Comme l'année dernière Marie-Laure Huon employée au GIAA a relancé l'idée d'une expedition au Mont Blanc pour un groupe d'aveugles. Comme l'année dernière j'ai fait circuler graecirc;ce à ma liste de distribution d'e-mails une annonce pour susciter des candidatures d'aveugles ou d'accompagnateurs. Comme nous avons plus de candidats aveugles que d'accompagnateurs nous devons refuser les deux aveugles derniers inscrits.
Ainsi nous nous retrouvons un nombre équilibré de six aveugles et six accompagnateurs. Chacun a fait un chèque de 3000F au GIAA et le GIAA a promis de subventionner l'aventure à hauteur de 5000F ce qui devrait permettre de faire un séjour honorable.
Après une réunion préparatoire fin mai début juin chez Marie-Laure où j'ai eu l'occasion d'expliquer les enseignements que j'avais retiré de l'expérience de l'année dernière, nous nous sommes tous plus ou moins préparés et nous nous retrouvons au matin du 1er juillet.
Cette fois ci parmi les aveugles on trouve donc Philippe Léon, Malika, Olivia Pfortner, Sahid, Carine et moi. Tandis que du coté des accompagnateurs se sont inscrits Jean-Pierre Oudard, Alice Bertrand-Hardy, Michel, Arnaud Mary, Olivier, Thomas Dietrich.
Nous sommes huit à partir de Paris quatre partent en train à 10h et quatre partent dans la voiture de Jean-Pierre. Le rendez vous est donné à 9h dans le café Maréchal Brune à la porte de vanves, repéré à l'avance par Arnaud.
J'ai un peu de mal à trouver un taxi à La Muette ce Dimanche matin et je dois me planter devant le capot d'un taxi où s'était engouffré un couple pour l'empécher de partir et en faire sortir le couple afin que je puisse y prendre place.
J'arrive néammoins vers 9h à la porte de vanves; Tout le monde est bien à l'heure et on prend un petit café avant de monter en voiture. C'est l'occasion d'embrasser ma cousine Stéphanie qui est vvenue accompagner Arnaud.
Car je pars avec mon cousin Arnaud Mary, mon ami Jean-Pierre Oudard, et une mal-voyante professeur de judo que je ne connais pas Malika.
Le temps de prendre notre café et on part vers 9h30. On entasse les bagages dans la voiture et on doit même en mettre un à l'arrière entre malika et moi. L'ambiance est bonne pendant toute la route et on fait plus ou moins connaissance tout en écoutant le jazz chez à Jean-Pierre;
On s'arrète dans une station service pour faire le plein et acheter des sandwichs que l'on mange quelques kilomètres plus loin sur une aire de repos de l'autoroute.
Le temps est magnifique et moi qui relis dans la voiture sur mon ordinateur mes notes de l'expedition de l'an dernier cela me change de voir à quel point il fait chaud.
On arrive à Chamonix vers 16h. On trouve l'auberge de jeunesse après avoir demandé à l'office de tourisme où elle se trouve; Elle est située dans le quartier des Pélerins du aut juste en dessous du glacier des Bossons;
Comme l'accueil de l'auberge n'est pas ouvert avant 17h on laisse les bagages dans la voiture et on emprunte un petit sentier qui monte dans la campagne pour aller faire une balade.
Un panneau indique le glacier des Bossons à trois heures de marche et la cascade du Dard.
On grimpe sur un sentier légérement rocailleux jusqu'à cette cascade du Dard ce qui prend environ 30mn. Là haut il y a une petite guinguette où on s'assied en terrasse pour boire un verre. Il fait très bon et on se sent vraiment en vacances;
Jean-Pierre engage la conversation avec un cristallier qui est par là. Il nous explique qu'ils sont encore une quinzaine dans la vallée de Chamonix à chercher des cristaux. Mais ceux ci commencent à se faire rare.
Puis on redescend le long du même sentier. A un moment on hésite sur un croisement et on part sur quelques centaines de mètres dans la mauvaise direction ce qui donne lieu à quelques plaisanteries sur Jean-Pierre qui nous a induit en erreur.
On arrive à l'auberge de jeunesse à l'accueil l'employée nous fait remplir des formulaires et l'ambiance ici semble être passablement para-militaire on est prié de ne pas dérogé aux règles.
Je m'étonne de ne pas voir ariver les quatre autres qui devraient être arrivés par le train à 16h30.
L'hotesse nous donne les clés magnétiques de nos chambres que nous allons reconnaitre. Nous sommes douze et avons trois chambres situées dans un batiment à l'écart du batiment principal. Les chambres son tpropres avec peu de rangement si ce n'est une toute petite armoire et des tiroirs situés sous les lits; Les douches et les toilettes sont au bout du couloir.
Je vais prendre une douche pour me rafraichir du voyage et de la balade. Malheureusement il faut appuyer sur un bouton pour avoir de l'eau de la douche et celle ci ne coule que trois à quatre secondes par pression sur le bouton.
Puis je repars en ville avec Jean-Pierre et malika. On va notamment à la gare pour se renseigner sur les horaires d'arrivée de Paris. On apprend qu'il y a eu des incidents avec un caténaire cassé et du coup ils sont probablement en retard.
On s'installe à la terrasse d'un café où je commande un San pellegrion bitter. Malica recoit un appel d'Olivia dont nous n'avions pas le téléphone portable et qui nous apprend qu'effectivmeent leurs trains ont eu pas mal de retard; Ils seront là dans une heure et demie;
En attendant nous rentrons diner à l'auberge. On tente de s'installer dehors mais la patronne vient nous engueuler en nous expliquant qu'elle ne peut pas accepter le précédent et du coup nous devons rentrer dans le refectoire. Le diner est plutôt potable avec salade de riz, poulet, pommes de terre dauphines et paris-brest. Jean-Pierre et moi commandons une bouteille de côte du Rhône, en extra. Le GIAA a déjà payé par défaut toutes les nuits et tous les repas.
Avant le diner quand nous sommes revenus de Chamonix nous avons trouvé Alice Bertrand-Hardy qui vient de Martigues et qui est une nièce de Claude Ingold et Carine et Michel qui viennent de Lyon. Ce qui nous fait trois voitures en tout.
Pendant notre diner arrive Sam le chef des guides. Suivi de près par Jean-François Colignon le directeur technique de la compagnie des guides, Marcial un des guides de l'an dernier et Eric un guide qui avait accompagné quelques heures l'équipe de M6 l'an dernier.
Après le diner on s'apprète à descendre à Saint Gervais pour aller chercher les autres qui en principe devraient y arriver en car. Mais ils téléphonent juste à temps pour dire qu'ils ont trouvé un train pour les monter à Chamonix.
On part donc pour Chamonix pour les retrouver et pour aller prendre un verre. Avant de partir je troque mon bermuda contre un pantalon et je mets un chandail car l'air se rafraichit.
On s'installe à la terrasse d'un café; Le jour tombe et les couleurs sur les sommets sont parait il magnifiques avec les nuances de rouge du soleil couchant. Je commande un café liégeois.
Puis on rentre à l'auberge de jeunesse où les autres sont enfin arrivés depuis la gare des Pélerins où s'arrètent les trains.
Heureusement on a demandé à ce que l'on puisse garder de coté pour eux un peu de quoi diner et ils sont en train de dévorer.
Puis on va tous se coucher. Je me retrouve dans une chambre avec Arnaud et Jean-Pierre. Je pianote ces quelques lignes allongé sur mon lit tandis que les autres lisent un peu; Puis je branche mon ordinateur pour qu'il se recharge et je l'installe sous le lavabo.
Je suis réveillé peu avant l'heure prévue à 7h30 ce qui me permet d'ouvrir la porte à Alice avant même qu'elle ne toque pour nous réveiller. Je vais prendre une douche. La douche du fond marche mieux que celle que j'ai pris hier, c'est à dire que le jet est un peu plus puissant et dure vaguement plus longtemps.
On se retrouve pour petit déjeuner vers 8h. Pour aller de notre chambre au refectoire il faut monter un escalier sans rampe un peu dangereux puis il faut trouver la porte du batiment principal qui est ouverte car selon les horaires ce n'est pas la même. Donc je suis content que Arnaud vienne avec moi au petit déjeuner.
Corn-flakes, pain beurre, confiture et du lait froid font un petit déjeuner parfait. Puis on retourne aux chambres pour terminer de se préparer.
Vers 8h30 tout le monde est prêt et on se retrouve vite sur le parking pour attendre les guides qui nous ont donné rendez vous à 9h. C'est incroyable mais le groupe se déplace rapidemment et on est prêt en avance.
Sam arrive à 9h. Il fait un temps magnifique avec un soleil qui règne sans partage et on est tout content de se sentir en vacances.
Sam nous emmène louer du materiel au magasin Pro-sport où on prend des chaussures, des crampons qui sont réglés à nos pieds, des baudriers et des piolets le tout est bouclé en 45mn pour 11 personnes, je n'en revient pas là où il nous avait fallu 3h l'année dernière. Je négocie avec le patron du magasin que nous aurons une réduction d'environ 25%.
Puis Sam nous quitte et nous donne rendez vous à 11h30 à l'auberge. En attendan tje vais avec Jean-Pierre au bureau de la Compagnie du Mont Blanc pour tacher de négocier un tarif réduit sur les remontées. Le bureau est à coté du départ de l'aiguille du midi. Devant les guichets on rencontre une employée de la compagnie qui se propose pour nous aider et qui va demander pour nous si on peut avoir demi-tarif. Elle revient en nous expliquant qu'il n'y a pas besoin d'autorisation spéciale puisque c'est standard pour les handicapés d'avoir demi-tarif, mais je la renvoie dans ses bureaux en lui expliquant que nous voulons avoir demi-tarif pour tout le monde y compris pour les accompagnateurs. Elle y retourne gentiment et revient pour nous dire que c'est d'accord et que nous aurons tous demi-tarif. Il nous suffira de nous présenter aux guichets et de faire référence au service commercial.
On retourne se balader dans le village; On marche dans les rues où l'ambiance est calme et ensoleillée. On s'installe à une terrasse de café pour prendre un petit verre avant de retourner à l'auberge.
Là on repasse par nos chambres pou pour mettre la dernière main à nos affaires. J'en profite pour faire un petit micro-sleep.
Puis à 11h30 les guides sont là sur le parking sauf Eric qui arrivent en retard. Sahid aussi tarde un peu à se montrer prêt. On monte en voiture et on roule jusqu'au départ des Grands mOntets qui se trouve juste avant Argentières au fond de la vallée.
Là sur le parking je me change car j'étais resté jusque là en bermuda et en chaussures bateau.
Puis j'achète les tickets de remontée pour 11 personnes et j'ai sans problème le demi-tarif.
On monte par les deux cabines jusqu'au sommet à 3300m. Là haut on redescend les escaliers assez longs qui permettent de descendre sur le glacier.
Dans la neige on met les crampons sous nos chaussures puis on commence à grimper. Je suis en cordée avec Jean-Pierre et Christophe le guide dit Grappe. Sam est en cordée avec Alice et Olivia. Sahid est seul avec Eric. Jean-François Colignon est avec Arnaud et Malika. Marcial est avec Carine et Michel. Christophe Dat est avec Olivier et Philippe.
On grimpe en tête vers le sommet de la petite verte. Le même sommet dont l'ascension avait été interrompue l'anée dernière par ma chute dans une crevasse;
Cette année on ne risque pratiquemment rien car la neige est très abondante. En tout cas le ciel est toujours aussi bleu et c'est bien différent de la tempète de neige que nous subissions ici l'année dernière.
La montée est un peu dure au début et je me demande pourquoi je suis venu dans cette galère. Non seulement j'étais volontaire mais en plus j'ai payé pour venir ! Mais au bout d'un quart d'heure je commence à me chauffer et le plaisir de grimper revient.
Ce n'est pas trop technique et il suffit de mettre un pied devant l'autre ou plutôt au dessus de l'autre. evidemment comme les années précédentes régulièrmeent je met un pied en dehors de la trace et je dépense alors beaucoup plus d'energie à revenir dans le droit chemin.
Vers la fin on laisse les sacs à dos et on continue légers par une fin de course en mixte avec un peu de rocher et un peu de neige. C'est assez amusant de grimper dans les rochers même si certains passsages passages sont un peu délicats et que je ne suis que moyennement rassuré.
On arrive au sommet. Nous sommes trois cordées à y parvenir celles de Malika, Carine et moi. Il fait très bon même au sommet et on reste volontiers allongé au soleil à bronzer, appuyé plus ou moins confortablement à un rocher. C'est incroyable car on est à 3512m et il doit faire au moins 20ø.
arnaud et sylvain se reposent au sommet
Puis on redescend du sommet. Le premier troncon est un peu délicat car il s'agit d'un mur de rochers pas trop facile à descescalader. Comme les autres cordées ont mis du temps à le descendre et qu'il ne nous reste pas énormément de temps avant le départ de la dernière benne des grands montets Christophe me fait descendre ce mur en moulinette.
Un peu plus loin dans la descente mi neige mi rocher Jean-Pierre glisse bétement d'un pied dans la neige et son autre genou se tord alors que la corde se tend. Du coup il est blessé et on redescend rapidemment pendant qu'il est encore chaud et ne souffre pas trop. La descente est un peu pénible car dans de la neige à moitié fondue on enfonce pas mal.
Philippe et son guide redescendent dans la neige

Arrivés en bas des escaliers de fer on ôte les crampons et on monte sur la terrasse en haut pour attendre au soleil le départ de la dernière benne à 5h. J'en profite pour manger une orange et une madeleine car nous n'avons rien mangé de la journée hormis quelques barres de céréales fournies par Jean-Pierre.
En bas Arnaud conduit la voiture de Jean-Pierre et on l'emmène à l'hopital. On lui fait une radio et on diagnostique un déchirmeent des ligaments internes.
Pendant ce temps Arnaud et moi allons attendre sur la pelouse au bord d'une rivière proche. J'en profite aussi pour me changer et remettre mon bermuda et mes chaussures bateau. Je recois un appel de Juliette de Boislfeury qui m'invite à Morvillars le week-end prochain. Sam passe aussi à l'hopital car sa copine y est parait il hospitalisée. Il nous dit que demain les trois qui ont été au sommet de la petite verte tenteront le Mont Blanc du tacul tandis que les autres iront aux aiguilles rouges faire la traversées des crochus. Je parle aussi avec madame Payot l'adjointe au maire qui me dit qu'elle nous accueillera demain à 18h à la mairie pour un petit pot comme l'année dernière.
Jean-Pierre souffre passablement maintenant que son genou et froid; On l'emmène dans une pharmacie pour s'acheter une attelle et des médicaments.
Puis on retrouve les autres à une terrasse de café où on prend un apéro avant de rentrer à l'auberge un peu en retard pour le diner de 19h30.
Ce soir on comande carrément deux bouteilles de côte du rhône et on déguste une tare au maroille très bonne. Avec de la salade, des escalopes, du blé et des glaces.
Puis on retourne dans nos chambres. La plupart des autres font une partie de pétanque sur le parking tandis que j'écris ces notes peinard dans ma chambre.
Nous n'avons pas de réveil dans notre chambre et comme hier matin j'étais levé quand Alice est venue toquer à notre porte je redoute un peu qu'elle ne se dise que nous avons un réveil et qu'il n'est pas utile qu'elle vienne frapper. Mais heureusement elle est consciencieuse et vient frapper à 6h. C'est un peu tôt à mon go–t mais une petite douche rapide remet les idées en place. L'eau de la douche est de plus en plus chaude et maintenant il commence à être difficile de se rincer sans se bruler. Nous sommes allés le signaler hier au bureau mais la préposée nous a répondu nonchalamant que c'était connu et qu'il était prévu de réparer cela un jour. Pour nous calmer elle nous a donné la clé de la douche pour handicapés mais elle est aussi chaude et aussi courte.
On va petit déjeuner. En principe il n'est servi qu'à partir de 7h30, mais on a demandé hier soir et un employé est là ce matin pour nous servir. On prend aussi nos pique-niques pour la journée.
Sam et Marcial sont passés nous chercher tandis que l'on retrouve les autres guides au départ du téléphérique. Jean-François est venu plus tôt pour faire la queue et nous acheter des billets. Il a obtenu des tickets à 50% et des plaques avec le numéro 1 pour monter dans la première benne de 7h.
Nous montons à trois cordées Carine et Michel avec Marcial, Malika et Olivier avec Jean-François et Grappe et moi. Thomas n'est pas venu de Genève où il est toujours retenu par son travail; Et Arnaud a préféré prendre l'option tranquille et aller avec le deuxième groupe dans les Aiguilles Rouges où ils vont faire la traversée des Crochus.
On emprunte les deux troncons de benne pour arriver jusqu'en haut de l'aiguille. là on traverse les galeries en faisant un crochet par les toilettes pour déboucher sur la plate-forme qui surplombe l'arète du midi. On s'équipe des baudriers et crampons avant d'aborder la descente.
Malika et sa cordée sont déjà partis et on ne les reverra pratiquement pas de la journée tellement ils galopent vite. Je descend derrière Marcial à qui je tache d'emboiter le pas. La neige est excellente et accroche bien et le soleil resplendit déjà.
Pour descendre l'arète j'ai mis mon anorak de ski au cas où il ferait un peu frais mais dès que l'on est en bas je le retire et je reste en chemise lacoste toute la journée y compris au sommet. Il n'y a pas du tout de vent et il fait vraiment très bon.
Une fois en bas de larète on traverse en contrebas du refuge des Cosmiques en direction du Mont Blanc du tacul.
Puis il faut commencer à grimper. On marche dans une bonne neige et on peut même marcher à coté de la trace sans trop s'enfoncer. Cependant le premier raidillon est bien raide et j'y laisse une bonne partie de mes forces. Déjà chaque pas compte et il y en a pour lesquels j'ai besoin de m'encourager. J'essaie de ne pas trop sortir des pas de Grappe car à chaque fois que je sors de la trace cela me co–te une energie folle.
On passe une rimée très facilement car elle est bien couverte de neige. On passe aussi à coté de quelques crevasses mais les ponts sont solides. D'ailleurs à aucun moment Christophe ne me fais prendre mes distances et on marche plutôt proche l'un de l'autre.
On s'arrète deux ou trois fois pour boire et prendre une barre de céréales qui est à chaque fois bienvenue.
Après le premier raidillon s'est moins dur mais c'est long et on grimpe ainsi pendant trois petites heures pour passer de 3500m à 8h30 en bas de l'arète jusqu'au sommet à 4300m à 11h30.
On croise régulièrement d'autres cordées qui descendent ou bien il y a des cordées qui nous suivent et qui nou sdoublent dès que le terrain le permet. A vrai dire à la montée je ne vais pas tellement moins vite que les autres et je pense que ceux qi suivent derrière ne sont pas forcément mécontents d'avoir une excuse pour grimper pas trop vite. Il n'en demeure pas moins qu'il y a pas mal de monde et que les moments où on peut profiter du silence absolu de la montagne sont rares car on entend presque tout le temps des voix qui s'interpellent au loin.
Comme il fait bon au sommet on peut sortir les casses croutes et manger un peu. On admire les alpinistes qui sont au sommet du Mont Maudit. Je dois dire que je suis passablement crevé et je ne pense pas que je serai capable à ce stade d'entrainement de faire le triple pour aller jusqu'au Mont Blanc.
Puis on redescend il y a un peu d'attente pour descendre les quelques mètres de rochers qui permettent d'accèder au sommet car ils ne sont pas complètement évidents et on est un peu nombreux. Avec le beau temps il y a pas mal de cordées qui ont entrepris l'ascension. On en croise quelques unes qui arrivent seulement maintenant.
Malika et sa cordée que nous avions retrouvé au sommet redescendent vite fait et marchent sans s'aréter jusqu'à l'aiguille. Carine et moi nous prenons un rythme moins sportif et ma foi Carine semble tenir mieux le coup que moi.
Je perds beaucoup d'énergie à la descente à rater les marches de neige qui ne sont pas toujours régulières. Je me tort la cheville, quand ce n'est pas le genou. La descente est assez éprouvante. Je suis pendant un bout de temps Marcial tandis que grappe m'assure par dérrière. Cela m'aide un peu de suivre Marcial mais c'est pénible de se tordre ainsi les cheviles tous les dix pas.
Puis une fois en bas il faut retraverser la vallée blanche et regrimper jusqu'au haut de l'arète. Cela grimpe en fait déjà bien avant l'arète proprement dite. Et comme on continue à monter à petits pas réguliers sans s'arréter je me nourris de l'illusion que l'on est déjà sur l'arète en espèrant que d'ici peu grappe va m'annoncer que l'on est arrivé. Mais il finit par m'annoncer que l'on aborde l'arète.
Et donc il faut encore continuer. Mes jambes sont lourdes et chaque pas compte là aussi. Heureusement les marches sont plutto bien régulières et je calcule pour m'occuper que je parviens à ne sortir de la trace qu'environ un pas sur dix. Je ne vais pas très vite et il y a une ou deux cordées qui trainent derrière moi. A vrai dire je suis agréablement surpris par mon souffle qui tient bien le coup et je transpire assez peu. Ce sont les jambes qui dégustent et son vraiment lourdes. Nous ne sommes qu'au deuxième jour.
J'ai aussi un peu mal à la tête. Paradoxalement je n'avais pas mal ou très peu au sommet et c'est depuis que nous sommes redescendu dans la vallée blanche que cela m'a pris.
On arrive enfin au sommet de l'aiguille. Là une fois que l'on a rangé l'harnachement on repasse dans les galeries qui tournicotent dans la roche et qui nous font emprunter un chemin différent de celui de l'aller. Cette fois ci on doit monter et descendre plusieurs escaliers. Mais on avance lentement car il y a une longue queue et on attend à peu près 45mn pour pouvoir monter dans une benne. Ce n'est vraiment pas le moment le plus drole car je m'allongerai volontiers pour faire une petite sieste et il nous faut rester debout et piétiner.
Une fois en bas vers 16h. Grappe me raccompagne jusqu'à l'auberge. On y attend en vain les autres qui se sont arrétés pour prendre un pot dans un café. Ils ont retrouvés Jean-Pierre qui s'est installé une bonne partie de l'après-midi dans un café à la sortie du téléphérique pour nous guetter.
Grappe rentre chez lui et sans attendre la clé de la chambre que Jean-Pierre a avec lui je vais prendre une douche. Malheureusement je n'ai pas de savon et je n'en trouve pas qui traine dans les douches.
Je fais une petite lessive de deux chemisettes que je fais sécher au soleil sur un rocher à l'exterieur de la chambre.
J'essaie de faire une petite sieste pour reposer mes mollets qui sont vraiment fatigués. Mais j'ai un peu du mal à dormir notamment parceque les autres papotent sur la pelouse sous ma fenêtre.
L'autre groupe est revenu également enchanté. C'était moins sportif mais très beau. Arnaud et Philippe se sont acclimatés à la haute montagne !
Arnaud et Philippe flemmardent
et ils ont profité de paysages magnifiques dans ce masssif du Brévent.
Puis vers 17h45 on part tous pour le Majestic où comme l'année dernière l'adjointe au maire madame Payot nous offre un petit verre de bienvenue. Cette femme octogénaire a toujours une péche étonnante et lorsqu'elle fait un petit discours d'encouragement, elle s'excuse plusieurs fois de ne pas avoir réussi à nous obtenir des billets gratuits pour les remontées mécaniques. Arnaud lance du fond de la salle qu'à défaut de remontées gratuites elle pourrait peut-être nous obtenir des tournées de bowling gratuites et comme je lui lance qu'elle pourrait venir au bowling avec nous elle semble partante et note consciencieusement mon numéro pour pouvoir me rappeler. Car elle dit n'avoir jamais eu l'occasion de jouer au bowling.
Je donne trois petites interviews aux journalistes qui sont présents. A savoir le grand gaillard qui anime la radio locale Chut FM. Je me rappelle de lui avec son coté provocateur et grand parleur qui cache mal une grande sensibilité. Puis il y a une très jolie jeune journaliste du Dauphiné
article du Dauphiné avec photo de Sylvain
avant de terminer par une journaliste de Radio france locale.
Puis après la photo de groupe prise sur la terrasse on se dispose
article du Dauphiné avec photo de groupe
autour du buffet avec un vin pétillant de Savoie ma foi pas mauvais et
des petits fours aussi plutôt bons.
D'ailleurs après une heure de bavardages et de rires tous ensemble dans une bonne athmosphère madame Payot nous encourage à emporter les deux bouteilles qui restent ainsi qu'un petit paquet de petits fours.
J'ai profité du cocktail pour papoter avec le directeur de l'auberge de jeunesse qui était invité et je l'ai entrepris sur la mauvaise qualité de nos douches qui sont brulantes et trop courtes. Je lui ai aussi demandé si on pouvait envisagé de se faire rembourser une partie des nuits non utilisée sachant qu'il est probable que Thomas ne vienne pas et que Jean-Pierre repart demain. Il y avait aussi pendant le cocktail Christine Janin la grande alpiniste féminine qui a ouvert un centre pour des jeunes handicapés et qui a un soutien total de madame Payot.
Puis on rentre à l'auberge juste à temps pour diner. On commande deux bouteilles de côte du rhône pour continuer sur notre lancée de gaieté.
Après le diner on joue un peu au ping-pong. Carine se débrouille très bien et cela me rappelle mes jeunes années de mal-voyant où je parvenais aussi à pas trop mal tenir ma place au ping-pong et à voir tout compte fait pas si mal. Carine elle parvient à avoir une vie à peu près normale et elle a même voyagé seule dans des pays étrangers. Je tape moi aussi quelques balles de ping-pong avec un résultat très mitigé mais c'est amusant d'essayer.
Puis on décide d'aller en ville. Certains se tatent pour y aller mais finalement on y va tous sauf Sahid qui reste se reposer.
Au centre ville Arnaud et moi on demande des conseils sur les bars à fréquenter au gardien du Casino.
Il nous indique notamment le bar Wilde Walabie un bar australien qu'il recommande.
On y va car c'est juste à coté. On traverse une cour sympa avec une piscine mais on débouche dans une salle trop chauffée où il n'y a encore personne et où la pusique est forte. Du coup cela ne nous tente pas et on ressort.
On repasse demander un autre conseil au gardien du Casino. Il nous envoie au Queens qui est rue des Moulins une petite rue pedestre.
On s'installe à des tables la musique n'est pas très bonne mais je danse tout de même entre les tables avec chacune des filles. On commande des bières ou des ca‹pirini.
Certains veulent aller se coucher tandis que d'autres sont partants pour aller visiter une autre crémerie. On se sépare donc. Je reste avec les noceurs, et je leur propose d'aller à la chambre 9 dont je garde un bon souvenir de l'année dernière. On traine un peu dans les rues pour le retrouver mais une fois que l'on y est on se rend compte que c'est un des bars où on a bu un verre hier et qu'il n'y a aucune ambiance pour l'instant. Du coup on insiste pas et on va se coucher.
Le reveil n'est pas trop tôt vers 8h car nous n'avons rendez vous qu'à 9h avec les guides; Petite douche bouilante puis petit déjeuner.
On part avec les guides jusqu'au mur de Seloze. C'est un petit village qui est sur la route de Saint Gervais et qui a au bord de la route une falaise aménagée. Je suis déjà venu ici il y a six ou sept ans lors de mon premier stage d'alpinisme.
On s'installe au pied de la falaise. Je me mets en cordée avec Arnaud. Chaque cordée se met sur différente voie en paralèle. Jean-François décide d'emmener d'emblée Malika jusqu'en haut tandis que les autres guides se content de nous faire faire plusieurs ascensions mais d'une seule distance.
Les voies ne sont pas trop difficiles et je suis un peu frustré de défi. Sauf la dernière voie qui est un peu plus dure.
Pendant ce temps Jean-Pierre est venu nous rejoindre avec sa voiture pour nous regarder et prendre quelques photos mais en sortant de sa voiture il oublie ses clés à l'intérieur et elle se verrouille automatiquement au bout d'une dizaine de secondes. du coup il se retrouve dehors sans clé et il doit emprunter sa voiture à Grappe pour aller dans un garage Renault demander au dépanneur de venir l'aider à 'louvrir. Les voitures Renault son tellement s–res que même le dépanneur a du mal. Il doit écarter la portière au moyen d'un coussin d'air pour passer dans la fente une tige métallique avec laquelle il va atrapper le trousseau de clés resté à l'intérieur. Le pauvre Jean-Pierre a décidément que des enuis. Heureusement le dépanneur lui propose spontanément de déclarer une panne de circuit éléctrique de facon à ce que l'assurance. le rembourse.
En fin de matinée on termine par monter sur le sommet de la falaise par un petit sentier qui la contourne et d'en haut on fait un grand rappel jusqu'en bas.
C'est assez amusant notamment parcequ'il y a un grand bout en fil d'araignée c'est à dire que l'on descend en surplomb et donc du coup les pieds ne touchent pas la paroi. Puis pour la deuxième moitié les pieds retouchent la paroi et on descend avec les jambes bien raides perpendiculaires à la paroi.
Comme l'orage se met à menacer on va pique-niquer dans une grange mitoyenne de la maison de Jean-François. Elle est bien aménagée avec des tables et des bancs; On prend nos pique-nique amélioré de deux bouteilles de la cave de Jean-François et des saucissons et des tomes de vache et de chèvre achetés par Michel et Carine.
Après le déjeuner Jean-Pierre nous fait ses adieux et prend la route pour rentrer à Paris; Heureusement c'est son genou gauche qui est blessé et du coup sur autoroute il aura peu à débrayer;
Tous les autres on repart pour le mur des Gaillands qui est à Chamonix même. Là les guides nous réinstallent des cordes sur différentes voies. Je fais deux voies en cordée avec Malika. Je l'assure pendant qu'elle grimpe et vice-verca. Ces deux voies sont nettement plus difficiles que celles de ce matin et je suis bien content de les faire; Je me fatigue beaucoup pendant la première et un peu moins dans la seconde même si elle semble être un peu plus difficile. Mais Sam entretemps m'a bien expliqué la facon de placer son pied sur les prises en appuyant la pointe du pied perpendiculairement à la paroi et non pas sur la care. Ainsi on peut bien s'appuyer sur le pied et on travaille moins des bras; Or cette voie a relativement peu de prises de mains.
sylvain escalade une voie difficile

Il fait de nouveau très beau. De là on va au bord d'un petit lac qui est tout proche et où deux des guides ont été accroché une corde statique. C'est à dire une corde sans élasticité qui sert plutôt à la spéléologie et pas pour l'alpinisme, car si on tombe on risque de casser la corde net. Ils ont donc tendue cette corde au dessus du petit lac et nous nous lancons à partir du petit muret d'une ruine qui a été construite par un original anglais. La corde est bien tendue et accrochée au dessus du point où on s'élance. Du coup on descend pas mal au moyen d'une longe accrochée au baudrier et à une poulie au cable de la corde statique.
Au début les descentes se font gentiment et seuls quelques uns ont les pieds qui raclent un peu l'eau au passage; Mais peu à peu cela dégénère. J'inaugure une nouvelle série de sauts avec Grappe qui guide la corde à l'arrivée et qui s'arrange pour que je plonge carrément dans leau. Je suis mouillé jusqu'aux épaules et mon bermuda est trempé. Heureusement je n'avais pas grand chose dans les poches à part quelques billets de deux cent francs.
Les autres suivent et peu à peu tout le monde est trempé. Je m'amuse à repasser et à faire un maximum de ricochets dans l'eau. J'en fais jusqu'à 8.
Ce petit jeu s'appelle une tyrolienne. On fait cela pendant une bonne heure. Puis on va sécher dans un champ de foin proche du parking.
On rentre à l'auberge où on se repose. Je prends une douche toujours aussi bouillante. Je me lave les cheveux dans le lavabo de notre chambre pour avoir de l'eau moins chaude mais pour me rincer ce n'est pas simple car le robinet est placé très bas.
On prend l'apéro sur la terrasse devant la salle à manger en buvant les deux bouteilles récupérées d'hier soir ainsi que les derniers petits fours qui nous restaient.
Puis on dine d'une grosse tartiflette et d'une sallade. Je vais signaler au bureau d'accueil que Jean-Pierre est parti.
On retourne dans la chambre où on papote avec Philippe et Arnaud. Philippe doit aller faire le Mont Blanc du tacul demain avec Olivier qui y retourne et Christophe Dat leur guide. Tandis que nous irons faire une course mixte dans les aiguilles rouges. Du coup on doit se lever pour être prêt à 7h35.
Je ne dors pas très bien et je me réveille plusieurs fois dans la nuit. Cependant je ne remarque pas qu'il pleut entre 4 et 5h. Une fille vient une fois de plus toquer à notre porte pour nous réveiller.
Je vais prendre une douche toujours très chaude, puis je m'habille. On petit déjeune sur la table de la terrasse à coté des tables de ping-pong car la responsable du restaurant n'a pas voulu que l'employé se lève une fois de plus pour nous préparer le petit déjeuner. Elle nous a donc passé des sacs en plastique avec de quoi faire un petit déjeuner et elle nous a donné cela hier soir en même temps que les sacs plastique pour nos pique-niQUE.
A 7h35 les guides nous attendent sur le parking. On attend cinq minutes pour qu'Olivia et Alice fassent leur apparition.
Puis on monte en voiture et on va au départ du télé-cabine pour les aiguilles rouges. J'achète 8 tickets aller et retour car Philippe et Olivier sont déjà partis de leur coté pour l'aiguille du Midi.
On se met dans la queue pour prendre la benne. On ne monte pas dans la première qui part à 7h30. Et alors que 'lon attend la seconde on nous annonce que le téléphérique est fermé à cause du vent qui s'est levé ce matin. Et d'ailleurs la première benne qui n'avait pas eu le temps de faire tout le chemin d'ascension redescend et ses passagers en ressortent. Je retourne au guichet pour me faire rembourser les tickets tous juste à achetés.
Les guides se concertent sur le programme qu'ils peuvent nous proposer et se mettent d'accord pour une initiation au canyoning. Cela remporte un franc succès auprès de nous tous sauf peut-être malika qui n'aime pas les sports d'eau.
On commence par tous aller prendre un café chez mélanie qui est le bar en face du bureau de la compagnie des guides et où ils semblent être tous bien connus.
On repasse à l'auberge de jeunesse pour prendre nos maillots de bain et pour déposer nos chaussures et crampons. On a donné rendez vous aux guides à 9h30. On roule en voiture vers Argentières et la Suisse jusqu'au départ d'un circuit d'initiation au canoying. Nos super guides se sont débrouillés pour nous dégotter un mini-bus de la compagnie des guides et surtout des combinaisons pour chacun d'entre nous. En plu sce sont des combinaisons très complètes avec pantalon salopette, veste avec cagoule et chaussons. Il faut mettre des chaussures par dessus les chaussons et je prends mes chaussures bateau neuves de Dallas.
A l'endroit où on s'est garé et où on se change il y a un chantier avec des camions et autres pelleteuses qui passent par là et font passablement du bruit et du remue-ménage au point que Jean-François déplace sa voiture de peur de la voir abimée.
on monte quelques dizaines de mètres par un sentier pour aller au départ proprement dit.
Là on commence par se tremper dans l'eau pour imprégner nos combinaisons d'eau. Il y a une petite cascade et je tente de remonter jusqu'à elle sur des rochers un peu glissants. Puis on s'équipe de baudriers spéciaux car on peut se raper les fesses dessus.
On commence à avancer dans l'eau mi marchant, mi à quatre pattes selon les endroits. Graecirc;ce à la combinaison il ne fait pas trop froid cependant pour les mains qui ne sont pas gantée l'eau est très froide. On avance ainsi sur quelques dizaines de mètres les guides nous encadrent de près, surtout les aveugles qu'ils tiennent par la main pour nous éviter de glisser, tandis que les mal-voyants et accompagnateurs sont un peu plus libres.
La première curiosité" consiste en un toboggan formé par une pierre plate dans un petit rapide. On enchaine ainsi différents obstacles où il faut soit se glisser entre les rochers, soit traverser le torrent sur des pierres en s'aidant d'une corde disposée par les guides, soit longer une paroi au dessus de la rive en étant assuré par une longe. Les deux temps forts consistent d'une part à faire un saut de quatre mètres environ dans l'eau depuis un rocher en surplomb d'autre part à descendre dans une sorte de moulinette une cascade d'une vingtaine de mètres.
Juste après le grand saut de quattre mètres le pauvre Sahid qui a fait un plat un peu sec a un malaise d'épilepsie et on l'évacue dans un champ voisin pour qu'il se repose avant de l'emmener à l'hopital faire des examens.
Pour la descente de la chute d'eau on est donc attaché par le baudrier et Marcial qui se tient en haut nous fait descendre en moulinette dans la chute. Mais comme les pierres sont très glissantes au lieu de se tenir les jambes en opposition sur la paroi on descend dos à la paroi et on descend un peu comme un sac à patates en devant jouer du cul pour avaler les différentes marches de pierre. Je passe le premier et j'ai un peu du mal à me diriger car mon baudrier n'est pas très serré et la corde à tendance à me tirer plus sur une jambe que sur le bassin du coup mes jambes ont envie de remonter à l'horizontale. Ce qui est rigolo c'est que comme je suis le premier la technique n'est pas encore très au point et je recois des ordres contradictoires entre ceux qui sont en haut et Jean-François qui est posté en bas pour me receptionner. En plus avec le bruit de la chute je n'entends que très partiellement ces ordres contradictoires.
Le soleil revient progressivement et je mets à profit les différents temps morts pour faire le lezard sur les pierres ou allongé dans l'eau. Cela permet de se réchauffer un peu car il fait frais dans cette eau glacée. Et j'ai beau faire pipi le plus souvent possible dans ma combinaison un peu pour la réchauffer un peu pour le plaisir de retourner en enfance et se laisser aller, mes reins ne sont pas intarissables.
On arrive au point final de la balade aquatique je n'ai pas trouvé cela très sportif et cela manquait un peu d'émotions fortes mais je suis bien content d'avoir eu l'occasion de faire du canoying dont j'entendai parler depuis longtemps.
Je retire ma veste de combinaison pour marcher sans avoir trop chaud le long d'un chemin de la rive jusqu'aux voitures. Là j'ôte le reste de la combinaison pantalon, chaussons et casque. Je me retrouve en maillot de bains avec le soleil qui cogne fort au point que j'ai peur de prendre des coups de soleil.
Malheureusement un des guides Eric a fermé la voiture de Jean-François avec les clés à l'interieur. C'est dans cette voiture que se trouve les sacs à dos de la moitié d'entre nous. Avec leur change et leur pique-nique.
Nous nous installons dans l'herbe sur le bord du chemin pour attendre pendant une grande heure que Sam et Michel aillent chercher les doubles de clés de Jean-François à Chamonix tout en accompagnant Sahid à l'hopital.
Je passe mon pantalon et mon t-shirt à Malika pour qu'elle puisse oter sa combinaison tandis que je m'allonge au soleil en maillot de bains avec un peu de crème solaire d'Arnaud. Arnaud et moi qui avons nos pique-niques les partageons avec les autres et pour une fois je finirai presque totalement le sac en plastique de mon pique-nique.
On s'assoupit un peu pour faire une sieste mais elle est interrompue par un ballet de voitures de pompiers et de médecins puis d'hélicoptère qui passent devant nous et viennent manifestement secourir une ou plusieurs personnes dans le canoying. Olivia dort à coté de moi tellement profondément qu'elle n'entend même pas l'hélicoptère lorsqu'il nous survole. Les filles sont toutes excitées à la vue des corps musclés des guides en maillots de bains. qui dort à
Puis les doubles de Jean-François arrivent et on peut tous rentrer à Chamonix. Sam qui nous raccompagne Arnaud, Malika et moi fait un crochet par la Suisse toute proche pour faire le plein d'essence sans plomb qui y est moins chère. A la frontière le douanier suisse se fait un peu prier pour nous laisser passer alors qu'il n'y a qu'Arnaud qui a sa carte d'identité. Je suis carrément toujours en maillot de bains.
Sam au poste d'essence sort un petit bidon de son coffre pour mettre un additif de plomb dans son reservoir car normalement il doit y mettre du super. ; us pour rajouter rajoute fait quelques
De retour à l'auberge on décide que le lendemain on ira faire une école de glace, comme je l'ai suggéré.
On retrouve Philippe et Olivier qui redescendent du mont Blanc du Tacul où ils ont eu un très beau temps et une ascension apparemment sans trop de difficultés. Ils sont ravis.
Madame Payot me rappelle plusieurs fois pour me dire qu'elle s'est démenée pour nous avoir des billets gratuits aux remontées mécaniques mais comme elle a laissé des messages à Sam qui ne la rappelle pas elle ne sait pas exactement ce que nous fairons demain pour savoir quel téléphérique reserver. Finalement comme je lui dit que nous allons prendre simplement le train du Montenvert pour monter à la mer de glace elle me dit qu'ele va prévenir pour que les 6 tickets pour les aveugles soient facturés à la mairie.
Comme je n'ai pas l'impression d'avoir eu aujourd'hui ma dose de dépense physique je suggère que l'on aille à la piscine. Seule Carine est partante. Mais heureusement Alice, Olivia et Malika veulent aller en ville faire des emplettes, donc Alice peut nous déposer tandis que Michel reste faire la sieste. Mi chel e ddifficultés pour nous laisser Arnaud qui veut aussi monter en ville se dévoue pour y aller à pied et nous laisser à cinq dans la voiture d'Alice. vuet apasser
A la piscine Carine se débrouille tellement bien que la caissière a un peu du mal à réaliser que nous sommes deux handicapés mais nous voyant un peu hésitants sur la direction à prendre pour trouver les vestiaires elle finit par comprendre et par nous conduire dans des vestiaires accessibles aux personnes handicapées moteur.
Cette piscine est magnifique avec un grand bassin de 50m en exterieur en plus des bassins qui sont à l'interieur. On commence par faire quelques longueurs bienfaisantes dans ce grand bassin. Nous avons une ligne d'eau pour nous deux. Je demande à une maitre nageur de me préter une planche pour faire des exercices en évitant de me cogner.
Puis on rentre à l'interieur et on va descendre le grand tobbogan qui émerge du batiment de la piscine et se voit de loin. On doit pour cela monter un escalier de 64 marches en colimacon ce qui me fait dire que sa hauteur doit être à peu près de 4 étages. En tout cas il est canon on prend une sacrée vitesse avec à la fin des virages bien relevés qui vous secoue bien. C'est beaucoup plus long que ce à quoi je m'attendai et j'ai commencé par pousser un grand cri que je comptai tenir du haut en bas mais je suis hors d'haleine bien avant la fin.
On le refait une deuxième fois pour ien en profiter avant d'aller dans le jakousy, qui met un certain temps avant de démarrer. Mais c'est aussi très sympa de se faire ainsi masser le dos.
Puis on barbote un peu dans les autres bassins intérieurs plus ou moins à la recherche d'une baignoire d'eau à bulles. Comme on ne la trouve pas on se rabbat sur le sauna et le hamam auxquels on accède en passant par les vestiaires Dames.
Comme il n'y a personne à l'entrée on ne paie pas le supplément normalement exigé et on se balade dans le centre de sauna à la recherche des différents compartiments. On finit par trouver un compartiment de sauna vide où on s'allonge Carine et moi pendant cin bonnes minutes. Avant d'aller prendre une douche dans une cabine en face où il y a jusqu'à cinq jets d'eau différents.
Puis on trouve un compartiment de hamam où on s'allonge. Je trouve cela pour ma part moins agréable que lee sauna car l'humidité done l'impression de transpirer abondamment.
On reprend une douche avant de retrouver notre vestiaire, de nous rahbiller et de téléphoner à Michel pour qu'il vienne nous chercher. Il a un peu du mal à nous trouver car Carine a voulu marcher à sa rencontre et comme on est passé par une voie piétonne le long de la rivière Arve on s'est raté. On se retrouve sur la place du mont blanc face à l'ENSA qui est proche de la piscine.
On rentre à l'auberge pour diner. Après quoi un consensus semble se dégager pour aller au bowling cependant on met beaucoup de temps à décoller et lorsque on démarre il est déjà presque 10h. Du coup Alice décide qu'elle va juste nous déposer et rentrer se coucher tôt. Sahid, Olivier et Philippe sont restés aussi pour se remttre de leur dure journée respective.
Au bowling qui est très proche de l'auberge il n'y a pas beaucoup de monde. On prend une piste à 7 et on se met à jouer. Très vite Michel s'avère être la terreur des bowling et fait strike sur strike. Arnaud, Carine et Malika se tirent des bourres. Tandis qu'Olivia et moi avons un peu du mal à abbattre une quille de temps en temps. Au point que Michel se met à guider la main d'Olivia tandis qu'Arnaud coache la mienne, ce qui nous permet de ne pas rester complètement nuls. Je termine dernier et ai le plaisir de payer les consommations de tout le monde. On paie en sortant et comme j'ai demandé si on pouvait avoir une réduction comme aveugles l'employée au comptoir nous annonce que le patron veut bien nous faire la partie à 50f chacun au lieu de 55f.
On se lève relativement tard puisque les guides ne nous ont donné rendez vous qu'à 8h30. Après la douche et le petit déjeuner on les retrouve sur le parking comme d'habitude.
On arrive au départ du train du Montenvert pour le premier départ à 8h30. Mais il y a pas mal de queue et le train part alors que nous faisons toujours la queue. Lorsque c'est notre tour je demande à avoir les six billets gratuits promis par madame Payot, plus trois billets payants puisque ce matin nous sommes 9 à monter. Car Sahid est resté à l'auberge se reposer.
Le préposé part très longuement dans son arrière boutique pour se renseigner, il téléphone à la mairie et finit par réapparaitre en nous an nous annoncant que c'est d'accord pour les six billets gratuits qui seront facturés à la mairie. Puis il hésite sur le tarif qu'il va appliquer aux trois personnes restant que judicieusement Grappe qui est avec moi appelle accompagnateurs du coup il est d'accord pour appliquer le tarif Guide comme je le lui suggère. Cela nous fait du coup une montée à 9 pour 63f, ce qui est particulièrement économique. Heureusement les personnes derrière nous dans la queue ne s'impatientent pas trop car il y aurait eu de quoi.
On monte dans le train à crémaillère qui part à 9h. Il grimpe pendant un long moment d'autant plus que l'on s'arrète au milieu pour attendre que deux trains qui descendent nous croisent.
Arrivés en haut on emprunte le chemin qui court le long du haut de la falaise, passe devant l'hotel qui se situe là et descend vers la mer la moraine de la mer de glace.
Le sentier se termine par trois grandes échelles qui descendent le long de la falaise presque verticale. Pour les descendre les guides nous encordent. Je suis toujours avec grappe. Carine qui descend à coté de moi sur une échelle parallèle n'est pas très rassurée mais Jean-François la tient fermement.
En bas des echelles nous sommes dans la moraine du glacier. C'est à dire que nous marchons dans un mélange d'éboulis de pierres et de sable pas très praticable pour nous. Il parait que ce sont toutes les pierres et la terre que le glacier pousse devant lui au fur et à mesure de ces mouvements, qui forment ainsi la moraine.
On marche ainsi une bonne dizaine de minutes et le sable est de plus en plus mélangé à de la glace pour finir par arriver au pied du glacier proprement dit.
Là les guides disposent trois cordes en paralèle fixées à quatre ou cinq mètres du sol par des broches à glace. Et on se met à grimper sur les différentes voies. La technique revient peu à peu. Il ne faut pas oublier de garder le talon bas même lorsqu'une fois que le pied est planté on ramène le bassin près de la paroi et que l'on éccarte les épaules pour lancer les piolets un peu plus haut.
Pendant que l'on apprend la technique sur ce premier mur Jean-François est monté un peu plus haut pour préparer une voie qui descend dans une crevasse. Chacun notre tour on monte le rejoindre et on descend dans la crevasse en moulinette pour en ressortir ensuite en grimpant avec les piolets et les pointes de crampons.
Je monte pour rejoindre Jean-François en m'appuyant au sac de grappe afin d'éviter les crevasses.
Sylvain et Grappe marchent entre les crevasses
Puis Jean-François me fait descendre dans la crevasse aménagée et une
fois au fond je dois remonter;
Je le fais sans trop de difficulté
sauf que mon style n'est pas du tout académique. D'ailleurs au début au
fond de la crevasse je m'aide en m'appuyant avec le dos sur la paroi
opposée de la crevasse que l'on touche facilement.
Ce qui est aussi impressionant c'est d'entendre les rivières d'eau qui coule sous la glace avec les eaux fondues qui s'écoulent. Ces millions de tonnes de glace qui fondent et regèlent au gré des journées et des nuits et au gré des saisons, c'est vraiment impressionant et cela doit mettre en oeuvre des forces incalculables pour bouger des masses pareilles à raison parait il d'environ 1cm par jour.
Le soleil brille faiblement mais il est là. Il y a surtout pas mal de vent. C'est du foen le vent qui vient d'Italie. Il parait qUE c'est graecirc;ce à lui que nous avons un beau temps aujourd'hui car il souffle dans le sens contraire d'une depression qui vient de l'ouest de la France et qui tente de rentrer dans la vallée de Chamonix. Tant que les deux courants contraires s'affrontent le temps reste beau si c'est le foen qui gagne il y a de la pluie qui le suit, si c'est le vent de la depression d'ouest il amène la tempète qui la précède.
On retraverse toute la moraine en sens inverse. Je suis bien content d'avoir fait cet exercice de glace car c'est un de ceu que je préfère. C'est à la fois technique, physique et pas trop difficile.
On regrimpe les échelles. Je suis toujours Grappe qui m'assure. Contrairement à l'aller je ressens une petite appréhension perché sur ces échelles qui dominent le vide.
Une fois en haut on regrimpe le long du petit sentier jusqu'à la gare du Montenvert. La montée est un peu longue à mon go–t et je suis content quand on arrive car je commencai à fatiguer.
On s'installe derrière l'hotel à l'abri du vent pour pique-niquer. Puis on reprend le train pour redescendre dans la vallée.
On repasse par l'auberge puis Sam vient avec Alice et moi pour rendre le materiel loué au magasin Pros-ski. Puis on reserve un diner pour tout le monde y compris les guides au restaurant le Dahu à Argentières.
Pendant que la plupart font une sieste, que Alice et Philippe vont à la piscine je fais les comptes. En fait je refais tout les comptes que j'avais fait depuis le début de la semaine car je remets complètement en cause la méthode que j'utilisai jusque là. Finalement le séjour va co–ter à peu près 5000f par personne avec les frais de transport. Le gros poste bien s–r ce sont les honoraires des guides à raison de 1700f par jour cela fait 3400f par personne pour quatre jours. Ce qui déjà dépasse la participation de 3000f demandée à chacun. Du coup cela risque d'être difficile de rembourser tout ou partie de leur 3000f à Jean-Pierre parti au milieu ou à Thomas jamais venu. Il faudra voir cela avec le GIAA qui va donc contribuer à hauteur de 2000f environ par personne au frais du séjour. Je crois que le GIAA a recu une subvention de 10 000F du ministère de la Jeunesse et des Sports pour le projet ce qui fait qu'il ne reste qu'environ 16 000F à la charge du GIAA. Finalement je sors des comptes de base tous les frais annexes apéros et restaurants qu'il n'y a pas de raison que le GIAA finance. Cela rajoute 343F à la participation de chacun.
On toque à la porte de la chambre 2 où je dors toujours seul avec Arnaud, malgré la menace d'avoir des compères de chambrée depuis que l'on a signalé le départ de Jean-Pierre Mercredi soir. C'est Thomas dietrich qui fait enfin son apparition. Il vient de genève pour diner avec nous à défaut d'avoir p– participer au séjour à cause de son boulot qui l'a retenu à Genève. Je suis content de le revoir. Il parle mieux français mais n'a pas trop changé.
Je vais essayer en vain au bureau d'accueil de l'auberge de me connecter à Lig pour charger mes mails. J'y rencontre le directeur qui commande à un de ses empployés de nous offrir l'apéritif.
On descend donc au bar qui donne de l'autre coté du batiment sur le parking. Là on prend un kir ou un vin blanc. Carine et Michel font une partie de Baby-foot. Alice nous lit les deux articles parus dans le Dauphiné Libéré du jour sur notre aventure. Il y en a un dans les pages départementales et un autre qui dit à peu près la même chose dans les pages régionales.
Puis on monte en voiture pour aller jusqu'à Argentières. Je fais une blague à Alice en lui téléphonant alors qu'elle est partie seule avec Philippe sans emmener Arnaud qui du coup doit monter dans la voiture de Thomas où je suis et où nous sommes cinq. Je lui fais croire qu'elle a laissé Arnaud à l'auberge et qu'elle doit faire demi-tour.
Au Dahu on se retrouve à une grande table. Les guides sont un peu réticents à se répartir et restent plutôt groupés à un bout de la table, malgré les efforts diplomatiques d'Alice pour échanger sa place d'un bout à l'autre de la table.
Je commande une tartiflette très bonne. On boit de l'Apremont blanc et de la Mondeuse rouge. A l'apéro on a apporté trois bouteilles de champagne deux que j'avais apportées de paris et une que l'on a acheté avec Alice tout à l'heure à Chamonix. J'avais téléphoné avant au restaurant pour vérifier qu'ils ne voyaient pas d'inconvénient à ce que l'on apporte trois bouteilles pour l'apéritif. On invite les guides.
En sortant un des guides suggère d'aller à l'Arbate café dont je garde un bon souvenir et on s'y retrouve presque tous. Il y a un groupe de rock qui y fait un concert et l'ambiance est sympa. Je danse avec énergie notamment un rock endiablé avec Alice. Malika me renverse une bière que j'avais posé sur une rembarde pour aller danser. Au bout d'un moment je veux aller me coucher. Philippe est partant également et Thomas nous dépose gentiment à l'auberge aveant de reprendre la route de Genève. Le temps de me laver les dents et de m'appréter je suis au lit vers 2h.
Je me réveille juste avant 9h pour aller petit déjeuner qui se termine à 9h. Arnaud m'accompagne. En revenant je vais prendre ma douche pour une fois Arnaud est réveillé quand je prends ma douche et je pourrai donc lui demander de me montrer où se situe les douches du second étage qui sont parait il moins bouillantes que celles du rez de chaussée. Mais puisque c'est la dernière douche cela ne vaut pas la peine de le déranger et je vais prendre une ultime douche chaude. A vrai dire pour une fois elle n'est pas trop bouillante et je peux même me laver les cheveux.
Puis je retourne au bureau d'accueil avec Arnaud pour me faire rembourser le trop payé par le GIAA du fait de l'absence de Thomas et du départ anticipé de Jean-PIERRE. Le directeur se fait prier pour me rembourser cela et refuse carrément quand ensuite je lui demande de nous rembourser la nuit de ce soir où nous ne serons pas là.
Du coup je me paie le plaisir, lorsque l'employée nous dit qu'il faudrait rendre les chambres avant 10h, de lui répondre que nous les libérerons quand bon nous semblera puisque nous les avons payées jusqu'à demain.
Il pleut des cordes et donc tout le monde a décidé de partir. J'annonce le résultat des comptes et ce n'est pas très facile à répartir car les uns et les autres sont sur le départ et en plus ma synthèse vocale ne me lit plus correctmeent les numéros de cellules de 123os2. Finalement Alice va conduire Philippe et Olivier jusqu'à Lyon où elle a un mariage cet après-midi. Et où ils prendront un TGV pour Paris. Arnaud, Sahid, Malika et Olivia rentrent en train depuis Chamonix. Tandis que Michel et Carine vont me déposer aussi à Lyon où je prendrai le train pour Belfort où je vais finir le week-end à Morvillars.
A lyon Pardieu je déjeune avec Michel et Carine à la terrasse d'un café à coté de la gare; Le service y est plus que farfelu et on doit attendre longuement pour être servi. C'est Carine qui est décidément très autonome qui m'aide à prendre mon billet à un distributeur automatique de la gare;
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