Mon taxi passe rue de Miromesnil pour que j'échange avec Géraldine un sac de croissants et fruis pour le petit déjeuner que j'escomptai prendre avec ele et mon passeport qu'elle a gentiment récupéré chez France pendant mon séjour à Chamonix. J'arrive à Orly où j'enregistre avec American Airlines pour Miami. Le steward qui est à l'enregistrement a à mon rand étonnement l'initiative de me proposer de me surclasser. Je suis surpris car je soutiens qu'avec les ordinateurs les hotesses ont de moins en moins l'esprit d'initiative et se contentent de suivre les procèdures, même si dans un cas comme le mien cela arrange tout le monde de me surclasser. Mais au moment où j'allais quitter le comptoir, le steward me retient car il y en a un à qui mon surclassement n'a pas plu c'est l'ordinateur. En effet il a taillé le nombre de plateaux repas juste au nombre de passagers sans prévoir de marge. Et sans plateau repas la règle veut que je ne puisse pas monter. Donc je dois reprendre une carte d'embarquement touriste où il y a des plateaux repas disponibles. Je suis évidemment décu, d'autant plus que je trouve cela idiot il suffirait de faire passer un plateau par le rideau qui sépare les deux classes. Mais cela n'est pas prévu. Un steward m'accompagne jusque dans la salle d'embarquement. Je vais à l'avion avec une petite fille qui voyage seule dans une espace de la compagnie. J'en profite pour demander à l'hotesse qui nous conduit de me faire un dossier pour que les milages de ce vol soient pris en compte.
On s'installe pour dix heures de vol. Car une règle de plus fait que par souci de sécurité on minimise le survol de l'atlantique et donc on passe par l route du nord, alors qu'en traversant par les Açores je pense qu'il ne faudrait pas dix heures.
On nous projette le film "quatre mariages et un enterrement" ce qui me donne l'occasion de le revoir en écoutant la version française et de mieux saisir quelques subtilités qui m'avaient échapées en vo à Paris. Mon voisin est un vrp fana de plongée qi fait le tour de tous les clubs med où on peut faire de la plongée. Je bois pas mal de champagne pendant le repas pur me faire oublier la classe affaires. On nous passe un autre film tout à fait idiot.
On arrive avec un peu de retard à Miami vers 16h. Au passage de l'imigration on me fait quelques difficultés car ma carte de renseignements n'est pas bien remplie, notamment je ne connais pas l'adresse de ma soeur Isaure chez qui je vais. En plus l'hotesse d'American qui m'accompagn est très gentille mais n parle que l'espagnol et pas un mot d'anglais. Ce qui me plonge dans l'ambiance mais ne facilite pas la dictée d'une carte de renseignements. Je savais que Miami est pleine d'hispanisant mais de là avoir le personnel de l'aéroport qui ne parle pas un mot d'anglais je trouve cela incroyable.
Je récupère mon sac à dos, je passe la douane sans encombre et l'hotesse me guide jusqu'à Isaure qui m'attend gentiment avec Hugo dans une poussette.
Nous avons un peu de mal à retrouver sa voiture, il faut prendre le bon ascenseur puis monter au bon étage. Hugo me reconnait plus ou moins mais il est devenu assez timide et il parait qu'il a peu regressé suite à leur arrivée à Miami. En tout cas je dois dire que je suis content de le voir.
On va donc en voiture dans le quartier de Coconut Rove où habitent Isaure et Eric
Coconut Rove On fait des courses pour la maison et on s'arrète aussi dans plusieurs magasins car je souhaite acheter des chaussures bateau.
Puis on rentre à la maison où Eric commencait à s'impatienter. Il me fait faire le tour du jardin, qui est très sympa avec une végétation tropicale dont un bananier.
La maison est aussi sympa avec quatre pièces sur un étage plus une grande cuisine avec coin salle à manger dans une véranda.
On dine tous les trois des steaks que nous avons achetés avec isaure et qui sont plutôt bons. Je tiens assez bien le coup du décalage horaire. Mais je ne me fais tout de même pas prier lorsque l'on va se coucher vers 11h.
Je partage la chambre d'Hugo et ait donc le plaisir d'être réveillé par celui-ci à 7h du matin. Heureusement graecirc;ce au décalage horaire cela ne me gène pas trop.
On petit déjeune assez tôt car Eric a reservé un bateau pour la journée et on a rendez vous avec Franz Nin à 9h au débarcadère.
On y arrive à 9h35, mais il a téléphoné parait il à 8h30 au loueur pour prévenir qu'il aurait vingt minutes de retard. Comme à 10h ils ne sont toujours pas là lui Franz et sa femme Suzanna, on décide de partir après lui avoir laissé plusieurs messages sur son répondeur. On part à quatre avec Anne une amie française d'Isaure qui fait de l'audit dans une société de distribution de parfums.
Eric conduit un bateau pour la premièr fois et a donc un peu du mal à la faire démarrer et à le manoeuvrer au début. le moteru semble assez poussive et les accélérations n'ont pas l'air violentes cela risque d'être dur de démarrer en mono.
On longe la baie de Miami en passant en revue les différents quartiers et les régiments de buildings. On passe sous plusieurs ponts. Et alors que l'on s'engage dans un chenal qui mène dans une partie un peu plus intérieure de l'a baie, on s'échoue soudain sur le sable. Eric qui était d'assez méchante humeur depuis le début accuse Isaure de cet incident. En tout cas nous sommes bien coincés. Nous descendons dans l'eau pour tenter de pousser le bateau mais il ne bouge pas. On finit par parvenir à lui faire faire demi-tour sur lui même et par le pousser là d'où il vient. Je sens sous mes pieds dans le sable le sillon creusé par l'hélice sur le fond. Finalement on s'en sort bien mais on a eu le temps de se trouver vraiment bêtes obligés de rentrer à pied et penauds au débarcadère.
On pousse plus loin et on passe devant le hard rock café qui est ornementé d'une guitare géante devant son entrée.
On trouve un endroit assez calme dvant des villas entourées de végétation pour faire du ski nautique. On fait du bi avec un mono et un bi. Eric commence et se débrouille super bien. A mon tour, j'arrive bien à faire du bi mais quand il s'agit de lacher l'un des deux skis pour faire du mono je me casse la gueule en tentant de mettre mon pied libre dans la sangle du mono. Du coup j'essie de sortir en mon lusieurs fois, mais je n'y parviens pas. La première fois j'étais à deux doigts d'y arriver, mais après je ne suis pas assezgroupé et je n'y arrive pas, un bon skieur de mon poids devrait pouvoir le faire tout de même. Un type nous engueule avec son mégaphone car on fait du ski devant chez lui. On va donc un peu plus loin, mais là il y a plein de jet skis et on est beaucoup moins tranquiles. On boit des bières et on boufe des noix de cajou.
Alors qu'il avait un peu plu au départ, puis un long moment de gris, le soleil fait son apparition. Et il tape dur.
Eri crefait du ski, avec Anne comme conductrice. Elle se fait aussi engueulé car Eric est toujours nerveux. I faut dire qu'elle fait trois fois le tour d'Eric avant qu'il parvienne à attrapper le palonnier, tellement elle a peur de le froler. C'estassez rigolo de le voir gueuler alors que l'on torne en rond autour de lui. Du coup isaure se met aux commandes et se fait incendier pour chaque maladresse.
on prend le chemin du retour. Eric pilote et j'en profite pour faire un long moment de bi le long de la baie que l'on relonge dans l'autre sens. Jusqu'à ce que je fasse une erreur probablement de fatigue. On rentre au port vers 3h, ravis de notre balade, bien rouge de soleil.
Il parait que Franz a fini par arriver vers 10h35. On rentre à la maison après être passé dans un magasin pour acheter des t-shirts, notamment pour Claire van Eeckhout.
Le soir Franz arrive assez tôt vers 7h. Il me trouve à la sortie de ma sieste et je ne suis donc pas très frais pour le recevoir. I m'a gentiment appporté un livre sur cassettes. Le diner n'est pas du tout prêt et il assiste aux préparatifs pendant que nous faisons connaissance. je suis content de le voir après l'avor eu plusieurs fois au téléphone. Il nous explique combien il est attaché à son titre de docteur et c'est pourquoi il faut bien faire attention à l'appeler docteur. Par contre il ne respecte pas tellement le désir de certains d'avoir leur nom prononcé différemment.
Nous avons une conversation particulière sur leur difficultés relationnelles dans leur famille. Il prétend voir cela clairement étant un rationnel et non pas un émotionnel comme les autres. Je n'hésite pas à lui faire remarquer qu'il ne trompe que lui même en se faisant passer pour rationnel. Je crois que je communique assez bien avec lui.
Pour le diner les Viry viennent ainsi qu'Anne. On attend Patricia Boutet et Christophe un ami qui doit aller la prendre à l'aéroport. Mais ils arriveront assez tard.
Nous dinons sur une table très jolie, avec toute autour de nous la véranda qui est éclairée par des projecteurs exterieurs sur la végétation. Il ne manque queles bougies sur la table.
On a un tarama de saumon et un poisson qu'Eric a cuit au barbecue. Franz a un peu du mal à s'intégrer à la conversation, mais à la fin il finit par se marrer un peu. Je suis surpris car je l'imaginai plus mondain et à l'aise que cela. Alain Viry lui est très décontracté. Franz a son page qui sonne plusieurs fois pendant le diner. Il rappelle Suzanne, sa femme qui doit s'impatienter. Il a du lui dire qu'arrivant tôt pour diner il retournerait chez lui tôt. En tout cas c'est assez désagréable d'avoir ce truc qui bipe sans arrêt. Il parait que Suzanne devait diner avec une amie italienne que finalement elle n'a pas retrouvée. Mais il me semble qu'il ne faut pas trop préter foi aux excuses et explications invoquées par Franz. Avant le diner pour s'excuser d'être venu sans Suzanne il nous a carrément dit qu'elle était indisposée en ce moment. Bref il part à peine la dernière bouchée avalée. Alors que les Viry s'incrustent et attendent avec nous Patricia et Christophe. Moi j'ai fini par m'assoupir dans le canapé.
Du coup je vais me coucher dès que Patricia et Christophe finissent par arriver.
J'ai bien fait de me coucher tôt et d'anticiper un reveil matinal d'Hugo. Car effectivement à 6h30 il me réveille en sautant sur moi dans mon lit. Je parviens à le maintenir silencieux jusqu'à 7h35 pour preserver le sommeil des autres.
Mais à 7h35 je ne le tiens plus et je sors de la chambre pour aller petit déjeuner avec Eric. Il passe plusieurs coups de fil en France et en Belgique pour organiser son retour un peu anticipé car sa grandmère belge vient de décéder. Et il faut donc qu'il aille en Belgique pour préparer les obsèques de Jeudi et trouver quelqu'un pour garder les enfants pendant ce temps là. Puis Eric part à son bureau.
Patricia et Isaure se réveillent lentement. On traine n peu dans le jardin. Je papote avec Patricia, pendant qu'Isaure déarre ses valises. Alors que je commence un peu à m'impatienter et à craindre que toute la journée se passe à tourner en rond autour des valises. Isaure décide d'aller faire des courses et on sort fort heureusement.
On va commander des chaussures bateau dans le magasin où nus avions déjà été avec isaure. Car ils n'ont pas en stock le modèle que je désire. Puis on va dans un magasin d'objets d'art où Isaure veut acheter et faire choisir à Patricia son cadeau de mariage. Puis Isaure m'achte des épingles à nourrice pour fixer mon gant detoilette.
On rentre déjeuner à la maison. Patricia qui a faim nous prépare un poisson pendant que la jeune fille fait le repassage.
L'après-midi se passe dans les bagages. Je fais une petite sieste et je m'occupe alternativement d'Hugo. Car à chaque fois que je m'en charge au bout d'un quart d'heure j'en ai marre et je l'envoie à Isaure et Patricia pour respirer un peu. puis il revient me voir quelques temps après.
Vers cinq heures Chritophe arrive, car il doit venir s'installer ici pour garder la maison et pour s'occuper de moi tandis que la famile Pierson part en France pour les vacances. Vers six heures Alain Viry arrive avec sa cadillac pour emmener toute la famille plus Patricia à l'aéroport.
je reste à papoter avec Christophe. il s'est install à Miami suite à son divorce et tente de refaire sa vie ici mais ce n'est pas facile de décoller sans papiers. Pour l'instant il envisage plusieurs petit business, mais rien de vraiment sérieux.
je téléphone à American Airlnes pour tenter de changer ma reservation Miami Guatemala City de demain. mais même pour me décaler d'une paire d'heures et prendre le vol suivant, ce qui me permettrait d'aller à la plage de Miami, ils m'annoncent une pénalité de 125 dollars. Ce qui fait le bain de mer un peu cher. J'ai beau insisté, raconter mon histoire d'aveugle, demander à parler au manager, rien n'y fait.
Vers 7h Franz fini par arriver, alors qu'il avait dit qu'il serait là à 5h. Il est toujours aussi imprévisible.
Il nous emmène diner. On prend sa grande et vieille voiture. Franz et Christophe comparent leur voiture qui sont à peu près identhiques bien qu'elles portent deux marques différentes. Ce sont toues les deux des tanks très longues, à deux portes, qui consomment énormément et sont vendues presque rien.
On va diner à Miami Beach diner au restaurant Piola rue Washington qui est un restaurant italien.
Piola Franz nous dépose devant le restaurant et va garer sa voiture dans son parking qui est juste à coté. On attend sagement au bar, mais comme au bout de 40 minutes il n'est toujours pas là, on va faire un tour dans le quartier et sur la plage de Miami beach qui est juste à coté. On fait quelques pas sur Ocean drive qui est l'avenue du bord de mer, avec plein de bars et de restaurants tout du long. L'athmosphère est très agréable et on sent qu'il s'agit d'un lieu de plaisir. Il y a des petits palmiers sur la plage.
On revient au restaurant où Franz et sa femme Suzanne Watanabe sont enfin arrivés. Je prends une crèpe épinards fromage qui est excellente.
Une amie brésilienne de Suzanne, Daniella nous rejoint. Franz nous invite très généreusement tous. Puis une autre amie italienne de Suzanne: Luisa nous rejoint.
Du restaurant on va sur Ocean drive. On marche un peu avant de s'arréter dans un bar où on peu danser sur la terrasse plus ou moins en plein air. C'est très sypa. Je suis plutôt en forme, je danse avec les deux filles Daniella et Luisa et je sens que j'ai un succès simultané auprès des deux. Ou au moins elles sont contentes que l'on s'occupe d'elles. En tout cas Luisa me tient assez familièrement par la taille, mais malheureusement c'est Daniella que je trouve plus à mon go–t. Franz toujours imprévisible soudain se trouve crevé et nous laisse pour aller se coucher. Il m'a parlé hier d'u copain qu'il a au Guatemala, mais aujourd'hui je ne sais pas pourquoi il n'est plu question que je prenne contact avec lui. Il pretexte qu'il a tenté de l'appeler mais que comme c'est le 15 aout il n'a pas réussi. Cela semble une fois de plus un enthousiasme un peu rapide et prétentieux qui retombe mollement.
On continue à danser pendant un moment puis on se sépare des filles. Suzanne se tape très gentiment de nous racompagner dans la Le Baron. Car il y a tout de même une petite demi-heure de route. A l'aller c'est Christophe qui conduit mais au retour il faudra bien que ce soit elle.
J'ai noté les numéros de Luisa au 6741253 et Daniella au 8665202.
En rentrant Christophe et moi nous trouvons un mot sur la porte d'entrée nous prévenant de ne pas nous étonner ou nous efrayer de voir la maison occupée, mais la famille Pierson, qui devait prendre un vol d'Air France c'est retrouvée sur le carreau à cause d'un over-booking. Et ils ne partiront que demain.
Du coup je redors avec Hugo qi me réveille à 5h30 pour avoir un biberon. Puis je suis réveillé à 7h30 par Franz qui téléphone pour me souhaiter un bon voyage. Malgré l'heure matinale l'intention est sympathique. mais décidément il a du mal à respecter les autres, ou en tout cas leur sommeil.
On petit déjeune tous ensemble. Eric feuillette un journal à la recherche de la voiture d'occasion qu'ils pourraient acheter.
je boucle mes bagages et je dis de nouveau au revoir aux Pierson et à Patricia. Christophe m'emmène gentiment à l'aéroport. J'y trouve un distributeur qui enfin veut bien me donner 400 dollars.
J'essaie selon les conseils de Patricia de négocier avant l'embarquement un surclassement. Mais je n'obtiens qu'un rire amusé par ma demande de l'hotesse au comptoir. Elle tente de me réclamer le paiement d'un visa pour le Guatemala, mais finalement en pianotant sur son clavier elle se rend compte que les français, contrairement aux américains n'en ont pas besoin. Ce qui n'est pas sans l'étonner.
Christophe est autorisé à m'accompagner jusqu'à la porte de l'avion. C'est la première fois que je vois cela. En tout cas c'est sympa.
Dans l'avion je suis assis à coté d'une jeune fille nommée Anna, guatemalteque elle fait un MBA à l'université de Miami. Elle parle très bien anglais et me donne quelques tuyaux sur son pays. Arrivé à l'aéroport de Guatemala City elle m'aide à descendre de l'avion et à m'y retrouver dans l'aérogare. Je lui propose de passer une partie de l'après-midi avec elle ou de l'inviter à diner. Mais c'est peu probable qu'elle puisse car elle est attendue par sa famille.
Anna m'aide à remplir les formalités de police et à passer la douane. Heureusement car American Airlines ne semble pas très organisé de ce point de vue là et personne ne m'attendait à la descente de l'avion. Anna m'aide encore à aller au guichet de change.
Puis je rencontre d'autres personnes qui m'aident à récupérer mon sac à dos sur le tapis roulant.
Ces gens sont en deux voitures et l'un d'entre eux m'emmène carrément jusqu'à mon hotel. Il ne parle que l'espagnol et donc notre conversation est limitée, mais il est super sympa. Au début je crois qu'ils m'ont mis dans un taxi, donc arrivé à l'hotel je demande au gars combien je lui dois. Mais comme il refuse tout argent je réalise qu'il s'agissait d'un des copains du groupe. Il fait assez chaud, l'ambiance est assez latino-américaine, avec les rues mal goudronnées, l'athmosphère chaude et humide et la circulation assez désordonnée.
Mon hotel est l' hotel colonial setima avenida, caille quatorze, zone 1.
hotel colonial Il y a bien une chambre reservée à mon nom, car j'avais fait téléphoné de Paris par Gonzague. Le prix est de 107 carretas. Et le carretas vaut à peu près un franc.
carretas Il y a un patio avec des oiseaux, ma chambre a une douche et donne sur le patio. Le tout est tout à fait style colonial. J'ai d– arrivé vers une ou deux heures de l'après-midi. Et je fais une petite sieste qui se prolonge jusqu'à 5h.
Je sors faire un petit tour en ville. La ville a l'air assez moche. Il y a des maisons de toutes les couleurs avec des rues en quadrilatère. Les trottoirs sont assez peu larges et hauts au dessus de la chaussée, mais ma canne semble faire tout de même de l'effet et me facilite le passage. Je suis repéré comme un aveugle et quelques personnes m'aident à traverser les rues.
Je reviens à l'hotel après être passé dans une rue un peu animée. Mais cela me confime que se promener tout seul quand on ne voit pas dans les magasins, cela ôte une partie du charme et le fait de ne pas parler la langue en ote encore ue partie. Finalement mon tour s'est borné à un tour du quartier, car je ne veux pas prendre le risque de me perdre et de toute facon le plaisir est assez limité.
Je me propose d'appeler des amis d'amis, d'amis, dont j'ai le numéro par France Pelletier. Mai en rentrant à l'hotel, je commence par m'allonger cnq minutes. Et en fait je roupille encore deux heures. Je me réveille vers 8h et alors il me semble trop tard pour m'inviter chez des inconnus. Du coup je me couche vraiment et je fais une longue nuit pour récupérer des nuits qu'Hugo m'a un peu raccourcies.
je vais petit déjeuner dans le patio de l'hotel. je parviens à commander des oeufs brouillés. puis je retourne dans ma chambre où en attendant les autres je me lave, me rase et me shampuine pour être frais et propre avant de partir vers de nouvelles aventures.
Ils arrivent vers 11h du matin, laors que j'ai à peine fini de ranger mes affaires. On va s'asseoir dans le lobby de l'hotel, décoré par un faux feu de cheminée pour faire un peu connaissance. Car en fait nous formons un groupe de quatre persones, mais je n'ai jamais vu jean-François Moulin ni Clémence Deguilhem et je n'ai vu france Pelletier que brièvement pendant une soirée. On sent donc une curiosité certaine de part et d'autre. ils m'exposent prudemment le tour quils ont projettéz de faire. En espèrant ostensiblement que cela me convienne, cela tombe bien car cela me parait tout à fait plaisant. Il consisterait à faire le tour du Guatemala en faisant un petit crochet par le Onduraz et par le Belaise.
après s'être mis d'accord sur ces principes, on récupère les sacs stockés dans ma chambre et on quitte l'hotel. on marche un peu dans la ville pour aller chercher un bus qui nous emmène jusquà la gare des autocars. on passe à coté d'un jardin où il y a pas mal d'hommmes qui flanent.
Lorsque l'on descend de l'autobus on arrive szur une grande esplanade avec plein d'autocars pour toutes le sdirections et des étalages de marché entre les autocars. Il y a plusieurs hommes qui se prposent pour nous aider, mais avec chacun des indications contradictoires.
On essaie de trouver parmi tous les cars en attente de départ, celui qui peut nous emmener à Cichicastelengo. on monte dans un car que nous a indiqué un type. Nous sommes les seuls touristes à bord. Il y a plen de vendeurs de tout et de n'importe quoi qui montent dans le car et font toute l'alée centrale en proposant leur produits. Cela me rappelle vraiment le Pérou. Cela va des fruits, en passant par les coca et les chips, jusqu'au couteaux, croix, porte-clés.
Le car finit par partir, on fait plusieurs arrêts où on charge du monde. Nous sommes assis à trois par banquette y compris sur les notres. il y a même plusieurs personnes debout. Jean-François se lève pour laisser une dame et sa petite fille s'asseoir. Il se met à pleuvoir des cordes, mais cela n'empèche pas le bus d'avancer à toute vitesse dans la campagne. On a 146km à faire jusqu'à Cichicastelengo. On est monté dans le bus à 11h45, on est parti à 12h30 et on arrive à 3h30.
on a pas mal monté, on a traversé des régions très vertes, avec une végétation plutôt luxuriante, de nombreux champs cultivés. Je suis assis à coté de Clémence avec qui je fais un peu connaissance. Le groupe a l'air très sympa et cela s'annonce très bien. Ils ont dormi que quatre heures cette nuit où ils étaient à Mexico et donc ils sont un peu crevés, ce qui n'est pas mon cas.
A peine descendu du bus un type nous saute dessus pour nous proposer un hotel, qui est effectivement un des hotels conseillé par le routard On y va et on prend une chambre sans douche pour 40 quetsales pour Jean-François et moi, tandis que les filles prennent une chambre avec douche. Cela me rappelle vraiment nos petits hotels de Bolivie avec petite chambre propre mais sans aucun confort qui donne sur la cour.
On pose nos affaires puis on va se balader dans la ville. On se retrouve sur l'emplacement du marché. Il n'y a pas encore beaucopu d'animation.
Mais il se met à pleuvoir ce qui interrompt notre balade et on va se réfugier trempés dans un bistrot. On prend ce que l'on comprend comme étant la spécialité de la maison. C'est à dire quatre morceaux de viande grillés avec du riz et des carottes. Ce n'est pas terrible, le tout arrosé d'une bière. On ressort vers 5h30 alors que la pluie a cessé.
On poursuit donc notre balade dans la ville. Il y a des maisons de toutes les couleurs. Avec du bleu, du vert, du jaune, ... On pousse jusqu'au cimetierre, où il y a des mausolées pour chaque famille peints aussi de toutes les couleurs. C'est émouvant de voir ainsi un cimetierre village.
On visite aussi les jardins du Maya Inn, qui semble être une auberge assez luxueuse avec un gazon très bien tondu, pleins de sortes de plantes différentes en décoration, des petites cours avec des patios où sont distribuées les chambres. Le tout est légérement en ente sur des terrasses. Ue affiche nous invite à y revenir vers 7h pour boire un verre en écoutant l'orchestre qui joue dans le bar. Ca a l'air très sympa comme hotel.
La nuit tombe vers 18h30. On voit pas mal de monde qui commence à s'afférer sur la place du marché pour préparer leur stands. Le marché a lieu deux fois par semaine le Jeudi et le Dimanche.
On revient au Maya Inn. On prend deux margaritas qi sont très bonnes. Il y a bien un orchestre qui joue avec des Marinbar, instrument local qui ressemble à un xelophène. Il jouent très bien. Au point que l'on va dans la cour où ils jouent pour les applaudir et danser un peu devant eux. Ily a aussi une batterie et une basse qu les accompagne. Et ils jouent carrément à deux ou à trois en même temps sur le Marinbar. Ils arrivent à avoir un rythme et des mélodies excellents.
On fait une dernière balade dans la ville en allant vers l'hotel où on arrive vers 8h30 assez crevés donc on ne tarde pas trop à se coucher.
Je me lève vers 6h. Je prends ma douche froide, bien s–re dans le cagii à porte battante de la cour, tandis que Jean-François va voir comment se prépare le marché. Il revient en disant que c'est déjà commencé et qu'il y a pas mal d'animation et qu'il ne faut pas que l'on tarde. Les filles ne prennent pas de douche. On arrive alors qu'il n'y a pas encore beaucoup de touristes les marchands sont encore afferés à préparer leur étalage. C'est assez rigolo de voir tous ces préparatifs. On monte sur la galerie d'un batiment qui domine le marché pour voir le marché de haut. Mais en fait on voit surtout des baecirc;ches alignées. Le ciel est tout bleu. il fait un peu froid à cette heure matinale, mais je me suis tout de même mis en bermuda.
En guise de petit déjeuner on achète à une bonne femme des bananes et surtout un jus d'orange qu'elle nous sert dans un grand verre après y avoir cassé deux oeufs. Cela semble une coutume locale car on voit plusieurs clients passer par ce stand. Ce n'est pas si dégueulasse que ce que l'on pourrait imaginer. France se lance même pour avaler le jaune d'oeuf qui nage au fond du verre.
On passe ainsi toute la matinée à se balader dan les rues de du village qui sont presque toutes consacrées au marché. Il y a des échoppes de tout, nourriture, vétements, souvenirs; Mais il y a beaucoup d'étalages et pas mal de touristes, mais peu de chalands locaux. Cela n'a pas l'air d'être vraiment le marché de référence pour les guatemaltèques.
On fait une pause dans un restaurant d'hotel pour prendre un vrai petit-déjeuner avec des oeufs brouillés et des tas de bonnes choses. On passe aussi près d'une heure à faire la queue dans une banque pour changer de l'argent. On y est arrivé à l'ouverture à 9h, mais il y avait pas mal de queue et surtout cela ne débite pas vite du tout car il faut passer par deux guichets différents où le préposé tape poussivement sur sa machine à écrire le bordereau de change.
Malgré le peu de choses qui me paraissent tentantes, j'achète tout de même une ceinture bariolée, des bretelles et une ficelle pour les lunettes du même style. Je négocie comme un forcené ma ficelle de lunettes dont le prix est déjà misér able.
On passe par la rue des bouchers où les étals sont impressionnants avec les quartiers de viande exposés. Puis le quartier des fruits et légumes.
On croise pas mal de francophones, assez bizarrement ils ont l'air plus nombreux que les autres nationalités. On négocie assez mal avec les marchands. Je ne suis pas le plus mauvais négociateur. Bien que je sois assez vexé de ne pas avoir réussi à négocier 5 charmantes petites robes d'enfants dont l'unité est vendue 25 quetsales et que je ne parviens pas à négocier pour 120 quetsales. Je suis assez maladroit pour jouer au bras de fer et rompre la négociation. Du coup on repart tous avec une envie rentrée de robe d'enfant.
Bref ce marché dans ces rues chaotiques du village est très folklorique et coloré, il n'y a pas trop de touristes contrairement à ce que l'on craignait, même s'il n'y a encore moins de clients locaux.
Vers midi on repasse par l'hotel. les autres prennent une douche, on range nos affaires et on repart.
On monte dans le premier bus qui se présente pour Panarachel, sans trop regarder s'il est direct ou non. Ce qui est une erreur car on mettra deux heures et demie au lieu de l'heure annoncée par le Routard. Mais la route est très belle sur les crètes qui domine le lac. La végétation est toujours très abondante. Nous nous sommes arrétés un peu partout dans les petits bleds. Il n'y a que des touristes à avoir pris le car de bout en bout, tous les indigènes sont descendus ou montés en route. Clémence a l'air d'avoir bien sympathisé avec son voisin Maximo italien de charme. Le bus était bien bondé.
Arrivé à Panarachel au bord du lac Attitlane
Attitlane On se précipite pour aller prendre un des bateaux qui desservent les villages disposés sur les rives du lac. France a potassé les guides avec moi dans le car et a choisi les villages où nous pourriosn aller passer la nuit. J'aime bien cette méthode qui ne laisse pas trop de choses au hasard et qui conduit à lire les guides avant de se jetter à l'aveugle dans la mélée. Je suis content de la tournure que prend ce voyage, le groupe s'annonce très sympa, actif et pas trop porté sur les rites "bouffe, sieste". D'ailleurs personne n'a réclamé d'arrêt pour le déjeuner et la pression des horaires de car s'est imposé d'elle même, à ma grande satisfaction.
Nous sommes alpagués sur le chemin qui descend au débarcadère par des représentants des différents bateaux.
On cherche d'abord un bateau pour San Antonio ou Santa Catharina mais à cette heure ci il n'y a plus que des bateaux privés pour y aller et les seuls bateaux publics vont à San Pedro ou Santiago. Les premiers sont des plus petits villages moins touristiques et donc plus typiques d'après les guides. Un type nous conseille vivement d'aller à San Pedro, évidemment puisqu'il représente le b ateau pour San Pedro. Mais notre Routard semble aussi nous conseiller plutôt San Pedro. Donc on prend le bateau pour San Pedro. On y retrouve les italiens dont Maximo qui étaient avec nous dans le car, bien que nous avions compris qu'ils avaient choisi d'aller à Santiago. Clémence avec une spontanéité que j'admire se déplace sur le bateau pour aller papoter avec son Maximo. Nous sommes sur le toit du bateau, tous les touristes en rang d'oignon assis appuyés à une petite rambarde de vingt centimètres sans sièges pour s'asseoir. Tandis que les indigènes sont plutôt en bas à l'abri du soleil. Je discute avec un français de 18 ans qui est mon voisin, qui voyage avec sa mère et qui nous donne pas mal de tuyaux sur les coins à voir où ils sont déjà passés. Il est manifestement très fier de nous donner des tuyaux et d'avoir de l'avance sur nous.
On fait du cabotage le long des côtes du lac à s' arréter à chaque petit pueblo. Au bout de deux heures et demie on finit par arriver à San Pedro. Les ries du lac sont très belles avec des montagnes presque tout autour.
A San Pedro on cherche un hotel. Ici aussi il y a plein de gamins qui nous proposent de nous conduire du débarcadère à un hotel. On finit par choisir un hotel très moyen avec des petits bungalows alignés et des chambres indépendantes le long d'un patio en béton. On a rencontré un américain qui veut loger avec nous donc on prend une chambre de trois pour les garcons et une de deux pour les filles.
On pose nos affaires dans nos chambres qui ferment avec de vagues cadenas. Puis on va se balader dans le village on retrouve notre américain qui vient de Los Angoles et qui s'appelle Chon.
Le village est situé au pied d'un volcan. Et ca grimpe assez raide sur les coteaux environnants. On monte jusqu'au petit plateau au dessus du village où est situé le terrain de foot. Ils n'ont pas interêt à arroser le ballon dans tous les sens car le terrain est assez proche du vide. Il y a pas mal de jeunes qui jouent là haut. :p;La nuit tombe et on assiste à orage sec avec des éclairs qui strient le ciel.
De retour dans le village on cherche un restaurant, des touristes croisés nous en conseillent tout en nous mettant en garde contre le délai d'attente des plats. Et en effet on attend 1h50 entre le moment où on a commandé et le moment où nos pizzas arrivent. Ce qui nous a donné le temps de boire pas mal de bière et de papoter longuement. J'ai papoté notamment avec Clémence. Je me jette sur ma pizza lorsqu'enfin elle arrive. Les italiens du bateau viennent aussi s'installer dans ce restaurant. Le combe de cette longue attente c'est que la pizza m'a ouvert l'appétit et que je crève de faim lorsque l'on sort du bistrot. Il faut dire que le petit déjeuner est loin.
Ensuite on va dans un bar boite qui est à coté. Où on boit une dernière bière. Les italiens nous y rejoignent et Clémence toujours sans complexe va rejoindre Maximo. Tandis que nous ne tardons pas à aller nous coucher, car à part les italiens il y a quatre filles dans toute la boite pour n garcons, donc pas la peine de faire des heures supplémentaires. On laisse donc Clémence avec les italiens et on part retrouver l'hotel. Mais on tente de passer par des tas petits sentiers qui se glissent entre les jardins potagers des maisons. C'est super rigolo et plein de charme. Très étroit ces sentiers descendent de la colline entres les hautes haies, dans une pénombre assez complète. On finit par se perdre à force de tournicoter. Heureusement un indien nous vient en aide et nous remet sur la route principale.
On se couche. Je suis réveillé à 2h par Chon qui rentre d'on ne sait où. Je me lève pour aller faire pipi et je croise Clémence qui elle aussi rentre.
Je me réveille vers 7h, je réveille Jean-François après avoir pris ma douche. On va réveiller les filles puis on va petit déjeuner au restaurant qui est juste à coté et qui vraisemblablement dépend de l'hotel. On s'installe sous neterrasse couverte avec vue sur le lac et les collines environnantes, il y a pire comme décor. Heureusement d'ailleurs que le décor est beau et qu'un beau soleil règne car il nous faut une bonne heure pour petit déjeuner dont une large partie est consacrée à attendre que l'on veuille bien prendre notre commande. Mais cela se concrétise par une excellente omelette aux oignons et aux haricots noirs et d'assez bons petits pains chauds à la confiture. Je finis l'omelette de Chon. Cela valai la peine d'attendre et on est vraiment bien. D'ailleurs on s'atarde à cette terrasse alors que peu à peu les touristes s'y succèdent.
Finalement un type nous aborde pour nous proposer de faire une balade à cheval. J'hésite à y aller car je reste sur une mauvaise branche basse lors de ma dernière expérience équestre. Du coup France avec son caractère vif interprète mon hésitation comme une réponse négative et ne commande que trois chevaux. Et je me retrouve bien s–r un peu décu et assez contrarié que l'on est décidé à ma place. Mais France a une réplique dont elle a le secret et que je ferai bien de méditer : "on ne veut pas de personnes hésitantes, mais que des personnes enthousiastes avec nous".
Une fois que les autres se sont éloignés sur leur chevaux avec leur guide qui suit à bicyclette. Je prends mon parti et je pars avec Chon faire un tour dans le village.
Il veut d'abord retourner là où on a vu des bonnes femmes tisser du tissu pour leur en acheter un morceau. On fait du coup une balade très agréable dans tout le village. On repasse par les jardins où on s'est paumé hier soir. Il y a toute une série d'escaliers et de sentiers qui sillonnent entre les haies et les lopins de terrain de chaque maison. On voit un groupe d'indiens penchés sur une canalisation d'eau qui fuit apparemment et en grand conciliabule en indien pour savoir quel traitement il convient de lui appliquer.
Puis on passe par un petit marché très coloré et authentique. Chon est très aimable et dit bonjour à toutes les personnes que nous croisons. On respire vraiment l'athmosphère du village, avec ces personnes qui circulent chargées de colis, les hommes qui travailent dans leur atelier la porte ouverte sur la rue, etc.
On rentre de notre balade au moment ou les autres rentrent de la leur. Ils ont l'air crevés, il parait qu'ils ont fait du galop presque tout le temps.
On boit un 7-UP à coté du restaurant, car France veut être au soleil et moi je me tiens à l'ombre d'un arbre. Puis on range nos affaires, on laisse nos chambres après avoir récupéré le linge que l'on a donné à laver le matin à une femme de ménage moyennant 1 quetsale la pièce. Donc pour ce prix on aurait eu tort de se priver.
On est à l'embarcadère pour prendre le bateau de midi. On monte de nouveau sur le toît.
On refait escale au sud de San Pedro. Un marin nous indique que si on le souhaite on a le temps de se baigner en attendant le départ. Du coup quelques touristes se jettent à l'eau. J'hésite à y aller moi même car je ne sais pas quoi faire du gant de toilette qui contient ma fortune et qui est caché dans mon calecon. Mais je parviens à le sortir discrètement et je laisse parmi mes affaires. Je me baigne dans mon calecon indien dont l'élastique est très lache, ce qui m'empèche de nager car je dosi en permanence le remonter. Et en plus je n'ai pas de masque. Mais c'est tout de même bien agréable de prendre un bain frais. L'eau est à une température tout à fait moyenne. On remonte sur le bateau peu avant le départ. On se fait sécher au soleil sur le pont. On sèche très vite, il y en a même qui craecirc;ment. Heureusement moi je suis déjà un peu bronzé.
La traversée dure encore deux heures. Ce que je trouve un peu long, mais il parait que la paysage est très beau et donc cela ne parait pas long aux autres.
On arrive à Panarachel vers 14h30. On ne va pas tout de suite voir les horaires de bus, car les autres ont vraiment chaud et envie de se baigner. Alors tant pis si on rate un bus. Je suis un peu dérouté car jusqu'à présent c'est l'efficacité qui règlait notre vie. Mais on va se baigner sur la plage d'à coté. Cette fosi ci je prends un vrai maillot et mon masque. Graecirc;ce à quoi je peux vraiment me faire plaisir et nager. Je tente de plonger au fond à quelque distance du bord. Mais cela doit descendre à pic car bien que je descend jusqu'à une dizaine de mètres, je ne touche rien. Mais pour une fois j'éprouve un sentiment d'appréhension à l'idée de descendre plus loin dans l'inconnu. D'habitude certes je redoute de me cogner à quelque rocher ou autre obstacle mais là c'est vraiment une peur inexpliquée, c'est rigolo. En tout cas ce bain est bien agréable.
On se rhabille et on va à la gare des bus. On y arrive vers 15h45. On y apprend que le bus direct pour Antigua partait à 15h. On tente de savoir à quelle heure est le suivant. On obtient plusieurs versions différentes, mais il semble qu'il y en ait un à 17h avec plusieurs changements en perspective.
Cela nous permet de nous balader dans les rues et de voir une facette de Panarachel que nous n'avions pas percu hier. Il y a plein de touristes, de boutiques et de voitures qui sillonnent le village. On comprend mieux pourquoi San Pedro a la réputation d'être un havre de paix à coté de Panarachel. Tout est relatif,car pour moi San Pedro n'est pas si extraordinaire et ressemble à tous les villages de Bolivie par exemple.
On va dans un restaurant conseillé par le Routard et proche de lagare routière. On se retrouve à une table de jardin sous un parasol sur une pelouse plutôt sympa. On commande des tacos et des poivron farcis. On boit pas mal de bire malgré la crainte d'avoir envie de faire pipi dans le bus.
Malgré le service un peu lent ici aussi on parvient à être dans le bus en avance. Ce qui nous permet d'avoir des places assises, heureusement car il est bondé lorsqu'il part. Manifestement la plupart des passagers sont des indigènes qu iquittent Panarachel après leur journée de travail, ou après leur semaine de travail car c'est le week-end qu qui commence, et rentrent dans leur village. On voit cela notamment parcequ'il y a en pas mal de bien habillés et il n'y a pas que des paysans. Le bus finit donc par démarrer, on est bien s–r trois par banquette et l y a une quinzaine de personnes debout dans l'allée.
Après une heure de bus on en prend un autre, avec des anglaises qui sont assises derrière moi. Elles parlent très bien espagnol. Puis on prend un troisième bus et un quatrième. Entretemps la nuit est tombée. Dans ce quatrièem bus nous sommes debous car nus sommes montés les derniers. On alterne les positions debout et assises sur une demi fesse sur un bout de banquette, ce qui est très fatiguant car l'autre fesse et demi doivent tenir à la force des cuisses. A un moment je m'arceboute de mon dos sur le flanc d'un passager pour rester ainsi assis de travers. On finit par faire n dernier changement et prendre un cinquième bus qui nous amène à Antigua à 9h du soir.
Chon qui est toujours avec nous, nous conduit à un hotel qu'il a déjà pratiqué lors d'un précédent passage dans cette ville. Cela semble correct comme endroit. De toute facon à cette heure ci on a pas vraiment le choix. Jean-François et moi on se retrouve dans une chambre sans fenêtre. On pose os affaires avant de ressortir.
On cherche un endroit pour boire un verre. On commence par aterrir dans une soirée organisée par les élèves d'une école d'espagnol. Il y a des élèves d'un peu tous les pays et cela semble assez sympa. C'est le genre d'école avec des programmes d'été où on rigole plus que l'on ne travaille. Mais la musique y est vraiment assourdissante et en plus il n'y a rien à boire. Donc on va ailleurs. On passe devant un ou deux autres bars qui ne sont pas tentants avec leurs lumières au néon. On finit par arriver dans un bar avec un peu plus d'ambiance et une musique raisonnablement forte. On commande un cocktail très bon fait avec de la grenadine, de l'orange et du rhum, qui s'appelle "le sexe sur la plage". Puis je prends une margarita qui est aussi très bonne. On danse sur des musiques locales. J'ai toujours du malà danser ces musiques chaloupées.
Les filles se font invitées à danser par des locaux. Ou plutôt ils nous demandent à nous les homes du groupe la permission de nous les emprunter le temps d'une danse. Et surtout à la fin de la danse ils raccompagnent leur cavalière jusqu'à sa place et ils viennent ensuite explicitement nous remercier d'avoir bien oulu consentir à ce qu'elle danse avec un autre. C'est le paradis des machos.
Je ne sais pas si c'est l fait d'être ainsi remarquées et invitées, mais les filles sont enpleine forme alors que moi je suis plutôt de mauvaise humeur et j'ai envie d'aller me coucher plutôt que de rester dans cette musique trop forte et que je suis frustré de ne pas savoir danser. Jean-François souhaite aussi aller se coucher. On rentre donc à l'hotel. Les filles nous confient leur argent et décide de ressortir seules alors que nous nous couchos tous les deux dans notre clapier aveugle.
On se réveille assez tard, c'est à dire vers 8h30. Graecirc;ce notamment à l'absence de fenêtre. Je vais prendre une douche. Puis comme je m'apprète à aller réveiller les autres; France arrive en disant qu'elles sont déjà douchées et prêtes à partir.
Le soleil est déjà haut et il fait beau et chaud. Il y a pas mal de linge qui sèche sur des cordes dans la cour tout en longueur de l'hotel. Apparemment Antigua est une étape pour les globe trotters et pour leur linge.
Comme Chon compte rester ici ce soir, on laisse nos bagages dans la chambre qu'il occupait seul et on peut rendre nos chambres et aller se balader dans la ville légers.
On se retrouve dehors après avoir payé nos chambres. La ville est très ancienne avec de nombreuses maisons coloniales, plutôt bases à un ou deux étages. Le tout a beaucoup de caractère et beaucoup d'harmonie.
On va au fameux petit déjeuner offert chez Dona Luisa vanté par le Routard et par plusieurs touristes que nous avons croisé les jours précédents.
Effectivement le petit déjeuner y est excellent. O se retrouve assis dans un patio au premier étage. Il y a des tables dans la cour et dans les salles intérieur, mais on préfère bien s–r être à l'exterieur. L'endroit est vraiment typique et charmant.
J'ai les yeux plus gros que le ventre et je commande des oeufs et des céréales. Alors qu'après l'assiette de céréales je n'ai vraiment plus faim. Heureusement la commande des oeufs n'a pas été prise. Quand on conait mon appétit légendaire qu'une simple assiette de céréales parvienne à me caler est suffisamment éloquent sur les quantités qui sont offertes. Les salades de fruits sont monstrueuses. Et en plus on est servi rapidemment ce qui nous change des habitudes.
Puis on continue à se balader dans la ville. On arrive au marché qui est très authentique avec plein d'indigènes et très peu de touristes. On y vend vraiment tout le necessaire et le superflu pour la vie locale. Du coup les prix sont en conséquence, ainsi Clémence et moi achetons un chapeau à 10 quetsales alors que France avait acheté le sien plus de 20 dans un lieu turistique. On déambule entre les différents étalages. Il y a vraiment de tout, des fruits, des quincaillers, beaucoup d'étalages proposant des paniers en osiers ou des ceintures. C'est vraiment un endroit à ne pas manquer.
Puis on repart dans la ville, au hasard des rues on rentre dans les immeubles dans les cours des hotels.
On va même plus loin à l'intérieur de l'un d'eux qui semble assez luxueux; On voit son bar e acajou magnifique. Puis une femme de ménage nous laisse pénétrer dans une chambre non moins magnifique avec des meubles également en acajou. Dans la cour de cet hotel se trouve un énorme arbre habité par un quetsales, sorte de perroquet typique du pays qui a donné son nom à la monnaie.
quetsales Puis on monte sur le toît de l'hotel pour y admirer la terrasse aménagée en solarium avec des chaises longues où ces dames peuvent venir se faire bronzer à l'abri des regards tandis que leur homme vaque à leurs affaires ou participent à leur congrès. Enfin dans une cour secondaire on voit une femme en train de préparer les tortillas pour la cuisine. Elle pétrit la paecirc;te à la main puis fait cuire les galettes dans un four au feu de bois.
Mais on ne visite pas que les hotels et on rentre aussi dans plusieurs églises.
Dont l'église San Francisco
église San Francisco Il y a justement un mariage qu is'y prépare. Une femme qui fait les bouquets et l'agitation qui précède la cérémonie. Malheureusement notre programme est trop serré pour que l'on reste pour se rendre compte des coutumes locales concernant le mariage. Sur les murs de l'église on trouve de ombreuses ex-voto. Des photos de famille et des tas de choses très variées. Beaucoup sont dédiées à San José de Betencourt qui est du pays et qui a été béatifié par le pape Jean-Paul II lorsqu'il est venu à Antigua.
On voit aussi des monstères. Notamment un grand avec un cloitre immense et des grandes fontaines au milieu. Un autre est pas mal en ruines car il ne s'est pas relevé depuis le tremblement de terre qui a bien dévasté Antigua. Mais comme manifestement la ville ne fait pas l'objet de vastes opérations immobilières de nombreux batiments restent en ruines. Il y a décidément plein de choses à voir. Dans plusieurs batiments on nous réclame 10 quetsales pour rentrer. Mais en général on refuse car les batiments ne nous paraissent pas majeurs et on est là surtout pour respirer l'athmosphère de la ville.
On doit reprendre le car de 3h qui semble être le dernier qui puisse nous emmener à Chiquémoula à la frontière du Onduras. On repasse par l'hotel récupérer nos affaires. On quitte Chon un peu la larme à l'oeil car il était très sympa. Il parait qu'il n'a que 19 ans.
On prend un premier car qui nous emmène à Guatemala City. Puis avec une correspondance assez rapide on en prend un deuxième pour Chiquémoula. On craint toujours de se tromper de bus ou d'être mal orienté aussi on use pas mal de la double enquète.
On arrive assez tard dans la ville. On ne trouve pas l'hotel Hernandez qui nous est recommandé par le guide du Routard; Aussi on aterrit dans un hotel assez moderne. On nous propose un chambre vaste avec quatre lits et deux télés. Mais les lits ne sont pas faits, donc on en demande une autre. Celle où on se retrouve a les lits faits mais une télé qui ne marche pas. Jean-François entreprend de la faire marcher et on finit par faire rouler celle de la chambre d'à coté chez nous. Les chambres sont équipées d'air conditionné mais il fait tellement de bruit que l'on préfère sans passer.
Onest un peu fatigué par le voyage, mais Jean-François et moi on a envie de voir à quoi ressemble la ville. On convaint les filles de nous accompagner. A peine est on dans la rue qu'une averse se déclenche qui grossit très vite au point de nous tremper complètement le temps que nous trouvions abri sous la terrasse d'un bistrot deux rues plus loin.
Du coup on reste là. On prend des bières et des tortillas et on profite de l'ambiance qui semble très sympa dans cette ville. Probablement car nous sommes Samedi soir et du coup il y a pas mal de monde dans les rues, des piétons et des voitures. Des gens qui visiblement sont là pour faire la fête. On ne tarde pas trop à aller se coucher car on doit se lever à 5h pour prendre un car à 6h. Mais on fait tout de même un petit détour pour passer devant les vitrines des cafés, restaurants et boites de nuit d'où jaillissent les échos de la fête. Il y a plein de bars et l'ambiance a l'air chaude. Mais on doit se lever à 5h.
On se réveille à 5h35, heureusement Jean-François a une montre-réveil. Il va prendre une douche un peu longue qui bloque un peu la salle de bains. On part tout de même vers 5h45. On arrive juste à temps au terminal des bus pour atrapper le notre, qui part à 6h. Du coup il n'y a plus assez de places assises pour nous tous et certains se tiennent debout dans le couloir. :h3.Onduras
Le bus nous conduit ainsi jusqu'à la frontière du Onduras. Le bus nous laisse au poste frontière. On doit payer 10 quetsales pour sortir du pays. Ce qui me semble un peu abusif ou tout du moins nous assimiler nous français qui n'avons pas besoin de visa, aux touristes amééricains qui en ont besoin. Du coup on leur fait payer 10 quetsales en échange du fait de ne pas avoir à se faire refaire un visa pour revenir dans le pays. Alors que nous n'ayant pas besoin de visa on devrait pouvoir sortir et entrer librement du pays. Mais bon il faut bien qu'il tire partie de ce flux de touristes qui franchir la frontière pour une paire d'heures;
On marche à pied jusqu'au poste frontière du Onduraz, on emprunte une passerelle de bois qui franchit une petite rivière frontalière.
On paie encore une taxe pour rentrer au Onduraz et avoir un coup de tampon sur notre passeport.
De l'autre coté des taxis pick-up nous attendent et nous proposent de nous conduire jusqu'au site de Copal. Pour cela ils demandent 20 monnaies locales par personne. Ils ont beau être deux, ils se serrent les coudes et donc pas moyen de négocier. On était pas mal de français dans le bus à se retrouver dans ces pick-ups. Les filles crachent un peu sur deux minettes en t-shirt blanc immaculé qui ont l'air trop bcbg à leur go–t. Pourtant elles ont l'air plutôt mignonnes et moi je regrette qu'elles ne prennent pas le même pick-up que nous. Il parait que ce sont elles qui se sont livrées tout à l'heure à l'avant du car à une dispute épouvantable qui a retentit dans tout le car.
On se retrouve entassés à l'arrière du pick-up. il y a 12 kilomètres de piste jusqu'au site de Copal. La route est en tellement mauvais état que l'on met plus d'une demi-heure pour franchir ces 12km. Il y a un type dont le chapeau s'envole en route. Il descend pour le ramasser et court après le pick-up pour remonter. Mais peine perdue, on le laisse courir derrière sans vergogne et il ne parvient pas à nous ratrapper.
On arrive à Copal, les chauffeurs des pick-ups nous recommande vivement d'être ponctuels au rendez vous pour le retour. Je pense qu'il y aura toujours un véhicule pour nous transporter surtout moyennant 20 machins. Mais ce serait dommage pour nos chauffeurs que nous les rations.
Le site de Copal se présente comme une vaste clairière ovale perdue au milieu de la jungle. Si ce n'est la jungle au moins une forêt à la végétation assez abondante. Il fait déjà beaucoup plus chaud ici, car on est plus qu'à 600m d'altitude.
On se promène sur le site, il ne reste plus rien des habitations qui devaient constituer cette ville maya. Mais un peu partout il y a des stelles en pierre gravées. Que les archéologues ont réussi à déchiffrer et qui nous apprennent beaucoup de choses sur la vie de ces mayas.
Ainsi on apprend que les maya avaient un système de datation très évolué qui leur permettait de remonter dans le temps jusqu'à 3113 avant Jésus Christ.
maya C'était un système assez complexe, vigésimal, c'est à dire en base 5. Le guide bleu nous donne une longue explication, comme il sait le faire, sur tout ce système de comptage.
Chaque stelle comporte des tas de hiéroglyphes et beaucoup sont datées. On fait un peu le tour sous la conduite du guide bleu.
On voit la piazza mayor avec une pyramide au milieu. Elle devait accueillir des spectacles car il y a des gradins tout autour.
Puis on voit la piazza centrale . De là on va vers l'est jusqu'à la piazza de l'est.
piazza de l'est Les deux places centrales et de l'est sont séparées par deux temples. Et entre les deux temples on peut voir les restes de ce qui était un terrain pour un jeu de balles, style jeu de paume. L'entrée de ce terrain de jeu est interdite. Mais on le voit du haut des différentes pyramides que l'on escalade.
A chaque fois qu'il y a quelque chose à grimper on le fait. Heureusement ils ne sont pas trop hauts, car il fait assez chaud et on se fatigue vite.
C'est quand même interessant à voir. C'est impressionnant de voir à quel point cette civilisation maya était évoluée et savante. Et comment elle a disparue. D'après les chercheurs cette ville de Copal avait été fondée au 8ème siècle après Jésus Christ.
Le tour a été tout de même rondement mené et en deux heures on a fini. On se retrouve à la sortie vers 1h. On récupère nos sacs qu'heureusement on a p– déposé à l'entrée dans un local prévu à cet effet à coté des toilettes. Ce qui est étonnant c'est qu'à part les toilettes et ce local ici il n'y a rien de notre civilisation, notamment pas une buvette ou un marchand de souvenirs. On admire une grande carte murale qui est exposée dans le patio de ce batiment à l'entrée du site.
On repart de Copal. On a déjà pour aujourd'hui trois heures de transport dans les pattes et ce n'est pas fini. On retraverse la frontière. On a changé juste assez d'argent du Onduraz et on a peur de ne pas avoir assez pour payer la taxe de sortie. Mais heureusement dans ce sens là il n'y a pas de taxe de sortie du Onduraz. Avec l'argent qui nous reste on peut s'acheter des Coca à la frontière. Il y a un petit gamin qui vend des bouteilles. On paie 3 monaies locales si on laisse la bouteille ou 5 si on l'emmène.
Ici il y a un truc assez original qui a court pour pouvoir laisser la bouteille et donc payer moins cher. On peut mettre son coca dans un petit sac plastique bleu poubelle et on part avec une paille plongée dans ce sac plastique plein de coca.
Donc on se retape encore 30mn de pic-up plus 2h30 de bus pour revenir à Chikémoula. Là on quitte le couple de français qui nous a tenu compagnie depuis le début de la journée.
On hésite à rester à Chikémoula pour la nuit. Mais repris par notre fringale d'avancer on reprend des bus qui vont nous rapprocher de Livingstone. Les bus sont assez bondés et on reste debout une bone partie du trajet jusqu'à Rio Oriande . En cours de route notre bus crève et on doit s'arréter et descendre pendant 20mn le temps que ce soit réparé. Heureusement on a crevé pas loin d'une station service et le chauffeur peut y aller chercher du materiel. Les autres en profitent pour aller acheter des petits biscuits qui sont les bienvenus.
Le bus repart sur quelques kilomètres mais on recrève une deuxième fois. Heureusement on est pas loin de Rio Oriande et on roule jusque là. Donc on n'assiste pas à la réparation. Ce trajet était un peu mouvementé et fatiguant et pourtant il s'agissait d'un bus de seconde classe. C'est à dire avec seulement deux personnes par banquette au lieu des trois habituellement et une soute pour les bagages au lieu qu'ils soient entassés sur le toit. Heureusement d'ailleurs car il s'est mis à pleuvoir.
A rio Oriande on prend un autre bus pour Puerto Barrias . Ce bus est encore plus bondé que le précédent. On et encore debout une bonne partie des trois heures de trajet. Heureusement il y a un couple assis à coté de moi qui se serre pour me laisser une petite place. Mais je suis tout de même enervé et fatigué. Il règne une chaleur moite et étouffante dans ce bus qui contribue à mon énervement. J'ai vraiment l'impression d'être une sardine en boite. Mais je dois m'estimer heureux car les autres eux en plus sont restés debouts. Heureusement je peux écouter mon bouquin ce qui me change les idées.
On arrive à Puerto Barrios vers 9h du soir. Après s'être tapé environ 9h de bus dans la journée. Là il fait nuit depuis longtemps.
On cherche l'hotel conseillé par le Routard. C'est un hotel moderne , on se retrouve dans une chambre de quatre lits avec un grand ventilateur. Cela s'annonce assez agréable. Je prends une douche pour me décontracter et me sentir moins poisseux.
On ressort pour trouver de quoi diner. On aterrit dans un bar où on prend des sandwichs et des bières excellents. On achète des noix de cajou à un petit vendeur ambulant. Il veut nous vendre chaque paquet 3 quetsales mais on s'amuse à en négocier 2 pour 5 quetsales. On va plus vers le port où on trouve un bar plus sympa avec un orchestre qui joue de la musique. On s'y installe et on commande une margarita, qui valent une fortune 20 quetsales. Mais cela fait du bien de se détendre ainsi au bord de l'eau.
On se lève à 6h pour aller atrapper le bateau qui part à 7h pour Livingstone. On arrive sur le port mais en fait le bateau de 7h il n'y en a pas. Il n'y a comme bateau public que celui de 10h30. Du coup on se fait enbrigader par le patron d'un bateau privé qui nous demande un petit peu plus cher pour nous faire faire la traversée. Mais le prix reste raisonnable, à la condition qu'il ne part que lorsque le bateau sera plein. En attendant qu'il se remplisse, on va chercher un endroit pour petit déjeuner. On s'assied simplemen au bar d'une camionnette buvette qui nous sert des coca et des biscuits. Les biscuits sont bienvenus et assez bons. On est juste à coté du port et on peut donc surveiller notre bateau.
Vers 7h45 on démarre. Le bateau qui attendait d'avoir au moins 12 passagers pour partir en a 15. Donc c'est tout bénéf pour le patron. On est assis sur des petites banquettes disposées dans le sens de la marche d'une longue barque à deux moteurs. On démarre le deuxième moteur une fois que l'on est en pleine mer. On est protégé du soleil par un petit toit posé au dessus des ces banquettes à deux places. Il fait très bon, graecirc;ce à ce toit et à l'air frais procuré par la vitesse.
On longe une côte assez belle pour arriver après une bonne heure de traversée à Livingstone.
Il commence à faire franchement chaud. On cherche d'abord un hotel. On va dans un petit hotel peint en bleu qui a l'air assez miteux et en plus le patron n'est pas là. Alors on va dans un autre hotel qui a l'air plus sympa avec des bungalows le long de la plage. mais celui ci est complet.
Dans le troisième on trouve une chambre. C'est un hotel d'un seul étage composé de chambres ayant chacune une porte sur la rue. Et il suffit de traverser la rue pour se retrouver au bord de l'eau. Au bord de la plage il y a des tables de jardin auxquelles on s'installe pour commander des jus d'orange et des toasts, qui arrivent en espèce de biscottes beurrées et confiturées. Ce n'est pas très nourrissant mais c'est quand même bon.
Il fait très beau. Deux filles viennent nous proposer de se grouper pour prendre un bateau pour Rio Dulce demain matin. Elles sont suivies par deux anglaises qui nous demandent la même chose. On dit oui à tous le monde. On se groupera.
On se repose un peu dans notre chambre. Les autres font une lessive au lavoir qui est adossé aux chambres; mais l'eau est coupée avant que je me décide à m'y mettre. J'ai vraiment la flemme de faire cela. J'ai tenté de demander à l'hotellière de me faire ma lessive moyennant finance. Mais elle n'a pas mordu, je n'ai pas réussi à me faire comprendre.
On va se balader. On cherche une plage digne de ce nom. Car devant l'hotel la plage est toute étroite et l'eau n'est pas très belle. Il y a des types qui nous proposent de nous emmener en bateau jusqu'à une plage après un arrêt on ne sait pas trop où. Mais ils nous demandent 40 quetsales par personne ce qui nous semble vraiment trop cher. On décide donc de marcher à pied le long de la plage.
Au début la plage n'est vraiment pas très propre avec des détritus un peu partout. Elle est bordée de maisons qui sont habitées par de nombreux noirs. Car une des particularités de Livingstone c'est d'avoir conservé une population d'anciens esclaves essentiellement noire. Cette ville est très agréable surtout car comme elle n'est accessible qu'en bateau, il n'y a pas de voiture. hormis quelques pick-ups. Sinon on voit beaucoup de vélos. Les maisons sont en bois.
On marche donc le long de la plage. Jean-François et moi serions prêts à nous arréter au premier endroit sympa au bout d'un quart d'heure de marche. Mais paradoxalement ce sont les filles qui ne sont pas fatiguées et qui veulent continuer à marcher. Qui plus est elles ne veulent pas s'arréter au débu car elles trouvent que l'eau de la mer y est trop chaude et elles veulent marcher jusqu'au bout de la plage à l'embouchure d'une rivière que l'on nous a indiqué où elles espèrent trouver une eau plus fraiche. C'est tout de même étonnant de voir des filles qui trouvent l'eau de mer trop chaude.
On finit par arriver à l'embouchure du fameux rio. L'eau n'y est pas très propre mais effectivement plus fraiche. Je préfère aller me baigner au large au delà d'un petit banc de sable. L'eau y est incroyablement chaude. Au moins 30ø, c'est comme si j'étais dans un jacouzy. Je passe un long moment à nager seul puis à rester allongé à l'ombre d'un cocotier, pendant que les autres barbotent à l'embouchure du rio.
Les autres sympathisent avec un petit garcon de 6 ans, Manuel. Qui les emmènent vers son grand frère puis vers son père avec qui ils négocient un tour en pirogue pour remonter le cours de la rivière guidé par le grand frère Abdouli.
On embarque dans la pirogue et on remonte le cours d'eau à partir de l'embouchure pendant 1 bon quart d'heure entre deux murailles de végétation. La rivière est assez large. Abdouli nous pousse avec sa pagaie, paradoxalement le courant est dans le bon sens. Le vent nous pousse aussi donc ce n'est pas trop dur pour lui. Le paysage est vraiment très beau, tout vert et grand.
On arrive jusqu'à une petite cascade. On est vraiment loin de tout et surtout des touristes. Ici c'est desert, bien que l'on voit un type qui est en train de se laver dans l'eau de la cascade. On se baigne là. L'eau est un peu fraiche et il y a des cailloux au fond, mais c'est sympa d'être ainsi loin de tout.
On revient en arrière vers l'embouchure. Jean-François et moi on aide Abdouli à lutter contre le vent avec chacun une pagaie. La mienne est cassée, mais c'est mieux que rien.
On débarque à notre point de départ. On marche le long de la plage pour retourner vers la ville. La nuit commence à tomber. On revient à l'hotel pour prendre une douche avant de ressortir diner.
On se retrouve dans un restaurant sur la mer conseillé par le Routard. Du coup il n'y a pratiquemment que des clients français. On veut commander des langoustes mais il n'y en a pas, alors on se rabat sur les poissons. On commande un peu de tout et du coup je n'ai pas d'assiette à moi et je sors de table en ayant encore faim. D'autant plus que l'on a pas déjeuner et les biscuits du peti tdéjeuner sont loin.
Il y a un groupe de jeunes enfants qui sont venus nous assourdir en chantant et en jouant du tam tam entre les tables. On doit avoir une jolie vue au travers des baies vitrées mais il fait nuit. L'ambiance de ce restaurant est un peu glauque à mon go–t avec ses lumières au néon. Et on se demande un peu ce qui y a attiré le Routard.
On se balade un peu dans la ville. Elle est très animée le soir avec tous ces touristes, globe trotters et baba-cools qui se donnent rendez vosu ici, il y a plein de bars, de boites et de restaurants un peu partout. On voit les deux filles avec qui on doit partir en bateau demain qui sont installées à une terrasse et entreprises par d'autres garcons.
On cherche un bar pour s'arréter et prendre un verre, je prendrai bien une bonne margarita. Mais aucun bar ne convient aux filles qui sont assez fatiguées et trouvent tous les bars trop bruyants, trop touristiques ou trop moches.
On finit par aterrir dans un bar où il n'y a effectivement que des locaux et aucune des caractéristiques des bars à touristes. Mais les locaux s'en vont à notre arrivée. Et il s'avère qu'ils ne servent que du thé ou du café ou à la rigueur du Coca. Mais pas question de margarita. Donc pas étonnant qu'il n'y ait pas de touristes.
On prend une tasse de thé. Les autres profitent de ce moment de calme pour m'expliquer qu'ils n'ont pas l'intention de repasser par Guatemala City. Comme j'ai un billet qui repart de Guatemala City j'ai le choix entre retourner seul à Guatemala City prendre mon avion, soit continuer avec les autres, qui comptent aller au Mexique et de là m'acheter un autre billet pour rentrer. C'est à dire que ne parlant pas l'espagnol je n'ai pas vraiment le choix car je me vosi mal traverser ce pays seul pour aller à Guatemala City. J'essaie en vain de négocier une inflection de leurs intentions mais France se fait la porte parole d'un front ferme qui semble sans failles.
On rentre à l'hotel et on se couche assez vite car demain on doit se lever à 5h pour prendre le bateau à 6h. Un violent orage éclate et la pluie fait un bruit pas possible en tombant sur notre toit. Jean-François se fait crèmer et masser ses coups de soleil par Clémence, alors que France s'écroule de fatigue. La nuit est assez agitée avec l'orage et les anglaises qui sont nos voisines et qui me réveillent en rentrant bruyamment à 1h du matin.
On se lève à 5h. J'hésite à aller piquer une tête juste en face dans la mer. Mais je suis retenu par l'athmosphère encore nocturne. le jour ne commence à se lever qu'à partir de 5h35. Je me contente donc d'une douche.
On a rendez vous à 6h avec Alexandra et Sophie. Jean-François me fait rire car il va vérifier si elles sont bien réveillées à 6h pétantes. Et refuse d'y aller à 5h57. Mais elles sont bien ponctuelles. Elles ont l'air sympa, elles sont étudiantes à Grignon. On marche tous ensemble jusqu'au débarcadère.
On trouve sans trop de difficulté un bateau prêt à partir. En attendant, je papote sur le débarcadère avec un ouvrier qui me dit attendre son ingénieur en chef. Comme je lui dit que j'ai faim il me donne sns que je puisse refuser une partie de son lunch box avec un petit pain et des fayots tiré de sa boite et qu'il glisse dans le petit pain. C'est bon mais je suis assez géné de lui avoir pris une partie de son déjeuner. Les autres sont allés se commander un café à un petit kiosque non loin. Mais le capitaine de notre bateau demande à ce que l'on embarque avant qu'ils aient eu le temps de le boire. Alors l'assistant de notre capitaine leur apporte gentiment leur café alors que l'on est déjà dans le bateau.
On part dans notre barque à moteur. Il n'y a que nous 6 comme pasagers. En principe on en a pour deux heures de balade.
On commence par des sources chaudes qui coulent au bord de la forêt. Cela sent assez fort le soufre et cela n'a pas l'air d'avoir beaucoup d'interêt donc on décline la proposition de se baigner et on passe notre chemin.
Le deuxième arrêt se fait à une petite île de la lagune qui est parait il une reserve naturelle d'oiseaux. Et en effet il y a plein d'oiseaux, plein de palétuviers. On s'arrète quelques minutes pour écouter le chant des oiseaux. Puis on continue et on quitte cet îlot.
Juste avant d'arriver à Rio Dulce on s'arrète au chateau. Il y a un petit fortin qui servait à protéger l'accès par le lac à Rio Dulce et ses entrepôts. Notamment au 17ème siècle où les flibustiers et corsaires l'ont attaqué, et détruit plusieurs fois.
Sa version actuelle n'a parait il jamais vraiment servie. Il a été reconstruit ainsi au début du 20ème siècle. On s'amuse à monter sur le chemin de ronde de ses remparts et sur les petites tours. D'où on a une jolie vue sur le lac.
De là il ne nous reste plus qu'une dizaine de minutes de bateau pour arriver à Rio Dulce. A peine débarqués on est agressés par des types qui nous proposent un car privé pour aller jusqu'à Florès. On hésite un peu puis finalement on accepte et on paie les 40 quetsales qui nous sont réclamés avant d'être conduit au bus. On paie sur le long plan incliné qui mène du débarcadère à la place où le bus va attendre les passagers à l'angle d'une maison. Mais en fait de car privé c'est un car tout à fait banal avec ces banquettes en moleskine. Certes de première classe c'est à dire avec des banquettes pour deux personnes seulement. On doit attendre pendant plus d'une heure qu'il se remplisse avant de partir. Malheureusement on a pas le choix car on a déjà payé les 40 quetsales d'avance ce qui est plutôt cher et on est donc bien obligé d'attendre qu'il démarre. De toute facon pour nous rassurer on ne voit pas de bus qui passe à coté et que l'on aurai p– prendre. Il y a tout un petit marché entre le débarcadèreet le départ des cars et on s'y balade un peu en attendant, sans trop s'éloigner de peur que le bus parte sans nous.
Il y a une bande de français qui monte dans le car et s'assied sur la dernière banquette alors que nous sommes aux avant dernières.
Le car part. On a 7h de voyage prévu. Avec seulement les 30 premiers kilomètres qui sont goudronnés. Ca cahote pas mal, les français poussent pas mal d'exclamations. Il fait très chaud. La piste est dégueulasse. Mais finalement je trouve cela moins pénible comme voyage que le précédent celui pour Puerto Barrios où j'ai frolé la claustrophobie. Là il fait chaud mais au moins on est à l'aise, on a chacun notre place. Il n'y a pratiquemment personne de debout dans le couloir. A part un type qui parait il a un colt dans sa poche arrière et qui s'assied un moment sur l'accoudoir de France.
On s'arrète à peine dans un premier poste d'essence. On a juste le temps d'aller acheter des sachets de coca dans la boutique. Le chauffeur démarre tellement en trombe que Jean-François me renverse un sac de Coca sur moi en voulant repasser à sa place.
A un deuxième arrêt le chauffeur prend le temps de déjeuner. Mais assez rapidemment et ill nous a même pas dit combien de temps il s'arrète donc on ne peut pas vraiment s'éloigner. On se contente d'aller se laver les mains et faire pipi.
Finalement on arrive à Florès vers 3h Les autres sont épuisés, j'ai un peu mieux tenu le coup.
On doit chercher un hotel. On commence par essayer de changer de l'argent dans un hotel. Mais le taux qui nous y est proposé est de 5,17 alors que l'on est habitué à 5,60. Jean-François part trouver une banque pour changer de l'argent qu'il obtiendra à 5,70. Pendant ce temps France va dans une agence de voyages pour prendre des renseignements sur les liaisons soit avec Touloum au Mexique soit avec le Bélise. Car on hésite entre passer ou non par le Bélise. Moi je suis bien s–r partisan d'en faire le maximum;
En attendant Clémence et moi allonrs prendre une bière dans un bar. Je me tortille pour décrocher avec difficulté mon gant de toilette et atrapper l'argent que je crois devoir changer. Mais finalement Jean-François nous rejoint en ayant réussi à changer suffisamment d'argent.
je plaide, plus ou moins habilement pour le crochet par le Bélise. Finalement c'est l'option qui l'emporte. Je ne sais toujours pas comment je ferai pour terminer mon voyage et en principe rejoindre Guatemala City, car apparemment la décision de me laisser tomber à l'air de toujours tenir ferme. Mais on verra bien. J'ai essayé de me renseigner à l'agence de voyage, sur les horaires d'avion entre le Bélise et Guatemala City. Mais c'est une agence de voyage locale et ils ne savent pas.
On trouve un hotel assez cher à 125 quetsales alors que d'habitude on en a pour 60 ou 80 quetsales. Au moins il a l'avantage d'être relativement propre. On a pas besoin de faire comme hier soir une séance de pulvérisation d'insecticides massive sur les lits, tellement ils ne nous inspiraient peu confiance. Ce soir on est de nouveau dans une chambre à 4 lits;
On prend une douche avant de ressortir pour diner. On passe chercher Alexandra et sophie qui ont trouvé un autre hotel qui a l'air plus miteux que le notre.
On va diner à Florès, car en fait on est dans la banlieue de Florès, qui est sur une île séparée par une espèce de digue du reste de la ville. On traverse la digue et on s'installe à la terrasse couverte de bambous d'un restaurant au bord de l'eau.
Je commande une soupe et un assortiment de plats, je n'ai pas du tout faim pour cela et j'ai du mal à finir. J'arrive à me forcer à en laisser un peu dans mon assiette, ce qui est pour moi un exploit. Le diner estassez sympa, tous les 6. Jean-François nous raconte l'histoire du fortin perdu dans les Alpes à 2600m sans eau, ni éléctricité, acheté par ses parents lorsqu'il f–t vendu par l'armée. A 700m de dénivellé du premier village, ils doivent se faire livrer par hélicoptère dès qu'ils ont de grosses charges importables en sac à dos.
On rentre se coucher assez rapidemment car demain on doit se lever à 3h30 !
On se lève à 3h30 après à peine 5h de sommeil. Cela fait quand même plusieurs nuits d'affilée que l'on se lève avant 6h du matin. Je crois que cela ne m'ai jamais arivé.
Après une rapide douche on sort dans la rue plongée dans la nuit. Il y a tout de même quelques lampadaires. On va jusqu'à l'hotel des filles Alexandra et Sophie, où on a donné rendez vous à la navette qui doit nous emmener à Tical.
La navette est ponctuelle à 4h. Elle nous conduit après 45mn de route jusqu'à Tical, où on arrive au lever du jour. On prend des tickets à l'entrée de la reserve. Le chauffeur qui m'a gentiment aidé à monter la rampe qui mène aux guichets, plaide ma cause pour que j'ai droit à une entrée gratuite.
On est sur le site à 5h35 avant le lever du soleil. On commence par marcher le long d'un chemin qui passe dans la jungle forêt et conduit au site proprement dit, qui forme une immense clairière. Je me dis que les moustiques vont peut-être me faire regretter mon bermuda et mon t-shirt, mais pour l'instant ils n'attaquent pas trop.
On suit un groupe de touristes mené par un guide espagnol qui va vers le temple 4, qui est le temple le plus haut.
Il est jugé sur une butte tellement abrupte qu'il faut l'escalader avec des échelles. En grimpant on rencontre à un des paliers formé par la succession d'échelles, deux français qui redescendent et nous disent que là haut c'est complètement brumeux et qu'il n'y a rien à voir. On monte quand même . On arrive au dessus du niveau de la forêt et peu après c'est le sommet de la butte. Alors commence la pyramide du temple proprement dite. Là on peut la gravir au moyen d'escaliers.
On arrive sur une première plate forme qui domine bien tout le site. Mais c'est effectivement tout brumeux et on ne verra pas le lever du soleil.
Je reste avec Jean-François sur cette plate forme tandis que les autres montent par une petite échelle verticale jusqu'à une deuxième plate forme. Il parait que c'est assez impressionnant d'être là haut sans garde fou.
On esaie de redescendre par un petit sentier qui serpente le long de la butte. Mais il s'avère assez mal pratique et on revient aux échelles de l'aller.
De retour au sol on va voir les différents temples. On se balade en admirant les nombreuses stelles et autels qui ornent le site. C'est vraiment fantastique d'imaginer la vie intense qui devait régner ici. Ce devait être une formidable fourmillère humaine pour justifier tant de monuments et de faste. Il parait qu'il y a plus de 3000 vestiges découverts sur le site. Et qu'ils pourraient en cacher environ 10 000 encore enfouis par les couches successives de construction. :.La ville de Tical remonte à l'époque pré-classique avant le 4ème siècle. Elle a prospérée pendant la période classique du 4ème au 10ème siècle. Alors il devait y avoir environ 10 000 habitants dans la ville et peut-être 50 000 personnes vivant autour de la ville et chargés de nourrir les citadins.
Dans la période post-classique du 10ème au 13ème siècle, la civilisation Maya et la ville ont déclinées. Peut-être parceque la ville s'est auto-étouffée c'est à dire qu'il n'y avait plus asez de personnes autour pour nourrir les habitants ainsi que les travailleurs batisseurs.
On termine cette première balade par la plazza Mayor. Qui a les proportions d'une capitale.
Mais il commence à faire chaud et surtout on crève tous la dalle. On se sent tous plus ou moins faibles. On redescend de la clairière en repassant la petite baraque du gardien. Et on se dirige vers les différents hotels restaurants qui sont sur le site, pour trouver un petit déjeuner.
Dans un premier hotel il y a des travaux à coté et donc on ne s'attarde pas trop repoussé par le bruit.
On arrive dans un deuxième restaurant où on s'installe. On commande des jus d'oranges pressées. Il me semble un peu acide mais on le boit quand même. Je commande une omelette au jambon et aux fayots. Puis un sandwich au poulet que je partage avec Jean-François. Je vais plusieurs fois aux toilettes avec les petites napikin en guise de pq.
De là on va acheter 50 cartes postales, car les autres sont des boulémiques de cartes postales. Et on se sépare. Jean-François veut remonter faire une sieste à l'ombre d'une pyramide. Alors que France et moi on préfère faire une sieste au bord de la piscine qu'au moins un de ses hotels doit recèler. Clémence a envie de faire un peu des deux.
En sortant du magasin à cartes postales, l'organisme de Jean-François rejette quelque chose du petit déjeuner et il se met à tout dégueuler d'un coup. Du coup on l'installe là à l'entrée du parc où il reste allongé à se reposer pendant une heure.
Pendant que Clémence, France et moi nous renseignons sur quel hotel possède une piscine. Il parait que le Jungle Lodge
Jungle Lodge en a une. On y va et on trouve la piscine disposée en forme de pyramide au haut de quelques marches. Cette pyramide est perdue au milieu des bungalows de l'hotel et personne ne nous demande quoique ce soit.
Sur la plate forme en haut de la pyramide piscine il y a des transats, une petite véranda avec un bar derrière lequel on peut cacher nos sacs à dos et se changer. L'endroit est desert hormis un hollandais avec qui les filles papotent un peu. On redoute d'être interpellé et chassé par un responsable de l'hotel. Mais en haut de cette pyramide on est bien à l'abri des regards.
On se baigne dans la piscine qui est excellente. On s'allonge au soleil. Clémence part rejoindre Jean-François et ils remontent en haut tandis que France et moi on reste au bord de la piscine. Je fais pas mal bronzette au soleil alors que France préfère rester prudemment sur un fauteil à l'ombre. France ne se sent pas très bien.
Il y a quelques français, hollandais et anglais qui se sont succedés à la piscine, mais sans que l'on ne nous demande rien, lorsque nous en repartons vers 3h30.
On remonte en haut pour retrouver les autres à la plazza Mayor. On essaie en vain d'obtenir un plan du site auprès du gardien.
On arrive juste à l'heure pour notre rendez vous à 4h. On attend les autres à l'ombre d'un palmier.
On monte tous les quatre assez vite au sommet de la pyramide 1. On se mesure le pouls à l'arrivée. J'ai celui qui bat le plus lentement.
Du sommet on admire le paysage avec la pyramide 2 qui est en face. Je suis très content car j'arrive à la distinguer: sur fond de ciel bleu éclairée par le soleil dans notre dos, émergeant d'un flot de jungle verte. C'est magnifique. Cela rappelle tout à fait Tintin chez les Picaros.
Jean-François nous lit le guide bleu, avec notamment le passage sur l'Acropole nord, qui a toute une série de stelles et d'autels que l'on ne va pas voir.
Puis on va voir l'Acropole sud. Où il devait y avoir des palais. En tout cas on voit une succession de chambres, sur différents niveaux plus ou moins superposés selon les ages de construction.
On se balade un peu là dedans. C'est assez bizarre car on ne reconnait pas vraiment la trace d'appartements. Mais on ne sait pas non plus comment ils habitaient.
On reconnait tout de même ce qui devait être un jeu de pelote.
France est malade et s'écarte plusieurs fois pour se vider.
On retrouve Alexandra et Sophie, qui allaient voir le coucher de soleil sur le temple 4. Mais selon le conseil du hollandais de la piscine il vaut mieux être sur le temple 5 pour voir le crépuscule sur la cité. Alors que du temple 4 on voit le soleil se coucher de l'autre coté sur la jungle.
Donc on va tous au temple 5. Il est assez difficile à escalader. Il faut s'aider des racines et des branches d'arbres. Une fois en haut malheureusement le soleil est caché par des arbres et par des nuages. Donc pas de coucher de soleil; Sophie et Alexandra redescendent pour aller au temple 4 et voir d'autres choses. On préfère rester là et savourer la vue.
On ressort du site assez tranquillement alors que la nuit commence à tomber. On passe rapidemment par la place de l'est et à coté de différents monuments mineurs.
On admire sur le chemin de sortie qui descend en traversant la jungle, une colonne de fourmi rouges qui progresse en transportant du materiel de construction. Jean-François dévie leur route qu'elle poursuivent imperturbables.
France se sent de plus en plus mal. On va dans un bar pour prendre une bièr, pendant qu'elle reste allongée dans l'herbe, devant la véranda qui nous abrite. En attendant le bus qui ne part qu'à 8h, je me balade un peu sur les pelouses en pente qui nous entourent. Il fait nuit noire lorsque le mini-bus démarre pour nous remmener à Florès.
De retour à l'hotel. L'eau est coupée et on doit demander à ce qu'elle soit rouverte pour prendre une douche. On doit faire patienter l'hotellier pour lui payer la chambre car on doit d'abord changer de l'argent.
France fait de la peine à voir. Elle reste allongée à l'hotel. On la bourre de médicaments qui n'ont pas l'air de faire beaucoup d'effet. On la laisse pour aller diner. Mais le restaurant de l'hotel San Juan est fermé lorsqu'on y arrive. On peut quand même changer de l'argent et reserver des places pour aller à Bélise demain matin. On reserve un mini-bus privé à 20 dollars par personne.
On retrouve Alexandra et Sophie. Alexandra s'est fait volé sa carte d'identité et ses boucles d'oreilles dans leur chambre d'hotel.
En rentrant on rencontre avec Clémence les deux filles bcbg de l'autre jour. Elles s'apprètent à aller à Tical demain. Et se font tout un film sur les risques de rencontre avec des tarantules et autres bestioles terrorisantes.
On rentre se coucher alors qu'il est déjà 11h et qu'il faut que l'on se lève à 4h car le mini-bus passe nous chercher à 5h! Espèrons que France ira mieux.
Le réveil est difficile à 4h30 En plus l'eau est encore coupée et il faut que j'aille réclamer pour qu'elle soit ouverte et que l'on prenne une douche rapide. France a l'air d'aller un peu mieux.
Le mini-bus passe nous prendre devant notre hotel. Grand luxe auquel nous ne sommes pas habitués. Il passe ainsi devant plusieurs hotels pour faire le ramassage. Mais pas devant celui d'Alexandra et Sophie qui doivent prendre un autre mini-bus.
On a 5h de route pour aller jusqu'à Bélise City
On s'arrète au poste frontière sans histoires. Méfiant et ne connaissant pas le cours officiel, je refuse de changer de l'argent sur le bord de la route à la frontière. Alors que le cours proposé s'avèrera interessant. Puisqu'ils proposaient 35 dollars bélisiens pour 100 quetsales. Alors que le dollar bélisien vaut 0,5 dollar US.
On a 30 à 45mn de route pour aller de la frontière à Bélise City. Le paysage devient assez différent. On traverse une espèce de brousse avec moins de végétation et plus sèche.
Ici la ville n'a rien à voir avec ce que l'on a vu jusqu'à présent. Les rues sont goudronnées. Il y a des trottoirs. Les maisons sont en bois. Il fait très chaud. Le ciel est bleu avec une athmosphère très lourde et humide. Les batiments publics sont conditionnés ce qui accentue d'autant l'impression de chaleur lorsque l'on ressort d'un magasin ou de la banque.
La population est essentiellement noire. On voit beaucoup de pauvres, d'estropiés et de homeless qui trainent un peu partout. De facon beaucoup plus criante qu'au Guatemala. Il y a beaucoup de voitures, surtout des vieilles et énormes voitures américaines. Il y a des super-marchés. Alors que l'on en a pas vu un seul au Guatemala. Tout cela a donc un go–t de modernisme. Mais du modernisme qui a laissé pas mal de monde sur le bord de la route.
On sent pas mal d'agressivité de la part des noirs. Qui nous regardent parait il de travers. Il ne doit pas y avoir trop de touristes par ici et on peut sentir le vieux complexe de racisme latent. Il y a notamment un noir qui me prend à parti, alors que l'on va à l'office de tourisme.
On s'est fait déposé en taxi de l'arrivée des bus jusqu'à l'office de tourisme. Ici la langue officielle est l'anglais. Le taxi nous demande 4 dollars bélisiens pour la course.
L'office de tourisme est au premier étage d'un immeuble. On se renseigne sur les balades à faire à partir de Bélise City. Ce sont surtout des balades en mer ou pour aller sur les îles en face.
On nous envoie dans une agence de voyages pour savoir comment je pourrai rejoindre Guatemala City et comment les autres pourraient aller à Mexico. France reste à l'office de tourisme où l'air conditionné lui fait du bien, car elle n'est pas encore très bien. Ne pouvant rien avaler elle est encore très faible. Les vols pour Guatemala City sont malheureusement complets. Je m'inscris tout de même en liste d'attente. Ici ils ont des ordinateurs pour la reservation.
De là on va au bureau d'American Airlines. Où j'essaie de négocier d'une part d'avancer mon retour de 24h, d'autre part d'être mis sur des vols Guatemala City Dallas puis Dallas Paris qui sont tous les deux complets. Je parviens à être introduit auprès du manager. Et j'essaie de le convaincre de passer par dessus les règles;
Au bout d'une heure là dedans, on commence à en avoir marre et on ressort pour déjeuner. On se retrouve dans un cofee shop où on prend juste un club sandwich alors que l'on avait rien pris au petit déjeuner. Mais on commence à être habitué à ce rythme d'à peine un repas par jour.
Pendant le déjeuner on discute sur le parti à prendre en ce qui me concerne. Je suggère que les autres m'accompagnent jusqu'à San Salvadore, où je pourrai ratrapper un avion. Tandis qu'eux pourraient continuer sur Mexico. Mais mon idée ne leur sourit pas. Ils ont une envie rentrée d'aller à Touloum et donc de me laisser à Cancoune. On commence à arriver dans le domaine de l'irrationnel. En plus on est fatigués, France est malade. Bref l'ambiance est tendue et le climat n'est pas à la négociation.
Après le déjeuner on retourne à American Airlines. Où après avoir insisté comme c'est pas possible pour aller à Guatemala City j'explique que je veux aller à Cancoune. Je peux prendre soit un Cancoune Guatemala City à 200 US dollars pour y retrouver mon vol d'origine, soit prendre un Cancoune Dallas à 300 dollars pour ensuite récupérer un Dallas Paris. Une fois que j'ai renoncé à l'option d'origine où les autres me raccompagnaient à Guatemala City, autant prendre l'option la plus agréable. Je prends donc un Cancoune Dallas ce qui me permettra moi aussi d'aller à Touloume. Je paie aussi les 125 dollars de pénalité pour avancer la date de mon retour de 24h. Car j'ai vainement tenté de négocier avec le manager de ne pas la payer. Mais si j'avance mon départ cela permettra à France de passer 24h à Mexico pour y voir son frère qui y fait son service. La plaisanterie me co–te donc 425 dollars, mais je n'ai pas envie d'être une gène pour les autres. Autant je me cramponne dans une négociation autant une fois qu'elle est passée tout le reste n'a plus beaucoup d'importance.
Le manager veut bien m'over-booker sur le Dallas Paris. Ce qui me semble être bien le minimum qu'il puisse faire après avoir été si ferme dans la négociation de ce matin.
Ceci nous a encore pris une bonne heure. Pendant ce temps Jean-François est retourné se tuyauter sur les balades possibles dans les îles en face de Bélise City. Mais les autres sont un peu écoeurés par cette ville, énervés par cette attente et préfèrent partir directement pour Touloume. Ceci implique de faire une nuit de car entre Bélise City et Cancoune mais à mon admiration cela ne fait pas peur aux filles. Décidément elles sont dynamiques.
On retourne à l'agence de voyages pour que les autres puissent reserver leur Cancoune Mexico. Ils partiront Samedi à 11h30 alors que mon vol pour Dallas est prévu à 12h30. Donc ca se goupille bien. En attendant à l'agence de voyages j'ai demandé à France de me remercier d'avoir choisi la solution par Dallas. Car j'aimerai bien avoir fait cela en faisant plaisir plutôt qu'en ayant un sentiment de sacrifice. Mais elle ne veut pas prendre position et se contente de me répondre qu'elle va réfléchir à ma demande. Peu importe au moins je me suis exprimé et j'en suis soulagé.
On décide donc de partir au plus tôt pour Touloume. On va dans un bureau de téléphone où on fait la queue pour appeler le frère de France et le prévenir de leur arrivée. J'en profite pour appeler Paris. Le temps d'écrire des cartes postales, de leur trouver des timbres. Et il est déjà 5h lorsque l'on arrive à la gare des bus.
Le prochain départ pour Touloume est à 6h30. En attendant on va dans un jardin public voisin, s'allonger sur la pelouse. Je fais un peu de balancoire pour me détendre puis je bouquine.
On va attendre le dernier quart d'heure dans la gare de bus où il fait assez chaud.
Le bus démarre. Heureusement il n'est pas très plein. On a 4h de route pour aller jusqu'à la frontière du Mexique puis à Chetoumal.
A la frontière on n'a pas à payer de de taxe donc on a gardé inutilement des dollars bélisiens. Moi d'ailleurs j'ai toujours quelques quetsales.
Les autres n'ont pas leur carte de touriste que le douanier de Mexico a d– oublier de leur rendre lorsqu'ils en sont partis. Du coup on rencontre quelques difficultés au poste frontière. Mais cela s'arrange.
Le car n'est pas très confortable, on ne dort pas très bien. Mais je dois quand même dormir un peu car je ne me rends pas compte que France qui était assise à coté de moi m'a quitté pour aller s'allonger sur une autre banquette. En fait tout le monde a profité de ce que le car est pas trop plein pour s'allonger. Je suis le seul à dormir assis, ne me rendant pas compte de la situation. Je dors donc assez mal, en plus je suis en t-shirt et j'ai froid avec les courants d'air qui traverse la cabine.
On arrive à Chetoumal. On descend à l'hotel San Jose
San Jose qui est assez confortable et très propre avec une douche par chambre. On prend deux chambres. Et on décide de dormir tout notre saoul. Ce qui est un peu dommage car cela va entamer sur notre journée à Touloume. Mais les autres sont assez fatigués et énervés par la journée d'hier. Et une pause semble s'imposer dans le rythme d'enfer que l'on a mené depuis le début du voyage. Je dois dire que même si mon rationnalisme m'incite à attendre la plage de Touloume pour se reposer cela ne veut pas dire que je ne suis pas non plus fatigué par ces nuits courtes, ces journées aux repas unique et ces longs trajets en car.
Ainsi je me réveille le premier à 6h30. Je suis encore crevé et je continuerai bien à dormir mais comme je trouve que ce serait mieux de profiter de Touloume dont je garde un souvenir exceptionnel, je veux lancer le mouvement. Je prends une douche asez longue, je me prépare tranquillement. A 7h30 je suis prêt mais Jean-François ne veut pas encore se llever et préfère continuer à dormir. Alors je me réallonge à coté de lui et je bouqine jusqu'à 8h30. Je commence Rising Sun.
A 8h30 Jean-François se décide à se lever. Il va réveiller les filles. On est prêt à 9h.
Dehors il fait déjà une chaleur pas possible. On va jusqu'à la gare des bus. Là on apprend que ce n'était pas la peine de se précipiter car le premier bus pour Touloume ne part qu'à 10h30! En attendant on va s'installer sur les tabourets d'un petit kiosque à l'exterieur de la gare où on prend des coca et des sandwichs au jambon et au fromage.
A 10h35 on rentre dans la gare des bus, qui est très grande avec différents étages et plusieurs portes d'accès à des quais de départ. On attend sur des chaises. J'ai trouvé le truc pour avoir un peu moins chaud, je me place dans le passage des courants d'air, notamment en face des embrasures de porte.
On monte dans un bus hyper moderne par rapport à ce que l'on a connu au Guatemala. Ici les vitres sont teintées, les sièges individuels en tissus sont confortables et les amortisseurs sont encore bons. En plus la route est goudronnée.
On s'arrète peu après être parti dans une autre gare. Alors un type en profite pour descendre et aller à la banque du coin. Mais le car repart sans l'attendre. Sa femme tente en vain de retenir le chauffeur de démarrer. Au bout de 500m elle convaint tout de même le chauffeur de la laisser descendre elle avec leurs bagages. Elle retourne en arrière récupérer son mari. Ils sautent dans un taxi, ratrappent le car, au bout de trois ou quatre kilomètres lui font une queue de poisson et montent à bord. Voilà des gens qui sont débrouillards.
On arrive à Touloume vers 2h30. On prend un taxi qui nous conduit dans un genre d'office de tourisme qui nous indique les hotels et fait en même temps bureau de change. Car selon mon souvenir il n'y a pas de banque à Touloume. Notre chauffeur de taxi continue à nous convoyer. Il nous amène dans les différents hotels à la recherche d'un qui aurait de la place. Graecirc;ce à sa cb il interroge sur le réseau pour connaitre les hotels disponibles et leurs prix. Il nous renseigne également sur les horaires de bus pour aller à Cancoune. Mais il nous dit que cela nous coutera moins cher en taxi.
On finit par aterrir à l'hotel hotel Don Alvaro qui est l'hotel qu'il nous avait conseillé au prime abord.
Ici le pesos vaut 1.7 franc soit 3,05 pesos pour un US dollar.
pesos Pour 60 pesos on peut avoir un cabanon avec 4 hamacs. Le patron fait vraiment une marge maximum car plus rustique on ne peut pas faire.
Il me semble me rappeler que la dernière fois dans l'hotel à cabanons où nous étions descendus nous avions au moins un plancher. Ici même pas il y a les 4 murs, le plafond des hamacs cloués aux murs et tout de même une porte avec un cadenas, une table avec deux lampions et une fenêtre avec moustiquiaire et volet. Avec le sable de la plage au sol. Les filles sont contentes à l'idée de dormir dans un hamac. Elles vont vite comprendre je crois pourquoi c'est moins cher que les lits. Mais c'est vrai que c'est quelque chose que tout homme bien élevé doit avoir fait au moins une fois dans sa vie.
Les hamacs n'ont pas l'air exceptionnellement confortable. On décide pour éviter de rouler sur nous mêmes de dormir en travers. Au moins sur 3 hamacs le quatrième étant trop étroit. Du coup moi qui à qui avait échu le quatrième je le cède à France, la plus menue. Et je m'installe avec Jean-François et Clémence en travers des trois autres bien dépliés.
Mais pour l'instant on va profiter de la plage. On y est tout de même à 4H30. C'est vraiment génial. L'eau est très chaude, le sable tout blanc. On se baigne pendant une bonne heure. Cela fait vraiment du bien après ce voyage. En plus l'eau est carrément meilleure qu'à l'exterieur, car il y a un petit vent frais qui souffle.
On se décide à aller voir les ruines de Touloume, mais en y partant on regarde le guide qui nous apprend que le site ferme à 5h. Donc on a peut de chance de pouvoir les visiter;
Quand on y arrive à pied, c'est effectivement fermé, on en voit seulement les remparts par dessus la grille. On regarde un peu les boutiques qui sont en train elles aussi de fermer. Il y a tout une file de taxis qui attendent le touriste.
On revient à pied, alors qu'il y a une méchante averse qui se met à tomber. Heureusement on est plus très loin de notre cabanon et de toute facon cela n'est pas désagréable d'autant plus que nous ne nous sommes pas doucher après notre bain de mer, car il y avait la queue aux douches.
On revient au cabanon. Je mets mon jean et on va diner au restaurant de l'hotel.
On commande des crevettes qui sont un peu aillées et n'ont pas beaucoup de go–t. Puis du poisson qui est meilleur bien qu'un peu gras, avec des frites et du riz. Je bois carrément deux bières corronas avec du citron.
A coté de notre table, il y a une piste de danse donc le restaurant doit servir aussi de boite de nuit. Manifestement ici on exploite bien le touriste. D'ailleurs le patron reste en permanance derrière sa caisse. Il faut payer en allant recevoir le repas que l'on a commandé au bar. On a payé la chambre d'avance, on a laissé un deposit pour la clé, etc. Tout est bien rodé. Ce qui au demeurant est assez normal car ce serait facile de quitter le cabanon sans être remarqué.
Puis on va marcher sur la plage. J'enlève mon jean et je marche quelques centaines de mètres les pieds dans l'eau. La nuit est très douce. La lune ne semble pas vouloir se lever. Il faut dire qu'il est encore tôt tout juste 7h30. On revient sur nos pas, jusqu'à un catamaran halé sur le sable. Tandis que les autres s'allongent dessus, je pose mes vétements sur son tranpolin et vais me baigner nu. Les autres ne tardent pas à me rejoindre; Sauf France qui préfère rester tranquille. L'eau est excellente.
Les filles essuient une autre averse en allant se doucher;
Avec Jean-François on va se laver les dents et se doucher avant de se coucher. On se met donc en travers, moi près de la fenêtre. Ce n'est finalement pas si inconfortable que cela et je n'ai même pas besoin de bouquiner, je m'endors tout de suite tellement je suis crevé.
Vers 11h30, nous sommes réveillés par les bruits de la musique du restaurant qui manifestement s'est transformé en boite de nuit. Ou plutôt je suis réveillé par les autres qui décident d'aller y voir comment est l'ambiance. Je préfère rester dormir. J'ai un peu du mal à me rendormir, mais en me placant sur le coté, j'y parviens. Les autres rentrent au bout d'une heure, il semble que ce n'était pas terrible.
Plus tard dans la nuit, une belle tempête se déchaine. J'avais dit hier soir, que rien ne pourrait m'empécher de m'offrir le plaisir d'un bain de mer au réveil. Mais toc voilà que lorsque je me réveille vers ce que je crois être 5h30 car ma montre s'est arrétée, en tout cas il fait jour, la pluie continue. Et au moment où j'hésite à me baigner ou non, alors qu'enfin je me décide en me disant que c'est vraiment trop sympa de se baigner ainsi au petit matin, la pluie redouble et cela devient vraiment impossible d'y aller;
Jean-François se lève, m'accompagne aux douches, car j'ai du mal à repérer leur petit batiment en dur parmi tous les cabanons, disséminés sur cette immense plage. Je prends pas mal de temps pour me doucher, me raser, etc. Ce qui laisse le temps à Jean-François se doucher, de retourner au cabanon puis de revenir me chercher pour m'y ramener.
Comme j'avais préparé mes affaires pendant que les autres dormaient encore je suis prêt avant les filles qui ne se réveillent qu'à 6h30 et je vais au restaurant pour petit déjeuner. Mais malchance le restaurant n'ouvre qu'à 7h et il est encore 6h45. Alors que nous avons demandé à notre chauffeur de taxi de revenir nous prendre à 7h. Donc une fois de plus pas de petit déjeuner. A 7h35, comme notre taxi n'est toujours pas là, on en prend un autre qui attendait là. Il accepte de nous emmener à l'aéroport pour le même prix que ce que nous avions négocié avec l'autre soit 135 pesos. C'est à dire à peine 20 ou 30 de plus que ce que cela nous aurait couté de prendre le bus. Sans compter le taxi de Cancoune ville à Cancoune aéroport. Le taxi est assez confortable, et il fait bon. On met 1h35 pour aller de Touloume à l'aéroport de Cancoune.
Le taxi nous dépose à l'aéroport vers 8h45. On va changé de l'argent car on n'en a même plus assez pour le payer.
Puis on s'installe à une table du bar pour petit déjeuner. Je commande des sandwichs baguette au poulet et au fromage comme Jean-François. On se retrouve dans l'univers de la nourriture industrielle.
On déambule un peu dans l'aéroport; On enregistre nos bagages eux pour Mexico, moi pour Dallas. Puis on va dans les boutiques de souvenirs à la recherche de cadeaux pour mes neveux. Je trouve un petit hochet musical et un petit porte monnaie pour les deux cadets et deux t-shirts pour les ainés. J'envoie trois cartes postales aux trois compagnons de mon précédent voyage au Mexique, dont j'ai gardé l'adresse.
On s'installe sur des chaises, en attendant le départ des AUTRES. Les adieux sont sans beaucoup d'effusion. Comme j'ai p– le constater pendant ce voyage, à part Clémence qui est extrément spontanée, les autres nous ne sommes pas des spécialistes de l'expression des sentiments; Reste à savoir s'ils seraient positifs, compte tenu des petites tensions qui ont égrenées ces dix jours.
Une fois qu'ils sont partis je me retrouve seul sur ma chaise. A l'enregistrement, on m'a demandé de mettre les piles de mon walkman dans ma valise, sous pretexte que les piles sont interdites et ne peuvent pas aller sous les portiques de sécurité. Les faiseurs de procèdures ne savent vraiment plus quoi inventer pour justifier leur poste. Heureusement j'ai gardé les piles de mon dictaphone et je peux bouquiner;
J'embarque pour Dallas. Graecirc;ce aux conseils de Patricia j'ai réussi à me faire surclasser. Je suis assis à coté d'un californine assez symap qui plaisante pas mal. Je touche à peine à chaque plat du déjeuner. Je bois du champagne et un verre de cabernet.
On arrive à Dallas à 3h45. Une hôtesse me prend en main; Elle parle pas mal le français. Elle est suisse! Elle me conduit à la salle de transit avec une trentaine d'autres passagers; Elle m'accompagne aussi au duty free, où je veux voir les dictaphones. J'essaie aussi de téléphoner au docteur Nin et pour cela je fais de la monnaie.
Puis je suis appelé au comptoir d'American. Le préposé veut me changer ma carte d'embarquement et me déplacer d'un hublot que j'avais à une place couloir. J'ai esayé en vain de me faire upgrader. Mais je négocie assez mal et reste trop cassant sur le fait que je veux un hublot. En tout cas j'en suis dessaisi. Et je me retrouve avec une place couloir; Je ne suis pas content car je dors moins bien quand je ne peux pas appuyer ma tête. Je parle résolument anglais, bien qu'il me parle français;
L'hotesse me conduit dans l'avion. Juste avant je me plains à un stewart de ne plus avoir de place hublot. Et je ne sais pas comment il se débrouille, mais avant que je n'embarque il revient me voir avec une carte d'embarquement pour une place hublot.
Je suis assis à coté d'une gentille dame qui revient d'une randonnée avec Terres d'Aventures au Guatemala pendant 15 jours pour 17 000 !
Je ne touche pas au diner, je ne me sens pas très bien. Puis au milieu de la nuit je suis carrément malade et je passe plus d'une heure dans les toilettes. Suivie de plusieurs allers et retours; Enfin je dors un peu.
Au matin je ne touche pas non plus au petit déjeuner. On arrive à Paris à 9h45.
Le temps de récupérer mon sac à dos , avec une hôtesse qui s'evertue à me parler anglais et me croire américain. Elle me met dans un taxi pour la rue Vital.
Je prends une douche, je me change et je pars à Méry pour le baptême de Kathya.