Il y a tout juste une semaine j’ai participé dans un restaurant du 17ème arrondissement à un diner pour l’anniversaire de mon cousin Etienne et en nous quittant je lui ai demandé où il compte partir pour les vacances et comme il m’a expliqué qu’il était sur le point de partir faire un voyage en croatie puis en Grèce,je me suis inscrit pour l’accompagner dans la première partie en Croatie puisque je connais déjà la Grèce.
Ayant rendez vous avec Etienne seulement Dimanche à Venise j’en profite pour m’arréter sur la route au Cap Martin pour le 14 juillet. J’y arrive par le train Bleu le matin. Maman est gentiment venue me chercher à la gare de Menton et m’installe dans sa chambre. Il y a Hortense et ses enfants sauf Claire,ainsi que Bruno et Amélie avec Joséphine et Anatole. Il y a aussi anna ce dont nous profitons tous avec plaisir pour nous mettre les pieds midi et soir sous une bonne table. Il fait beau et je profite abondamment de la plage et de la mer qui est délicieuse.
Le soir nous dinons chez Jérôme et Sophie Henry, confortablement installés sur leur balcon.
Malheureusement il y a des méduses qui sont signalées dans la mer alors je me contente de me baigner dans la piscine. En prévision de la compétition de natation du 14 juillet les deux maitresses nageurs qui remplacent cette année Laurent, ont installé des lignes d’eau ce qui me permet de faire un kilomètre de longueurs sans me cogner sur les bords, juste avant la course. Il faut que je m’entraine un peu car Etienne m’a prévenu qu’il allait me faire nager pendant des heures. Puis je participe au relais, où les deux équipes arivent ex-equos.
Il y a Augustin et Valérie qui sont arrivés ce matin en voiture de Paris et qui déjeunent avec nous. Mais avant Augustin et Bruno ont emmené une équipe de pêche aux oursins, en dépit du risque de méduses, et nous nous régalons avec une bouteille de rosé que je vais acheter au restaurant.
Le soir il y a la fête du 14 juillet au restaurant de la piscine. On a un diner froid et on danse un peu. Je danse notamment avec Deborra une des deux matresses nageur. Je discute aussi avec d nouveaux co-propriétaires jeunes.
Il fait toujours très beau mais il y a encore plus de méduses alors le bain est toujours dans la piscine. Il y a malgré tout toujours une équipe de volontaires pour pécher des oursins qui sont délicieux.
Pour le déjeuner nous recevons tante Mounette et du coup nous avons de nouveau invité Augustin et Valérie. Et Basile et Sophie qui viennent d’arriver de Sainte Maxime nous rejoignent pour le café.
Le soir je trie mes affaires et je laisse mon sac d’ordinateur plein de vétements que finalement je préfère ne pas emporter en Croatie. Augustin veut bien me le rapporter à Paris et Weili ma jeune fille au pair ira le récupérer. Cela me permet de partir avec un sac à dos minimum. Après un diner rapide maman m’accompagne à Menton où je prend un train TER pour Vintimille où je ratrappe le train Nice Venise où j’ai reservé un wagon lit. Je me retrouve dans un compartiment avec un coréen. Je dors pas trop mal et au matin on nous sert un petit déjeuner frugal avec une tasse de thé et un biscuit.
A l’arrivée à Venise je retrouve Etienne, très ponctuel sur le quai. On marche en direction de la pension où il s’est installé depuis deux jours qu’il est là. En route on s’installe à une terrasse de café pour petit déjeuner et papoter un peu. Je me sens déjà bien dépaysé ainsi confortablement installé au bord d’un canal vénitien. Je suggère à Etienne que nous allions écouter la messe à la basilique Saint Marc et nous nous arrétons en chemin devant une église où sont affichés les horaires des messes de toute la ville.
De là nous rejoignons la pension d’Etienne où je peux déposer mon sac. La maison est plutôt petite et il a partagé sa chambre avec deux voyageuses australiennes. Je passe à la salle de bains puis j’attend qu’Etienne range ses affaires en restant assis dans une petite salle commune où les pensionnaires terminent de petit déjeuner. Nous avons toute une journée pour profiter de Venise avant notre ferry de ce soir.
Nous allons prendre un vaporetto pour aller place Saint Marc. Nou sachetons deux tickets forfaits pour la journée puisque nous serons surement amenés à reprendre le vaporetto.
Nous entrons dans la basilique par la queue spéciale qui est destinée aux personnes qui veulent assister à l’office. La messe est très solennelle car aujourd’hui c’est une fête spéciale en Italie. Du coup il y a une magnifique chorale qui chante avec différents instruments d’accompagnement, une messe de je ne sais qui, style début 19ème. Je ne comprend pas grand-chose aux prières en italien mais c’est propice à la méditation et à la prière. De là nous montons dans le musée de la basilique où Etienne veut me faire admirer le quadrige sculpté en bronze qui y est exposé. Ce sont quatre magnifiques chevaux très grands et très bien sculptés. Je peux toucher leurs membres inféerieurs pour me rendre compte.
De retour sur la place Saint Marc, Etienne me fait également admirer les sculptures et bas reliefs qui s’y trouvent. Etienne me décrit dans le détail l’architecture du palais des Doges avec ses deux niveaux de galeries à colonnes qui sont très larges au rez de chaussée puis moins espacées au premier et qui soutiennent un énorme second étage percé de grandes baies vitrées qui semble poser de facon aérienne sur les deux étages de galeries.
Puis nous partons à la recherche d’une terrasse de restaurant pour déjeuner. Nous arrétons notre choix sur une terrasse au bord de l’eau à coté du pont Rialto. Je prend de la viande des grisons et des niocchis à la sauje qui sont très bons. Nous sommes merveilleusement bien à deux doigts du bord de l’eau.
De là comme j’ai manifesté le désir de visiter un des palais de Venise que je n’ai pas eu l’occasion de visiter, Etienne accepte de m’emmener dans un des palais qu’il a déjà visité et où il aura plaisir à retourner.
Nous allons donc jusqu’au palais Ca’d’oro. C’est manifestmeent l’architecture typique des palais des riches marchands vénitiens. Au rez de chaussée il y a une énorme pièce qui devait servir d’entrepôt et qui donne directement sur un quai de débarquement légérement au dessus du grand canal. Au premier étage il y a toute une collection de statues qui sont exposées et que je peux toucher. Elles sont été rassemblées là par un riche mécène. Etienne est très enthousiaste sur la finesse des sculptures et j’aime bien ses descriptions.
Puis nous retournons à la pension d’Etienne pour prendre nos sacs à dos. J’en profite pour prendre une rapide douche puis nous buvons un verre d’eau dans la salle commune et je dicte à Etienne une carte postale pour samantha avec qui j’étais à Venise il y a quelques mois.
Sur le trajet on fait plusieurs magasins pour en trouver un qui vend des timbres mais on finit par y arriver. On prend un vaporetto qui nous conduit jusquà’ la gare maritime où on doit prendre un ferry pour traverser l’Adriatique et arriver en Croatie. Nous passons des contrôles de sécurité et de police plutôt attentifs. Comme j’ai laissé mon passeport dans mon sac à dos et que les bagages traversent la douane de leur coté, nous devons nous expliquer pour récupérer mon passeport et le montrer au policier. Puis nous ressortons de cette gare maritime pour déboucher sur le quai et monter dans un hydro-glisseur où je somnole pas mal tout en bouquinant un peu. Nous sommes assis dans un grand salon climatisé avec des rangées de fauteuils confortables. Etienne passe une bonne partie du voyage à étudier les guides pour nous concocter un itinéraire pour les deux prochaines semaines.
Nous arrivons à Porec vers 23h. C’est une ville qui nous semble plutôt chic avec des rues très propres pavées de marbre. Etienne est très impressionné. Nous nous installons à une terrasse de café qui est encore bien pleine malgré l’heure tardive et nous commandons une bière.
Puis nous changeons de l’argent dans un bureau de change encore ouvert malgré l’heure tardive. Il faut environ 7,1 couronnes croates pour faire un euro. Ce qui est facile car cela signifie que la couronne vaut à peu près un franc. On marche un peu dans les rues puis on trouve un taxi qui nous emmène jusqu’à l’hotel qu’Etienne a reservé sur internet et qui est à environ 5 kilomètres de la ville.
Il s’agit de l’hotel Delphine. En fait c’est manifestmeent un ancien complexe de vacances construit à l’époque communiste avec différents des couloirs interminables où s’alignent des chambres. Etienne se perd même pour trouver notre chambre et doit retourner à la reception pour demander de l’aide. On se retrouve dans une petite chambre propre avec deux lits qui est située au rez de chaussée.
Je suis réveillé vers 6h après cinq heures de sommeil et je prend deux pilules oméopathiques pour me rendormir. Ce qui marche très bien. Nous nous levons donc vers 9h30 pour aller petit déjeuner. Mais j’aurai l’occasion de constater qu’Etienne est un peu lent pour démarrer le matin et de fait nous arrivons au petit déjeuner après dix heures où le service se terminait à 10h. Etienne se précipite donc pour attraper sur le buffet dans la salle à manger uqi est au premier étage ce qu’il peut encore sauver avant de revenir me chercher dans le hall d’entrée au rez de chaussée où je l’attendais. Entretemps j’ai tenté de demander mon chemin en hélant les personnes que j’entend passer à coté de moi en allemand ou en anglais mais personne n’est assez aimable pour m’aider . Il finit par un y avoir un touriste qui parle allemand qui m’aide à monter à l’étage où je retrouve Etienne qui a donc pû rafler des céréales et des biscuits à la pomme. Il me fait aussi des tartines avec du pain récupéré sur d’autres tables. Ce qui est étonnant c’est que la salle à manger est vide avec aucun employé malgré les tables qui sont encore sales. Mais au bout de quelques temps vers 10h30, leur pause doit être terminée et il y a deux employés qui reviennent et se mettent à débarasser.
On retourne à notre chambre en s’égarant encore une fois. Etienne me fait une démonstration de sa méthode pour sécher le linge qu’il a fait tremper dans la lessive pendant la nuit, en l’emballant dans des serviettes de toilette et en le piétinant pour terminer de l’essorer.
A la reception je paie la chambre qui coûte tout de même 80€ pour nous deux, ce que je trouve plutôt cher alors que jem’attendais à un coût de la vie plus modeste dans ce pays. Mais le tourisme est la principale ressource du pays alors nous pourrons constater que les prix de tous les services aux vacanciers sont plutôt chers. Nous comandons un taxi pour retourner en ville et l’attendons sur un banc devant l’hotel. Il y a pas mal d’aller et venues de vacanciers qui entrent et sortent pour aller à la plage ou à la piscine qui sont juste à coté.
Lorsque nous disons à notre chauffeur de taxi que nous allons prendre l’autocar pour Pula il nous propose de nous y emmener en taxi pour 450 couronnes. Il nous dépose à la gare routière de Porec où nous nous renseignons sur les horaires d’autocar. Il y en a un à 16h et un à 18h, ce qui nous laisse le temps de visiter la ville.
Nous laissons nos sacs à la consigne. Et partons visiter la basilique qui est une des rares basiliques qui subsiste de l’époque de l’Empire romain puisqu’elle date du 5ème siècle. Il y a en particulier dans le chœur une grande mosaïque qui représente la Vierge avec Jésus sur ses genoux qui est au milieu des apôtres. Il y a aussi entre la basilique et le batîment qui abrite le baptisthère un attrium avec des colonnes finement sculptées qui supporte un toît en bois. Dans le baptisthère il y a au milieu une sorte de petite piscine ou plutôt fosse avec de la mousse et des pierres où apparemment étaient plongés les baptisés.
On visite aussi un petit musée à moitié en plein air qui est aménagé sur le coté de l’attrrium où son texposés différentes statues ainsi qu’une mosaïque de poisson qu’Etienne cherchait avec persistance depuis le début de notre visite de la basilique.
De là on va déjeuner. On s’installe dans le même restaurant que celui où on a pris une bière hier soir. C’est dans une partie piétonnne de la ville où la plupart des rues sont pavées de marbre ce qui donne une impression très majestueuse. On commande une salade. On change de table en allant de l’autre coté de la terrasse pour nous mettre à l’abri du vent car les parasols manquent de tomber. On a le même serveur qu’hier soir. On papote assez longuement avant de retourner à la gare routière pour prendre l’autocar de 16h. Etienne achète les tickets et paie la consigne.
On se retrouve dans un car climatisé qui roule pendant environ une heure. Je somnole et on arrive donc vers 17h à Pula. C’est un gros port maritime, manifestement une plus grande ville que Porec. C’est parait il la ville la plus importante de l’Istrie cette presqu’île de la Croatie où nous sommes et qui est séparé de la Dalmatie par le golfe que nous allons traverser demain. A l’arrivée du car on se renseigne sur les hotels. On rencontre des scouts français qui nous conseillent d’aller au camping à l’exterieur de la ville. Je freine un peu Etienne qui serait prêt à y aller car je trouve pas pratique de se retrouver hors de la ville et surtout mon sommeil est encore fragile et je voudrais l’améliorer avant que nous nous lancions dans le camping.
On suit d’abord une femme qui parle pratiquement pas l’anglais mais qui nous a tout de même fait comprendre qu’elle propose des chambres chez l’habitant proche du centre ville mais cela n’inspire pas Etienne qui après avoir hésité en la suivant finit par renoncer et nous la quittons au pied de la colline qui devait mener à sa maison. Nous allons à l’office de tourisme où on nous indique un hotel dans la vieille ville. Etienne qui est facilement soucieux de notre hebergement demande à la receptionniste de l’hotel de téléphoner pour nous à Cres où nous comptons être demain pour nous reserver une chambre d’hotel.
On va visiter les arènes romaines. Il n’y a plus rien des gradins à l’intérieur mais le mur d’enceinte est encore en parfait état et c’est très impressionnant de s’imaginer les spectacles qui ont pû se dérouler ici.
Puis nous allons diner. Nous nous installons à une des tables d’un restaurant appelé Mozaïque disposées dans une petite rue piétonne de la vieille ville. Nous commandons du poisson grillé et du vin qui s’avèrent très bons. Ensuite nous allons prendre un verre à la terrasse d’un café sur une place voisine. Je prend un gin tonic, avant de rentrer à l’hotel nous coucher.
On se réveille à 6h30. On descend petit déjeuner, mais il n’est pas encore tout à fait prêt et nous sommes les premiers dans la salle à manger située derrière la reception. On nous sert une omelette plutôt grasse par contre les tartines que me prépare Etienne sont très bonnes. Je paie l’hotel et j’incrémente le compte mental que je tiens de nos dépenses en tachant de combler le crédit qu’Etienne a acquis en payant nos billets de ferry.
On marche jusqu’à la station d’autocars. Il y a un bus dans pas trop longtemps dans lequel on monte et qui nous conduit jusqu’à un croisement de routes à 5 kilomètres du départ du ferry que l’on souhaite prendre. Le paysage est magnifique avec des fjords bordés de moyennes montagnes qui sont couvertes de pinèdes ou de chênes lièges et qui plongent dans une mer transparante. On commence par descendre le long d’une route qui serpente jusqu’au débarcadère du ferry. Au bout de quelques minutes dans ce décor grandiose une voiture s’arrête pour nous prendre en stop et nous montons avec un couple de touristes italiens qui descendent eux aussi prendre le ferry. On l’attend pendant environ 20 minutes assis par terre au soleil.
Puis on monte dans le ferry qui n’est pas très grand. Sur le pont il n’y a plus de place assise et on s’installe donc par terre appuyé à une paroi. La traversée est assez courte environ une demi heure pendant laquelle je bouquine.
Une fois sur l’île de Cres on doit attendre un autocar pendant une heure. Etienne ne résiste pas à la tentation d’aller nager, malgré l’accès à la mer qui ne semble pas très facile avec une côte de rochers. Tandis qu’il m’installe à une terrasse de café un peu en hauteur avec un orangina et mon bouquin. Il vaut mieux être à l’ombre car il comence à faire chaud.
En fait l’autocar que nous devons prendre arrive avec le ferry suivant car il dessert à la fois le continent et l’île qu’il parcourt dans sa longueur.
Cres est la ville principale de l’île. C’est un petit port très charmant. Il y a de nombreux cafés, nous trouvons un restaurant pour déjeuner. Nous nous installons sous un auvent très agréable à une table avec nappe en tissu et un serveur qui apporte les plats sur une table roulante. Je prend un rizzoto aux moules délicieux avec plein d’arômates. Etienne craignait de rencontrer trop de touristes allemands mais apparemment l’essentiel des touristes sont plutôt des pays de l’est.
Puis nous nous mettons à chercher l’hotel reservé par l’hotelière d’hier. Il s’avère être en dehors de la ville à environ un kilomètre en marchant vers la sortie du fjord au fond duquel est Cres. On marche sur une promenade en bord de mer qui est piétonne et très agréable. La plage est faite de graviers et plutôt étroite, on suppose que ce doit être la marée haute. A cause de mauvaises indications données par des passants on passe l’hotel et on doit revenir sur nos pas. Il est au fond d’un grand jardin un peu en hauteur. C’est encore un grand batîment de l’époque communiste, une grande barre sans charme. C’est plein de touristes. On peut entrer soit du coté de la route et du parking soit coté mer au niveau en dessous par le jardin. On s’installe dans une chambre au premier étage et on se change rapidemment pour se mettre en maillot de bain.
On se retrouve sur la plage en dessous de l’hotel vers 16h. Il y a pas mal de monde et on se glisse entre deux groupes de personnes sur la plage étroite. Le gravier est plutôt agréable, je trouve cela un bon intermédiaire entre les galets et le sable. On prend un premier bain dans une eau un peu fraiche à environ 19°. Puis Etienne prépare le système ingénieux qu’il a imaginé pour pouvoir m’emmener nager avec lui. Il y a deux ficelles accrochées avec un mousqueton à notre taille. Les deux ficelles arrivent à une bouée orange qu’Etienne utilise pour se faire repérer par d’éventuels bateaux. On arbore aussi des bonnnets de bain jaune vifs pour être mieux repérés. On ne doit pas passer inaperçus au milieu des vacanciers issus des pays de l’est, au style plutôt simple. On se met à l’eau et on nage en longeant les bouées qui limitent la zone autorisée pour la baignade qui est disposée en parallèle à quelques dizaines de mètres de la plage. Il faut que je m’habitue à être guidé par un cable sans m’empétrer dedans, il s’enroule parfois autour de mon bras ou de mes chevilles. On nage pendant une vingtaine de minutes mais je finis par avoir froid et à demander à Etienne que l’on arrête. Je ressors en grelottant. J’ai peu de graisse sur le corps ayant perdu presque dix kilos depuis quelques mois et cela doit me manquer pour me tenir chaud. On prend une douche d’eau douce à l’une de celles qui sont installées sur la promenade piétonne puis on s’allonge au soleil pour que je réchauffe. Puis pour éviter de brûler au soleil je me met sur la tête le t-shirt avec lequel d’ailleurs j’ai nagé pour égalmeent me protéger. On remonte à l’hotel vers sept ou huit heures. On se change avant de ressortir pour diner. On marche jusqu’au centre ville où on s’installe à la terrasse d’un restaurant au bord de l’eau où je commande des anchois marinés et des spaghettis aux fruits de mer. L’athmosphère est délicieuse. Il fait frais,d’ailleurs on supporte bien le gilet que nous avons pris par précaution.
Après le diner on fait le tour du port pour alller voir de l’autre coté ce que l’on entendait depuis notre table et que l’on prenait pour une boite de nuit mais en fait il s’agit d’une animation qui est organisée dans l’eau. Une sorte de jeu Interville avec deux couples qui sont dans l’eau et qui luttent. Les filles sont seins nus debout sur un pneu de tracteur guidé par les garçons et tentent de faire tomber l’équipe adverse. Il y a toute une foule qui suit le spectacle depuis le bord de l’eau avec un animateur et de la musique hurlée par les haut parleurs. On s’installe à la terrasse d’un bar voisin en attendant la fin du spectacle. On se dit que l’on pourra peut-être aller en boite ensuite. Mais à minuit l’animation n’est toujours pas terminée et comme il n’y a pas grand monde dans le bar que l’on nous a indiqué comme étant animé le soir on décide d’aller se coucher.
Je termine dans la nuit mon bouquin Paris 1200. Je suis réveillé à 5 heures du matin et je prend encore deux pilules oméopathiques pour me rendormir.
On va petit déjeuner vers 9h30, cette fois ci il est encore temps et on se retrouve dans une grande salle en longueur. Je prend des tartines, des saucisses et du fromage. Malheureusement il n’y a pas de fruits. Mais il y a des yoghourts bulgares très bons. Puis on va au centre ville toujours par la promenade du bord de mer. En fait l apalge est ce matin encore plus inexistante qu’hier donc la marée a au contraire encore montée. Je m’installe à une terrasse de café pour lire Hitchikker guider for the galaxy pendant qu’Etienne va dans un internet café pour rédiger son blug. Je commande un Coca cola. Je change de table lorsque celle où je suis installé sort de l’ombre agréable où elle était. Je passe là un moment très agréable.
Au bout de presque deux heures vers 12h30 Etienne me rejoint et nous nous mettons en quète d’un restaurant. En fait Etienne est plutôt du genre prudent et il préfère un tien que deux tu l’auras. Du coup il préfère retourner au restaurant où nous avons déjeuné hier plutôt que d’en découvrir un autre. Cela ne me dérange pas dans la mesure où je l’avais trouvé très bien. Je prend des sardines marinées et une salade de maïs. On papote longuement notamment sur les mœurs des américains, leur façon de dater et les spécificités de leur société.
Puis on retourne à l’hotel pour nous mettre en tenue de bain. On va à l aplage mais cette fois encore la marée est haute et il n’y a même pas un bout de gravier pour se poser. On doit donc se mettre sur le trottoir de la promenade. Où j’ai carrément peur que les vélos qui passent me roulent sur les pieds lorsque je suis allongé. Puis Etienne repère un coin bétonné légérement au dessus de la promenade où il y a de la place pour nous deux. On s’y installe et on s’équipe pour aller nager.
On nage comme hier mais cette fois ci l’eau me semble plus tempérée et j’ai moins froid alors on nage pendant une longue heure. Quand on revient on se douche et on s’installe un peu au soleil pour sécher et se réchauffer car j’ai tout de même un peu froid.
On repasse par la chambre pour faire une petite sieste. Je suis un peu fatigué par la nage qui a été tout de même longue et qui m’a particulièrement fatigué les bras. Il faut dire que je nage de facon plutôt désordonnée en m’arrétant puis en foncant pour rejoindre Etienne, en changeant régulièrement de nage, etc. Tandis qu’Etienne nage de facon très régulière, sans forcer. Mais je trouve cela super de pouvoir ainsi nager longtemps sans risquer de me cogner sur les bords de la piscine.
Puis on ressort pour aller diner. On s’arrête au même restaurant qui hier au bord de l’eau. Cette fois ci on prend un bar grillé avec une ratatouille qui sont délicieux. On commande une bouteille de vin puis on nous offre un verre d’alcool blanc. La bouteille de vin doit être un luxe car elle coûte environ 200 couronnes mais le vin était très bon. De là on va dans un bar sympa qui est au bord du port et qu’Etienne a repéré. On s’assied à une table à coté de deux jeunes femmes avec qui Etienne engage d’emblée la conversation mais sans beaucoup de succès.
On rentre à l’hotel vers minuit une heure du matin. Il fait vraiment très doux et en plus il ne semble pas y avoir de moustiques dans ce pays. Au passage on prend une glace italienne à un stand.
On se réveille vers 6h30. Le temps de prendre une douche et nous voilà au petit déjeuner pratiqumeent les premiers à 7h du matin. Cependant nous avons beau être les premiers les serveurs nous interdisent l’accès à certaines tables de la salle à manger qui apparemment sont reservées. Impatienté Etienne finit par nous assoeir d’autorité à l’une d’elles alors que le serveur aurait voulu que nous allions encore plus loin dans la salle à manger. Nous prenons un petit déjeuner équivalent à celui d’hier. Manque de chance Etienne se renverse un yoghourt sur son bermuda. Je me gave de tartines et de céréales. Puis on repasse par la chambre pour prendre nos sacs et je paie l’hotel. Grâce à quoi, enfin je suis en avance dans nos comptes.
On marche une dernière fois sur la promenade le long de la mer. A cette heure matinale c’est aussi très agréable. On croise quelques jeunes fétards qui terminent à peine leur nuit manifestement sans sommeil. Etienne prend une dernière photo de la vile avec la lumière du soleil levant et puis nous traversons le centre ville pour arriver à l’arrêt des autocars. Là on attend l’autocar qui doit nous conduire à Malilosinch.
Dans l’autocar climatisé on roule pendant à peu près 1h30 pour passer de l’île de Cres à celle de Malilosinch qui sont reliées par un pont. La petite ville de Malilosinch est assez semblable à celle de Cres avec toujours un petit port charmant caché au fond d’un fjord. Ici les maisons ont parait il un style plus rococo austro hongrois alors qu’à Cres c’était peut-être plus vénitien italien. On pose nos sacs à la consigne de la gare d’autocars et on part avec juste le minimum dans des sacs en plastique pour aller passer quelques heures sur la plage en attendant qu’il soit l’heure de notre ferry. Etienne me laisse à une terrasse de café où je prend un Coca tandis qu’il va faire quelques courses pour que nous ayons un pique nique.
On va à pied de l’autre coté de la petite ville et on commence à grimper par des escaliers la colline qui ferme le fjord et qui le sépare de la haute mer. Sur la crète on traverse une route et on redescend du coté de la mer jusqu’au bord de l’eau où on est dans la baie de Cikat entourée d’une végétation très verdoyante. Il y a juste quelques villas du 19ème siècle qui date de l’époque autrichienne et sinon le paysage est vierge de constructions. Là il y a un semblant de plage c'est-à-dire une digue en béton sur laquelle se promènent les touristes et vacanciers.
On monte sur une sorte de terrasse qui surplombe d’un mètre cette promenade et on s’installe là sur un tapis d’aiguilles de pin, à l’ombre car il commence à faire chaud. On déjeune avec du fromage et du jambon qu’Etienne a acheté.
Puis on va se baigner toujours avec le système de ficelles imaginé par Etienne. On nage pendant environ 45mn en faisant plus ou moins le tour de la baie. Puis on revient sur la plage. Là on s’allonge sur une sorte de ponton en béton, d’où les gens peuvent plonger dans la mer, pour se sécher au soleil. Puis lorsqu’on est séchés on se remet en route pour refaire en sens inverse le chemin qui passe par-dessus la colline et nous ramène de l’autre coté dans le fjord au village de Malilosinch. On s’arrête à la terrasse d’un café pour y prendre un rapide Coca tout en se changeant pour ôter nos maillots de bains. Puis on va sur le port pour attendre le ferry. On se dépêche pour aller jusqu’au port car on redoute d’être en retard.
Mais finalement on l’attend tranquillement assis à même le quai au soleil pendant une bonne demi heure car il est un peu en retard. Sur le bateau on a six heures de traversée que je passe tantôt à l’intérieur dans le salon climatisé, mais bruyant avec une musique diffusée par des hauts parleurs et beaucoup de monde au bar voisin, tantôt sur le pont intermédiaire où on est à l’ombre mais on étouffe sans air, tantôt sur le pont supérieur au soleil avec la chaleur et le bruit du moteur. Les toilettes sont également sur le pont supérieur. A la fin avec le soleil couchant c’est tout de même la place la plus agréable. Mais dans ce pays comme on est probablement au bout du fuseau horaire, nettement plus à l’est et plus au sud que la France, la nuit tombe tôt vers 21h. A la fin je m’allonge dans le salon sur des fauteuils pour dormir un peu.
On arrive à Zadar vers 22h30. Nous sommes donc désormais sur la côte dalmate. en descendant du ferry on rencontre un couple de jeunes français très sympathiques Juju et Audrey qui ont apparemment reservé une chambre à l’auberge de jeunesse et qui du coup on téléphoner là bas pour savoir comment y aller. Etienne leur emboite le pas et nous cherchons ensemble l’arrêt du bus numéro 5 qui est censé nous y mener. En fait l’auberge de jeunesse est située à Borik une station balnéaire un peu à l’exterieur de Zadar où se trouvent l’essentiel des hotels et installations touristiques. D’ailleurs en autobus on passe devant plusieurs bars et boites de nuit qui nous donnent envie d’y retourner.
Le chauffeur de l’autobus nous dépose non loin de l’auberge de jeunesse et nous indique comment la trouver. On a tout de même un petit bout de chemin à marcher. Il y a un couple de jeunes franco britanniques qui s’est aussi joint à nous. On arrive donc à six à l’auberge de jeunesse où il y a un gardien qui ne parle qu’allemand. Au moment où il s’apprète à nous installer tous dans la même chambre on comprend qu’il est possible d’avoir des chambres séparées et les couples se retrouvent dans des chambres pour deux tandis qu’Etienne et moi récupérons une chambre pour trois où il y a deux lits superposés et un troisième lit dans un espace plutôt réduit mais très propre et très fonctionnel.
Avant de se coucher on sort pour boire un verre dans un bar pas très éloigné qui est malheureusement moins animé que ceux que l’on a repéré dans l’autobus. On se retrouve dans des fauteuils bas en plastique à siroter une margarita en bouteille très médiocre. Et nous n’avons aucun succès lorsque je tente d’engager la conversation avec les filles qui sont à la table voisine. On rentre donc se coucher vers 1h30 du matin. Comme presque chaque soir Etienne fait notre lessive en laissant tremper pendant toute la nuit nos chemises du jour dans le lavabo ou un seau avec du Génie à tremper, qu’il rince le lendemain matin.
La journée commence mal à mon goût car dès 7h du matin le réveil d’Etienne sonne. Non seulement je trouve cela beaucoup trop tôt, car j’ai retenu qu’hier soir le gardien nous a expliqué que le petit déjeuner n’est servi qu’entre 8 et 9h, mais aussi je trouve cela très irrespectueux de la part d’Etienne d’avoir ainsi réglé son réveil téléphone sans me consulter. Comme je l’interroge pour savoir pourquoi il l’a réglé ausssi tôt il m’explique dans un demi-sommeil que c’est au cas où on voudrait aller au port faire une excursion. Le problème c’est que lui se rendort facilement ce qu’il ne manque pas de faire jusqu’à 8h30 tandis que moi je tente en vain de me rendormir et à 7h30 je me lève et après avoir pris ma douche je descend discrètement l’attendre dans la cour de l’auberge où il y a des tables et des chaises pendant qu’il continue à dormir. Je suis un des premiers au petit déjeuner mais une touriste m’accompagne jusqu’au comptoir où on peut prendre un plateau et se servir un petit déjeuner. Là une serveuse m’aide très gentiment et m’installe à une table avec un thé à la fraise et des tartines très bonnes avec du beurre et de la confiture. Etienne me rejoint peu avant 9h. Il ne prend qu’un café au comptoir et se nourrit de jambon et de fromage en vertu d’un régime qu’il a entamé pour maigrir et qui lui interdit le pain et tout sucres au profit d’un maximum de protéînes.
Puis Etienne va se renseigner sur les excursions possibles au bureau de l’auberge de jeunesse. Il revient pour dire qu’il y avait une excursion possible pour les îles Kornatiqu’il a envie de voir mais qu’elle est partie à 8h du matin. Du coup il décide unilatéralement que ce n’est pas grâve et que nous n’aurons qu’à prendre l’excursion du lendemain et à rester ici trois nuits au lieu des une ou deux prévues au départ. Je répond à Etienne que ce n’est pas le scénario qui a ma préférence car cela nous diminue d’autant le nombre de jours qu’il nous restera pour visiter les autres villes et îles qu’il a prévu dans notre programme et qui sont d’après ce qu’il a lu dans les guides d’un interêt croissant. Et surtout sur la forme Etienne ne prend pas du tout en considération mon avis c’est tout juste s’il me tient au courant de ce qu’il a décidé. D’ailleurs pour bien vérrouiller son scénario il nous inscrit à l’excursion de demain matin et paie d’avance alors que je tente en vain de lui suggérer que nous avons quelques heures pour faire un petit tour et tacher de trouver une excursion plus interessante, voir pourquoi pas une excursion qui pourrait encore se faire aujourd’hui. Mais dans la série un tien vaut mieux que deux tu l’auras, Etienne préfère limiter les risques et rejette mes suggestions en décrétant qu’il n’y a qu’un seul opérateur d’excursions.
Dans le même esprit Etienne s’interroge avec beaucoup de générosité sur ce qui pourrait me faire plaisir pour cette matinée. Mais cela ne lui passe pas par l’esprit de me consulter. Il décrète que ce n’est pas la peine de tenter d’aller à la ville voisine de Zadar où il n’y a parait il rien à voir, et il choisit d’aller au plus simple à la plage qui est en face de l’auberge de jeunesse. Là il avise qu’il y a une enceinte privée attachée à un hotel dans laquelle nous pénétrons et où il y a des transats à disposition. Avant d’avoir eu le temps de réaliser où nous sommes je me retrouve assis sur une chaise longue qui semble plutôt agréable à l’ombre sur un gazon non loin de l’eau. Mais cela s’avère pas si bien que cela car nous sommes encerclés par les familles de vacanciers avec les enfants qui jouent, crient et les ballons qui volent en tombant plus d’une fois sur moi. Il y a aussi deux sonos différentes qui crachent de la musique et que nous entendons en stéréo. Il parait que l’un d’elles sert à animer un cours d’aquagym dans la piscine proche et Etienne se régale les yeux à regarder les jeunes femmes s’exercer. Heureusmeent j’ai mon bouqin qui m’aide à passer le temps et puis la seule chose qui me fait rire c’est d’imaginer papa me voyant dans ce genre d’endroit ! Lorsque je manifeste le désir d’aller me baigner. Etienne n’en a pas très envie et je me sens vraiment prisonnier car je ne peux pas aller seul jusqu’à l’eau. Etienne finit par accepter de m’accompagner jusqu’à l’eau tout en me recommandant de faire un bain court car il ne souhaite pas lui-même s ebaigner et qu’il m’attend au bord de l’eau. Pour couronner le tout la mer n’est en fait à cet endroit qu’un bras où on a de l’eau à peine jusqu’aux genous et où je ne peux pratiquement pas nager. De plus il y a des gens qui braillent et barbotent dans toutes les directions du coup rapidemment je ne sais plus de quel coté je dois ressortir de l’eau.
Etienne a décrété qu’à 12h30 nous irons déjeuner aussi nous quittons enfin notre emplacement pour trouver un restaurant. Etienne part d’autorité d’un coté de la baie qui s’éloigne du centre de la station balnéaire, en direction du camping. On hésite à s’arréter au restaurant du camping puis on tente d’aller plus loin mais on ne trouve qu’un café qui ne sert que des boissons. Là une serveuse nous indique un grill qui serait un peu plus loin. On marche donc jusqu’à la terrasse d’un hotel au bord de la piscine. Cela semble très bien. Mais Etienne sans demander si on peut déjeuner estime que cela ne doit être accessible qu’aux personnes en pension à l’hotel et nous repartons. Je suggère que nous allions à la découverte en tentant de dénicher un restaurant encore un peu plus loin, mais Etienne décrète qu’au-delà de cette plage commence des quartiers résidentiels et qu’il ne peut pas y avoir de restaurants par là bas. Je trouve Etienne très anxieux par exemple en l’espèce de ne pas trouver de restaurant et du coup il n’est pas ouvert aux surprises de la découverte. Mais je me garderai de lui jetter la pierre et au contraire ces petits travers me font sourire car ils me rappellent le Sylvain d’il y a une dizaines d’années qui était aussi plutôt rigide et je demande pardon à tous ceux que j’ai agacé pendant tous les voyages que j’ai pû faire depuis vingt ans. On revient sur nos pas et on finit par aterrir au restaurant du camping qui s’avère bien mieux que ce que nous pouvions craindre. Il y a une serveuse très gentille qui me sert un rizzoto aux fruits de mer très bon avec lequel je me régale.
Puis nous allons nous installer non loin de là sous une pinède qui est au bord de l’eau . Etienne nous trouve un endroit tranquille sur un tapis d’aillguilles de pin où nous pouvons faire la sieste. Je lui demande si on peut ne pas trop tarder pour aller nager car je préférerai être revenu alors que le soleil est encore haut pour bien me réchauffer. Mais Etienne ne souhaite pas nager trop tôt et veut attendre au moins une heure et demie pour que nous ayons digéré. Et à 3h30 lorsqu’il considère que le moment est propice pour aller nager il m’annonce qu’il compte nager deux heures ce qi nous fera revenir vers 5h30 voir 6h et donc comme je le redoutais le soleil sera déjà relativement bas. Du coup je ne me sens pas pris en compte et j’accumule de la frustration. En plus comme cela fait plus d’une heure que nous sommes à l’ombre sans rien faire, j’ai un peu froid et comme je lui en fait part, il me répond que soit j’ai trop froid pour aller nager et alors je peux attendre deux heures sous la pinède qu’il revienne, soit je vais avec lui et il pourra me déposer sur une plage au bout d’une heure où je pourrai attendre qu’il repasse, de facon à ce que cela ne l’empèche pas de faire les deux heures qu’il s’est programmé. J’hésite à y aller avec Etienne car j’ai peur d’avoir froid mais je me décide pour l’option nage car cela devrait me permettre de me dépenser alors que si je reste là à attendre je vais rester énervé. Etienne se crème abondamment comme il fe fait souvent car il redoute les coups de soleil et puis on s’installe donc sur un ponton en bois pour s’équiper à coté de jeunes croates qui plongent dans l’eau et jouent ensemble. On ne doit pas passer inaperçus avec nos bonnets jaunes fluo et nos ficelles et autres mousquetons.
On se met à l’eau et on commence à nager. Je commence à bien m’habituer à cette ficelle qui me passe de moi en moins souvent entre les jambes et me scie de moins en moins les bras ou l’aine. Et puis j’apprend à nager plus régulièrement sur l’exemple d’Etienne plutôt que de faire le chien fou comme le premier jour. Je trouve cela vraiment sympa de pouvoir faire ainsi un effort continu et de nager longtemps dans l’eau de mer. Je crois que nous longeons plus ou moins la digue qui est le long de la côte. Etienne s’arrête de temps en temps pour me demander si je vais bien. Avec mon fichu caractère exigeant et négatif je remarque non pas qu’il s’arrête gentiment pour me demander des nouvelles mais qu’il redémarre sans crier gare et plusieurs fois c’est la laisse qui me tire qui me donne le signal du départ. Ce que je vis mal et qui me fait accumuler encore de la frustration, car j’ai l’impression d’être trainé comme un paquet. On nage finalement pendant une heure et vingt minutes avant de revenir au ponton en bois. Etienne nous fait faire un dernier rond dans l’eau devant le ponton pour être bien sûr que nous franchissons la barre des 1h20 de nage. Je termine par quelques longueurs de papillon ou de dos crowlé pour me détendre et me dépenser car je commence à bien m’habituer à ces nages longues et je ne suis même pas fatigué.
On va prendre une douche non loin de là pour se rincer et puis on se met sur le ponton en bois pour se sécher au soleil. Malheureusement comme je le redoutais il est un peu bas et en plus il y a un peu de vent du coup j’ai un peu froid, donc la nage a du tout de même me fatiguer un peu pour que je sois ainsi sensiblisé au froid. Mais au moins pendant la nage je n’ai pas eu froid, je ne sais d’ailleurs si c’est une illusion mais je trouve chaque jour que l’eau est un peu plus chaude que la veille. Je ne saurai dire si c’est moi qui suis plus sensible aujourd’hui ou si c’est Etienne qui met moins les formes avec moi mais dans la série des petits manques de considération qui me font accumuler de la frustration, il donne unilatéralement le signal du départ au bout d’un quart d’heure et nous rentrons à l’auberge de jeunesse pour nous doucher et nous changer.
On décide d’aller dans la ville de Zadar pour faire un tour et pour voir un peu à quoi elle ressemble. On prend un bus qui nous dépose non loin de la porte des remparts qui donne accès à la vieille ville. En passant la porte des remparts on repère sous le porche une agence de voyages dans laquelle nous rentrons pour nous renseigner sur les horaires d’autocar pour Split. On apprend qu’il y a régulièrement des autocars et qu’il faut trois heures pour aller jusqu’à Split. On nous renvoie à la gare routière pour avoir les horaires préci. Pour une fois c’est à mon tour d’être anxieux car je voudrais que l’on ne rate pas une possibilité de rejoindre Split dès demain soir s’il y en a une qui est compatible avec les horaires de l’excursion qu’Etienne souhaite faire demain. . Du coup je demande assez clairement et fermement à Etienne à ce que l’on aille jusqu’à la gare routière pour avoir ces horaires d’autocars.
C’est un peu loin et cela nous fait marcher dans un quartier plus moderne et plus résidentiel que la vieille ville. Nous suivons une longue avenue bordée d’immeubles style cage à poules soviétiques. C’est pas gégène. Et puis là où on voit que l’on s’enfonce dans la Croatie profonde c’est que lorsqu’on aborde des passants pour demander notre chemin le niveau d’anglais a chuté brutalement par rapport à ce que l’on peut trouver dans les quartiers touristiques. On s’arrête dans une boutique d’alimentation où la gérante nous sert différents fruits, charcuterie et fromages. Car Etienne veut avoir un pique nique pour l’excursion de demain. Cela prend assez longtemps car la gérante profite de nos hésitations pour servir les autres clients qui entrent dans son magasin. On en a tout de même pour 150 couronnes dont 70 rien que pour la copa qui semble être un produit de luxe. A la gare routière on nous donne les horaires de départ qui sont en fait toutes les heures jusqu’à 22h.
On refait le chemin en sens inverse en retraversant le quartier de HLM. On passe la porte fortifiée et on pénètre dans les rues anciennes pavées de marbre de la vieille ville.
Il y a beaucoup de monde dans les rues et de nombreux cafés dont les terrasses sont pleines. Etienne tente de repérer un restaurant pour notre diner. On cherche aussi un internet café car comme j’ai dit à Etienne que je risquais de venir à bout de mes livres, il s’est très gentiment motivé pour me télécharger un livre d’internet et me graver un CD. On rentre d’ailleurs dans un internet café où le responsable nous dit que cela coûterait 50 couronnes de faire graver un CD. Je trouve cela cher et on décide d’éventuellement revenir après le diner. En attendant on a trouvé dans une rue plus calme, un restaurant qui a dressé des tables dehors dans la rue . Je commande des anchois marinés et une salade de tomates ainsi qu’une grande bière car j’ai très soif après notre longue sortie de nage. Nous reparlons du programme de demain et à propos de notre départ ou non pour Split après l’excursion, Etienne préférerait rester ici une nuit de plus car il a peur que nous galérions à la recherche d’un hotel en arrivant tard à Split, tandis que je trouve cela dommage de consacrer la matinée suivante à faire le trajet et on gagnerait du temps en faisant le voyage le soir après l’excursion. Nous convenons de décider demain en fonction de l’heure à laquelle nous rentrerons de l’excursion.
Après le diner je n’ai pas le courage de retourner à l’internet café et on reprend le bus pour rentrer à l’auberge de jeunesse. Avant de sortir de la vieille ville On a acheté une glace puis on prend le bus 8 qui n’emprunte pas tout à fait le même trajet que le bus 5 que nous avions pris hier et du coup Etienne ne voit pas l’arrêt où nous aurions dû descendre, tandis que je somnole et du coup nous faisons toute la boucle et revenons jusqu’à notre arêt de de départ près de la vieille ville. On attend le bus suivant et on est rejoint par les deux jeunes Juju et Audrey. Ils nous racontent qu’ils ont passé la matinée à visiter Zadar et l’après midi ils étaient à la plage. Ils ont eux aussi reservé une excursion pour demain mais eux l’ont choisi après avoir sillonné les différentes agences de voyage et fait une étude de marché minutieuse. Il n’y a pas à regretter de s’être précipité sur la première proposition car il parait qu’elles sont toutes plus ou moins pareilles. Ils sont décidément charmants ces deux jeunes. On prend donc le bus et on descend à un arrêt à coté du camping car nous avons pris le bus 5 qui ne fait pas la boucle et on marche une dizaine de minutes jusqu’à l’auberge de jeunesse. Audrey et Juju nous raconte qu’ils ont testé les campings du pays et que c’est du style très entassés où il faut pousser la sardine du voisin pour planter la sienne et où les toilettes et douches sont dégueulasses. Autant l’idée de camper dans un endroit sauvage me plait bien autant je suis plutôt refroidi par cette description. On se couche rapidemment car il est déjà plus d’1h et on doit être prêt pour l’excursion à 7h40. On convient qu’un réveil à 7h doit suffire pour nous permettre d’être prêt à 7h40.
Nous sommes réveillés vers 5h du matin par une escadrille de moustiques qui nous assaillent. J’aimerai bien me rendormir mais Etienne a fait le choix de se lever pour prendre sa douche, préparer ses petites affaires et cuire sur son réchaud de camping les œufs qu’il a acheté dans la boutique hier et qu’il compte manger durs pour le pique nique de l’excursion. Il a beau tacher de ne pas faire trop de bruit avec mon sommeil fragile je ne me rendors pas et je finis par me lever et aussi me préparer. Le réveil d’Etienne sonne vers 6h30 alors que nous avions convenu en nous couchant qu’un réveil à 7h suffirait. Décidément Etienne n’en fait qu’à sa tête. Je suggère que nous descendions petit déjeuner dans la cour où il doit faire très bon au petit matin avec les oiseaux qui chantent et où il y a des tables et des chaises, mais Etienne ne trouve cela compliqué que nous descendions de quoi petit déjeuner puis d’ensuite avoir à remonter les restes. Je tente d’argumenter mais il m’explique qu’il faut rester raisonnable et privilégier le coté pratique au coté plaisir et qu’il n’a pas envie de devoir remonter toute la vaisselle. Je m’incline devant sa mauvaise foi car notre petit déjeuner tient dans un sac en plastique, un couteau et peut-être une petite cuillère et nous petit déjeunons « utile » assis sur le bord de nos lits. Mais j’accumule encore de la frustration et avec la courte nuit la journée s’annonce mauvaise. En effet alors que je boucle mon sac et que je m’apprète à le descendre en bas pour libérer la chambre puisque nous avons convenu hier soir de nous laisser la possibilité de partir à Split si nous rentrons pas trop tard de l’excursion, Etienne m’annonce qu’en fait lui n’a pas l’intention de libérer la chambre et qu’il compte bien rester là une nuit de plus. Je vais dans les toilettes pour me donner le temps de respirer un grand coup et tacher de ravaler cette nouvelle frustration mais c’est plus fort que moi et alors que je me proposais de sortir de la chambre en annoncant calmement que pour ma part je souhaite que nous nous en tenions à ce que nous avions convenu hier soir, j’explose et je sors en gueulant que j’en ai marre de bouffer à son heure, de dormir à son heure, d’aller à droite quand il veut aller à droite et de nager à son heure et j’annonce que je préfère arréter là ma dépendance et je descend me mettre dans la cour. Etienne choqué par ma colère appelle sa maman à la rescousse bien qu’il soit aussi à peine plus de 7h en France. Il descend donc dans la cour et me passe son téléphone portable pour que je parle avec tante Béatrice. Au moins cela me permet de m’apaiser et cela me fait du bien de pouvoir m’exprimer. Béatrice est comme d’habitude très douce bien qu’un peu inquiète de nous savoir ainsi au bord de la rupture. Je tente de la rassurer car cela me semble normal qu’à mi-parcours nous ayons une petite crise d’ajustement. Je reconnais que j’ai mal gérer l’accumulation de petites frustrations depuis hier matin et du coup c’est parti un peu brutalement. Pendant ce temps Etienne m’a pris mon sac à dos des mains et d’emblée je constate que ma colère n’a servi à rien car il a remonté mon sac dans notre chambre et donc il persiste à poursuivre son idée de rester ici la nuit prochaine.
En attendant l’heure de l’excursion est arrivée et nous rejoignons devant l’entrée de l’auberge de jeunesse un petit groupe de touristes à dont nous emboitons le pas pour aller jusqu’à un débarcadère pas très loin. On monte dans un bateau à moteur, probablement un ancien chalutier réaménagé en promène touristes. Il y a deux jeunes hotesses qui nous suggèrent de nous asseoir au milieu du bateau dans une partie couverte. J’ai peur que ce soit proche du moteur et donc bruyant mais en fait le moteur est à l’arrière et le bruit est raisonnable. Le bateau largue les amarres et nous commencons à voguer sur une mer on ne peut plus plate. Peu après le départ les hotesses nous propose un petit verre d’alcool blanc et des petits biscuits. Le verre d’alcool à 8h du matin cela arrache un peu mais les biscuits sont bienvenus.
Nous avons une longue conversation avec Etienne pour nous expliquer sur nos comportements respectifs et sur ma colère. Etienne commence par me donner ses doléances en m’expliquant que pour lui ce voyage est comme un pèlerinage auquel il songe depuis longtemps et qu’il ne veut pas modifier son trajet ni son style de voyage pour moi. Par exemple il a été choqué que je ne soit pas partant le second soir lorsque il a été question d’aller camper. Je lui répond que c’est un malentendu car je n’ai rien contre le camping, même si la description de Juju ne m’a pas beaucoup tenté, mais que l’autre jour c’était notre deuxième nuit et j’avais encore le sommeil très perturbé et que je préférais attendre d’avoir un bon sommeil de vacancier avant de me mettre au camping. Etienne m’explique égalmeent qu’il est de la race des aventuriers solitaires et qu’il tient à ce que je respecte sa solitude. Il convient que jusqu’à présent je ne l’ai pas géné sur ces points. Il me dit aussi qu’il a été blessé lorsque l’autre jour alors qu’il bataillait à un distributeur de billets pour obtenir de l’argent avec entre autres une carte de crédit sur la BNP où son père a ouvert des comptes à chacun de ses enfants, comme elle finit par bien vouloir lui accorder des billets j’ai ironisé en lancant un m »merci papa » qui lui a fait mal car il s’attache justement à être autonome et indépendant de ses parents. Puis comme je tente d’expliquer à Etienne pourquoi je me sens pas pris en considération lorsqu’il décide tout plus ou moins unilatéralement et combien cela fait écho avec mon handicap et ma peur d’être dépendant, il m’engage à être plus positif et à me laisser porter sans me poser tant de questions. Il me dit qu’il est responsable de moi, il se sent comme un père qui serait avec une femme et des enfants, il doit réfléchir pour deux et s’attache à minimiser les risques pour qu’il ne m’arrive rien. Il faut que je lui fasse confiance qu’il réfléchit bien et évalue mieux que moi les risques ainsi que ce qui est bon ou mauvais pour moi. Il me dit même que cela n’aurait tenu qu’à lui il serait parti à Split dès ce soir car lui est un aventurier et cela ne l’aurait pas dérangé de dormir n’importe où en arrivant à minuit à Split, quitte à s’allonger dans la gare routière mais que comme il est avec moi il ne peut pas se le permettre ! et comme son voyage va durer trois mois, il n’est pas à une demi journée près et donc peu lui importe que l’on passe la matinée de demain dans un autocar. Il ne comprend pas car il se décarcasse pour moi, pour imaginer tout ce qui pourrait me faire plaisir et pour réfléchir pour deux, alors pourquoi tant de violence de ma part. Il me dit qu’il n’aurait jamais accepté une telle violence de la part d’un ami et que c’est bien parceque je suis de la famille qu’il veut bien me pardonner. Je reconnais que je ne suis pas assez positif et que j’ai trop tendance à voir le verre à moitié vide et lorsque en plus le verre à moitié vide se renverse sur mes cicatrices psychologiques cela prend des proportions exagérées. Après dix ans aux Etats-Unis, Etienne a renforcé son naturel très positif et enthousiaste et il a du mal à comprendre que je ne le sois pas moi-même. Il trouve, à juste titre, que le simple fait qu’il m’ai accepté dans son voyage et qu’il ai par exemple conçu tout un système pour nous permettre de nager ensemble suffit à prouver la considération qu’il me porte. C’est vrai qu’il a mis beaucoup d’attention et d’affection dans ce projet de voyage commun et il réagit d’ailleurs très violemment et affectivement quand tout en disant que j’aime beaucoup nos séances de natation je tente de lui faire comprendre mon point de vue en lui donnant l’exemple de ses départs sans préavis qu’il fait après avoir marqué une pause dans la nage. Je sens que je n’aurai pas du prendre cet exemple et que j’ai un peu brisé l’élan affectif qu’il avait investi pour nager avec moi, en fait il me considérait un peu comme un disciple qu’il initiait. Il aurait fallu que je me laisse porter, que je ne réfléchisse pas et que je n’ai pas trop d’envies ou en tout cas pas d’envies qui ne passe pas dans les fourches codines de ses critères de rationnel responsable . Bref, Etienne est très paternaliste avec moi, il s’occupe de tout avec beaucoup de cœur et de bonnes intentions, il fait même ma lessive, m’initie à la nage en haute mer, réfléchit beaucoup pour savoir ce qui pourrait me faire plaisir mais surtout ne me demande pas ce qui me ferait plaisir. J’essaie de lui expliquer que s’il prend des décisions unilatérales je me sens comme un animal de compagnie et que j’ai besoin de plus de considération mais manifestement le message ne passe pas et il trouve que tout cela se sont des conneries. En conclusion soit je me soumet et j’intègre son voyage comme il l’a conçu soit je me demet. Je lui répond que je souhaite continuer et que je suis prêt à être plus docile mais qu’il faut que ce soit aussi un choix libre de sa part et donc s’il le souhaite je lui propose de le quitter et de prendre demain un car pour l’aéroport le plus proche et de rentrer à Paris. Il choisit de continuer et nous faisons la paix. En y réfléchissant plus tard et après d’autres conversations qui ont suivi j’ai réalisé à quel point j’ai mal géré mes frustrations. En fait Etienne a été vexé que je me moque de ses travers anxieux et au lieu de parler de lui et d’avoir ainsi des traits qu’il a pris pour des jugements et qui ont dû le raidir d’autant, j’aurai dû parler de moi et des frustrations que j’accumulais.
Entretemps nous sommes montés nous asseoir sur un banc devant la cabine de pilotage du bateau. Il y a les deux hotesses qui se relayent pour nous faire les commentaires. L’une parle en croate, en anglais et en italien tandis que l’autre parle en allemand. Le bateau passe entre le continent et une longue île appelée Dugi Otork qui lui est parallèle.
Puis au bout d’une ou deux heures de navigation nous arrivons aux abords des îles Kornati. C’est un archipel d’environ 150 toutes petites îles qui émergent à peine de la mer. Cela fait toute une série de bosses qui sont plus ou moins alignées, un peu comme des serpents de mer dont on verrait seulement les bosses. Les collines qui émergent ainsi sont plutôt douces et Etienne me décrit cela comme des reliefs des Vosges qui aurait été inondés. La plupart sont couvertes d’une végétation style garrigue plutôt rare avec éventuellement quelques buis mais certaines un peu plus grandes ont quelques arbres et il parait qu’il y en a deux ou trois qui sont habitables et habitées par des pécheurs qui y ont quelques animaux et quelques oliviers. Il parait que certaines sont utilisées pour parquer des moutons. La plupart de ces îles sont protégées et constitue un parc national.
Puis notre bateau emprunte un chenal qui sépare la grande île que nous longeons depuis pratiquement notre départ, de son prolongement, ce qui nous permet de passer de l’autre coté de cette grande île. Là nous découvrons la reserve naturelle de Dugi Otork, un autre archipel de petites îles qui sont très différentes car celles-ci sont très bisotées. Cela forme comme une série de dents de scie qui émergent de la mer. Chaque île est faite d’un plateau en pente qui s’élève à un bout depuis le bord de l’eau pour se terminer à l’autre bout par une falaise qui tombe à pic dans l’eau.
On a accosté quelques instants à une île un peu plus grande que les autres où il y a une maison et où on a apparemment déposé des provisions.
Puis on s’arrête sur une autre de ces îles et on nous annonce que l’on a 2h jusqu’à 13h15 pour la visiter et pour se baigner. Cela me permet de me rendre compte du relief original de ces îlots. Il y a très peu de végétation juste un peu d’herbe sur la partie du plateau en pente qui est proche de l’eau. On marche sur un pierrier puis des rochers qui montent vers l’extremité qui se termine en falaise. En fait la falaise s’est afaissée en son milieu et est plutôt en forme de haricot avec deux falaises à gauche et à droite et une brèche qui monte moins haut au milieu. On admire le paysage depuis le sommet de cette brèche et puis on redescend prudemment de rocher en rocher jusqu’à la partie herbeuse de l’autre coté du plateau. Là Etienne me quitte pour aller nager pendant une heure tandis que je reste sur une sorte de plage de rochers et de galets au milieu des autres passagers du bateau qui se baignent ou rammassent des cailloux. Je me baigne plusieurs fois en alternant les moments de bronzette allongé le moins inconfortablement possible sur les cailloux et les moments de baignade. Les gens m’aident à marcher sur les cailloux notamment lorsque je sors de l’eau. Puis c’est l’heure de remonter à bord du bateau et une anglaise m’aide à y retourner.
On navigue pendant encore environ une heure en admirant ce chapelet d’îles tout à fait extraordinaires avant de s’arréter sur l’île où nous avions tout à l’heure déposé des provisions. On a 1h30 pour y déjeuner et on nous invite à nous installer à des tables qui sont disposées sous un auvent devant la maison. En fait les provisions que nous avons déposé ce matin ont servies à préparer notre déjeuner et on nous sert une assiette très bonne avec des crudités, du poisson grillé et une escalope de volaille, il y a aussi en dessert une de ces pêches un peu dure qu’ils ont dans ce pays mais qui sont très juteuses et délicieuses. On nous propose aussi de l’eau et du vin. Etienne est ravi et ne regrette pas son pique nique. Avec notre courte nuit il a envie de faire une sieste et va s’allonger à l’ombre de quelques arbres. Pendant ce temps je vais me baigner à partir du ponton en béton auquel est amarré notre bateau. Puis je m’allonge sur le béton du ponton pour me sécher et bronzer un peu.
L’heure du départ arrive et un des touristes m’aide à remonter avec les autres à bord du bateau. Je vais m’asseoir sur le pont exterieur à l’avant et comme je ne vois pas Etienne je demande à ma voisine si mon ami est bien là. Elle se lève pour aller voir et revient en me disant qu’il est bien à bord. Du coup je ne m’inquiète pas trop, mais comme après les quelques minutes necessaires aux manœuvres de départ Etienne ne s’est toujours pas manifesté auprès de moi je commence à m’inquiéter et je redemande à la cantonnade s’il est bien là. Cette fois ci ma demande est mieux prise en compte et même jette un peu d’émoi parmi mes voisins car en fait il n’est pas à bord et entretemps le bateau à eu le temps de s’éloigner de l’île. On voit parait il Etienne au loin qui a émergé de sa sieste et qui arrive sur le ponton. Le bateau fait marche arrière pour aller le récupérer. Il était temps deux minutes de plus et il restait sur l’îlot probablement pendant 24h jusqu’au bateau du lendemain.
Le bateau refait le trajet du retour en relongeant la grande île et repassant à coté des îles Kornati. On a avec Etienne de nouveau une longue conversation d’abord sur notre crise de ce matin et puis sur son parcours ce qui l’a conduit à partir aux USA et ce qui l’en ramène. Pendant toute la journée il y a eu sur le bateau de la musique diffusée par des haut parleurs pas très agréable mais heureusement pas trop assourdissante. On a échangé quelques mots avec d’autres touristes, notamment Etienne s’est pas mal fait charrié après qu’on ai failli le laisser sur l’île du déjeuner. Il y avait dans notre groupe un nombre relativement important d’allemands et Etienne trouvait très mignonne l’hotesse qui faisait les commentaires en allemand.
On est de retour à l’auberge de jeunesse vers 18h. On prend une douche et on descend diner dans la cour avec les autres pensionnaires de l’auberge. Etienne préfère prendre le menu proposé par l’auberge plutôt que notre pique nique et On a droit à des spaghettis et une salade de tomate et de concombres très bonne.
On prend un autobus pour aller dans la vieille ville à Zadar. Là les rues piétonnes sont pleines de monde qui se promènent. On est Samedi soir et manifestement la vieille ville entièrement piétonne attire du monde. Il y a une grande place très agréable avec plusieurs cafés dont les terrasses sont bourées de clients. On marche jusqu’au bord de la mer et on parcourt le quai qui la borde. On fait un peu tout un tour dans la vieille ville en parcourant des rues toujours pavées de marbre. C’est une ballade très agréable, on en profite pour chercher une terrasse de café où on pourrait s’installer mais beaucoup sont pleines. On s’est acheté au passage une glace chez le même marchand qu’hier, j’en ai pris une à la vanille et au tira-missu. On finit par trouver une place à une terrasse et je prend juste une bouteille d’eau. La journée a été longue depuis le réveil a 5h et je commence à être crevé au point que je m’endors à la terrasse du café. On repart pour reprendre le bus pour l’auberge de jeunesse. En chemin, Etienne déroge à son régime et s’offre une seconde glace. On rentre et on se couche.
On se réveille vers 6h30 et on se prépare. Je suis prêt avant Etienne car il a du mal à démarrer le matin et prend son temps pour sortir du lit ou pour mettre en ordre ses affaires. Je descend l’attendre assis sur une chaise dans la cour. J’attend vingt bonnes minutes puis il arrive vers 7h20 en m’expliquant qu’il est désolé mais qu’il a recu un coup de téléphone. On quitte l’auberge de jeunesse. Etienne réalisera plus tard qu’il a oublié de rendre la clé de la chambre. A l’arrêt d’autobus on boit un yoghourt qui reste du pique nique d’hier. On prend l’autobus qui nous amène à la gare routière où nous sommes à 7h45 on a donc le temps de prendre le car qui part à 8h pour Split. Pendant qu’Etienne va acheter les billets je prend dans le pique nique une tomate et une pêche. Etienne revient avec un beignet au chocolat pour moi ce qui complète parfaitement mon petit déjeuner.
On monte dans l’autocar, qui a pour trois heures et demie de route jusqu’à Split. Il s’arrête pendant 30mn dans une petite ville intermédiaire. Où j’entreprend de trouver tout seul les toilettes, heureusement il y a des passagers qui m’aident à l’aller et au retour. Je lis mon livre sur Auguste.
A peine descendu du car Etienne m’annonce qu’il a réfléchi et que finalmeent il pense qu’il vaut mieux que l’on se sépare là. Il a prévu de me mettre dans un autocar pour Dubrovnik et que là je pourrais passer les trois ou quatre jours qui me restent avant mon vol pour Paris prévu Vendredi matin, peinard dans un hotel ou à visiter la ville. Je lui répond que si on doit se séparer, je préfère trouver un moyen de rentrer directement à Paris plutôt que de passer trois jours confiné dans un hotel et qu’il vaut peut-être mieux que j’aille à Zaghreb pour prendre un avion pour paris. On entre dans une agence de tourisme où Etienne me laisse me renseigner sur les horaires d’avion et il s’éclipse sans me prévenir. Le responsable de l’agence qui parle un peu anglais m’explique que le Dimanche je ne trouverai nulle part où acheter un billet d’avion à moins d’aller directement à l’aéroport et que de toute facon il n’y a pas d’avion aujourd’hui pour Dubrovnik. En tout cas il ne vend pas de billets d’avion dans son agence. J’en profite pour me renseigner sur les possibilités de logement et me dit que lui-même à des chambres à louer si cela nous interesse. Etienne réapparait au bout d’une petite demi heure et apparemment il est un peu calmé et on continue à se renseigner sur les possibilités de chambre chez l’habitant. En chemin pour aller voir les chambres du responsable de l’agence on croise un type qui nous propose un appartement soit disant de 50 mètres carrés pour 400 couronnes par nuit. Etienne va jetter un coup d’œil et revient tout à fait satisfait. On s’installe donc dans un studio indépendant aménagé sous les combles avec un coin cuisine séparé de la pièce principale et une salle de bains avec une baignoire sabot. Il y a deux lits dans la pièce principale, une table et deux chaises ainsi qu’un ventilateur car il doit facilement faire chaud ici sous les toits. C’est petit et simple, cela ne fait certainement pas 50 mètres carrés mais c’est propre et tout à fait mignon. L’accès n’est pas facile car il faut emprunter plusieurs escaliers et Etienne lui-même s’égare pour y retourner lorsqu’il est venu me chercher.
Une fois que l’on s’est installé et que j’ai pris une rapide douche, on ressort d’abord pour pique niquer sur une pelouse non loin du bord de la mer à l’ombre d’arbres où il y avait déjà un petit groupe de croates pécheurs ou ivrognes on ne sait pas vraiment, qui ont laissés quatre bouteilles d’un litre de bière en cadavres de leur déjeuner. Puis on se relève pour visiter cette vieille ville très spéciale dont la partie ancienne est circonscrite dans l’enceinte du palais que l’Empereur Dioclécien s’était fait construire entre 295 et 305 après JC pour accueillir sa retraite après qu’il ai abdiqué. Il a abdiqué en 305 et a vécu ici de 305 à sa mort en 313. Les traces du palais sont restées admirablement intactes car après être resté abandonné seulement quelques temps , au 7ème siècle au moment des invasions des avares et des barbares, les habitants de la ville voisine sont venus se réfugier ici à l’abri de l’enceinte du palais et du coup très vite le palais s’est transformé en une petite ville et donc n’a pas été ni laissé à l’abandon ni démoli.
Le palais de plan rectangulaire était divisé en quatre par deux rues qui se croisaient perpendiculairement en son centre. Dans la moitié sud qui donnait sur la mer on trouvait les appartements de l’Empereur et les pièces de reception tandis que la moitié nord accueillait les soldats de sa garde et les domestiques.
On commence la visite par les sous sols qui sont restés parfaitement intacts et on peut voir en particulier les salles qui formaient les fondations de la partie sud et qui servaient à compenser le dénivellé du terrain vers la mer. Il y a des salles voûtées extraordinairement intactes et avec des proportions impressionantes de plusieurs centaines de mètres carrés par pièce. Cela permet de reconstituer ce que devait être les appartements au dessus. Depuis ces pièces ont servi de pressoir, de reserves et autres débarras et certaines étaient même comblées lorsqu’on les a dégagées au 20ème siècle.
Au centre à l’intersection des deux rues on trouve un peristyle avec des colonnes qui décorent le tour de cette petite place où avait lieu les spectacles et processions. Il y a deux croates déguisés en légionnaires romains qui se font prendre en photo par les touristes. Etienne me prend encadré par eux. Il y a le mausolée de Dioclécien qui a été transformé en cathédrale avec des sculptures et des frises magnifiques notamment au sommet des chapiteaux des colonnes. La cathédrale mausolée qui est plus ou moins ronde est entouré d’un péristyle de colonnes qui fait le tour et puis il y a une seconde série de colonnes qui forment un portique rectangulaire un peu plus à l’exterieur. De l’autre coté Un gardien qui a surpris Etienne en train de prendre une photo lui dit que c’est interdit et reste là à nous surveiller mais il finit pas se lasser et à aller voir ailleurs et Etienne profite de son absence pour poser son appareil par terre en le réglant avec une ouverture maximum de 5 secondes pour prendre des photos sans flash. De l’autre coté de la place il y a un ancien temple de Jupiter qui a été transformé en baptisthère, où on peut admirer un plafond en caissons de pierres magnifiquement sculptés. Heureusement pour elles toutes ces décorations n’étaient pas trop figuratives ou trop marquées religieusement et donc on traverser les périodes d’intransigeance sans être abîmées ou remplacées par d’autres décorations. Etienne est très enthousiaste et met beaucoup de passion à tout me décrire et à me faire toucher les sculptures ou les colonnes qui sont à portée de main. Je suis un peu fatigué et du coup je m’assoupis à certains moments. Il y a un groupe de français qui visite le baptisthère en même temps que nous. Il y a aussi un campanil haut de 56 mètres dans lequel on peut monter mais on a la flemme de le faire.
Sur la facade sud il y avait des grandes baies ouvertes sur la mer on en compte une quarantaine ce qui donne une idée des dimensions du palais. Ce qui est amusant et impressionant c’est que les maisons se sont parfaitement intégrées dans ce décor et que souvent elles ont utilisées les murs du palais ou ces baies pour faire leurs murs ou pour y ménager leurs fenêtres.
On retourne au mausolée cathédrale car on espère y trouver les vèpres du Dimanche. En fait il y a un groupe de femmes qui sont en train de réciter un chapelet. Une religieuse qui semble les diriger viens vers moi et m’aide à m’assoeir sur une chaise dans la nef en m’expliquant qu’il y aura une messe à 18h. Je m’assied en me demandant si j’ai envie d’assister à la messe, cela me plairait d’entendre des chants mais je ne suis pas tenté d’écouter du croate pendant une heure. De toute facon Etienne lui n’a pas très envie alors on ressort et on va prendre un apéro sur la grande promenade qui longe la mer et qui a été aménagée entre le palais et l’eau. Là il y a toute une série de cafés très agréables à l’ombre des arbres ou des parasols et sans circulation automobile. Comme d’ailleurs l’intérieur du palais, toute cette vieille ville est entièrmeent piétonne avec de toute facon la plupart des ruelles très étroites et enchevétrées qui ne pourraient pas laisser passer une voiture. On prend deux verres coup sur coup puis Etienne me dit qu’il a envie d’aller pendant une heure dans un café internet pour consulter ses courriels et il me laisse à la terrasse du café. Il revient au bout de deux heures et n’a manifestement pas vu passer le temps passer. Mais bon ce n’est pas le moment de râler alors que nous sommes à moitié réconciliés ou à moitié fâchés. Je suis les recommandations d’Etienne en parvenant mieux à positiver et je me dis que cela m’a permis de méditer et de me reposer. Je lui propose que nous regardions sur internet pour trouver des horaires d’avion pour moi mais il me répond qu’il s’est calmé depuis ce matin et qu’il est d’accord pour que nous continuons ensemble notre voyage.
On part à la recherche d’un restaurant pour diner. Un peu plus loin sur cette promenade on trouve une grande terrasse de restaurant où on s’installe et où je prend un rizzoto aux coquillages qui est cette fois ci plutôt à l’occidentale avec de la crème. On discute de notre plan pour les jours à venir et Etienne me donne à choisir entre deux scénarios : visiter tranquillement des îles et ne passer qu’une journée à Dubrovnik ou bien visiter les îles plus rapidemment pour se garder deux ou trois jours pour Dubrovnik. C’est manifestmeent un effort de conciliation de sa part que je valorise comme j’ai beaucoup apprécié tout l’amour qu’il a mis à me décrire nos visites de cet après-midi.
Avant le diner nous avons été à la recherche d’un distributeur de billets qui veuille bien accepter les cartes de crédit d’Etienne. Au passage Etienne a relevé un papier publicitaire glissé sous les essuie glace d’une voiture qui vantait les mérites d’une boite de stripteaze où apparemment ils pratiquent différentes spécialités et en les lisant Etienne mentionne le lap dance. Comme je ne connais pas cette danse je lui demande de quoi il s’agit et en s’étonnant que je ne connaisse pas il m’explique qu’il s’agit de danse que la stripteazeuse pratique assise sur les genoux du client. Je répond à Etienne que pour le coup cela pourrait être quelque chose de rigolo à essayer car autant les danses de stripteazeuses que l’on admire qu’avec les yeux pour des raisons évidentes cela ne m’interesse pas vraiment autant si la danseuse est sur mes genoux et que j’ai le droit de toucher cela devient plus interessant. Du coup Etienne relève la provocation et annonce que ce soir il m’emmène essayer une lap dance. Je me laisse tenter par l’expérience et après le diner nous partons donc à la recherche de la boite en question. Cela nous amène dans un quartier plus résidentiel de la nouvelle ville, où il n’y a pas grand monde dans les rues pour nous indiquer notre chemin mais on finit par trouver la boite dans une petite ruelle isolée et un peu borgne. Juste à coté il y a un distributeur de billets où Etienne parvient à retirer de l’argent. Puis on rentre dans la boite le décor est parait il caricatural, sombre et plutôt minimaliste. Nous sommes les seuls clients et allons nous asseoir à une table dans un coin. Nous commandons un gin tonic et assez rapidemment deux des filles qui attendaient au bar viennnent se joindre à nous et s’asseyent de part et d’autre sur notre banquette. On engage la conversation et celle qui est à ma gauche me dit s’appeler Maria et venir de Roumanie. Celle qui est à la droite d’Etienne s’appelle Blandica et vient aussi de Roumanie. En moins de trois minutes Maria me propose de m’emmener dans une petite pièce à l’écart pour me faire une lap dance et me dit que cela me coutera 320 couronnes pour dix minutes de danse, elle me précise qu’il n’y a pas de sexe mais que je pourrais la caresser à ma guise. Je ne suis pas si pressé d’en venir au fait et comme il se doit nous leur proposons un verre. Un serveur apporte une bouteille de champagne je songe à demander son prix mais je me dis que nous sommes en Croatie et que ce qui doit être très cher en Croatie doit être raisonnablement cher pour nous donc je fais le discret et m’abstiens de demander le prix de la bouteille. Maria a 29 ans, elle est déjà avec ses jambes passées par-dessus les miennes et je la caresse un peu pour constater qu’elle est plutôt maigre et a de très gros seins probablement siliconés. Elle m’explique qu’il y a régulièrement des aveugles ou des sourds qui viennent dans cette boite et qu’une fois même elle a eu affaire à un sourd-aveugle. Je suis plutôt partisan de faire un peu durer les choses mais Maria s’impatiente pour savoir si oui ou non je veux une lap dance et Etienne m’incite à ne pas trop me faire prier. Je suggère qu’avant de se lancer dans la lap dance on demande le prix des boissons pour savoir à quoi on s’expose. Etienne se lève et va demander l’addition au bar il revient en annoncant que la bouteille de champagne vaut 420 euros ! Je m’attendais à ce que ce soit cher mais là cela dépasse toutes mes prévisions, c’est de l’arnaque caractérisée. Je propose à Etienne que nous laissions 100 ou 200 euros sur la table, ce qui serait déjà bien payé et que nous partions. Mais il me rétorque que les hommes qui nous séparent de la sortie sont manifestement mafieus et que nous risquerions de nous faire tabasser. Je n’y crois pas vraiment mais pour Etienne il n’est pas question de prendre le risque et il préfère sortir dehors pour aller chercher de l’argent au distributeur. Il revient avec l’argent necessaire et discute assez longuement avec le barman pour tenter d’obtenir uneréduction qui sera dérisoire et finit par payer. Pendant ce temps je papote avec Maria et avec Blandica, je m’amuse à les peloter toutes les deux en même temps. Puis Etienne revient à la table et me dit que maintenant que nous sommes plumés autant en profiter car le prix de la lap dance est devenu marginal. Il propose généreusement de prendre à sa charge la totalité de la bouteille de champagne car c’est lui qui a insisté pour nous amené ici. Mais je refuse son offre. Et pendant que Maria commence à s’impatienter il m’explique que pour que l’expérience de la lap dance soit vcomplète et pour avoir vraiment du plaisir il ne faut pas lésiner et prendre une lap dance d’au moins une demi heure. Et il demande à Maria si pour 1000 couronnes, soit plus de trois fois 320, elle veut bien me faire 40mn de lap dance et s’occuper tout spécialmeent de moi. Maria commence à s’impatienter et même à s’énerver ce qui a plutôt tendance à provoquer mon esprit de contradiction mais je me laisse convaincre, en me disant que c’est une bonne occasion d’apprendre à me lacher et à être en ampathie avec Etienne plutôt que de rester raisonnable, et sort la dernière liasse de billets qui restait dans ma poche et la donne à Maria qui m’emmène derrière le bar dans un cabinet fermé par un rideau, au passage elle a donné ma liasse de billets au patron qui veille au bar. Dans le cabinet il y a un fauteuil et un guéridon sur lequel on pose mon verre de gin tonic. Maria se déshabille et se met sur mes genoux de face ou de dos et se tortille lacivement. Je ne sais si c’est l’impression d’avoir été arnaqué ou si c’est le coté business totalement dépourvu d’amour en tout cas je ne suis pas du tout excité et je trouve cela tout juste rigolo de caresser ainsi pour la première fois des seins siliconés. Maria surveille attentivement le chronomètre et au bout de 28 minutes commence déjà à se rhabiller et au bout de 30mn nous sommes sortis du cabinet, c’est vraiment business, business et je n’ai même pas eu le temps pour lequel j’ai payé. J’ai tout de même relevé son numéro de téléphone et à l’occasion je l’appelerai pour lui tendre la main si cela peu l’aider à sortir de sa situation sordide.
On rentre dans notre studio sous les combles vers 2h du matin. Etienne met notre lessive à tremper et puis on se couche après avoir démarré le ventilateur.
Je me réveille vers 7h, je reste au lit jusqu’à 8h pour ne pas réveiller Etienne, puis je me lève discrètement et vais dans la salle de bains pour rincer le linge qui trempe dans la baignoire puis y prendre ma douche. Malheureusmeent il n’y a plus d’eau chaude, du coup je préfère me raser ensuite dans l’évier plutôt qu’en prenant la douche. Etienne se lève à son tour et est tout étonné que j’ai réussi à rincer le linge tout seul et me félicite ! Il a encore du mal à démarrer, il prend une douche et puis nous descendons petit déjeuner. Dans le café en face de notre maison il ne serve pas de petit déjeuner du coup on va sur la promenade devant le palais. Là on doit aussi faire plusieurs cafés avant d’en trouver un qi fait patisserie. Je choisis un croissant au chocolat et une sorte de sablé à la cannelle avec un thé. On perd pas mal de temps à attendre l’addition.
Puis on rentre dans notre studio. Etienne souhaite aller travailler une petite heure à l’internet café et faire quelques courses je me propose d’en profiter pour dormir ici dans le studio mais Etienne ne veut pas à avoir à perdre 10 minutes pour revenir me chercher et demande donc que l’on prenne nos affaires et que je l’accompagne. En chemin Etienne est très remonté contre sa banque qui ne l’autorise pas à prendre de l’argent dans les distributeurs et se propose de les appeler avec son téléphone portable aux USA pour leur remonter les bretelles. Mais il est aussi inquiet car hier soir dans la boite pour complèter le prix de la bouteille il a donné son code au mafieu du bar et a peur que celui-ci en ai profité pour pirater sa carte de crédit. Du coup il est très conciliant lorsque l’agent du centre d’appel le rassure en lui expliquant qu’il bloque systématiquement les transactions faites dans des distributeurs issus de pays un peu trop exotiques aux yeux des américains. Etienne me laisse à la terrasse d’un café et va faire ses courses. Puis il repasse me chercher et on va à la gare maritime toute proche pour prendre nos billets de ferry. Il est tout content car plutôt que de faire la queue à un guichet qui est 400m avant la gare maritime il a fait le choix de continuer jusqu’à la gare où il s’avère qu’il n’y a pas de queue au guichet. Mais on comprend pourquoi car là on nous annonce qu’ils ne vendent pas les tickets du ferry que nous souhaitons prendre et que les tickets ne sont en vente qu’au guichet que nous avons snobbé. Nous devons donc refaire les 400m dans l’autre sens. Arrivés là on double la queue grâce à ma canne car l’horaire commence à être juste pour le ferry, et en plus on entend annoncer au gens devant nous que le ferry est complet. Du coup Etienne joue sur mon handicap pour négocier des places et cela marche et les employés derrière le guichet après s’être concertés nous disent même de nous présenter à la passerelle sans billets. On va donc jusqu’au bateau où là effectivement on nous laisse monter sans billets. Il s’agit en fait d’un hydroglisseur c’est pour cela qu’il y a un nombre de places limitées car on ne peut pas s’entasser sur le pont et tout le monde est assis à l’intérieur. Il y a à peu près 1h30 de traversée. Etienne lit le Monde qu’il a acheté. Moi j’écoute mon bouquin sur auguste.
On arrive à l’île de Hvars vers 13h où on commence par acheter nos billets pour aller dans l’île suivante de Korcela où nous avons prévu d’aller. Et puis Etienne qui n’a pas eu le temps ce matin d’aller dans un café internet est impatient d’y aller et préfère consacrer les quelques heures que nous allons rester dans cette île à traiter ses courriels plutôt que de la visiter. Il me pose dans un café en me disant qu’il repassera me chercher dans une heure et puis au bout de vingt minutes il revient en m’expliquant qu’il y a la queue dans le café internet et que du coup cela risque de prendre plus de temps que prévu et donc qu’il vaut mieux que je déménage pour m’installer à la terrasse d’un restaurant où je pourrais déjeuner. On trouve donc un restaurant un peu plus loin où je m’installe en terrasse toujours à l’ombre car le soleil de midi est plutôt chaud. Je bouquine longuement puis je vais aux toilettes et je commande des lasagnes qui sont délicieuses. Les serveurs sont très gentils et s’occupent attentivement de moi. Heureusement c’est agréable d’être ainsi à l’ombre dans une athmosphère estivale car Etienne ne revient qu’après plus de deux heures. Il est tout content car il a pû traité un maximum de choses et s’est mis à jour de tout un tas de démarches administratives. Cela révèle à quel point ma crise de l’autre jour a été maladroite et combien maintenant le jouet est cassé, Etienne préfèrant s’occuper de ses tâches administratives plutôt que de s’occuper de moi. Au moins cela m’a appris à mieux apprécier à quel point il se décarcasse pour me faire plaisir et je n’avais qu’à m’en rendre compte plus tôt plutôt que de voir le verre à moitié vide. Du restaurant on retourne au débarcadère où on attend le ferry assis sur un banc. Autre exemple de la façon dont Etienne me paterne, alors qu’il a acheté le Monde il me dit « tiens assied toi là je vais te lire le Monde car cela fait plusieurs jours que tu n’as pas eu de nouvelles et cela doit te manquer ». cela part d’un excellent sentiment d’ainsi prendre du temps pour me faire la lecture et cela me fait plaisir mais il ne songe pas à me demander ceque j’en pense et si le moment est propice pour moi, puisque il réfléchit pour deux et qu’il sait ce qui peut me faire plaisir …
On monte dans un autre hydroglisseur qui nous conduit de l’île de Hvars à celle de Korcela où on arrive à l’extrèmité ouest de l’île. Il faut donc prendre un autocar qui nous fait faire les 35 kilomètres qui nous sépare de la ville proprement de Korcela qui est située à peu près au milieu de la côte sud de l’île. L’autocar traverse des vallées et des gorges très belles avec des vignes et des paysages plutôt montagneux.
A l’arrivée à Korcela on tombe dans un décor féérique avec une grande baie fermée par des ilôts et tout autour des montagnes qui tombent à pic dans la mer. A la descente de l’autocar à la gare routière il y a des persones qui proposent des chambres chez l’habitant pour 400 ou 500 couronnes la nuit. On trouve cela un peu cher et on préfère aller tenter notre chance ailleurs. On va dans l’auberge de jeunesse qui est tenue par des anglais avec une ambiance très hippie, Katmandou. Les lits en dortoir sont à 120 couronnes par nuit mais la préposée nous annonce d’emblée qu’il ne faut pas que nous ayons peur de passer une nuit bruyante car ici ils font la fête assez tard dans la nuit. Nous sommes un peu hésitants mais finalement l’anglais qui gère l’auberge revient et annonce que de toute façon il n’a pas de chambres à louer pour une seule nuit et que la demande est telle qu’il garde ses lits pour ceux qui restent plusieurs nuits. On ressort donc et on va demander à plusieurs endroits qui sont complets. Etienne commence à s’inquiéter mais on croise dans la rue une femme qui était à l’arrivée du car et qui nous dit avoir encore une chambre à louer. Elle nous amène dans un petit appartement en rez de chaussée qui est parfait. En fait il y a une grande pièce avec un coin cuisine et une vaste chambre et puis une salle de bains à laquelle on accède par l’exterieur au fond d’une sorte de couloir à l’air libre qui passe entre la maison et le mur mitoyen qui nous sépare d’un marché en plein air. C’est certainement le logement le plus confortable que nous avons eu depuis le début de notre voyage, le seul inconvénient c’est d’être au rez de chaussée c'est-à-dire sans vue et avec le bruit de la rue. Dans le petit jardinet on peu suspendre notre linge mouillé de se matin. Un autre signe qui révèle à quel point Etienne évalue mal mon handicap et peut facilement être inquiet, comme il me voit entreprendre de suspendre le linge sur un fil qui est tendu dans le jardinet son premier reflexe est de me dire « ne bouge pas je vais le faire moi-même » puis il se ravise et me dit « non vas y ici tu peux t’amuser sans risque « . Je m’ »amuse » donc à étendre trois chemises et deux caleçons sur un fil sous le regard protecteur d’Etienne !
Une fois que l’on est installé on va au marché voisin acheter des fruits et des légumes pour nous faire une ratatouille et une grande salade de fruits. On s’éclate à acheter des tas de produits qui sont plus ou moins beaux mais tous très chers. En particulier les herbbes pour un brin de menthe, un brin de romarin et un brin de laurier on en a pour 50 couronnes soit 7 euros ! Puis on fait un petit tour dans la ville qui est assez touristique mais très animée et sympa.
On veut aller se baigner alors on va au bout du village sur une petite pointe qui domine la baie d’où on peut plonger dans l’eau. Etienne est un peu inquiet car à peine avons-nous plonger que nous réalisons qu’il y a un courant assez fort mais en prenant la précaution de nager vers l’amont nous avons un bain très agréable. Au moment d’escalader les rochers pour se hisser sur la jetée d’où nous avons plongé Etienne remarque des oursins qui sont logés dans ces rochers, il faut donc faire attention à ne pas se piquer dessus.
Puis nous rentrons à l’appartement où nous préparons ntore diner. J’épluche et je coupe les légumes et pendant qu’Etienne les cuit sur son réchaud de camping, car nous n’avons réussi à allumer les plaques éléctriques de la cuisinière, je prépare la salade de fruits. Etienne appelle sa mère pour la féliciter pour la naissance d’Henri premier fils de son frère Cyril. Nous nous installons pour diner sur une petite table qui est à l’exterieur dans l’espèce de couloir en plein air qui mène à la salle de bains. Nous nous régalons avec la ratatouille qui est fameuse et la salad de fruits qui est non moins bonne avec un peu de fromage entre les deux et toujours la Copa achetée à Zadar qui est toujours aussi dure à mâcher mais mieux coupée ce soir grâce à un bon couteau.
Après une longue conversation notamment sur Oracle, on sort vers minuit pour faire un petit tour de la ville by night. On repère un bar boite de nuit on continue notre promenade pour voir ce qu’il y a d’autres comme animation nocturne. Dans une tour de rempart à moitié démolie il y a un autre bar qui a été aménagée avec des parois en verre qui remplace les pans de murs démolis. On monte par un escalier métallique dans ce bar mais ils sont sur le point de fermer. On revient donc au premier endroit que nous avions repérés et on s’installe en terrasse pour boire une margarita très bonne agrémentée de petits morceaux de réglisse. On est juste sur les remparts et on domine l’eau de la baie, il doit y avoir une vue magnifique. On rentre se coucher vers 2h du matin. On dort dans deux lits qui sont rapprochés avec une seule paire de grands draps. Etienne retourne son matelas car il yu a un clou qui affleure.
Je suis réveillé à 7h par les bruits du marché qui s’installe juste à coté. Je prend deux pilules oméopathiques qui m’aident à me rendormir et du coup je dors jusqu’à 10h. On petit déjeune dehors dans le couloir avec les restes de ratatouille et de salade de fruits, c’est toujours aussi bon et je me gave copieusement. Puis on fait la vaisselle et on prépare nos affaires. Etienne a toujours du mal à s’ébranler ce qui fait que nous ne sommes pas prêts avant midi. Comme prévu il y a le père de la fille qui nous a loué l’appartement qui arrive pour nettoyer et fermer derrière nous il ne parle pas un mot d’anglais mais n’a pas l’air très content que nous soyons encore là ou bien peut-être fait il la tête parcequ’il a trouvé la porte du jardin sur la rue ouverte car Etienne venait de l’ouvrir pour nous permettre de partir alors qu’elle nous avait bien recommandée de toujours la liasser fermée, en tout cas il fait semblant de farfouiller dans un cagibis fermé à clé et puis il s’en va pour nous laisser tranquilles. En tout cas nous partons peu après, nous n’avons plus vraiment le temps d’aller nous promener. On se contente donc d’aller s’installer à la terrasse d’un café où je prend un thé glacé en attendant l’heure de notre ferry pour lequel au préalable nous avons été acheté nos tickets.
Le ferry arrive c’est un énorme bateau avec quatre ou cinq ponts différents, baptisé le Marco Polo. On monte à bord, il y a deux étages pour parquer les voitures, on doit pouvoir embarquer 300 ou 400 véhicules. On fait un tour rapide sur les ponts exterieurs sans trouver de places confortables et à l’ombre disponibles. Du coup on va installer notre camp de base dans un salon intérieur juste à coté d’une piste de danse qui doit servir le soir pour animer les soirées des passagers. Il y a des enfants français qui jouent loin de nous. Je fais une réussite en étalant mes cartes retournées sur une table. On monte avec un ascenseur faire une sieste au soleil sur le pont supérieur où on s’allonge à même le sol avec une serviette sous la tête. Comme je ne parviens pas à dormir je me lève pour aller visiter un couloir de cabines tout proche. Entretemps on arrive à Dubrovnik et il y a une famille de français qui sort d’une des cabines, ce qui me permet de me rendre compte de loin comment s’est aménagé. On débarque en retraversant le pont où sont parquées les voitures.
Sur le quai il y a comme toujours des personnes qui proposent des logements chez l’habitant mais Etienne est tenté d’essayer l’auberge de jeunesse qui est parait il pas trop loin du centre et nous déclinons donc les offres que l’on nous fait et partons à la recherche de l’auberge de jeunesse. On a du mal à la trouver, on doit monter sur le coteau qui domine la ville par différentes ruelles avec des escaliers. Je compte au moins deux cent marches. On tournicote un peu car c’est peu indiqué et il y a peu de monde à qui demander. Mais on finit par y arriver passablement transpirants et fatigués. L’auberge de jeunesse semble agréable mais le préposé nous annonce que c’est complet. On reprend donc notre chemin pour alller plus dans le centre ville qui finalement n’est pas si proche que cela. On doit marcher sur des trottoirs très étroits aussi on se met plutôt à la queue leu leu. On rencontre des femmes qui proposent des chambres mais Etienne fait la fine bouche en préférant tant qu’à faire être vraiment dans la vieille ville proprement dite.
On pénètre dans la vieille ville par une porte monumentale. Toute la vieille ville est entourée de remparts très impressionnants qui tombe à pic dans la mer sur trois cotés. On se met à la recherche d’une chambre vantée par le Lonely Planet. Cela nous permet d’avoir un premier aperçu de la ville en déambulant dans des ruelles étroites et tout à fait piétonnes. Il n’y a pas une seule voiture dans toute la vieille ville. On ne trouve pas la chambre mais on arrive à proximité et Etienne rencontre une voisine qui lui indique que la chambre qu’il cherche est à 100 euros la nuit et qui lui propose une chambre moins chère. Il est séduit par cette femme une certaine Renatta qui nous introduit dans une chambre meublée avec du mobilier ancien, avec l’air climatisé, une moquette confortable et une salle de bains nickel. Le seul inconvénient c’est qu’il y a qu’un grand lit que nous allons de nouveau partager.
Après nous être installés on ressort pour se ballader dans cette vieille ville qui est tout à fait unique en son genre parfaitement conservée depuis l’époque de la République de Raguse. Il y a nettement plus de touristes ici que dans tous les endroits où nous avons été jusqu’à présent mais on peut comprendre pourquoi. Il y a une seule grande rue qui traverse la vieille ville de part en part et de là partent des tas de ruelles qui soit monte vers les hauteurs de la ville soit vont vers la mer. Le tout est enfermé dans ces solides murailles. Je propose que nous dinions sans trop tarder bien qu’il ne soit que 18h30 car nous n’avons pas déjeuné et notre marche à la recherche de l’auberge de jeunesse m’a passablement fatigué et désaltéré. On s’installe à la terrassse d’un restaurant sur une place. Je commande encore un rizzoto qui assez bon mais avec des fruits de mer congelés et réchauffés au micro-ondes on voit que l’on est dans un univers plus touristique et plus fréquenté. Etienne prend une salade de calamars. Je bois un litre d’eau entier tellement j’ai soif.
Ensuite on va s’asseoir à la terrasse de l’Emingway bar qui est très chic avec des fauteuils confortables. Je reprend une bouteille d’eau avant une caïpirinia. Il y a une musique de salsa excellente et on discute longuement notamment sur Oracle et sur notre cousin Etienne. Puis on repart se promener à nouveau dans la vieille ville. On s’arrête pour prendre une glace à une échoppe. Je prend melon et stratidella. Puis on se rentre se coucher vers 23h. Comme il y a du bruit dans la rue au début on branche la climatisation puis vers 3h Etienne se lève pour l’arréter et pour ouvrir la fenêtre.
Pour une fois je dors très bien jusqu’à 8h du matin et n’ai pas eu besoin de pilules. Comme d’habitude Etienne met un peu de temps à se préparer et puis nous descendons jusqu’à la rue principale où nous repérons un café qui vend des patisseries à la terrasse duquel nous nous installons pour petit déjeuner. Je prend un schtruddel aux cerises et une lunette sablé à la confiture, ainsi qu’un gateau local. A la table voisine il y a deux françaises qui à la première écoute me semble très bien et puis au bout d’un moment s’avèrent très vulgaires. On passe un long moment agréable à cette terrasse.
Renatta nous a prévenu hier soir que malheureusement nous ne pourrons rester dans la chambre qu’une seule nuit aussi nous déambulons dans les ruelles à la recherche d’une chambre à louer. Nous finissons par sonner à la porte d’une vieille dame qui heberge déjà un croate qui habite en Suède depuis quarante ans et qui vient à Dubrovnik pour ses vacances et qui du coup parle très bien anglais. Il nous aide à discuter avec la vieille dame qui s’appelle Clara et qui attendrit beaucoup Etienne. Elle nous montre une chambre au premier étage dans son appartement nous devrons partager sa salle de bains qui est aménagée dans ce qui devait être un cagibi avec la baignoire qui est installé dans la longueur donc dans laquelle on monte par le bout étroit. Clara nous explique grâce au croate suédois qu’en fait elle loue ses chambres par l’intermédiaire de l’office de tourisme qui se charge de répartir les demandes des touristes entre les propriétaires de chambre. Ce doit faire aussi plus ou moins office de service social en répartissant les demandes sur les personnes qui en ont le plus besoin. Etienne accompagne donc Clara à l’office de tourisme pour que l’on puisse suivre la procèdure comme il faut, reserver et payer notre chambre pour trois nuits puisqu’Etienne va rester une nuit de plus que moi. Etienne est parti sans que je comprenne qu’il allait payer la chambre et je le regrette car j’aurai préféré payer ce qui m’aurait permis de rééquilibrer nos comptes qui sont déséquilibrés depuis cette histoire de lap dance, j’ai beau payer pratiquement tout je ne parviens pas à combler le trou de la moitié de la bouteille de champagne. En les attendant je discute avec le suédois croate, qui me montre le bout, conservé par Clara, de la roquette qui est tombé sur son toit pendant la guerre de 1991. C’est comme un obus mais avec des ailettes sur la queue qui doivent l’aider, j’imagine, à vriller sur elle-même pour mieux pénétrer sa cible. En tout cas c’est impressionnant et je n’aimerai pas recevoir cela dans le ventre ni sur mon toît.
On va ensuite chercher nos sacs chez Renatta pour les rapporter ici. On en profite pour visiter un appartement qui chez Renatta est au dessus de la chambre que l’on occupait et qui est occupé par des italiens mais où Etienne envisage de loger sa famille lorsqu’ils vont revenir fin septembre pour un mariage d’une amie de Clothilde.
Puis une fois installés chez Clara on va sur les remparts de la ville pour les visiter. Il faut payer pour monter sur les remparts mais je négocie une entrée gratuite ainsi qu’un audio-guide gratuit. Les commentaires de l’audio-guide sont assez longs et verbeux mais tout de même interessants et donne pas mal de détails sur l’histoire de la ville. Les remparts font tout le tour de la ville. On commence par le coté ouest, puis le coté sud pour terminer par le coté est qui domine le vieux port qui est à l’exterieur de la vieille ville mais est lui aussi protégé par ses propres fortifications et notamment des fortins qui le dominent ou qui sont disposés sur des caps de part et d’autre. D’une facon générale les fortifications étaient très sophistiquées avec des forts soigneusement répartis tout autour pour couvrir la ville qui était réputée imprenable et de fait a bien résisté à plusieurs agressions des turcs et autres pirates. Il fait très chaud sur les remparts en plein soleil et Etienne en a marre au bout d’un moment, il est sur le point d’attraper une insolation et me demande à ce que l’on interrompe la visite. J’arrête donc mon écoute de l’audio-guide et je le rend. On redescend dans la vieille ville et on va s’installer à la terrasse d’un bistrot dans une ruelle pour prendre une salade.
Puis Etienne veut aller faire une sieste. On rentre donc dans notre chambre pendant les heures chaudes et on ressort vers 16h avec le Lonely Pla net pour visiter la ville.
On commence par la porte nord qui permet d’entrer dans la vieille ville depuis la ville nouvelle et où s’arrête la circulation automobile. Elle est très imposante et ornée d’une statue de saint Blaise. Puis on entre dans le palais Sporza qui abritait à l’époque l’administration des douanes qui devait être importante dans une république marchande en tout cas qui bénéficiait d’un des plus beaux monuments de la ville. L’architecture est d’inspiration vénitienne avec un peu comme au palais des doges deux niveaux de portiques qui supportent d’autres étages pleins. On voit aussi le palais du Recteur qui détenait le pouvoir executif. Il parait qu’il était élu parmi les notables de la ville pour éviter les corruptions et autres tentations de dictature son mandat n’était que de un mois et en plus pendant ce temps là il n’avait pas le droit de sortir de son palais.
On visite aussi l’église cathédrale de l’Assomption qui est décorée d’une grande statue de Saint Blaise et surtout qui a tout un reliquaire d’ossements de différents Saints dont l’essentiel des os de Saint Blaise. Il y a aussi non loin de là une église Saint Blaise où une messe commence au moment où on y pénètre, du coup on ne s’y attarde pas trop pour ne pas déranger.
On parcourt un peu dans tous les sens l’avenue principale pour admirer les différentes demeures qui la borde ainsi que les deux fontaines de l’architecte Donnofrio qui sont à chaque extremité de l’avenue. Tout cela est pavé de marbre blanc qui donne un aspect très majestueux à cette avenue principale comme à toutes les ruelles qui partent perpendiculairement soit vers la montagne soit vers la mer. Toutes les maisons sont blanches et anciennes avec des tuiles couleur miel qui ont été parait il difficiles à remplacer pour celles qui avaient été abîmées par les bombardements de 1991 car ces tuiles ne se fabriquaient plus et on n’a pû que reproduire des tuiles d’une teinte proche mais pas parfaitement identhique. De loin en loin on voit encore des traces du bombardement avec notamment des impacts d’éclats d’obus sur certaines facades. Etienne me fait toucher l’un d’eux creusé dans le mur de l’église c’est impressionnant d’imaginer un truc qui vole avec suffisamment de force pour déformer un mur de pierres de taille en y creusant des trous de plusieurs centimères de profondeur. En tout cas cela a beaucopu marqué les croates et ils ne ratent pas une occqasion de souligner ou d’afficher qu’ils ont été agressés et que de nombreux civils ont soufferts.
Ceci dit l’ensemble de la ville est extraordinairement homogène et ce décor est tout à fait unique. En fait on fait assez rapidemment le tour des choses à voir et la vieille ville n’est pas si grande que cela. On s’arrête à une terrasse pour boire un Coca.
Ensuite on va dans un internet café avec des ordinateurs portables qui sont branchés côte à côte sur une table à l’exterieur dans une ruelle avec une jeune fille d’une dizaine d’années qui surveille les internautes qui viennent se relayer sur les quatre ou cinq chaises qui sont disposées devant chaque ordinateur. Avec l’aide d’Etienne nous faisons une petite analyse du marché des livres sonores avec une offre qui se limite à quelques centaines de titres quelque soit le site si on recherche des titres en français tandis que les titres enregistrés en anglais sont extrement nombreux Sur Amazone ils en proposent jusqu’à 99000 ! On trouve un site où les livres sonores sont gratuits et on télécharge un roman dirty money qui vient sous la forme de 47 fichiers MP3 très compressés donc de qualité médiocre qu’Etienne prend la peine de renommer pour les numéroter. Cela devrait me permettre d’avoir de la lecture pour la fin de notre voyage car j’ai finit tous mes livres. Cela nous a fait rester presque 90 minutes devant l’ordinateur.
Puis on cherche un restaurant pour diner, on va sur la place où on diner hier soir mais je garde un souvenir mitigé de notre repas je pousse pour que l’on change de crémerie et on s’installe à la terrasse d’un restaurant voisin qui est manifestement beaucoup plus chic. Je commande un poisson cuit dans une crème très bonne avec plein d’herbes Puis comme dessert ma curiosité est piquée par un gateau au gorgonzola et à la mousse de café qui s’avère être un simple biscuit glacé sans beaucoup d’interêt. On ne prend pas de vin car il est horriblement cher et notre repas nous coûte déjà 440 couronnes pour deux. Ceci dit c’est très agréable d’être ainsi en plein air et on passe un moment délicieux. Puis on va se coucher.
Je suis réveillé à 6h du matin Vers 8h je réveille Etienne pour lui suggérer de se lever et que l’on puisse ainsi profiter des heures fraiches puisqu’hier il a souffert de la chaleur vers midi. Mais il n’a pas envie et traine au lit jusqu’à 10h puis on sort vers 10h30 pour aller petit déjeuner. On va dans le même café qu’hier sur l’avenue principale car Etienne sait préférer le un tien au deux tu l’auras et aime retourner dans les endroits que nous avons déjà testé. Je prend de nouveau un struddel aux cerises et un sablé lunette à la confiture ainsi qu’une sorte de meringue aux amandes.
De là on va au vieux port pour prendre le bateau navette qui relie la vieille ville à une petite île toute proche appelée Lokrum, qui avec son parc naturel est un but de promenade très agréable. L’île n’est pas du tout construite à l’exception d’une villa que s’était fait construire un prince de Habsbourg frère de François-Joseph qui avait acheté l’île. Une fois sur l’île on fait quelques centaines de mètres sur un chemin qui fait le tour de l’île avant de trouver une pinède agréable au bord de l’eau à l’ombre de laquelle on peut s’installer. IL y a des échelles qui sont aménagées dans différentes petites criques pour permettre aux promeneurs de se baigner et de remonter sur la rive. Etienne a acheté le Monde et commence à me lire les articles sur la guerre entre Israël et le Esbolla au Liban sud. Etienne est très passionné par les sujets géopolitiques. Nous en parlons sujet puis j’ia envie d’aller me baigner alors Etienne m’aide à descendre les rochers qui nous séparent de l’eau mais préfère rester à lire le journal. Je vais donc me baigner seul. Je vais trois baignades qui alternent avec des séances de bronzette allongé sur des pierres au soleil au bord de l’eau. Il y a des touristes sympa qui m’aident à chaque fois pour remonter par l’échelle. Lorsque je me baigne j’évite cependant de trop m’éloigner car j’ai peur de ne pas savoir revenir dans la direction de l’échelle. Quand Etienne me rejoint après mon troisième bain il m’annonce que lui a l’intention d’aller nager pendant une heure. IL m’aide à remonter les rochers pour revenir à ntore place à l’ombre de la pinède et je l’attend allongé sur ma serviette à méditer car malheureusement je n’ai pas pris mon bouquin. Il revient au bout de 2h20 tout content car il a réussi à faire le tour de l’île à la nage. Il est passé au dessus de tombants profonds et effrayants et à d’autres moments par des coins bucoliques. Il m’annonce que cette longue nage l’a mis dans un état d’esprit méditatif et qu’il souhaite consacrer une partie de l’après-midi à la méditation. Il propose donc que nous allions déjeuner en silence et puis ensuite il ira s’allonger sous un arbre pour méditer pendant une ou deux heures.
Donc on revient par le chemin côtier jusqu’au débarcadère où il y a un petit café où on s’installe pour commander une salade. On déjeune donc en silence en échangeant juste le minimum pour commander et pour payer. Puis après s’être renseigné auprès du serveur sur l’horaire de la dernière navette, Etienne me dit que pour sa part il compte prendre la dernière qui est à 20h et qu’en attendant j’ai quartier libre. Il me suggère de prendre lorsque j’en aurai envie la navette pour rentrer à Dubrovnik et de l’attendre à un café de l’autre coté sur le vieux port. Je lui répond que pour moi attendre à une terrasse de café ou à une autre cela ne fait pas de différence et que donc je préfère l’attendre ici. Je suis bien décidé à éviter les heurts mais je ne suis pas capable de renoncement au point de lui laisser bonne conscience en le laissant croire qu’il m’a laissé libre. Comme il est un peu géné car il se rend compte qu’il m’impose de l’attendre pendant plusieurs heures je le met à l’aise en lui disant que j’irai me mettre à l’ombre d’un arbre si j’en ai marre d’être assis à cette table. Il part donc méditer et je continue de mon coté ma méditation du matin. Le serveur qui parle quelques mots de français est très gentil avec moi et je commande un banana split et une bouteille d’eau. Un autre serveur m’aide à aller aux toilettes qui sont assez éloignés. Je profite des grillons qui chantent incroyablement fort. Puis Etienne revient vers 18h30 au bout de 2h30. avec l’heure du déjeuner cela m’a fait donc environ 6h de méditation solitaire pendant la journée. Cela m’a au moins permis de concevoir le texte que Basile m’a demandé de rédiger pour l’anniversaire de sophie et pour lequel je suis en retard. Etienne me raconte qu’apparemment l’extremité de l’île sert de rendez vous aux homosexuels.
Nous reprenons le bateau navette de 19h en doublant une bonne partie de la foule qui attend sur le débarcadère car il est probable qu’il n’y aura pas la place pour tout le monde. Puis arrivé au vieux port nous rentrons à la maison où je prend une douche.
Nous nous reposons un peu avant de ressortir pour diner. J’échange quelques mots de mon pauvre allemand avec Clara entre autres pour la remercier et pour la prévenir que je partirai très tôt demain matin et qu’elle ne doit pas s’étonner. Une fois dehors nous passons d’abord au bureau d’information touristique pour se renseigner sur les horaires de car ou les possibilités de taxis pour m’emmmener demanin matin à l’aéroport. Pour prendre mon avion qui est à 6h30 il faudrait que je prenne un bus vers 4h25 ce qui est un peu tôt je vais donc me rabbatte sur la solution taxi qui coûte parait il environ 200 couronnes et qui me fera gagner une demi-heure de sommeil. Etienne voudrait acheter de la crème car il s’est un peu brûlé le dos et les jambes en nageant pendant deux heures. Mais la pharmacie qu’on lui a indiqué dans un magasin de produits de beauté est fermée donc on retourne au magasin de produits de beauté où il achète une crème hydratante. Puis on va sur le vieux port où réussit par un concours de circonstances favorables à doubler la queue des personnes qui attendent pour diner dans un restaurant et on se retrouve à une table en terrasse un peu à l’écart juste au bord de l’eau. On commande des anchois marinés et des moules marinières. Ma marinade des moules est sans vin blanc, juste à l’eau de mer et au citron mais c’est tout de même très bon avec des moules qui sont très grandes. On prend aussi un pichet de vin blanc très bon aussi. Il y a un petit vent qui souffle et l’ambiance est délicieuse. Je partage avec Etienne le plaisir que j’ai eu à nager avec lui et je lui demande pourquoi il n’a plus eu envie de m’emmener depuis que j’ai fait ma crise mais il me répond laconiquement que c’est simplement parceque les circonstances ne s’y sont pas prétées. Sur le chemin du retour on s’offre une glace et On passe par la porte exterieure de la vieille ville pour aller vérifier qu’il y a bien des taxis qui attendent à une station devant l’hotel Hilton. Puis on rentre à la maison où on se couche vers minuit.
Au milieu de la nuit Etienne se réveille pour se crémer le corps. Ensuite ma montre réveil vibre à 4h45. Je prend une rapide douche et nous sortons en tachant de ne pas réveiller notre hôtesse Clara. Etienne m’accompagne à la station de taxi. On attend quelques secondes au cas où se présenterait des personnes avec qui je pourrais partager un taxi pour l’aéroport. Il y a bien un couple d’anglais qui manifestement font des longs séjours à Dubrovnik car ils se déplacent avec une montagne de bagages y compris cage à oiseaux et cartons à chapeaux chargés sur un chariot tiré par un croate, interrogés ils nous répondent qu’ils attendent un minibus qui va bien les emmener à l’aéroport mais que vu leurs bagages il n’est pas certain qu’ils aient de la place pour moi. Je prend donc un des taxis qui attendent les clients et je souhaite bon voyage à Etienne pour la suite de son périple puisqu’il continue vers la Grèce où il doit retrouver son frère Stanislas dans deux jours.
A l’aéroport j’enregistre sans difficulté et une hôtesse m’accompagne en salle d’embarquement. Un avion m’emmène jusqu’à Zaghreb où je passe le contrôle de police et puis un steward m’accompagne en salle d’embarquement après m’avoir aidé à aller au duty free pour voir les parfums que finalement je n’achète pas même si Héritage est presque 15€ moins cher qu’à Roissy. Je prend un second avion qui m’amène à Roissy où un taxi m’accompagne rue Vital. Là je déballe tranquilement mes affaires avant de repartir en fin d’après-midi pour aller passer le week-end dans la Drôme chez mon ami David.
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