Dimanche 7 aout

Après un petit déjeuner pantagruelique avec Gonzague Masquelier à Vital qui lui part pour le moyen orient. Didier Fuseau et Benoit Tapi passent me chercher dans la Ford Escorte break de Benoit vers 10h35. La voiture est déjà bien pleine avec le tandem de Benoit, mais il y a encore de la place pour mes trois sacs. Je ne suis jamais parti pour 5 jours avec autant d'affaires.

C'est la première fois que je vois Didier comme Benoit. Jusqu'à présent je n'avais parlé à Didier que par téléphone.

On s'arrète à Jif sur Yvette pour passer chez Bõenoit chercher sa tente et son duvet qu'il a oublié. Car il poursuivra son séjour à Chamonix par une semaine à Annecy où il a l'intention de camper.

On roule par une chaleur assez caniculaire jusqu'à Bonneville.

On s'est juste arrété sur une aire de repos pour qui manger ses sandwichs qui manger simplement une glace. Je bouquine dans la voiture et la conversation n'est pas très animée. De mon coté je suis assez anxieux par une jalousie irrationnelle que j'ai laissée à Paris.

Bonneville

A Bonneville on s'arrète chez le frère de Didier Dominique qui est aussi aveugle et vient d'arriver dans la région comme kiné en ambitionnant de s'y installer. Il doit avoir la chance d'avoir un bon terrain d'entrainement au massage avec les seins de son amie Marie-Laurence qui sont d'après mes effleurements plus que généreux>. On prend un verre de jus d'ornge dans le petit nid. Puis on reprend la route pour les derniers 60 kilomètres.

Chamonix

On rentre à l'ENSA ecole nationale de ski et d'alpinisme, on doit attendre un peu car la reception des stagiaires ne commence qu'à 18h. On fait notre chèque et on recoit la clé de nos chambres et nos badges d'accès à la cantine et au centre.

On monte dans nos chambres, j'ai laissé Didier et Benoit ensemble et je serai probablement avec un autre stagiaire les chambres sont assez vastes avec deux coins, deux lits,, deux tables, deux fenètres, deux armoires. Je m'installe chambre 411 je fais mon lit avec les draps qui nous attendent et je branche mon ordinateur. Puis je prends une douche.

Le diner est servi à 19h jusqu'à 19h30. On descend et on se retrouve assis à coté de moniteurs du centre sportif voisin qui logent à l'ENSA. L'un est maitre nageur l'autre s'occupe de la garderie d'enfants. Je suis assez content car une fois de plsu j'ai démontré ma capacité à communiquer et j'ai osé abordé mon voisin de table sans embages considérant que ce serait idiot de passer tout un repas sans échanger une parole. Un apprenti guide vient rejoindre Didier qu'il avait déjà rencontré en 89.

Il nous explique comment fonctionne l'ENSA et la formation des guides de haute montagne. Il faut entre 3 et 5 ans pour devenir guide diplomé.

Puis on va se balader, chacun passe quelques coups de fils à la cabine voisine. On se balade aussi en ville et on fait le tour du centre ville, qui est assez petit mai bien animé. Avec pas mal de restaurants en terrasse et une forte odeur de fondue au fromage qui domine. On passe aussi à coté de l'Arve qui est la rivière locale. L'eau doit y être très froide car le courant d'air qu'elle dégage est glacé et on ne peut pas rester très longtemps accoudé au parapet.

Arve

Je téléphone à Isabelle Billet qui est à Saint Gervais et qui va venir me voir un de ces soirs.

On repasse à l'ENSA car Benoit veut y prendre une nouvelle carte de téléphone, car il doit passer pas mal de coups de fils pour trouver un hotel à Annecy pour ses premières nuit là bas. En l'attendant je taquine pas très finement comme d'habitude pour moi, une grande fille qui semble assez mignonnne et qui cherche déséspérément un stagiaire qui aurait arriver ce soir. Comme je sui sde l'autre coté du comptoir elle croit d'abord que je peux la renseigner. Mais je n'arrive pas très bien à l'accrocher ni même à l'éffleurer alors que j'arrive à la faire venir de mon coté du comptoir. Elle garde bien ses distances.

On repart faire un petit tour dans la ville où la nuit est tombée entretemps. On ne voit plus les sommets des montagnes qui tout à l'heure nous entouraient dans un ciel de plsu en plsu bleu.

On fait une pause bière pression dans le bar Le Garage que nous a conseillé un des moniteurs du diner. Mais pour l'instant il doit être trop tot et il n'y a personne.

On rentre se coucher vers 10h.

Lundi 8 aout

Après un petit déjeuner aussi solide que possible malgré l'absence déléments bien calants. Ce qui est surprenant dans un centre sportif comme celui ci. Il n'y a que du pain blanc des céréales légères, pas d'oeufs, de fruits. On se retrouve dans l'amphi ou un gros bourru nous fait un petit speech tout petit de bienvenu et nous partage ensuite en deux groupes. En fait nous sommes les élèves d'application. C'est à dire les cobayes d'élèves assitant guide qui font ici un stage de 6 semaines pour passer assistant guide, qui est la première marche avant l'examen de guide deux ans après. Dans les six semaines de stage il y a une phase évaluatoire d'une semaine où ils doivent se mettre en situation réelle et enseigner à des élèves comme nous.

Pour nous on nous a constitué un groupe spécial avec deux stagiaires et un prof de l'ENSA qui doit les évaluer. Les deux stagiaires sont Jean-Pierre un alsacien de 36 ans et Samuel un gars du coin qui n'a que 23 ans. Il y a aussi Gérard qui est le guide prof à l'ENSA. Après avoir fait un peu connaissance et échangé nos motviations. On essaie les chaussures de montagne qu'ils nous ont louées.

Puis on part pour Flégère. Je m'arrète au magasin pour changer mes chaussures qui me semblent trop grandes. Je descend carrément de deux pointures pour en trouver qui me prenne bien le pied.

Flégère

Samuel m'a monré sur une carte les différents points de la vallée de Chamonix ce qui me donne une bien meilleure idée de là où nous nous trouvons.

A Flégère nous prenons le téléphérique, puis les chaises fermées de l'index.

Index

Ce sont des chaises assez orignales car il y a un capot en plastique qui abritent les passagers des intempéries et du vent.

En haut on est à 2300m d'alitude. On traverse une moraine avec plein de caillasses pas très facile pour marcher. Puis on marche sur une névée.

Implicitement c'est Samuel quise charge de moi alors que Didier est dans les mains de Jean-Piere. Benoit sera en cordée pendant les courses avec Gérard le professeur car il a déjà fait un peu de montagne.

On s'entraine à marcher à mont, puis à val, avec les chaussures de montagne. Puis on s'entraine à faire des ramasses. C'est à dire à glisser dans la pente et à se s'arréter en cas de chute.

On s'arrète pour pique niquer sur des rochers. On a un pique très copieux.

Puis on met les crampons aux chaussures et on repart marcher avec sur la neige. On s'encorde aussi. Et on apprend à acquérir les différents reflexes, facons de poser les pieds et d'évoluer en cordée. On fait des petits sauts pour imaginer que l'on saute des crevasses.

Ensuite on redescend vers 3h pour aller augymnase s'entrainer au mur d'escalade. Les parois du gymnase ont couverts de murs d'entrainement dont certains sont mobiles où on peut régler la pente du mur et même le mettre en devers.

Je mets des baskets et un short que Benoit m'a gentiment apporté de la chambre et je m'attaque à un mur vertical. Je monte presque jusqu'en sans m'appuyer sur la corde d'assurance. Mais arrivé à deux mètres du haut. J'ai tellement fait d'efforts sur les bras et pas assez sur les pieds, que je suis vraiment épuisé. Je dois me reposer sur la corde et je repars en m'appuyant pas mal sur elle. J'arrive à monter à la volonté, car vraiment je touche les limites de mes forces. Mais c'est vraiment génial de faire ainsi du sport. Cela fait longtemps que je n'avais pas fait ainsi du sport pendant toute une journée et je suis bien fatigué. J'étais déjà bien entamé en descendant de Flégère, mais là c'est de la saine fatigue. Je me repose un peu notamment en apprenant à faire les assurages avec la corde.

Samuel qui est mon guide, se met à monter un mur alors que c'est moi qui l'assure. Je ne suis pas tranquille car même si je sais qu'il y a peu de chances qu'il dévisse. Je n'ai pas interêt à me gourer le cas échéant et à bien bloquer la corde dans le descendeur. Mais tout se passe bien et il descend en rappel alors que je lache le mou de la corde.

Puis c'est à mon tour de monter ce mur qui est légèrement en pente et avec d'assez bonnes prises alors que le premier était vraiment vertical. Là en plus je prends plus mon temsp, je travaille beaucoup plus sur les jambes et du coup j'arrive en haut sans problème à peine fatigué.

Je suis vraimen travi de cette journée. Nous rentrons à l'ENSA. Je me fais ouvrir un compte de téléphone dans ma chambre. On m'attribue une ligne directe. Mais pour appeler l'exterieur c'est assez compliqué il faut carrément que je compose 9 chiffres avant de composer mon numéro.

J'essaie d'appeler France Pelletier pour mettre au point mon futur voyage au Guatemala. Mais elle n'est pas libre.

Je pars donc à la piscine dont j'ai entendu dire qu'elle avait un bassin de 50m en plein air. Mon voisin Alexis qui est le garcon que la fille d'hier cherchait déséspèrement, m'accompagne jusqu'à là bas. J'apprends ainsi qu'il a 18 ans alors qu'elle en a 24.

A la piscine je revois le maitre nageur avec qui nous avons diné hier. Comme j'ai betement oublié mon maillot dans ma chambre, la file des vestiaires m'en prète un. Elle me fait passer par le vestiaire des filles pour accèder à la piscine. Mais j'ai beau écarquillé les yeux je ne vois rien d'interessant.

Je nage pendant une demi-heure dans une ligne de la piscine de 50m. J'en ai chassé involontairement une nageuse et donc je m'y retrouve tout seul. C'est vraimen tagréable de se détendre dans une l'eau et de changer de sport.

Je rentre pour diner, j'ai un peu de mal à retrouver l'ENSA car les touristes ne connaissent pas.

Je retrouve les autres à l'entrée du restaurant et je dine avec Didier et Benoit.

Après le diner on remonte dans nos chambres. je téléphone longuement à Paris. Je serai bien sorti dehors ensuite pour faire un tour, mais les autres préfèrent se coucher et il est exact que nous sommes sencés nous levés à 6h demain matin.

Mardi 9 aout

Réveil à 6h pour être au rendez vous dans le hall à 7h. Comme je ne suis pas présent à la distribution des sacs de pique nique ou que je ne suis pas très réveillé, je pars sans mon sac ce dont je ne me rendrai compte qu'en haut.

On prend deux voitures pour aller en Italie. On passe par le tunnel du Mont Blanc.

tunnel du Mont Blanc

Il faut payer 168f de péage pour faire un aller retour. Il y a 12 km de tunnel. De l'autre coté on trouve les postes frontières où nous ne sommes pas controlés.

Juste après on quitte la route pour aller au village de Torino. Où on gare les voitures sur un parking qu'n préposé surveille et nous fait payer la journée d'avance.

On monte par les bennes tous les tickets et frais sont pris en charge par l'ENSA. On monte par trois bennes successives. La troisième étant très petite ne contient que 8 personnes.

Torino On arrive ainsi à 3800m d'altitude. On est sur un glacier où jusqu'à il y a peu de temps il y avait une station de ski d'été. Mais elle vient de fermer car cela coutait cher d'entretien et il y avait en plsu souvent des accidents.

Nous sommes donc dans la partie italienne de la vallée blanche.

vallée blanche

On chausse les crampons et on part en balade vers la combe maudite.

combe Maudite

On passe d'abord le col des flambeaux

col des flambeaux Puis on descend en marchant dans la neige. La marche n'est pas trop pénible ni trop technique. On marche pendant environ deux heures en décrivant un arc de cerlce dans la combe. Puis on s'arrète pour grignoter un peu. On observe aussi les cordées qui grimpent tout utour de nous sur les différentes parois. Avec entre autre le grand capucin qui attire pas mal de grimpeurs.

grand Capucin

Il fait un soleil de plomb et je m'allonge au soleil sur le pantalon de k-way que j'ai emprunté à Gonzague. C'est divin, un peu froid sous les fesses mais très agréable de prend un repos bien mérité après une marche qui sans être technique est assez longue et fatiguante d'autant plus que nous sommes à 3400m.

On reprend le chemin du retour pour regagner les télécabines. On croise pas mal de touristes en basket et t-shirt qui vont s'aventurer sur le glacier sans craindre les crevasses. Ceq ui exaspère pas mal nos guides. Et vient conforter la conversation sur les pertes de valeurs des montagnard qu'ils ont échangé pendant la pause. J'ai un peu le sentiment qu'ils exagèrent un peu car les crevasses que l'on a croisées semblaient vraiment petites et bien visibles. Mais c'est vrai qu'un accident est vite arrivé et on ne risque rien à se promener encordés comme nous le sommes. On croise d'ailleiurs aussi quelques rares promeneurs qui sont encordés.

On redescend par les trois bennes jusqu'à nos voitures. Je suis assez fatigué comme les autres si j'en juge par la petite conversation qui règne dans la voiture au retour.

A l'arrivée malheureusement Gérard nous apprend que le mur d'escalad du gymnase a été reservé et que l'on ne pourra pas en faire cet après-midi.

On décide donc d'aller prendre un pot avec Samuel et Jean-Pierre. On passe d'abord prendre une douche dans nos chambres. Je téléphone à France pour préparer mon voyage au Guatemala.

On va à la terrasse d'un café où Samuel fait la bise à la serveuse. J'essaie d'en avoir une aussi mais en vain.

Ensuite Samuel accepte de m'accompagner dans un magasin de sport pour que j'achète des chaussures de randonnée qui manque dans ma garde robe et compléteront mes chassures bateau avec lesquelles jusqu'à présent je fais tout. J'hésite assez longuement sur la pointure et le modèle. Car j'ai peur d'avoir mal aux pieds au bout de quelques heures de marche. Finalement je me décide et le vendeur qui connait Samuel accepte de me faire une réduction qui sera de 10%.

De là Samuel me ramène à l'ENSA où je recois un coup de fil de Lionel le stagiaire avec qui je travaille à Descartes. Puis je pars à la piscine.

Je me baigne toujours dans le bassin de 50M. Comme iln'est pa strop tard je fais un petit bain de soleil sur la terrasse avant de me rabiller. Un gentil monsieur me raccompagne à l'ENSA.

Nous dinons rapidemment, puis nous allns faire un balade à pied dans Chamonix. En rentrant je téléphone à Géraldine Nin sous pretexte d'avoir une règle grammaticale en allemand.

Mercredi 10 aout

on va à une falaise non loin de Chamonix. On monte sur plusieurs longueurs. Sur la première vire, c'est à dire sur la première plate forme qui termine le premier relais de corde. Je ne suis franchement pas rassuré et je me colle bien précautionneusement à la paroi en ayant toujours au moins un piton en main. Mais on monte sur plusieurs longueurs et peu à peu bien que l'altitude augmente ma confiance augmente aussi et je ne finis par ne plus du tout être impressionné par ce vide qui est à nos pieds. J'ai confiance dans la corde qui nous assure et je sais peu que je peux graecirc;ce à elle ne pas toujurs me tenir. Je pousse même pour certaines prises vers la fin je n'hésite presque plus à me jetter à la chute c'est à dire à me lancer pour attrapper la prise suivante sans attendre de l'avoir attraper pour balancer mon poids du corps. Ce qui évidemment facilite l'agilité et l'agrippement de la prise suivante, mais suppose d'être bien assuré, surtout quand on ne voit pas la prise suivante, vers laquelle on se lance.

Arrivé en haute on redescend en moulinette. C'est à dire qu'attaché par une corde on se laisse descendre par un compère qui est déjà en bas et qui défile une des moitié de la corde qui passe dans mon baudrier. Alors qu'en rappel c'est moi qui défile moi même la corde.

moulinette

rappel

vire

C'est là où on fait la différence entre le vertige et la peur; Car si ce que j'éprouvai sur la premièrevire avait été du vertige, comme je le croyai, cela n'aurait pas disparu au cours de la montée, mais cela aurait au contraire augmenté. Je ne suis donc sujet qu'à la peur. Jean-Pierre prétend que les aveugles ne peuvent pas être sujet au vertige, car c'est une maladie qui suppose de voir le vide. Mais on peut sentir le vide et être sujet à la peur.

Nous rentrons déjeuner à l'ENSA. Comme il fait assez mauvais temps, il y a 83 personnes qui y déjeunent alors qu'hier il parait qu'ils n'étaient que 43. Cela ne doit pas simplifier les prévisions du cuistot.

L'après-midi comme il pleut on retourne au gymnase. Cette fois ci à l'aide d'élévateurs Jean-Pierre et Samuel nous aménagent deux murs pour nous avec des prises plus ou moins difficiles. Car les prises sont amovibles dans ces murs d'entrainement. Pendant ce temps Gérard nous fait faire des exercices dans la salle de musculation qui est à coté. Soit disant pour nous échauffer. Mais l'échauffement est carrément crevant et il me fait quand même soulever jusqu'à 50kg!

On monte d'abord en premier de cordée sur un mur avec Jean-Pierre qui est en haut sur une plate forme au fait du mur et Samuel et Didier en bas pour nus assurer. Nous placons nous même chacun notre tour les dégaines.

Arrivé en haut on descend en rappel. Ce n'est pas évident du tout de descendre en rappel, bien que l'on sache que Samuel est en bas pour assurer, lorsque Jean-Pierre nous dit de reculer les talons dans le vide, on ne se sent pas trop rassurer et on le fait vraiment centimètre par centimètre. Une fois que l'on s'est jetté dans le vide cela va tout seul, mais décidément le courage ne s'improvise pas et la première fois même si la tête est convaincue que l'on ne risque rien on ne peut pas s'empécher de ressentir la crainte de se jetter dans le vide.

Ensuite je monte le mur que Sam nous a préparé. Il y a certaines prises assez difficile niveau parait il 4 sup ou 5. C'est en tout cas plus dur que le mur du premier jour. Mais comme j'ai pris de l'assurance et de la technique, je le monte eaucoup plus facilement et je suis à peine crevé quand j'arrive en haut. Déjà pourcommencer je ne me suis pas trop appuyé sur les bras et ceux son donc beaucoup moins péuisés que la dernière fois. Même si à la fin c'était un peu plus dur.

Puis il y a deux guides qui ont reservé le gymnase qui viennent s'entraner sur la paroi en devers avec des prises ridicules. ils sont vraiment costauds et c'est impressionnants ce qu'ils arrivent à faire. Sam et Jean-Pierre nous fnt ussi une démonstration en grimpant un mur de 7a ou 7b qui se termine en surplomb. Jean-Pierre n'hésite pas à aire l'homme araignée en rampant au plafond tirant son fil d'assurance derrière lui. Il place les dégaines au fur et à mesure qu'il progresse et finit par tomber notament d'épuisement. On se demande vraiment comment il est arrivé jusque là. En tout cas ils ont confiance dans les dégaines et n'hésitent pas à tomber lorsqu'ils sont fatigués.

Puis on rentre à l'ENSA pendant une accalmie de la grosse averse qui tombe depuis une heure. Je prends ma douche et pianote un peu sur mon ordinateur, en attendant Isabelle Billet et Rita de Labigne qui doivent venir diner avec moi.

Elles arrivent très ponctuellement à sept heures moins cinq. Je descends les retrouver. Je propose d'aller diner dans un restaurant mexicain que m'a conseillé Sam. Mais elles ne sont pas tentées et on va plutôt sur la place principale où il y a une fontaine.

On s'assied en terrasse d'un restaurant qui fait des pierrades et des fondues. Mais tous les menus proposés sont pour minimum deux. On ne peut rien commander comme plat pour une personne seule. Comme on ne parvient pas à se mettre d'accord sur un plat commun à trois. Du coup je commande que des entrées.

L'orage éclate pendant que l'on dine. C'est assez amusant de voir le garcon suspendu au store pour éviter qu'il ne s'envole. Isabelle va lui donner un coup de main. Une table de japonais qui était moins abrités que nous sont trempés et partent sans avoir fini en refusant de payer. Le diner est très syma et je suis très cntent de voir ces deux amies dans ce décor nouveau. Elles me raccompagnent jusqu'à ma chambre, notamment pour m'écrire deux cartes postales à Laurence Monroe et Philippe Zeltner dont ce sont les anniversaires aujourd'hui.

nous nous quittons tôt vers 22h car je dois me réveiller vers 5h pour partir au Mont Blanc.

Jeudi 11 aout

A 5h du matin Samuel démontre sa sensibilité en me téléphonant pour nous prévenir qu'à cause du mauvais temps on en pars tout de suite, mais il préférait nous rassurer car il avait peur que l'on soit inquiets sur le résultat des tergiversations départ ou non départ.

Alors que Jean-Pierre qui était chargé en principe de nous réveiller, plus intellectuel a considéré que ce n'était pas la peine de nous réveiller pour nous dire de nous rendormir et appelleà 6h30 pour le réveil réel. Est il necessaire de préciser que la deuxième approche me convient beaucoup plus. Tout en étant sensible à l'attention de Sam.

Bref nous avons rendez vous à 7h30. Nous nous levons à 6h30, après un bref sommeil additionnel. Nous ambitionnions de monter au Mont Blanc mais c'est fichu pour aujourd'hui. On va tout de même monter. On dormira au refuge et demain selon le temps on fera l'un des trois sommets du massif du Mont Blanc, c'est à dire soit le Mont Blanc, soit le Mont Maudit soit le Mont Blanc du Tacul.

mont Blanc

Mont Blanc du Tacul

Mont Maudit

On prend vers 8h le téléphérique de l'aiguille du Midi.

Aiguille du Midi En haut on passe de l'aiguille sud à l'aiguille nord par un petit tunnel. On débouche sur l'arète du Midi. C'est très impressionnant. Nous sommes à 3800m il y a pas mal de touristes (dont beaucoup de japonais) qui ne viennent que jusqu'ici pour prendre une photo. Une barrière limite la progression des touristes. On la franchit pour commencer la descente de l'arète.

Le ciel es tout bouché et neigeux du coup aujourd'hui il n'y aucun touriste avec nous. Donc on ne voit pas très loin. Sam nous explique que l'on doit descendre le long d'une arète large par endroits d'à peine un mètre avec un précipice de 1500 d'un coté et de 150m de l'autre. Donc à choisir il vaut mieux tomber du coté droit, coté des 150m. Du coup je ne suis pas trop rassuré, mais on progresse prudemment en écrasant bien la neige sous nos crampons à chaque pas afin de ne pas trébucher. Sam me tient de près et Jean-Pierre accroche Didier. Peu à peu on prend confiance et on accélère un peu. Ce ne doit pas être si terrible que cela car il y a d'autres randonneurs qui nous doublent à un rythme de promenade.

En bas on prend à droite pour remonter un peu vers le refuge des Comètes. C'est un beau refuge qui a été refait à neuf suite à un incendie. Il est très grand, avec trois étages de dortoirs qui peuvent accueillir jusqu'à 120 personnes. Il y a une grande salle commune avec de larges baies vitrées qui donnent sur le massif du Mont Blanc. Je sui un peu décu car la civilisation n'est pas loin, il y a un micro-ondes dans la cuisine et le téléphone n'arrète pas de sonner. Il y a sept employés qui travaillent là dedans avec Laurence la chef qui a l'air très sympa. Bref ce n'est pas l'isolemen dans un creux de mmontagne.

En entrant on a troqué nos grosses chaussures dans un vestiaire contre des pantoufles qui sont en libre service. oN pose nos ffaires, on boit un verre avant de repartir.

refuge des Comètes

On part pour escalader un mur de glace. Nos guides choisissent nous initier à cette technique sur un mur situé au delà du col du Midi.

col du Midi

On marche un moment avant d'arriver au pied du dit mur. D'abord Jean-Pierre et Gérard montent préparer la voie en installant des dégaines et des pitons à glace.

D'abord il faut franchir une rimée, petit pont naturel de glace au dessus d'une crevasse. Elle n'est pas trop large donc ce n'est pas très difficile mais on avance tout de même prudemment. Je passe le dernier. Et donc après la rimée j'attaque le mur de glace où je dois récupérer les pitons et les dégaines, sur mon passage. Ce n'est pas trop dur d'escalader ce mur de glace. On s'aide de deux piolets à glace un peu recourbés avec lesquels on frappe le mur pour y ancrer les piolets puis on grimpe en tirant dessus et en plantant les crampons de pied dans la glace. Je fais assez facilement, je suis un peu essouflé car je monte assez vite et c'est raide, mais on fait des relais réguliers et les aute devant ne vont pas très vite.

En haut on est très content de l'avoir fait. On s'arrète pour grignoter sur la crète. Mais on en plein vent et j'ai assez froid. Je regrette de ne pas avoir ma doudoune et mes gants, mais je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi car ils snt dans mon placard à l'ENSA et je les y ai sciemment laissé.

rimée

On redescend de l'autre coté de la crète dans une pente neigeuse assez raide, du coup on nous installe une main courante avec une corde et Gérard nous accompagne le long de la descente pendant que Sam et Jean-Pierre assurent chaque extremité.

Nous sommes toujours dans la mélasse mais lorsque nous débouchons sur le plateau du midi, le soleil fait une petite apparition. On marche sur le plateau pour retourner au refuge. Je marche avec Gérard en avant car je suis un peu plus résistant que Didier et il commence à fatiguer.

On arrive au refuge vers 3 ou 4 heures. Je bois beaucoup d'eau en arrivant. Puis on va faire une petite sieste de 5 à 7. A sept heures il y a le diner. On nous sert des paecirc;tes de la soupe et on boit encore beaucoup d'eau et de la tisane. J'ai une conversation interessante avec Didier sur notre handicap avant d'aller nous coucher vers 9h pour un reveil prévu pour 1h du matin selon le temps. Nous sommes dans un dortoir avec des matelas alignés sur deux grandes planches superposées.

Vendredi 12 aout

A 1h compte tenu de la neige qui tombe dru Gérard qui était chargé de nous réveiller nous laisse dormir. Mais c'est compter sans le zèle de Laurence qui fait le tour des dortoirs pour annoncer à la cantonnade qu'il est 1h et qu'il neige donc on que l'on peut continuer à dormir. Merci!

a 3h elle repasse pour annoncer qu'il est 3h et que la neige a cessé. Les autres se réveillent , se lèvent et descendent. Bien qu'un départ à cette heure me paraisse inhumain et surtout peu probable car s'il neigeait il y a deux heures le ciel ne doit pas être encore très beau. En plus pour avoir une chance de faire le Mont Blanc il fallait partir à 1h. Alors maintenant que l'on dvra se contenter au miux du Mont Blanc du Tacul j'ai envie de prolonger la nuit au maximum. Mais après avoir un peu ronchonné en trouvant que ce n'et pas parceque les autres groupes se lèvent qu'il faut en faire autant et que tant que Gérard n'a pas donné le signal du départ on ferait mieux de rester au lit, je me lève et descends rejoindre les autres. Ils sont dans la grande salle à prendre un thé ou un café. Certains groupes petit déjeunent et s'apprètent à partir. Je prends un jus d'orange qui est franchement dégueulasse. Laurence nous offre le verre car elle est désolée de nous avoir réveillé pour rien. Car il apparait que bien que la neige est cessé elle a recouvert les traces et donc nos guides ne se sentent pas d'aller faire la trace dans la nuit avec deux aveugles. D'ailleurs Gérard qui dort dans une chambre spéciale reservée aux guides ne s'est même pas donné la peine de se réveiller. Nous remontons donc nous coucher jusqu'à 7h du matin! Finalement cela nous fait une longue nuit de 9h à 7h, même s elle a été entrecoupée par des réveil et des séjurs aux toilettes qui sentent horriblement mauvais malgré une fenêtre ouverte en permanence. C'est vraiment le point noir de ce refuge.

On descend donc à 7h pour petit déjeuner. Enfin il y a des céréales consistantes au menu. alors qu'à ma grande surprise les petit déjeuners d'un centre sportif comme l'ENSA sont assez maigres avec des céréales peu nourrissantes et du pain blanc.

On quitte le refuge et on part en direction du Mont Blanc du Tacul dont on va essayer de faire au moins une partie de l'ascension. Mais on est sans arrêt dépassés par des caravanes de randonneurs qui montent comme nous. Aussi cela s'annonce plutôt boulevard et pas très agréable. En plus le temps reste couvert. Donc on décide de renoncer et de redescendre vers Chamonix. A peine a t'on fait demi-tour que le soleil emerge. Les autres sont décus de ne pas avoir fait de sommet. Notamment Jean-Pierre et Sam qui visiblement avaient assez envie de faire l'expérience d'une course avec des aveugles. Je suis le seul pas trop décu car de toute facon pour moi c'était le Mont Blanc ou rien. Alors la perspective de faire la moitié du Mont Blanc du Tacul me motivait sans plus.

Volontairement je fais un peu de masochisme en faisant le détour avec Sam pour repasser au refuge chercher les piolets à glace que nous y avons laissé. Cela me permet de me dépenser un peu plus en montant jusqu'au refuge alors que les autres vont directement vers l'arète du Midi.

On remonte l'arète du Midi, je suis beaucoup plus en confiance qu'à l'aller. Le ciel est dégagé et on a une vue magnifique sur la vallée de Chamonix en contrebas sur notre droite et sur le plateau du Midi à gauche, avec les 1000m de vide à droite et les 150m à gauche.

plateau du Midi

vallée de Chamonix

En haut de l'aiguille à 3800m il y a beaucoup de turistes attirés par le temps ensoleillés qui prenent leurs photos derrière la balustrade. On déchausse nos crampons et on repasse du piton sud au piton nord pour reprendre le téléphérique. On redescend les deux troncons de téléphériques pour arriver à chamonix vers 11h.

falaise des Gaillans

On va au fameux mur des Gaillans,qui est connu de tous les alpinistes, car c'est là que tout le monde s'entraine. Effectivement avec le beau temps il y a des nuées de grimpeurs accrochés à la paroi qui grimpent dans tous les sens. On commence par s's'installer dans l'herbe pour manger notre casse cro–te.

On escalade une voie pas trop difficile avec de bonnes prises. Cette fois ci nous montons en paralèle Didier et moi Sam est en tête avec deux cordes d'assurance pour chacun de nous et Jean-Pierre ferme la marche. Il y a tellement de monde que notre cordée en croisent d'autres qui montent aussi. On redescend en double rappel c'est à dire Jean-Pierre et moi accrochés à la même corde, que Jean-Pierre se charge de laisser défiler.

Ensuite on retourne à l'ENSA, j'ai le temps de prendre une duche et de ranger mes affaires, avant de dire au revoir aux autres. Je sèche la réunion de cloture qui est prévue à 16h. Car j'ai un train à prendre pour Paris d'où je dois décoller demain matin pour Miami. J'oublie mon pyjama sur la patère de la douche. Benoist m'accompagne gentiment à la gare. Comme mon train est annoncé avec un retard de quinze minutes j'ai le temps d'ind'interroger mon répondeur qui sonne occupé et on a le temps d'aller boire une dernière bière à la terrasse d'un café voisin de la gare.

Mon train m'emmène de Chamonix à Saint Gervais. D'où je prends un autre train pour Annecy et de là un tgv pour Paris. En arrivant gare de Lyon je téléphone à Géraldine pour arranger un rendez vous pour récupérer mon passeport qu'elle a gentiment récupéré chez France. Je suis décu car elle ne veut pas de l'arrangement que j'avais imaginé elle est trop fatiguée pour venir me voir et moi j'ai trois sacs qui rendent une visite chez elle pas très pratique. Du coup on reporte notre rendez vous à demain matin qui se bornera à un échange croissants contre passeport à la porte de mon taxi. Je trouve heureusement sous ma porte mon billet d'avion qui m'a été livré ou que Delphine toujours serviable a été chercher.

Je pars donc dans la foulée pour mon voyage au Guatemala.

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