillots de bains du tailleur, en gueulant un bon coup. Le taxi part à 13h. Mais au bout de 200m tombe en panne. Le chauffeur va chercher une autre voiture, beaucoup plus confortable. L'aéroport est avant Trivandrume au lieu d'être après comme nous l'avait dit le manager de l'hotel.

On déjeune au restaurant de l'aéroport. Je prends juste des samosas. Pierre achète des paquets de noix de cajou, spécialité du Kerala.

On décolle à l'heure après avoir dit adieu à la moitié de notre chair de vacances.

Arrivé à Bombay vers 17h. On prend un taxi pour le Tajmal. Mais on dit que l'on va au Tajmal qu'après être parti pour ne pas être trop matraqué. Finalement la course est payée au compteur. Arrivé à l'hotel Tajmal J'essaie d'avoir une grande chambre sous prexte d'aveugle. Mais elles sont toutes pareilles. Les hotesses sont vraiment très mignonnes. On se retrouve dans la chambre 1517 dans la nouvelle tour de l'hotel. C'est en fait une grande chambre de Sofitel. On prend un bain. Puis on redescend faire le tour de l'hotel. On veut diner au restaurant de l'hotel, mais c'est complet jusqu'à 21h. Alors on faire un tour des galeries marchandes de l'hotel. Puis on va dehors voir la Gate of India. Grand arc de triomphe qui fait face à la mer. Par où les personnages importants arrivaient en Inde. Il y a vraiment une foule de parasites qui vivent aux abords de l'hotle. On retrouve l'air climatisé de l'hotel pour aller prendre un apéro au bar. Je prends un cocktail assez fort.

Puis on va au restaurant où notre table nous attend. Le service a l'air très professionnel. Le maitre d'hotel nous conseille sur les garnitures de notre plat. Je prends un tendori chicken et nous commandons une bouteille de vin indien cabernay sauvignon. Il y a un spectacle avec une danseuse indienne. Après le diner on remonte dans la chambre et je m'écroule dans mon lit.

Lundi 12 novembre

On descend prendre un solide petit déjeuner au coffee shop. Puis on va faire les boutiques de l'hotel pour tenter en vain de trouver des tenues indiennes pour enfants.

On a fait le check out et payer la chambre tout en laissant nos bagages au concierge.

Puis on faire le tour des boutiques du quartier. Où les chaecirc;les sont à des prix dissuasifs jusqu'à 2000 roupies. Plus on s'éloigne de l'hotel plus les prix deviennenet raisonnable. On aterrit dans une boutique où Pierre trouve des costumes pour ses neveux et j'en profite pour en prendre pour mes filleuls, qui feront d'excellents cadeaux de Noel. On lui achète aussi des chaecirc;les.

Dans une rue on se fait cirer les pompes par un cireur qui se prétend de première classe et qui s'avère effectivement très brillant.

Puis on va au Crawford Market

Crawford Market en taxi. Un type à l'entrée se propose pour être notre guide. On va dans les halles aux animaux. On marche sur la paille qui jonche le sol. L'odeur est plus qu'animal. On déambule dans les différentes halles. Cela grouille de monde et d'étalages. On hésite un peu devant un étalage d'épices. Puis on va au marché aux tissus. Où notre guide nous fait monter dans une échoppe d'Abdul Rehman street. Où un type nous propose du thé et des foulards en soie. On en choisit un paquet: des petits avec motifs colorés et des grands avec des éléphants. On négocie 25% de réduction qu'il accepte sans difficulté. On aurait certainement p– gratter plus. Mais cela ramène déjà le foulard à 12 et 24F ! J'en rapporte une série pour mes collègues de bureau.

Puis notre guide nous quitte en nous mettant sur le chemin des magasins de livres. On a un peu du mal à les trouver. Mais on finit par acheter deux éditions du Camasutra. Une pour Dominique et une pour mon patron malade.

Puis on rentre à l'hotel, assoiffé ou affamé. On prend un club sandwich au bar. Puis on va à la piscine. Je me baigne pendant que Pierre bouquine sur le bord. J'ai eu un peu de mal à me faire guider jusqu'au vestiaire, mais le fait que l'on déjà fait notre check out n'a posé aucun problème. Je profite au mieux de ce dernier bain au son de la circulation de Bombay qui présage celle de Paris moins ensoleillée qui nous attend demain.

Après s'être changé pour le voyage dans le vestiaire de la piscine on prend un taxi pour l'aéroport international. Il y a pour une bonne heure de route. A chaque feu rouge des mendiants traversent la chaussée encombrée pour venir nous solliciter par la fenêtre du taxi. On voit près de l'aéroport la tour blanche qui abrite les cuisines pour les repas de voyageurs en transit. Elle dénote par son modernisme sur les bidonvilles que l'on traverse sans cesse.

On arrive à l'aéroport à 18h pour le vol de 19h45. On nous demande dabord de faire vérifier nos bagages. Ce que fait maladroitement un employé de la Saoudia. Il me confisque notamment les piles de mon walkman et il est tellement peu aimable que Pierre se met en colère et laisse échapper la nervosité qu'il couvait déjà dans le taxi. On finit par enregistrer. Mais seulement sur la parcours Bombay Djeda car il n'y a pas d'ordinateur et donc on ne peut enregistrer le deuxième tronçon. On nous demande encore d'identifier nos bagages. Au magasin de Duty il y a encore moins de choses qu'à Djeda. Sauf des cartes postales qu'ils vendent 1 dollar pièce soit 20 roupies alors qu'elles sont vendues 1 roupie partout ailleurs! En plus il n'y a pas de boite à lettres!

On décolle avec 10mn d'avance. On est dans un 747. J'ai caché ma canne blanche et ranger mes lunettes noires pour que l'on nous prive pas des places près de la sortie de secours que nous avons réussi à obtenir. Alors que j'essaie desespéremment de dormir Pierre engage la conversation avec une charmante hotesse. Qui s'avère être indienne de la caste des guerriers Chatria et ils se racontent des tas de choses. Au point qu'en arrivant à Djeda l'hotesse spontanément donne son adresse à Pierre.

A Djeda comme à l'aller on doit remplir des formulaires passer un semblant de douane qui sont autant de minutes de gagner sur les les 4 longues heures et demie à attendre dans cette tente bédouine en béton. On fait une partie de xery, puis j'essaie de dormir allongé sur le carrelage. Enfin notre avion part à 2h30 heure locale.

On est dans un dc10, on a pas de place pour les jambes de Pierre, ce qui l'oblige à déménager. J'arrive à peu près à dormir, notamment en chien de fusil sur les deux fauteuils. Puis à 6h heure locale on arrive à Rome. On doit faire une escale d'une heure qui se prolonge à cause du mauvais annoncé sur Paris. Le seul interêt de cette escale est que l'n embarque un bon petit déjeuner, dont je profite avec plaisir. On arrive à Paris à 9h heure locale. On attend un peu nos bagages avant de prendre un taxi qui nous amène rue de Grenelle puis rue Vital à 10h30. Je me dépèche de me changer pour ne pas arriver trop tard à Descartes.

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