Pour une fois oh, extraordinaire je suis prêt en avance. Mon sac est bouclé et je tourne dix fois dans mon appartement en me demandant ce que je peux oublier. J'ai même le temps de jouer un peu de piano et d'appeler à IBM, histoire de montrer que je m'interesse à un ultime problèème de reporting que nous demande les anglais d'IBM Europe.
On s'appelle plusieurs fois avec Anne Savelli pour savoir comment on va à l'aéroport et si je passe ou non la chercher en taxi. Finalement elle a un voisin qui peut l'emmener à l'aéroport et je pars de mon coté. Je prends un taxi qui n'est pas content car il veut absolument mettre mon sac à dos dans son coffre et je refuse. Tant pis pour ce premier taxi je vais offrir ma course à Roissy au taxi suivant de la station de la Muette.
Mon sac à dos est tout neuf j'etrenne le cadeau de ma soeur Isabelle pour mon anniversaire. J'étais passablement triste ce matin en le remplissant seul. Puisque Marie-Laure Féral a annulé sa participation à ce beau périple.
Je retrouve Anne devant le comptoir Katé Pacific à l'aérogare A de Roissy. Je ne connais pas très bien cette aérogare. Au comptoir Anne a rencontré en m'attendant un employé de Katé qui lui a fait miroiter un surclassement possible vu que l'avion sera probablement plein. Anne est toute excitée à cette perspective. Mais en fait cela ne marche pas. Car on nous répond que l'avion est plein aussi en business.
A tout hasard on redemande tout de même à l'embarquement avant de monter dans l'avion. On se retrouve donc rang 37 places a et b. Anne prend la place près du hublot pour pouvoir dormir. Car elle s'est couchée à 5h du matin après une longue papote avec son copain Guillaume de Hong-Kong. Anne semble dormir plutot bien tandis que je ne fais que somnoler tout en lisant une brochure en braille sur le ministère du budget et nos impots.
On mange un peu d'un repas qui se veut plus ou moins chinois. Je bois un gin tonic et une bière qui ne parviennent pas à m'assoupir. Il y a un film débile au cinéma. Je vais me balader un peu dans le 747, puis je me lave les dents longuement en espèrant faire passer le noeud qui m'habite.
Après un vol direct de 12 heures on aterrit à Hong-Kong à 7h du matin. Il y a pas mal de vent à l'arrivée et Anne n'est pas trop rassurée. Mais l'aterrissage se fait tout en douceur.
Une fois dans la zone de transit on s'installe dans un coin pour attendre notre vol pour Cheng-Du qui doit partir à 11h. On en pense pas tout de suite à enregistrer pour ce vol suivant et on va d'abord prendre un bol de céréales à la cafeteria. Puis on tente en vain de me trouver un magasin d'éléctronique pour me permettre de faire une première étude de marché sur ce qu'il yy a à acheter.
A l'enregistrement pour Cheng-Du on ne nous signale rien d'anormal et en principe on part toujours à 11h sur un Boeing 737. On téléphone à une amie de Laetitia LuneauGuenaelle Ansieau qui habite sur une île à coté de Hong-Kong. Elle nous prévient que la télé annonce l'approche d'un typhon et nous souhaite de pouvoir décoller avant son passage.
Effectivement à l'heure de notre vol il n'est toujours pas annoncé sur les écrans de controle. On reste ainsi à attendre jusqu'à 7h du soir à roupiller sur une banquette de la cafeteria. Et encore heureusement que l'on a trouvé ces banquettes car la salle de transit est bien pleine et on commence à être fatigués. Je dors assez profondément. Tandis qu'Anne est plus inquiète et va voir toutes les demi-heures au guichet s'ils ont plus d'information sur le devenir de notre vol. Mais les employés comme toujours ne savent rien eux mêmes et se content de subir les assauts des clients furieux qui font le siège du comptoir.
Finalement je me décide à y aller moi même tandis qu'Anne garde nos sacs. Je fends une foule de chinois agglutinée au comptoir. Là j'insiste un peu en expliquant que je suis aveugle et on finit par me donner deux voichers pour un hotel. L'hotesse qui s'est occupée de moi nous prend en charge. Elle me raccompagne pour retrouver Anne et nous conduit là où il faut attendre la navette pour l'hotel. En principe l'hotel devait être à 5mn de l'aéroport, mais en fait on va dans un autre de la même chaîne, qui est en centre ville et beaucoup lus luxueux: le Regal Hong-Kong Hotel.
Le typhon manifestement ce n'est pas du chiqué et on est pris dans une bourrasque assez violent rien que pour faire les deux mètres de trottoir entre le car et l'hotel. Il pleut par rafale. Il s'avèrera que ce typhon aura provoqué un mort sur Hong-Kong et plusieurs dizaines sur Canton.
On se retrouve dans cet hotel très luxueux dans un grande chambre avec deux larges lits. Cela pourrait être paradisiaque pour des amoureux. Anne prend un bain dans la baignoire triangulaire. Je bouquine et regarde la télé. Puis on dort.
Plus tard dans la soirée on se réveille. On renonce à descendre diner. Notamment un peu échaudés par le prix auxquels doivent être les menus sachant qu'avec notre bon de chambre on a pas eu ni bon de diner ni bon de petit déjeuner. Je veux aussi téléphoner aux différents contacts que j'ai à Hong-Kong. Mais en fait la ligne de notre téléphone n'est même pas branchée et il faut descendre à la reception pour laisser un deposit pour avoir la ligne. De toute facon il est déjà tard et il serait difficile d'aller en ville avec le typhon.
Je descends tout de même en bas. Je fais quelques pas sur le trottoir avec l'aide d'un groom pour aller sentir l'importance du typhon. Ca souffle bien fort et les voitures qui circulent sont rares.
Anne téléphone à Cheng-Du à l'hotel où on a rendez vous avec son ami Mike pour tacher de le prévenir. Mais l'employée qui lui répond lui dit qu'il n'y a pas de Mike Goldman dans l'hotel.
Paradoxalement, vu notre décalage horaire, je me réveille naturellement à 6h30. Mais compte tenu de ce que tout ce que l'on a dormi depuis hier 8h du soir ce n'est pas si paradoxal que cela.
Je prends un bon et long bain alterné avec une douche glacée dans la cabine de douche. Puis je réveille Ane vers 7h30. Le temps d'hésiter sur le parti à prendre et de se préparer on ne descend que vers 9h.
On va dans la salle à manger dans le lobby de l'hotel. Je prends un petit déjeuner plutôt succin pour une fois. J'ai très faim, mais je suis très noué et peu de choses passent. Je prends tout de même une salade de fruits, un croissant, une tranche de brioche et un bol de céréales. Ce qui compte tenu de l'absence de diner hier soir est peu de choses pour moi.
On demande à la reception de se renseigner pour nous sur l'état de la circulation aérienne. Mais comme l'aéroport sonne toujours occupé on se décide à aller voir nous même. J'ai dans l'idée qu'il ne faut pas trop que l'on tarde car il y a des chances que le vol d'hier soit purement annulé et que l'on puisse prendre le vol d'aujourd'hui à 11h. A l'aéroport on nous avait promis un bus pour nous raccompagner à l'aéroport comme on nous en avait trouvé un pour venir à l'hotel, mais on nous laisse dans l'ignorance totale. Du coup on prend un taxi. Il continue à pleuvoir et le plafond est très gris et bas. Mais manifestement la tempète est finie.
On prend le tunnel qui relie l'île de Hong-Kong sur laquelle est notre hotel avec la presqu'île du continent; En fait il parait qu'il y a carrément trois tunnels qui relie l'île au continent. On arrive ainsi à l'aéroport. Il s'agit de l'ancien aéroport sur le continent, car un nouvel aéroport sera bientôt ouvert sur une île proche.
Dans l'aérogare une fille nous indique gentiment qu'il faut que nous allions hall B comptoir 14. Là en effet on trouve des employés qui ont l'air au courant et qui nous disent que l'on n'a pas besoin de repayer la taxe d'aéroport et que notre carte d'embarquement sur le vol d'hier est toujours valable sur le vol d'aujourd'hui.
On s'assied par terre dans un coin de ce grand hall, d'où on peut surveiller les écrans informatiques en attendant que notre vol soit annoncé. On joue aux cartes, au gin en attendant.
Finalement l'écran affiche la porte 5 comme porte d'embarquement de notre vol. On passe la police et la douane pour rejoindre cette porte. Il y a pas mal de monde un peu partout. Cette aérogare fait vraiment un effet de poulailler avec tous ces chinois qui parlent dans tous les sens, les chariots qui cavalent. Il y a pas mal d'activité même en ce' Dimanche matin.
Les portes d'embarquement partent perpendiculairement de part et d'autre d'un long couloir. On arrive à la porte 5. Un bus nous conduit jusqu'à l'avion. C'est un Boeing 737. Je ne sais pas comment ils ont fait pour gérer tous les passagers d'hier plus ceux d'aujourd'hui. Il parait que bon nombre de ceux d'hier on renoncer à partir. On attend une heure dans l'avion avant de décoller; Il parait que 'lon attend des passagers en retard.
Dans l'avion on nous sert un poulet à la noix de coco pas trop mal. Le vol dure deux heures. Je somnole pas mal. j'essaie de lire mon livre en braille du ministère du budget mais cela contribue à mon noeud.
On aterrit à Cheng-Du où il fait encore très humide même s'il ne pleut plus. C'est la capitale de la province du Sichuan. On sort de l'avion par une coursive comme celles qui en général mène jusqu'à l'intérieur de l'aérogare. Mais ici c'est la première fois que je vois cela, la coursive mène à un escalier qui nous descend sur la piste à l'exterieur de l'aérogare, et nous devons faire queqlues mètres à l'exterieur pour rentrer dans le batiment.
En entrant Anne trouve tout de suite son sac à dos sur le tapis à bagages. Il est mouillé et à d– recevoir un peu de typhon quelque part entre Paris et ici. Anne est tout de même contente de le retrouver.
On passe facilement les formalités et on prend un taxi pour aller jusqu'à la ville; C'est un taxi de luxe et il nous demande 90 huyan pour nous déposer au Traffic hotel
A la reception de l'hotel Anne demande en chinois à la préposée si Mike Goldman est là. Mais elle nous répond que non. On demande à regarder le registre des entrées. Où effectivement on ne voit pas son nom. On s'apprète à reserver une chambre. On demande à lui laisser un mot. C'est alors que l'autre préposée intervient et nous dit Mike Golkdman cela me dit quelque chose. Et en effet il est à l'hotel depuis hier. On lui téléphone dans sa chambre, où il nous attendait sagement.
Il descend nous retrouver. Il parle très bien chinois. Manifestement un moins accent que celui d'Anne, où transperce son origine américaine. Mais il parle de facon très à l'aise;
On va boire une bière à la terrasse du restaurant de l'hotel. Mike nous propose une alternative comme programme de voyage. Soit d'aller au Tibet, où il n'est jamais allé et où il se trouve qu'en ce moment c'est ouvert aux touristes. Soit d'aller dans le nord du Sichuan et dans le Gansu la province plus au nord, qu'il conait déjà mais dont il garde un excellent souvenir. On est très partagé par les deux idées. Pour ma part je trouverai sympa de cocher la case Tibet, mais d'un autre coté j'ai la chance de voyager avec des personnes qui parle chinois et ce serait dommage de ne pas en profiter à fond. Et puis il y aura probablement moins de touristes dans le nord qu'au Tibet. Et puis au Tibet j'ai un peu peur que ce soit surtout Lassa avec beaucoup de pagodes et d'ambiances citadines. Donc finalement c'est le tour dans le nord que choisit Anne à qui revenait la voix prépondérante. On tente d'interviewer quelqu'un qui reviendrait du Tibet en interrogeant les autres tables de touristes qui sont autour de nous. Mais personne n'y est encore allé.Il y a un routard qui nous dit qu'il a l'intention d'y aller vers le mois d'octobre. Cela laisse réveur sur le rythme de voyage de certains, alors que nous n'avons que 2 maigres semaines.
On fait une balade sur les bords de la rivière voisine. Il y a un sentier qui longe la rive dans des bosquets de verdure. Il y a là pas mal de chinois qui se reposent en fin de journée.
On va diner au restaurant de l'hotel, où on prend un poulet aux cacahuètes, spécialité de la région. Avec du riz et une bière.
Mike m'explique qu'il veut devenir prof de politique ou éventuellement diplomate.
On remonte dans la chambre à trois lits que l'on a reservée. Je fais un petit tour sur le balcon qui est au bout du couloir. C'est très agréable d'avoir une vue nocturne de la ville. Il fait un peu plus frais que dans la journée. On entend les bruits de la ville qui s'agite encore. Je vois aussi quelques lumières.
Pendant que je me lave les dents Anne et Mike jouent avec un ordinateur dictionnaire qu'a Mike. On peut pianoter un mot en anglais ou en chinois et il donne la traduction. Pour les caractères chinois on peut les rentrer avec leur transcription dans notre alphabet où les dessiner sur l'écran avec un crayon tactyle.
Je donne à l'employée qui veille à notre étage, un t-shirt et un calecon pour qu'ils soient nettoyés.
Je me réveille vers 4h du matin et plus rien à faire pour me rendormir avant 8h. J'essaie de me changer les idées en bouqinant, puis en allant prendre un bain vers 6h30. Enfin vers 8h je me rendors un peu et on somnole jusqu'à 11h. Mike en a profité pour aller faire un footing.
Puis on descend petit déjeuner à la terrasse du restaurant de l'hotel qui est dressée devant l'hotel. On prend des crèpes. Mike a rencontré une française qui se remet difficilement d'une grosse tourista et du coup qui est resté à l'hotel tandis que son groupe est parti en randonnée de deux jours; Il lui a proposé que nous fasions un tour dans la ville ensemble cet après-midi.
On va à la gare de bus voisine de l'hotel pour reserver nos billets de bus pour aller à Son Pan. Mais cela dépend d'une autre gare de bus plus loin. Mike se dévoue pour y aller seul tandis qu'Anne et moi faisons un petit tour du quartier.
On se promène dans des peites ruelles où les gens vivent sur le pas de leur porte. On voit une femme laver son bébé dans une bassine posée sur le trottoir, des hommes assis devant leur porte. De nombreux hommes sont torse nus. Il y a de nombreuses petites maisons pauvres, avec des escaliers qui descendent dans la maison en contrebas de la rue. De nombreuses échoppes proposent un peu de tout.
On fait ainsi tout un tour du quartier. On s'arrète pour acheter des timbres dans une poste. Mais ils ne les vendent que par timbres de 1 huyan et il en faudrait donc 5 sur une carte postale pour la France, ce qui fait beaucoup. On rentre en pousse pousse à l'hotel. En empruntant la large avenue qui mène à la rivière. On négocie avec le pousse-pousse qui veut nous emmener pour 8 huyan et Anne tient pour 7. Elle est très à l'aise et parle très bien avec son accen qui est très impressionnant de clarté. Le type pédale vigoureusement dans la chaleur moite qui nous fait transpirer même assis sur la banquette arrière de son triporteur.
Dans l'hotel on retrouve Mike qui a les bilets de bus.
Notre Traffic hotel est vraiment bien tenu et très propre. Il y a même un liftier qui reste en permanence à manoeuvrer l'ascenseur entre les 7 étages de l'hotel. Et des receptionnistes à chaque étage qui parle un peu anglais et qui vous ouvrent la chambre en échange du bon qui atteste que l'on a payé au rez de chaussée.
A 14h on retrouve à l'entrée de l'hotel Chrystèle la française rencontrée par Mike. C'est une commerciale de Lille qui a l'air plutôt sympa.
On va ensemble d'abord au monastère Weng-Chu C'est un grand monastère
monastère Weng-Chu qui comprend parait il dans son enceinte 194 batiments différents. On parcourt les différentes cours. Il y a pas mal d'encens qui brule un peu partout, avec les batons allumés par les fidèles. On fait un petit tour dans les différents jardins qui séparent tous ces batiments. Il y a des bosquets et des allées. C'est assez agréable d'avoir cet îlot de calme et de verdure dans cette grande ville.
On s'installe sous un arbre de la maison de thé. Cela grouille de chinois qui se reposentet boivent du thé. Beaucoup sont torse nus. Il pleut un peu et on déplace notre table pour être plus à l'abri.
On attend Mike qui s'est une fois de plus dévoué pour traverser la ville et aller à la banque changer de l'argent pour chacun de nous. Le huyan vaut aujourd'hui 76 centimes français.
De là on prend un taxi qui nous offre dix minutes d'air climatisé pour nous conduire au jardin du peuple.
jardin du Peuple C'est un grand jardin public avec pas mal d'ombrages. Dommage que les allées y soient goudronnées, cela rompt un peu le coté champètre. Il y a quelques jeux pour enfants, style manège et tobbogans. Il y a aussi une maison à thé avec pas mal de monde.
Mais on va plutôt se poser au sommet d'une petite colline. Où on s'assied sur des tabourets. On s'imagine très bien comme un de ces petits groupes de chinois qui se réunissent là en fin de journée pour deviser et probablement aussi pour écouter les cours d'éducation politique.
On marche encore un peu dans le jardin avant d'en ressortir. On voit le monument à l'entrée du parc à la gloire des ouvriers qui ont protégés les lignes de chemin de fer.
On marche pour aller jusqu'à un restaurant où on a choisit de diner. On traverse différents quartiers animés. On doit arriver au restaurant pas trop tard car il parait qu'ils arètent de servir à 8h.
On voit un peu partout des immeubles en construction. Ou d'autres gros cubes de béton achevés récemment. Manifestement il n'y a aucun souci d'urbanisme. Et il n'y a aucune cohérence entre toutes ces immeubles qui poussent de facon désordonnée. Ce qui ne donne pas un effet joli. Mais la ville est visiblement en plein boum. Le symbole c'est la statue géante de Mao qui trone sur la place principale dont le bras pointait avant sur des affiches avec les principaux personnages du communisme et qui maintenant pointe sur des affiches publicitaires géantes. Ils sont en train de dégager encore plus cette lace en ayant abbattu les vieilles maisons et cela deviendra une vaste esplanade.
On arrive au restaurant le Cheng-Du small eat city qui se trouve sur Shang-Dong street
Cheng-Du small eat city Arrivés là on a le choix entre le restaurant proprement dit au premier étage qui semble très chic. Ou bien du rez de chaussée où on vous propose des assortiments de petites assiettes. On décide de s'installer au rez de chaussée qui semble plus amusant. On trouve une table au bord de la pièce d'eau intérieure. On s'installe en passant par dessus une balustrade pour se mettre comme dans un box. Des français que l'on rencontrera plus tard, nous diront qu'ils ont quitté le premier étage tellement le personnel était peu aimable.
Comme Chrystèle est encore pas bien on commande que pour 3 personnes Et on voit arriver 45 etites assiettes qui sont disposées tant bien que mal sur la table basse qui est au milieu de nous. Ainsi le menu d'assortiments comprend 15 plats différents. Même si les assiettes sont toutes petites et qu'il s'agit de quelques bouchées à chaque fois. C'est impressionnant de voir cette foule d'assiettes ainsi disposées. Il y a de tout des choses plus ou moins bonnes, plus ou moins visqueueses et plus ou moins identifiables. De la viande, du poisson séché, des oeufs pourris, des paecirc;tes, de la soupe. On boit avec cela de la bière et du thé.
On reprend un taxi pour aller jusqu'à l'hotel. On passe Anne et moi dans la chambre de Chrystèle pour échanger nos adresses. Mike qui n'aime pas être à l'écart de nos conversations en français est parti directement dans sa chambre. On reste un peu avec Chrystèle pour papoter puis on remonte dans notre chambre. Il s'est mis à pleuvoir assez fort.
Je me sens un peu patraque. Je ne sais pas si c'est mon noeud au ventre, la nourriture de ce soir ou simplement la peur que la nourriture de ce soir ne passe pas bien.
Le réveil sonne à 6h. Je me suis encore offert une insomnie de 3h30 à 5h30; Je prends une douche rapide puis on part pour la gare de bus.
Dans le hall de l'hotel on rencontre un chauffeur de mini-bus qui nous propose ses services pour nous conduire là bas. On arrive à la gare de bus un peu avant 7h.
Anne achète dans la ruelle qui y mène une espèce de pain brioché sous plastique, qui s'avèrera sentir l'huile rance. Et deux bouteilles d'eau.
On monte dans un vieux car bringuebalant . D'emblée il est bien plein avec des caisses qui s'empilent partout dans le couloir. Et des tas de bagages sur le toit. Sous pretexte que j'ai mes médicaments dans mon sac à dos, j'ai refusé qu'il aille sur le toit craignant qu'il n'y soit victime de la pluie;
On démarre et on sort de Cheng-Du. Avec la vitesse il y a un peu d'air frais qui passe par les fenêtres et il fait plutôt bon. Mais dès que l'on s'arrète il fait un peu chaud. On a un trajet d'une durée théorique de 11h. Au fur et à mesure des arrêts on embarque des passagers supplémentaires, ce qui fait que le bus devient franchement bondé. Heureusement nous sommes à l'avant et donc en principe moins secoués.
La route est goudronnée pendant deux heures ou deux heures et demie. Mais après cela devient de la piste de terre cahotante, avec quelques passages goudronnés. Manifestement il y a eu beaucoup d'éboulements des collines qui nous surplombent et du coup il y a des caillasses un peu partout sur la route et des cantonniers qui travaillent à rénover la route à la pioche. Ils ne doivent pas avoir par ici de machines d'escavation et donc les éboulis doivent être plus fréquents que les remise en état.
On passe à coté de précipices parait il impressionnant. En tout cas Anne assise à coté de moi n'est pas trop rassurée. En fait on longe à flanc de coteau toute une vallée qui traverse une chaines de petites montagnes. On emprunte la vallée de bout en bout. Au début on avait une végétation assez verte dans un paysage très urbain. En fait les villages se suivent sans discontinuer. Et puis à partir du moment où la route n'a plus été goudronnée alors on a commencé à traverser un paysage desertique: des montagnes pelées avec des cailloux. Là il n'y a plus une seule maison. Et ceci pendant quatre ou cinq heures. Jusqu'à ce que l'on ressorte de l'autre coté de la chaine de montagnes. Et alors le paysage redevient verdoyant et plus campagnard, avec beaucoup moin de maisons.
On a fait plusieurs pauses pipis et autres pauses éboulis. On s'est arrété aussi pour déjeuner dans un petit village. On a bouffé un bol de nouilles dans une petite gargotte face à l'arrêt du bus; On déjeune avec un couple d'israeliens qui est dans le bus avec nous.
A un arrêt plusieurs passagers veulent monter. Mais il y en a un qui a trop de paquets et qui se fait refouler. Il s'engueule copieusement avec le chauffeur mais rien n'y fait il reste sur le bord de la route.
Je suis un peu fatigué par ma courte nuit. Le paysage doit être propice aux mauvaises pensées car Anne a peur et moi je songe à un duel à faire; Tandis que Mike lui se dit que c'est le dernier voyage qu'il fait en Chine. J'essaie d'écouter mon bouquin pour me distraire mais le son n'est pas audible.
Le car arrive à Song-Pan vers 6 ou 7h. Avant d'entrer dans la ville il y a deux types qui montent dans le car pour proposer aux passagers touristes des excursions à cheval.
Une fois dans la ville on fait un grand tour à la recherche d'un hotel. Mais tous nous paraissent soit trop chers, soi trop sales, soit les deux. On nous a conseillé un hotel mais il s'avère être un hotel d'Etat et donc interdit aux étrangers. On s'est d'ailleurs fait jetté Anne et moi par le garde qui fait les cent pas devant la prison voisine de l'hotel. Tandis que nous attendions Mike qui est parti en reconnaissance pour un hotel.
On aterrit dans un hotel à 15 huyan la nuit en chambre à 3, soit 45 huyan pour nous trois. Il y a une douche un peu miteuse à l'autre bout de la cour. Heureusement les hotels dans ce pays fournissent des petites sandales en plastique que l'on trouve dans toutes les chambres et qui peuvent servir pour aller aux toilettes ou à la douche.
On retrouve un des démarcheurs pour randonnée à cheval qui était monté dans le bus. Il nous aide à nous installer dans notre hotel.
Il nous accompagne pour diner et partage notre repas. Je suis assez impressionné car il insiste pour payer sa part du diner. Le patron du restaurant profite de ce qu'Anne et Mike parlent chinois pour se faire complèter latraduction de sa carte en anglais.
On discute pas mal avec Rick le petit guide. Ils nous explique qu'il habite chez ses parents qui sont des fermiers.
Mike me fait gentiment la traductions de la conversation et 'explique qu'ici ils n'ont qu'une semaine de vacances par an. D'habitude ils la prennent au moment du nouvel an chinois ce qui leur permet d'en profiter pour retourner dans le village natal.
Notre nouveau copain Rick nous explique qu'il peut si on le souhaite nous organiser une randonnée à cheval. en sortant du restaurant on va dans le karaoké voisin. Mais c'est mort. On se contente de passer la tête par la porte.
Sur le chemin de l'hotel je m'achète une écharpe en laine brodée pour me protéger des courants d'air. Car ici il fait plus frais et j'ai un peu froid à la gorge. Il parait que l'on est déjà à 1800m d'altitude. Ce qui doit expliquer le mal au craecirc;ne assez prononcé qui me travaile ce soir.
On passe une très mauvaise nuit. Je ne m'endors qu'à 4h du matin. Mike et Anne partagent aussi un moment ensemble cette insomnie et en profitent pour se rapprocher et papoter.
On est réveillé à 8h30 alors que l'on a rendez vous à 9h pour le départ de notre excursion à cheval. Je vais prendre une rapide douche qui me fait du bien.
Le guide Rick passe nous chercher dans notre chambre. On le suit jusqu'à la petite boutique qui leur sert de bureau. Il fait un beau soleil et la ville est toute illuminée. On va s'installer à coté du bureau pour manger une galette de pain insipide et bourraf avec une canette de Coca, en guise de petit déjeuner. On achète des bouteilles d'eau.
On monte sur les chevaux qui ne semblent pas trop farouches et ressemblent plus à des bons gros mulets surtout chargés de tous les sacs. On est assis très en avant sur les épaules du cheval à cause des sacs arrimés à l'arrière. La selle est confortable et on a des étriers, de part et d'autre de son encolure.
On traverse la ville à cheval. C'est très amusant de la voir ainsi. On passe devant toutes les petites maisons en bois qui font le charme de cette ville. Dans les faubourgs on passe devant de nombreux petits jardins en espaliers avec les maisons qui s'alignent sur le flanc de la colline que nous longeons. Les gens nous disent bonjour en passant, ou plutot "hello". Ce qui m'agace un peu intellectuellement car la cause de la langue française est belle et bien perdue.
On longe ainsi une petite vallée où coule une petite rivière au fond en contrebas de nous sur la gauche. Le chemin serpente à flanc de coteau. Les chevaux savent parfaitement où il doivent aller d'ailleurs il n'y a pratiquement pas de bifurcation, on en rencontrera seulement deux ou trois dans la journée. Mon cheval se porte facilement en tête et est très facile. La route en terre est bonne.
On passe une bonne partie de la matinée à longer cette vallée, dans un terrain plus ou moins rocailleux avec pas mal de végétation. On fait des pauses de temps en temps notamment pour boire de l'eau, car il fait assez chaud.
Puis on passe un col par un sentier assez raide qui sillonne entre les rochers, pour passer dans une autre vallée beaucoup plus verte. Avec sur l'autre versant que celui où nous nous trouvons des bois de sapins.
On passe d'ailleurs sur cet autre versant et on met pied à terre pour marcher dans la forêt de sapins. On marche car cela descend asez raide et les chevaux risquent de déraper. Puis on remonte à cheval pour parcourir le dernier morceau de l'étape. On arrive même sur un beau chemin plat où je peux pousser mon cheval au trot. J'irai volontiers au galop mais je ne suis pas sur à 100% de pouvoir le retenir et je suis sur que cela affolerait nos guides de me voir partir ainsi au galop.
Notre équipe de guides est constituée de 3 chinois 1 agé et experimenté et qui reste à cheval et 2 petits jeunes de 16 et 17 ans dont c'est la première expérience d'accompagnement de groupe. Ils courent tous les deux à coté de nos chevaux et sont aux petits soins avec nous prévenant le moindre de nos désirs. Notamment dès que je mets pied à terre il y en a au moins un si ce n'est les deux qui se précipitent à mes cotés pour me soutenir et m'aider à marcher, surtout bien sur dans les passages rocailleux ou pentus.
On arrive à l'entrée d'une reserve naturelle où il faut payer 33 huyan par personne pour entrer.
On continue à chevaucher dans des bois de sapins avec ces paysages de cette vallée très verte et très belle. On arrive au campement dans une grande clairière avec une grande chute d'eau en contrebas. Come il ne semble pas y avoir beaucoup d'espace disponible pour camper, tous les touristes sont regroupés ici. On se retrouve donc avec deux autres groupes un de dix et un de 6 touristes. Nos guides dessellent les chevaux et les laissent aller brouter sur la colline voisine probablement après les avoir entravés. Ils montent une tente pour nous tous. Tente avec des piquets en bois et une seule grosse toile. Ils n'ont jamais vu de tente igloo.
On mange une autre galette de pain légèrement sucrée ce qui la rend moins insipide. Je ne parviens tout de même pas à en manger plus de la moitié.
On a envie d'aller voir la chute d'eau si ce n'est de se baigner dedans. Comme je sais que je ne résisterai pas à l'appel du bain je me change et je prends mon maillot. Il faut descendre dans un vallon assez profond par un sentier plutôt raide puis par des escaliers en bois qui sont aménagés là. Il y a tout un ensemble d'escaliers et de paserelles assez extraordinaire dans ce coin paumé qui permet de descendre jusqu'au pied de la chute. Come les marches sont assez rustiques si ce n'est très inégales j'ai besoin de l'aide précieuse d'Anne pour descendre. Je mets mon maillot sur la première passerelle en croyant qu'elle aboutit à la chute mais en fait ce n'est que le début de toute une série d'escaliers suspendus et de passerelles. On arrive enfin à une petite terrasse qui domine la chute, où reste Anne. Tandis que Mike et moi descendons encore un peu pour arriver jusqu'au pont qui traverse la chute.
On se baigne tous les deux dans la flaque d'eau qui est au pied de la chute. L'eau est très froide mais cela fait incontestablement beaucoup de bien. Mike s'amuse à grimper par une espèce de tronc taillé en échelle jusqu'à une grotte sous la chute.
Puis on remonte jusqu'au campement. Alors qu'il y avait un petit soleil doux au moment où on s'est baigné, maintenant cela se couvre et il se met même à pleuvoir.
On se met à l'abri sous la tente, à jouer aux cartes. En attendant que nos guides nous mitonnent notre diner sur le feu de bois qu'ils ont allumé devant la tente.
Je bouquine en attaquant 5 semaines en ballon de Jules Verne et je dors un peu aussi.
On dine sous la tente car il continue à pleuvoir. Je n'ai toujours pas faim et les guides sont un peu décus que je ne fasse pas honneur à leur bouillabaisse qui semble bien bourraf de patates, riz et nouilles. Heureusement Mike y fait honneur. Comme on a bu toute notre eau pendant la journée on doit se contenter de thé en espèrant que l'eau ait été un minimum bouillie.
C'est un conseil à retenir pour les gourmands ou les amoureux du confort qui veulent faire cette balade, il faut s'attendre au plus rustique. Apporter donc vos friandises, vos boissons et vos couvertures en laine fine de cachemire. Car celles fournies sont de gros edredons douteux. De même il était précisé par le guide qu'il fournissait la tente mais on a omis de se faire préciser si cela comprenait un tapis de sol. Bref c'est très rustique mais très sympa. L'emplacement du camping ne me parait pas génial non plus car on est loin d'un point d'eau mais il semble que ce soit le seul endroit propice aux alentours.
Nous avons choisi de faire une balade seulement sur deux jours alors que d'habitude cela se fait sur trois voir sur plus. Les touristes des autres groupes nous expliquent que le troisième jour permet d'aller dans la vallée suivante où on traverse des alternances de forêts et de lacs très mignons, avec des eaux turquoises et bleues. Il parait que le paysage y est encore plus beau qu'ici, avec une impression d'Alpes calmes et inhabitées. On arrive ensuite parait il dans des prairies verdoyantes avec des troupeaux de moutons et de chevaux.
Je reste sous notre tente à jouer au 8 américain avec Anne. Tandis que Mike se joint aux guides et aux autres touristes autour de leur feu de camp qui est à une vingtaine de mètres du notre. . La pluie s'est heureusement arrétée.
Notre jeu est un peu interminable, mais je finis par gagner et on rejoint les autres qui commencaient à nous trouver bégueules.
On se joint au cercle assis autour d'une belle flambée. On est assis sur des petites poutres de bois qui nous isolent de l'herbe pouillée.
Il y a une tasse de leur tort boyau local qui circule. C'est vraiment du tort boyau au sens propre. j'ai beau à chaque fois que la timbale passe ni tremper que les lèvres j'ai assez vite l'estomac qui se révulse et je me contente de faire passer la timbale. Il
Il y a pas mal de nationalités différentes, avec un notamment un semi-chinois semi-coréen de nationalité suisse. Il parle du coup bien français et chinois. Il y a aussi une finlandaise blonde à souhaitqui se fait draguer effrontément par le coréen-suisse et par un israélien malgré la présence de petit copain qui joue aux cartes un peu plus loin. Il y a aussi deux françaises Sophie et Gaelle qui voyagent autour du monde depuis 2 ans. Elles marquent des pauses notamment dans les DOM-TOM pour faire des petits boulots et regarnir leur bourse. Sophie est infirmière et trouve facilement du travail dans les territoires français où l'on manque de personnel hospitalier compétent. Il y a quelques tentatives de faire chanter le groupe mais cela ne prend pas. Il y en a quelques uns que le tort boyau ne fait pas reculer et qui en abusent un peu. Il y en a même qui vont faire le plein dans une échoppe qui se trouve à l'entrée de la reserve.
Nos guides viennent vers 10h30 gentiment nous chercher pour qu'on aille se coucher car ils sont fatigués. Je réussis à faire comprendre par gestes à celui qui m'accompagne que je veux aller à l'écart pour des besoins.
On se retrouve tous les 6 3 guides et 3 touristes, sous la tente; Je ne m'endors pas avant 2h et suis réveillé à 6h. En plus des troubles habituels la nuit n'a pas été très confortable, serré que j'étais contre la toile de tente humide. Je me réveille encore avec un mal de tête sérieux. On petit déjeune toujours d'une de ces galettes de painn non salée, cette fois ci frite en beignet, avec un bol de pommes de terre avec des nouilles pas trop mauvais.
On s'apprète à partir. Nos guides sont toujours aussi attentionnés. Ils se précipitent pour prévenir le mondre de mes désirs et notamment me donner ma canne avant que je ne la cherche. Comme il se met à pleuvoir de nouveau, les préparatifs de départ sont interrompus et on se réfugie tous sous la tente. Je bouqine et somnole un peu en attendant que cela se calme. Au bout de 45 minutes les guides donnent le signal du départ, il parait que si on attend que la pluie s'arrète complètement cela peut durer longtemps. On sort un peu à contrecoeur de notre abri. Les guides démontent et plient la tente.
On se met à marcher dans la gadoue, pour ressortir de cette clairière et de ce bois et retrouver le chemin. La pluie a heureusement légèrement molli. Mais le sentier est vraiment en piteux état. Et très vite le problème n'est plus de preserver ses chaussures de la boue mais de rester debout et de ne pas glisser dedans. D'ailleurs à un moment je glisse en contrebas du chemin avec Anne qui me guidait. Du coup c'est un des guides qui prend le relais et qui se cramponne à moi pour m'éviter de reglisser. La pluie redouble alors que l'on rejoint le chemin qui n'est plus qu'une suite de flaques. Démuni de tout vétement de pluie, les guides me prétent un de leur manteau tibétain. C'est du solide, bien lourd et bien chaud. Là dedans on doit pouvoir affronter les hivers les plus rudes. En tout cas je suis bien content de l'avoir et de me retrouver à l'abri de cette pluie battante.
Une fois que le chemin ne descend plus trop on remonte sur les chevaux. J'ai vraiment l'impression d'être un homme local dans mon manteau et sur mon cheval. J'ai décidé pour me distraire de chanter un cantique à chaque fois que je me surprends à penser à Marie-Laure. Du coup je chante un paquet de cantiques.
La pluie se calme un peu par moments mais ce sont de brèves accalmies. Les chevaux pataugent vraiment dans la boue. Pour certains passages en pente on doit mettre pied à terre et déraper nous mêmes dans les raidillons de boue. Il y a d'autres moments où le chemin est bien plat et on peut trotter. Je parviens même à faire quelques pas de galop. On chemine avec les deux autres groupes de touristes avec qui nous avons partagé le campement.
Le chemin passe en contrebas d'un petit monastère tibétain. On s'arrète et on monte voir. Il semble que ce monastère rassemble surtout des étudiants venus apprendre on ne sait trop quoi. Il en a pas mal habillés en moine avec une robe rouge. Il y a tout un cloitre avec des moulins à prières tout autour. On a une jolie vue sur la vallée, malheureusement bouchée par le mauvais temps. Dans une salle les moines étudiants se font haranguer par un autre moine et ils rient bruyamment. On fait le tour de cette salle de temple tandis qu'ils sont assis au milieu.
On remonte à cheval et on repart. Les moines viennent nous saluer de la corniche qui surplombe le chemin.
Les chevaux des autres groupes avec qui je trotte finissent par prendre de l'avance sur mes compagnons et mon cheval s'enerve de ne plus être avec ses copains. Du coup je dois rester en arrière pour attendre les autres qui marchent au pas. Les guides courent à pied pour me ratrapper et me faire attendre.
On remet pied à terre pour passer le col en marchant. Je troque mon beau manteau tibétain avec le pancho en plastique de Mike car j'ai peur de salir le manteau en marchant dessus dans la boue car il est très grand. De l'autre coté du col on redescend à pied aussi. Puis on remonte à cheval pour la dernière partie de la route, jusqu'au village. On croise quelques touristes qui partent en randonnée à cheval. On les plaint vraiment s'ils le ciel veut qu'ils soient en route pour 3 jours de pluie comme cela.
C'est vraiment bizarre de vivre une de ces journées teles qu'on les imagine en Asie et qu'on en voit peu en Europe avec une journée presque continue de grosse pluie. Arrivés à Song-Pan la pluie se calme un peu.
On retrouve dans la boutique des excursions les membres des autres groupes. Où on prend un bon thé chaud et une galette de pain soupoudrée de sucre.
On part à la recherche d'un hotel. On est prêt à se payer un hotel de luxe pour pouvoir se décrotter tranquillement. On aterrit dans un hotel un peu meilleur que celui de la veille. On a une chambre au deuxième étage qui donne sur une galerie qui fait le tour d'une grande cour intérieure. Il n'y a pas d'eau chaude avant 7h donc il faudra attendre pour se laver. Mais il y a déjà de l'eau bouillante au robinet des lavabos qui sont dans la cour. J'y rince à grande eau mes chaussures qui en avaient bien besoin. Mike et Anne se font plutôt un bain de pieds dans les bassines qui sont dans la chambre et avec l'eau des thermos pour le thé.
On va dans un petit bistrot, où Mike a repéré qu'ils proposent des frites. Mais finalement on prend que de la cuisine chinoise toujours aussi bonne: poulet aux cacahuètes, beouf braisé et toffou. Ce légume insipide et mou que les chinois mettent à toutes les sauces.
toffou On prend comme d'habitude unplat de chaque que l'on se partage. Il y a un américain à la table d'à coté qui finit par nous coller pendant toute la soirée après le diner.
Anne et moi retournons à l'hotel d'hier chercher la lessive que Mike y avait laissé. Pendant ce temps il va nous acheter les billets de bus pour notre voyage de demain.
On rentre à l'hotel. On va se doucher. Anne m'accompagne jusqu'à la porte des douches des hommes. Mais on a un peu de mal à entrer car il y a un gardien qui nous réclame le bordereau qui permet d'entrer aux douches. Comme on ne sait plus ce que l'on en a fait Anne négocie.
Les douches ne sont pas très propres mais il y a de l'eau très chaude. Et j'en profite pour me laver les cheveux et me raser. Avec mon caractère rationnel et peu spontané j'hésite à utiliser ma serviette de peur qu'après elle soit mouillée et pas sèche demain. Je parviens tout de même à réaliser que si j'ai une serviette c'est pour l'utiliser; C'est ce genre de prudence qui peut faire croire à certains que je suis mesquin. De même cet après-midi Anne s'est arrété sur la route du retour dans une boutique pour y acheter un paquet de biscuits. J'avais faim mais ait hésité quand elle m'en a proposé me demandant si c'était bien l'heure de manger, si ce serait pas trop mauvais, si je n'aurai pas l'air bête de picorer ainsi dans son paquet.
Mike va téléphoner pour prévenir ses parents de son retour. On s'apprète à l'accompagner et je songe à téléphoner aussi quand au moment de partir Anne comprend qu'il a envie d'y aller seul.
On se couche, mais je suis tellement enervé que je vais faire pipi 4 fois dans la courte nuit.
Le réveil de Mike sonne à 5h35. On quitte l'hotel pour aller à la gare de bus où on doit prendre un bus à 6h. Pour changer il pleut, mais la pluie se calme lorsque l'on sort de l'hotel. Et c'est sous un petit crachin que l'on traverse la ville encore endormie et dans l'obscurité.
On se retrouve dans un vieux bus bringuebalant. On est assis à 3 par banquette. Il fait assez froid et je n'ai pas mon chandail qui est dans mon sac à l'avant du bus. Heureusement j'ai mis un pantalon. Mais j'aurai surtout très froid aux pieds car j'ai remis mes chaussures mouillées, bien qu'hier soir nous ayons fait l'acquisition d'une paire de tennis pour que j'ai une deuxième paire de chaussures.
On traverse d'abord toute une série de villages aux maisons en bois comme à Song-Pan. Souvent les maisons sont sculptées et de toutes les couleurs. C'est parait il très joli.
Comme la route n'est pas trop mauvaise et que 'lon est assis assez loin du bruit du moteur, je parviens écouter mes cassettes de Jules Verne. Ce qui m'évite de trop penser.
Notre bus est bien bondé avec une dizaine de personnes debouts dans le couloir et surtout toute une quantité de caisses et de ballots qui s'entassent partout. A un arrêt pipi je vais tout de même plonger dans mon sac pour récupérer dautres cassettes et mon chandail.
Malgré les cahots et le coté surbondé du bus, l'ambiance y est excellente et est gaie. Plusieurs à l'arrière n'arrètent pas de chanter ou de rire.
On a ainsi 7h30 de bus sur une route cahotante mais pas dangereuse. On monte progressivement sur les premiers plateaux tibétains. On voit des grandes prairies toutes vertes avec des troupeaux de yack et des tentes de nomades. Cela me rappelle vraiment la Mongolie. Rien de plus dépaysant. Le bus s'arrète au milieu de nulle part avec juste au loin une paire de tentes et on débarque ainsi de loin en loin un tibétain avec tous ses paquets.
On voit de loin en loin des bergers à cheval qui surveillent leur troupeau. A un moment on a même 2 cavaliers qui se mettent en travers de la piste en croisant leur lance comme pour nous bloquer le passage puis ils lèvent leur lance pour nous laisser passer.
Je réalise que l'odeur forte que l'on sent dans le bus et que transportent nos compagnons tibétains doit venir de leur lait et fromage de yack. Cela me rappelle furieusement les odeurs mongoles.
Zo‹gé est une petite ville sans histoires à la croisée de chemins de bus. Ici on doit prendre un autre bus demain matin. On trouve un petit hotel tranquille avec des chambres très propres. La salle de douche est un peu plus douteuse, mais cela fera l'afaire, il suffira d'y aller en se bouchant hermetiquement le nez.
On descend déjeuner dans le petit restaurant attenant à l'hotel. La cuisine y est très bonne. On prend du boeuf aux cacahuètes, du poulet aux haricots et du porc. On arrive vraiment dansdes régions reculées, ici la carte n'est écrite qu'en chinois. Heureusement Mike sait reconnaitre les caractères gastronomiques.
Puis on va faire un petit tour dans le marché qui est en face de l'hotel. Il y a des étalages d'un peu tout. Des tas de légumes, de fruits. Je suis surpris de voir de belles pèches blanches comme chez nous. On s'arrète longuement auprès d'une marchande d'épices qui a toute sorte de sacs contenant toutes les herbes et graines possibles. Elle nous emballe des petits sacs de poivre à yun rythme qui ferait craquer un maitre en yoga.
Il y a un beau soleil et on se promène en t-shirt, malgré les 3000m d'altitude qui nous ont permis de très bien supporter jusque là un chandail.
On fait un petit tour dans la ville, il y a des boutiques un peu partout, de part et d'autre de rues non goudronnées mais larges et claires. Avec des trottoirs et de nombreux étalages sur ces trottoirs. Lorsque ce ne sont pas des terrasses de café qui installent leurs tables de billard sur le trottoir. Il n'y a pas beaucoup de circulation et encore moins de voitures particulières.
On retourne à l'hotel faire une longue sieste de 5 à 8h. Puis on redescend dans le restaurant d'à coté. Anne a rencontré un belge syrien qi voyage depuis vingt ans et qui vit en achetant un peu partout en Asie des bagues anciennes qu'il revend aux bijouteries occidentales. Il dine avec nous et nous explique que comme de tels objets anciens commencent à se faire rares dans les magasins par ici. Il arbore à ses mains des échantillons de ses produits et n'hésite pas à proposer aux passants qui semblent interessés parses bagues de leur en acheter, s'ils en ont ou s'ils savent qui en a. Il parait que se sont surtout les minorités qui apprécient ces grosses bagues ciselées avec des pierres. Il parait que ses produits sont vendus notamment par Nyca dans le quartier de Cardinal Lemoine à Paris.
Tout en dinant on parle pas mal politique. Et notamment de l'attitude que devrait adopter les pays occidentaux et la diplomatie américaine à l'égard de la Chine. D'où il ressort que l'objectif à long terme s'est que la Chine s'ouvre économiquement et que par cette ouverture le go–t pour les libertés s'infiltre progressivement. On peut espèrer qu'ainsi les chinois respecteront plus les droits de l'homme. Les droits de l'homme à deux niveaux pour quelques exemples mis en exergue, comme ces dissidents qui sont jugés primairement et interdits de parole et les droits de l'homme pour tout un chacun des chinois qui ne peut pas aujourd'hui choisir l'école de ses enfants ni son métier. D'où un système de corruption très dévloppé pour pouvoir accèder à certains choix.
La difficulté s'est que l'occident a une position mouvante et qu'il n'y a pas une frontière ferme sur les limites que l'on n'accepterait pas que les chinois franchissent.
Il parait que la limitation à un enfant n'est valable que pour l'éthnie majoritaire des huyan. Pour les minorités la limite est portée à 3 enfants. Ce qui contribue à doner à Pékin une image tolérante, comme la réouverture des monastères tibétains.
On parle aussi pas mal de l'Indonésie qui parait il est aussi corrompue que la Chine.
On remonte dans notre chambre où on papote encore un long moment à propos de nos petites et grandes résolutions respectives. Pour ma part je veux tenter de moins organiser mes échecs en guise de grande résolution et de plus exprimer ma tendresse en guise de petite résolution quotidienne.
On se réveille pour une fois pas trop tôt vers 7h, pour aller prendre le bus à 7h30. Il n'y a pas d'eau dans les douches à cette heure là. Dans cet hotel bizarrement l'eau n'est disponible que de 10h à 15h, ce qui semble plus étudié pour faire des économies que pour rendre service aux voyageurs. D'ailleurs même le nettoyage des douches est fait à l'économie. Hir soir j'ai vu une femme soit disant les nettoyer c'est à dire répandre des seaux d'eau dans les cabines. Mais comme dans la plupart des hotels ils ne semblent pas avoir encore découvert l'eau de javel ou tout autre detergent. On quitte l'hotel à 7h30 pour aller prendre le bus qui en principe part à 8h pour Langmusi.
On attend le bus un petit moment dans le bistrot d'à coté. C'est un tout petit bistrot typique avec un plancher en bois et la porte ouverte sur la rue. Manifestement le temps un peu frais pour nous est estival pour eux. Et ils laissent les portes grandes ouvertes alors que moi même je supporte très bien mon chandail, autrement appelé jumper.
C'est un minibus qui arrive. On monte tout de même à une petite vingtaine dedans sans compter la montagne de caisses et de ballots. Au début il n'y a pas de places assises pour nous. Mais vu notre qualité de touristes qui devont payer au moins le double des indigènes on nous en ménage une chacun. Je me retrouve à coté de la porte arrière. Il pleut un peu sur mes genoux. Mais cela va à peu près;
On fait trois heures de route pour traverser des collines couvertes de paturages. C'est la suite des steppes. Pas un seul arbre à l'horizon. On monte sur ces contreforts de montagne. On doit aller au dessus de 3500m. On voit de loin en loin des tentes de nomades. Et partout des troupeaux de yacks, et quelques uns de ce qui doit être des mouflons, vu la description d'Anne. Ces troupeaux sont gardés par des bergers à cheval. Il y a des passagers qui descendent au milieu de nulle part pour aller probablement rejoindre une tente qui se distingue au loin.
Langmusi est une toute petite ville aux rues en terre battue assez larges, bordées d'échoppes. Il y a aussi un petit marché assez coloré. Coloré notamment par les robes de moines. Car la ville s'est batie autour de deux monastères tibétains. Après la révolution culturelle la plupart des moines ont été évincés si ce n'est massacrés. Mais aujourd'hui les monastères renaissent de leur cendres et on en voit un peu partout dans les rues; Ils sont habilés de longues robes rouges et il y en a de tous les aecirc;ges de 5, 6 ans à 80 ans. Mais beaucoup de jeunes. Il y a des moines dans les restaurants, dans les magasins, dans la rue.
Les deux monastères sont dans deux provinces différentes dont il se trouve que la frontière est à Langmusi. L'un est dans le Sichuan et l'autre dans le Gansu.
Ces deux monastères drainent pas mal de jeunes car la tradition veut que le fils cadet des familles deviennent moine. Et donc notamment les enfants de paysans pour qui il n'y aura pas de lopin de terre à léguer ont une chance de faire carrière autrement en allant étudier au monastère. Dans le pire des cas ils y seront accueillis et nourris. Dans le meilleur des cas ils passeront l'examen qui sanctionnent les études de moines et deviendront maitres.
On s'installe dans un petit hotel en face de là où nous a arrété le bus. On prend une chambre avec trois lits au premier étage. Malheureusement elle donne sur la rue principale du village et donc risque d'être bruyante cette nuit.
On va déjeuner dans le restaurant en face de l'hotel: Center of drinking delicious
Center of drinking delicious C'est très bon. On découvre dans ce coin paumé des canettes de jus d'orange au miel très bonnes. On prend du riz frit, une omelette aux tomates excellente.
On papote un peu avec deux anglais à la table voisine qui se font un voyage de 11 mois.
On va faire un petit tour de la ville. On se dirige plutôt du coté du monastère qui est dans le Sichuan car on ira vers l'autre demain, où il y aura une grande fête.
Du coté du monastère du Sichuan on voit différentes pagodes peintes de plusieurs couleurs. Il y a pas mal de batiments plus ou moins religieux un peu partout. Ce sont soit des temples, soit des maisons où habitent les moines.
On est invité par des jeunes moines à rentrer dans l'une d'elles. Il y en a même un qui nous fait monter dans sa chambre. Malheureusement il est d'ethnie tibétaine comme presque tous ici. Et il ne parle pas très bien mandarin du coup on ne peut pas trop l'interroger sur leur vie monastique. Dans sa chambre on voit des posters du Dala‹ lama, de basketeurs américains et de Rambo. Il a un radio cassette où il nous fait écouter de la musique. Ce qui semble indiquer qu'ils n'ont pas l'air trop malheureux et qu'ils ont un peu de superflu. Lui a 18 ans et partage sa chambre avec un autre jeune moine d'une dizaine d'années. Il parait qu'ils son 8 jeunes moines à habiter dans cette maison avec un lama pour les guider.
Notre nouvel ami nous fait redescendre dans la salle commune de la maison qui est au fond d'une petite cour. Il nous laisse dans les mains d'autres jeunes. Ceux ci nous offrent du thé au lait heureusement pas salé. Et un gros morceau de gras de viande, qu'ils ont l'air de beaucoup apprécié. Ils s'en taillent de grosses tranches qu'ils mangent savoureusement. Anne fait semblant d'en prendre un peu. Et Mike et moi nous abstenons. Car cela semble très gras et pas très apétissant. On est d'autant plus content de rester avec eux et faire connaissance, qu'il se met à tomber une grosse averse. Ils ne parlent pas très bien mandarin mais on arrive tout de même à comprendre. Ils nous expliquent comment ils vivent tous ensemble dans cette maison.
Puis on les remercie de pour leur hospitalité et on ressort, alors qu'il fait de nouveau très beau. On voit encore un ou deux temples. Certains sont décorés de grandes tentures d'une bonne dizaine de mètres de hauteur, accrochées sur leur facade. On ne sait pas si cela a ou non une signification religieuse ou si c'est juste pour protéger l'entrée des courants d'air froid durant l'hiver.
on marche un peu sur la colline qui domine le monastère. D'où on a une belle vue sur la petite ville. Je mets le pied dans une partie marécageuse de la colline et j'y laisse carrément derrière moi une de mes chaussures plantée dans la boue.
Un peu plus loin on est abordé par un jeune étudiant chinois-tibétain. Même si on est pas encore au Tibet, l'ethnie locale est clairement le tibétain et c'est pour cela que le mandarin est plus ou moins bien pratiqué; Cet étudiant lui parle très bien mandarin, il fait des études dans l'université du nord-ouest qui est reservé aux minorités. Il étudie la culture tibétaine. On lui pose pas mal de questions. Il nosu explique notamment que les nomades que l'on a vu le long de la route appartiennent à une ethnie tibétaine à part. Il nous explique aussi que depuis que le gouvernement de pékin a autorisé la réouverture des monastères, les traditions vivent un grand renouveau. Notamment celle qui consiste à envoyer le fils cadet de la famille au monastère. Celui à qui on aura pas de lopin de terre a legué. Et qui aura comme cela tout de même l'opportunité de faire des études, peut-être de devenir un maitre et en tout cas d'avoir une promotion sociale; Ce qui explique pourquoi on voit des moines très jeunes. Qui ont été confiées par leur famille au monastère;
Il refuse de répondre explicitiement à la question de Mike sur le Dala‹ lama. Mais il nous explique tout de même que dans l'un des deux monastères il y a un lama qui s'est exilé en Inde tandis que le Lama qui dirige l'autre monastère est resté sur place. Ce qui tendrait à dire qu'il y a des différences de sensibilité entre monastère et que l'un suit plus la ligne du parti que l'autre. Il parait que le sujet est assez sensible en ce moment et qu'il y a même eu quelques arrestations l'année dernière dans le monastère du lama exilé.
Notre ami étudiant est accompagné de sa fiancée et d'un autre copain. On leur donne rendez vous pour prendre un pot vers 8h ce soir.
On s'allonge un peu dans l'herbe pour faire une petite sieste au soleil, sur les flancs de cette jolie colline.
Puis on redescend dans le village et on rentre à l'hotel prendre une douche. Elles sont d'une propreté correcte. L'eau chaude met assez longtemps à couler mais finit par se décider. Elle devient même presque trop chaude. C'est très agréable. Les cabines de douche sont au bout d'un long couloir. Elles sont équipées de radiateurs ce qui laisse présager le froid qui doit règner ici en hiver. Comme dans pas mal de chambre d'hotel que l'on a vu, bien qu'elle ne co–te que 20 huyan par personne, il y a une télé. On dort sur un petit matelas pourri sans drap mais on a la télé.
On fait une petite sieste avant de ressortir. vers 8h35. Nos nouveaux amis chinois nous attendent sagement en bas des marches de l'hotel. Mais comme Anne n'a pas tellement envie de les voir on décale le rendez vous à demain 11h30.
Pour changer on va diner dans un autre bistrot. Qui s'avère n'avoir que des touristes comme clients. On est assis autour d'une table entre australiens, anglais, américains, ...J'ai à coté de moi un anglais Will qui a un accent à couper au couteau. Comme beaucoup d'autres des touristes rencontrés jusqu'à présent il apprend le chinois à Pékin et profite des vacances pour visiter le pays.
Je plie un avion en papier pour le fils des restaurateurs; Ils ont aussi une petite fille très mignonne. Avec qui je m'entraine à réaliser ma petite résolution, à savoir exprimer plus de tendresse. On est venu attiré par le fait qu'ici ils font des apple pie. Mais ce soir il n'y en a pas.
Puis en sortant du restaurant on retourne au Center of drinking delicious. On y prend un dernier verre. Je me contente d'une de ces canettes d'orangeade au miel. A coté il y a une table très bruyante, d'anglais et de danois qui font plus de bruit que dans un pub londonien. L'ambiance est chaude. Mais je n'accroche pas tellement et je préfère aller me coucher; Les autres me rejoignent alors que je n'ai pas encore fini de ranger toutes mes petites affaires et de me laver les dents.
Pour une fois je ne dors pas trop mal. On fait presque une grasse matinée en ne se réveillant qu'à 8h30. Puis le temps que les douches soient alimentées en eau chaude on reste au lit jusqu'à 10h.
Après la douche on retourne au restaurant qui fait des apple pie. Je suis un peu réticant à y aller avec encore une de mes peurs irrationnelles. Cette fois ci j'ai peur qu'il n'y ait pas d'apple pie et que l'on se retrouve coincé par cet attrappe touristes obligé de bouffer des plats somme toute moins bon que dans le restaurant en face de l'hotel. C'est encore un exemple de mon esprit d'organisation de l'échec.
En fait il y a de quoi faire des apple pie. Et on nous les fabrique sur commande. Donc on attend un peu le temps de couper les pommes, de faire la paecirc;te et surtout de cuire le tout. Mais cela s'avère très bon. Je bois beaucoup de coca pour me désalterer. On retrouve notre ami chinois avec qui on avait rendez vous à 11h30. On a tout juste fini lorsqu'il nous retrouve au restaurant. Il nous dit qu'il a aussi déjà déjeuner. Mais est il vexé qu'on ne l'ai pas attendu pour déjeuner ou bien n'a t'il plus envie de nous voir en tou cas il nous dit qu'il doit retourner chez lui chercher des vétements supplémentaires et qu'il nous retrouvera sur la colline du monastère où bien s–r on ne le retrouvera pas.
On sort de la ville pour monter sur la colline où est le monastère. Il fait un temps radieux, avec un ciel tout bleu. En tout cas jusqu'à midi car alors quelques nuages ont commencé à se montrer.
On est au milieu d'un flot de chinois qui viennent d'un peu toute la région environnante, ils descendent de camions et de bus qui les déposent dans le village et convergent à pied vers la colline du monastère.
On arrive sur un tertre qui fait face au temple principal du monastère. Il y a déjà toute une foule bon enfant installée sur l'herbe qui attend le spectacle. On se regroupe avec les 7 ou 8 occidentaux que l'on rencontre. On s'assied sur un tronc au bas du tertre juste de l'autre coté du chemin qui nous sépare du temple.
Avant de s'asseoir on va jetter un coup d'oeil à l'intérieur du temple où on voit un moine en train de haranguer les autres de facon humoristique. Mais au bout d'un petit moment un moine fait ressortir tous les curieux.
Sur l'esplanade devant le temple prennent place différents officiels dont une brochette de policiers. On attend un long moment avant qu'enfin résonne les premières notes de musique. Il s'agit d'un grand tambour de 1m20 de haut accompagné de cymbales.
Puis il y a un moine arborant un masque de chien qui vient décrire des ronds au milieu de l'esplanade. Puis un autre affublé d'un masque de cheval, et un troisième avec un masque de vache. Ils font des mouvements très lents et cadencés. C'est à peine assimilable à de la danse, bien qu'accompagné de musique. Je regrette que nous n'ayons pas d'explications sur la signification symbolique de ces danses. On commence à se lasser et à trouver cela pas très drole en tout cas pas très animé. Pourtant il y a une foule d'un bon millier de personnes qui semble très attentive.
Je parle avec ma voisine une anglaise qui veut se lancer dans le Fou Chien Cette technique qui consiste à conseiller les particuliers ou les entreprises sur l'orientation de leur intérieur et l'emplacement des meubles.
Fou chien veut dire vent et eau parait il.
Le ciel a finit par franchement se couvrir et une averse nous pousse à quitter notre tronc et à trouver refuge dans une petite épicerie non loin de là.
ON retrouve un couple de français que l'on avait déjà croisé tout à l'heure. Ils sont de Toulouse, Patrick et Françoise et s'avèrent très sympa. Ils voyagent pendant 6 semaines sans parler un mot de chinois. Mais semble plutôt bien se débrouiller. On regarde encore un peu le spectacle, mais le charme n'y est plus. Et on en a assez vite marre.
On redescend dans le village. On s'arrète pour déjeuner dans un restaurant différent de ceux où on a déjà été. C'est Patrick et Françoise qui nous le recommandent et qui nous y emmènent. J'y prends juste une soupe de nouilles avec de la viande, car j'ai toujours aussi peu faim.
On sort de là vers 4h30. Il y a plein de monde dans les rues du village. Manifestement le spectacle devant le temple a d– se terminer et la foule reflue dans la ville.
Comme souvent depuis le début du séjour il y a des chinois qui m'abordent sans complexe et qui me saisissent ma canne pour voir ce que c'est. Souvent même ils ne réalisent pas que je suis aveugle et me chipe ma canne vraiment que par curiosité pour l'objet. Leur sans gène est vraiment incroyable. Mais ils font cela avec beaucoup de gentillesse et de naturel. De la même facon quand on joue aux cartes dans un restaurant ils n'hésitent pas à me chiper le jeu de cartes pour l'observer de près.
On va vers le chapiteau d'un cirque où Françoise a été voir un spectacle hier. Mais le chapiteau est déjà en cours de démontage car il s'est en partie écroulé pendant le coup de vent qui a accompagné l'averse de tout à l'heure. De toute facon il parait que le spectacle n'était pas terrible. Mais cela aurait été rigolo de voir un cirque de campagne chinois.
A l'occasion de la fête du monastère il y a ainsi toute une série d'évenements paralèles. Comme le concert qui a lieu dans la cour d'une maison où on va.
La foule se bouscule à l'entrée de la maison pour tenter de rentrer et d'assister au spectacle. On doit même appeler un policier qui donne de la voix pour rétablir l'ordre. On parvient tout de même à se faufiler. Je parviens même à passer sans payer.
Au delà du goulet d'étranglement de la porte on se retrouve dans une vaste cour où est dressée une estrade avec tout un public tout autour. On va s'asseoir sur un muret au fond de la cour. C'est une troupe de chanteurs et de danseurs qui font différents numéros. Ils sont une quinzaine en tout. Dont le type qui anime les transitions qui a une bonne pêche et fait facilement rire le public. En plus il chante très bien et a beaucoup de succès lorsque c'est à lui de chanter. Il y a aussi une femme qui a une très jolie voix. Il y a plusieurs numéros de danse traditionnelle souvent executés par quatre ou cinq danseurs en même temps.
On reste là pendant une bonne heure. Le soleil est très agréable et il fait très beau. L'ambiance est excellente. Il y a du monde au moins deux ou trois cent personnes. Le public applaudit à la fin de chaque numéro. Mais il applaudissent de facon asez empruntée et je me demande si c'est vraiment dans leurs moeurs d'applaudir ou si c'est un des emprunts qu'ils font à la culture occidentale.
Puis j'ai envie d'aller me balader avant le coucher de soleil. Je motive tout le groupe à bouger et à aller sur la colline où on était hier car il parait qu'à coté il y a des gorges qui sont très sympa.
On ressort donc du village et on remonte sur la colline. Il y a Will, l'anglais d'hier qui avait un accent à couper au couteau et avec qui on a sympathisé. Il y a aussi Patrick Françoise Anne et Mike. Mike qui a fait mine de faire bande à part en allant un peu se reposer à l'hotel puis Anne est passé le chercher à l'hotel et il nous a rejoint.
On passe devant le monastère du Sichuan que l'on a visité hier. On traverse une petite rivière. Puis on arrive à l'entrée de gorges assez encaissées donc on se retrouve à l'ombre. A l'entrée des gorges il y a une grotte creusée dans la paroi de droite.
Il faut pas mal se baisser pour y pénétrer. Il parait qu'hier il y avait des moines qui se lavaient dans un petit bassin qui est au fond de la grotte. Il y a juste deux bougies pour éclairer l'intérieur.
On ressort de la grotte pour remonter un peu dans les gorges. Le sentier n'est pas très praticable avec pas mal de pierres. Mais on s'arrète pas très loin à une petite mare. Là on voit avec surprise trois moines qui arrivent et se déshabillent en partie pour se baigner. Il y en a même un qui reste en robe. On les admire car là ils sont à l'ombre avec un petit vent frais et cette eau de source ne doit pas être franchement chaude. Je l'évalue de la main à environ 15ø. Ils pratiquent la nage des chiens.
On redescend pour ressortir des gorges. A peine ressorti on se retrouve dans les rayons du soleil couchant. On revient au village et à l'hotel où on fait une petit sieste.
On ressort vers 9h pour aller diner en face au Center of Drinking Delicious qui est décidément le meilleur restaurant. On prend une omelette aux tomates, un porc aux légumes et des aubergines frites qui sont très bonnes et du riz frit. Puis on joue à la canasta tous les quatre avec Anne, Mike et Will. Will prendra le bus avec nous demain matin à 6h.
Dans le restaurant aux tables voisines il y a les anglais que l'on avait vu la veille. Ils jouent aussi aux cartes et sont un peu moins bruyants que la veille. Mike papote un peu avec le patron du restaurant qui a un fils moine dans le monastère du Gansu où il y avait la fête aujourd'hui.
On se lève à 6h, pour prendre le bus qui passe à 6h30. Pour une fois je suis prêt le premier et je descends un peu en avance, avec Mike sur les talons. Heureusement Anne et Will ne tardent pas car le bus arrive juste à ce moment là. On l'entends arriver alors que l'on est encore dans l'escalier de l'hotel. C'est un grand mini-bus de 20 places. Lorsque l'on arrive il y a déjà toute une foule qui s'agglutine à la porte pour monter. Mais Mike fait valoir que je suis aveugle; Et de toute facon en tant que touristes qui payons le prix fort on a implicitement droit à la priorité. Donc on parvient à se glisser jusqu'à la porte, le chauffeur m'aide à monter; Je m'assieds encore près de la porte.
Et c'est parti pour un autre voyage en bus. Cette fois ci on est chargé comme jamais, on doit être 50 dans ce bus de 20 places. Et on a laissé plusieurs personnes qui n'ont pas réussi à monter et qui devront marcher jusqu'à la grande route qui passe à l'exterieur du village pour y attendre le prochain bus. J'ai tout juste la place d'avoir mon sac à dos sur les genoux. Et parfois j'étouffe car les personnes poussent le sac qui m'appuie sur le ventre. J'ai un type qui finit à force d'être tassé contre moi, par s'asseoi carrément sur mes genoux et une femme qui s'appuie sur mon épaule. Il y a un enfant qui a à peine le le nez qui emerge de la forêt de fesses. Ce je ne sais pas comment il fait pour respirer. On passe tassés ainsi les 3 ou 4 premières heures du voyage. Puis enfin quelques persones descendent. Ce qui nous donne un peu d'espace pour les deux dernières heures. On finit même par parvenir à jouer aux cartes à l'escalier. Je papote avec Will qui est assis derrière moi. Et il m'apprend que son père est un ancien ministre des Affaires Etrangères de Grande Bretagne.
On arrive dans une ville où on doit changer de bus. On attend une heure le départ du prochain. Il s'agit cette fois ci d'un grand bus. Il y a un type qui nous aborde pour nous demander de lui payer l'assurance, obligatoire pour les touristes. On refuse car on a déjà payé l'assurance avec notre billet pour le premier troncon. En plus il nous demande une somme exorbitante de 30 huyan chacun. Manifestement il va se les mettre dans la poche et on aura probablement pas le mmoindre recu officiel. Mike qui n'aime pas négocier est d'avis que l'on devrait s'executer. Mais Will qui parle un peu chinois veut négocier. Finalement Anne intervient pour imposer un compromis à 25 huyan chacun. Une fois que l'on a payé le type disparait au point que l'on se demande si le prix négocié comprenait bien le prix du billet de bus en plus de l'assurance. Et on se demande si la femme qui passe dans les rangées du bus une fois que l'on est monté dedans ne va pas nous réclamer de payer un billet. Mais finalement elle ne nous réclame rien. Avant de monter dans le bus on a acheté de l'eau et des galettes de pain sans sel, toujours nourrissantes mais pas très bonnes.
On se retrouve à l'arrière du bus, avec un haut parleur qui nous crache de la musique dans les oreilles. Heureusement il s'arrète à un certain moment. Je réalise que jusqu'à présent on a plus ou moins échappé aux voyages en bus avec hauts parleurs assourdissants. On termine le jeu de l'escalier en allant de bas en haut et de 13 à 1 cartes.
Puis on arrive à Xiahe après trois heures de voyage dans ce second bus. A peine descendu du bus on est alpagué par des jeunes qui nosu proposent de nous conduire dans un hotel avec leur triporteur à moteur. Cela ressemble à des tracteurs avec une benne à l'arière où s'entassent passagers et bagages. En tout cas cela en fait tout à fait le bruit pétaradant.
On se fait conduire dans l'hotel conseillé par le guide. Qui est un peu à l'exterieur de la ville. C'est un hotel tout à fait propre, comme on en a pas vu depuis Cheng-Du. La reception est dans une belle salle claire et propre et avec un grand comptoir propre et lisse; Derrière ce comptoir il y a un chinois qui parle très bien anglais et qui frime pas mal avec. L'hotel est tellement sophistiqué que l'on peut même leur demander de nous faire des reservations. de voyage ou d'excursions. Je demande si je peux laisser du linge à laver. Mais malheureusement leur machine à laver est en panne. On hésite à prendre deux chambres doubles ou à se mettre à quatre dans un dortoir.
On opte pour le dortoir de huit places. On se retrouve dans un dortoir au premier étage très clair avec plein de fenêtres, qui donne sur une galerie exterieure qui longe tout le batiment. Il y a déjà deux filles anglaises, qui s'avèrent être des françaises élevées au Kenya, au point qu'elles parlent assez mal français.
On pose nos affaires et on retourne se balader un peu en ville. On descend à pied en empruntant un petit sentier qui passe d'abord un peu dans la campagne le long d'une rivière puis passe dans les faubourgs de la ville.
C'est tout à fait charmant avec le beau soleil qui brille dans un ciel bleu. Il y a des petites maisons de part et d'autre du chemin de terre. De nombreux enfants qui jouent dehors et qui nous saluent d'un hello ou d'un youpi. L'hotel est sur une colline au dessus de la ville et en aval de la rivière. En fait la ville est tout en longueur coincée entre la rivière d'une part et le monastère d'autre part.
Le monastère de Xiahe est parait il le monastère le plus important en dehors de ceux de Lassa. Il y avait là jusqu'à 4000 moines avant la Révolution Culturelle où ils ont été décimés. Aujourd'hui le monastère est de nouveau autorisé depuis quelques années et on compte déjà 1500 moines. Du coup on en voit un peu partout dans la ville.
On arrive ainsi à pied jusqu'au début de la ville. Là comme il y a de la circulation de camionnettes et de vélos c'est moins agréable de marcher et on prend un de ces triporteurs tracteurs pour nous emmener jusqu'à notre rendez vous que l'on a avec Mike devant un hotel où on peut reserver des billets d'avion. Mike y est allé directement de l'hotel, car il doit rejoindre Cheng-Du avant nous pour ratraper un vol qui doit le ramener le 16 aux USA.
On retrouve Mike à la terrasse d'un café. Il a commandé quelque chose à manger; On s'assied confortablement à cette terrasse ensoleillée. On commande un Coca et on papote un long moment. Je m'assoupis même un peu. Anne est montée voir à l'agence de voyages comment nous même ous pourrons aller de Lanzhou à Cheng-Du. On hésite entre prendre le train ou l'avion. Finalement les 36 heures de train nous font un peu peur et on choisit de prendre l'avion qui est à peine plus cher à 770 huyan au lieu de 400 pour le train. Et on gagne 24 heures.
Puis on va se balader un peu dans la ville. Mike s'arrète chez un marchand de lunettes pour acheter une paire d'énormes lunettes de soleil. Cela me permet de toucher à ces paires de lunettes de soleil qui semble très à la mode. Plein de chinois portent ces lunettes de soleil rondes et assez larges.
On s'arrète dans un bistrot pour y diner. Ce n'est pas très bon et surtout le riz sent très fort le beurre de yack. Ce qui est franchement désagréable; Il y a des moines qui passent en chantant des bénédictions de table en table pour obtenir des aumones. Je refuse de leur donner de l'argent ne voyant pas qu'il s'agit de moines et croyant que ce sont des mendiants.
On rentre à l'hotel. On fait conaissance avec les deux soeurs françaises qui n'étaient pas là cet après-midi. Elles nous expliquent qu'il y a encore de l'eau chaude poru la cdouche pendant 20minutes; Anne tient à en prendre une et attend son tour après ces deux filles;
Pendant ce temps Will Mike et moi allons nous installer dans le bar de l'hotel, où on a l'intention de jouer aux cartes. Je commande un brandy qui s'avère ressembler plus à de l'eau avec un gout de calua, au demeurant pas trop mauvais;
On commence par discuter en attendant Anne, avec un tibétain, qui parle bien mandarin. Il est manifestement assez évolué. Il guide des groupes de touristes notamment japonais. En ce moment il guide un groupe de bouddhistes japonais, car Xiahe est une étape importante pour les pélerinages bouddhistes. Il a été moine de 10 à 17 ans. Il est très sympa et pas du tout langue de bois. Il critique ouvertement le gouvernement de Pékin. Il nous explique comment les jeunes moines étudient jusqu'à 30 ans avant de passer un examen qui leur permettra de devenir eux mêmes maitres s'ils réussissent ou bien ils resteront frères converts s'ils ratent. Anne nous a rejoint, on tente vaguement de jouer aux cartes mais en fait on continue à papoter avec le type. Jusqu'à ce que Anne ce décourage et retourne se coucher. Moi même je me suis assoupi pendant la conversation mais j'y reprends interêt à la fin et je redmeande à Mike de me traduire des questions sur leur vie. Le barman s'est joint à nous et nous restons seuls dans le bar. Où nous n'étions pas très nombreux au départ.
Puis on va se coucher, pour la première fois je suis vraiment détendu et le noeud qui me tenaille en permanence depuis notre départ semble s'être dénoué. Je parviens même à rire franchement en me couchant. Je dors une excellente nuit de 7 heures.
Je me réveille à 8h30, je me précipite sous la douche car en principe il n'y a de l'eau chaude que de 7h30 à 8h et j'ai peur de ne plus en avoir. Anne me souffle que Mike vient d'essayer et qu'il n'y en avait pas. Mais les horaires officiels sont suivis de facon fantaisiste car j'ai toute l'eau chaude que je veux. Cela fait d'ailleurs beaucoup de bien de se laver après 48h d'abstinence; J'en profite même pour me raser. Puis je laisse les autres prendre leur douche. Et quand ils ont fini je fais une bonne partie de ma lessive. Je mets mes t-shirts et mes sous vétements à sécher sur les montants métalliques des lits voisins du mien et qui sont inoccupés. Du coup je fais un peu attendre les autres.
On prend un de ces triporteurs, tracteurs qui attendent en permanence les touristes à la sortie de l'hotel. Il nous conduit dans un restaurant à l'entrée de la ville. Manifestement c'est le rendez vous de tous les touristes. La terrasse et la salle sont pleines de nez longs. Les restaurateurs qui tirent leur épingle du jeu dans ce pays, sont ceux qui comprennent ce qui manquent aux globe trotters au bout de quelques mois de voyage, et qui répondent à ces manques. Comme celui ci qui propose outre tous les plats locaux, des pancakes et des frites. Qui ont beaucoup de succès. Je prends moi même une crèpe aux pommes qui est très bonne. Je bois du thé et je m'en renverse sur le ventre, car la serveuse remplit souvent et très discrètement les chopes, si bien que losque je crois que ma tasse est vide je la penche vigoureusement à mes lèvres alors qu'elle est leine à ras bord. Les deux soeurs françaises qui partagent notre dortoir sont aussi des habituées de cette adresse.
Pendant le petit déjeuner j'ai de nouveau un coup de blouze et je rechute dans le noeud permanent à l'estomac. Décidément l'accalmie d'hier soir n'aura pas duréfait long feu.
Il fait un très beau temps et on va se balader du coté du monastère. Il se compose de nombreux temples voisins les uns des autres. Souvent on ne peut pas rentrer à l'intérieur des temples car il y a des moines qui y sont en train de prier ou de suivre un enseignement. On les voit dans certins temples apparemment en train d'apprendre par coeur quelque chose. En général on peut rentrer dans les cours, où on s'assied deci ou delà su rles marches. Le décor est très beau avec cette ambiance recueillie qui est prenante.
Dans le fond du décor on a les collines qui bordent la vallée dans laquelle se trouve le monastère. Les temples sont en général très décorés avec des piliers peints en rouges, des portes en bois sculptées, des gravures et des statues un peu partout. Le tout est très sale et envahi par la poussière, ce qui donne l'impression d'être très vieux et très mal entretenu. Les temples sont très sombres, car il y a peu l'éléctricité, notamment parceque le temple principal a brulé en 83 à cause d'un court circuit et que depuis les moines se méfient de l'éléctricité;
Autour des temples on trouve de nombreuses niches, ou petites salles ou carrément des cloitres entiers, remplis de moulins à prières, de toute taille. Les plus grands sont équipés de clochettes qui sonnent lorsque le moulin est tourné assez vigoureusement et qu'il vient frapper la clochette avec force; Il y a de nombreux vieilles personnes qui doivent faire un pélerinage et qui font pieusement le tour de tous les moulins à prières en chantant ou récitant des litanies. Et bien s–r pour couronner le tout on voit des moines un peu partout isolé ou en groupe. L'ambiance est donc très religieuse, bien que poussiereuse.
On passe à un moment par une salle qui doit être une salle de musée. Car il y a des vitrines à l'intérieur. Mais les vitrines sont cassées, il y a une couche de poussière impressionnante et c'est à peine éclairé par une petite ampoule au plafond. Et surtout il règne une odeur épouvantable de beurre de yack. Car il y a des sculptures en beurre de yack qui doivent imprégner fortement les lieux; Il y a notamment une sculpture de la place Tianan-Men. On y voit aussi quelques masques plantés sur des grands batons. Et à l'intérieur des vitrines toute une série d'objets inqualifiables.
Dans tous les temples on peut sentir cette odeur de beurre de yack. Soit parcequ'il y a de ces sculptures en beurre de yack, soit parceque les moines eux mêmes transpirent l'odeur du beurre de yack qui est un élément essentiel de leur nourriture. En tout cas c'est pas terrible pour nos nez d'occidentaux.
On marche sur le chemin qui fait le tour de la colline sur laquelle sont adossés de nombreux temples. On croisevisite quelques uns des nombreux temples qui bordent ce chemin et on y croise quelques pélerins.
On ressort du monastère pour aller déjeuner dans le même restaurant que ce matin. On s'assied en terrasse. On prend des plats très bons mais très aillés; On boit de la bière.
Puis on retourne à l'hotel en marchant en empruntant le sentier qui longe la rivière en contrebas de la route. Il fait presque trop chaud et on hésite à s'arréter au bord de la rivière. En fait on passe à l'hotel pour se changer. On revient rapidemment et on s'allonge dans l'herbe au bord de l'eau. Il y a des aecirc;nes autour qui braient en broutant. Mais comme le soleil commence à se coucher il commence à faire un peu frais et on rentre à l'hotel.
Dans notre dortoir on joue aux cartes, à la canasta. On joue les trois quarts d'une partie, jusqu'à ce que nos voisines françaises rentrent. Alors on réalise qu'il est 9h et que l'on devrait sortir diner.
On prend un de ces tracteurs qui nous conduit toujours dans le même restaurant. Les autres ont tellement bien mordu au jeu de la canasta que je leur ai appris, que l'on continue à jouer notre partie une fois que l'on a passé commande.
Mais il se pleuvoir et à souffler un vent qui précipite pas mal de poussière sur mes cartes. Comme on est assis à la terrasse pas très bien protégé par le store, on rentre à l'intérieur du restaurant, où on termine notre partie, tout en dinant. Je prends juste une soupe au porc et aux cornichons et à la moutarde.
On reprend encore un tracteur pour remonter à l'hotel vers 23h30. Comme le bar de l'hotel est fermé on toque à la porte d'une chambre voisine de la notre, où il y a quelques hommes en train de jouer aux cartes au milieu de nombreuses bouteilles de bière. On leur aen achète deux et on va les boire au bord de la rivière. On admire les nuages qui sont au fond de l'horizon agités par un orage sec, dont on voit les éclairs, tandis que au dessus de notre tête le ciel est pur et étoilé;
Will et moi on ne tarde pas à aller se coucher, et on laisse Anne et Mike se dire adieu.
Mike se lève à 6h pour ranger ses affaires. Il part vers 7h30 avec les deux françaises. Je suis pas encore franchement réveillé, car j'ai eu encore du mal à m'endormir. Il me réveille pour me dire au revoir. Une fois de plus je ne suis pas très spontané et je ne lui dis pas ce que je pense que j'étais très content de faire sa connaissance.
Comme Anne a aussi passé une nuit courte, on reste au lit tardivement. Et on ne part petit déjeuner que vers 9h30, après que j'ai fait la deuxième moitié de ma lessive. Dont la première moitié faite la veille sèche sur les montants de lits voisins du mien.
Les femmes de ménage sont passées faire semblant de faire le ménage de la chambre. C'est à dire passer un coup de balai dans la partie centrale de la pièce et poser pendant quelques minutes un seau d'eau au milieu de la salle de douche. Mais d'après ce que j'ai p– entendre le seau d'eau n'a même pas servi.
On accueille un coréen et un irlandais à la place des deux françaises.
On va petit déjeuner toujours dans le même restaurant. Je prends encore une crèpe aux pommes. Cette fois ci je suis attentif à ne pas renverser ma tasse de thé en la saisissant. Mais du coup en fait cette fois ci la serveuse ne nous la remplit plus d'office. Will petit déjeune avec Anne et moi.
Il fait de nouveau très beau. Au point que j'ai pris le risque d'avoir froid en mettant un bermuda.
On va se balader vers le monastère. J'aimerai bien que l'on réussisse à trouver une visite guidée. Lorsque l'on demande au guichet d'entrée il est déjà midi. Et on nous répond qu'il faut revenir à 2h pour la visite guidée.
En attendant on va se promener tous les trois dans l'autre partie du monastère que 'lon a pas encore vue. On visite quelques temples.
On passe aussi un long moment dans le grand temple.
Grand Temple C'est l'heure du déjeuner et il y a au moins 300 moines qui sont rassemblés là. Pour ce qui doit être une cérémonie de débat. On s'assied en tailleur dans un coin avec Anne tandis que Will reste timidement à la porte.
Cela commence par des fleurs qui sont répandues au pieds des moines assis tous en rang dans cette grande salle. Il parait que les fleurs sont la seule nourriture que peuvent absorber les moines lorsqu'ils sont en phase de méditation. Puis le débat commence. C'est à dire qu'un moine se lève en lancant une affirmation. Mais un autre le contredit parfois même avec une certaine violence verbale. On ne comprend rien car c'est en tibétain, mais les débats sont animés et manifestement les effets de manche compte autant que le fond du propos dans les appréciations de leurs frères. Appréciations qui se manifestent par un pouffement de rire un peu forcé qui se propage plus ou moins dans les rangs selon que le contradicteur est approuvé ou non. C'est assez impressionnant de voir cette vague de rire qui se propage plus ou moins fort.
Il y a un lama habillé en jaune, tandis que tous les moines sont dans leur robe rouge, qui veille au bon déroulement de la cérémonie. Il passe dans les rangs avec un grand baton. Et de temps en temps il frappe deux coups par terre avec son baton pour donner le signal d'un ordre.
Par exemple à son signal une moitié des moines se lève et va dans les coulises, aux cuisines pour en rapporter des grands pots de thé et de riz au beurre de yack.
On reste ainsi assis pendant une bonne heure à observer tout cela. Il y a vraiment une ambiance recueillie et émouvante. Puis on se lève et n s'éclipse par la porte de coté pour aller voir les cuisines où d'autres moines font cuire les grands chaudrons de riz et de thé. On a vu aussi pas mal de la‹cs qui circulaient dans les rangs des moines pour les servir. Par exemple lancer les fleurs aux pieds des moines.
Puis on va voir un autre temple. On reste un long moment dans sa cour pour méditer un peu. Il fait plutôt chaud.
On monte sur la colline qui domine le monastère et qui a toute une série de minuscules cahutes alignées sur son flanc. On se demande vraiment à quoi elles peuvent servir. Trop petites pour êtredes étables ou des ermitages, elles s'avèreront être des petites cellules à la disposition des jeunes moines qui veulent y monter travailler leurs cours tranquillement. Elles doivent faire à peine un mètre carré avec une petite fenêtre donnant sur le monastère en contrebas et une petite porte sur le coté.
A 14h on se retrouve au guichet d'entrée du monastère. On nous dit que le guide ne vas pas tarder à arriver. Mais comme manifestement le gars qui nous a dit cela aurait très bien p– nous dire n'importe quoi d'autre, je lui montre que je suis aveugle en espèrant que cela va un peu le motiver à se renseigner un peu plus. Effectivement il disparait quelques minutes pour revenir nous dire d'attendre et que le guide ne va pas tarder.
Comme j'entends qu'il y a un groupe de français qui s'apprète à partir en visite avec un guide, j'essaie de m'aglutiner à eux. Mais leur guide qui parle très mal anglais et que j'ai vu prendre leurs billets, ne recoit pas très bien ma demande d'incrustation. Il faut dire que j'ai demandé cela de facon plutôt directe, sans prendre le temps de me présenter. Elle doit n'être qu'une accompagnatrice et non pas guide, car cela me parait incroyable de mettre un groupe entre les mains d'une personne qui ne parle même pas anglais et pas un mot de chinois. Heureusement ses compagnons me recoivent mieux. Mais ils m'expliquent qu'en fait eux terminent la visite qu'ils ont commencé le matin avec le moine guide qui parle anglais et que j'ai plutôt interêt à attendre qu'il démarre un nouveau tour.
On attend donc jusqu'à 3h. Il y a tout un groupe de 21 italiens qui attendent aussi. On achète nos billets. Mais on nous dit qu'il faut attendre encore un peu. On a peur d'avoir acheté les billets pour rien. Mais la présence du groupe d'italiens est rassurante, il est peu probable qu'ils osent leur affecter un guide en chinois. Ce qui est le risque ici vu qu'il n'y a probablement qu'un moine capable de faire le guide en anglais. Et qu'il semble particulièrement fatigué.
Will nous quitte car il n'a pas envie d'attendre. J'achète une bouteille d'eau à la boutique attenante au guichet. Il me vend une bouteille qui n'était plus scellée. Donc j'en bois modérément. Anne est gentiment restée avec moi. Car c'est surtout moi qui ait envie d'avoir les explications d'un guide.
Enfin après 3h le moine guide vient nous prendre en chare. Il parle pas trop mal l'anglais. J'engage la conversation avec lui et apprend qu'il a appris l'anglais à Pékin et qu'il n'est moine que depuis 3 ans.
Il nous emmène dans plusieurs batiments que nous n'avions pas visité. Notamment le grand temple que l'on peut voir de long en large, alors qu'il est tout vide à cette heure. Il est vraiment vaste. Il parait qu'il a brulé en 1985. Et le batiment actuel date de 1990. Mais l'intérieur est telement sale, plein de poussière et de vieilles tentures, qu'on lui donnerait plutôt 300 ans que 7. Cela ne fait vraiment pas neuf. On voit les différents autels qui sont aménagés dans ce grand temple, dédiés à l'un ou l'autre des bouddhas. Le guide nous montre aussi les statues sculptées avec du beurre de yack. Certaines sont sculptées en forme de fleur et du coup sont propres à la consommation des méditatifs. Il nous explique que l'on peut manger les statues en beurre de yack. Et qu'avec l'aecirc;ge elles développent des vertus médicinales. Elles sont comestibles jusqu'à 10 ans après leur fabrication. On voit aussi des livres anciens qui peuvent être écrits en sanscri, en chinois ou en tibétain.
Le guide nous explique que les 1500 moines du monastère se partagent en différents collèges selon la spécialité de leur études. Il y a notamment des collèges de médecine, de théologie, d'astrologie. Il y a 300 moines étudiants dans le collège de médecine. Il y a comme on nous l'a déjà dit un examen que passent les moines vers 30 ans et qui sanctione le passage à la maitrise. Ceux qui ratent l'examen sont relégués aux taches domestiques du monastère. Il y a 25 lamas qui habitent en ce moment dans le monastère. Les lamas ne peuvent être issus que de réincarnation. Un moine ordinaire ne peut pas devenir lama.
Il nous emmène aussi dans le musée. Un plus grand musée que celui que l'on a vu hier. Plus propre aussi. Avec pas mal de tentures, de sculptures et d'objets de culte.
J'essaie de demander au guide en quoi consiste les voeux des moines. Mais je n'obtiens pas de réponse.
Il nous emmène dans un temple d'Or. Avec des grandes statues dorées de bouddhas. Il y a le bouddha du présent, celui du passé et celui du futur: qui est le bouddha Métra‹a
De là on va dans le petit musée que l'on a déjà vu hier avec les statues en beurre de yack. Cela sent toujours aussi mauvais. Et Anne préfère rester dehors. Le guide reste aussi dehors et va à la boutique d'à coté boire un coup d'eau et se reposer avec ses copains. Car il manifeste beaucoup de lassitude de trinballer ainsi des groupes de touristes. Il faut dire qu'il doit être le seul à toujours devoir s'y coller.
On ressort avec Anne du monastère. On hèle un pousse-pousse qui a juste une benne à l'arrière de son vélo. Je soupconne qu'ils n'ont rien de taxi officiel et qu'en général leur benne leur sert plus à transporter leur affaires personnelles et de temps en temps des touristes. Il nous emmène jusqu'à l'hotel en pédalant pas trop ferme. Il met d'ailleurs pied à terre à un moment dans la côte.
A l'hotel on retrouve Will dans notre chambre. On fait une petite sieste. Vers 7h on commence à avoir un peu faim, donc on ressort. Will nous laisse pour retrouver des connaissances, avec qui il a convenu d'aller boire un verre.
Il se met à pleuvoir. Du coup on attend sous un auvent pour disposer d'un de ces tracteurs triporteurs qui dispose d'un toit. En fait celui qui arrive c'est la cabine du conducteur qui dispose d'un toit. Donc on s'entasse à trois sur la petite banquette avant tandis qu'il n'y a personne dans la benne. Ce tracteur est particulièrement pourri, mais il nous emmène jusqu'au restaurant habituel. La salle en est déjà bien pleine. Et on se retrouve dans le fond à une petite table, qu'ils dressent plus ou moins pour nous. Il y a pas mal de français. Notamment à la table d'à coté. Et aussi il y a le groupe de français à qui j'ai tenté d'emboiter le pas cet après-midi.
On commande un poulet aux cacahuètes et un autre sweet and sauer. Le sucré, amer s'avère être plein d'ail, alors j'en mange juste une bouchée. On a une longue discussion avec Anne. Puis le petit frère du conducteur de tracteur, petit frère manifestement le plus entreprenant de la famille, a envie de nous faire remonter à l'hotel et nous pousse à quitter le restaurant.
On reprend donc un de ces triporteurs au bruit de tracteur. Il conduise sans feux de position et encore moins de phare. Ils ont simplement de tant en tant une torche à la main en guise de phare, qu'en général un acolyte tient à la main. anne est un peu inquiète de ne pas avoir vu Will, qui devait peut-être nous rejoindre. En plus le bar est déjà fermé donc elle se demande où il peut bien être.
Dans notre chambre on joue aux cartes, d'abord à la canasta, puis à l'écarté. Anne papote un peu avec l'irlandais.
Puis on se couche pas trop tard. Il pleut toujours des cordes. C'est un bel orage qui s'approche. Will rentre à 4h du matin légèrement éméché.
Je me lève vers 9h pour prendre une douche chaude pendant qu'il y a encore de l'eau chaude. Puis je me recouche pour bouquiner. Les autres dorment pronfondément. Enfin vers 10h ils émergent pour papoter. Il faut dire qu'il pleut toujours avec persistance et que la perspective d'une sortie n'est pas très motivante. Sauf pour notre voisin coréen qui n'a pas hésiter et est sorti, probablement comme le prévoyait le programme minutieux de son voyage, dès 7h30. Il semble avoir une vie bien réglée, et se couche avec les poules après avoir englouti son bol de nouilles déshydratées.
On finit par aller petit déjeuner vers midi. Le temps se dégage et la pluie cesse. Je prends toujours une crèpe et du thé. On petit déjeune avec notre voisin irlandais.
On lui emprunte son bon d'assurance pour les voyages en bus. Car on ambitionne de se s'acheter des billets pour Lanzhou , sans payer l'assurance en principe obligatoire pour les tourisstes.
On peut en acheter une valable pour une province et pour quinze jours, mais nous avons jusqu'à présent été les proies faciles des guichetiers ou conducteurs de bus en en achetant une pour chaque voyage. Avec pas toujours un recu en échange de notre argent.
On marche donc pour aller jusqu'à la gare routière. Mais à mi chemin on décide de prendre un pousse-pousse pour se ménager. On monte à trois dans une de ces bennes à vélo. Le type n'a pas l'air de trop peiner et nous emmène jusqu'à la gare de bus.
On voit d'ailleurs assez peu de vélos dans cette petit ville. Mais encore moins de voitures particulières. Cela on doit en voir à pene deux ou trois par jour. En fait les gens semblent surtout se déplacer à pied ou en stop camion ou bus;
Au guichet de la gare de bus alors qu'Anne a déjà commencé à parler à la guichetière une chinoise arrive et la bouscule pour prendre sa place. Il parait que c'est typique chinois ce genre de comportement sans gène. Anne récupère ensuite sa place et achète un billet de bus pour Lanzhou en montrant le bon d'assurance prété par l'irlandais. La guichetière qui ne sait probablement pas lire les caractères romains, y jette un vague coup d'oeil et nous vend une place à 18 huyan en nous épargnant les 30 huyan de l'assurance.
Puis on ressort donner à Will, qui attendait dehors, le bon d'assurance" et il va à son tour acheter un deuxième billet de bus avec le même bon d'assurance.
La gare routière me semble très moderne et propre. C'est tout à fait inhabituel ici.
On rentre en marchant en direction de l'hotel. On se sépare de Will qui a rencontré deux de ses compagnes de la veille au soir. On marche d'abord dans la rue principale entre les différentes boutiques qui la borde. Puis on oblique dans une petite ruelle du coté du monastère.
On se promène dans ces petites ruelles plutôt dégueulasses avec plein d'ordures et de boue par terre. Mais des petites maisons en bois sympa et toute une ambiance de quartier qui vit dans la rue. On est arrété à un moment par une bande de trois ou quatre petit chiens roquets qui nous sautent dessus et tentent de nous mordre. On rencontre aussi une bande d'enfants qui jouent à se battre avec des petites épées.
On revient donc sur nos pas, jusqu'à la rue principale. On rencontre le français que l'on a vu au restaurant hier soir et qu'Anne croit connaitre. Il se promène partout avec un de ces rayons laser rouge qu'il projette un peu partout.
De la rue principale on progresse toujours dans la direction de notre hotel en empruntant encore des rues paralèles mais cette fois ci coté rivière et non plus coté monastère. On s'arrète à une petite boutique de hifi où j'achète un casque de walkman pour 8 huyan.
On arrive au bord de la rivière, qui est bordée d'arbres agréables. On voit un temple qui est là et semble visitable. On achète des tickets dans une cahute voisine. Puis on rentre dans le temple.
Il est assez beau avec des tas de décorations. Avec des peintures qui semblent un peu moins poussiéreuses et sales que celles du monastère. Il y a des ampoules éléctriques un peu partout en guise de parterre de bougies. Il y a aussi une grande bassine de beurre de yack. Au milieu il y a une grande statue de bouddha.
On monte par un escalier en bois plutôt large qui mène à une coursive exterieure qui fait le tour au dessus du premier toit. Par des fenêtres on peut observer la tête du grand bouddha à l'intérieur du temple.
Puis on monter sur une deuxième terrasse qui fait le tour au dessus du deuxième toit. Et de même sur le troisième toit. Qui en guise de quatrième étage est surmonté par un petit pavillon tout doré et rond. Dans lequel on peut voir un moine en train de prier.
Sur les deux premières terrasses il y a un parapet qui nous empéchaient de voir la vue mais au troisième il n'y a qu'un muret de trente centimètres et on a une magnifique vue sur le monastère d'un coté et sur la rivière de l'autre. Avec de toute part les collines qui entourent cett petite vallée de Xiahe. C'et vraiment superbe et propice à une belle prière.
On redescend dans le temple dont on refait une fois le tour pour admirer encore toutes ces décorations multicolores. Ce temple est vraiment agréable et très varié. De plus on est seuls et du coup il règne une ambiance mystique.
En ressortant on continue à longer la rivière. C'est toujours très calme avec un chemin de terre peu emprunté et très champètre. Le chant du flot de la rivière qui est grosse de tout l'orage et pleine d'eau boueuse. Le tout sous les ombrages des arbres du bord de l'eau.
Au bout du village on tourne à droite pour rejoindre la rue principale. Et là dans la rue transversale un type nous aborde pour nous proposer de prendre une douche chez lui. En fait il a un local aménagé de plusieurs douches où les touristes du petit hotel d'à coté viennent prendre leur douche. Il fait payer 2 huyan par douche. Il nous offre un tabouret sur son pas de porte. On papote un peu avec lui.
Il a un copain à coté qui joue aux échecs. ici ils jouent avec des pions plats qui sont marqués d'un signe selon leur valeur en rouge ou en vert selon leur camp. Ce sont des pions en bois vernis.
Ses douches servent à un peu tout le monde. Et il y a même deux moines qui sont en train d'en prendre une. Ce qui prouve qu'il y a toutes sortes de moines, y compris certains qui se lavent. Et qui avec un peu de chance sentent moins le yack que les autres. On voit aussi le vieux monsieur propriétaire de l'hotel voisin qui vient se laver.
De là on reprend la route principale pour aller vers notre hotel. Mais on s'en écarte encore une fois pour marcher le long de la rivière. On arrive ainsi jusqu'à notre hotel. Un peu fatigués mais c'était vraiment une belle balade. On a même eu un peu de soleil qui a brillé.
On se repose en bouquinant, en jouant aux cartes et en écoutant Anne qui me lit l'histoire du Tibet selon Lonely Planet. Que je trouve particulièrement objective. J'arrive même à faire une réussite.
Puis on ressort diner avec Will vers 8h. Toujours dans le même restaurant. On y retrouve notre coturne irlandais. Il nous explique qu'en Irlande il est prof de ga‹lic et d'histoire.
On boit toujours de la bière. Je pioche dans les frites huileuses mais qui sentent bon les pommes de terre fraiches, commandées par l'irlandais. Je pioche aussi dans le poulet aux cacahuètes d'Anne. Ce qui fait que quand ma soupe et mon riz arrive je n'ai plus du tout faim. Et j'en laisse presque la totalité. On a essayé d'éviter les plats à l'ail. Malgré tout l'eggplant de Will et le poulet d'Anne en sont bien pourvus. Les restaurateurs ont d– être initiés aux gouts des touristes par des méridionaux. Et du coup ils mettent de l'ail partout.
On reprend un de ces tracteurs pou retourner à l'hotel. Il voyage toujours tous feux éteints. On partage la bene avec un couple d'anglais qui sont là depuis la veille. Ils nous accompagnent au bar, qui pour une fois n'est pas fermé. Il est même plutôt bien plein. Le barman manifestement agit selon l'offre et la demande et s'empresse de fermer dès qu'il n'y a personne en début de soirée. Le couple d'anglais nous explique qu'ils font partie d'un groupe d'une quinzaine qui voyagent en mini-bus pour faire toute une traversée de la Chine du Pakistan à Pékin. Ici ils ne sont qu'à la moitié de leur périple de quatre semaines, car la frontière ouest de la Chine va vraiment très à l'ouest. Leurs copains sont encore à Lanzhou et eux ont pris 24h d'avance pour venir ici plus tôt.
Je ne suis pas d'humeur à papoter trop tardivement et je bois que peu de ma bière avant d'aller me coucher.
Le réveil prété par Will sonne à 6h35. On constate qu'il a découché. Anne est un peu inquiète de ne pas le voir et décue de ne pas lui dire au revoir. Mais vu l'état dans lequel il est rentré hier à 4h, on peut supposer que cette nuit n'a f–t qu'une suite logique à ces nuits de beuverie. En tout cas on se prépare puis on quitte notre dortoir. Je suis toujours aussi constipé et je redoute que mon intestin après 4 jours de grève ne se déclenche en plein voyage de bus.
Il pleut lorsque l'on notre chambre. On retrouve le tracteur que l'on a commandé à 6h45. Malheureusement il ne démarre pas. On attend à l'abri sous un grand parapluie que les deux jeunes chinois qui s'en occupent tentent de le faire démarrer. Je commence à envisager les autres possibilités qui nous permettraient d'atteindre la gare routière si le tracteur persiste à caler. Il y a notamment un range rover qui se gare devant l'hotel en y attendant manifestement des touristes. On pourrait faire du stop mais on ne sait pas à quelle heure ils vont décoller. Notre départ ne s'annonce pas très bien quand l'un des jeunes commencent à sortir une clé à molette et à farfouiller dans le moteur de son tracteur. Heureusement un autre tracteur arrive à ce moment et se propose de nous emmener; On attend quelques minutes par politesse à l'égard des deux jeunes qui seront décus si on part sans eux. Puis au bout de dix minutes d'esai infructueux ils sont bien obligés de s'avouer impuissants. Ils ne sont pas très contents, reprennent leur parapluie et ne nous disent même pas au revoir;
On monte dans l'autre tracteur, on n'est plus abrité sans le parapluie mais heureusement la pluie s'arrète. Notre chauffeur passe par le chemin qui longe la rivière au lieu de passer par la rue principale. Il nous dépose devant la gare routière. Là bonne surprise on retrouve Will qui y est venu pour nous dire au revoir; C'est vraiment très sympa de sa part. Ils ont effectivement joué et bu jusqu'à 4h du matin. Puis ils sont allés dans le monastère assister aux prières du lever dans le grand temple. Ils devaient allumer une bougie pour une de leur amie d'amie;
on dit au revoir à Will et on monte dans le bus pour Lanzhou .
On est dans un bus complètement rouillé. Les vitres des fenêtres sont fendues et soutenues par de grands rubans adhésifs qui recouvrent les fissures.
Il y a pas mal d'autres touristes avec nous. Donc un américain qui parle beaucoup qui est assis derrière nous près de la banquette arrière, où on a empilé nos sacs à dos. Il y a aussi une anglaise, deux luxembourgeois qui parlent allemand et français, un chinois de hong-kong et une chinoise qui parle très bien l'anglais. Ainsi qu'un belge;
Anne a le temps d'acheter deux petits pains sucrés avant le départ du bus vers 7h35. On fait 8h de voyage. Le bus est complètement bringuebalant mais la route elle est bonne. Il pleut pendant une bonne prtie de la journée, du coup comme le toit est complètement rouillé l'eau passe au travers et goutte sur la tête de plusieurs pasagers. On est assis sur des banquettes aussi très médiocres. D'abord elles ne montent qu'à mi dos donc on ne peut pas appuyer la tête. Puis de notre coté ce sont des banquettes de deux places, mais de l'autre coté elles sont pour trois personnes; Enfin il y a un japonais dont le dossier tombe carrément et il est obligé de le rafistoler pour la fin du voyage;
Notre fenêtre déjà bien fendue et abondamment scotchée, se met à descendre brutalement. J'ai à chaque fois peur qu'elle ne se brise. Mais Anne parvient à la coincer en position haute.
Ceci dit notre voyage se passe sans problème. Anne dort une bonne partie du temps. On traverse des paysages montagneux. On descend de Xiahe à 3500m à Lanzhou qui est 1600m. On voit des champs de blé où après la moisson les paysans font des petits fagots avec les épis de blé et les placent en pyramide, au milieu de leur champ. Ce qui est bizarre, c'est que ce blé reste dehors malgré la pluie qui tombe drue; Je me demande pourquoi ils ne se dépechent pas de rentrer leur récolte comme chez nous.
On a des alternances de paysages très verdoyants et de collines très arides avec que des cailloux.
A l'entrée d'un village on est arrété par un accident devant nous. Il y a toute une file de camions qui provoque un embouteillage;
L'assistant du conducteur du bus vient à l'arrière pour nous demander de débarasser la banquette arrière pleine de tous les sacs à dos des touristes comme nous. Car on va passer par un village où d'autres passagers vont probablement monter. Il y a une grande gueule de touriste américain qui parle très fort et qui veut résister à cette demande de dégagement. On finit par accèder à la demande du chauffeur et nos sacs se retrouvent empilés à l'avant. J'avais peur qu'ils ne montent sur le toit sous la pluie;
Effectivement d'autres passagers ne tardent pas à monter. Il y a juste assez de places et pour une fois le bus n'est pas surbondé. Il n'y a même personne debout.
On arrive dans la grande ville de Lanzhou qui est la capitale de la province du Ganzu.
Ganzu vers 4h. On traverse une ville qui semble très moche pleine de circulation automobile et de pollution. Et en plus pleine de boue et de flaques d'eau à cause de la pluie. Il parait que Lanzhou est facilement polluée car elle a été choisie par le gouvernement de Pékin pour y implanter des usines dans ces vallées étroites qui les rendent à l'abri d'attaques éventuelles des russes de l'époque, c'es à dire en pleine guerre froide. La lecture du Lonely Planet nous confirme que la ville manque de charme. Car le guide ne recommande à voir qu'un vague musée municipal et un jardin public.
En descendant de notre bus à la gare routière Anne sympathise avec Charlene la chinoise qui parle bien anglais. Elle nous explique qu'elle n'est encore jamais sortie de Chine; Pourtant elle parle remarquablement l'anglais. Elle voyage avec un de ses amis de Hong-Kong. Comme lui ne parle pas bien le mandarin ils parlent anglais entre eux. Ce qui est assez étonnant de voir deux chinois se parler anglais.
Toujours est il que cette chinoise nous aide à la sortie de la gare de bus à trouver un taxi. On en partage un avec elle son ami et un belge que l'on dépose à la gare de chemin de fer.
Le taxi nous dépose devant un premier hotel. Là c'est un hotel de luxe qui a un dortoir mais complet et il ne leur reste plus que des chambres à 200 huyan pour deux. On va à pied dans un autre hotel derrière. Là les chambres pour deux sont à 160 huyan. Cela nous convient à Anne et moi mais c'est un peu cher pour le budget de nos nouveaux amis chinois; On ne résiste pas malgré tout, à la tentation d'avoir une chambre confortable. Tandis qu'eux vont dans un autre hotel voisin, moins cher mais interdit aux étrangers. Ils sont prêts à rester dans le même hotel que nous pour ne pas nous quitter, et on doit insister pour qu'ils ne sacrifie pas cette dépense et qu'ils aillent dormir de leur coté. On se donne rendez vous pour le diner.
Pendant ce temps Anne a téléphoné d'un téléphone à la reception de notre hotel pour joindre la femme qui est censé avoir nos billets d'avion. Elle nous attend effectivement avec nos billets et elles, Anne et elle, se donnent rendez vous pour le lendemain.
Notre hotel se veut d'assez bonne qualité, avec des lits modernes, des draps, pas de serviettes mais une douche propre mais sans cabine. Avec juste un rideau qui sépare en deux la salle de bains. Ce n'est pas du tout décoré, notamment dans les couloirs. Cela fait vraiment penser au style "plan quinquennal".
On retrouve nos deux amis à 7h pour aller diner dans une rue voisine qui d'après le guide est réputée pour ses bouibouis. On en trouve un où on dine effectivement très bien. On prend des haricots excellents, des boulettes de viande, du poulet aux cacahuètes, des légumes frits très bons. On boit de la bière. Le poulet aux cacahuètes s'appelle le Gongbaojiding
On parle longuement de leur vie en Chine. Puis ils viennent avec nous à notre hotel pour y prendre une douche. En fait seul le garcon en prend une. Est ce le signe que les chinois de Hong-Kong ont une éducation plus hygénique que ceux du continent. En tout cas elle n'a pas du tout l'air de priver de douche par scrupule. En tout cas je trouve cela rigolo de voir un couple où c'est l'homme qui est plus pressé de se laver que la femme.
Je propose de descendre boire un verre au bar de l'hotel. Mais Anne a un peu la flemme. Du coup Charlene nous commande des boissons par téléphone au bar. En fait elle commande que pour Anne et moi et eux n'osent rien commander. De toute facon on ne verra jamais la commande arrivé.
Charlene nous explique qu'elle était à Tian an Menh en 89. Il y régnait une excellente ambiance très bonhomme. Elle trouve qu'aujourd'hui la situation de la Chine est encore pire avec toujours plus de pauvres, le chomage en croissance ainsi que le poids de la corruption dans l'appareil de l'Etat.
Ils nous quittent et on se couche. Avec la fenêtre fermée car il y a beaucoup de bruit nocturne dans cette ville.
Je prends une longue douche en me rasant. Puis on va prendre notre petit déjeuner dans l'hotel de luxe d'à coté, où nous avions tenté de trouver un dortoir avec de la place, qui doit être associé à celui-où nous sommes. Mais on y arrive après 9h30 et on nous annonce que le service du petit déjeuner est terminé. Du coup on retourne libérer notre chambre. On dépose nos bagages à la consigne qui se trouve dans la partie plus noble de l'hotel comme le restaurant.
De là on prend un de ces taxis jaunes, qui nous conduit jusqu'à l'agence de voyage qui a nos billets d'avion. Ces taxi ont la forme de tout petits mini-bus; Ils sont tous jaunes ce qui les distingue des mini-bus qui font taxi collectifs, ou des taxis de luxe qui font voiture berline.
A l'agence de voyages on est accueilli dans un grand open space, où ils sont plusieurs à travailler. La femme qui nous recoit est très gentille. On paie la deuxième moitié de notre billet d'avion, qui co–te en tout 780 huyan pour aller de Langcho à Cheng-du.
On retourne dans le quartier de notre hotel, dans la rue avec tous les petits bistrots. On s'installe dans le même qu'hier soir. On reprend de ces haricots très bons, légérement croquants. Avec en plus un plat de boeuf et une soupe à l'oeuf et la tomate pour Anne. Les chinois à la table voisine se gavent de frites.
Puis on va marcher en direction du fleuve. J'ai assez envie de voir ce fleuve jaune mythique. La ville est vraiment beaucoup plus moderne que tout ce que l'on a vu depuis 15 jours; Aec des trottoirs, qui plus est en relativement bon état. Des tas de piétons dans les rues.
On arrive au bord du fleuve, mais on en est encore séparé par un grand jardin. Que l'on longe un bon moment avant d'arriver à un croisement où il y a un petit marché aux oiseaux.
On se balade un peu entre les deux ou trois petites allées où s'alignent des étalages d'oiseaux. Etalages c'est à dire des cages empilées sur le sol. On y entend notamment pleins de grillons. Ils sont à vendre et proposés aux passants dans des tout petits paniers en osier, très mignons. Ce doit être la version animal de compagnie pour logement étroit.
On s'accoude au parapet tout proche du pont pour admirer la vue sur ce fleuve Jaune.
fleuve Jaune Ces eaux sont plutôt brunes et surtout sales. Les rives sont couvertes d'usines avec leur cheminée qui crachent du noir, jusqu'à perte de vue.
On retourne au croisement en tête du pont. Là on croise l'américain et les deux luxembourgeois qui étaient hier dans le bus avec nous. On prend un taxi qui nous ramène à l'hotel.
A l'hotel on récupère nos sacs à la consigne. Et on part à pied pour la gare de bus. Comme on est en avance, je m'installe avec plaisir sur l'escabaud d'un cireur de chaussures. Je suis s–r que mes chaussures n'ont jamais été aussi bien cirées. Le type frotte très consciecieusement, y compris les lacets. Je trouve cela décidément très agréable.
Pour le prix je laisse Anne négocier. D'abord le cireur lui demande 5 huyan, pour voir, puisqu'il y a des touristes américains qui paient n'importe quel prix sans sourciller, pourquoi pas essayer avec ces deux français. Mais Anne demande au chinois qui se fait cirer à coté de mois, combien il donne pour la séance de cirage. Le client chinois répond 2 huyan. Alors Anne décide qu'en tant que touriste nous sommes d'accord pour payer 3. Mais finalement on paiera 4 tellement on est content de son travail.
On arrive à la gare de bus. à 3h. On y retire nos billets. Il y a déjà beaucoup de monde pour un bus prévu seulement dans 30mn. On est même parmi les derniers à pouvoir retirer des billets et à monter dans l'autocar.
En effet nous sommes parmis les derniers à monter. On se retrouve à l'arrière. Le bus a l'air plutôt moderne et confortable. Mais en fait il n'est pas si moderne que cela et notamment ses gazs d'échappement fuient à l'intérieur de sa cabine. Du coup les deux derniers rangs (dont nous sommes) ressortiront de là bien badigeonnés de suie.
D'abord on traverse une partie de la ville, puis assez vite des campagnes. Comme la ville de Langcho s'est développée grace à sa situation stratégique abritée dans des vallées étroites. Du coup cela reste très pollué, avec les gazs prisonniers de la vallée. Et surtout l'aéroport a d– être implanté à 87km de la ville. D'où un bon bout de campagne à parcourir avant d'y arriver.
L'aéroport n'est pas encore très grand. Après avoir enregistré le bagage d'Anne, on attend environ un heure. On passe les différents controles sans difficulté. Puis on rejoue un peu aux cartes.
On va à pied de l'aérogare à notre avion. C'est un DC8. Il y a une passagère très sympa à coté de moi, qui m'aide à ranger mon sac à l'arrière de l'appareil, car il ne tient pas dans les coffres à bagages. On nous offre un jus de mangue et un paquet d'espèces de fruits confits qui ont encore leur noyau. Puis un petit en cas avec une cuisse de poulet, et trois petits pains. Avec aussi dans le plateau d'autres trucs un peu bizarre. Je bois du thé, avec la crainte que cela ne verse sur mes genoux. Mais non je ne fais pas de faux geste.
On roupille un peu. On a une heure de vol pour 740km.
On aterrit à Cheng-Du où il fait nettement plus chaud avec 25ø. Fini le petit chandail bienvenu dès que le soleil se cache.
Dans l'aérogare Anne récupère son sac. Il y a une gentille jeune fille chinoise qui étai à coté de moi dans l'avion et qui s'est prise d'amitié pour nous. On décide de prendre un taxi en commun pou raller en ville. Le taxi prétendra qu'au départ il nous a fixé le prix de la course à 60 huyan, en tout cas personne ne l'a entendu et surtout pas moi. Et Anne réalise au milieu du trajet qu'il n'a pas démarré son compteur. Elle lui demande de le démarrer. Du coup le chauffeur est furieux car la course sera moins longue avec un compteur démarré tardivement. La jeune fille chinoise assise à l'avant essaie d'argumenter mais elle se fait engueuler et préfère s'écraser en payant le prix demandé de 60huyan, alors qu'en principe c'est plutôt 45 huyan.
Arrivés à l'hotel Traffic
hotel Traffic on demande à prendre une chambre à trosi avec notre nouvelle amie. Mais la direction de l'hotel refuse que les chinois et les touristes soient mélangés. Du coup elle est obligée de prendre une chambre pour deux à elle seule, soit 200 huyan, tandis que nous prenons deux lits dans un dortoir de 3, certes sans salle de bains mais poru 40 huyan chacun. Elle est furieuse puis desespérée avec presque les larmes aux yeux. Elle hésite à aller dans un autre hotel. Mais comme elle est seule et ne sait pas où aller elle préfère, et ses parents le lui ont bien recommandé, rester dans les endroits s–rs, même s'ils sont chers. Son père est un gros négociant à Canton et c'est une des premières fois ou elle sort seule de chez elle. Alors ses parents lui ont remplis les poches de huyan. Et elle est toute apeurée bien que très fière d'enfin un peu s'émanciper.
On monte dans notre chambre pour prendre une douche. On partage notre dortoir de 3 avec un anglais qui parle remarquablement le français, il est cependant prof d'allemand et d'espagnol en angleterre. C'est un coureur qui a fait plusieurs fois le marathon, dont une fois en 2h59. Il remarque mon t-shirt du marathon de Paris et me propose de m'emmener courir demain matin.
Cet hotel est toujours aussi propre et bien tenu. On prend une douche dans la salle de douches de l'étage, où il fait bon se laver.
Puis on redescend prendre une bière à l'exterieur sur la terrasse du restaurant de l'hotel. Notre amie chinoise nous y rejoint en nosu offrant des pêches. J'en prends une, elles ne sont toujours pas m–res, mais elle a du go–t. Il fait très doux, on papote un bon moment, je bosi ma bière presque en entier. Puis on remonte se coucher; Dans la chambre cela sent un peu fort, les chaussures de footing de notre compagnon de chambrée. J'hésite à lui demander de les mettre sur le rebord de la fenêtre, mais finalement je préfère m'habituer à l'odeur.
Le réveil de l'anglais Geff sonne à 6h50. On part faire un footing. Je mets les chaussures de tennis achetées à Song-Pan. Geff démarre avec une allure assez soutenue un peu trop rapide pour moi. On est parti à droite en sortant de l'hotel, puis encore à droite dans une large avenue avec pistes cyclables. Au début on est dans le sens contraire des vélos alors j'ai un peu peur que l'on s'en prenne un distrait qui ne regarde pas trop où il va et qui nous rentre dedans. Mais on traverse la rue et on se retrouve sur la piste cyclable de l'autre coté dans le sens des vélos; Alors là on va plus ou moins à leur vitesse et cela se passe mieux;
On fait ainsi deux cotés de ce grand paté de maisons. Avant de rentrer dans un parc qui occupe le centre de ce carré. Là l'ambiance de ce Dimanche matin est très sympa.
Il est encore tôt et le soleil encore à peine levé, éclaire les allées d'une lumière oblique. Il y a un temple avec des personnes qui viennent y prier. Il y a tout un groupe de personnes qui font du Ta‹chi, la gymnastique chinoise.
Mais il y a aussi des joueurs de basket, d'autres qui jouent au tennis, certains qui jouent aubadmington. Tout cela sur des terrains aménagés exprès. Je ne m'attendai pas à voir un jardin public avec des courts de tennis.
On court dans les différentes allées plus ou moins sinueuses. On rencontre des personnes qui marchent à reculons. Sorte de détente matinale qui doit donner du recul sur la vie. On passe un petit pont qui enjambe une pièce d'eau qui doit rafraichir ce coin du jardin.
On fait plusieurs tours dans ce parc, puis on ressort et on rejoint notre hotel en terminant le tour du paté de maisons. De ce coté cela nous fait longer un bout de la rivière. Ce qui est aussi très agréable.
En tout on a couru seulement 40mn mais je suis bien crevé et bien crispé d'avoir tenu le bras de Geff tout du long. On prend une douche puis on descend petit déjeuner à la terrasse du restaurant;
Ils proposent un petit déjeuner complet avec porridge, oeuf sur le plat et tartines. Graecirc;ce au footing j'ai assez faim et je mange presque tout mon petit déjeuner.
On remonte dans la chambre. Je m'assoupis un peu. Tandis que Geff va chercher son appareil photo qui est en réparation depuis 3 jours ce qui le bloque à Cheng-Du. Il a commencé à apprendre le chinois et travaille avec des cassettes. Anne va lire dans le hall de l'hotel.
Vers 11h35, on descend pour déjeuner. Geff a proposé que l'on échange nos adresses, mais comme j'étais encore endormi j'ai pas vraiment réagi et Anne a cru que je ne voulai pas donner la mienne donc elle n'en a rien fait;
Notre amie chinoise est passée dans notre chambre pour me proposer de nous inviter à déjeuner. Elle parle pas trop mal l'anglais. On se retrouve donc dans le restaurant de l'hotel avec l'air conditionné. Avec le petit déjeuner que l'on vient de prendre je n'ai pas du tout faim. Je me contente d'une bouteille d'eau tandis qu'anne déjeune avec bon appétit. En fait c'est le même restaurant où nous avions été notre premier soir avec Mike. Restaurant assez soigné avec des nappes sur les tables.
Geff passe au restaurant pour nous dire au revoir. Je lui donne mon adresse à Paris. Puis on quitte l'hotel pour aller prendre un taxi.
On marche jusqu'à la grande avenue sur la droite de l'hotel où on hèle un taxi, on tombe sur une femme chaufeur. On dit au revoir à notre amie chinoise et on va à l'aéroport.
L'aérogare est une preuve de plus que Cheng-Du est une grande ville. Elle comprend deux terminaux pour les vols domestics et pour les vols internationaux. Même à Langcho l'aérogare était plus modeste. Ici le taxi nous dépose au terminal des vols intérieurs et on doit marcher jusqu'à l'autre terminal, voisin.
Anne remplit les formulaires habituels, on paie la taxe d'aéroport de 90 huyan chacun. Autre indice du caractère développé de Cheng-Du on entend des téléphones mobiles qui sonnent un peu partout. On attend un peu dans la salle d'attente, avant d'embarquer dans un Airbus de Dragon Air.
Cet Airbus 320 nous emmène en 2h jusqu'à Hong-Kong. On nous sert un bon déjeuner vec du poulet et des petits légumes très savoureux.
A peine aterri à Hong-Kong Anne veut téléphoner à son copain Guillaume, mais comme son carnet d'adresse est dans son sac elle doit attendre d'avoir récupéré celui ci. On retrouve une cabine téléphonique non loin des tapis à bagages. Ici les appels locaux sont gratuits. Anne met quelques pièces pour appeler sur le portable de Guillaume, car il ne répond pas chez lui. En fait il répond sur son portable et il s'avère qu'il est à 10m de nous à nous attendre de l'autre coté de la cloison.
On sort et effectivement on le retrouve. Anne est toute contente de le revoir. On quitte l'aérogare et on prend un bus qui nous emmène de l'aéroport situé sur la presque île de Hong-Kong, donc sur le continent, jusqu'à l'île principale de Hong-Kong. En passant par l'un des trois tunnels qui désormais relient le continent à l'île principale.
On arrive non loin de chez Guillaume. On a eu une petite discussion un peu tendue pour savoir si on allait chez Guillaume ou chez les Baseden, dont la home-made nous attend. Dans le bus graecirc;ce au portable de Guillaume j'ai téléphone à Marie-Belle la home made pour la prévenir que j'arriverai plus tard. Elle m'a répondu qu'il n'y avait pas de problème dans la mesure où elle habite sur place.
Guillaume habite au 43ème étage d'un nouveau building constitué de deux tours jumelles. En fait il n'est pas tout à fait au 43ème mais plutôt au 39ème car ici il n'y a pas d'étage terminant par le chiffre 4, qui en cantonais comme en mandarin ce prononce d'une facon très proche du mot "mort". Le building comporte 45 étages. Donc il est à l'avant dernier. Au dessus les appartements sont en duplex avec des terrasses. Il y a bien s–r en bas des galeries marchandes et une piscine Les parkings s'étagant du rez de chaussée au troisième étage;
L'immobilier est tellement spéculatif ici que tous les appartements se sont vendus très vite et qu'il a eu de la chance de trouver celui ci à louer pour un prix très raisonnable ! C'est à dire qu'il a 3 petites pièces, le tout faisant environ 50m2 pour 15 000 francs par mois. Heureusement le consulat français où le minisètre des finances car il travaille au poste d'expansion économique, lui rembourse la moitié de son loyer.
Son salon est meublé avec des tatamis et les baies vitrées sont transparantes jusqu'au sol. Donc on profite complètement de la vue exceptionnelle sur toute la ville et sur la baie au loin. On domine d'autant plus la ville que l'immeuble est construit en haut d'une colline.
On boit du coca et on grignote du saucisson qu'il a rapporté de France. On papote un bon moment.
Puis je téléphone aux contacts que j'ai à Hong-Kong, mais je n'ai pas beaucoup de succès. Isabelle Fabre ne répond pas car il s'avèrera qu'elle est partie pour bosser ce week-end à Ta‹wan. Danny le jeune voyageur Servas étudiant en architecture, ne répond pas sur son portable, ou plutôt je tombe sur quelqu'un qui ne me parle qu'en chinois.
On ressort de chez Guillaume, je remarque que les plafonds sont assez bas. On reprend deux batteries d'ascenseurs pour se retrouver au niveau de la rue où on hèle un taxi. Il nous conduit dans le centre vile dans un quartier de ruelles en pente où se trouvent tous les restaurants et cafés fréquentés par les expatriés occidentaux. On aimerait trouver un boui-boui où on pourrait manger à l'exterieur. Mais comme on est Dimanche ils sont fermés.
Donc on aterrit dans un restaurant à l'occidentale où même comble de chic on est servi par des occidentaux, ce qui doit être le comble du rafinnement pour les riches chinois. On est tellement revenu à la civilisation que l'on peut même payer avec une carte visa. D'ailleurs ici à Hong-Kong on peut retirer partout de l'argent dans des distributeurs Visa.
On commence par un apéro et je prends une margarita très bonne. Puis je prends un saumon grillé très bon. Je suis content d'avoir mon petit blouson et mon écharpe car l'air conditionné est efficace.
Puis on se sépare, tandis que Guillaume prend un taxi pour rentrer chez lui, Anne et moi en prenons un autre pour aller chez les Baseden qui habitent à l'autre bout de la ville à Jardin's Lookout. On choisit un taxi qui parle anglais car il n'est que peu probable qu'il parle mandarin. Il trouve assez facilement le 15b wilson rod. En fait notre chauffeur parle aussi mandarin. Il devine que l'on est français car il nous explique que dans ce quartier proche du lycée français il y a surtout des français.
Marie-Belle, que j'avais rappelé pour la prévenir de notre arrivée, nous ouvre la porte d'une maison à l'anglaise sur quatre niveaux. Assez large avec une pièce de chaque coté de l'escalier central. Il y a même un petit jardin. On visite un peu la maison. Il y a de très beaux meubles chinois que les Baseden ont rapporté de Shanga‹. Avec notamment des coffres et des armoires magnifiques en parfait état. On demande à Marie-Belle de nous faire un deuxième lit pour Anne dans la chambre d'Indiana. Je dors dans le canapé lit de la chambre d'amis. Cela donne un immense lit de deux mètres de large, où je regrette encore plus d'être seul. Mais il y a une armoire bourrée de cassettes vidéo où je choisis de regarder Forest Gump en me couchant.
Je me lève vers 8h, le temps de prendre une douche et de descendre. J'accueille tout juste Stéphane Baseden qui arrive de l'aéroport et est de retour de vacances en France. Je suis content de le voir. On papote dans la cuisine en buvant un thé et tandis qu'il dépiaute son courrier. Il n'y a rien à manger pour le petit déjeuner car la maison a été prétée pendant le mois d'aout à des amis qui ont trouvé bien de débranché le frigo en partant. Du coup il n'y a plus rien dedans.
Stéphane va prendre un bain avant d'aller à son bureau, bien qu'ici aujourd'hui soit un jour férié. Anne et moi pensons de notre coté aller déjeuner sur l'île de Lama.
Je téléphone à l'amie de Laetitia Lumeau Guenaelle Ansieau. Qui est journaliste et habite sur cette île voisine de l'île principale de Hong-Kong. Elle nous donne les horaires de ferry et on décide de se retrouver à la descente du bateau qui part à 11h35.
On prend le bus 11 dont l'arrêt est juste derrière la maison. On s'arrète en centre ville, pour trouver un distributeur Visa et retirer des dollars de Hong-Kong. De là on marche jusqu'au port des ferries.
Sur le quai 6 on trouve celui qui fait la liaison avec Lama. Il y a 40mn de traversée.
Comme l'île de Lama est au sud ouest de celle de Hong-Kong et que le port est au nord, on contourne tout le coté ouest de l'île de Hong-Kong. On s'assied donc du coté babord du bateau pour avoir la vue sur Hong-Kong. On voit les deux tours jumelles où habite Guillaume qui sont du coté ouest de l'île. Alors que les Baseden habitent du coté est.
On a un beau soleil légèrement voilé par de la brume, et la traversée est très agréable. On a une belle vue sur cette forêt de buildings qu'est Hong-Kong. En plus graecirc;ce à l'air de la mer il fait un peu frais. Car sinon dans la ville il fait franchement chaud et on regrette nos montagnes tibétaines.
On retrouve Guenaelle sur le débarcadère. Elle nous a reservé une table dans un restaurant au bord de l'eau pour dans une demi-heure, donc cela nous laisse un peu de temps pour faire un petit tour.
On marche un peu dans la rue principale de l'île qui doit faire deux mètres de large. En fait il n'y a pas de voitures sur cette île, et les rues ne sont que des sentiers piétons. Avec qui plus est pas mal de marches un peu partout donc pas non plus de deux roues. Partout il y a de la végétation et l'ambiance est très verte et calme. Le contraste est vraiment frappant avec Hong-Kong. On comprend que de nombreuses personnes préfèrent venir habiter ici même si cela oblige à être tributaire des horaires de bateau. Pour Guenaelle et son mari qui sont journalistes c'est super car ils n'ont pas d'horaires fixe et travaillent souvent de chez eux.
On voit tout de même passer pendant le déjeuner la seule ambulance de l'île qui doit faire 1m20 de large. Il parait qu'il y a aussi 3 voitures de pompiers du même acabit. De vraies voitures de poupée. Il parait qu'elles sont d'ailleurs dans le livre Guiness des records comme les voitures de pompiers les plus étroites du monde.
A coté du débarcadère il y a un petit marché très coloré. Mais surtout ce qui est extraordinaire ici c'est le calme l'absence de bruits de moteurs. Bien que l'on percoive quand même le bruit des bateaux et celui d'une perceuse quelque part dans l'île.
On s'installe pour déjeuner dans un petit restaurant au bord de l'eau. On prend des crevettes et du poisson. Le mari de Guenaelle Duncan nous rejoint. Il est irlandais et ne parle pas très bien le français. Il s'occupe d'éditer une petite news letter sur les systèmes de taxe en Chine, qui bougent beaucoup et donc il y a un marché pour tenir informé les entreprises qui veulent investir en Chine. Guenaelle nous explique qu'ils n'ont pas tellement apprécié le soir du hang-over. Où il pleuvait et ils ont été obligés de parcourir les rues de Hong-Kong à la recherche d'un reportage à faire pour les journaux européens pour lesquels Guenalle travaille. Mais ils ont trouvé l'ambiance de la rue triste et empruntée.
Je ne vois pas arrivé l'addition, ni qui a payé, du coup je commence par remercier Guenaelle avant de croire que c'est Anne qui a payé pour nous, enfin je comprends qu'elles ont partagé.
Après le déjeuner ils nous invitent à prendre le café chez eux. On y monte par toute une série de petits sentiers et d'escaliers qui serpentent entre deux haies de végétation. Ils habitent dans un appartement au rez de chaussée, avec trois pièces et une petite terrasse.
On prend un café sur la terrasse, où il fait un peu chaud, surtout après la montée. Comme on est au milieu de la végétation il n'y a pas d'air qui passe, pour nous rafraichir. Mais cela doit être très agréable d'habiter là. Ils ont l'air conditionné depuis peu de temps. Ce qui doit être une concession du célibataire Duncan, manifestement peu ataché au confort materiel, à sa nouvelle femme. Car ils sont mariés depuis seulement depuis le mois d'avril. Lui est à Hong-Kong depuis 15 ans et elle depuis 5.
Il y a une de leur amie hongroise qui est là elle s'est invitée pour passer le Dimanche après-midi chez eux;
Ils nous expliquent qu'ils se sont mis au Ta‹chi. En fait il s'agit d'un enchainement de mouvements, qui est unique selon l'école de Ta‹chi dont n se réclame. Il peut y avoir des variantes d'une école à l'autre, mais au sein d'une tendance on apprend une seule série de gestes. Il y a peu de gestes dans la série. Seulement 36. Donc cela ne dure pas très longtemps une petite dizaine de minutes, lorsque l'on connait bien l'enchainement. Ce sont des mouvements assez lents, mais contrairement à ce que l'on peut croire, c'est assez fatiguant, on a de belles courbatures les premières fois. Le but du jeu c'est d'abord d'apprendre l'ensemble de l'enchainement, puis de perfectionner chacun des gestes, en améliorant les détails de chacun des gestes. Donc cela a l'avantage d'être assez vite satisfaisant car on connait vite les 36 mouvements de base. Puis une fois que l'on maitrise mieux l'enchainement cela devient détendant. On le fait par automatisme.
On redescend par un autre sentier pour arriver au débarcadère et rendre juste à temps le bateau de 3h. On court même un peu dans le couloir sur le quai car on entend une sonnerie de départ.
On se retrouve assis du mauvais coté pour revoir la vue. Mais de toute facon on se lance Anne et moi dans une grande papote.
Arrivés à Hong-Kong on tournicote dans le quartier du débarcadère à la recherche du bus numéro 1 que Guenaelle nous a conseillé de prendre pour monter sur le Pic. Ne ppouvant demander aux passants son chemin en cantonais, Anne est réduite à parler par signes avec ceux qui ne font que baragouiner l'anglais et elle se sent toute diminuée. C'est toujours le même problème lorsque on est habitué au luxe on a du mal à s'en passer, même lorsque le luxe c'est de pouvoir s'exprimer en mandarin.
Ne trouvant pas ce bus 1, on se résigne à chercher la gare du tramway qui monte aussi au Pic. Guenaelle nous a prévenu qu'il risque d'y avoir de la queue pour monter par là. En effet il y a une immense queue qui s'étend loin sur le trottoir. Heureusement avec ma canne blanche, je me fais fort d'en doubler la plus grosse partie.
On double facilement tout ceux qui attendent dehors, mais arrivés aux barrières, celles ci serpentent et donc on ne peut plus doubler. On doit du moins attendre d'être arrivé au bout d'un des lacets pour passer en dessous de la corde et doubler le reste de la queue. La foule ne proteste pas et reste paisiblement à faire la queue pour monter faire ce qui doit être leur balade du Dimanche. La grosse majorité sont des chinois.
On achète des billets aller retour pour 28 dollars de hong-kong. On monte dans un petit train à crémaillère qui gravit le flanc de la colline. Cela grimpe très raide et on est bien plaqué contre le dossier de son fauteuil. On traverse une petite forêt, ce qui prouve que les flancs de la colline ne sont pas complètement construits, le gouvernement de Hong-Kong se garde des terrains qu'il livre peu à peu aux immobiliers. :i1 refid=lie.Pic
On arrive au sommet de la colline du Pic, qui domine Hong-Kong. En haut il y a une grande plate forme très touristique avec des boutiques, des restaurants, dans des galeries marchandes plutôt étroites.
On monte sur la terrasse au dessus, il y a plein de chinois qui sont en train de grignoter du pop corn et de s'aérer, en guise de balade à la campagne.
On a une vue magnifique sur la baie de Hong-Kong au nord-nord-est de l'île. Sur la presqu'îel de Cowloon qui est sur le continent et prolonge la baie. Et plus loin les Nouveaux Territoires, qui ont été acquis par l'Angleterre dans un deuxième temps après l'îel et la presqu'île. Du coté ouest on peut voir la baie de Abberdin. Avec probablement un beau coucher de soleil à voir tout à l'heure.
On descend de cette plate-forme pour aller un peu se balader sur le reste de la colline. En fait le tramway ne nous dépose pas tout à fait au sommet. Et le vrai sommet est occupé par toute les vilas de milliardaires ou de riches expatriés qui s'installent là haut pour y avoir un peu plus de fraicheur et d'air que dans la vile au niveau de la mer. Il parait qu'il peut y avoir jusqu'à 5ø de différence. Ce qui devait être appréciable à l'époque où il n'y avait pas d'air conditionné, ce qui maintenant ne justifie plus du tout les différences de prix mais l'offre et la demande sont passées par là.
Cette colline s'appelle le Mont Victoria.
On va marcher en direction du sommet. Il y a de part et d'autre de la route des villas avec des grands jardins et quelques belles limousines qui sont garées devant. Il y a beaucoup de végétation et d'espace. Il y a aussi quelques immeubles d'appartements qui sont assez moches, mais qui doivent tout de même se vendre très chers.
On emprunte la route et un petit sentier qui coupe dans la végétation et sillonne entre les villas. On traverse un terrain d'herbe avec des jeunes qui jouent à s'envoyer une bouteille de plastique et un autre groupe qui s'envoie un petit cerceau. J'ai cru de loin que c'était des jeunes qui jouaient dans un jardin de millardaire, alors qu'ils sont sur un terrain vague.
On arrive à une autre plate-forme où on a aussi une belle vue. On prend une canette de thé glacé bienvenue, à un kiosque sur cette place.
On retourne au départ du tramway. On double encore une bonne partie de la queue qui attend pour descendre. Cette fois ci elle est moins longue qu'à la montée, car en principe on doit prendre un ticket qui determine son heure de descente. Une femme nous réclame d'ailleurs notre ticket de reservation, mais ma canne fit l'affaire. Il commence à faire nuit, on est pas resté pour le coucher de soleil car le ciel commencait à être brumeux.
A ces latitudes la nuit tombe vite, et le temps de descendre il fait déjà sombre. On marche un peu au pied de la banque of China. Qui est installée dans un immense building tout moderne, qui fait l'objet d'un grand scandale car on s'est rendu compte une fois construite que la tour a des caractéristiques de fou chien défavorables. Donc l'architecte chinois qui est celui qui a fait la pyramide du Louvre est un peu sur la sellette.
On arrive au pied de l'hotel Mandarin. On trouve une cabine téléphonique pour appeler Stéphane au moment où il allait quitter son bureau. On se donne rendez vous rue d'Aguilar, qui est dans le quartier des restaurants où on était hier soir. On appelle Guillaume qui part aussi de son bureau. Il doit passer nous chercher à l'hotel Mandarin.
En attendant on entre dans l'hotel Mandarin pour voir de quoi il a l'air, ce fameux hotel qui doit être un des plus chers au monde. On va se laver les mains aux toilettes. Où il y a un garcon qui y statione en permanence pour nettoyer et aider les clients. L'hotel est dans un gros building moderne mais très luxueux.
On a un pe du mal à retrouver Guillaume car Anne ne lui a pas donné un coin précis de l'hotel. Donc elle l'appelle d'une cabine téléphonique sur son portable et elle le guide jusqu'à ce qu'ils se retrouvent.
Enfin on va rue d'Aguilar où on retrouve Stéphane qui nous y attend. On s'assied à la terrasse d'un petit restaurant tha‹landais. Où on prend une soupe et une salade qui sont assez épicées. J'ai demandé ma soupe à la noix de coco et au poulet pas trop épicé et je m'en porte bien. La salade aux fruits de mer elle arrive très épicée mais très bonne. Du coup on boit pas mal de bière car en plus il fait assez chaud. Là encore je suis pris de vitesse au moment de l'addition et je ne peux pas les inviter.
Anne hésite à aller dormir chez Guillaume puis finalement vient avec Stéphane et moi. On rentre dans l'Espace des Baseden. Une fois chez eux on regarde Anne et moi une partie de la vidéo du Choix de Sophie, avant de se coucher.
Je nettoie mon t-shirt en espèrant qu'il sera sec demain. Je regarde la fin de la vidéo une fois au lit mais il y en a malheureusement les passages les plus poignants qui sont en allemand.
L'air conditionné de la chambre est un peu bruyant et surtout il fait assez chaud le matin lorsque le soleil vient frapper sur mon lit. Je prends donc une douche bienfaisante avant de descendre petit déjeuner. On a droit pour la première fois depuis longtemps à des toasts, de la marmelade d'orange et une autre au citron. On boit du thé.
On repart pour une nouvelle journée de découverte de Hong-Kong. On reprend le bus 11 derrière la maison. On descend à Central, d'où on prend le star ferry qui traverse le bras de mer qui sépare l'île de la presqu'île de Cowloon.
Ce sont de vieux ferries en bois qui font la navette en permanence. La traversée dure à peine 10mn.
On se balade dans ce prolongement de l'île de Hong-Kong, qui est d'ailleurs relié non seulement par les star-ferry qui font la navette en permanence, mais par le métro et par trois tunnels tellement le trafic entre les deux parties est intense; C'est là que ce trouve le centre réel des affaires. C'est là que Stéphane a ses bureaux. On se balade dans un quartier qui en effet a tout de la grande ville moderne. On pourrait très bien se croire à New-York en été, avec des hommes d'affaires qui passent en vitesse sur les trottoirs et une circulation abondante. Il y a pas mal de magasins.
On s'arrète dans un magasin d'éléctronique; Je cherche un walkman puissant pour pouvoir l'écouter dans les trains ou le métro. J'en trouve un plus puissant que celui que j'ai avec moi. Mais il est auto-reverse. Donc j'hésite à le prendre. Je négocie son prix, jusqu'à l'obtenir pour un prix entre son prix de départ et celui d'un autre modèle qui n'est pas auto-reverse.
De là on reprend le métro pour retourner sur l'île de Hong-Kong. Le métro ressemble pas mal à celui de Londres avec des voitures où on est assis vis à vis perpendiculairement au sens de la marche; On a deux stations pour arriver à Central qui est le quartier des affaires de l'île principale. Le premier arrêt était à admiralty qui est juste de coté du bras de mer, sur la baie de Hong-Kong.
Central En sortant du métro on trouve un distributeur pour reprendre de l'argent.
A Central on est sur la côte nord-ouest de l'île. On prend de là un bus pour aller plein ouest jusqu'à la baie d'Abberdin. On passe par le tunnel qui passe sous la colline du Mont Victoria.
Là on va déjeuner dans un petit troquet cantonais, où je prends une soupe de nouilles et de porc, pas terible, tandis qu'Anne prend un morceau de canard pas terrible non plus.
Puis Anne tombe en arrêt devant un salon de thé, comme ceux où elle passait sa vie à Ta‹wan. On peut y prendre des thés chauds ou glacés. Elle me recommande le thé glacé à l'amande. Qui est effectivement très bon.
On va sur le port pour trouver un sampan qui nous emmène faire un tour dans la baie. On se fait alpaguer par une petite vieille qui nous propose un sampan. On négocie le prix de la course à 40 dollars pour une demi-heure;
On se retrouve sur une barque à moteur; Je suis un peu décu car je m'imaginai qu'il s'agissait d'une jonque à voile. Alors qu'en fait il s'agit d'un petit bateau à moteur couvert d'une petite tonnelle en plastique pour abriter les passagers;
On démarre et on fait un petit tour dans les marinas de la baie. Il y a un chinois avec nous qui se fait déposer sur son yacht. Et un autre qui se fait déposer sur un autre quai. On passe entre des séries de yacht qui sont ammarrés là. On voit aussi de nombreuses bicoques sordides qui s'étalent sur les quais ou sur des pilotis. Tout cela est complété par des bateaux de péche et par des gratte ciels très modernes; Le soleil brille et la balade s'avère très sympa. En plus le conducteur ne lésine pas vec le temps et on reste bien au moins la demi-heure convenue;
Une fois redéposé sur le quai d'Abberdin on prend un autre bus qui nous conduit jusqu'à Stanley.
Là c'est un coin de l'îel plus voué à la villégiature. Il y a moins de circulation et moins de bruit. Avec des immeubles résidentiels qui font face à la mer. On est sur la côte sud de l'île;
On va dans un marché assez sympa. Avec de nombreux stands. On s'arrète longtemps dans une boutique qui propose des pyjamas en soie. On essaie de négocier les prix. Mais la vendeuse quand je lui demande combien de réduction elle nous fait si on lui en prend deux. Fais tout un cinéma pour aller demander à son patron et revient me dire que pour les deux au lieu de 143 dollars il est prêt à nous faire 140 dollars. Cela s'annonceêtre la négociation du siècle; Finalement on prend 9 pyjamas et on parvient à ne payer que le prix de 8. Pas terrible comme résultat de négo, mais c'est mieux que rien. Anne s'est jetté sur ces pyjamas pour faire de nombreux cadeaux, et notamment ses cadeaux de mariage.
On se balade un peu sur le bord de mer. Puis on reprend un bus pour retourner un peu en arrière; On s'arrète à Repuls bay, où il y a une plage. Car à Stanley il n'y a pas raiment de plage.
Là on trouve une plage de sable très sympa. Bien s–r je ne résiste pas à la tentation de me baigner, même si je ne suis qu'en calecon. Ici les plages sont assez surveillées car les chinois ne nagent pas très bien. Il y a même des lignes d'eau qui empèchent de nager trop loin. Je n'ose pas dépasser la première ligne d'eau, ne connaissant pas les règles. Mais il parait que la première ne limite que les enfants et que j'aurai p– aller au moins jusqu'à la deuxième, où il y a un ponton avec des baigneurs qui s'y reposent.
L'eau est très bonne, assez salée. Il ne semble pas y avoir beaucoup de marée. L'eau doit être environ à 25ø. Puis je m'allonge un peu sur le sable de la plage pour sécher. Anne elle est restée assise face à la mer et au soleil qui se couche lentement dessus.
Je me rhabille puis on remonte jusqu'à la corniche où passe le bus. Avant de le prendre on traverse la route pour aller dans un centre commercial à la recherche de quelque chose à offrir à Stéphane. On trouve un magasin chez Oliver, où on peut acheter du vin ou du champagne. Je recule devant le prix prohibitif du champagne et mon choix se porte sur une bouteille de vin rouge d'Afrique du sud, histoire de changer un peu.
Puis on reprend le bus jusqu'à Central. On va jusqu'au débarcadère pour y prendre le bus 11 qui nous conduit lentement mais surement jusqu'à chez Stéphane. On descend un arrêt trop tôt car on ne réalise pas que le bus fait une boucle à cet endroit et que l'on aurait p– descendre au même arrêt que là où on monte le matin.
Une fois rentré à la maison je prends une douche. Puis Anne très gentiment veut bien me lire les sous-titrres des passages du choix de Sophie qui sont en allemand. Je boucle mon sac.
Stéphane rentre de son boulot, on prend un apéro en attendant Guillaume. On dine dans le jardin d'un barbecue excellent que nous a préparé Marie-Belle. Avec des cuisses de poulet sauce locale, des brochettes, de la salade, et des épis de ma‹s grillés. Avec un excellent graves chateau Beler puis le vin d'Afrique du sud;
Malheureusement je dois abréger ce festin pour demander un taxi pour l'aéroport. Mais Stéphane insiste pour m'y accompagner. Du coup on part tous les 4, on dépose Anne et Guillaume dans le centre ville.
Stéphane me laisse à l'aéroport au comptoir Katé Pacific. Je suis accompagné par un steward sympa que je baratine abondamment en espèrant pouvoir être upgradé, mais apparemment la classe business est déjà pleine et je ne pourrai pas y être, bien qu'il ait tenté d'intercéder pour moi.
On décolle à l'heure. Et je passe une nuit assez bonne. Bien que ma voisine sur instructions de l'hotesse me réveille plusieurs fois, pour vérifier si ma ceinture est bien verrouillée, me demander de fermer le volet, me proposer à diner bien que j'avais précisé que je ne voulai rien, remonter mon siège. Bref aucun respect pour les dormeurs;
On aterrit à Roissy en avance à 5h30. Je prends un taxi qui me co–te une fortune 250f pour aller jusqu'à Vital.
Là je suis accueilli dans mon appartement par un groupe de 5 personnes des JMJ, 3 canadiens et 2 réunionnais qui appartiennt à la communauté de Marie Jeunesse. Il y a deux prêtres parmi eux. Ils sont déjà chez moi depuis deux jours et sont un peu surpris de voir débarquer un aveugle.
Je petit déjeune avec eux avant d'aler à mon bureau à Rives de Seine, où on ne m'attend pas non plus car j'avais à tout hasard prévu mon retour seulement pour le Lundi 25.
Pages personnelles de Sylvain NIVARD