Cécile Dournel passe me chercher à 8h à elisée Reclus. Et elle m'accompagne gentiment à Roissy où je dois être à 9h. Pour prendre un vol TWA qui s'avêre avoir 2h de retard. Un gentil monsieur m'aide à me guider dans la salle d'attente et comme il voyage en classe affaires on m'y installe avec lui. Une fois dans l'avion il me demande mon nom pour me remplir ma fiche de police et nous nous apercevons que nous nous connaissons au moins de nom, puisqu'il s'agit de Patrick Letellier. Je profite de l'abondance du Laurent Perrier. A l'arrivée au Caire la personne chargée d'attendre Patrick et de le faire passer au travers des formalités de douane, m'aide à faire les miennes et à changer les 1000 F qu'il faut changer au minimum en livres egyptiennes. Patrick vient pour 2 jours préparer la représentation d'Aida à Louxor. Son séjour bref et sans bagages a beaucoup intrigué le responsable de la sécurité à Roissy.
A la sortie de toutes ces formalités il n'y a personne qui m'attend. J'essaie de téléphoner sans succès aux Renié. Aussi je prends une limousine qui m'emmène à Alexandrie distante de 250 km pour 300 F. On s'arr.te pour que j'essaie encore de téléphoner, mais toujours sans succès. Ce qui fait que je ne sais pas si je trouverai quelqu'un à l'arrivée. On s'arrête dans un relais pour que le chauffeur puisse diner, j'ai droit à un thé à la menthe. La nuit tombée la conduite sur l'autoroute du delta que nous avons emprunté devient trés impressionnante: camions tous feux éteints, voitures à contre-sens, charettes,... si bien que le chauffeur ne cesse de louvoyer tout en foncant ! On arrive à Alexandrie à 20h30
Le chauffeur trouve l'immeuble des renié qui habite dans le même immeuble que le consulat anglais d'où la présence de gardiens dans le hall. L'appartement est vraiment géant. Philippe et Marie-Christyine sont chez eux heureusement pour moi. Ils avaient compris que je n'arrivai que le lendemain. On dine dans le salon, car la table de la salle à manger est vraiment trop grande! L'appartement fait au moins 300 m carrés autour d'une petite cour, avec en plus une grande terrasse qui domine la ville.
Nous allons à la gare Marie-Christine et moi. On commence par m'acheter un billet pour le Caire. C'est à dire que marie-Christine franchit avec une visible habitude tous les obstacles du parcours: bon guichet, ton assez autoritaire pour se faire écouter du guichetier,... Puis nous nous attaquons à une taecirc;che plus prétentieuse: réserver des wagons-lits pour aller dans quelques jours du Caire à Louxor. Après un verre de thé à la menthe servi dans le bureau des reservations, deux conversations téléphoniques avec le bureau du Caire (où le temps de commutation n'est pas la partie la plus facile), quelques mots arabes habilement égrenés dans la conversation afin de bien montrer que l'on mérite plus d'égards que des simples touristes on finit par avoir nos reservations.
Je prends ensuite le
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