Jeudi 20 aout

Je petit déjeune avec Catherine, puis Stessie m'aide à terminer ma valise. Il y a des affaires que je transfers de ma valise d'Afrique que j'ai pas terminé de déballer depuis la semaine dernière. Je suis l'exemple d'Hani et vais m'acheter quelques fromages pour améliorer l'ordinaire des compagnies aériennes;

Caroline Mikaeloff m'appelle de Roissy où elle est déjà arrivée car je ne lui ai pas dit par quelle compagnie on partait.

J'appelle un taxi à la Muette vers 10h pour aller la rejoindre à Roissy. J'ai un peu de mal à trouver le comptoir United, heureusement mon chauffeur de taxi m'aide et me porte ma grosse valise rouge. Arrivé au comptoir je ne trouve pas Caroline. On me propose un fauteuil roulant que je refuse fermement pour m'accompagner à l'avion. Il faut passer les controles de sécurité de bagages avec la préposée qui vous pose une série de questions. Enfin cela laisse le temps à Caroline de me retrouver. On enregistre puis un steward très sympa nous accompagne jusqu'au satellite. Au passage j'achète des piles pour mon walkman.

Dans le satellite je tente de demander un surclassement, mais je ne dois pas être très convaincant car la réponse est pas très engageante et ne laisse pas beaucoup de marge à la négociation. On monte dans un Boeing 777 qui est plutôt bien plein. On part même en retard car il y a des échanges de places de dernière minute entre passagers qui veulent essayer de s'asseoir à coté de leurs enfants;

On décolle vers midi. On nous sert un apéro vodka tomate pour moi. Puis un déjeuner pas terribble qui est bien relevé par les fromages que j'ai apporté; On regarde en même temps le Titanic qui est projetté sur des tous petits écrans vidéo individuels incrustés dans le dossier du fauteuil devant chacun d'entre nous;

Caroline a déjà vu deux fois le Titanic et lu un bouquin dessus donc elle peut me faire un commentaire avisé des images. Je suis du coup mieux certains passages qui m'avaient échappé lorsque j'étais allé le voir seul il y a quelques mois.

Puis on papote avec Caroline et on fait une petite sieste. On nous sert une collation dont je ne prends qu'une miette car c'est vraiment pas terrible un sandwich chauffé pour faire passer son mauvais go–t.

On arrive sur San Francisco après 11h de vol, cela ne m'a même pas paru trop long et je n'ai pas eu le temps de commencer un bouquin. J'ai juste travaillé un peu sur mon ordinateur portable.

San Francisco

Un steward de United Airlines nous attend à la sortie de l'avion et nous aide à passer les controles de police et de douane. Car entre Caroline qui ne parle pas bien anglais et moi qui ne voit pas on est pas trop dégourdi pour remplir correctement tous les formulaires; Caroline porte mon petit sac à dos avec le reste de fromages qui puent à l'intérieur; Mais conformément à l'esprit américain à partir du moment où on a certifié sur le formulaire que l'on importait pas de denrées illégales, ils ne vérifient pas et ne pensent pas à ouvrir leurs narines au passage de nos sacs. On a d– récupérer nos valises pour passer la douane. Et on va les enregistrer de nouveau pour le vol intérieur vers Hawai.

Je demande à aller au salon business d'ZAir France où graecirc;ce à ma carte fréquence + rouge je compte pouvoir atendre tranquillement les 4 heures d'attente que nous avons. Notre stewart sympa nous accompagne le long d'un dédale de couloirs jusqu'à un premier red-carpet loundge. Là on me refuse car il n'et pas accessible aux passagers d'Air France; On va dans un autre salon juste à coté, là c'est un salon commun entre Air France et une compagnie japonaise; Mais la préposée commence à nous refuser car nous n'avons pas de carte d'embarquement sur Air France. Elle téléphone au responsable d'Air France qui fait la même réponse en précisant que le salon sera bientôt plein pour les passagers du vol vers Paris; Mais entretemps je me suis assis et je leur réponds que l'on dégagera la place si le salon devient trop plein; On se sert encore une petite vodka tomate et on se met à jouer aux cartes. On joue au gin puis au poker menteur. L'envie de dormir commence à nous gagner car on a déjà 9h de décalage et donc il est environ 3h du matin pour nous;

Vers 18h on fait appeler un stewart de United pour nous accompagner à notre embarcement au terminal domestic. L'employé qui finit par arriver est d'une société sous traitante et commence par faire remplir à la receptionniste un formulaire avec tout notre pédigré avant de consentir à nous accompagner; Du coup il cavale presqe dans les couloirs devant nous car il ne nous reste plus beaucoup de temps;

On change de terminal par des couloirs intérieurs assez longs et on arrive au terminal domestic, alors que notre vol a comencé à embarquer. Là où je m'attendai à monter dans un avion moyen porteur de lignes intérieures on monte carrément dans un 747. Heureusement le vol n'est pas trop plein et je peux récupérer une série de trois fauteuils dont un hublot tandis que Caroline va s'asseoir derrière moi où il y a deux sièges de libre.

Je dors plutôt bien et saute le repas. Je me retourne juste un peu de temps en temps pour m'appuyer sur l'autre hanche. On a cinq heures de vol. On est parti à 19h et on arrive à 21h heure locale à Hawa‹.

Hawa‹

Ici il y a douze heures de décalage avec Paris. Mais heureusement comme on a dormi dans l'avion on est pas trop à ramasser à la petite cuillère.

Honolulu

On atterit sur l'ile d'Oahu. C'est la troisième ile en taille de l'archipel.

Oahu On récupère assez vite nos bagages et on sort à l'exterieur attendre Hani et Michael. Ils arrivent au bout d'une dizaine de minutes avec des colliers de fleurs de bienvenue, qu'ici on appelle lai.

lai

On monte dans la volvo cuir qui est la voiture de la mère de Michael dont Hani et michael disposent pendant leur séjour; Car la mère emprunte une troisième voiture à un oncle pendant ce temps là.

On s'arrète dans un fast food japonais pour que je prenne quelques suchis. Car je suis le seul à ne pas avoir diné. Hani en profite pour nous faire les recommandations à l'égard de ses beaux-parents. Trois règles s'imposent:

    parler anglais en leur présence ne pas chercher de logique dans les règles domestiques imposées ne rien gaspiller. Notamment il est hors de question d'acheter un produit cher que l'on aurait p– avoir moins cher ailleurs; Surtout par exemple si c'est un produit qui pousse dans le jardin d'un membre de la famille. Bref c'est léducation par l'effort plutôt aue par l'oisiveté.

On s'installe dans la chambre qui fait aussi atelier de couture. On offre nos bouteilles de vin et de champagne ainsi que les pots de confiture bonne maman, qu'Hani m'a recommandé d'apporter.

Puis on va se coucher on ne tarde pas à s'endormir alors qu'il est environ minuit donc midi pour nous;

Vendredi 21 aout

Après une nuit partagé entre la fatigue et le sentiment du décalage horaire qui me pousse à me réveiller régulièrement je finis par me lever vers 8h30. Hani et Michael sont partis jouer au tennis et nous ont laissé un mot en anglais pour nous inviter à petit déjeuner sans les attendre; On prend des blackberry muffin très bons.

Puis Caroline et moi allons faire quelques pas dans le quartier. La maison est au 2115 Athertone road. C'est situé dans une petite vallée un peu à l'écart du centre de Honolulu. Grace à la vallée il y a des courants d'air et des pluies qui viennent verdir la végétation abondante. Dans le voisinage on voit de nombreuses maisons résidentielles. On monte vers la colline voisine. On tournicote si bien que l'on finit par ne plus trop savoir par où est le chemin de retour. On demande à des passants. Mais peu connaissent l'Athertone road. On finit tout de même par tatonnement à la retrouver.

Hani et Michael sont revenus de leur tennis. Et on part tous ensemble en voiture pour visiter un peu les environs. On monte sur un des promontoirs qui dominent la ville. On voit les immeubles du centre ville et au loin ceux de la baie de waikiki avec tous les hotels touristiques qui font plus de trente étages et s'alignent face à la mer.

On voit plusieurs grands panneaux solaires qui reflètent les rayons du soleil et doivent capter son énergie; Chez Michael l'eau chaude vient d'un chauffe eau solaire.

On passe le long d'un grand cimetière avec les stelles à même le sol et de vastes pelouses bien ordonnées;

On passe dire bonjour à un ami de la famille Alan Johnson qui et un architecte encore très dynamique malgré ses 91 ans et sa fracture du col du fémur dans le sud de la France il y a deux mois. Il parait que l'année dernière il jouait au tennis avec Hani.

On s'arrète pour déjeuner dans un de ces restaurants japonais où on a pour un prix forfaitaire accès à un buffet avec notamment toutes sortes de iandes à griller soi même sur le grill de la table. Cela nous co–t royalement 40 dollars pour les 4, avec viande à volonté. Mais on a déjeuner assez rapidemment car Hani veut aller faire du practice au golf et il est tellement motivé qu'il ne veut pas arriver à son club trop longtemps après l'heure d'ouverture du practice pour ne pas perdre une minute d'entrainement et être fin prêt pour son prochain cours Dimanche;

Il nous dépose à la plage à Waikiki où il viendra nous rejoindre à 4h.

waikiki

La plage est déjà pas mal occupée et notamment les ombres de palmiers sont rares et chères; On s'installe d'abord en bordure de la plage privée d'un hotel dans un bout d'ombre rikiki; On prend un bain dans une eau excellente; On y joue longuement avec caroline à faire la course et autres jeux débiles. Je trouve l'eau particulièrement salée d'ailleurs elle brule les yeux lorsque on en recoit et je suis content d'avoir mon masque;

Mais en revenant sur la plage, le soleil s'avère vvraiment trop fort et l'ombre de plus en plus petite au fur et à mesure que le soleil descend vers 'louest. D'ailleurs même marcher pieds nus sur le sable brulant est pénible.

sylvain se brûle les pieds sur la plage photo

On décide donc d'émigrer un peu plus loin à la recherche d'un coin d'ombre. On trouve une zone d'herbe avec des arbres qui a l'inconvénient d'être au bord de la route. Mais cela vaut mieux que d''etre en plein soleil. Je m'y allonge et bouquine un peu tandis que les filles papotent.

Puis vers 4h on revient vers notre emplacement initial car c'est là que l'on a rendez vous avec Hani. On s'installe à la terrasse de l'hotel devant lequel on était avant, c'est à dire le Maona hotel que Michael nous a fait traverser en maillot de bains pour que l'on ait un apercu de son luxe intérieur avec des jardins et des fontaines qui égayent des pavements de marbre.

Maona hotel On commande des piniacolada à une serveuse qui va bientôt en france Hani nous rejoint et on admire ensemble le coucher de soleil juste avant de repartir à la maison. On rentre se changer pour aller diner avec des amis de Michael: notamment un Michael qui est le fils d'un couple d'amis des parents de Michael, membre de leur club gastronomique. Comme je veux brancher mon adaptateur éléctrique pour me raser, je fais attendre les autres et finit par ne pas me raser.

On va diner dans un hotel chic et à la mode de waikiki avec orchestre mièvre et addition salée 60 dollars par personne. A l'hotel Colony surf hotel dont le restaurant s'appelle le David and Paul's

Colony and surf hotel

David and Paul's Je prends un cevicce de poisson puis des huitres chaudes et un dessert de noix de macademia, qui sont les noix au go–t fin qui servent dans les cookies. On boit quelques verres de vins, sauvignon et chardonnet pour moi. On ne suit pas les 4 garçons amis en boite car Hani veut se lever tôt demain pour aller jouer au tennis. On apprend en repartant que ces 4 garçons forment probablement deux couples homosexuels, ce qui étonne beaucoup Caroline.

Samedi 22 aout

On petit déjeune avec caroline tandis que la mère de Michael est au téléphone. Hani et Michael sont à leur tennis. Caroline va faire un footing trouve deux chatons et leur mère sous un bateau garé dans le quartier.

Puis on part tous les quatre pour le Capitole et le petit quartier piéton qui entoure ce batiment de l'assemblée de l'Etat ainsi que d'autres batiments administratifs comme la poste centrale et la mairie. On voit aussi le palais de la dernière reine hawa‹enne qui a régné à la fin du 19ème, puisque Hawa‹ est devenu territoire américain en 1900. Il a cependant fallu attendre 1959 pour que cela devienne un Etat de l'Union proprement dit. D'ailleurs hier 21 aout était jour de congé à Haw‹ car c'était le jour comémoratif de l'accession au statut d'Etat américain. C'est surtout vers le milieu du 19ème siècle que la civilisation locale a basculé d'un mode indigène à un mode occidental. Avec la dynastie des rois Kamehameha

Kamehameha Kamehameha 1er a unifié les différents petits royaumes en conquérant les différentes îles. Il a vécu à l'époque où le capitaine Cook a débarqué avec ses deux navires d'exploration.

Puis il y a des descendants de ce Kamehameha le grand et l'un d'eux le 3 ou le 4 a aboli les règles ancestrales du Kapu qui régissaient la vie de la société hawaienne.

Kapu Il y avait beaucoup de tabous dans cette culture ancestrale des choses que l'on avait pas le droit de manger ou de faire etc. Notamment la condition de la femme était assez inférieure elle n'avait pas le droit de manger avec les hommes etc.

On a pas la patience d'atendre trente minutes pour avoir la visite guidée du palais de la reine. Mais on va tout de même faire un tour dans la boutique de souvenirs. lareine; attend hier l'uNION n;

Puis on va à coté du centre ville où se trouve le quartier chinois. On devrait dire le quartier purement chinois car les chinois sont partout sur l'ile. Si on excepte les touristes (et encore avec les japonais) on rencontre plus de chinois ou d'asiatiques sur l'ile que de blancs. Paradoxalement ceux qui sont pratiquemment inexistants ce sont les hawa‹ens qui ne représentent plus que 1% de la population de l'île. Au nombre de 300 000 en 1785 au moment du débarquement du capitaine Cook, ils n'étaient plus que 60 000 80 ans plus tard, décimés par les maladies contagieuses et vénériennes apportées par les occidentaux, contre lesquels ces insulaires n'étaient pas immunisés. Il parait qu'il y a encore une îel de l'archipel qui appartient à des ahwaiens et où ils vivent entre eux, descendants d'une famille de propriétaires riches. En, hawaien les blancs sont appelés les haole.

haole t

Bref dans le quartier chinois tout est inscrit en chinois comme il se doit. On décide après hésitations d'aller déjeuner au premier étage d'un vaste restaurant. le Sea fortune

Sea fortune Où des serveuses passent entre les tables avec des chariots chargés de vapeurs que l'on choisit.

on boit du thé et on se régale avec tous ces vapeurs. bien que Michael fasse un peu la fine bouche.

On passe s'acheter des shaved ice

shaved ice qui sont des sorbets aux fruits dont la glace est pilée très finement et du coup cela fait comme une mousse; C'est très bon et rafraichissant, pas trop sucré toute en ayant une consistance presque crèmeuse;

Puis on va rendre visite à la tante de michael dont le mari est un médecin réputé de l'ile. Ils habitent dans le quartier chic de Diamond head.

Dimaond head C'est à dire la montagne au dessus de waikiki qui qui est un ancien volcan, au sommet duquel d'ailleurs la végétation n'a pas encore vraiment repris ses droits. Mais en bas on trouve toute une série de riches villas.

L'oncle et la tante sont dans leur piscine où on se jette rapidemment aussi. On y joue longuement tandis que Michael papote avec ses parents. Je me suis changé au bord de la piscine sans prendre la peine d'aller dans une des chambres, ce que Michael a excusé en disant à sa tante "ne vous inquietez pas il est français !" Le soleil cogne dur et je préfère m'allonger à l'ombre de la terrasse pour sécher.

En repartant on traverse la maison à la moquette épaisse et au mobilier moderne.

De là on passe admirer des véli-planchistes qui s'en donnent à coeur joie sur une plage ventée où les vagues sont grosses et où certains expérimentés parviennet à faire de beaux sauts.

Puis on va prendre un verre à l'hotel Kahala Hilton où descendent de nombreuses célébrités car il est à l'écart.

Kahala hilton Il y a plusieurs bassins de piscine au milieu de bassins d'animaux avec des tortues géantes et des dauphins Sous l'inspiration de Caroline on va demander aux soigneurs des dauphins si je peux les toucher d'abord il hésite puis quand il réalise que je suis aveugle il accepte volontiers. Il nous conduit de l'autre coté du bassin et appelle les dauphins. Il y en a un qui s'approche de moi. Je lui caresse la tête, l'orifice de la narine, d'où je sens sortir son souffle puissant. Il me tire aussi la langue que je caresse et qui est très douce. Il se retourne et je lui touche son grand l'aileron comme une large palme en plastique de quarante centimètres de large. Puis le pédoncule qui risque de l'exciter. D'ailleurs il chante de facon très expressive où on reconnait du plaisir. Il a le ventre blanc. Avant de finir le soigneur me met un petit poisson dans la main en me disant de le jetter au dauphin en guise de récompense. Je ne comprends pas tout de suite qu'il me dit de jetter avec toss it. Mais Hani arrivé derrière me traduit. Pour bien montrer aux dauphins que la séance de jeux est terminé on doit les quitter en leur tournant le dos. On

dauphin remercie vivement les deux soigneurs qui nous ont aidé. Puis on retourne à notre modeste table de jardin boire le piniacolada que l'on a commandé.

A la sortie de l'hotel on voit encore une limousine blanche. On en voit pas mal sur l'île. Cette fois ci elle amène à l'hotel une mariée pour la reception de mariage qui manifestement va bientôt démarrer. Les petits garçons d'honneur d'environ six ans sont tous mignons en mini-smoking. Il s'agit encore une fois d'une famille chinoise qui sont vraiment partout ici. Michael nous raconte que dans cet hotel avait lieu chaque année le bal de son école.

On rentre se changer à la maison. Avant de repartir pour un spectacle de danses traditionnelles. Les parents de Michael nous offre des vrais colliers layi de fleurs odorantes comme des fleurs de moneuil. Qui viennent doubler ceux que Hani et michael nous ont offert à notre arrivée et que l'on porte à chaque sortie, moyennant entretemps une conservation au frigidaire.

On assiste à un spectacle de danse et de chants traditionnels hawaiens. On part des plus anciens accompagns par une petite guitare à quatre cordes très jolie. Pour arriver au groupe de rock d'inspiration locale. Il y a une danse locale qui est la Oula. Cette danse qui consiste notamment à faire des gestes pour mimer une histoire a été un moment prohibé par les missionnaires protestants. Car les histoires mimées parlaient souvent d'amour et de fêtes décadantes.

Oula Il y a des danseuses qui accompagnent les chanteurs qui sont de tous aecirc;ges et de tous poids. Mais même les plus grosses savent rester élégantes dans leurs danses. Le spectacle dure tout de même trois heures et demi et je m'assoupis passablement pendant certains morceaux.

Ensuite les parents de Michael raccompagnent Alan qui était aussi de la sortie. Tandis que nous allons diner. Nous aterrissons dans un fast food tgif qui sert encore à cette heure tardive pour ici c'est à dire 23h.

Au TGIF thanks god it's friday, on commande des hamburgers à une serveuse moyennement aimable. Dommage que l'on a pas été servi par celle qui nous a placé qui est marocaine et parle bien français.

tgif

Dimanche 23 aout

On dort tous assez tardivement jusqu'à presque 9h. Ce qui n'est pas très tard pour moi mais une vraie grasse matinée pour Hani et Michael.

On va petit déjeuner dans un restaurant pour lequel Hani et Michael ont recu un chèque cadeau en guise de cadeau de mariage. Au restaurant le Sam Choy's blc Hani garde un très mauvais souvenir d'un autre Sam choy's où il a été forcé d'aller avec ses beaux-parents alors qu'il voulait leur offrir un autre restaurant. Mais celui ci n'est pas chargé d'histoire.

Sam Choy's blc

Après avoir attendu quelques minutes qu'une table se libère Hani me pousse dans les bras de la serveuse qui nous conduit à notre table. Je comprends qu'elle doit être plutôt mignonne et entreprend de la retenir à notre table en lui demandant de me lire la carte. Elle est vraiment charmante et l'avis est unanime sur sa beauté exceptionnelle; Elle me conseille une omelette au poisson que je commande avec des hasch-braun ainsi que du lait froid; Le temps que nos plats arrivent et il est déjà l'heure pour Hani d'aller à son cours de golf. Comme il est très motivé par ses progrès au practice son plat reste pratiquemment intouché et il part de l'autre coté de la rue dans son club rejoindre son prof;

Nous prenons un peu plus notre temps; Caroline demande à avoir des boites de doggy bag pour ses petits protégés les chatons; Comme on nous a déjà débarassés nos assiettes, le serveur embarassé par une telle demande revient avec les restes d'une autre table;

Lorsque l'on quitte le restaurant Caroline m'arrète devant la jolie serveuse pour que je lui dise au revoir, mais pas s–r que ce soit bien elle et un peu intimidé de me jetter ainsi à l'eau je n'ose pas l'inviter à diner. Ce que je regretterai bien s–r mais je n'avais qu'à oser;

on rejoint Hani dans son club de golf. C'est une usine à golf en intérieur bien conditionnée. Hani est en train de travailler son putting, j'essaie de le perturber un peu en applaudissant quelqu'uns de ses coups. Mais soit il ne trouve pas cela drole du tout soit il est tellement concentré qu'il ne me remarque pas en tout cas il ne réagit pas. Puis il fait quelques drives sur son tapis. Il y a tout un materiel vidéo avec double caméra de face et de profil pour entrainer les élèves.

De là on va dans un magasin de vétements dégriffé, où les filles s'en donnent à coeur joie; Au Ross dress for less

Ross dress for less Je m'amuse avec caroline à deviner la taille des sous-vétements; Caroline me choisit une chemise hawaienne, mais il n'y a pas celle qu'elle préfère dans ma taille; Elle s'achète un jean.

on repasse à la maison prendre nos maillots de bains. Michael reste pour aider sa mère, tandis que nous repartons à la plage. Je prends une de ces excellentes petites bananes pomme au passage.

banane pomme

Je joue avec la chienne scooter qui me lèche gentiment la figure. C'est plutôt amusant et atendrissant car elle a la langue pas trop baveuse. A un moment Caroline arrive par surprise derrière moi et se met à me lécher la figure. La surprise est totale et je crois que c'est scotter que quelqu'un porte dans ses bras.

On va d'abord à une plage où la mer est assez agitée. Comme on ne voit personne se baigner on demande aux personnes qui sont sur la plage si c'est baignable et on nous déconseille de le faire car la barrière de corail est toute proche. On voit d'ailleurs les grosses vagues qui s'écrasent à quelques mètres de la plage. Il y a d'ailleurs très peu de plage et on doit s'asseoir sur un muret de pierre pour être au sec; On repart donc assez vite.

On retourne sur la plage de Waikiki; Hani et Caroline vont d'abord se baigner pendant que je garde les affaires. Puis je vais me baigner avec caroline, elle est toujours aussi joueuse;

on rentre à la maison. Un léger accrochage nous a arraché un phare et a arraché à Hani un cri de desespoir déchirant car abimer la voiture de la belle mère est un crime contre lequel Michael l'a souvent prévenu.

Heureusement ce n'est pas grand chose et Hani pourra facilement jouer celui qui a été victime d'un chauffard anonyme se garant maladroitement;

De toute facon en rentrant on est en retard et on a juste le temps de prendre une douche avant de repartir conduit par la mère dans la jaguar du père pour aller au musée d'Honolulu.

Honolulu academy of art

Car ce soir au Honolulu academy of art il y a une soirée dégustation et exposition. De nombreuses femmes arborent de jolies robes longues pour passer d'un stand à l'autre. En effet les cours intérieurs du musée sont pleines de petits stands ou producteurs de vins et chef cuisiniers des grands restaurants de l'île, viennent faire déguster leurs produits. C'est vraiment dans un cadre très agréable d'être ainsi en plein air dans une architecture jolie avec des jardins intérieurs et des fontaines. On go–te plusieurs vins blancs dont des risselings allemands très bons, puis des rouges de californie. Dont un cabernay sauvignon qui a gagné le prix Pichon Longueville, du meilleur cabernay sauvignon étranger;

Puis on passe aux stands des cuisiniers. Malheureusement je n'ai pas encore digéré mon brunch pantagruelique et je ne fais pas beaucoup honneur aux grands chefs. On go–te cependant un rizoto au crabe et asperges très bon et des coquilles saint jacques non moins bonnes. On s'installe à une table avec Alan Johnson qui est dans un fauteuil roulant pour lui permettre d'être plus confortable pendant la soirée; Il est équipé d'un téléphone mobile et d'un appareil photo.

On repasse chez Alan le déposer, il nous fait rentrer chez lui pour prendre une photo du groupe. On admire la vue sur la ville d'Honolulu depuis sa terrasse. On admire aussi un gros arbre qui pousse dans sa maison. Il est tellement gros qu'il dépasse du toit et qu'il faut parait il régulièrement déplacer les dalles du sol pour permettre aux racines de grossir.

En rentrant chez les parents de Michael son père nous fait admirer sa collection de céramiques; Puis on va se coucher assez tôt vers 10h30.

Lundi 24 aout

Je me réveille en même temps que les autres vers 7h pour petit déjeuner avec eux. Puis tandis qu'ils vont jouer au tennis je vais me recoucher pour bouquiner un peu. Puis je rédige ces notes. Ils rentrent tous les trois vers 11h. Il parait que Caroline joue à peu près comme Michael.

On part déjeuner dans un restaurant chinois où Michael a envie d'une soupe avec des nouilles. Comme je n'ai pas très faim ne m'étant pas beaucoup dépensé depuis le petit déjeuner, je prends la même chose que Michael m'attendant à un petit bol de soupe avec quelques nouilles; En fait on voit arriver un énorme bol plein de légumes et de raviolis, au demeurant très bons mais beaucoup trop copieux. Je parviens difficilement à en prendre le quart, au point que l'on demande à récupérer mon reste et celui de Michael dans des doggy-bags. Les autres ont pris des plats plus ou moins chinois occidentalisés à un buffet à volonté.

De là on prend la voiture pour aller sur la côte est de l'ile. On s'arrète à une plage de rochers où les vagues sont réputées pour être fortes. Mais aujourd'hui elles le sont particulièrement et lorsque l'on a descendus le petit raidillon pierreux qui mène au bord de l'eau, on rencontre quelques promeneurs mais aucun baigneur ne se montre à l'horizon. Il y a bien des surfeurs qui semblent donner à coeur joie, mais les vagues sont tellement majestueses que cela nous dissuade de nous baigner, surtout à cause de la côte rocheuse qui doit rendre la sortie délicate. Les vagues sont longues et souples elles éclatent sur notre gauche et vont mourir 200 ou 300m plus loin sur notre droite, car nous sommes sur un des bords de cette petite baie.

les célèbres vagues d'Hawa‹ photoDe temps en temps il y a trois vagues beaucoup plus grosses que les autres et qui démontrent une puissance fantastique avec des tourbillons d'écume qui blanchissent la mer comme un bain moussant pendant de nombreuses secondes. Le soleil cogne dur et les rochers sur lesquels nous sommes pieds nus sont très chauds. On admire des surfeurs qui viennent plus de notre coté pour attrapper des vagues plus remuantes malgré le risque des rochers tous proches; Ici on est à Cliff au bout de Coco-head.

Coco head

Puis on va dans une petite crique qu'il faut atteindre par un sentier qui descend. L'accès de la plage est payant car c'est une reserve naturelle; Du coup elle est aménagée avec une navette qui descend et remonte les touristes. En bas on est dans une crique à l'eau turquoise, avec de beaux palmiers et du sable blanc. Aucun hotel building à l'horizon. On s'installe moitié à l'ombre moitié au soleil et on va se baigner.

Le fond de l'eau est assez rocailleux et la barrière de corail est toute proche. Mais Caroline va se balader avec mon masque et elle voit plein de poissons multicolores et même une tortue de mer. Elle se résoud à revenir poussée par l'idée que là où elle voit des poissons il y a peut-être un requin affamé pas loin.

On remonte à pied la route qui conduit au parking car le bus a arrété sa navette. Cette crique s'appelle Hanauma beach.

Hanauma beach

On reprend la voiture pour aller un peu plus dans les terres admirer un point de vue entre deux montagnes. On passe sous un tunnel d'arbres épais au mpoint qu'il faut allumer les phares. Au point de vue de Pali lookout

Pali lookout on voit les arbres d'une forêt, un terrain de golf au delà et la mer à l'horizon. Il y a beaucoup de vent mais la vue est magnifique.

On rentre à la maison en passant dans un supermarché pour y faire quelques courses. Pendant que Hani et Michael sont dans le magasin je vais avec Caroline à une cabine téléphonique pour qu'elle tente d'appeler sa grand-mère à qui elle a promis de donner des nouvelles. Et Caroline commence à devenir nerveuse à l'idée qu'elle va se faire disputer pour ne pas avoir appelé. Mais on demande aux 4 opérateurs disponibles pour les appels internationaux et aucun n'accepte la carte Visa comme moyen de paiement.

A la maison on dine d'un excellent homard, qui a un go–t comme je n'en ai jamais eu, d'une fraicheur exceptionnelle je m'applique encore plus que d'habitude à sucer chaque miette et chaque patte. Tout le monde a finit depuis longtemps quand Hani me pousse à essayer de go–ter la queue du homard trempée dans du beurre fondu. Avec le homard on croque dans des ma‹s bouillis. Puis on a une tarte aux pommes comme dessert. Le tout arrosé par du champagne et deux bouteilles de vin blanc.

Le père de Michael nous raconte comment ses parents ont fui de Canton en 1939 à l'attaque des japonais. Ils étaient les deux parents avec leurs deux enfants et un minimum de bagages sur deux bicyclettes. Ils ont passé un mois à Macao avant de pouvoir revenir à Hawa‹ d'où ils étaient partis en 1930 pour suivre une femme chinoise qui avait été fondé des hopitaux et écoles en Chine du sud.

Le père nous fait aussi une dégustation olfactive et un cours sur les différentes sortes de thé.

Après le diner on réussit à convaincre Caroline de se débarasser de son souci de téléphone en France en appelant du téléphone de la maison, moyennant un chronomètrage de la conversation et un tarif de 60 cents la minute. Ce qui est très avantageux par rapport à ce qui m'était proposé tout à l'heure dans la cabine téléphonique, où certains opérateurs demandaient jusqu'à 5,70 dollar pour la première minute puis 96 cents les minutes suivantes. C'est toujours moins chers à partir d'un domicile lorsque l'on a un abonnement avec un opérateur.

Puis avant de se coucher je me connecte à IBM Honolulu pour faire une réplication de mon lotus notes.

Mardi 25 aout

On petit déjeune Caroline et moi avec un reste de la tarte aux pommes et des muffins. Tandis que Hani et Michael son à leur tennis; Je consulte ma messagerie notes, puis je bouquine mon livre de James Elroy.

Hani et Michael rentrent vers midi. Hani prend une grosse tomate sucrée comme il en avait au Liban étant jeune. Il se la mange à l'abri des regards de sa belle mère qui supporte mal que l'on achète des produits chers. Et cette tomate spéciale est vendue à l'unité.

Hani se prépare un déjeuner avec les restes de homard et des restes de fromage que j'avais apporté de France. J'ai beau ne pas avoir du tout faim, je me laisse tenter par une tranche de pain avec du fougeru et un verre de vin. Le fromage s'est étonnement bien conservé, bien qu'il soit devenu assez liquide.

Puis on part dans la voiture prétée par l'oncle car la mère de Michael a besoin de sa voiture cet après-midi. On va à la plage de Waikiki.

waikiki

On s'installe sur un bout de pelouse moitié ombre et soleil en retrait de la plage. Il crachine un peu et le temps est plutôt frais avec de courtes apparitions du soleil. Du coup l'eau nous semble plutôt fraiche. Ce qui ne nous empèche pas de nous y baigner longuement avec Caroline. On tente d'aller jouer dans les grosses vagues que l'on peut voir un peu au large au delà d'une barrière de corail. Mais les rochers affleurent au niveau de la barrière et on ose pas trop s'aventurer dedans. On fait des courses de crawl et Caroline excellente nageuse gagne de temps en temps. Elle parvient toujours pas à me couler malgré des tentatives répétées ! Michael n'est décidément pas très baignade et reste à notre emplacement pour garder nos affaires.

On veut récupérer la voiture de la mère pour que Hani puisse aller seul à son cours de golf tandis que les trois autres vont faire des courses. On passe d'abord au bureau du père de Michael et comme la mère n'y est pas on retourne la trouver à la maison. Là on prend une douche puis on repart avec Michael au volant de la volvo. Elle conduit très prudemment en freinant presque trop. On va dans un grand centre commercial. On fait plusieurs magasins pour nous choisir pour Hani et moi des maillots de bain. J'achète aussi une chemise qui plait beaucoup aux filles. Les magasins ici sont ouverts jusqu'à 21h, y compris ceux de vétements.

Puis on rentre vers 20h30. On attend Hani qui n'est pas encore rentré, puis on repart tous les quatre pour diner au restaurant.

On va dans le restaurant Orchides dans l'hotel Halekalani

Orchides Michael comence par refuser la table que l'on nous propose et du coup on nous fait attendre dans un salon de l'hotel pendant que l'on nous dresse la table de notre choix. Le salon est luxueusement aménagé avec des canapés profonds, une cheminée avec des b–ches et une moquette profonde.

On se retrouve à une table sur la terrasse peu au dessus de la plage. Je commande deux entrées avec un gratin de coquilles saint jacques et une espèce de bouillabaisse locale très bonne. On boit un merlot puis un pinot noir. Les filles commandent un dessert. Puis Caroline paie avec sa carte bleue et apprend à rajouter le pourboire au total de l'addition. Le repas nous revient à 55 dollars par personne.

Mercredi 26 aout

Je me lève assez tôt vers 7h30 car on a décidé d'aller visiter Pearl Harbour ce matin. Au petit déjeuner Hani et Michael nous annoncent qu'ils se défilent et que c'est la mère de Michael qui va nous accompagner. On part donc avec la mère et Caroline dans la volvo.

Pearl Harbour

On est parti assez tôt car on craint qu'il n'y est pas mal de queue. Et en effet lorsque l'on arrive là bas à 9h on commence par nous dire que l'on sera dans le tour prévu au départ de 10h. Mais moyennant une petite négociation, le préposé comprend que nous sommes français et que je suis aveugle et du coup il nous fait gagner trois tours en nous donnant des tickets pour le tour de 9h35.

On a quelques minutes pour aller voir l'exposition qui évoque des souvenirs de l'attaque. Puis on rentre dans un auditorium où on nous projette un film de 15mn très bien fait avec des commentaires objectifs et des images de l'époque. Il montre notamment bien comment les relations entre USA et Japon se sont tendues après l'invasion par le Japon d'abord de la Chine, puis des colonies occidentales de nations trop occupées en Europe pour les défendre puis des philippines territoire américain; Le Japon ne pouvait plus se retirer de ces prises sans perdre la face. Du coup pour pouvoir opérer librement dans le pacifique il leur fallait d'abord se débarasser de la menace de la flotte américaine, basée à Pearl Harbour d'où l'idée de l'attaque surprise.

Elle eu lieu le 7 décembre 1941. 5 mini sous marins ont été largués d'un gros sous-marin japonais et sont entrés dans le port avec deux torpilles chacun. Tandis que deux vagues séparées de 30mn d'environ 150 avions chacune quittaient les 6 porte avions japonais arrivés à 300km de là. Le radar américain, bien qu'étant une invention récente pas très au point, a bien vu la flotte d'avions arriver, mais étant encore en temps de paix et loin de toute menace ils ont cru que c'était des avions américains qui venaient du continent. En deux heures les sous marins et avions japonais ont détruit 7 des 9 bateaux de guerre américains basés dans le port. Et endommagés pas mal de la centaine d'autres batiments escorteurs qui étaient à coté. Le port était bien protégé avec juste une passe sur l'océan, constituant une zone de port d'environ 3km de diamètre. Les américains craignant plus qu'uen attaque, un acte de sabotage d'éléments japonais infiltrés dans la nombreuse population immigrée d'origine japonaise, ils avaient regroupés leurs bateaux et leurs avions sur les terrains d'aviation pour mieux les surveiller. Du coup des centaines d'avions ont été détruits au sol et peu ont eu le temps de décoller. Cependant les arsenaux et les porte avions américains, qui n'étaient pas dans le port, n'ont pas été touchés; L'effet secondaire de l'attaque c'est qu'il a soudé la nation américaine dans l'effort de guerre, là où la nation était partagée sur l'opportunité de se mettre en guerre ou non.

Parmi les bateaux coulés certains ont p– être renfloués. Il y en a un qui a été laissé tel quel dans la rade, avec les 1177 membres d'équipage qui ont coulés dessus et dont l'épave du bateau est le cimetièrre; C'est l'Arizona, touché par un obus d'avion sa reserve d'explosifs a sauté et a fait couler le bateau en 9mn.

Après le film on prend un petit bateau qui nous mène sur le lieu du naufrage de l'Arizona. On débarque sur une île artificielle aménagée au dessus de l'épave. On voit le tas de rouille qui subsiste à trois mètres sous l'eau. Et on voit un mur de mémorial avec un parterre de fleurs devant. Sur le mur du mémorial les noms des 1177 matelots et soldats de l'Arizona sont inscrits. C'est émouvant de voir ainsi tous ces noms inscrits et d'imaginer tous ces corps sous nos pieds qui servent de garde manger aux poissons.

On reprend le petit bateau qui nous ramène au musée. On voit des maquettes de bateaux, une torpille restée intacte fascine Caroline. On voit des photos ainsi qu'un plan du port sur lequel sont repertoriés les bateaux tels qu'ils étaient au moment de l'attaque avec ceux qui ont été coulés, touchés ou intacts; Un jeune homme qui passe par là nous explique comment fonctionnait les sous-marins. Il parait que l'on disposait déjà à l'époque de sonar qui permettaient aux sous marins de se repérer en plongée, avec des échos, mais il fallait souvent qu'ils utilisent leur périscope pour vérifier où ils allaient. Ils fallaient aussi qu'ils fassent surface pour tirer leurs torpilles, dont ils devaient régler avec un timer le délai d'explosion en évaluant la distance par rapport à leur cible, car les torpilles n'explosaient pas à l'impact; Les sous marins devaient aussi bien s–r faire souvent surface pour faire le plein d'oxygène notamment pour avoir de l'air pour faire bruler le diésel des moteurs; Et il fallait encore faire surface pour communiquer par radio avec sa base.

Le jeune homme nous explique que la transmission radio reste un problème pour les sous-marins nucléaires modernes et ils trainent au dessus d'eux une longue antenne qui émerge et leur permet de rester en contact avec leur base;

Puis on reprend la voiture pour rentre à la maison où on arrive vers midi.

La mère de Michael nous raconte comment sa grand-mère était crois t'on d'origine chinoise mais adoptée très jeune par une famille purement hawa‹enne elle f–t élevée dans la culture hawa‹enne. Mariée à un chinois venu travailler à Hawa‹ dans les plantations de canne à sucre. Du coup son père avait les deux cultures et savait parler hawa‹en. Au point que lors de son décès ses enfants se sont demandés selon quel rite il fallait l'enterrer: boudiste chinois ou chrétien hawa‹en. De plus sa grand-mère avait la faculté de communiquer avec les esprits. Et lorsque madame Hu était perturbée étant jeune, sa grand-mère lui mettait une bible dans les mains et assise à coté d'elle demandait aux esprits "pourquoi perturbé vous ma petite fille ? "

Il y a un ami de la famille qui vient montrer des tableaux qu'il a peint, dont un portrait de Michael.

On fait un excellent déjeuner léger d'une salade et des restes de mes fromages français. Heureusement que j'avais demandé à ma fromagère juste du fromage pour moi tout seul, cela a suffi en tout à faire au moins six repas.

L'après-midi on va sur une plage où les vagues sont assez fortes. Elle s'appelle Makapu beach mais on l'appelle Caroline's beach car c'est Caroline qui insiste pour y aller.

makapu beach C'est une grande plage de sable blanc avec quelques cocotiers sur le bord. Les vagues sont particulièrement puissantes. Au point que lorsque l'on s'en approche avec caroline elle manifeste quelques signes de frayeur et commence à rentrer dans l'eau de facon tangentielle. Du coup cela attire l'attention d'un des maitre nageurs qui surveillent la plage et qui nous crie quelque chose que l'on ne comprend pas de son haut parleur. Comme il descend de son perchoir pour venir vers nous je veux aller dans l'eau sans attendre l'interdiction de se baigner mais Caroline apeurée refuse et préfère attendre. Du coup ce qui devait arriver arriva et le maitre nageur nous a signifié que c'était très dangereux de se baigner ici et que que l'on a pas le profil des body-surfeurs à qui est reservé la plage. Du coup je retourne frustré à ma serviette tandis que Caroline reste au bord de l'eau partagée entre la peur accrue par l'interdiction et son désir tout de même vivace d'aller dans l'eau.

Alors que je commence à me résigner à ne pas y aller, Hani y va lui même et revient pour dire que certes les vagues secouent mais que cela ne présente aucun risque, compte tenu de l'absence de rochers. Du coup on finit progressivement par tous y aller; Et le maitre nageur ne moufte pas.

En effet les vagues sont vraiment puissantes et vous fauche les jambes même lorsque l'on a seulement de l'eau jusqu'aux genoux. C'est impressionnant d'être ainsi renversé par une force pareille. Par contre les vagues sont bien perpendiculaires à la plage, elles roulent très régulièrement et très longtemps avant de venir mourir sur le sable et du coup on se fait relativement peu déporté de coté. Ce qui est particulièrement aussi c'est le reflux qui vous renverse aussi facilement que le flux. En tout cas on s'amuse bien à se faire chahuter. Je plonge prudemment sous la plupart des vagues et j'ai laissé mon masque sur la plage. Mais de temps en temps volontairement ou non je me laisse embarquer et c'est un peu la machine à laver mais ma foi pas trop car les vagues ne sont pas trop cahotiques.

Puis je bouquine sur ma serviette en séchant. Il y a malheureusement une voiture sur le parking voisin qui braille du Bob Marley, rompant un peu le charme de la nature.

On repart à la maison. On prend une douche, puis on ressort diner.

On a rendez vous avec plusieurs membres de la famille dans un restaurant chinois, où on se retrouve à dix autour d'une table ronde; Avec un grand plateau tournant au milieu, sur lequel on nous dépose huit ou neuf plats différents. Ma foi très bons, particulièrement des crevettes frites salées et poivrées et une soupe de coquilles saint jacques séchées. On boit du champagne que l'oncle et la tante ont apporté ainsi que des coupes en plastique. C'est du vieux champagne de 1983 mais la première bouteille est très bonne, tandis que la seconde est elle passée. A ma gauche j'ai un ami de la famille qui est chirurgien pédiatre et qui semble très bien réussir. Ils sont 700 médecins dans son hopital pour 350 lits environ. Car dans ce pays les séjours en hopital sont bien plus courts que chez nous. Ils sont aussi effrayés lorsque nous annoncons les salaires des médecins en France et qu'on lui parle du taux de charges sociales. Il est le patron des médecins de l'hopital élu pour deux ans comme chief of staff.

Puis on rentre à la maison. Hani et Michael vont dormir chez la mère de madame Hu qui ne peut pas rester seule et c'est le jour de congé de sa garde. Je me connecte à notes notamment pour envoyer un message à Agnès Guillaumi de la part de Hani. Mais je reste connecté plus de deux heures sans la trouver et ma messagerie est vraiment longue à se répliquer.

Jeudi 27 aout

Je me lève assez tôt vers 8h30 pour petit déjeuner avec Hani et Michael qui sont revenus de chez la grand-mère et vont aller jouer au tennis. Caroline part faire un petit tour en ville à pied. Pendant que je reste à la maison à consulter mon courrier éléctronique.

Hani et Michael reviennent se doucher puis on repart pour aller au cours de golf. de Hani. Je papote avec Michael pendant qu'Hani écoute son prof. Je papote aussi un peu avec la préposée à l'entrée de la salle de golf. Elle est danoise et s'entraine pour le marathon. Après son cours Hani et moi on admire un professionnel propriétaire du club qui joue sur le simulateur de golf. Avec un bois il fait des drives qui vont frapper un écran capteur et qui sont évalués par l'ordinateur comme pouvant aller à 330 yards pour son meilleur coup. Et en moyenne il fait des coups de 300 yards ! Hani essaie après lui et il réussit tout de même à faire deux coups à 150 yards.

L'oncle de Michael qui est amateur de golf et qui a offert à Hani ces cours, vient pour déjeuner avec nous. Mais quand il apprend que Hani et Michael ont l'intention de l'inviter comme il n'aime pas se faire inviter il pretexte qu'il est déjà tard et s'éclipse; Avant qu'il ne reparte Michael lui demande conseil sur un achat de clubs qu'elle voudrait faire pour Hani et spontanément il offre son vieux jeu de clubs qu'il ira cet après-midi chercher en dehors de la ville. C'est fou comment dans cette famille ils sont tous très généreux et prêts à se couper en quatre pour leurs amis.

Du coup on va déjeuner sans l'oncle au Sam Choy's blc où on avait été brunché, car Hani et michael ont toujours leur chèque cadeau à utiliser chez eux; La jolie serveuse n'est malheureusement plus là. Michael rencontre une de ses tantes.

Sam Choy's blc Je commande une salade et une margarita. Je la demande d'abord frozen alors que je la veux shilled du coup le serveur est un peu perdu.

On rentre à la maison retrouver Caroline qui a fait une belle balade en ville. Je téléphone à San francisco aux cousins des Zeltner, je réalise que le numéro que j'appelle depuis une semaine en vain est un mauvais numéro et en appelant le bon je tombe tout de suite sur madame Chatfield;

On repart tous les quatre pour la plage de waikiki.

waikiki pour prendre un dernier bain. J'ai bien proposé d'aller faire une balade sur le volcan de diamond head, mais je n'ai pas fait long feu face à la perspective d'un bon bain. Malheureusement on s'arrète à un endroit où il y a pas mal de cailloux qui affleurent et du coup on ne peut pas trop nager; Mais c'est tout de même bien agréable.

Avant de rentrer à la maison, on repasse dans le centre commercial où nous étions hier pour que j'achète encore un maillot de bain. Car Michael a décidé d'autorité de jetter à la poubelle mon vieux maillot de Tahiti ainsi que le presque aussi vieux qui me restait de Trivandrum.

On rentre à la maison. Toute la famille Hu va dire au revoir à la grand-mère de 95 ans et Caroline va avec eux pour prendre une photo souvenir de tous. Pendant ce temps je me douche et prépare ma valise;

On termine nos bagages puis on va à table. Les parents de Michael commencent à être un peu nerveux car selon eux il faudrait être longtemps à l'avance à l'aéroport et selon nous plus on part tard, mieux c'est. Du coup on se met à table pour un diner hawaien un peu baclé.

C'est dommage car la mère nous a préparé toute une série de petits plats tous aussi bons les uns que les autres. Avec notamment le poi qui est une purée d'un tubercule cela a une couleur violette bizarre et pas beaucoup de go–t mais cela accompagne très bien une petite salade de saumon mariné et oignons qui est très salé pour compenser le poi.

poi

Michael aimerait bien boire du champagne et elle envoie Hani au casse pipe. En effet Hani apporte des coupes à table mais au moment d'ouvrir la bouteille la mère l'arrète sans appel et lui dit que l'on a pas le temps de boire. Ils sont tellement rigides dans leurs méthodes qu'il est hors de question de faire quelque chose qui n'a pas été prévu à l'avance et qui n'est pas optimisé, en co–t ou en temps. Du coup Michael est frustré et on se contente d'eau.

On charge les bagages et on dit au revoir à madame Hu et au chien scooter. Et on monte dans la Volvo conduite par le père. Il nous fait de multiples recommandations pour s'assurer que l'on a rien oublié et pour nous transmettre sa méthode pour l'enregistrement des bagages; Avec son rythme de paroles plu sque lent et réfléchi il met des heures pour nous détailler par le menu ce que nous serons censés faire entre la voiture et l'embarquement;

A l'aéroport on passe les bagages par un detecteur avant de les enregistrer. Puis on passe un portique avec les bagages à main. Mon ordinateur est essuyé avec un chiffon qui exposé à une machine peut détécter d'éventuelles particules d'explosifs. Puis on va au bar de l'aéroport tenter de commander du champagne pour compenser la frustration de Michael mais on doit se contenter d'un verre de vin;

On part pour la porte d'embarquement au dernier moment et on arrive juste avant qu'il ne ferme la porte. L'hotesse à qui j'ai demandé ce qu'il serait arrivé si on était arrivé trop tard me dit que l'avion serait parti sans nous même avec nos bagages puisque ceux ci sont passés par le controle de sécurité. Apparemment ils ont confiance dans leurs procédures de sécurité.

On monte dans un DC10, qui décolle assez rapidemment comme prévu à 21h45. Caroline et moi on est assis à l'arrière et je suis à coté du hublot donc je ne tarde pas à m'endormir, recommandant à Caroline que je ne sois pas dérangé sous aucun pretexte;

Vendredi 28 aout

Je dors effectivement pas trop mal, même si c'est en changeant régulièrement de position. On arrive à San Francisco vers 5h du matin heure locale après 5h de vol.

San Francisco

Californie

Me voici de retour en Californie après 17 ans depuis ma dernière visite. En sortant de l'avion on s'installe dans un snack qui est juste à la sortie de la salle de débarquement et qui est tenu par un cousin de Michael. Ils sont à peine en train d'ouvrir, mais le serveur qui dirige la manoeuvre se met en quatre pour nous dès que michael lui parle de son cousin - patron. Je prends un muffin aux m–res et deux verres de lait froid.

Puis au bout de 45 minutes passées tranquillement à papoter on va chercher nos bagages qui nous attendent toujours au tapis roulant. Puis on prend un taxi. Le chauffeur vietnamien refuse d'abord de nous conduire à deux endroits mais Michael fait intervenir un agent de l'aéroport et le chauffeur optempère. Il fait tout de même un petit détour en allant d'abord chez la tante de Michael où Hani et elle vont rester dormir; Puis il nous dépose au 2066 green street, proche du centre ville où habite Joan Chatfield-Taylor On arive chez elle juste avant 8h. Ce qui est l'heure qu'elle m'avait annoncée comme étant pour la promenade du chien.

Joan nous accueille très chaleureusement par un "voilà les français". Elle nous explique qu'elle est un peu embétée car comme son fils part Dimanche matin pour 4 mois en Equateur le moment n'est pas idéal pour nous loger, par contre après Dimanche on pourra s'installer chez elle sans problème. Je réponds qu'il faut qu'elle se sente libre que l'on peut se contenter d'un canapé mais que l'on ira à l'hotel sans problème pour les deux premières nuits en attendant le départ du fils;

Puis je propose d'aller promener le chien Rocksie. On va ainsi faire un long tour du paté de maison avec Caroline. On passe par un hotel où on demande le prix des chambres. On nous propose une chambre à 390 dollars, ce qui me fait un peu peur pour les deux nuits à venir;

Mais lorsque on rentre chez Joan elle nous annonce qu'elle a réfléchi et que si on peut se contenter d'un canapé dans le salon et du lit de sa fille on peut rester; On accepte avec reconnaissance. Et finalement on s'installe tous les deux dans la chambre de la fille Christina où il y a aussi un canapé qui se déplie en plus du lit.

On a une vue magnifique du salon de Joan qui donne sur la baie et le Golden Gate bridge. Mais tout cela pour l'instant est masqué par le brouillard abondant comme chaque matin pendant la saison d'été parait il. D'ailleurs on se change pour mettre un pantalon car la température est assez basse, autour de 15ø celcius.

On pose nos affaires puis on repart pour aller visiter la prison de l'Alcatraz

On prend d'abord le bus 45dans union street qui est paralèle à green street. Puis à Hide street on prend le fameux cable car.

Il ne reste plus à San francisco que deux lignes de cable car qui parcours les collines de la ville jusqu'en bas au bord de la baie. Ces cable car sont désormais surtout utilisés par les touristes car leur billet sont plus cher 2 dollars au lieu de 1 dollar dans un bus normal. On monte dans un cable car bondé et on doit rester sur le marchepied en s'accrochant à une des bares. Ils sont vraiment rinqueballant et bruyants mais c'est rigolo. On dévale quelques rues bien pentues.

cable car

On descend au terminus à Fisherman worth

fisherman worth

A Fisherman worth on cherche le bureau qui délivre les billets pour la visite de l'Alcatraz. Il se trouve dans le batiment du Pier 41. On nou répond que tous les tickets sont vendus d'ici Dimanche. Comme j'insiste un peu on m'envoie dans un hotel en face où parait il il y a une agence de voyages qui peut peut-être avoir des billets de rab.

En effet dans l'hotel en face on trouve l'agence de voyages qui nous propose des billets pour l'Alcatraz moyennant l'achat d'un combiné prison + balade d'un autre site. J'essaie de négocier une exception avec la supervisor, mais en vain. On choisit donc de prendre le package qui comprend une balade dans une forêt de redwood et un tour à Sausalito. Pour cela on paie 41 dollars chacun. On discute avec un guide attaché à cette agence e qui est français.

On ressort de là avec des billets pour l'Alcatraz aujourd'hui avec un départ à 13h45. Comme il n'est que 11h environ, on va se balader dans le quartier; Le temps s'est levé progressivement et il fait très beau et chaud; On voit les différents débarcadères du port avec des hangars qui servent aux activités du port. Tout cela est mélé avec pas mal de touristes et d'atrappes touristes, car depuis une dizaine d'années tout un complexe touristique de boutiques et de restaurants s'est développé ici;

On téléphone à Hani et Michael. Mais la tante nous dit qu'ils se sont endormis et elle nous propose de venir déjeuner avec eux. Je décline l'invitation et on laisse un message.

Le noyau de ces attractions est au Pier 39, avec des pavillons en bois qui abrite boutiques et restaurants sur deux étages. Et surtout dans ce bassin du port Pier 39, on élu domicile depuis dix ans une colonie d'otaries et de lions de mer.

otaries

lions de mer

C'et vraiment surprenant de voir ainsi au milieu d'un port avec les hangars et les bateaux qui passent juste à coté, une vingtaine de radeaux sur chacun desquels sont une vingtaine de ces animaux. Dans l'ensemble elles somnolent au soleil, ou bien chantent avec une musique assez agréable. Certaines jouent à se pousser dans l'eau et à remonter sur leur radeau. Tout cela dégage une odeur plutôt forte mais cela ne rebute pas des dizaines de touristes qui viennent admirer comme nous ces gracieux mammifères marins;

sylvain sur le port photo

On va déjeuner à la terrasse d'un fast food voisin, où on prend du poulet insipide avec de la purée et du ma‹s.

On prend notre temps car il fait bon au soleil et du coup on arrive juste à temps pour le départ du bateau de 13h45 au Pier 41. On monte sur le pont supérieur du bateau. C'est un grand bateau de touristes qui nous emmène sur l'ile d'Alcatraz au milieu de la baie en 15mn.

Une fois débarqués on écoute un type qui fait un discours de bienvenue aux passagers de notre bateau au travers d'un micro. A l'américaine il passe au moins dix minutes sur les recommandations diverses de sécurité et à détailler les différentes possibilités qu'offre l'ile. Il détaille tellement que je ne comprends plus très bien par où on doit aller. On patauge un peu à tourner en rond avant de comprendre qu'il faut monter en haut de l'ile pour aller visiter la prison elle même;

On monte donc et à l'entrée du batiment principal on nous donne des écouteurs avec, par chance, une cassette en français. On se balade ainsi pendant presque deux heures dans les couloirs de la prison. La cassette est très bien faite avec des témoignages d'anciens prisonniers et gardiens qui ont connu cette époque. Il y a aussi toute une série de bruitages qui animent le discours.

On voit trois couloirs paralèles de cellules sur trois étages. En tout la prison disposait d'environ 300 cellules mais enmoyenne i n'y avait que 200 prisonniers. Les cellules sont individuelles de 3m sur 1,5m. Elles sont toutes aménagées d'un petit lit d'étagères, d'un lavabo, de wc, et d'une table et d'une chaise qui pouvaient se plier le long du mur pour éviter de prendre trop de place dans l'espace contigu. Il y a juste une paecirc;le ampoule au plafond. Et la cellule est complètement ouverte sur la passerelle qui la dessert, avec une grille coulissante sans serrure, commandée à distance pour la fermer; Les prisonniers n'ont donc aucune intimité et notamment tous ceux qui sont dans des cellules en face ont une vue plongeante dans les cellules.

Perpendiculaire à ces trois couloirs de cellules on trouve la gun gallery. C'est un couloir fermée de grilles et placée au premier étage où en permanence un gardien armé fait la ronde. Il a la vue sur les deux blocs de cellules. Dans ce gun gallery c'est le seul endroit de la prison où il y a des hommes armés ce qui les met à l'abri de prises d'otages. Les clés de la prison sont aussi stockées dans cette gun gallery et le gardien ne les descend à ses collègues qui peuvent être en dessous dans la fosse aux lions que si tout est calme. Tous les détails de la prison sont réfléchis pour éviter toute tentative d'évasion. Ainsi dans le réféctoire les couteaux de cuisine étaient raccrochés au mur après chaque repas et des marques noires sur le mur à l'emplacement de chaque couteau permettait de voir très facilement s'il manquait un ou plusieurs couteaux à l'appel.

Ce qui n'empéchait pas les prisonniers de chaparder des ustensiles. Et plusieurs meurtres entre prisonniers ont eu lieu avec de simples couteaux de cuisine. On compte ainsi 8 meurtres et 5 suscides parmi les prisonniers dans la période où c'était une prison fédérale de 1934 à 1963. Avant 1934 la prison a été d'abord un fort au 19ème siècle qui protégeait la baie de san Francisco puis une prison militaire jusqu'en 1907.

Pour éviter aussi les évasions un des seuls luxe auxquels les prisonniers avaient droit c'était de prendre des bains chauds. Ainsi ils étaient habituéds à l'eau chaude et en cas de fuite s'ils voulaient quitter l'ile à la nage la température de l'eau de la baie à environ 12ø serait un obstacle de plus.

On voit donc le refectoire d'où on a une superbe vue sur la baie. Ce devait être d'autant plus cruel d'être emprisonné ici que l'on avait un beau paysage à admirer et que l'on percevait au loin les bruits et les lumières de la ville. Il y a beaucoup de vents qui battent l'ilot. Et on est bien rafraichi lorsque l'on va dans la cour de récréation qui est sur le coté du batiment. Même dans les cellules ont sent le vent souffler. Surtout dans les cellules d'isolement. Car il y avai un bloc de cellules appelées le trou où les prisonniers qui avaient commis une infraction au réglement étaient relégués pendant quelques jours du coup ils restaient là dans une cellule plongée dans le noir avec des courants d'air très froids.

Ici c'était la prison des prisons c'est à dire que l'on y envoyait les prisonniers qui ne pouvaient plus être gardés dans une prison ordinaire, du fait de leur indiscipline ou de leur caractère dangereux. Al Capone a séjourné ici pendant 4 ans pendant son séjour en prison de 1931 à 1939 où il a été libéré.

Il y avait en moyenne 200 prisonniers pour 330 cellules; Il n'y avait pas de femme sur l'ile hormis une fille de gardien qui semait un peu l'émoi lorsque les prisonniers la voyaient passer au loin.

Il y eu tout de même plusieurs tentatives d'évasions. Dont une sanglante avec prise d'otages et qui s'est terminée par la fusillade des prisonniers qui tentaient de s'évader. Une seule fois trois prisonniers ont disparu dans la nuit et on suppose qu'il se sont noyés dans la baie à moins qu'ils n'aient réussi à s'échapper vraiment.

Pour le retour on peut reprendre le bateau de notre choix sachant qu'il y a un départ toutes les 30 minutes; En fait à l'aller les départs sont limités car l'ile étant une reserve ils veulent limiter le nombre de visiteurs à 3500 environ par jour;

De retour à Fisherman worth on décide de rentrer à la maison à pied. On se met à grimper par les rues qui montent et descendent au gré des collines.

On passe par la cathédrale

cathédrale de San francisco où on assiste à la répétition d'un mariage. Apparemment c'est très formel et le prêtre fait bouger les futurs mariés et leurs proches selon une mise en scène précise. La cathédrale est moderne un peu en amphithéatre avec des objets anciens exposés le long des travées latérales.

On a un peu du mal à so'rienter et lorsque je sens qu'il y a du flottement dans la conduite de caroline je dois reprendre un peu les rènes pour demander notre chemin. Je calcule que lorsque l'on nous indique un point à deux blocs de nous on peut faire statistiquement en moyenne 13 blocs avant d'y arriver si on marchait à la facon de Caroline c'est à dire 4 blocs dans n'importe quelle direction avant de se préoccuper de là où on est arrivé. On finit par arriver sur Union street et là on parcours un nombre certin de blocs avant d'arriver à l'angle de Laguna où l'on veut aller.

On cherche un fleuriste pour offrir des fleurs à Joan Chatfield Taylor mais les fleuristes sont déjà fermés et on se rabat sur une épicerie où on achète une bouteille de Mont Davy et un pack de lait pour mon petit déjeuner.

On rentre à la maison je me connecte à ma messagerie et je recois un message de Bruno m'annoncant que papa s'est fait hospitaliser pour une congestion pulmonaire; On dine avec notre hotesse d'une ratatouille excellente à l'huile d'olive et aux herbes qu'elle fait pousser sur le balcon de notre chambre. On a aussi du poulet et je bois une bière car je ne veux pas les obliger à ouvrir une bouteille de vin pour moi. Mais j'apprendrai après le diner par Caroline qu'en fait Joan s'est ouvert la bouteille de Mont Davy et l'a sirotée sous mes yeux aveugles.

Le fils de Joan Mathew a 20 et il part Dimanche matin pour 4 mois en Equateur du coup il recoit plein d'appels téléphoniques de copains qui veulent lui dire au revoir. Il papote tout de même avec nous pendant notre diner.

Après le diner je traite ma messagerie pendant un moment, mais j'arrète bientôt car Carolien veut dormir.

Samedi 29 aout

Joan vient toquer à notre porte à 7h35. On prend une douche puis un petit déjeuner. Je mets un peu de pression sur Caroline et Joan vers 8h30 pour que l'on parte car on a rendez vous à 8h30 devant un hotel où doit venir nous prendre le bus pour l'excursion.

En fait le bus s'avère être en retard et on l'attend dans le hall de l'hotel. Il nous conduit à Fisherman worth où on prend un autre bus plus petit avec 12 autres touristes plus notre chauffeur guide Devon. On part vers le nord pour passer le Golden Gate bridge.

Puis on traverse le Marine countee

Marine countee c'est une très proche banlieue de San Francisco et pourtant on est déjà complètement dans la campagne; Notre guide nous explique que c'est volontairement que les habitants de ce comté votent pour un plan d'occupation des sols restrictifs et 45% de la surface du comté est classé inconstructible, tandis que sur le reste les constructions sont limitées en taille et en hauteur et en nombre. Ainsi ils preservent le caractère naturel de leur banlieue, du coup comme l'offre est inférieure à la demande le prix des maisons est assez élevé. Devon nous explique que les loyers dans San Francisco sont en moyenne par mois de 1400 dollars pour un deux pièces, 1700 dollars pour un trois pièces et 2200 dollars pour un 4 pièces. Dans le comté Marine c'est plus cher et à Sausalito c'est encore plus cher.

On arrive dans la Mirror redwood forest.

Mirror redwood forest C'est un bois de secoyas. Ils sont très grands avec des hauteurs qui peuvent atteindre 120m. Il parait que ce sont les être vivants les plus hauts de la terre. Ce ne sont pas les plus gros car ceux ci sont les secoyas du pacifique tandis qu'il y a une autre espèce les secoyas géants qui sont dans l'intérieur des terres et qui sont moins hauts mais plus larges; Notre guide nous parle notamment des secoyas qui sont assez larges pour faire passer une route sous leurs racines, comme dans babar. Ici nous sommes sur le versant coté pacifique de la chaine de collines qui longe l'océan. Cette forêt du coup a été d'abord preservée des bucherons aux 19ème siècle car elle était plus difficile d'accès que celles de l'autre coté, puis lorsque les spéculateurs de bois ont commencés à s'y interesser un certain monsieur Mirror s'est arrangé pour qu'elle soit déclarée reserve fédérale.

On fait une jolie promenade d'une heure dans ce bois. Il y a de petits ruisseaux qui court entre les arbres et le soleil se glisse entre leurs branches. C'est très sympa.

Notre guide nous a expliqué pourquoi l'été il y a systématiquement du brouillard tous les matins au dessus de San Francisco. C'est parceque le long de l'océan pacifique il y a un courant marin froid qui descend de l'alaska. Aussi l'océan est à peine à 10ø et il refroidit d'autant l'air au dessus de lui. C'est air froid se heurte à la masse d'air chaud qui vient de larrière pays où il fait très chaud. Dans les vallées il peut faire jusqu'à 40ø. Les différences sont maximum en été en juillet et aout du coup ces deux masses d'air se heurtent au dessus de la baie et provoque le fameux brouillard.

brouillard

sequollias

Pour passer des degrés farenheit en Celsus il faut retrancher 32ø puis divisé le résultat par 1,8 ou le diviser par 2 et rajouter 10%. Donc 50ø farenheit = 10ø Celcius, 68ø F = 20ø C, 86ø F = 30ø C et 104ø F = 40ø C.

Sausalito

On arrive à Sausalito où on a droit à une balade 30mn. Cela nous donne le temps d'admirer la marina avec les bateaux de plaisance amarrés aux pontons; Il y a aussi de belles villas qui donnent sur la mer et des pins un peu partout; Cela ressemble un peu à la côte d'Azur. On voit dans la rue principale des galeries d'art et des magasins de luxe. On prend quelques photos de nous devant la marina.

Puis on reprend le bus our repasser le golden gate brige et revenir à San francisco.

San Francisco

De retour à Fisherman worth notre chauffeur nous dépose à l'arrêt du cable car; On l'attend un moment et lorsqu'il arrive il prend moins de monde que celui d'hier du coup c'est moins pitoresque de ne pas avoir les grappes de gens accrochées à l'exterieur. Comme aveugle j'ai droit à un siège à l'avant;

On arrive à Union square au centre la ville.

Union square Là on cherche un restaurant pour déjeuner; On avise sur la place un restaurant dans lequel règne une ambiance similaire à nos brasseries parisiennes avec des serveurs qui s'affairent dans tous les sens et des bruits de verres au bar.

oN s'installe cela s'avère être un restaurant d'un hotel avec cuisine italienne; Je prends une césar salade qui est un peu maigre mais avec une vinaigrette fameuse. On a droit à une petite coupelle par personne d'huile d'olive qui est aussi très bonne; Caroline prend un carpaccio et on partage une polenta un peu liquide mais pleine de parfum.

On ressort du restaurant. On veut appeler Hani et Michael mais avant on repère le square au milieu de la place pour trouver un endroit où on pourrait leur donner un rendez vous précis. Mais quand on les appelle d'une cabine ils sont plutôt d'humeur paresseuses et voudraient seulement aller prendre un café quelque part alors que l'on a envie d'aller visiter quelque chose;

Du coup on va de notre coté à l'exploratorium. On prend un taxi qui nous y amène, afin de ne pas y arriver trop tard car il est déjà presque 3h.

A l'exploratorium, c'est un peu leur palais de la découverte. Avec des tas de petites attractions rangées par thème et qui ont un but pédagogique. Il y a d'ailleurs de nombreux jeunes, dont certains en groupes scolaires.

Exploratorium

oN passe un long moment dans le département sur la mémoire. On joue notamment à retenir des numéros de téléphone, jeu ou bien s–r j'excelle. Je me débrouille aussi bien s–r très bien à un jeu où il faut parcourir avec les doigts, cachés par un rideau, un labyrinthe en relief. On joue aussi à un jeu où il faut reconnaitre des objets de la vie quotidienne qu'au toucher;

Caroline me commente les panneaux qui décompose les fonctions et parties du cerveau humain. Je fais notamment connaissance avec les Axones, et comprend mieux ce qui se cache derrière la maladie D'Alsammer.

On passe au département éléctro-magnétique avec notamment une poudre magnétique qui s'aimante entre deux pôles jusqu'à former un pont entre les deux pôles; Puis au département des sons j'écoute des bandes qui montre comment des syllabes peuvent être escamotées dans le langage sans que cela affecte la compréhension. Il y a un autre exercice où un mot est répété si souvent que l'on finit à l'écouter par entendre d'autres mots de sonorités similaires à celui là;

On voit aussi un disque de bois qui est aspiré par un courant d'air pulsé vers le bas. Bien que l'air soit pulsé vers le bas le disque est maintenu plaqué en l'air contre l'orifice de l'air. Car presque bouchée par le disque l'orifice offre peut d'espace à l'air pour s'échapper. Du coup celui ci s'échappe plus vite créant ainsi une depression sur son passage horizontal entre l'orifice et la périphérie du disque d'où il s'échappe. Depression qui maintient le disque plaqué en l'air;

On ressort de l'exploratorium. On marche un peu avant de trouver l'arrêt du bus 30 dans une rue voisine; Puis on change pour prendre le bus 45, qui nous laisse sur Union et Laguna. Là on va acheter des fleurs pour notre hotesse avant de rentrer à la maison.

On se repose un peu puis on prend l'apéro avec Joan, sa fille Christina, son petit ami Rick, le fils Mathew et quelques uns de ses amis venus féter son départ. Hani et Michael nous rejoignent avec une bouteille de champagne. Joan montre à H ani le livre qu'elle a écrit sur l'Opéra de San Francisco avec de nombreuses photos des vedettes qui s'y sont produites.

Vers 21h, on les laisse diner et on va tous les 4 de notre coté. On prend la voiture full size que Hani et Michael ont loué graecirc;ce au coupon de monsieur Hu.

On se gare à Union square et on va dans le restaurant qu'Hani a reservé. Par le plus grand des hasards cela s'avère justement être le restaurant où Caroline et moi sommes venus déjeuner. C'est le Kuleto's à Union square

Kuleto's Je prends un rizzoto au homard qui est très bon bien qu'un peu riche en huile d'olive. Hani voit à la carte un grand marnier 1827 qui est proposé pour 27 dollars le verre. On décide d'en commander un pour s'amuser. Mais en nous l'apportant le serveur nous explique qu'ilne date pas de 1827 mais seulement de 25 ans. La date de 1827 se rapporte au type de fabrication qui est le même depuis 1827 ou quelque chose comme cela. En tout cas on renvoie le verre avec le sentiment d'avoir été un peu abusé. D'ailleurs le patron du restaurant vient s'excuser lui même et nous expliquer l'erreur d'interprétation. Ceci dit on s'est régalé avec une bouteille de petite sirra. Et en dessert je partage un tiramissu avec Caroline;

Hani et Michael nous redépose chez nous. Je mets 50 minutes à me connecter à lig avec l'aide patiente de Caroline qui assiste à tous les bugs qui en cachent un autre. Tout cela pour ne pas recevoir de messages à propos de la santé de papa.

Puis on se couche. Cette fois ci c'est mon tour de dormir dans le canapé qui se déplie avec ses mauvais ressorts.

Dimanche 30 aout

Je me lève vers 8h30, je prends une douche puis nous allons petit déjeuner. Madame Chatfield est revenu de l'aéroport où elle a accompagné Mathew qui avait un avion à 8h30.

Puis je traite mon courrier éléctronique. J'ai encore du mal à me connecter pour faire le transfert et je n'y parviens que lorsque Hani arrive pour nous chercher. Je persiste à faire mon transfert qui heureusement ne dure pas trop longtemps;

On part pour la Sonoma valley

Sonoma valley On passe le Golden Gate bridge, la ville de San Francisco est bien s–r comme chaque matin estival plongé dans le brouillard. C'est étonnant de voir cette nappe de brouillard au dessus de la baie alors que dès que l'on sort de la baie le temps est clair. On roule pendant deux heures environ vers le nord. On arrive dans le village de Sonoma, où on fait quelques courses pour se faire un petit pique-nique en guise de déjeuner. Je troque mon pantalon propice à San francisco contre un bermuda plus adapté ici où le soleil cogne bien.

Sonoma

Hani va aux toilettes et y oublie la revue guide des vins. C'est la deuxième fois qu'il l'oublie quelque part, la première fois il l'a laissé à Hawa‹ et il a été obligé d'en racheter un numéro hier à San Francisco. Aujourd'hui il retourne aux toilettes pour la récupérer mais entretemps quelqu'un est passé par là et a arraché juste la page avec la carte de la Sonoma valley et tous les vignobles qu'Hani avait coché pour qu'on les visite.

On va dans un vignoble du coin pour s'installer dans leur aire de pique nique. C'est bien s–r très bien aménagé avec des tables et des bancs ombragés, des vrais toilettes propres. On grignote du pain du jambon et du fromage, avec un go–t de trop peu aux yeux des autres. On se siffle une bouteille de sierra.

Du coup on est tous un peu assoupis lorsque l'on repart. Hani nous conduit jusqu'au domaine des Kunde

Kunde

Ce domaine appartient à la famille Kunde qui n'en exploite qu'une partie en vignes. D'abord il se contentait de faire du raisin qu'il revendait à des vignerons, puis en 1989 ils ont décidé de se lancer dans le métier du vin. Ils ont massivement investi dans les chêts et prétendent faire ce qui se fait de mieux; Au moment où on arrive un tour guidé est en train de partir que l'on prend au vol.

Le guide fait un petit topo sur la famille en trouvant le moyen de remonter jusqu'à 1850 bien qu'il ne fasse du vin ici que depuis 1989. Il nous montre une vigne de chardonnet avec des pieds de vigne de 25 ans qui ont des feuilles immenses. Malheureusement cette race de ceps plantée pour sa qualité supposée de résistance à la philoxera s'avère ne pas résister à cette maladie;

Puis le guide nous fait rentrer dans un chêt creusé sous la colline où se trouve la dite parcelle de chardonnet. Là dans cette cave on trouve 6000 barriques en bois de moins de 4 ans venant de France, USA ou Tchequie. :.En entrant dans le chêt le guide nous a expliqué qu'il y avait un dragon qui habitait cette cave et que pour l'apaiser il fallait répéter après lui une incantation. Et il se met à chanter: "Nappa makes all apart, Sonoma makes good wine !" Et le plus incroyable c'est que le groupe de 30 personnes reprend en choeur bon enfant la petite chansonnette.

Il nous explique qu'avoir un chêt en cave présente trois interêts;

    la température reste facilement basse à 16ø celcius et l'humidité haute à plus de 90%. Du coup l'évaporation des barriques est moins importante et on perd donc moins de vin évaporé. grace à cette humidité ambiante ce n'est pas tellement l'eau du vin qui s'évapore mais plutôt l'alcool. Du coup le degré d'alcool baisse au cours de la conservation en barrique. On peut ainsi se permettre de faire durer la fermentation en cuve jusqu'à laisser monter le vin à 16ø d'alcool, car derrière dans le f–t le degré redescendra de 16 à 13,5. Graecirc;ce à cette fermentation plus longue on a des vins plus sucrés et plus parf–més. Les chêts en sous-sol sont considérés comme des stock intermédiaires alors que ceux en surface sont considérés comme des stocks de produits finis et du coup on doit payer une taxe sur le volume de vin contenu dans les barriques. Alors qu'ici il ne paie la taxe que sur le vin lorsqu'il est à l'étape d'après embouteillé, donc ils ne paient pas de taxe sur le vin évaporé.

Le guide dénigre sans se géner les autres régions viticoles, avant de nous dire que la visite est finie. On est Hani et moi un peu frustrés car il nous a expliqué des tas de choses sur le co–t d'investissement et de production de ce domaine, mais rien sur les techniques de fabrication du vin.

On retourne dans le hall d'accueil des touristes; on retrouve les filles qui sont restées faire la sieste sur la pelouse. On va go–ter des vins qui sont proposés au comptoir.

On go–te un vionnier assez bon, avec beaucoup d'abricot un chardonnet décevant et un autre pas trop mal. Enfin un Zinfendel qui sent beaucoup le brulé. Les deux chardonnets sont d'autant plus décevants qu'ils sont tout de même vendus 15 et 24 dollars la bouteille départ propriété. Pour 150f on peut avoir quelque chose d'autrement bon en Bourgogne.

On repart à la recherche d'une deuxième exploitation. Mais comme on a plus notre plan de la région, on tourne un peu dans le coin avant de renoncer car il est 5h et la plupart des visites ferme à 4h30 ou 5h.

Du coup on s'arrète sur une plage aménagée au bord d'une rivière; On nous demande 3 dollars pour le parking. La plage est artificielle avec un peu de sable. Il y a de nombreux enfants qui se baignent dans les limites de lignes de flottaison et sous le regard attentif de maitre nageurs; Je vais me baigner avec Caroline on va au delà de ces limites de petit bain. Même de l'autre coté on ne perd pas pied. Mais l'eau est bonne et c'est sympa de nager. Caroline ne déséspère pas d'arriver un jour à me couler.

Je lis un peu mon bouquin sur la pelouse avec le soleil qui décline. Puis on repart pour aller à l'hotel qu'Hani a reservé. Ce qui est super dans ce pays c'est qu'il n'y a pas l'air d'y avoir de moustiques. En tout cas on ne voit pas de moustiquiaires. Ce doit être graecirc;ce au climat sec. Mais il parait qu'il y a des guèpes et des mouches.

On se retrouve au frampton court hotel qui est un tout petit hotel de 3 ou 4 chambres. En fai c'est dans la maison d'une dame Pamela charmante, elle nous accueille plutôt en invités et nous montre son bar, nos chambres au premier étage avec chacune une belle salle de bains carrelée de céramiques bleues. Tout est très propre et on est bien au calme au milieu de la campagne;

frampton court hotel

Les filles vont au sauna et au jakousie de la maison, puis Caroline et Hani jouent au ping-pong tandis que je pianote ces notes de voyages. Au bout d'une grande heure on repart pour aller diner au restaurant.

On va non loin de l'hotel au bistrot Ralph au 109 plaza street à Healdsburg téléphone 707-4331380

bistrot Ralph Je prends une salade de foie de volailles très bonne avec une sauce excellente, puis une paecirc;te fourrée aux 4 fromages, très bonne aussi; On boit deux bouteilles de vin du pays. Puis on rentre se coucher.

Lundi 31 aout

On descend prendre le petit déjeuner vers 9h. Pamela nous a préparé une quiche succulente avec différents coulis et autres sauce tomate épicée. Je prends aussi des fruits et un muffin aux mures. Avec bien s–r du lait froid; On papote assez longuement notamment Hani nous parle de ses rapports avec son frère.

Les filles n'ont pas très envie de se précipiter dans des exploitations viticoles et préféreraient passer une partie de la matinée au bord de la piscine de Pamela. Du coup Hani et moi ont les laisse se baigner tranquillement et on va visiter une winerie pas trop éloignée.

On aterrit chez Simi

Simi malheureusement il est déjà 11h30 et le tour guidé est parti à 11h et le préposé derrière le bar dans la salle d'accueil refuse que l'on essaie de ratrapper le groupe pour les sempiternelles raisons de sécurité et d'assurance. On se contente donc de déguster certains de leurs vins. On commence par un sauvignon qui nous plait pas mal, puis deux chardonnet dont le deuxième est aussi bien fait, mais ne vaut certainement pas les 24 dollars la bouteille qui en sont demandés. Pour l'équivalent de 24 dollars soit 140f on peut trouver des choses autrement bonnes en Bourgogne. Les prix sont incroyables ici comme le marché achète du vin comme un produit occasionnel pour l'apéritif ou pour les repas de fête, alors ils peuvent se permettre de le vendre assez cher. Alors que sur le marché français comme c'est un produit de consommation courante il n'y aurait pas grand monde pour mettre plus de cent francs dans une bouteille de tous les jours; Le fait de dégager ainsi des mares importantes doit leur permettre d'avoir plus d'autofinancement et d'avoir des affaires viticoles plus saines financièrement par rapport à nos exploitations françaises souvent criblées de dettes. Business rentable qui attire du coup des capitaux importants, qui permettent d'investir dans des materiels de pointe pour la vinification et d'avoir beaucoup de barriques neuves qui permet de répondre au go–t du marché américain pour le vin boisé.

Les autres vins rouges que l'on déguste ne sont pas terribles. On discute avec un type qui s'avère être le jeune mari de la guide qui est en train de promener un groupe de touristes. Son mari est venu lui apporter la voiture qu'il veut lui offrir comme cadeau.

On décide de revenir pour la prochaine visite qui démarre à 13h. On revient à l'hotel pour payer nos chambres et pour prendre les filles; Elles ont bien profiter de la piscine toutes seules. Chaque chambre nous co–te 99 dollars taxe comprise;

On revient à Simi à temps pour la visite de 13h. Le guide qui nous accompagne commence par nous faire un topo sur l'historique de la propriété à coté d'une fontaine d'eau. Du coup avec le bruit de la fontaine je ne comprends pas tout, mais je saisis tout de même qu'ils appartiennent au groupe LVMH.

Puis on va visiter le chêt et la cuverie. Ils ont trois étages de chêt avec pleine de barriques. Apparemment ils font de grosses quantités de vin et ils s'approvisionnent avec leur raisin mais aussi le risn de 35 autres producteurs qui leur vendent leur vendange. C'est assez courant ici de trouver des viticulteurs qui se contentent de faire du raisin au profit d'autres domaines. C'est comme cela que Kunde faisait avant 1989. Cela évite d'avoir à investir dans le métier de la vinification qui demande plus de compétences et de moyens.

Le guide nous explique que les barriques de chêne français sont plus prisées que celles d'autres pays, car les chênes en France sont cultivés depuis des siècles pour faire des barriques et du coup on réussi au fur et à mesure des générations de chène à produire un bois dont le grain est beaucoup plus fin. Du coup les échanges entre le bois et le vin sont plus uniformes et plus progressifs; Ici ils ont aussi des barriques de chênes américains qui sont donc plus sauvages et plus grossiers, et aussi des barriques tchèques; Les barriques américaines servent plutôt pour le Zinfendel. La visite dur environ une heure. Le guide semble comme celui d'hier pas très compétent mais au moins il nous a expliqué le minimum sur la fabrication du vin et on a croisé l'eunologue à qui on a p– poser des questions.

On va s'acheter des sandwichs et des boissons que l'on va déguster à l'ombre d'un petit square avant de repartir pour d'autres dégustations;

On va dans une plus petite exploitation, où ils n'ont que 14 hectares de vigne. Il s'agit de Limerick Lane

Limerick Lane L'un des associés est un hongrois d'origine du coup ils exploitent des cépages propices au toka‹ et on en go–te un qui n'est pas mauvais; Mais c'est surtout leur zinfendel qui est très bon.

zinfendel

toka‹

On nous présente deux jeunes stagiaires français qui viennent faire leur stage de fin d'études d'eunologie ici pendant six mois; Cela devrait être très interessant pour eux de participer ainsi à la vinification d'un vin californien. Il parait que leur école leur demande de faire leur stage à au moins 50km de leur domicile. Ils nous montrent le chêt. Et puis on ressort pour voir la maison qui est mise à leur disposition pour la durée de leur stage. Comme les patrons de l'affaire en avaient un peu marre d'être sans arrêt dérangés par des visiteurs de passage ils sont allés s'installer plus loin et les stagiaires bénéficient de la maison avec la piscine en forme de bouteille. Ils nous expliquent que depuis quinze jours qu'ils sont arrivés ils n'ont pas encore eu grand chose à faire car la vigne est en retard, il y a eu des pluies au printemps qui ont retardé le murissement et du coup la vendange qui d'habitude est faite début septembre ne sera pas avant fin septembre; L'avantage ici c'est qu'ils peuvent se permettre d'attendre assez longtemps pour vendanger avec un risque de mauvais temps qui est beaucoup moins grand en octobre ici qu'il ne l'est en France;

De là on va dans une autre petite exploitation que les stagiaires nous ont conseillé car il parait qu'il y a là bas un wine maker français et un stagiaire français; En effet on arrive à Christopher Creek

Christopher Creek où la préposée derrière le bar nous appelle le stagiaire français qui vient d'arriver qui lui même nous appelle le wine maker Sébastien; On discute longuement avec lui, de la facon dont les américains font leur vin. Il nous fait go–ter sa première cuvée qui n'est pas encore en bouteille qui est de la sirra 97. On go–te aussi le même vin fait par son prédécesseur en 96 et on peut le féliciter car le 97 est bien meilleur;

sirra

Puis on reprend tranquillement la route de San Francisco. On s'arrète au bord de la route pour observer une vaste vigne dont chaque pied est enchassé dans un carton de jus de fruit de 1 gallon. Il y en a des milliers qui sont ainsi alignés rang par rang. Alors que l'on descend de voiture pour les observer de plus près le viticulteur nous interpelle et vient gentiment répondre à notre curiosité. En fait il achète ces milliers de carton de lait ou de jus de fruits aux producteurs de jus. Et cela lui sert à protéger ses pieds de vigne des bestioles et autres mauvaises herbes qui peuvent venir géner la croissance de la vigne; Car ce sont des jeunes plants qui ne donneront pas de raisin avant 5 ans; Il préfère faire que de la vigne car cela lui permet d'avoir un revenu plus stable il a négocié avec une winerie un contrat de 5 ans qui lui garantit un prix et une quantité de raisin acheté chaque année, quelque soit les cours du vin.

San Francisco

On rentre à San Francisco en repassant le golden gate bridge. On arrive vers 7h à la maison de la tante de Michael. Elle habite une vaste maison tout au bout de la 17ème avenue. C'est très bien situé car c'est en lisière du bois et donc on peut profiter de la nature; On visite un peu la maison qui est vaste avec plusieurs étages et un grand piano demi-queue dans le salon.

ON monte se changer dans la chambre d'Hani et Michael. Puis on descend dire bonsoir à la tante qui a 80 ans mais qui reste très dynamique avec ses 7 enfants et de nombreuses relations; Hier encore elle recevait 150 personnes chez elle en l'honneur du sénateur démocrate du coin qui commence à faire sa campagne éléctorale;

Je téléphone avec Hani à Royal Palace limousine service avec Kumsa Abdi au 415-6087409 que nous avons rencontré Vendredi à Sausalito et à qui je commande une course pour l'aéroport en guise de cadeau pour Michael à leur départ demain matin. Hani va regarder dehors sur la facade le numéro de la maison pour le donner au chauffeur et qu'il puisse être là au rendez vous avec sa limousine à 9h35 demain matin.

Royal palace limousine

Puis on va diner au restaurant avec une cousine Adrienne de Michael ou plutôt une cousine de son père ainsi que son mari. Ce sont eux qui exploitent le restaurant de l'aéroport où nous avons été Vendredi matin. Ils ont aussi une affaire de torrefaction de café à Seattle; On va au Farallon au 450 post street près d'Union square au téléphone 415-9566969

Farallon Je prends un chèvre chaud sur salade et un poisson en croute plutôt chinois; Le décor est assez original et mets en scène un univers sous marin. Avec en plus une cave qui est derrière une vitre, donc on peut voir les bouteilles de vin.

Puis on rentre se coucher à Green street. Comme Mathew est parti en Equateur on s'installe dans sa chambre qui a deux lits et est plus vaste que celle de Christina;

Mardi 1er septembre

On se réveille vers 8h30 on petit déjeune avec Joan Chatfield-Taylor; La grand tante de Caroline appelle pour prévenir que son fils Victor va passer nous chercher pour que nous passions la journée chez eux;

Sausalito

On descend attendre le tonton dans la rue 45mn après; Il nous emmène très gentiment jusqu'à son bureau de Sausalito. Là on marche pendant un petit quart d'heure dans le quartier. Ce qui nous permet de faire le tour du paté de maison et d'admirer quelques maisons qui sont sur la colline en face de la baie;

Puis les deux soeurs de Victor Louise et Hélène viennent nous chercher et nous emmène à Tiberon chez la grand tante.

Tiberon

On arrive dans une immense villa qui a une vue magnifique dominant la baie de san Francisco. Les pièces sont immenses avec bien s–r d'épais tapis iraniens; La grand tante et son mari habitaient à Téhéran jusqu'à la Révolution. Comme cela commencait à sentir le roussi les enfants qui étaient déjà installés aux USA ont incité les parents à se faire construire cette villa. Et alors qu'elle était à peine achevée ils sont venus passer une semaine à San fRancisco à l'occasion de la circoncision d'un de leurs petits enfants. C'est alors que les émeutes se sont déclarées à Téhéran et leur voyage d'une semaine c'est transformé en émigration définitive. Ils ont du tous laisser derrière eux et n'ont jamais p– retourner en Iran. Heureusement ils avaient eu le temps de se faire construire cette maison et apparemment ils avaient quelques avoirs à l'abri car, bien que ruinés, ils parviennent à vivre dans un luxe acceptable; On est accueilli vraiment très chaleureusement la tante Rose parle admirablement français, mieux que l'anglais d'ailleurs; Elle nous fait servir du thé et des petits gateaux sur leur terrasse magnifique en bois; On visite la maison qui a des pièces très vastes avec de larges fenêtres;

Puis on va déjeuner dans un bistrot Sam sur le bord de mer.

Sam La serveuse est très gentille et c'est très agréable de déjeuner ainsi d'une salade en plein soleil sur la terrasse; On est avec le grand oncle, la tante Rose, les tantes Hélène et Louise. Louise parle aussi bien le français et je discute pas mal avec elle; Ils sont tous manifestement très famille et un peu repliés sur leur petite communauté d'émigrés iraniens.

On remonte en voiture à la villa. La tante Rose met une chambre d'amis à notre disposition, pour que nous nous changions en maillot de bain. On sort directement de la chambre qui es de plein pied alors que les pièces de reception sont au premier étage et on débouche sur la piscine;

L'eau est un peu fraiche mais on passe un bon moment à nager et à bronzer au soleil. La bonne mexicaine nous apporte du melon et du thé glacé.

Puis on repart avec la tante Rose et la tante Louise jusqu'à San Francisco, car la tante doit aller consulter son cardiologue. Elles nous déposent à Green street et on se fait des adieux très chaleureux;

On prend un thé avec notre hotesse Joan. Puis on va acheter le dessert que l'on a promis pour le diner de ce soir. On va à la "nouvelle patisserie" qui est sur Union street.

Nouvelle Patisserie On hésite avec un gros gateau au chocolat mais vu le prix on se rabat sur des petits gateaux individuels;

On rentre je m'attèle à mon ordinateur tandis que Caroline va marcher un peu dans le quartier; Puis on dine avec Joan et Christina. On prend une petite salade de haricots verts et un excellent roti de porc avec des pommes de terre le tout aromatisé de plein d'herbes succulentes;

J'essaie en vain de me connecter à Lig à san fRancisco puis à Paloalto. Enfin je dicte à Christina une carte postale qui doit partir de Paloalto pour Nicolas de Pomereu.

Mercredi 2 septembre

On tarde un peu à se lever, puis je parviens enfin à me connecter à ma messagerie après de multiples essais infructueux hier. Je traite quelques uns des messages.

Puis nous sortons nous balader un peu en ville; On envisage d'aller voir un aquarium géant où on peut d'après le guide de Caroline se déplacer le long d'un tapis roulant pour voir les différentes espèces marines.

on descend le long de la baie. On marche un peu sur une jetée qui s'avance dans la baie, le vent est assez frais mais le temps très beau et s'est très agréable; Il y a pas mal de coureurs qui font leur footing ainsi sur ce bord de mer ombragé.

on trouve une petite plage de sable. Il y a quelques hommes qui sont en train de nager dans l'eau. On se déchausse pour aller y tremper les pieds. Elle nous parait pas si froide que cela mais un nageur à qui on demande nous l'annonce à 55ø farenheit maximum ce qui fait environ 13ø. Ce qui doit pas être très chaud surtout pour ceux qui manifestement nagent longtemps dedans. Caroline est très tentée de s'y jetter mais elle n'a pas son maillot de bains; Elle se contente donc de barboter jusqu'aux cuisses. Je l'attends allongé au soleil sur quai au dessus de la plage.

On passe devant un musée de la marine, dont l'entrée est gratuite. On va donc y faire un petit tour. Il expose des maquettes de bateaux et différents souvenirs de bateaux anciens, dont une grande barre, une cloche de brume et une jolie annexe en bois verni.

On remonte à pied jusqu'à chez nous. On dépasse même Green street et on doit revenir sur nos pas. On prend une petite douche et on boucle nos bagages. Avant de dire au revoir à Joan Chatfield Taylor qui décidément a été on ne peut plus hospitalière.

On descend dans la rue jusqu'à Union street pour héler un taxi. Il hésite d'abord à nous prendre, et on comprend une fois en route que c'est parcequ'il a rendez vous dans la ville à 16h et donc il sera probablement pas encore revenu de l'aéroport. Du coup il se dépéche. Il me parle de la coupe du monde dont il a apprécié la finale France -Brésil.

A laéroport on enregistre nos bagages mais comme je demande une place avec hublot on nous envoie en salle d'embarquement pour avoir nos sièges. Un steward malien qui parle du coup français nous accompagne jusqu'à la porte 65. Là il intercède pour nous obtenir une place hublot. On attend une dizaine de minutes dans l'incertitude puis on obtient nos deux places. Ce qui est très étonnant c'est que l'on a passé aucun controle de police on sort come on veut de ce pays; Il n'y a d'ailleurs pas eu beaucoup de mesures de sécurité et apparemment les interrogatoires sur "qui as fait votre valise ?" ... ne sont utiles que lorsque on part d'un pays de zoulous comme la France.

On va à la porte 84 au coffee express le restaurant du cousin de Michael car Hani m'a téléphoné ce matin pour me prévenir que Michael y avait oublié un coupe vent gris. Mais arrivés là bas la caissière nous dit que quelqu'un est déjà passé prendre le coupe vent pour l'envoyer par la poste.

On retourne à notre porte 65 et on embarque dans un boeing 777, où cette fois ci il n'y a pas d'écrans vidéo individuels. Mais on peut écouter sur le canal 9 les conversations entre la tour de controle et le poste de pilotage ce qui est assez amusant, surtout au moment du décollage. En fait ils parlent assez peu et disent le minimum utile.

Puis je dine avec le plateau que gentiment les hotesses m'ont mis de coté pendant que je rédigeai ces notes; Et j'essaie de dormir avec un demi-somnifère passé par Caroline. On arrive à Roissy à 12h40. On prends un taxi pour la rue Vital. Et après une douche je pars pour Descartes, où Jean-Paul m'attend inquiet car un avion transatlantique de Swissair s'est écrasé cette nuit au dessus du Canada.

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