Une fois de plus je me suis couché à pas d'heure pour fignoler mes bagages. Mais cette fois ci en plus je me suis connecté à ma messagerie pour boucler quelques dossiers de special bids et du coup je ne suis au lit qu'à 5h.
Au matin je vais faire une petite course à la pharmacie, avant de retrouver ma soeur Isabelle à 10h35 à la station de taxis de la Muette. Un chauffeur de taxi se précipite pour gentiment m'ouvrir la portière de sa voiture. Mais comme je lui dit que j'attends ma soeur puis seulement que nous irons à Roissy. Il me dit que pour aller à Roissy il attendra le temps qu'il faudra. Mais heureusement pour lui Isabelle ne tarde pas trop. La circulation est très fluide et on est à Roissy avant 11h.
On retire nos billets au comptoir Nouvelles Frontières. Ce système est tout de même pratique car il y a trois jours Mardi nous pensions partir en Grèce ou peut-être en Espagne et tout d'un coup nous nous sommes décidés pour le Cambodge. Le pretexte du voyage c'est d'aller rendre visite à notre cousin Pierre Ader. Heureusement les formalités de visa ne sont pas trop compliquées et on pourra acheter le notre en arrivant à l'aéroport de Pnhom-Penh.
L'avion est prévu à 12h30, on enregistre. On obtient une place près d'un hublot en zone fumeur. Puis on monte dans le satellite 4.
On attend là sagement. Mais alors que l'on devrait embarquer on nous annonce que le vol aura au moins 30mn de retard. Puis on nous annonce que l'on nous ffre des sandwichs au bar du satellite. Entretemps j'ai demandé à un stewart si c'était possible de nous surclasser. Mais la réponse a été très fermement non. Il m'a gentiment expliqué qu'il voudrait bien mais qu'il ne peut pas. Je me suis tout de même payé le plaisir de lui signifier que s'il y a quelque chose dont je suis s–r c'est qu'ils peuvent surclasser s'ils veulent.
Vers 14h30 on a droit à des nuvelles qui n'en sont pas, c'est à dire que le départ n'est pas pour tout de suite, que l'on nous offre le déjeuner, histoire de nous occuper, dans le restaurant "Les Palmes" au deuxième sous-sol et que l'on nous demande d'être de retour à 17h.
On suit en rang d'oignons une hotesse qui nous conduit jusqu'à ce restaurant dans la galerie marchande du sous-sol. Pas de lumière du jour, c'est pas une facon très gaie de commencer nos vacances. Mais contre mauvaise fortune, faisons bon coeur. On se retrouve à la même table de 4 qu'une ta‹landaise très sympa qui parle admirablement français et un japonais peu bavard. Le déjeuner est tout à fait quelconque en terme gastronomique, mais la conversation est très interessante. Avant de nous lever de table je demande l'addition, histoire de rigoler et de nous démarquer de tous ces profiteurs que nous sommes qui se sont baffrés aux frais de la compagnie aérienne en se gardant bien de demander s'il y a quelque chose à payer. Manifestement dans ce restaurant, pour qui les retards d'avion sont une aubaine, ils ne doivent pas souvent avoir des clients qui ont de tes scrupules car ma demande fait son effet.
La plupart des passagers se dépèchent de remonter dans le satellite 4 pour être à l'heure voir en avance au rendez vous de 17h. Isabelle et moi faisons un crochet par le centre spirituel histoire de le visiter et de faire une petite prière dans la chapelle chrétienne. C'est une pièce tout en longueur avec des banquettes tout autour et une porte vitrée. Il y a aussi une salle de prière pour les juifs et une pour les muslmans qui elles ont des portes pleines.
On revient dans le satellite 4, comme il faut toujours attendre on passe quelques coups de fils histoire de s'occuper. Je termine notamment la négociation et j'envoie un chèque d'acompte pour les t-shirts que je fais faire pour le mariage de Charlotte.
En principe on devrait partir vers 18h. On nous fait effectivement monter dans l'avion. Les choses ont l'air de se terminer bien. Car il est encore temps pour atrapper notre correspondance à Bangkok demain matin. Car nous avions 6h d'attente prévue à Bangkok. Donc peu nous importe de les faire ici où là bas, du moment que nous ne ratons pas la correspondance.
Mais en fait nous restons parqués dans l'avion plus de trois heures sans que rien ne se passe. Soi disant d'après un passager ce sont les mécaniciens d'Air France qui se font prier pour fournir la pièce détachée qui manque. En tout cas on nous a fait monter dans l'avion pour être prêt à partir et être s–r de nous avoir sous la main à tout moment. Et aussi probablement parceque au bout de 6h d'attente la Compagnie doit loger ses passagers et les indemniser donc ils ont probablement voulu prévenir de telles demandes.
Toujours est il que comme avant de monter dans l'avion j'avais réclamé d'être surclassé en faisant un cinéma de l'aveugle à bout de nerfs, le préposé avait persisté à refuser mais nous avait accordé deux séries de 4 sièges côte à côte pour que nous puissions nous allonger. Du coup à peine montés dans l'avion, le meilleur moyen de nous reserver ces 4 sièges m'est apparu de m'allonger et de faire une sieste en attendant le décollage. Mais cela fait que je ne me réveille qu'à 21h au moment de partir. Et alors je réalise que notre correspondance à Bangkok sera sans doute ratée et que nous n'avons pas prévenu Pierre ou Yves qui doivent venir nous chercher à l'arrivée à Pnomh Penh.
Je réclame de pouvoir téléphoner, mais les portes de l'avion sont déjà fermées et le stewart qui me répond se contente d'amortir mes réclamations par des paroles molles. Il finit sur mon insistance par aller chercher le chef de cabine qui semble avoir plus d'autorité et nous promet qu'un message à destination d'Hortense que nous écrivons sur un papier sera transmis à la tour de controle. Mais comme je ne me fais par trop d'illusions sur le résultat de cette démarche je me propose de me lever dans la cabine pour demander si quelqu'un peut nous préter un téléphone mobile. J'hésite un peu à me lever ainsi en public mais je prends mon courage à deux mains. Je demande à la cantonnade en français et en anglais mais je n'ai pas beaucoup de succès.
On décolle donc sans avoir prévenu et je me sens très géné vis à vis de Pierre et Yves qui vont faire le voyage de l'aéroport pour rien.
On nous propose l'écran maintenant classique quipermet de suivre en temps réel le parcours de l'avion sur un planisphère. On dine puis un film qui n'est pas encore sorti à Paris est projetté : "Mission Impossible". Mais je préfère dormir. C'est tout de même sympa de pouvoir s'allonger sur quatre sièges. J'ai un peu mal au dos avec les creux entre les sièges mais je fais presque une vraie nuit.
On aterrit à Bangkok en Tha‹lande à 13h heure locale , alors que l'on devait y être à 5h. Notre avion pour Pnomh-Penh est parti sans nous. Mais il est peut-être encore temps pour prévenir Pierre ou Yves on demande au comptoir de transit qu'il soit appelé. Le préposé prend le message et ous assure que ce sera fait. Première expérience de l'obséquieté des asiatiques incapables de dire non.
On a rencontré au transit un français Jo‰l qui habite au Cambodge et qui y publie un petit périodique pour le compte du ministère de l'intérieur cambodgien , afin d'assurer la publicité des projets de voirie et de travaux publics et tenter de lutter contre la corruption, les marchés passés de gré à gré, etc.
Jo‰l qui semble aimer la bière nous en offre une au bar de l'aéroport. Puis on nous emmène tous les trois jusqu'à notre avion dans un mini-bus spécial. Probablement graecirc;ce à moi car les stewards et hotesses sont très prévenants à mon égard.
Dans l'avion je ne touche pas au repas qui nous ait proposé. Isabelle me lit le guide sur l'histoire de la Tha‹lande.
Après seulement une heure de vol on arrive à Pnomh-Penh au Cambodge. On achète nos visas sur place auprès d'une rangée de fonctionnaires en rang d'oignons qui tailorise la délivrance des visas. Une fois que nos passeports se sont balladés de main en main on paie 20 dollars chacun pour avoir le visa.
Jo‰l lui a un coupe-fil du ministère qui lui permet d'éviter les controles et formalités. Il nous attend gentiment. Son premier souci à peine avons nous récupéré nos bagages et sa grosse malle pleine parait il de commissions qu'il rapporte de France aux uns et aux autres, qu'il nous invite à boire une bière. On va sur ses conseils dans le bar qui donne sur l'exterieur de l'aérogare car la bière y est à 1 dollar contre 2 au bar qui est dans l'aérogare !
Ici il fait 32ø à l'ombre et l'air très humide nous done une impression de chaleur on ne peut plus dépaysante.
On téléphone à Pierre sur son portable. Il commencait à s'inquiéter. Ils se sont bien retrouvés Yves et lui à l'aéroport ce matin. Mais ils n'ont recu aucun des deux messages qu'on a tenté de leur faire passer. Du coup Pierre a été deguster chez Yves le festin de bienvenue qu'Yves avait fait préparé en notre honneur.
On finit notre bière avec Jo‰l. Isabelle et moi on a partagé une seule bouteille car elles sont énormes d'au moins 50cl. Jo‰l nous raconte sa vie d'expatrié ici. GGraecirc;ce à son expérience de maquettiste il a trouvé facilement ce boulot. Il s'accomode assez bien des difficultés quotidiennes pour arriver à faire sortir un périodique. Et en contrepartie semble ravi de la vie cool entre les copains, les bières et les entraineuses. Au moins lui a l'air à peu près sain. C'est à dire qu'il semble ne pas toucher ni à la drogue ni aux filles ou garcons mineurs. Que ce pays où tout est possible met à votre disposition pour une poignée de dollars.
Je m'impatiente un peu alors qu'il prend son temps pour boire sa bière. Mais c'est ma première lecon de patience à l'asiatique. Et il me l'a donne avec beaucoup de bonhommie. Enfin on va prendre un taxi. Il négocie avec le chauffeur en le traitant vraiment à la néo-colonialiste : sur un ton plus que méprisant. On regardé sur un plan de Pnomh-Penh qu'il nous offre généreusement où se situe la maison de Pierre. Il nous y dépose avant de continuer pour l'hotel Pasteur où il habite et dont il nous a raconté avoir pris quelques parts. Cet hotel semble être un QG des expatriés où ils se retrouvent au moins chaque Samedi midi, pour manger un pot au feu ou tout autre plat bien français.
On a traversé une ville avec des larges avenues, bordées de nombreux arbres. La circulation est assez intense avec pas mal de voitures mais surtout énormément de scooters. Pierre habite dans une rue transversale pas goudronnée, donc pleine de cahots. Le temps est assez grisatre mais il y a un petit vent presque frais, en tout cas très agréable.
Au bas de l'immeuble de Pierre il y a des gardiens qui ne comprenent pas bien où on va, mais on finit par se comprendre.
On monte nos affaires dans le bureau de Pierre, qui nous y attend. Jo‰l nous quitte. Le bureau de Pierre est au premier étage avec l'air climatisé. Alors qu'il habite au quatrième dans un petit studio où il ne branche même pas l'air climatisé. Installation donc assez frustre mais qui semble assez agréable avec une belle vue sans vis à vis, sur les arbres. Pierre nous donne les reservations qu'il a gentiment faites pour nous, pour deux jours à Angkor. Je sors quelques gros billets de 100 dollars de ma ceinture magique, pour le rembourser.
Puis Isabelle monte sur la moto de Pierre, tandis que je monte derrière un scotter taxi : moto-pet. On va ainsi jusqu'au magasin d'antiquités de Yves Bernardeau, l'ami de Bruno van Eeckhout. Le magasin n'est pas encore ouvert. J'apporte d'ailleurs de France des bidons de cire claire, qui n'exite qu'en foncé ici, parait il. Afin de donner une teinte claire et originale aux meubles, généralement venus de Chine qu'Yves compte exposer et vendre. Le rez de chaussée de la boutique n'est pas encore tout à fait aménagé. En entrant on a croisé un ami d'Yves qui sortait. On fait la connaissance de son petit ami Laurent qui est cambodgien.
On monte au premier étage, qui est déjà super bien aménagé. Il y a surtout des meubles du 18ème chinois. Avec notamment des anciens lits qui recouverts d'une vitre pour protéger le canage fragile, deviennent de grandes tables basses. Il y a aussi de belles commodes, des chaises et des meubles qui ressemblent tout à fait à ceux que nous utilisons. Je suis surpris de voir par exemple des bureaux de la même hauteur et les mêmes tiroirs que les notres. Je me demande si c'est la necessité fonctionnelle qui a inspiré les mêmes meubles en occident et en orient. Ou si c'est l'influence et une quelconque communication d'un monde à l'autre.
Yves nous fait monter des jus de citron excellents et on fait un peu conaissance en papotant autour d'une de ces tables basses magnifiques.
on repasse chez Pierre pour prendre nos bagages. Yves nous laisse avec Laurent une petite demi-heure le temps d'aller faire une course. Laurent parle à peine le français. Je suis un peu choqué de voir Pierre le tutoyer alors qu'il vouvoie Yves.
Pierre nous raconte comment Claude Vincent son déjà ami et futur associé au Laos s'est fait assassinné la semaine dernière. C'était un français installé au Laos depuis 40 ans. Amoureux du pays il était plus laos que les laos. Et il avait traversé toutes les périodes troublées depuis la guerre avec les américains, la révolution et lecommunisme; Hier à la tête d'une agence de tourisme il travaillait au développement du tourisme laos, pour faire partager au plus grand nombre son amour de ce pays. D'habitude il allait de Van Tian la capitale à Louhangprabang en avion, mais cette fois ci lasemaine dernière il a voulu essayer la nouvelle route qui vient d'être refaite entre les deux villes. Il est donc parti dans le mini-bus qui emmenait 6 autres personnes de son staff. Au milieu du trajet des bandits de grand chemin on surgit et on mitraillé le mini-bus sans sommation. Une fois leur mitraillettes déchargées et que plus rien ne bougeait dans le mini-bus ils sont montés à bord, on pris l'argent et sont repartis tranquillement. Ce sont deux personnes sur les 7 qu'ils ont laissé pour morts et qui en fait n'étaient que légèrement blessés, protégés par les corps des autres qui ont p– raconter cela. Il parait qu'ils avaient l'accent des Mongs une minorité des montagnes.
Le Far West en 1996 ! Pierre nous parle avec chaleur de la beauté du Laos et nous dit que sans cet accident c'est là qu'il nous aurait envoyé poursuivre nos vacances.
Il parait que le nom de Pnom-Penh vient de Pnom lla colline et Penh le nom d'une femme qui possédait une colline qui était plus ou moins au centre de la ville.
On part dans le 4x4 d'Yves pour sa villa, pendant que Pierre nous suit à moto. On arrive dans une vaste maison magnifique en briques roses au bord du Mécong. Que l'on ne peut pas admirer ce soir car il fait déjà nuit. Mais dans la villa on admire le mobilier riche et choisi avec go–t. Les pièces sont plus que grandes. Isabelle a une chambre au premier étage tandis que je m'installe au rez de chaussée. Chacune fait à peu près 30 ou 40m carrés sans compter une salle de bains, un dressing room et des cabinets à l'avenant. Les hauteurs de plafond sont impressionnantes, notamment dans le hall et le salon qui font 8m de haut. On passe d'ailleurs du hall au salon par la bibliothèque qui a une hauteur de plafond plus ou moins normale de 3 ou 4 mètres et j'ai l'impression de passer par un sas ou un cagibi !
Le salon est en fait un cube de 8m de coté, avec donc 64m carrés au sol. La première moitié de la pièce n'est pas très meublée puis la deuxième descend dans une fosse où sont installés des canapés en cercle autour d'une de ces grandes tables basses anciens lits chinois. Le tout donnant par une immense baie vitrée sur le Mécong. Le volume de cette pièce est franchement impressionnant. Yves nous raconte qu'avec tous les planchers et boiseries qu'il a installé dans cette maison il n'a qu'une terreur s'est de mal se prévenir contre les invasions de termites qui sont parait il très voraces dans ce pays. Cela met la puce à l'oreille de Pierre qui n'a manifestement pas prévenu ce risque là dans l'opération immobilière qu'il entreprend ici. Yves lui explique qu'il faut faire traiter le terrain par des spécialistes avant de poser les fondations.
Le seul truc dommage dans la maison d'Yves ce sont les barreaux aux fenêtres. Avec les chiens méchants qui sont lachés la nuit manifestement le coin n'est pas très sur.
Après un apéro sympa au gin tonic dans le salon, on dine tous ensemble dans la salle à manger qui est dans l'autre aile de la maison. Car elle est dessinnée plus ou moins en U face au fleuve. Là aussi j'ai une impression d'être rammassés dans cette salle à manger qui ne fait que 3 m de plafond. Le diner est succulent avec des plats cambodgiens, des salades de crevettes, des légumes, du riz, de la viande, des haricots. On boit du vin.
Puis on va boire une tisane et une mirabelle sur la terrasse aménagée sur le toit de la maison. On monte par un petit escalier exterieur et métallique qui débouche en colimacon sur le toit. On s'installe à une table de jardin avec un candélabre à 4 bougies. On a une vue imprenable sur le fleuve. La nuit est douce et calme; C'est le dépaysement total, dire qu'il y a 24h on était encore à paris. J'ai l'impression d'être parti depuis une semaine. Probablement graecirc;ce à la petite brise qui souffle, à mon grand étonement et soulagement les moustiques ne sont pas trop virulents.
Puis on va se coucher. Je me retrouve dans ma chambre géante. Je fais un peu le tour du mobilier et de tous les bibelots qui ornent la pièce. J'ai peur d'en renverser un, mais je suis trop curieux et ils sont trop sympa pour que je m'abstienne. Je joue "Oh when the saints" sur un grand Xelophone en bois courbé. Qu'au début je prends presque pour un tabouret romain.
Je me lève vers 7h30 pour être à 8h au petit déjeuner. Je prends une douche dans la baignoire car je n'arrive pas à la boucher. Dommage car j'aurai bien pris un bain dans cette baignoire particulièrement large.
a coté de la baignoire il y a un grand plateau en pierre rond qui est très décoratif. Je me demande d'où il peut venir.
Je suis accueilli dans le hall voisin de ma chambre par Yves qui me conduit sur la terrasse entre les deux ailes de la maison. Là est dressée la table du petit déjeuner. Une petite table avec une nappe blanche et tout un service à petit déjeuner des plus sophistiqués. Nous sommes sous des arbres magnifiques à coté d'une fontaine qui coule et qui fait écho à la musique classique qui vient du salon. Manifestement Yves est amateur de la musique du 17ème. C'est vraiment royal de petit déjeuner dans une telle ambiance. Qui plus est le petit déjeuner est succulent avec une salade de fruits, des oeufs sur le plat. Qu'Yves, avec sa grande délicatesse, me propose comme quelque chose de possible et facultatif, alors que je réalise après que la servante a déjà l'assiette toute prête à me servir dans la main. Enfin un yoghourt au lichi, et des croissants. Bref la totale.
On profite aussi de la musique des voisins qui ne tarde pas à la brancher. Ce doit être particulièrement fort chez eux car on l'entend très bien alors qu'il parait que la maison n'est qu'à 300 ou 400m. Yves nous raconte qu'ils font souvent de la surenchère ses voisins et lui. C'est à celui qui mettra la musique le plus fort. Et souvent on entend la musique des voisins de gauche, celle des voisins de droite plus la sienne. En l'occurence il parait que c'est une musique funèbre car une personne de la famille voisine a d– mourir et c'est leur facon de publier cela en mettant des musiques de deuil à fond toute la journée pendant plusieurs jours.
Après le petit déjeuner, je vais avec Isabelle au bord du fleuve par la pelouse qui descend jusqqu'à la rive. Malheureusement au bord de l'eau il y a une grille pour éviter que le terrain ne soit envahit par les enfants du voisinage et pour éviter que les chiens qui assurent la garde la nuit n'aille trop loin. Même si elle est discrète derrière le rideau d'arbres qui borde le fleuve je trouve cela dommage de ne pas avoir un accès libre à l'eau.
Il commence à faire chaud et la petite allée dallée et couverte de charmilles qui mène de la villa au fleuve ne doit pas être que esthétique mais aussi pratique les jours de grosse chaleur.
On prend le 4x4 rouge avec Laurent et Yves. On passe chercher Pierre chez lui qui nous guettait à la fenêtre. On repasse donc dans sa rue cahotante.
En sortant de Pnom-Penh on s'arrète dans le village où habite la famille de Laurent. Car j'ai manifesté le désir de voir de près une de ces maisons cambodgiennes sur pilotis. Du coup on s'arrète chez lui où vivent ses parents et frères et soeurs. C'est une grande maison manifestement la famille est aisée. Laurent est tout fier de nous en faire les honneurs.
On se tient en général en dessous de la maison, qu isert de salon et de salle à manger. On est là à l'ombre et à l'abri de la pluie. Ici les pilotis sont en ciment mais ils peuvent être en bois ou en bambou. On monte dans la maison qui ne comprend qu'une grande pièce avec plusieurs compartiments plus ou moins isolés. Laurent nous montre les photos qui sont affichées au mur. Notamment on le voit en compagnie de quelques stars locales, d–es à l'époque où il travaillait pour un journal style Paris Match et qu'il avait donc l'occasion de les cotoyer.
Il n'est pas franchement bavard ce Laurent, mais il semble avoir une personnalité bien trempée. Yves m'a raconté qu'il avait vécu la période des Kmeres Rouges et qu'à l'époque entre 75 et 79 il avait été affecté malgré son age de 5 ans au transport de pierres sur des chantiers.
On reprend la route et on fait environ 70km à l'exterieur de la ville, pour arriver jusqu'à un temple. Qui est situé au sommet d'un pnom c'est à dire d'une colline. C'est assez étonnant car c'est la seule colline qui domine un paysage tout plat, couvert de rizières aussi loin que porte le regard.
On gare la voiture sur un parking, où il y a déjà une dizaine de voitures de promeneurs, alors qu'il parait que la semaine dernière il n'y en avait aucune On marche sous un soleil de plomb. On fait le tour de la colline pour aller chercher un escalier qui monte au sommet. Il y a un escalier moderne devant et l'escalier ancien qui est partiellement ruiné et qui se trouve de l'autre coté. On marche un peu dans les broussailles le long d'un sentier.
A un moment on fait une pause sous un arbre et Yves en profite pour s'éclipser. Il revient alors que l'on commencait à se demander ce qu'il faisait Il nous explique qu'il est parti en courant voir un petit temple que l'on peut voir au loin en contrebas plus vers les marécages. Il nous dit que comme les gens d'ici ne sont plutôt paresseux il profite de ce qu'il est avec nous pour faire des marches pou lesquelles autrement il ne trouverait personne pour l'accompagner.
Cettecolline sappelle Pnom Sigor parait il.
On fait donc le demi tour de la colline pour arriver au pied de l'ancien escalier. On monte en haut. Effectivement il n'est pas facile à monter avec pas mal de marches cassées et irrégulières. Je plains Yves qui porte avec un des gamins qui se sont attachés à nous la glacière avec notre pique-nique. On arrive en haut passablement transpirant. Heureusement il y a un peu d'air. Sur le somet de cette colline qui domine la plaine plate, on trouve un temple.
Entouré par une enceinte murée, les batiments du temple sont en majeure partie ruinés. On voit des restes de pagodes. Tout cela n'a pas beaucoup d'interêt à monsens. Mais c'est vrai que la situation est charmante.
A coté de l'ancien temple s'élève une pagode moderne en béton. On y rentre avec Pierre. Il faut se déchausser à l'entrée. On va s'asseoir en face des bonzes qui nous font signe de nous approcher. Mais on engage pas vraiment de dialogue avec eux;
Entretemps on avait pique-niqué sur des petits tabourets disposés autour d'une nappe apportée par Yves. Avec un saucisson excellent, des tomates, du pain, des oeufs durs de canard, qui ont le même go–t que les oeufs de poule. Et puis les deux bouteilles de Bordeaux que j'avais apporté pour Yves de Paris. J'en avais deux autres que j'ai offertes hier soir à Pierre. Du coup avec les bidons de cire ma valise était asez lourde : 18kg. Ici on a pas vraiment envie de vin vu la chaleur qu'il fait, et les glacons qu'Yves met dedans sont les bienvenus. On termine par des petites tartelettes au flanc faites maison qui sont excellentes. On est assez bien ainsi installés à l'ombre d'un arbre avec la vue sur la plaine à nos pieds.
Avant de redescendre on refait un petit tour au sommet de cette colline. Il y a quelques maisons derrière la pagode, où doivent habiter les bonzes. Il y a même quelques vaches qui routent tranquillement. Il parait qu'il y a aussi un singe mais on ne le voit pas.
On redescend par l'escalier moderne de devant. Les marches sont plus régulières, soit disant il est plus ombragé, mais en fait il n'y a qu'un seul arbre dans toute la descente. Donc la grosse chaleur persiste.--
En bas on renconte encore toute une bande de gamins qui nous propose de porter nos paquets, qui nous ont proposé de garder notre voiture, etc.
On remonte dans la voiture où il fait très chaud et on roule les fenêtres ouvertes avec l'air conditionné branché. On retourne jusqu'à Pnom-Penh en traversant encore des rizières et des marécages.
On ne s'arrète pas chez Pierre et on va directement chez Yves. Une fois là je manifeste le désir de me baigner et si possible de cocher la case baignade dans le Mécong. Yves n'est pas très chaud car il trouve l'eau sale. Il propose d'abord que nous allions dans la piscine d'un hotel de la ville. Mais on insiste un peu et du coup il se laisse faire. Finalement il décide qe l'on va partir avec son petit bateau pour aller se baigner sur une île au milieu du fleuve où l'eau doit être plus propre.
On va se mettre en maillot pendant que les valets mettent le bateau à l'eau. On monte tous les 5 à bord. C'est une petite barque avec un moteur qui a l'air assez puissant. Au début c'est Laurent qui conduit puis Yves le remplace lorsque la navigation devient plus délicate au bord de l'autre rive.
On traverse le fleuve. Il est vraimen super large et il est hors de question pour moi de voir d'une berge à l'autre. On passe à coté d'une île, qui parait il est assez récente. Car les îles fluctuent en fonction des inondations et des quantités de materiau, notamment de bois, charrié par le fleuve et qui constituent souvent les prémices d'une île.
De l'autre coté on passe par un petit chenal qui nous fait franchir la barrière de végétation qui borde le fleuve; On trouve pas mal de maisons de pécheurs et de paysans sur cette bordure de terre qui emerge; De l'autre coté on débouche sur une grande plaine complètement inondée. D'où emerge seulement quelques têtes d'arbres deci delà. Car on est maintenant à la fin de la saison de la mousson et le fleuve a largement inondé tous les champs environnants.
C'est vraiment magnifique de se balader ainsi en barque seuls dans ces champs de riz sous l'eau. Le soleil qui descend à l'horizon donne une belle lumière qui se reflète dans l'eau. On longe ainsi un bon bout de la bande de terre qui nous sépare du fleuve lui même. On voit encore des maisons de paysans qui attendent que les eaux redescendent pour retourner aux champs. On repasse par un autre chenal que l'on a un peu de mal à trouver, pour retraverser la bande de terre et revenir dans le cours du fleuve; De là on retourne jusqu'à chez Yves. C'était une parenthèse de calme et de poésie;
Arrivés au débarcadère on poste nos affaires sur la rive, sur un petit banc qui est au bord de l'eau séparée seulement par la grille. Puis on retourne se baigner dans le fleuve. Elle est vraiment très bone. Très marron. A peine a t'on la tête sous l'eau que l'on est dans le noir total. Il y a pas mal de courant et je dois nager vigoureusement pour le remonter. On peut s'accrocher au balcon de la maison des voisins dont les pilotis sont plantés jusque dans le fleuve. Même Yves s'est baigné et il l'a trouve très bonne.
On rentre à la maison prendre une douche. Pierre vient avec moi dans ma chambre.
Puis on se retrouve dans le salon pour l'apéro. Au début l'ambiance est encore un peu figée. Mais soudain Yves débarque avec un jeu de Triviale Poursuite et en jouant l'ambiance s'est considérablement décontractée.
Le diner qui suit est très gai. On a un gigo succulent avec pas mal d'ail.
On papote d'un peu tout. Notamment des temples d'Angkor où nous serons demain.
Yves nous raconte que les asiatiques, quelque soit leur pays ne se font jamais de cadeaux. Les femmes par exemple s'achètent elles même leurs bijoux. Cela ne se fait pas ou ne se faisait pas, car la mode est de singer les occidentaux. Donc cela ne se fait pas d'offrir un cadeau d'anniversaire ou de mariage. Car comme on ne veut pas perdre la face on a pas le droit de se tromper et donc de prendre le risque de faire un cadeau qui ne plait pas. Comme ils n'expriment pas leur sentiments c'est d'autant plus difficile de savoir ce qui leur plait et donc d'autant plus risqué de se tromper.
cadeau :.Yves raccmpagne gentiment Pierre jusqu'au pont qui mène à Pnom-Penh où il devrait pouvoir trouver une moto-taxi. Car ici on est tout de même à 12km de la ville.
Au bout de quelques minutes il téléphone à la maison où nous sommes restés avec Laurent pour lui demander de venir avec l'autre voiture, pour les aider à changer une des roues qui est crevée. Il parait que la roue est pleine de clous. On soupconne que ce sont les gamins au temple de ce matin à qui Yves a refuser le gardiennage de sa voiture;
Pendant que Laurent est parti dépanner, je papote un peu en français avec la cuisinière qui le parle très bien, beaucoup mieux d'ailleurs que Laurent. Après avoir hésité sur la conduite à adopter, je lui donne 10 dolars à partager entre les 5 personnes employées dans la maison. Je la félicite aussi pour sa cuisine qui est très bonne.
Laurent m'a passé un réveil car nous devons nous lever à 5h pour aller prendre l'avion de 6h55 pour Angkor. Malheureusement ce réveil emet un bip toutes les heures qui me réveille. Et je n'ose pas l'interrompre dans la crainte de ne pas être réveillé à 5h. Du coup je passe une assez mauvaise nuit. En plus il y a le bruit de la climatisation qui démarre et s'arrète régulièrement. Je me lève vers 5h35. Isabelle surgit dans ma chambre, surprise que je ne sois pas encore montée la réveiller.
Je prends une douche puis on se retrouve dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Hier j'avais répondu 5h30 à la cuisinière qui me demandait à quelle heure nous voulions petit déjeuner. Mais cela a été interprété comme l'heure à laquelle il faut commencer à le préparer, donc on attend de précieuses minutes que le couvert s'installe. Yves s'est réveillé et nous fait les honneurs du petit déjeuner.
Pierre arrive à 6h comme convenu avec un taxi qui va nous emmener à l'aéroport. On dit au revoir à Yves et on monte tous les trois dans le taxi. J'ai hésité à laisser ma grosse valise rouge à Pierre puisque nous repasserons par Pnomh-Penh mais finalement je l'emmène.
Le taxi est une de ces voitures avec conduite à droite. Jo‰l nous a expliqué qu'elles ne valaient presque plus rien car on a officiellement pas le droit de les revendre. Elles font donc l'objet d'un trafic bon marché en contrebande de la Tha‹lande, où on conduit à gauche.
Malheureusement nous sommes tombés sur un chauffeur pas pressé et en plus il y a pas mal de circulation. Il y a même un embouteillage à un croisement en ville car pour aller de chez Yves à l'aéroport il faut retraverser une partie de la ville. Heureusement que Pierre veille car le chauffeur semble tellement bien connaitre la ville que cela n'aurait tenu qu'à lui il serait retourné à son point de départ l'hotel Cambodgiana pour aller de là à l'aéroport. Car il ne semble connaître que les radiales par rapport à son origine.
Tout cela nous amène à l'aéroport vers 6h45 pour un vol prévu à 6h55. On se précipite, mais malheureusement Pierre qui connait l'aéroport a préféré rester avec son taxi. Et le temps que nous cherchions notre chemin dans l'aérogare, que nous fassions passer nos bagages dans le detecteur, nous arrivons un peu hésitants à un comptoir ne sachant pas comment se passe l'enregistrement. Du coup nous heurtons à une hotesse qui nous dit qu'il est trop tard, que les portes de l'avion sont fermées. Le temps que nous discutions avec celle ci puis avec un autre qui fait autant barrage l'avion part effectivement. Les deux avions d'ailleurs. Car il y a deux appareils qui font la rotation avec Angkor et qui partent à 5mn d'intervalle. Il est probable que des personnes du pays ou plus determinées que nous auraient réussi à s'embarquer. Car si le premier appareil avait bien ses portes fermées et les hélices en route quand on est arrivé, le deuxième semblait tout à fait ratrappable, là à portée de main garé à quelques mètres de l'aérogare;
Bref on doit attendre bétement deux heures dans cet aéroport vide à 7h du matin. On va se réfugier dans le bar aux bières à 1 dollar. On y commande un Coca. On lit un peu le guide, on téléphone à Pierre pour qu'éventuellement il tente de prévenir le chauffeur qui devait nous attendre à l'arrivée à Angkor.
A 9h on retourne dans la salle d'embarquement. On repasse nos bagages dans le detecteur. On paie 10 dollars de taxe d'aéroport chacun, on enregistre, puis on monte dans l'un de ces 2 petits avions à hélices ATR72, de fabrication française. Il y a carrément un minibus qui nous emmène jusqu'à l'appareil alors qu'il n'est qu'à quelques mètres.
Dans l'avion on est assis par rangée de 2 fois 2 fauteuls. J'essaie de dormir pour ratrapper ma mauvaise nuit, mais comme je n'y parviens pas je bouquine mon bouquin en braille sur la fiscalité. On nous propose un thé et une petite brioche.
Après moins d'une heure de vol on aterrit à Angkor. Dans la petite aérogare on trouve notre chauffeur qui nous attend fidèlement avec une petite pancarte "Nivard". J'étais inquiet à tort et il a bien attendu l'avion suivant. Il faut dire qu'il a besoin du voiture qu'on lui remet pour se faire payer, à l'agence de tourisme qui l'emploie. Notre chauffeur s'appelle Tsing qui veut dire "nouveau". Il est d'origine chinoise. Il nous conduit dans une Toyota climatisée. Et c'est bien agréable d'avoir un havre d'air frais, car ici la température est encore plus chaude qu'à Pnomh-Penh.
On arrive à l'hotel Angkor Village qui est magnifique : des petits bungalows en bois sur pilotis au milieu d'une végétation abondante.
hotel d'Angkor Village On pose nos affaires dans un petit bungalow très mignon, avec un ventilateur au plafond un mobilier bien choisi et une petite salle de douche. La chambre done d'un coté sur un balcon qui court le long de toutes les chambres et de l'autre coté porte sur les escaliers qui desservent les bungalow et qui sont en clairvoies.
La reception se tient sous une galerie en bois et le restaurant est lui aussi à l'exteireur, sous une autre aile de la galerie légèrement en contrebas.
On reprend la voiture et on demande à notre chauffeur suivant les conseils de Pierre et d'Yves de nous conduire au temple de Taprom
temple de Taprom Alors que les 80 ou 100 temples qui peuplent le site d'Angkor ont été dégagé par les archéologues français à l'époque de la colonie, Taprom est le seul qui a été laissé dans l'état où il était lorsque Henri Moore un français a redécouvert le site, un peu oublié, dans les années 1850. La jungle avait gagné du terrain et envahi voir dévoré les ruines. A certains endroits la végétation est tellement imbriqué dans les pierres que pour dégager les autres temples il a fallu démonter les pierres une par une pour le remonter une fois la végétation otée.
Ce temple de Taprom est parmi les plus grands avec son mur d'enceinte rectangulaire de 600m de large sur 1km de long. Et comme il parait que les kmères n'aimaient pas les espaces vides ces enceintes énormes sont bourrées de batiments, de galeries couvertes et de stelles.
Tous ces temples ont été construits à l'apogée de la civilisation kmère du 10 au 13ème siècle. En fait chacun des rois kmères prétendait être un Roi Dieu et se faisait construire un temple mausolée digne de sa dimension divine. D'où ces chefs d'oeuvre de l'homme. Qui plus est, non seulement la construction de ces temples devaient pomper une bonne partie des ressources humaines et financières de ces rois mégalo, mais il déplacait à chaque fois un peu leur capitale de facon à ce que son temple en soit le centre. Du coup le centre de la ville d'Angkor se déplacait de quelques centaines de mètres à chaque règne. D'où un espace archéologique particulèrement étendu. Mais bien s–r la plupart des maisons n'était pas en dur et il ne subsiste que des ruines des rares batiments en pierre.
Notre chauffeur nous laisse à une des quatre entrées qui perce le mur d'enceinte et nous lui donons rendez vous à la sortie opposée. On a ainsi la possibilité de se balader dans le temple de part en part sans avoir à revenir sur nos pas. On progresse dans les différentes galeries en ruines.
Il reste quelques pièces couvertes, mais en général ce ne sont que des pans de murs. Il nous faut souvent enjamber des éboulis ou des troncs d'arbres qui ont poussé intempestivement.
On avance lentement parmi tous ces batiments disposés sans ordre apparent et de facon très dense, il n'y a que des petites courettes de ci delà pour les séparer et pas vraiment de grande esplanade centrale comme on pourrait s'y attendre.
Nous sommes un peu poursuivis par des petits groupes de trois ou quatre enfants qui s'accrochent à nous en tentant de nous vendre des rafraichissements ou des souvenirs. On tente de les éviter mais ils nous collent un peu comme des mouches.
Au demeurant ils ont au moins l'utilité de nous indiquer le chemin et de nous éviter parfois de nous enfiler dans un cul de sac. Car les galeries et batiments sont tellements imbriqués, sans ordre ni orientation précise, que plusieurs fois on a recours au soleil pour s'orienter et savoir dans quelle direction poursuivre notre progression. Et comme le soleil est au zenith ce n'est pas évident de determiner avec précision de quel coté est la sortie ouest où nous attend notre chauffeur.
C'est vraiment fou de voir la quantité de batiments que comprenait ce temple. Il parait qu'à l'intérieur de cette enceinte pouvaient vivre jusqu'à 12000 personnes attachées à la personne du Roi ou au culte de sa personne divinisée.
Non seulement c'est plein de restes de galeries et de batiments qui se suivent, se croisent et s'imbriquent, mais ces restes sont bourrés de bas-reliefs, de sculptures ou de gravures. Le tout perdu dans une végétation pas aussi envahissante que ce à quoi je m'attendai, mais tout de même bien présente. Avec souvent une branche d'arbre qui traverse un pan de mur. Voir un arbre entier dont les racines chevauchent un mur de part et d'autre. Cela rend notre progression assez lente et fatiguante, car il fait chaud, il faut sans arrêt enjamber des racines ou des murets, monter descendre des marches, tourner et zig-zager dans les ruines.
Il y a très peu de touristes. On voit quelques touristes cambodgiens mais aucun occidental. Il faut dire que c'est la saison basse. Mais je crois que même en saison haute il n'y a pas grand monde car tant qu'il restera des portions du Cambodge encore bourrées de mines antipersonnel, les tours operators risquent d'être assez frileux sur ce genre de destination.
On sort du méli-mélo de batiments pour emprunter une large allée sableuse qui longe le mur d'enceinte sud et mène à la porte ouest. L'allée est si large et sans obstacle que là on rencontre des indigènes qui se déplacent en vélo. Manifestement il y a pas mal de cambodgiens qui vivent sur place. On voit des petits baraquements le long de cette allée, qui doivent abriter notamment les vendeurs de souvenirs.
On retrouve notre voiture. Et on s'installe avec plaisir dans l'air conditionné pour les 10mn qui nous sépare du temple de Takéo que nous avons décidé de visiter en deuxième. temple de Takéo
Ce temple de Takéo est sensiblement différent car il est construit sur une colline. Il utilise cette colline pour avoir plusieurs plate-formes superposées. avec au sommet 5 petits temples placés en quinquonce. On escalade les trois plate-formes qui sont séparées par des volées de marches assez étroites et hautes, style marches de pyramides mexicaines.
Sur la plate forme supérieure il y a donc 5 temples un au milieu et 1 à chaque point cardinal. On monte encore la volée de marches qui permet d'accèder à l'un d'eux.
A l'intérieur du temple une simple pièce carrée avec une ouverture sur chacun des quatre cotés.
Ici donc une architecture et une conception très simple et logique qui contraste avec l'enchevètrement de Taprom. Mais toujours beaucoup de bas-reliefs et de gravures. Les montants de porte sont ciselés au point que j'ai l'impression lorsque j'y passe la main de toucher des montants de boiseries, tellement les lignes sculptées sont fines. Il y a là des siècles-hommes de travail.
Il y a là un groupe de jeunes filles cambodgiennes assez mignonnes qui nous suivent gentiment sans chercher à absolument nous vendre quelque chose. L'une d'entre elles m'aide à redescendre les marches étroites des différentes plates formes en me guidant par la main. On redescend prudemment marche par marche car les plate formes de plus en plus étroites son bien séparées par une dizaine de mètres de hauteur. C'est comme une grosse pièce montée.
Arrivés en bas on se retrouve dans la grande clairière qui a été dégagée autour du temple. La forêt tropicale ne reprend ses droits que quelques dizaines de mètres plus loin.
On offre 500 riehls aux jeunes filles qui nous ont gentiment accompagner et m'ont aider. Sachant qu'il faut 2700 riehls cambodgiens pour faire 1 dollar US.
On reprend la voiture qui nous ramène à l'hotel Angkor Village où on déjeune. C'est vraiment charmant, on est sous une véranda plongés dans un décor de végétation et de fleurs. Il y a un petit jet d'eau qui coule à coté de nous et apporte sa petite musique qui se mèle à celle des coqs voisins. Il fait bon notamment graecirc;ce à un petit ventilateur que les serveuses très prévenantes allument et orientent vers nous à peine sommes nous installés à table. Ces serveuses sont des jeunes files qui étudient le français, dans leur petite tenu jaune elles sont vraiment charmantes, toutes douces, accourant à notre moindre désir. La patrone aussi est très sympa et parle très bien français.
On prend une soupe au bambou un peu bizarre mais bonne, des tomates frites bonnes et un plat au gingembre et à l'ail vraiment excellent. Tout cela nous est servi dans des petits plats individuels.
On fait une petite sieste à l'ombre dans notre bungalow, on se fait réveiller au bout de 45mn. Je prends une petite douche avant que l'on reparte. La douche est un peu compliquée et j'ai un peu du mal à trouver comment on démarre le chauffe eau qui a différentes manettes. A vrai dire on a pas vraiment besoin d'eau chaude, mais cela doit poser le standing de l'hotel.
On demande à nnotre chauffeur de nous amener à l'ancien marché, car parait il le nouveau marché est beaucoup plus sale. En tout cas j'appréhendai un ancien marché désormais reconverti en marché à touristes mais pas du tout cela reste un marché typique avec très peu de touristes et une clientèle locale qui se balade entre les étalages répartis en quartier : les poissonniers, les bouchers, les marchandes de légumes, ... Il y a tout une rangée de femmes avec leurs légumes étalés au sol qui est typique. A cette heure creuse il n'y a que le quartier des poissons qui est animé avec toute une agitation de persones qui coupent tranchent et vendent les poissons. Evidemment cela sent pas bon. Le quartier des bouchers ne sent pas trop mauvais et est plutôt propre.
Il y a toute sorte d'étalage, certains sous des auvents avec un toit en plastique dégueulasse, style sac poubelle, d'autres avec un toit en tole, certains sous un parasol et d'autres simplement en plein air sans abri pour la pluie. Il y a aussi certains quartiers qui sont sous la halle.
Dans le quartier des vétements on fouille un peu à la recherche de quelque acquisition à faire. On s'achète des foulards kmères. Foulard traditionnel que porte de nombreuses personnes ici. Et d'où est issu le nom de kmères rouges car ils en portaient un rouge.
Isabelle s'achète un paquet de cigarettes. Ici le paquet vaut 1 dollar ! Et encore le marchand a d– nous faire le prix pour touristes.
En face de la sortie du marché il y a des batiments assez jolis avec des boutiques sous des galeries au rez de chaussée et un étage avec de jolies fenêtres carrées au premier. Les boutiques sont fermées à cette heure là. Ici il semble que l'on respecte la tradition de la sieste pendant les heures chaudes. D'ailleurs il n'y avait pas beaucoup de chalands dans le marché.
On reprend la voiture qui nous emmène au temple d'Angkor Vat. Ici ce temple a été délibérément construit à l'écart de la capitale pour constituer un centre religieux à part. On s'éloigne donc de quelques centaines de mètres des autres temples.
Ce temple est immense lui aussi. Il est concu cette fois sur une base et avec des proportions très logiques et symétriques et régulières. Le Roi qui s'est fait construire cela devait être franchement mégalo.
Tout est conçu en grand, à commencer par la douve qui précède le temple, elle est large de 200m ! Elle délimite l'enceinte sacrée du Temple domaine du Roi-Dieu.
En fait avant cette douve il y avait un petit mur d'enceinte. On traverse la douve sur une digue qui mène à une première esplanade.
On arrive à une deuxième enceinte ouverte par une énorme poterne toute sculptée et décorée. Une fois franchie cette porte donne accès à une autre grande esplanade d'au moins 200m. Au bout de laquelle on accède à une première plate-forme par un escalier.
On arrive là à une nouvelle enceinte qui comporte une galerie couverte qui fait le tour du temple. On y arrive juste à temps pour être à l'abri d'une grosse averse qui éclate.
Déjà dans cette enceinte tout est sculpté. On déambule dans une galerie couverte de bas-reliefs, de gravures et de murs ciselés. Les fenêtres sont barrées de barreaux en pierre qui sont taillés comme si c'était du bois. Cela me fait penser aux barreaux de la rampe d'escalier à Méry. On fait toute la galerie sur deux cotés. De ses fenêtres d'angle on a une belle vue sur les environs.
On arrive à l'arrière du temple où on emprunte les escaliers assez raides qui accèdent jusqu'à la plate forme du sommet. Comme les marches sont mouillées et les escaliers raides on hésite un peu à monter la dernière plate-forme et on se demande comment on la redescendra. C'est tellement raide que l'on a même du mal à monter les dernières marches. Elles deviennent de plus en plus hautes, étroites et cassées. Je commence même à avoir la trouille et je suis content qu'il y ait des jeunes touristes cambodgiens au sommet pour nous tendre la main et nous aider à gravir ces dernières marches.
Nous sommes au 3ème niveau. Qui est plus étroit. Au centre il y a un sanctuaire qui est fermé et entouré de facon symétrique par 4 chapelles qui jouxtent ce centre et qui contiennent des statues de Bouddha couché.
On voit que le site a été largement pillé et notamment c'est très triste de voir toutes les statues qui ornent les galeries circulaires ainsi que les 4 galeries qui mènent à ces 4 chapelles centrales, décapitées. En effet plus aucune statue n'a gardé sa tête. Mais à leur pieds on trouve des batons d'encens qui témoigne qu'elles font malgré cela l'objet de culte de la part des cambodgiens.
On redescend de cet endroit extraordinaire par la face avant où les escaliers sont plus praticables. Mais là on est géné par tout un spectacle de jeunes danseurs qui se produisent au pied d'un des escaliers et qui font l'objet d'un atrouppement de touristes cambodgiens au point que l'escalier est bloqué par des spectacteurs qui l'on pris comme gradins. Les flashs crépitent autour des danseurs au point que l'on pourrait croire qu'il y a un orage.
On passe par un autre escalier. Partout les murs sont décorés. C'est fou. Si je pose ma main au hasard sur un mur j'ai 9 chances sur 10 de rencontrer un bas-relief ou une pierre ciselée. Et cela sur des kilomètres carrés rien que pour ce temple.
On descend de plate-forme en plate-forme. On retraverse l'esplanade devant le temple puis la douve alors que la nuit tombe. Il fait tout à fait noir lorsque nous retrouvons notre voiture qui nous attend à la sortie.
Notre chauffeur nous dépose à l'hotel. On fait une sieste de 2 bonnes heures avant d'aller diner.
On dine de nouveau sous la véranda de l'hotel. Le diner est encore excellent avec des crevettes manifestement toutes fraiches du lac voisin. Et une soupe de courge farcie. On papote un peu avec la patronne gérante qui parle très bien français. Elle nous explique que l'hotel a été financé et concu par sa soeur et son beau-frère qui sont architectes en France. Lui est d'ailleurs français.
Puis on va se coucher sur le coup de 11h.
On se fait réveiller à 6h. Un garcon vient frapper à la porte de notre chambre car les bungalows ne sont même pas équipés de téléphone intérieur. Ce qui contribue à leur charme et leur calme.
On petit déjeune d'une bonne salade de fruitstoujours sous cette véranda verdoyante. Puis je fais un petit tour du balcon qui passe devant les chambres de notre bungalow sur pilotis.
Notre voiture nous attend à 7h. On va visiter le temple du Bayon.
temple Bayon C'est un temple d'un style encore différent de ceux que nous avons vu jusqu'à présent. Ici comme sur les autres on monte sur une plate forme qui domine tout un ensemble de galeries et de batiments. Mais sur le sommet de la plate forme on trouve toute une série de tours couronnée d'une statue géante d'un visage humain. Il y a un de ces visages sculptés qui est taillé au pied d'une des colonnes au lieu d'être au sommet. Ce qui me permet de toucher et de voir l'effet que cela fait. C'est un visage énorme beaucoup plus grand que nature d'environ 1m de haut. Visage souriant très beau. Les traits sont assez fins pour que même moi je distingue très bien le sourire. Il parait que l'on ne connait pas la signification de tous ces visages. On se balade un peu sur cette terrasse entre ces colonnes monumentales.
Il n'est que 8h et on commence déjà à transpirer et à regretter notre douche du matin.
De là on va au Temple Baphuon qui est sous bache pour rénovation et donc on ne peut pas le visiter.
Puis on va dans l'enceinte de ce qui est reconnu pour avoir été le Palais Royal d'un des rois Kmères. A l'intérieur il y a le temple de Phimeanakas sur le toit duquel on monte avec l'aide d'enfants. C'est un petit temple par rapport aux autres. Ce devait être une sorte de chapelle privée à l'intérieur du Palais. Mais tout est relatif car ce temple miniature est au moins aussi grand que notre église de la Madeleine à Paris. Il comprend les différentes plates formes superposées. Avec des escaliers escarpés pour y accèder. Toujours un enchevètrément de galeries et de portiques. L'architecture est très symétrique et au sommet un petit sanctuaire. On est monté et descendu par l'escalier de derrière qui est moins défoncé que celui de devant qui donne sur la grande allée du Palais. On croise un couple de touristes occidentaux. Isabelle en a vu quelqu'uns au loin mais dans l'ensemble on ne peut pas dire que l'on soit trop bousculé.
On s'assied un peu au bord de l'allée qui mène du temple à la terrasse des Eléphants. On reste assis à l'ombre sur la margelle d'on ne sait quoi.
De là on descend cette allée royale jusqu'à la terrasse des éléphants qui est formée d'une grande esplanade pavée dans enceinte murée, toujours pleine de sculptures et de bas relifs. La terrase est surélevée par rapport au sol, avec des éléphants en haut-relief sculptés dans le socle de la terrasse.
A coté de la terasse des Eléphants se trouve la terrasse du Roi Lépreux dans le prolongement du palais royal, avec en dessous un dédale en rénovation dans lequel Pierre est allé mais nous n'avons pas osé, franchir les pancartes d'interdiction et passer derrière les baches.
On retrouve notre voiture car nous avions fait tout ce parcours à pied. On rentre déjeuner à l'hotel vers 11h30. On est assez fatigués par la chaleur et par cette matinée de marche. On s'allonge pour se reposer quelques minutes, repos qui se transforme en vraie sieste. On se réveille en sursaut vers 1h, alors que nous avons donné rendez vous au chauffeur à 1h30. On va déjeuner rapidemment en renoncant à notre idée d'aller dans un autre restaurant histoire de changer un peu. On reprend encore une douche pour se rafraichir avant de partir, c'est déjà la troisième de la journée: 8h, 11h30 puis maintenant.
On commence l'après midi par la visite du temple Prérup. Le chauffeur nous laisse à une entrée et il nous attend à l'autre bout. On commence la visite par le nord pour terminer par l'ouest. Ce temple ressemble au Taprom sauf qu'il est plus petit et dégagé de la végétation, avec des étais en bois un peu partout. C'est encore une accumulation de galeries, decolonnes et de batiments. et de portiques. On arrête pas d'enjamber des boudins comme les appelle Isabelle pour me prévenir des marches sur les seuils des portiques ou des salles.
Un soldat nous suit pas à pas dans notre visite. Il parait qu'il est là pour protéger les touristes. On a plutôt l'impression qu'il fait cela par sympathie pour nous tellement il a l'air décontracté.
De là on va voir un dernier temple. Celui du Mébon. En fait le Roi qui est à l'origine de ce temple a éprouvé sa capitale grandissant, le besoin d'avoir un grand bassin d'eau pour servir de reservoir à la ville et à l'irriguation des cultures avoisinantes dont dépendait la capitale. Du coup il n'a pas mégoté et a ordonné que l'on creuse un bassin artificiel de 2km sur 7 avec 3m de fond. Cette énorme pièce d'eau qui a d– monopoliser des milliers de terrassiers était ornée en son centre du temple du Mébon.
Aujourd'hui on ne voit plus l'eau du bassin qui est couvert de rizières. Et le temple émerge d'une nappe de rizières vertes du plus bel effet. Le temple est relativement petit car il ne devait pas peser trop lourd au milieu du bassin d'eau.
Pour une fois nous faisons la visite sans être poursuivis par une bande d'enfants-mouches. On monte en haut du temple sur la plate forme supérieure. Puis on redescend sur la plate forme inférieure qui domine de quelques mètres ce qui devait être le bassin. A chacun des quatre angles de cette plate forme inférieure se trouve un éléphant en pierre presque de grandeur nature. On va se reposer quelques minutes à coté de l'un d'eux. Je l'escalade plus ou moins facilement pour m'asseoir à califourchon dessus, malgré la température assez élevée de la pierre chauffée par le soleil. Je respire ici vraiment l'esprit d'Angkor et il règne une athmosphère de calme et de mysticisme apaisante.
En rentrant on passe à coté du grand lac Sarasalanque.
On s'arrète aussi sur la route au bord d'une rizière pour que je puisse toucher les plants et mieux me rendre compte de ce que c'est. On doit entrer dans le champ inondé pour aller toucher ces plants tous verts. Je suis très content de toucher ces brins d'herbes chargées de petits grains, depuis le temps que j'entends parler de rizières. C'est planté dans une espèce de glaise boueuse, qui baigne dans l'eau.
On repasse à l'hotel. Je paie notre note. Les petites serveuses sont toujours aussi gentilles. Je remercie vivement la patronne.
Notre chauffeur nous accompagne à l'aéroport et nous aide très gentiment à porter nos bagages, à confirmer nos billets puis à enregistrer. Il reste avec nous tout le temps jusqu'à ce que l'on rentre en salle d'embarquement. Je le ratrappe par la manche alors qu'il s'en va pour lui glisser un petit pourboire.
Dans l'avion je m'entraine au braille en lisant la notice sur les impots que j'ai apporté de Paris.
On prend un taxi qui nous emmène à l'hotel Bayon non loin de l'ambassade de France. Hotel pas trop cher où Pierre nous a reservé une chambre à 36 dollars la nuit. En contrepartie de ce prix modique on nous installe dans une chambre en deuxième jour dont la fenêtre donne sur le couloir et avec une climatisation assez bruyante. Mais il y a tout de même une télévision et de toute facon on s'en fiche.
On appelle Pierre qui vient nous rejoinde. En l'attendant on prend une douche dans une salle de bains sans cabine de douche donc passablement inondée après la douche du premier d'entre nous.
On monte à trois sur la moto de Pierre pour aller diner. C'est assez rigolo je suis sur le porte bagages, ma foi plutôt bien installé, sauf quand les cahos de la route sont vraiment trop profonds. Pierre nous emmène dans un restaurant chinois non loin de là.
On prend notamment des coquilles Saint Jacques qui sont succulentes. Pierre me fait aussi manger du piment, qui passe asez bien tout du moins au début de son parcours. Le service est très affable et pousse à la consommation. Dès que l'on a un bol ou un verre vide il est rempli d'office.
Pierre nous invite très généreusement. On parle longuement de sa situation ici. Il semble très bien vivre cette transplantation. On a une discussion pour savoir si dans la vie il vaut mieux faire l'édredon ou bien négocier et se faire respecter. Ce qui implique d'aller dans un rapport de forces. Et de là on est plus looin du gagnant et du perdant.
On va prendre un dernier verre au bar de l'hotel; Je prends un gin tonic après avoir pas mal hésité. On papote encore un petit moment avant d'aller se coucher.
On ne dort pas très bien. Isabelle a beaucoup de mal à s'endormir. Elle profite des ébats du couple qui est dans la chambre voisine. Alors que de mon coté je suis réveillé par la chaleur qui règne au milieu de la nuit à cause d'une coupure d'éléctricité qui a interrompu la climatisation.
On est réveillé par l'appel téléphonique de Pierre à 8h55 qui nous annonce qu'il sera un peu en retard sur notre rendez vous de 9h. Cela nous réveille en sursaut mais nous permet de nous préparer et d'être en bas dans la salle à manger de l'hotel lorsqu'il arrive. On petit déjeune d'un croissant et d'un morceau de pain, assez bons. Il y a pas mal de français dans cet hotel d'où probablement la présence de croissants.
On remonte à trois sur la moto de Pierre pour aller jusqu'au marché central qui est dans une halle construite par les français. Un batiment assez joli aux proportions vastes avec plusieurs salles en étoile autour d'une rotonde au plafond vitré.
On se promène parmi les stands. Isabelle achète une paire de lunettes de soleil. J'hésite à acheter un dictaphone mais je n'ai pas de modèle de cassettes et je ne suis pas s–r que celui qui m'est proposé utilise bien les cassettes de taille standard.
Pendant que l'on déambule dans les allées du marché Pierre recoit plusieurs appels sur son téléphone portable. Notamment un de Yves alors que l'on était encore sur la moto en direction du marché. Il y a aussi un autre appel qui l'oblige à concéder un rendez vous à 11h à son bureau.
Du coup on reprend la moto et Pierre nous dépose devant le musée de Pnom-Penh avant d'aller à son rendez vous. On se fixe rendez vous dans un bistrot pas loin de là à 12h30.
Au début je suis un peu décu car j'aurai préféré aller visiter le musée du génocide. Mais finalement ce musée s'avère plutôt sympa. Au début c'est une série de vitrines donc pas très interessantes pour moi. Mais après on voit pas mal de statues. Qui sont réparties dans les quatre ailes qui forment le musée autour d'une cour centrale.
Au milieu de cette cour se trouve une belle statue du Roi Lépreux. Avec quatre petits bassins autour. Les batiments sont dans un beau grès rose, qui donne une belle allure à l'ensemble.
Nous faisons le tour de ces quatre ailes qui sont ouvertes sur cette cour et qui constituaient un palais à l'époque coloniale. On voit donc pas mal de statues qu'Isabelle me décrit très gentiment. Il y a aussi des palanquins et du mobilier traditionnel cambodgien.
Comme le musée est desert avec aucun touriste et encore moins de gardien je peux tater tout ce que je veux. Ce qui me permet de me rendre compte à quel point c'est mal entretenu. Il y a une épaisse couche de poussière sur chaque meuble ou statue et même souvent des crottes d'oiseaux.
En ressortant on va faire un petit tour sur les rives du Bassak tout proche.
Bassak C'est un affluent du Mécong et la ville de Pnomh-Penh a été construite à leur confluence. Le Bassak a une particularité rare c'est que pendant 6 mois il coule dans un sens et les 6 autres mois il coule dans l'autre sens. Car comme son cours est pratiquemment plat lorsque le Mécong est haut alors le courant va du Mécong à un lac non loin de là. Et lorsque le Mécong est bas c'est le lac qui se deverse dans le Mécong.
Les rives du Bassak ne sont pas aménagées et il y a une grande pelouse qui descend jusqu'au bord de l'eau où il y a un vague quai et une eau boueuse. Il y a un type qui travaille à arracher les herbes qui poussent dans l'eau pour nettoyer la rive. On voit une pirogue qui démarre pour aller sur la presqu'île en face qui sépare les deux rivières. C'est sur cette presqu'île qu'Yves nous a dit avoir failli acheter un terain pour se construire sa villa. Heureusement qu'il ne l'a pas fait car maintenant c'est surconstruit de vilas et de immeubles modernes.
C'est aussi par là sur la rive où nous sommes que doit se trouver le futur complexe construit par Pierre.
On se balade un peu dans le coin. Isabelle prend des photos pittoresques, notamment un type qui passe avec son cyclopousse chargé de foin. Puis on s'arrète dans une boutique Kodak où elle achète de nouvelles péllicules et fait développer celles qu'elles a déjà finies.
On arrive au restaurant où nous avons rendez vous. Pierre est déjà là. On monte au premier étage. Malheureusement la terrasse du coté avec vue sur le Mécong est pleine et on s'installe sur celle qui est de l'autre coté. On donne sur une cour avec des arbres. On est à l'abri d'une véranda très agréable. On mange des beignets de poulets et une salade de poulet aussi. Avec une assez bonne tarte au citron comme dessert. Le tout arrosé d'un coca. Pierre nous régale encore.
De là on remonte encore à trois sur la moto, pour aller voir un autre marché. Celui ci est plus petit et moins interessant. Avec surtout des tissus et pas de nourriture. On en fait assez vite le tour.
On retourne à l'hotel. On prend une rapide douche, on ferme nos bagages et on paie notre note. On dit au revoir à Pierre en montant dans un taxi qui nous conduit à l'aéroport.
Nous y arrivons en avance. Isabele essaie de négocier un paquet de cigarettes contre ses derniers riehs. Mais comme elle a un peu de mal on va dans le bar d'à coté prendre un coca. Là elle parvient à négocier un paquet de cigarettes. C'est toujours le même bar où nous sommes déjà venus.
On se retrouve bientôt assis dans un Boeing 737 de la Tha‹ pour Bangkok. L'air conditionné y est tellement fort qu'Isabelle demande une couverture à se mettre sur les genoux.
En arrivant à Bangkok on a une jolie vue d'avion sur les rizières qui entourent la ville avec le soleil qui se reflète dans leurs eaux. Je me demandai vraiment dans quoi le soleil pouvait se refléter dans ces grandes étendues vertes;
Une fois sorti de l'aérogare on a un peu du mal à trouver un taxi. On se fait balader des limousines aux taxis de banlieue et on commence à être exaspérés de n'y rien comprendre quand un taxi veut bien s'arrète pour nou ramasser dans la contre allée où nous marchions pour revenir une nème fois à notre point de départ. Notre chauffeur se fait engueuler par un flic parcequ'il n'a pas chargé à l'endroit officiel. Mais nous sommes bien content qu'il ait bien voulu nous rendre ce service. Cela l'arrange probablement aussi car il n'a peut-être pas eu à payer le backchich du flic qui régule les départs de taxi. Ce qui expliquerait pourquoi nous nous sommes faits engueulés par un flic furieux de nous voir ramassés en dehors des sentiers battus.
Notre chauffeur a une grosse sono dans son taxi et chante à tue tête Billy Jo‰l. On chante en choeur avec lui "That's my life".
On arrive à Bangkok. On a un peu du mal à trouver la résidence d'Yves car notre chauffeur s'est mis en tête, malgré nos explications, de nous déposer dans un hotel. Qu'il ne trouve pas évidemment. Il finit par comprendre que nous ne cherchons pas un hotel.
Yves descend pour nous aider à porter les bagages. On se retrouve dans son appartement. C'est un immeuble des années 70. Qui devait se vouloir très moderne. Les pièces sont rondes, notamment la salle de bains et la cuisine. La climatisation fait un bruit fou. C'est très haut de plafond. Le salon est double et très vaste avec deux petites alcoves rondes pour les fenêtres. Sur le sol du carrelage et une magnifique peau de tigre. Que je redoute d'abimer en marchant dessus par mégarde.
Yves nous présente sa cuisinière qui travaille pour lui depuis 17 années graecirc;ce à notre beau-frère Bruno. Maintenant Yves lui a acheté sa propre maison pour qu'elle y garde les animaux d'Yves. Elle ne vient qu'exceptionnellement faire la cuisine chez Yves. Ce soir elle a laissé les singes chez elle. Mais elle est venue avec le cacatoès, Coco qui est magnifique. Sauf qu'il fait des trous dans ma serviette en tissu en tentant de la bouffer et il essaie de me chiper mes lunettes.
Elle nous sert un diner excellent avec un soufflé aux fruits de mer puis un hachis parmentier de poisson avec une salade verte. Et un gateau chocolat succulent comme dessert. Le tout arrosé d'un mouton cadet blanc.
L'ami Tha‹ d'Yves, Mok avec qui il habite ici, nous a rejoint. C'est un ancien de la police des narcotiques. Il a monté graecirc;ce à yves son agence de detective privés. C'est un grand costaud très vollubile pas grand chose à voir avec Laurent.
On dort sur des petits matelas posés dans le bout du salon près de la salle de bains, à la place de la peau de tigre. Des matelas de mousse qu'Yves très gentiment a acheté spécialement pour nous accueillir. En fait il y a peu de temps qu'il habite dans cet appartement.
Avant il était dans une autre résidence beaucoup plus luxueuse en terme de services notamment mais trop impersonnelle à son go–t. Et encore avant il avait une grande villa qu'il a vendue puisque maintenant il passe une bonne partie de son temps à Pnomh-Penh.
On se lève à 7h30 pour petit déjeuner avec Yves à 8h. Il prépare tout lui même. Pleins d'attentions délicates il a même été acheté des croissants et du pain. Il prépare aussi une bonne salade de fruits.
On part avec lui à pied pour aller à sa boutique; Comme le trajet est plutôt agréable il le fait souvent à pied. On traverse d'abord un jardin public Qui parait il est le seul de la ville. Avec des pelouses et des grands arbres ombrageux.
puis le quartier des ambasades où il y a pas mal d'arbres. Tout du moins pas mal pour Bangkok.
Il n'est que 9h du matin mais il fait déjà bien chaud. La circulation fait un bruit épouvantable; On sent la pollution des pots d'échapement qui vous étoufe tout de suite. Et pourtant il parait que c'est "le" quartier agréable; On passe devant l'ambasade des Pays-Bas qui a un jardin immense avec un tennis.
Onarrive dans sa boutique qui est installé au deuxième étage d'un building qui parait il a été le premier gratte ciel construit à Bangkok. La boutique s'appelle "Yves Joallier". En fait elle est tout petite. Je suis assez surpris car je m'attendai à un magasin spacieux. Yves m'a dit avoir 60 employés. Mais en fait ici il n'y a que deux assistantes et deux coursiers. Avec deux petits bureaux derrière la boutique dont un pour Yves. Il parait que compte tenu de la circulation infernale une grande partie du commerce se pratique à domicile y compris la vente de bijoux. Donc le gros des affaires se fait en dehors de la boutique avec les coursiers qui vont montrer les catalogues et les échantillons aux clients interesés.
Les bijoux de la boutique sont disposés, faussement en vrac, dans des vitrines sur des pierres de gypse.
Yves téléphone à son copain François Doré qui tient une agence de voyages la Compagnie Générale de Siam. Et qui veut bien nous recevoir pour nous concocter un petit voyage au Laos. Car Yves trouve dommage que nous n'y allions pas malgré les problèmes que nous a évoqué Pierre. Il dit qu'en Tha‹lande il n'y a rien d'aussi beau à voir; Moi je suis ravi et tout excité de pouvoir y aller alors que l'on avait cru devoir y renoncer.
Un coursier d'Yves nous met dans un taxi. On a pas eu le temps d'aller dans une banque changer de l'argent. Donc on paie notre taxi en dollars. Mais cela ne lui pose pas de problèmes et Isabelle a ma grande admiration arrive même à négocier qu'il nous rende de la monnaie en Baat. Alors que moi j'étais prêt à arrondir à 5 dollars.
On est très bien recu par François Doré dans son bureau au premier étage. Il nous concocte un petit périple dans le Laos nord. Avec Louhamprabang et la plaine des jarres. Isabelle est un peu réticente car cela fera pas mal de sauts de puce en avion et donc des dépenses et de la fatigue, mais en même temps elle est tentée. Donc elle se laise faire. François Doré se fait fort de nous obtenir rapidemment des visas pour le Laos. Il nous conseille un tailleur et confirme le conseil de Mok pour les massages au Watpou.
On passe par une banque où on change 200 dollars dun coup. Isabelle est un peu agacée car le préposé, sous pretexte que nous avon sorti nos deux billets de 100 dollars pas en même temps, il a pris deux fois sa commission. D'habitude en voyage c'est moi qui me laisse agacer par ce genre de considérations materielles. Mais je me trouve très décontracté face aux problèmes d'argent dans ce voyage.
On prend un taxi pour aller jusqu'à la maison de la princesse. Cette maison était habitée par un couple princier dans les années 50 et ils ont fait construire dans leur jardin 7 ou 8 petites maisons de style traditionnel tha‹, pour y recevoir leurs amis. Depuis ces maisons sont devenues des musées, où on expose toutes les pièces d'art et de mobilier qu'ils avaient accumulé. Il y a pas mal de meubles assez modernes beaucoup de bouddhas. En fait ce sont surtout les maisons elles mêmes qui sont interessantes. Elles sont toutes sur pilotis, en bois ciré noir. On comprend pourquoi Yves m'a demandé de lui apporter de la cire claire de France. Car effectivement ici ils ne connaissent que la cire noire.
De là on marche jusqu'à la maison de Jim Thomson, qui est une autre maison typique.
maison de Jim Thomson Jim Thomson était un américain qui a vécu à Bangkok dans les années 50 aussi. Il a disparu en Malaisie en 1967 et on a récupéré sa maison avec tout son mobilier. C'est une grande maison au milieu d'un beau jardin plein de végétation. Rien que pour ca cela vaut la peine vu le contexte de la ville environnante. La maison est aussi en bois ciré de noir. A l'intérieur au rez de chaussée on voit des tableaux et des objets sans beaucoup d'interêt. On doit se mettre pieds nus pour monter au premier étage. Là haut on voit des pièces avec un mobilier sympa. Tout y est encore en ordre habitable il ne manque que le bouquet de fleurs. Le cadre est vraiment sympa et cela devait être très agréable d'habiter ici. Ce qui est étonnant c'est qu'il n'y a pas de moustiquiaires aux fenêtres; Alors que Yves nous a raconté que dans ce pays ils sont très sensibles aux moustiques.
En sortant Isabelle est un peu fatiguée et se reposerait volontiers avant d'aller au Palais Royal, mais je plaide que l'on ne sait pas à quelle heure cela ferme et qu'il vaut donc mieux y aller directement quitte à se reposer là bas. En effet lorsque l'on descend de notre taxi à 15h45 devant le palais royal on nous annonce à l'entrée que cela fermait à 15h30.
palais royal On a tous les deux piquer un petit roupillon dans le taxi.
On est un peu décu de ne pas pouvoir entrer au Palais Royal. On en fait le tour pour aller au Watpou qui se trouve derrière.
Watpou En faisant le tour on rencontre un touriste allemand isolé qui sort du palais royal et qui nous dit que ce n'était pas génial. Au watpou on paie 20 baat pour entrer. On fait un tour à l'intérieur avec notre copain allemand. Le watpou c'est une grande enceinte qui contient différents temples et toute une industrie qui tourne autour du sacré, des astrologues, des masseurs et des écoles de massages.
Dans un des temples se trouve un bouddha couché géant qui fait 46 mètres de long en platre. Il a été doré à la feuille. Il n'a pas beaucoup d'interêt mais ce coté géant attire de nombreux touristes.
On a envie de se faire masser. Aussi après avoir un peu hésité sur une école de massage voisine. On pénètre sous la véranda qui l'abrite. On se fait masser chacun par une femme. On a demander un massage dou, mais en fait je crois que l'on a tous le même massage. Cela nous co–te 100 baats pour une demi-heure. Soit 4 dollars car 25 baat font un dollar.
baat Cela ne me fait pas grand chose et je trouve cela même presque long. Mais enfin il faut bien cocher la case massage à Bangkok. Ceci dit c'est vrai que lorsque elle me masse le dos avant de le faire craquer je m'abandonne un peu. Elle fait craquer aussi les 20 doigts. Elle passe pas mal de temps sur mes jambes. Et c'est vrai que lorsque elle est à genoux entre mes jambes en train de me masser le haut des cuisses on imagine volontiers que cela puisse déraper. D'ailleurs Yves nous a raconté que c'était assez naturel chez les tha‹landais de finir un massage en beauté. Et ce sont les touristes qui focalisent sur cette fin sans voir l'évolution globale de l'exercice.
De là on marche jusqu'au bord du fleuve. Où on veut prendre un bateau-taxi pour aller à l'hotel Oriental. On ne prend pas un des petits bateaux en bois qui marquent tous les arrêts. On nous fait monter dans un gros bateau métallique un express pour l'Oriental parait il. C'est assez amusant le bateau est plutôt bringebalant. Il faut sauter dessus en marche car il ne marque pas complètement les arrêts. Il y a un type qui use d'un sifflet strident pour guider dans ses manoeuvres d'abordage le conducteur qui est lui même complètement à l'avant. Les passagers se croisent en sautant sur le ponton. C'est assez amusant de voir cette nouvelle facette de la ville vu de la rivière. On voit des gratte ciels un peu partout. Il parait que c'est cela ce qui est spécifique à Bangkok c'est qu'il n'y a pas des quartiers pauvres avec des bidonvilles et d'autres quartiers riches. Ici tout est mélangé on trouve des bicoques délabrées adossées aux building les plus modernes. On entend aussi le bourdonnement de cette ville extremement bruyante.
Ce qui est le plus fou c'est de voir cette circulation automobile, avec ces autoroutes à 8 voies au milieu de la ville qui passent en autopont au dessus des vieux quartiers et des anciens canaux. Comme dit Yves le seul avantage de ces autoroutes c'est qu'elles procurent de l'ombre. Mais qu'est ce que c'est bruyant, en se balladant ce matin Isabelle et moi on devait hausser le ton pour s'entendre bien que côte à côte sur le trottoir. D'ailleurs il y a très peu de piétons, tout le monde se balade en voiture particulières, car il n'y a pratiquemment pas non plus de transport en commun.
Du bateau on voit donc des styles d'architecture très différents et l'urbanisme est manifestement incohérent si ce n'est sauvage.
Arrivés à l'arrêt de l'hotel Oriental, on marche un peu dans le quartier. Le coin a d– être partiellement inondé car on doit franchir une zone d'eau en marchant sur des planches et des sacs de ciment pour rejoindre la partie non inondée de la berge.
En marchant un peu au hasard on passe justement dvant le tailleur conseillé par François Dorré. On rentre pour regarder les tissus, cela semble effectivement interessant. Nous repasserons demain pour faire mon choix. Malheureusement pour Isabelle il ne fait que tailleur d'hommes.
On cherche un taxi pour rentrer à la maison, mais comme on ne parvient pas à en trouver on se contente d'un touk-touk.
touk-touk Espèce de scooter aménagé d'une caisse avec deux places assises. Cela semble très amusant mais dans une ville comme Bangkok c'est horrible. D'abord parceque l'on se prend tous les gazs d'échappement, puis parceque l'on a peur. Le chauffeur ne comprend pas ce que vous lui dites, donc on a déjà peur de se faire promener dans toute la ville, et surtout on a peur de passer sous une des voitures entre lesquelles il slalome. Et pour couronner le tout il nous réclame 50 bats ce qui est pratiquemment le prix d'un taxi normal. Alors que nous n'avons même pas eu l'air conditionné qu'offre les taxis. Ce qui somme toute est assez agréable car cela permet de faire une bonne pause entre deux visites.
On rentre à la maison. Yves nous y attend. La douche et le petit verre sont les bienvenus;
Puis on va diner avec son copain Mouk, et un autre copain Jean Morel, conseiller économique auprès du gouvernement de Pnom-Penh. Que l'on avait croisé en entrant dans la boutique d'Yves à Pnom-Penh et qui est de passage à Bangkok.
On va dans un restaurant tha‹landais restaurant Harmonique
restaurant harmonique 22 Charoelkrung 34, 10500 Bangkok téléphone 23-78175 La cuisine y est très bonne avec plein de saveurs d'herbes différentes, des mets épicés et duriz au coco servi dans une noix de coco.
On rentre dans le beau 4x4 de Mouk.
Lorsque je me couche, la pluie qui a menacé en vain toute la journée se déchaine.
On petit déjeune avec Yves. D'un petit pain au chocolat, qui s'avère avoir été fabriqué avec du beurre rance. Mais le croissand aux amandes est bon ainsi que la salade de fruits;
On appelle Pierre sur son portable au Cambodge pour le prévenir que nous serons à Louhangprabang lorsqu'il sera. Puis Yves part à sa boutique; On reste pour ranger un peu nos affaires; On téléphone à François Dorré pour voir dans quelle mesure on peut changer notre programme pour rester une nuit à notre retour à Bangkok afin d'y diner une dernière fois avec yves. Isabelle est d'assez mauvaise humeur car contrariée de voir notre programme changer. Mais elle a toujours sa belle faculté de se calmer facilement; Finalement on restera une nuit de moins à Cossouma‹ et on sera à Bangkok Jeudi au lieu de Mercredi. On appelle Yves pour le prévenir. Il est ok de son coté.
On quitte l'appartement pour aller faire des courses dans un grand magasin pas très loin. le Narai-thand sur Ragdann road
Narai-Thang On parcourt d'abord le rez de chaussée où on achète différents cadeaux: cravates et ombrelle pour Claire.
Puis au sous-sol c'est le royaume des souvenirs de l'artisanat. On claque pas mal de dollars dans des chemises, des calecons, des pyjamas et autres robes de chambre en soie. Tout cela pour faire une provision de cadeaux mais on ne s'oublie pas. Isabelle s'achète d'ailleurs un tailleur qui lui plait bien. On finit par en sortir vers 2h30 un peu fatigués et mon grand sac à dos est bien plein de tous les paquets. On s'est un peu amusé à négocier les prix mais pas trop car cela joue sur 5 francs alors à quoi bon passer une heure de palabre, pour économiser 1 dollar soit 25 baat.
Quand on sort l'orage est sur le point d'éclater avec de gros éclairs qui strient le ciel. On veut aller au palais royal avant qu'il ne ferme à 3h30.
On a du mal à trouver un taxi, alors que la pluie commence à tomber. A chaque fois qu'un s'arrète il nous réclame 200 baats pour la course. Et alors qu'Isabelle tente de négocier ils s'en vont en rompant les pourparlers; On finit par monter dans un taxi sans lui demander son avis, et une fois dedans on négocie notre course pour 100 baats. Il semble que l'on tape un peu bas car il se fait prier pour accepter. Bien que je suis convaincu que les tha‹landais l'aurait pour moins. Il y a tout de même pas mal d'encombrements et on n'arrive qu'à 3h30 devant le palais-royal.
Il est encore temps pour rentrer. Mais à l'entrée on nous demande de mettre un pantalon et une jupe longue. Du coup cela nous fait réfléchir on se dit que l'on aura peu de temps pour visiter et que donc il vaut mieux sauter cette case qui n'est pas touristiquement capitale.
On va à la rivière pour prendre le bateau comme hier. Cette fois ci on tombe sur un bateau encore plus bruyant qu'hier. Avec la pluie qui tombe on s'installe à l'intérieur. On est toujours aussi peu d'occidentaux à bord. C'est vraiment un moyen de locomotion typique local. Le bateau vibre tellement que je sens mes jambes vibrer sous moi.
On remonte donc la rivière en parcourant cet espèce qu'elle forme dans Bangkok. On descend à l'hotel Oriental. C'est à dire que l'on saute à terre, car le bateau ne marque toujours pas d'arrêt réel. Il y a toujours un assistant du pilote qui le guide avec un sifflet strident.
On va chez le tailleur Ah Song Tailor
Ah Song Taylor 1308 New Road 10500 Bangkok téléphone 2337574 près de l'hotel Oriental On n'y passe qu'une demi-heure. Je lui donne mes modèles, Isabelle choisit les tissus et je passe ma commande pour 2 costumes, un pantalon, un bermuda, et 4 chemises; J'ai un peu du mal à négocier un prix de gros; J'arrive tout de même à ramener le tout de 11800 baats à 11000. On prend rendez vous pour venir faire les essais Jeudi prochain lorsque nous serons de retour à Bangkok.
On téléphone de là à François Dorré pour le prévenir que l'on risque avec la circulation d'arriver un peu en retard à son bureau. Effectivement il nous faut presqu'une heure pour traverser la ville en taxi et aller à son agence, tellement c'est bouché. On roupille un peu dans la voiture. Bien qu'Isabelle ait froid à cause du climatiseur, que l'on demande de baisser.
François Dorré nous recoit toujours très aimablement. Tout notre petit package nous attend. La seule surprise, c'est que comme Yves nous l'a présenté comme un de ses amis je n'avais pas trop discuté les prix par discrétion. Et là où j'avais compris que l'on devrait payer 500 dollars de package plus 110 dollars pour l'option plaine des Jarres. Ce qui me semblait pas très cher. En fait on ne sait pas très bien compris car les 500 dollars ne sont que pour la partie Laos du voyage. En tout il me demande presque 2000 dollars. Je paie sans sourciller mais j'ai un peu du mal à l'avaler. Et puis il est dans ma philosophie de ne pas me restreindre pour les vacances; François nous donne gentiment quelques conseils pour notre voyage, avant de nous raccompagner à la porte au rez de chaussée de son agence.
On décide de marcher jusqu'à la maison. A un moment on veut s'arréter pour prendre un pot. Isabelle avise un panneau "club de billard". On rentre dans une cour, on monte au troisième voir quatrième étage d'une maison pour arriver dans une grande salle éclairée par des néons.
Il y a trois immenses tables de billard avec des joueurs autour. Le décor est vraiment dégueulasse. On s'assied sur des banquettes de moleskine crevées. Il y a des cafards partout qui remontent de la poubelle sur les fauteuils et les tables; Il y a des liasses de billets qui sont posées sur la table à coté de nous et qui servent manifestement d'enjeu à une partie. On se fait servir une grosse bière que l'on partage en regardant les joueurs. Tout cela est plutôt sordide, de voir ces gens claquer leur fortune au jeu.
On continue de marcher jusqu'à la maison. On y est seuls lorsque l'on y arrive. Heureusement nous avons la clé. Malgré la nuit qui est tombée on va prendre un bain dans la piscine de la résidence.
On range nos affaires on va laisser ici ma grosse valise rouge, pendant notre escapade au Laos.
Mouk arrive et nous emmène diner dans un restaurant dont la spécialité est le poulet tha‹landais avec du riz collant. C'est assez bon, il y a une bonne ambiance, un peu bruyante, ce sont surtout des habitués parait il.
Mouk nous ramène à la maison. On serait bien sorti prendre un verre, mais il nous dit devoir se lever tôt demain. On papote un peu avec lui, mais il nous quitte sans nous dire bonsoir. D'une facon générale son attitude est un peu arrogante.
Je suis réveillé en sursaut par je ne sais quelle sonnerie, peu avant que le réveil que Mouk nous a prété ne se mette lui aussi à sonner. On prend une douche puis un petit déjeuner avec le reste de gateau au chocolat qui me fait saliver depuis la veille mais qui s'avère pas si bon que cela. Complété par un yoghourt et un morceau de pain. On a pas le temps de trouver et de se faire du thé.
On descend dans la rue avec nos bagages où on hèle un taxi. On lui demande de nous conduire à l'aéroport. Il nous fait payer les péages de l'autoroute. Mais au moins à l'arrivée il n'y a que 140 baats au compteur. Ce qui n'est pas trop cher. Il doit trouver d'ailleurs cela pas assez cher car lorsque je lui donne 500 baats pour le payer il tente de ne m'en rendre que 300 et de se garder 60 de pourboire. Du coup on fouille nos poches et on lui trouve les 140 baats qu'on lui doit.
Une fois dans l'aérogare on passe un controle des bagages avant d'enregistrer puis on monte au premier étage boire un jus d'orange assez dégueulasse et un café. On reste là assez longtemps du coup on est presque en retard pour aller à la salle d'embarquement. On a tout juste le temps de regarder le prix des cigarettes à une boutique duty free. J'ai envie d'acheter des piles pour mon walkman alors qu'Isabelle demande à un type où on peut trouver une boutique qui en vend il lui en sort deux de sa poche qu'il lui offre. On descend au sous-sol porte 4, où on arrive à 10h35 pour un décollage prévu à 10h30. On y est attendu avec impatience. Il ne manquait plus que nous pour partir. On nous fait monter dans un mini-bus pour aller jusqu'à l'avion. C'est un Boeing 737.
A bord il y a un steward complètement idiot ou en tout cas complètement affolé par le fait que je sois aveugle. Il ne veut pas que je garde mon sac dans mes jambes, il veut absolument me tenir par la main pour aller jusqu'au toilettes, etc. Comme il nous le dit il s'occupe de nous. C'est vrai qu'au fond c'est son boulot. On nous offre un repas de jambon macédoine pas terrible, cusine congelée industrielle.
A l'arrivée dans l'aérogare de Van Tian, nous sommes accueillis par No‹, une petite femme correspondante de l'agence de François Doré. Elle est très gentille et parle très bien français. Elle prend en charge toutes nos formalités d'entrée dans le pays. Elle va pour nous aux différents guichets, visa, douane et police pendant que nous attendons tranquillement sur des chaises de la salle d'attente. Elle s'occupe même de procèder à notre enregistrement pour Luhanpraban. Elle reste avec nous pendant les deux heures d'attente avant le départ de notre vol pour Luhanpraban.
Elle nous raconte des tas de choses interessantes sur le Laos. Mais au bout de deux heures je commence à en avoir marre de l'écouter et je commence à somnoler. Heureusement comme elle a été demandé à quel heure part notre avion et qu'on lui a répondu 14h elle nous quitte à 13h55. Alors qu'en fait notrre vol ne part qu'à 14h30. Du coup on a au moins 30mn de tranquillité.
Ici il fait chaud, environ 30ø. Mais au moins il y a moins d'humidité qu'à Bangkok.
Il y a un autre type de l'agence qui est venu nous voir et nous a demandé s'il pouvait nous confier du courrier pour Manilla Vincent et Pour sa famille à Luhanpraban. En discutant un peu avec lui on apprend que c'est un des deux rescapés de l'atentat qui a vu 15 personnes sur les 17 du mini-bus de Claude Vincent, se faire mitrailler.
On s'installe dans un ATR72, avion de fabrication française. On décolle à 14h30, on nous sert juste un biscuit dans l'avion. C'est un appareil à hélices. Avec seulement deux fois deux plaaces dans la largeur. Mais cela respire le récent et le moderne. Rien à voir avec les autres appareils de desserte locale que l'on voit dans le coin et qui sont souvent des avions de fabrication chinoise.
On s'est installé sur la gauche de l'appareil, sur les conseils de François Doré pour avoir la vue lors de la descente sur Louhangprabang mais on est assez déssus car on ne voit pas de choses si extraordinaire. Il y a tout de même un beau paysage avec un survol du Mécong.
Une fois à terre, il y a un mini-bus qui nous attend directement presque sur la piste, avant le batiment de l'aérogare.
Il y a deux types qui nous attendent. Je me rebiffe un peu car la première chose qu'il nous dise c'est pour nous demander de l'argent pour les formalités de police. Cela me donne vraiment l'impression d'un racket, alors je ne réagis pas très bien et on ne s'adresse pas beaucoup la parole pendant le trajet qui suit. En fait cela s'avèrera ne pas être les préposés à l'accueil des touristes et c'est pour cela qu'ils ont moins l'habitude de faire des frais. Ils sont tout de même allés gentiment faire nos formalités à notre place.
Ils nous conduisent jusqu'à la vieille ville et notre hotel. La vieille ville se trouve autour d'une petite colline avec à son sommet quelques temples. Pour y accèder ill faut passer un petit pont sur un affluent du Mécong qui nous sépare de la ville moderne que l'on entend vaguement au loin.
A peine arrivés nos deux guides disparaissent, ce qui contribuent à m'en donner une mauvaise image car en principe nous avons payé pour avoir la voiture à disposition pendant une demi-journée.
Pierre nous hèle du balcon du premier étage de l'hotel Villa Princesse Cela fait plaisir de le voir. Il est en train de déjeuner sur le balcon avec son associé Dominique Freche. On monte faire une petite papote avec eux. On a une vue imprenable sur la rue principale de Luhanpraban et on est tout de suite pris dans le charme de la ville, avec cette ambiance paisible. A peine troublée par de très rares automobiles;
Puis on redescend parler dans le hall de l'hotel car Pierre et Dominique y ont rendez vous avec Manilla Vincent, la femme donc de ce français qui s'est fait mitraillé il y a deux semaines. Mais à 5h elle n'est toujours pas là pour un rendez vous en principe à 4h. Du coup on abandonne et on se propose de faire un petit tour à pied de la ville. On passe d'abord devant le palais royal qui est un peu plus loin que notre hotel dans la rue principale. Puis on revient en longeant la berge du Mécong. Ici il est beaucoup moins large qu'à Pnom-Penh. Les rives sont bordées d'arbres très agréables.
Pendant que Dominique et Pierre rentrent à l'hotel nous retournons avec Isabelle devant le palais royal pour monter en haut du Mont Phousi
Mont Phousi C'est cette colline qui forme le centre de la vieille ville. On monte par une série d'escaliers en pierre.
En haut on trouve deux petits temples et les restes d'une vieille mitrailleuse. Qui devait être très bien placée car d'ici on a une vue superbe sur le fleuve et sur la ville. En fait la vieille ville est enchassée dans la presqu'il que forme le Mécong et un de ses affluents. Il y a un beau soleil qui ne va pas tarder à se coucher. Isabelle prend des photos. On n'attend pas le coucher de soleil car de toute facon il sera perdu dans la végétation. On se rend bien compte d'ici du calme qui règne dans cette ville et à quel point elle est petite au moins pour la vieille ville. Car on entend bien au loin le contraste du bruit des grues et des moteurs au loin qui viennent de la ville moderne. Mais qui ne parviennent pas à couvrir le chant des coqs et les cris des enfants de la vieille ville.
On redescend. Nous étions seuls en haut mais nous croisons un couple en redescendant. Une fois en bas Malheureusement le soleil est déjà couché derrière les arbres et ce n'est donc pas propice à prendre des photos dans la rue.
On rentre à l'hotel; un receptionniste nous fait gentiment visiter une des chambres du rez de chaussée du batiment principal. C'était à l'origine une villa qui appartenait à une princesse de la famille royale de Luhanpraban, qui a été exilée par les communistes en 1975. Le propriétaire actuel est un descendant qui est revenu et à p– récupérer la villa pour s'y installer comme hotelier. En fait je ne trouve pas les chambres géniales, hormis le fait qu'elles possèdent un lit king size. Mais c'est surtout le plaisir de dormir dans une vieille maison. Alors que nous sommes nous installés dans l'annexe qui vient d'être construite. Car comme la vieile maison est en rénovation on ne peut pas y dormir. Comme je fais une reflexion sur le grand lit, le type nous dit qu'il y en a à l'annexe et qu'Isabelle et moi on peut en avoir un demain si l'on souhaite.
Puis nous retournons dans notre chambe à l'annexe. Annexe qui en fait est très agréable au milieu de la végétation avec des chambres très bien décorées et très soignées. En plus tout y est encore récent et même la robinetterie fonctionne encore parfaitement. Notre chambre donne sur un balcon au premier étage avec une vue paisible sur la végétation environnante d'où émerge les toits des maisons voisines et les cris des enfants du voisinage. Je papote un peu avec Pierre et Dominique sur les fauteuils en osier qui sont là tandis qu'Isabelle prend sa douche. Puis je vais prendre la mienne. Avant de faire une petite sieste sur mon lit avec mon bouquin.
Puis on retourne dans le hall de l'hotel où on prend un gin tonic en attendant Manilla qui doit diner avec nous. Enfin elle arrive à 8h et on monte diner sur la terrasse de l'hotel qui donne sur la rue principale.
On passe une soirée très agréable avec le calme à peine troublée de temps en temps par une des mobylettes sur lesquels circulent les otoctones. Cette ville est classée patrimoine de l'humanité par l'Unesco. En fait elle ne contient pas de monuments extra-ordinaires. Mais l'ensemble est tellement homogène et preservé que le tout devient extra-ordinaire.
J'ai diné d'une soupe au cresson et d'un poisson à la moutarde. Puis on va se balader dans la ville Isabelle Manilla et moi. Car Pierre et Dominique font leur pépés fatigués. :.Au départ le pretexte de la balade était d'aller manger une glace un peu plus loin dans la ville; Mais en fait quand on arrive au bar visé il est fermé. du coup on rentre en faisant le tour par le Mécong. On se perd un peu et même Manilla doit demander son chemin à un type en mobylette qui passe par là, pour retrouver l'hotel. On est passé à coté du gymnase, où se déroulait une fête avec des couples de jeunes qui dansaient ensemble; On est rentré pour les observer et, sans son deuil, j'aurai bien invité Manilla pour participer à cette fête locale. C'est amusant de voir comment ces jeunes dansent les danses traditionnelles de facon très prudes en bougeant à peine. Et dès que c'est une musique occidentale qui passe à la sono alors ils se déchainent en se trémoussant autant qu'ils peuvent.
On rentre à l'anexe et on quitte Manilla qui dort dans une chambre voisine. On a eu une conversation très riche pendant cette balade, elle nous a beaucoup parlé de son pays et de son mari Claude, qui était plus laos qu'elle. C'est lui le français qui lui corrigeait ses fautes de laos, alors que c'est elle avec son éducation dans des pensionnats de bonnes soeurs en France, qui connaissait mieux notre culture occidentale.
Elle nous raconte aussi qu'ici la philosophie des laos connait peu la frustration. Notamment par rapport à la mort ils ne pleurent pas les disparus. Contrairement au Vietnam où on peut aller jusqu'à embaucher des pleureuses, pour être sur qu'il y ait un minimum de pleureuses et assurer que le mort soit bien accompagné. Là bas c'est le grand véhicule alors qu'ici c'est le bouddhisme du petit véhicule. On n'accompagne pas le mort, on a pas besoin de lui faire de grandes démonstrations d'amour et de frustration. On vit beaucoup plus sereinement, persuadé que ces évênements arrivent lorsqu'ils devaient arriver. Par contre toute la famille vient habiter chez la veuve pendant le temps du deuil, pour la distraire; Et même Manilla qui est plutôt de culture française était contente d'avoir chez elle la présence de tous ces prôches. Ils sont venus habiter chez elle, se débrouillant pour s'installer où ils veulent et pour so'rganiser, afin que ne subisse pas la charge de maitresse de maison.
Manilla nous expose sa vue de la société occidentale qui selon elle a deux vices majeurs: on est de moins en moins responsable. On paie de plus en plus d'impots et on se déresponsabilise avec l'Etat qui se substitue à nous pour assumer ces responsabilités. Du coup on croit que l'on peut se permettre d'utiliser et d'abuser des services publics, des médicaments, de casser les routes et autres équipements. Alors qu'ici ne payant pratiquement pas d'impots, les équipements sont rares et la population est beaucoup plus soigneuse et responsable;
Le deuxième vice selon Manilla c'est que nou avons de plus en plus peur et que nous vivons dans un monde de plus en plus aseptisé. On ne part plus en voyages sans assurances, médicaments. Les aliments ont tous des dates limite de consommation.
On dort assez tard jusqu'à 8h30 alors que l'on avait rendez vous à 8h30 pour le petit déjeuner. On y retrouve Manilla alors que Pierre et Dominique ont déjà fini leur petit déjeuner. Pendant qu'ils vont discuter business on prend juste un petit déjeuner continental avec du pain beurre, confiture.
Pierre, Dominique et Manilla sont censés nous retrouvés ici au restaurant de l'hotel; Mais comme à 10h35 ils ne sont toujours pas là, on finit par s'impatienter et par partir se promener sans eux.
En attendant on a recu la visite d'un type de l'agence de voyages de Manilla qui nous a annoncé que notre vol prévu Mardi pour aller à la plaine des Jarres était annulé. Il nous demande de lui donner nos billets pour qu'il s'occupe de nous trouver un autre vol. Au début je suis un peu méfiant car je n'ai pas compris de qui il s'agissait. Mais il nous explique que c'est lui le guide qui aurait d– venir nous chercher à l'aéroport , mais comme il était en retard il s'était fait remplacer par les deux types peu aimables qui nous ont accueillis; On finit par lui confier nos billets; Il parle très bien français.
On marche dans la rue principale dans la direction oposée de celle du palais royal. De ce coté là les pagodes s'lignent de part et d'autre de la rue. On va vers la pointe de la presque île où le Mécong et son affluent se rejoignent.
On entre sur les parvis et on fait de le tour de certaines pagodes. On voit pas mal de bonzes d'un peu tous les ages, rasés et habillés de jaune-orange. On voit aussi quelques bonzillons très jeunes qui font des stages à la pagode pour y étudier.
On rentre dans certaines pagodes. Il faut se déchausser à l'entrée. Où que l'on entre on est tout de suite dévisagés par tout le monde. Mais de facon plutôt sympathique et engagante. D'ailleurs Isabelle se met à adresser la parole à quelques jeunes bonzes. Mais là manifestement il s'agit d'un impair. Il ne doivent pas parler avec des femmes ou quelque chose comme cela en tout cas à chaque qu'Isabelle essaie ils battent tout de suite en retraite. Alors c'est moi qui prend le relais et leur adresse la parole et là cela semble passer mieux; De toute facon le dialogue ne va pas très loin.
Les pagodes sont plus ou moins grandes. En général avec un escalier exterieur qui mène à la salle principale. Un petit auvent en haut de ces marches. Et à l'intérieur une salle pratiquemment nue avec des tapis et des colonnes. En général aussi le tout est couvert d'un toit assez pentu.
On fait ainsi le tour de l'avenue principale jusqu'à la pointe de la presqu'île, où se trouve un débarcadère qui sert aux processiosn religieuses qui viennent honorer le fleuve. On revient à l'hotel par la rive du Mécong;
A l'hotel pierre nous attend sous la véranda tandis que Dominique dort. Il parait que Manilla à son agence Studitour.
agence Studitour Comme je suis un peu préoccupé par cette histoire de vol annulé et de billets dont nous nous sommes déssaisis, nous allons voir à l'agence de quoi il retourne. On y trouve Manilla en train de discuter avec un de ses responsables locaux. On explique que l'on vient pour nos billets. Puis on attend poliment qu'elle ait fini de parler. Mais elle parle longuement en laos, comme si nous n'étions pas là et lorsqu'enfin elle termine elle s'apprète à partir sans s'occuper de nous. Quel brillant accueil commercial. Je me rappelle tout de même à son bon souvenir et elle finit par s'occuper de nous; On envisage de changer complètement nos plans si on ne trouve pas de vol pour la plaine des Jarres et par exemple de prendre le bateau sur le Mécong jusqu'au nord de la Tha‹lande vers Shengma‹. Mais après vérification il s'avère que si on ne trouve pas de vol direct pour la plaine des jarres Mardi il y un vol via Van Tian avec une correspondance pas trop mauvaise;
On revient à l'hotel où on retrouve Pierre. On part tous ensemble faire une balade vers la grande pagode;
Cette pagode s'appelle Vat-Xieng-Thong et est plus grande que les autres et a deux entrées dont une
pagode Vat-Xieng-Thong qui descend par un grand escalier jusqu'au Mécong. Il faut acheter un ticket pour entrer visiter dans l'enceinte de la pagode; Une fois que l'on en a fait le tour on redescend du petit plateau sur lequel elle a été construite, et on descend par l'escalier dont les dernières marches baignent dans l'eau du fleuve.
On voit un type qui est en train d'y faire sa lessive; Le tout est très paisible et beau à voir.
On se promène encore un peu dans les ruelles en papotant. Et on rentre à l'hotel à midi et demie. On va déjeuner avec Manilla et Dominique dans une guinguette avec un balcon de bois qui donne directement sur le fleuve. Se joint à nous un guide de Studitour qui parle aussi très bien français et qui a fait un stage d'apiculture en France.
On déjeune de rouleaux de printemps, d'une soupe de poisson et d'un poulet au basilic très bon. En guise de pain on a un riz gluant aporté par Manilla. C'est le riz gluant traditionnel, que les laos transportent à leur ceinture emballé dans une écorce de bambou et qui leur sert de casse croute. Il parait que c'est cuit à la vapeur et au feu de bois en étant mélangé à du lait de coco. En tout cas cela lui donne un go–t de sucré et une excellente arôme de fumé. C'est fait avec une autre race de riz que celui que l'on mange d'habitude.
Puis les autres nous quittent pour aller prendre leur avion. AvaAvant de se quitter le guide de Studitour nous négocie un touk-touk pour Isabelle et moi pour aller voir la tombe de Henri Mouhot.
Henri Mouhot est le français qui a redécouvert ou en tout cas refait connaitre le site d'Ankhor. Il est enterré à 8km de Luhangpraban et sa tombe fait un excellent but de balade;
La route est assez cahotante et paradoxalement on va plus vite qu'un 4X4 que l'on double à un moment et on se fait doubler par des mobylettes. C'est vraiment le monde à l'envers.
Le paysage est splendide la route est bordée de nombreux arbres. La végétation n'est pas très exubérante et plutôt tempérée. Deci delà on voit des petites maisons émergées sur le bord du fleuve.
Notre guide arrète son touk-touk dans un virage. Il m'aide à descende un sentier qui longe la rive pour arriver à la tombe de Henri Mouhot. Elle est quelques mètres au dessus du fleuve. Dans la végétation avec une grosse pierre tombale blanche. Une inscription signale qu'il est mort à 35 ans en 1861. Et que ce monument a été offert en 1990 par la ville de Montbelliard dont il était originaire.
Le guide m'aide de nouveau sur le sentier du retour pour passer sous les frondaisons et franchir le petit ruisseau que l'on doit traverser. On reprend donc le touk-touk après avoir un peu plaisanté avec notre chauffeur;
Il reprend une autre route en direction de Luhangpraban qui passe par le village aux écharpes;
Un peu à l'écart de la route principale s'est un petit village qui s'appelle Ban-Phanom et
Ban-Phanom s'est fait une spécialité de vendre des articles d'artisanat. Il y a toute une série de boutiques les unes à coté des autres. On passe une heure à regarder et à négocier nos achats; Il y a notamment un petit marché couvert avec tout autour des etals par terre d'écharpes brodées, de veste et autres sacs brodés. Elles vendent aussi du papier gaufré. On négocie tout pied à pied en passant d'une marchande à l'autre. On obtient les écharpes à 6 dollars pièce alors que l'on avait commencé à 12. Isabelle s'achète aussi un petit chapeau chinois et cherche des paniers en osier qui sont parait il très bien et servent aux porteurs qui les posent sur un fléau sur leurs épaules.
On rentre à Louhangprabang. Sur la route on embarque un type qui paie un petit quelque chose à notre chauffeur pour le service. En arrivant on lui donne 10 dollars, au lieu des 6000 kips convenus. Sachant que 927 kips font un dollar.
Après être repassé dans notre chambre prendre une douche on va faire encore une balade dans la ville. L'ambiance y est décidément très paisible. Les enfants jouent dans la rue, les habitants devisent sur le pas de leur porte. Ce calme n'est troublée que par les mobylettes qui sont ma foi un peu trop nombreuses à mon go–t.
Isabelle a envie de téléphoner à Philippe, donc on essaie vainement de trouver une carte téléphonique. On fait le tour du quartier en allant jusqu'au bord du Mécong; Je suggère de diner à la guinguette au bord de l'eau pendant qu'il fait encore jour; Mais Isabelle n'a pas encore faim.
On rentre à l'hotel. On s'installe dans le petit jardin à une table décorée d'une petite bougie et on déguste un gin tonic avec des noix de cajou qui sont très bonnes. Là encore la quiétude est au rendez vous. Puis on monte diner au restaurant de l'hotel; Je prends un poulet aux noix de cajou, mais du coup après je n'ai plus du tout faim. On dine sur la terrasse. Avec l'ambiance toujours calme. C'est très agréable, il y a une petite musique de fond et la ville qui plongée dans le noir s'endort.
On va se coucher pas trop tard car on a demandé à être réveillé à 5h30 pour pouvoir aller voir la quète des bonzes.
Réveillés à 5h30 on est dans la rue à 5h55. Effectivement on peut y admirer une procession des bonzes qui passent dans la rue formant plusieurs files indiennes qui marchent très lentement pieds nus habillés de leur robe orange, et en silence. Les plus jeunes bonzes passent les premiers suivis par les anciens. Ils tiennent chacun un bol dans leurs mains, et les riverains sont invités à y déposer leur offrande. Traditionnellement c'est la population locale qui nourrit ses moines. Donc certains personnes pieuses mettent effectivement dans les bols des boulettes de riz. C'estassez impressionnant de voir cette file de robes oranges qui s'étirent tout au long de la rue principale.
On voit ainsi passer 3 cortèges tandis que le jour termine se lever et que la ville s'anime peu à peu. Isabelle a du mal à regarder les bonzes car à chaque fois qu'ils la voient ils détournent les yeux. Donc elle n'ose pas prendre une photo. Elle en prend tout de même une de la procession vu de dos.
Un vieux laos nous interpelle en français. On papote un peu avec lui. Il parle super bien français, il a carrément l'accent parigo et je ne saurai pas qu'il est lao je le croirai français. Il était pilote de chasse dans l'armée laossienne et a fait plusieurs stages à Salons de Provence et sur d'autres bases françaises. Il a aussi habité aux USA. Et maintenant il est à la retraite ici, tranquille. Il donne pieusement une boulette de riz à presque chaque bonze qui passe devant lui. Et on papote par dessus la file de bonzes qui passent entre lui et nous. Je mets un dollar dans l'un des bols.
A 6h45, un grand gong résonne pour signaler à la ville l'heure du réveil. Il parait qu'à 16h il résonne encore pour indiquer aux travailleurs des champs la fin de la journée de travail. C'est leur angélus.
On continue notre petit tour de la ville, tandis que le soleil se lève peu à peu. Puis on rentre à l'hotel pour petit déjeuner.
On passe d'abord à notre chambre, et j'attends Isabelle sur la véranda devant notre chambre. Je papote avec le propriétaire de l'hotel, qui m'indique notamment qu'à coté du magasin où sont affichés les résultats de la loterie on trouvera un magasin qui vend les tables et fauteuils en rotin qui sont sur la véranda et qui plaisent bien à Isabelle. Il me dit aussi que c'est au marché de Vantiame que je pourrai trouver les dessous de verre qui sont utilisés par le restaurant de l'hotel et qui me plaisent. Il est très sympa et parle admirablement bien français. Il a habité Lyon. Après avoir monté cet hotel il est passionné maintenant par l'agriculture et il a un terrain à 6km d'ici où il cultive du riz et une pépinière. Je lui dis que je trouve son hotel parfait, avec une taille pas trop grande, des fleurs partout et surtout tous les petits détails qui marquent le souci du décor et du confort. Comme les bouquets de fleurs et les sandales disposées dans chaque chambre. Le personnel est très stylé, il n'y a vraiment rien à reprocher dans cet hotel. On est à la fois au milieu de la végétation et de la ville.
On petit déjeune toujours super bien installés sur le balcon du premier étage. Je prends des oeufs.
Puis on ressort et on traverse la ville par la rue principale pour aller jusqu'au palais royal et visiter le musée qui est à l'intérieur;
Le Palais Royal qui était la résidence du roi de Louhangprabang jusqu'au temps du protectorat français. On y accède en traversant un grand parc par une allée majestueuse. Il y a quelqu'un en train de tondre une belle pelouse. Ce devait être une résidence très agréable.
On monte les marches du perron mais on se fait refouler par les gardiens qui se tiennent à l'entrée. Car nous ne sommes pas en mesure de présenter une autorisation de visiter le palais qui est parait il délivrée par les hotels. On tente de négocier mais rien n'y fait. On doit retraverser toute la ville pour retourner à notre hotel pour y demander ce papier bureaucratique.
Là heureusement le receptionniste en nous donnant le dit papier nous propose de nous faire raccompagner au Palais par le mini-bus de l'hotel.
Ce qui nous permet de revenir au Palais alors qu'il n'est encore que 9h30. Car comme le Palais est bureaucratique jusque dans ses horaires d'ouverture et il ferme dès 10h30. On passe le barrage des gardiens en arborant notre autorisation.
Une gardienne plutôt marrante, nous oblige à passer par une aîle du batiment où sont exposés des bouddhas. Puis enfin on peut rentrer dans le Palais proprement dit.
C'est une maison de style très colonial avec de grandes pièces parquetées. Le mobilier fait très années 30. On voit des statues des derniers rois de Louhangprabang. On voit toute une série de chambres assez solennelles. L'ambiance est plutôt austère et officielle avec un mobilier pas très fonctionnel et des grandes hauteurs de plafond; Ce ne doit pas être une résidence si agréable que cela à vivre au quotidien.
Dans la grande salle du trône on trouve de chaque coté de la salle six lits alignés ce qui donne une impression plus de dortoir que de salle du trône. æDans toutes les salles on doit se promener sur les parquets pieds nus et on nous a imposé de laisser nos chaussures à l'entrée.
On fait ainsi un peu tout le tour de cette succession de pièces très formelles. Puis on ressort du palais. On traverse le parc par l'arrière pour ressortir du coté de la rivière.
on veut aller à Studitour pour se renseigner sur les possibilités de balade en pirogue sur le fleuve.
Là bas on nous dit qu'à 11h un bateau peut effectivement nous emmener nous balader sur le fleuve. En principe l'excursion comprend le pique nique, mais ils n'ont pas l'air très décidé à nous acheter ce qui est necessaire pour cela et on nous explique que l'on a interêt à choisir nous même ce que l'on aime. Du coup on va faire quelques courses en attendant le départ. On va au restaurant guinguette voisin où on achète du riz, des rouleaux de printemps et des bananes. On attend une dizaine de minutes à la table au bord de l'eau, où on a déjeuné hier, pendant que les rouleaux de printemps cuisent.
Puis on repart à l'hotel pour y faire une petite sieste. Jusqu'à ce que le guide de l'agence Sonpram vienne nous chercher. Il nous conduit à pied jusqu'au débarcadère qui est en face de l'escalier qui descend de la grande pagode.
Là une très longue pirogue à moteur nous attend. Le conducteur est assis sur une chaise en bois et il pilote à l'aide d'un volant, avec un changement de vitesse et un tableau de bord comme celui d'un camion. Il est abrité par un petit toit et une vitre. Tandis qu'il y a un autre toit pour abriter les passagers. On s'assied sur des chaises de jardin qui sont disposées là. On est les seuls passagers avec deux petites stagiaires laos de l'agence Studitour. Elles ont 18 ans et sont très rigolotes. Il y a aussi le guide Sompran qui dirige son monde.
On quitte le débarcadère et on remonte le cours du fleuve pendant une heure. Il fait très beau et on monte sur le toit de la pirogue pour profiter un peu du soleil. A l'affolement bien sur d Sompran qui me voit déjà tomber à l'eau. En fait c'est assez facile de grimper là haut, il suffit de se hisser et une fois en haut on s'allonge pour prendre un bain de soleil veillés par Sompran.
Le paysage est magnifique avec des collines boisées de part et d'autre du fleuve. On s'arrète à un village où habite un cousin de Sompran.
On débarque. Un type qui est sous les ombrages non loin de la rive en train de distiller du laos-laos 'alcool de riz local, nous en offre un petit verre, qui sort tout juste de l'alambic. Je bois cela cul-sec et c'est assez bon. C'est amusant de voir la facon très artisanale dont il fabrique cela.
On va dans la maison du cousin de Sompran. C'est une maison sur pilotis comme la plupart des maisons. Mais le rez de chaussée de celle ci n'est pas ouvert à tous les vents mais entouré d'une palissade de bambous. On nous installe à une petite table. Je propose aux deux stagiaires que l'une d'elle devienne ma femme, l'une récuse car elle a déjà un amoureux mais l'autre ne semble pas contre.
On fait le tour du village en admirant les artisans qui travaillent. On fait bien s–r l'objet de tous les regards. On va jusqu'à la pagode du village qui est un peu plus loin de la berge du fleuve.
On fait le tour de la pagode. Puis on monte par une petite echelle sur l'estrade qui soutient le gros tambour qui cadence les journées du village.
On retourne vers le fleuve. On passe devant un étalage d'objetsau sol d'objets artisanaux. J'envisage d'acheter un couteau, mais le type en demande plus de 20 dollars alors que le manche n'est même pas en corne d'éléphant.
On reprend le bateau et on remonte le fleuve encore un petit moment avant d'arriver aux grottes pretexte de la promenade. On aborde et on grimpe toute une série d'escaliers avant d'arriver à une première plate-forme équipée d'un auvent sous lequel il y a des tables et des bancs. L'endroit est très agréable domine toute la végétation environnante et on a une vue magnifique.
On déjeune là. Nos compagnons s'apprètent d'abord à redescendre déjeuner discrétement dans le bateau, mais on les retient à déjeuner avec nous. On partage nos pique niques respectifs. Ils ont notamment des espèces de chips soufflées et farcis de porc qui sont pas mauvaises.
Puis on monte encore d'autres escaliers qui mènent jusqu'aux grottes. qui s'appelent grottes de Pakou. Et on est à l'embouchure du Namou.
grottes de Pakou Il y a une première grotte très profonde. Il y a plein de bouddhas qui sont avec là avec des bougies plantées devant. Il parait que les indigènes viennent souvent allumer un cierge et prier devant un bouddha. Notamment au mois de mai pendant la fête des pirogues, alors tout le village situé en face, traverse le fleuve pour venir prier les bouddhas de la grotte.
La grotte semble très profonde. On essaie de s'aventurer un peu vers l'intérieur mais nos guides redoutent d'éventuels serpents et donc on ne va pas trop loin. Il parait que cela servait de refuge aux populations pendant la guerre. Plus de 2000 personnes habitaient là dedans. L'entrée de la grotte avait été soigneusement camouflée avec de la végétation pour ne pas être visible par les avions.
On redescend par les escaliers le long de cette falaise qui domine le fleuve. En fait de chaque coté du fleuve se trouve à cet endroit des falaises assez escarpées.
Peu avant le niveau de l'eau on s'arrète à une autre grotte, qui est moins profond que celle d'au dessus mais plus haute de plafond; Il y a encore des tas de bouddhas dedans.
De là on a une belle vue sur le fleuve. Cela devait être moins protégé des bombardements car on doit facilement voir cette grotte depuis le fleuve.
On redescend sur le bateau. Je demande la permission de me baigner. Je me change devant tout le monde. Mais Isabelle me dit que très pudiquement ils ont tous été attentifs à tourner la tête. Isabele préfère ne pas se baigner car elle est blessée au pied. Les autres n'ont pas l'air de trop savoir nager. En tout cas je suis le seul à en profiter. L'eau est très bone. Il y a beaucoup de courant, et l'eau est très boueuse. Du coup c'est le noir complet à 50cm de profondeur. Je dois veiller à ne pas me laisser embarquer par le courant.
On reprend le bateau qui redescend le fleuve. Le soleil redescend lui aussi et se fait doux. C'est très agréable, je respire l'air du temps assis sur ma chaise de jardin. Isabelle lit le guide du routard prété par une des stagiaires. On descend le fleuve assez rapidemment. Mais on se fait tout de même doublé par quelques uns de ces bateaux hors bords qui sont de grosses vedettes qui foncent et font un bruit du diable. Il parait qu'elles transportent des marchands. On voit aussi des plus gros bateaux qui transportent du bois.
Le paysage est vraiment serein. De temps en temps on longe une berge puis à d'autres moments on est plus proche de l'autre. Le fleuve est déjà assez large à cet endroit et les zones de courant doivent varier.
On rentre à Louhangprabang. Le bateau nous dépose au débarcadère de la grande pagode, puis il continue pour déposer les deux jeunes filles à celui au pied du palais royal.
Sompran vient avec nous et nous conduit chez sa prof de français car on n'arrive pas à lui expliquer que l'on cherche un magasin de la loterie pour trouver des fauteuils en rotin. On dérange la prof de français alors qu'elle donne une lecon à un bonze. Elle traduit à Sompran l'objet de nos voeux. Je crois qu'il avait déjà compris mais cela le conforte. Il nous aide à trouver un touk-touk qu'il négocie à 500 kip, pour aller jusqu'à ce fameux magasin.
Il se trouve de l'autre coté du mont Phousi. Le touk-touk ne prend pas l'avenue principale et passe par la route qui longe l'autre coté du mont Phousi. Ce qui nous donne l'occasion de visiter ce coté. Moins animé et plus vert.
On arrive au magasin où effectivement on trouve des fauteuils et des tables basses en rotin. Les fauteuils sont incroyablement peu chers à 8000 kips, à raison de 1 dollar pour 927 kip cela fait moins de 10 dollars le fauteuil. Il parait que pour les laos c'est cher. On se demande s'il pour la forme c'est vraiment necessaire de négocier. Le problème surtout c'est l'acheminement de telles marchandises. On a encore 5 fauteuils à prendre et je ne nous vois pas bien avec deux fauteuils à trimballer. Donc Isabelle renonce à en acheter.
J'ai envie de retourner au mont Phousi, on reprend un touk-touk qui nous y dépose du coté opposé à celui du palais royal. De ce coté il y a aussi un escalier qui monte en haut.
On monte d'abord un premier escalier qui mène à une plate forme très agréable au milieu de la végétation, avec un auvent qui abrite toute une série de bouddhas. Cette terrasse est un peu surplombée par la colline.
De là monte un autre escalier qui se termine par un sentier pas très praticable, plein de pierrailles et de branchages au travers du chemin. Sompran n'est pas très rassuré pour moi et me tiens par le bras.
Quand on arrive au sommet le soleil est déjà couché, mais la vue reste très belle. On entend notamment toute la musique du village qui monte jusqu'à nous, avec les cris des enfants qui jouent, les chants de coqs et quelques moteurs. On a la vue sur le Mécong et sur son affluent. Il y a toujours la mitrailleuse qui protégeait la ville pendant la révolution.
On rencontre un couple de touristes américains qui s'embrasent. Cela choque un peu Sompran qui nous explique qu'ici les jeunes filles ne se laissent pas embrasser ainsi avant le mariage. Il avoue que les garçons ne seraient pas contre de telles avances sur l'amour mais les filles en général refusent même un baiser. Il nous confirme que ce que Manilla nous avait expliqué, à savoir que ce sont les garçons qui paient une certaine somme aux parents de la fille qu'ils souhaitent épouser; Cela peut aller jusqu'à 4 ou 5 millions de kips soit 1500 dollars, selon les qualités de la jeune fille et la fortune du garçon. Ainsi pour pouvoir épouser la jeune stagiaire que j'ai passé la journée à appeler ma fiancée, et qui se prétait au jeu au point qu'à la fin elle m'a elle même nettoyé mon maillot de bain. Et bien en tant que riche étranger il faudrait que j'aligne au moins 1500 dollars pour pouvoir l'épouser;
Sompran nous explique aussi qu'il vaut donc mieux avoir d'abord une fille, pour avoir une rentrée d'argent lorsqu'on la vend, puis un garcon pour assurer la dynastie. L'idéal c'est d'avoir autant de filles, que de garçons, pour avoir autant d'entrées que de sorties.
Dans certaines régions le couple de jeunes mariés reste habiter chez les parents de la jeune fille, pendant deux ou trois ans avant d'aller s'installer où ils veulent. Dans d'autres régions les mariés vont dès leur mariage s'installer de facon indépendante.
Pour ce qui est des héritages, ce sont les fils qui héritent des biens des parents. Charge à eux de dédommager leurs soeurs à leur discrétion. :pRedescendus du mont Phousi on va boire une bière avec Sompran à la guinguette à coté de Studitour. Il y a une coupure d'éléctricité, du coup on nous apporte une bougie. C'est très sympa. Sompran est vraiment gentil, il est content de parler français. Il va se renseigner demain à la poste pour savoir si on peut par hasard faire expedier les fauteuils en rotin.
On rentre à l'hotel pour prendre une douche avant de sortir diner. En fait on s'assoupit jusqu'à 21h30, du coup il est un peu tard pour sortir en ville. Et on se contente de diner d'une soupe de cresson et des bananes flambées au restaurant de l'hotel, sur notre balcon toujours aussi agréable.
On a pas pris le temps de se prendre notre apéro de gin tonic. Peut-être en prendront nous un après une petite balade digestive que nous faisons dans la ville. Sous le prexte qu'Isabelle veut aller jusqu'à la cabine téléphonique pour appeler Philippe. Comme il n'est pas là elle se contente de lui laisser un message. Elle utilise une carte téléphonique que l'on a acheté le matin pour 3000 kips. Pour appeler Paris, c'est 2300 kips la minute.
On rentre à l'hotel, le bar est fermé donc pas de gin-tonic ce soir. Quand on arrive dans le hall c'est pour trouver le gardien en train de s'allonger pour dormir sur le sol. On retourne dans nos chambres. L'allée qui mène à l'annexe est amusante car les dalles qui la pavent sont branlantes.
On bouquine un peu avant de faire une bonne nuit.
On se réveille à 7h. On va petit déjeuner avec encore des oeufs. On demande notre note. On se rend compte qu'ils nous ont compté les nuits et les petits déjeuners, car on a oublié de donner notre voicher. La bonne surprise par contre c'est qu'ils ne nous ont compté qu'un seul repas au restaurant. Je ne sais pas où sont passées toutes les notes que l'on a signées, mais cela fait une bonne économie.
On va faire un dernier tour dans la ville. On marche vers l'autre coté du mont Phousi, du coté de l'affluent du Mécong. L'affluent s'appelle le Nam-Khan.
Nam-Khan De ce coté ill y a moins de maisons. D'un coté de la route il y a la montagne et de l'autre cela descend vers la rivière. Du coup le décor est plus vert. Au bout on trouve quelques magasins.
En fait on fait tout le tour de la montagne. On passe devant deux antiquaires où on hésite à prendre un bibelot comme cadeau pour Yves, mais c'est assez cher pour un résultat incertain.
On rentre à l'hotel, où on donne nos passeports à quelqu'un qui va nous devancer à l'aéroport et faire notre enregistrement pour nous. C'est vraiment très chic nos conditions de voyage. Ainsi on peut attendre dans le lobby de l'hotel et n'aller à l'aéroport se méler au populo qu'au dernier moment; On voit Sompran qui nous dit s'etre renseigné à la posste pour l'expedition des fauteuils, mais ce n'est pas possible. On attend dans le hall de l'hotel. On demande à acheter des noix de cajou. Mais il m'en demande un prix excessif. On attendra Vientiane. On achète par contre un des petits éléphants en bois que l'hotel vend en guise de souvenir. Et qu'Isabelle trouve mignon. On le négocie pour 8 dollars au lieu de 10 dollars. On paie notre note, sans le prix des chambres.
On boit un Coca dans le hall en attendant. Le mini-bus climatisé vient nous chercher et nous emmène à l'aéroport.
L'aérogare est plutôt petite avec tout de même deux restaurants dedans. Il est ventilé par des ventilateurs au plafond. Le comptoir de la compagnie est tout petit dans un coin. Il y a pas mal de gens un peu partout qui attendent de prendre l'avion. Surtout des jeunes. Je vais me balader en faisant le tour de l'aérogare. Puis on est invité à embarquer.
On va sur la piste un peu avant les autres passagers. Ici les règles de canalisation des passagers ne sont pas très strictes. Du coup on se retrouve à l'ombre de l'aile de notre avion en trin de papoter avec l'équipage, tandis que les eployés de l'aéroport font les derniers préparatifs sur l'avion.
Il s'agit d'un appareil de 52 places, plutôt pourri. Il fait assez chaud car l'air conditionné n'est distribué qu'au dessus de l'allée. On nous distribue un Coca, des petites serviettes pas décongelées. Et pour couronner le tout les hélices sont très bruyantes.
On retrouve avec plaisir No‹ qui nous attend dans laérogare. Elle nous a déjà enregistré pour notre vol suivant. Du coup on a juste à monter au restaurant au premier étage pour prendre une soupe de nouilles en attendant d'embarquer. Notre soupe est très bonne, avec des feuilles de menthe et de coriandre qui sont dans une assiette à coté et que l'on peut rajouter dans la soupe. J'en rajoute modérément car je me méfie de l'eau qui a lavé ces herbes.
No‹ nous quitte là car elle nous attend déjà depuis 11h du matin et il est déjà 13h.
Notre vol est appelé à embarquer. En fait on se retrouve sur le même avion que ce matin avec le même équipage.
Je dors un peu dans l'avion.
On aterrit sur l'aéroport de Xier-Kouang voisin de la plaine des jarres. On est accueilli par un guide qui parle très bien français. Il nous prend nos passeports et va faire les formalités pour nous.
Puis il nous emmène directement sur le site de la plaine des jarres. Car on est déjà arrivé plus tard que prévu avec l'absence de vol direct venant de Louhangprabang. Alors si on passe par l'hotel on aura plus le temps de voir les jarres. On va aller sur le premier et le deuxième sites. Mais pas sur le troisième qui est distant de 30km et surtout il parait qu'à la fin de la saison des pluies les chemins sont de mauvaise qualité et on peut s'y embourber.
On va d'abord sur le deuxième site. Il s'agit d'une vaste plaine avec une cinquentaine de jarres en pierre réparties sur elle. Elles sont sans ordre apparent. Les grandes et les petites mélangées. Souvent elle font 1m50 de haut et 1m de diamètre. Mais d'autres sont beaucoup plus petites ou plus grandes. C'est un des mystères archéologiques de notre monde. On ne sait pas du tout ni leur origine, ni leur fonction. On suppose qu'elles datent d'il y a 3000 ans. Mais on ne parvient pas, malgré les analyses modernes à determiner si ces jarres sont monolithiques et creusées ou bien faconnées avec une sorte de ciment. Certaines sont disposées régulièrement en rang sur la plaine, mais cela ne dure pas et la régularité est vite rompue.
On descend aussi dans un de ces trous provoqués par les bombardements américains. Celui où on descend fait bien 3m de fond et 10 ou 15 mètres de large. Depuis les années 60, où les américains bombardaient les communistes implantés dans cette région pendant la guerre civile, la végétation a repoussé dans ces trous. Mais ils restent très impressionants et donne une idée de la violence de la déflagration provoquée par ces bombes.
On monte sur une petite colline pour avoir un panorama d'ensemble. On
a une belle vue, le paysage est assez vallonné entre de nombreuses
petites collines. La végétation est plutôt verte mais pas très abondante.
On s'arrète aussi dans un petit village, traditionnel laos
Il est constitué de maisons en bois sur pilotis. Il est entouré d'une
palissade en bois qui le protège des bêtes féroces. Il y a environ une
cinquantaine de maisons. On dit bonjour aux enfants, Isabelle prend des
photos. Les homes sont encore aux champs à cette heure.
Dans un coin traine un énorme f–t de bombe qui n'a pas d– éclater et qui
doit faire au moins quatre mètres de long. Même réduit à l'état de jouet
pour les enfants cela reste impressionnant d'imaginer cet énorme machin
largué d'un avion.
De là on revient voir le premier site de jarres. C'est le plus grand,
il y en a plus de 300 éparpillées le long de la pente douce d'une
colline. Certains sont très grands avec plus de deux mètres de haut.
Certaines sont couchées. D'autres sont toutes petites avec à peine 15cm
de haut. On pense qu'elles sont peut-être enterrées et qu'à l'époque
elles étaient plus grandes. Certaines sont fracturées par la végétation
qui s'est introduit en elles, notamment des racines d'arbres.
Malheureusement Isabelle n'a plus de péllicule photo.
Le site a été un peu aménagé et on descend notamment un escalier. Cet
aménagement date notamment d'il y a deux ans à l'occasion de la visite
sur place d'une princesse.
Puis on passe dans un village de la minorité Mong. C'est une minorité
qui a
encore le privilège de cultiver le pavot. Ils habitent dans des maisons
aux toits de chaume avec soit des parois en planches, soit des murs en
tiges de bambous tressées. On s'approche de ces maisons pour que je
puisse les toucher. Elles ne sont pas construites sur pilotis. Il parait
qu'il s'agit d'un village qui a été déplacé, car avant sur l'emplacement
où il était avant on a crée un barrage. Ici ils ont de bonnes terres mais
qui ne sont pas très irriguées.
On s'arrète au bord d'un champ de riz, dont on franchit le barbelé
pour que je puisse aller tater un pied de riz. On se demandait avec
Isabelle comment ce présentait les grains sur pied. En fait c'est comme
un petit épi de blé avec des grains en haut du plant. Il faut une fois
récolté retiré l'écorce de chaque grain. Et on a vu tout à l'heure dans
le village laos une machine à décortiquer le riz. C'est une espèce de
gros pilon qui écrase le riz pour éclater l'écorce et celle ci est
séparée du grain par centrifugation. En décorticant ou non on obtient le
riz blanc ou le riz complet.
riz
Les sillons
émergent de l'eau qui irriguent les champs.
Puis on emprunte une petite route sinueuse qui nous amène jusqu'à
notre hotel, l' hotel de la plaine des jarres
hotel de la plaine des jarres
qui est perché en haut d'une colline au milieu d'une pinède style alpes
que l'on ne s'attend pas à trouver ici. Pour complèter le décor alpin
l'hotel est constitué de bungalows en bois comme des petits chalets. Avec
un grand chalet pour la reception et le restaurant. On nous installe dans
un de ces petits chalets bungalows. On a une vue magnifique sur la
vallée. Le chalet est constitué de deux petites pièces avec une cheminée,
deux lits, plus une salle de douches avec un chauffe eau à gaz. Car il
n'y a pas l'éléctricité dans les bungalows.
On doit faire attention aux moustiques qui pullulent dans le coin. On
s'installe, on prend une douche, et on fait une petite sieste. Avant
d'aller diner dans le chalet principal.
On est recu trè gentiment par No‹ la soeur de Manilla. Elle a 38 ans
et encore célibataire a décidé de venir s'installer ici au calme, pour
diriger cet hotel qui appartient à la famille.
Elle nous a préparé un super diner laosien. Avec d'abord un bouillon
de poulet au gingembre excellent, particulièrement bien dégraissé. Puis
un blanc de poulet cuit à la vapeur dans une feuille de banane avec de la
citronnelle. C'est délicieux, le poulet est super tendre. Les légumes
sont aussi cuits à la vapeur, mais je les apprécie moins, je ne sais pas
pourquoi leurs légumes cuits à la vapeur sont toujours un peu gras. On a
bien sur du riz collant pour accompagner le tout. Et enfin comme dessert
des patates douces avec du lait de coco chaud, qui est aussi plutôt bon.
Le tout arosé de bière.
No‹ nous tient compagnie et papote avec nous pendant presque tout le
repas et encore un bon moment après.
Puis un garcon nous raccompagne à notre chalet le long du sentier
particulièrement sombre et sinueux. On est revenu passer un petit moment
dans notre chalet pour profiter du feu de bois qui a été allumé pour nous
dans la cheminée de la première pièce. C'est tout de même étonnant de se
retrouver accroupi devant un feu de cheminée dans un chalet au milieu
d'un pays subtropical.
Puis on ressort car on a suggéré cet après-midi à nos guides de nous
emmener ce soir en boite et l'un d'eux a mordu à la suggestion. Il
parait qu'il n'y a qu'une seule boite de nuit ouverte en semaine. Le
week-end il y en a d'autres qui ouvrent dans le village. D'une facon
générale ces établissements ouvrent vers 8h30 ou 9h et ferment tous à
minuit.
On arrive dans la boite vers 21h. Elle est encore vide. On est arrivé
à quatre avec Isabelle, le guide qui parle anglais et une femme de ménage
de l'hotel que l'on a recruté. On se met à danser sans attendre. On fait
une démonstration de notre facon de danser: jerk et cha-cha-cha. Je danse
aussi un rock avec Isabelle. J'invite la femme de ménage à danser, je lui
montre quelques rudiments de rock et je danse avec elle un slow plutôt
langoureux, voir osé.
Le décor de la boite est fait de chaises n plastique avec des tables
carrées toutes bêtes en bois. Il n'y a pratiquement rien aux murs si ce
n'est quelques guirlandes. Les murs sont peints en blanc. Il y a trois
guirlandes lumineuses en guise de spots et une boule au milieu. La
musique est jouée par un orchestre, ce qui rend les choses très sympa.
De temps en temps il s'arrète pour laisser la place à une sono. Le tout
est moyennement éclairé par des lumières normales.
Peu à peu la boite se remplit. La musique alterne
entre les musiques locales et occidentales. Ils dansent de facon très
contrastée les unes et les autres. Très figés et protocolaires pendant
les danses locales ils se détendent un peu et se trémoussent vaguement
pendant les musiques disco. Evidemment notre facon de danser plutôt
démonstrative ne passe pas inapercue. Nous sommes un peu Isabelle et moi
le clou de la soirée. La patronne de la boite n'arrète pas de danser avec
les uns ou les autres. J'invite moi même plusieurs fois une des
serveuses. Je trouve cela bizarre qu'elles restent désoeuvrées assises en
rang d'oignons devant leur bar. Yves m'apprendra que partout en Asie les
serveuses sont aussi taxi girls et que ce n'est pas si étonnant que je le
croyai qu'elles aient facilement accepté de danser avec moi.
A 23h30 on rentre à l'hotel. On invite bien sur nos deux compagnons et
on paie 10700 kips.
De retour dans notre chalet on allume un petit serpentin pour éviter
les attaques de moustiques.
On se réveille avec un beau soleil qui vient filtrer par les rideaux de notre chambre et au loin le chant des coqs, le bruit de la vallée que nous dominons avec à peine quelques bruits de moteurs au loin. C'est vraiment magnifique. Je profite de tout cela en passant un moment sur le petit balcon sur lequel s'ouvre une porte de notre chalet. Le ciel est tout bleu sur un fond de verdure toute verte. No‹ nous a raconté qu'il y a deux ou trois jours la terre a tremblé ici, vers 8h du soir au point qu'elle a d– se cramponner à son lit. Je regrette de ne pas avoir connu cela, dans ma galerie de sensations fortes cela aurait été bien placé.
Avant j'ai pris une douche froide et j'ai eu l'occasion de mettre en pratique les conseils que m'a dispensé Isabelle hier soir pendant notre diner, à savoir apprendre à prendre du recul. Et ne pas me faire souffrir avec des petites contrariétés comme le fait que je me lève toujours le premier pour la douche et donc je ne sais pas toujours régler l'eau chaude, pendant qu'Isabelle paresse au lit.
On va petit déjeuner sur la terrasse du chalet principal. On prend des oeufs brouillés, des toasts avec du beurre qui est bon pour une fois.
On reprend la voiture avec toujours notre guide, notre chauffeur et le vieux qui parait il est un stagiaire. On va d'abord au marché. Un marché de Pensava qui est l'autre petite ville voisine de Xier-Kouang
Pensava très grand et très propre. Avec plein d'étalages de bouffe. Il y a vraiment de tout. On voit notamment des hirondelles accrochées à une barre en bois. Ici on chasse l'hirondelle en collant de la colle sur une barrière afin qu'elles y restent collées lorsqu'elles viennent se poser dessus. On voit aussi le quartier des bouchers qui ne sent pas trop mauvais. Il y a aussi des poules et des canards en cage.
Il y a aussi un marché couvert d'ustensiles et d'outils. On y trouve de tout de la chaine de vélo, chambre à air, boulons, vétements, etc.
On peut remarquer qu'il n'y a aux différents stands pratiquemment que des femmes. On peut distinguer les femmes monks qui portent un tissu sur la tête des femmes laos qui vont tête découverte.
De là on va voir la pagode du village. Puis on va à l'agence Studitour. Là notre guide nous laisse tomber car il doit aller accueillir de nouveaux clients à l'aéroport. On reste avec le vieux stagiaire.
On va en voiture jusqu'à l'hotel Tha‹
hotel Tha‹ C'est un hotel qui domine aussis la vallée mais de l'autre coté. De là on a aussi une vue superbe. Isabelle et moi on a un peu envie de marcher donc on part devant la voiture sur la route qui redescend. Mais notre chauffeur et notre guide sont tellement étonnés de voir des touristes marcher qu'ils nous récupèrent au bout d'à peine 200m. Isabelle a tout de même le droit de marcher un peu plus loin que moi. Puis ils nous disent qu'il est 10h30 et qu'il ne faut pas que l'on tarde à aller à l'aéroport.
Une fois de plus on a droit à un traitement de luxe, et le chauffeur a profité de notre balade dans le marché pour aller nous enregistrer à l'aéroport. Malheureusement il a enregistré aussi notre sac à dos de voyage. Mais l'aéroport s'avère tellement petit que l'on repère vite nos sacs qui sont sur la plage arrière d'un pick-up. On passe sans vergogne par dessus les balances qui servent à peser les bagages, pour monter sur le camion qui est garé juste derrière et récupérer nos bouquins et walkmans. :.On doit tout de même attendre une heure dans cet aérogare où il n'y a strictement rien à faire. Car notre avion est un peu en retard. Il finit par arriver. C'est toujours le même pilote que celui que nous avons eu deux fois hier. On papote un peu avec lui. Pour une fois on monte les premiers dans l'avion et on peut donc s'asseoir à l'arrière non loin de la sortie.
Une fois décollés on ne voit pas les trous de bombes que parait il on peut voir d'un avion dans cette région. Je roupille une bonne partie du vol.
Une fois à Vientiane nous sommes accueillis par la fidèle No‹ qui nous aide à récupérer nos bagages. Elle se fait l'interprète d'une hotesse de l'air qui veut engager la cnversation avec moi et qui me dit qu'elle me trouve plutôt mignon.
No‹ nous accompagne à l'hotel. Thai-Pan
hotel Thai-Pan où on pose nos bagages. Je demande à avoir une chambre avec vue sur le mécon, mais l'hotel n'est pas au bord de l'eau. No‹ nous laisse pendant une heure pour que nous nous reposions. Nous en profitons pour avoir un peu de liberté, car cela commence à nous peser un peu d'être toujours pris en charge. On va sur le bord du mécong déjeuner dans une petite gargotte. Enfin on a un peu du mal à se faire comprendre et à commander une petite soupe à 1000 kips. Je ne suis pas très habitué aux voyages où on ne galère pas un peu pour trouver un hotel ou pour commander une soupe sans surprise sur son contenu.
On rentre à l'hotel. On s'arrète dans un magasin d'import export qui vend de l'alcool, pour leur demander si effectivement ce n'est pas possible de poster les fauteuils en rotin qu'Isabelle voudrait rapporter. A l'hotel No‹ nous dit que c'est possible et qu'elle connait quelqu'un qui a p– envoyer 6 fauteuils en Europe.
Du coup elle nous conduit avec le mini-bus qui est à notre disposition dans une fabrique de meubles en rotin un peu à l'exterieur de la vile. C'est assez amusant de voir ces femmes qui assemblent les morceaux de rotin préalablement courbés par des hommes qui les ont chauffés. Les femmes tressent les morceaux de rotin pour former les dossiers de fauteuils et autres planches de table. Puis les pièces sont clouées entre elles. Malheureusement Isabelle ne voit pas le fauteuil de ses rèves; Donc on n'achète rien. On voit à l'exterieur de la fabrique des grands lits très larges en rotin qui attendent le client.
De là on va dans un marché plutôt moderne qui ressemble presqu'à un grand magasin. J'y achète 24 sous verres en rotin que je négocie ardument pour 5 000 kips c'est à dire que l'on revient deux fois au stand. Isabelle s'achète un petit tambour en bois pour faire un cadeau.
De là on va dans un magasin où j'achète des noix de cajou. Je négocie 6 paquets de 200g chacun pour 5 dollars.
Puis on va à l'école des Beaux-Arts, où on voit comment sont faits des objets en argent: notamment des bouddhas. On voit les moules qui sont soit en plaecirc;tre soit en résine. On voit un ouvrier qui est en train de marteler une grande coupe en argent destinée à la fête qui va célébrer bientôt la fin du carême bouddhiste (fin octobre). Ils sont aussi en train de rénover un bouddha de la grande pagode de Louhangprabang. On se fait expliquer les techniques de dorures, de martelement. Ce qui est bien c'est que je peux toucher les différents objets à leurs différentes phases.
De là on exprime le désir d'aller prendre un bain de vapeur. On passe d'abord au magasin où Isabelle a déposé ce matin des photos à développer, mais il est fermé. Puis No‹ nous dépose dans un institut qu'elle connait et où elle veut bien nous laisser sans crainte pour nos fragiles personnes. Mais en fait cela s'avère ne pas être du tout un bain de vapeur comme espéré et on ne peut que s'y faire masser. On en profite tout de même pour se faire masser pendant une heure.
On se retrouve Isabelle et moi côte à côte dans une petite salle avec deux masseuses qui rigolent beaucoup et n'arrètent pas de plaisanter avec nous. Je réclame à la mienne un massage plus strong, mais elle persiste à rester dans le massage doux. Elles nous enduisent d'huile en nous massant. On leur propose d'aller en boite avec nous le soir.
Mais en partant on oublie de leur fixer rendez vous. Le massage me laisse toujours assez indifférent. On a payer seulement 5 dollars pour une heure ce qui n'est pas grand chose;
On rentre à pied à l'hotel. Où on prend une douche à défaut de piscine dans l'hotel. Puis je fais une sieste jusqu'à 19h30 où Isabelle me réveille pour aller diner.
Isabelle est partante pour aller chercher un restaurant au petit bonheur la chance, je suggère de prendre quelques renseignements auprès du concierge de l'hotel. On cherche notamment le restaurant Le Suria qui était d'abord tenu par Manilla et l'est maintenant par son frère.
Le Suria On erre un peu dans le quartier, on demande à plusieurs personnes. Finalement cela s'avère être pas très loin dans une rue paralèle. On rentre dans le restaurant, on s'assied à une table. Mais là on se rend compte en regardant la carte que les prix sont tout de même très chers: les plats sont entre 7 et 10 mille kips chacun. Cela nous semble un peu ridicule de payer un repas 40 dollars dans ce pays où on peut diner pour 10 fois moins. Du coup on sort en disant que c'est trop cher pour nous;
On va sur une place voisine avec une fontaine au milieu et plusieurs restaurants autour qui semblent assez sympa il y a un restaurant italien et le Nam-Pu , qui est justement un restaurant que nous avait conseillé François Doré. Du coup on y entre.
Le patron parle très bien français et nous recoit très gentiment, c'est l'oncle de Senti. Je prends d'abord une soupe de légumes très bonne, puis une soupe de poisson avec du riz qui est un peu relevée. Il y a dans une coupelle des petits morceaux de piments qui sont extrément fort. Rien qu'en léchant l'un deux j'ai déjà la bouche en feu. Qu'est ce que cela doit être lorsqu'on l'avale. Puis je termine par des crèpes flambées au cointreau.
On retourne à l'hotel. Isabelle ressort pour terminer sa carte de téléphone où il lui reste 50 unités et du coup est obligée de téléphoner à Philippe.
On se lève vers 8h, on va petit déjeuner dans le hall de l'hotel. Où avec l'air conditionné il fait presque froid. Je prends des oeufs brouillés pendant qqu'Isabelle prend des céréales. On a un jus d'orange pas mauvais. On retrouve des références occidentales.
Puis on va se balader dans la ville. On fait un petit tour, l'aglomération n'est pas très grande. Quand on s'enfonce dans les rues perpendiculaires au Mécong on tombe assez vite dans la campagne. On fait un peu le tour du quartier; On essaie de trouver un grand sac dans lequel on pourra fourrer tous nos cadeaux et le surplus de nos affaires. De fil en aiguile on nous indique que l'on pourra trouver ce que l'on cherche au marché du matin. Qui s'avère assez loin, mais de toute facon c'est une manière comme une autre de visiter la ville; C'est assez agréable de marcher dans ces avenues ombragées, avec des arbres de part et d'autre.
On arrive donc au marché du matin où on a déjà été hier; Il y a un peu plus d'animation aujourd'hui. J'achète un dictaphone pour 40 dollars à une boutique d'éléctronique; On trouve un grand sac que l'on négocie assez mal. C'est à dire que l'on paie pratiquement le prix demandé.
De là on rentre à l'hotel, on presse un peu le pas car on y est attendu à 10h45 et il est déjà 10h45. On revient par les berges du Mécong. Où il y a une grande promenade avec des arbres très sympa. Il y a pas mal d'avenues qui ont des bas cotés en gazon qui séparent l'allée piétonne de la chaussée pour automobiles, un peu à l'anglaise.
On arrive à l'hotel à 11h30. No‹ nous y attend patiemment. On monte dans nos chambres boucler nos bagages. Puis on part avec le mini-bus. On s'arrète chercher les photos d'Isabelle qu'elle a déposé hier après-midi et qui sont déjà développées.
A l'aéroport notre chauffeur nous aide avec nos bagages. Je lui laisse un pourboire généreux dont il semble assez surpris voir choqué. No‹ me rassure et me dit qu'elle lui expliquera. Ele attend un peu avec nous notre avion. Puis elle nous quitte pour aller accueillir un groupe qui doit arriver.
On attend l'avion pour Bangkok qui part à 12h30. On m'y fait monter en premier du coup on peut s'asseoir bien à l'avant de ce Boeing 737. On nous offre un assez bon déjeuner à bord avec un steak et des patates.
A l'aéroport de Bangkok on prend un ticket de taxi au comptoir prévu à cet effet. Cela nous co–te 250 baats pour aller jusqu'à chez Yves. On y est vers 15h30. On l'appelle pour le prévenir de notre arrivée. On appelle aussi François Doré pour le remercier et lui demander s'il peut nous surclasser pour notre vol de retour à Paris. Mais il refuse.
De là on va chez le taileur pour aller chercher mes affaires commandées. On prend le bus sur la mmoitié du parcours, puis on termine à pied. Cela nous fait une marche assez longue, mais Isabelle en semble contente donc je me laisse faire. Bien que la ville soit bruyante et chaude et donc la balade pas super à mon go–t. On a un peu du mal à retrouver la boutique du tailleur. Mais graecirc;ce au sens d'orientation d'Isabelle on la retrouve.
J'essaie les affaires qu'il m'a taillé sur les modèles que je lui ai laissé. Tout est impeccable. Om a admirablement bien copié les 4 chemises, 2 costumes, 1 bermuda et un pantalon. Je paie le solde; Le grand sac acheté au marché ce matin s'avère utile et est déjà plein.
De là on va à l'hotel Oriental voisin pour y boire un verre.
hotel Oriental D'abord on se fait refoulé car je suis en bermuda. Mais comme je dis que j'ai tout ce qu'il faut pour me mettre en pantalon le gardien nous laisse entrer. On va aux toilettes où j'enfile un pantalon et on laisse notre sac à la reception.
On va prendre un verre sur la terrasse qui domine le Mécong. Je prends un cocktail de fruits et des noix de cajou. On en a tout de même pour 450 baats. Mais cela vaut la peine car la vue est magnifique.
On a en face de nous de l'autre coté du fleuve, un grand immeuble qui est en construction. IL parait que c'est un autre hotel qui restera probablement vide au débu, comme le Sofitel pas très loin et qui reste fermé depuis son achèvement il y a un an car Bangok est en sur capacité hotellière.
Pour arriver jusqu'à cette terrasse on a traversé les galeries marchandes qui sont dans l'hotel avec notamment une belle bijouterie. On a longé les deux piscines qui s'étagent en terrasse au dessus du Mécong et traversé les jardins de l'hotel.
On s'en va alors que la nuit commence à tomber et qu'un petit ensemble à cordes se met à jouer pour les touristes qui sont là.
A l'exterieur on demande un taxi pour aller au Patpong. Le chasseur nous impose un prix et une voiture. On ne négocie pas trop mais tout de même avec le chauffeur on passera de 100 à 80 BAATS.
On se retrouve dans le quartier du Patpong, qui sont les rues chaudes de Bangkok. Comme il est encore tôt les boites et bars sont encore plutôt vides. Mais les enseignes clignotent déjà invitant les touristes à des spectacles dénudés et rivalisant d'originalité.
Les rues sont bien pleines avec pas mal d'étalages de tout ce que l'on peut vouloir. On achète des chaussettes pour moi et un pantalon ample pour Isabelle.
Puis après avoir fait le tour du quartier on reprend un taxi qui nous ramène chez Yves. On y est vvers 7h. Cela nous laisse le temps d'aller nous plonger dans la piscine; Le bain est très agréable, malgré l'eau un peu fraiche. Après une journée de moiteur cela fait beaucoup de bien.
On dine avec Yves chez lui. On lui offre le petit éléphant que l'on a acheté au Laos. On lui montre aussi les photos développées. Son copain Mouk nous rejoint.
C'est Yves qui prépare le diner qui est très bon. mais épicé, avec notamment une soupe de lait de coco et de crevettes. On boit du vin blanc et on termine par un bon gateau aux fruits. Yves est toujours aussi sympa. On papote un peu après le diner, e écoutant un concerto de Mozart qui est massacré à la radio, avec en paralèle la télé qui braille allumée par Mouk.
On retrouve nos petits matelas et on dort à la place de la dépouille du tigre.
On se lève vers 7h30. On petit déjeune avec Yves. Qui part à son bureau à 8h30, il nous laisse terminer de ranger le petit déjeuner. Une fois de plus ils nous a soigné avec une salade de fruits aux mangues excellente, et des croissants et des petits panetone qu'il a été achetés. On se quitte en se promettant de se revoir.
Nous partons à notre tour vers 9h. On descend dans la rue chargés comme des baudets et on hèle un taxi. Cela roule très bien et on est à 9h30 à l'aéroport. On est donc pas mal en avance pour un vol à 11h. On enregistre puis on va au burger king. J'y prends juste une bouteille d'eau. On bouquine. Vers 10h30 on redescend dans la salle d'embarquement.
Là on nous annonce qu'au lieu de partir à 11h notre avion partira à 11h30. Puis une nouvelle annonce nous prévient que ce sera 11h45. On finit effectivement par décoller à 11h45.
On se retrouve dans un ATR72 qui nous emmène sur l'île de Cosouma‹.
Dès la sortie de l'avion sur l'île de Cosouma‹ on est surpris par la chaleur. C'est un petit train qui nous transporte de l'avion à l'aérogare. Petit train avec des wagonnets pour touristes. Le personnel au sol porte des chemises hawa‹ennes. Manifestement tout est prévu pour nous plonger d'emblée dans une ambiance vacances et touristique.
on attend nos bagages sous un auvent ouvert à tous les vents qui s'avère être l'aérogare. Puis on monte dans un mini-bus de notre hotel qui nous attend. Il est très confortable avec bien sur air conditionné mais aussi repose-verre pour chaque passager et des bouteilles d'eau disponibles;
Notre hotel est le Village Princesse il est tenu parait il par Thomas et O‹ qui sont des relations de Franççois Doré et d'Yves.
hotel Village Princesse On nous installe dans un bungalow au bord de l'eau. Quand ils ont su que j'étais aveugle ils ont proposé de nous upgrader d'un bungalow normal qui comporte des marches à un des deux bungalows de luxe qu'ils appellent beach sweet. Ce beach sweet se compose d'un salon avec des fenêtres sur trois cotés qui donne sur la végétation qui nous entoure. Il y a aussi un dressing room, une grande salle de bains et une chambre avec air conditionné séparé de celui du salon. Tout cela est magnifique en bois verni. Le salon est décoré de bibelots et de bouquets de fleurs. Equipé d'un frigo et d'une chaine stéréo. Il y a même une coupe d'ananas et de pastèques prédécoupés, sous une feuille de célophane qui nous attend pour nous souhaiter la bienvenue. On était plus habitués à ce degré de sophistication.
On se dépéche de se mettre en maillot de bain pour aller sur la plage. On est au bord de l'eau avec juste la fin du jardin à traverser pour descendre sur le sable. Le jardin est lui aussi magnifique. On a zig-zagé entre les massifs de verdure pour venir de la reception de l'hotel jusqu'à notre bungalow. La plage est bordée de toute une série de grands cocotiers. On y descend par quelques marches ménagées dans une trouée de la haie qui sépare le jardin de l'hotel du domaine public de la plage. Il y a des petites tha‹landaises qui attendent le touriste pour lui proposer un transat ou un massage. Elles sont assez avenantes et n'hésitent pas à aguicher le prospect.
On prend un petit bain de soleil avant de se baigner dans une eau turquoise et hyper chaude. Le sable est tout blanc, ce sont vraiment les conditions idéales pour se poser quelques jours. On se met à moitié à l'ombre d'un cocotier et à moitié au soleil pour ménager notre peau.
Il y a à chaque bout de la plage du moins de part et d'autre de notre hotel des loueurs de catamarans et de planches à voile. On va se renseigner auprès de l'un d'eux sur les possibilités de faire du ski nautique. On tombe sur un jeune type sympa qui parle assez bien français. Il nous explique que l'on peut faire du ski mais pas cet après-midi car le bateau est indisponible. Ils sont en train de préparer un week-end de fête qui commence demain destiné à promouvoir les sports nautiques;
On va voir à l'autre club de l'autre coté, manifestement il y a de l'entente dans l'air car ils ont exactement les mêmes tarifs, bien s–r plutôt chers. C'est à dire 300 baats pour un tour de ski de 5 à 7mn. Ce qui reviendrait à 240f la demi-heure, ce qui est à peu près le tarif en France. Mais bien sur on a tout de même envie d'en faire et comme de bons touristes on ne va pas se laisser arréter par de tels obstacles mesquins.
On retourne à notre bungalow pour prendre de l'argent et que je change de lunettes de soleil. Je demande à un des gars du club une petite ficelle pour attacher mes lunettes IBM au gilet de sauvetage que j'ai également demandé pour amortir les chutes éventuelles. J'ai envie de faire du mono. Pour une fois j'aurai le temps d'en faire trois jours de suite et c'est donc peut-être l'occasion de bien m'imprégner de la technique pour le mono que j'oublie d'une fois sur l'autre.
Je commence par faire 5 ou 6 faux départs. Le conducteur du bateau est sur le point d'arréter la séance quand Isabelle qui est sur le bateau négocie pour que l'on refasse encore un essai. Heureusement c'est à ce moment là que j'atrappe le coup et que je finis par sortir. Je fais une belle balade une grande boucle au large de la plage. Je sors du sillage et tombe deux ou trois fois, mais j'ai atrappé le truc et je ressors sans problème à chaque fois. Quand je m'arrète je suis mort, j'ai les avants bras épuisés et je peux à peine me hisser sur le bateau. Isabelle prend ma place, elle essaie aussi de faire du mono mais n'y arrivant pas elle passe au bi. Elle doit bien se débrouiller car le conducteur la gratifie d'un very good à la fin. On refait un grand tour de la baie avant de venir la larguer sur la plage où elle va s'échouer. Le bateau est vraiment énorme et surpuissant. Il ne doit pas avoir de problème à sortir mêmes les plus gros allemands. Nous sommes ravis et on en a vraiment eu pour nos 300 baats. Ils sont tous une bande là sur la plage à s'occuper de ce club nautique. Ils nous incitent beaucoup à revenir demain.
En attendant on retourne à notre bungalow. On prend une douche, on s'habille et on s'installe pour bouquiner un peu. entretemps la nuit est tombée. On se met sur note terrasse avec le bruit de fond de la mer. Il y a malheureusement aussi un peu de bruit de bateaux et de touristes qui braillent. Mais c'est quand même très sympa, les vraies vacances cliché.
On ressort vers 7h pour aller diner. On passe par la reception de l'hotel pour y commander notre petit déjeuner. Ils ne proposent pas de diner. Mais il y a toute proche une rue bourrée de bars et de restaurants. Au milieu des hotels et des bureaux de location de scooters. Ce soir il n'y a heureusement pas l'air d'y avoir trop de touristes.
On s'arrète devant le restaurant l'Oriental que nous a conseillé la nana de la reception. Mais on veut d'abord faire un petit tour avant de se décider sur un choix de restaurant. On fait donc le tour de l'espèce d'étang autour duquel se répartisse la plupart des restaurants. Mais finalement on ne voit rien qui nous tente vraiment. Alors on revient à l'Oriental Mais comme on constate qu'il est plus cher que son voisin on décide d'aller plutôt chez le voisin.
Oriental On s'installe pour diner dans le jardin de derrière. Il y a un orchestre qui joue très bien du jazz et qui n'est pas trop bruyant. Je prends encore une soupe aux crevettes et lait de coco. Puis un curie de fruits de mer qui est assez épicé. Isabelle renvoie son curie de crabe qui est inmangeable à son go–t et trop épicé. La serveuse est sympa et ne fait pas de difficultés. On boit de la bière. On a une longue conversation sérieuse Isabelle et moi. A ma grande surprise on ne se fait pas trop dévorés par les moustiques, bien qu'assez abondamment éclairés. En tout cas le décor est très sympa toujours dans une végétation abondante.
De là on va prendre un dernier verre dans un bar qui a l'air assez sympa et animé. On s'assied au bar histoire de saisir les opportunités de papoter et effectivement on engage la conversation avec le barman. Isabelle reprends une bière alors que je préfère passer au gin tonic. En fait il y a peu de clients juste 8.
On rentre à l'hotel. On sent bien le bain de minuit avant d'aller se coucher. Sur la plage je laisse mon maillot près de ma canne pour me baigner nu. C'est très sympa hormis le gros projecteur qui éclaire la plage, probablement pour rassurer les touristes promeneurs, mais qui rompt pas mal le charme. Je me suis tapé le pied sur un socle de parasol en débouchant sur la plage. L'eau est un peu fraiche mais très bonne.
Puis on rentre se coucher, après avoir pris une douche et en ce qui me concerne une longue séance de lavage de dents méditative dans le salon.
Je me lève vers 7h mais comme il pleut gentiment, on se recouche. On est réveillé à 8h par le petit déjeuner qui arrive. Il pleut toujours donc on est contraint de le prendre dans le salon plutôt que sur la terrasse; Le petit déjeuner est servi sur un super plateau géant avec des oeufs brouillés, une salade de papa‹ et d'ananas. On s'installe sur la table basse du salon car il n'y a pas d'autre table que celle de la terrasse.
Puis on retourne se coucher en attendant que la pluie s'arrète. Je termine le deuxième tome des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Je roupille aussi un peu jusqu'à 10h où la pluie s'arrète et le ciel nuageux se déchire. Je prends une douche puis Isabelle.
En l'attendant je me fais un peu bronzer sur la terrasse en apprenant le discours que je prévois de faire au mariage de Charlotte et Jean-Pascal.
Puis on va un petit moment sur la plage, faire une alternance de bains de soleil et bains de mer. Avec le soleil qui lui aussi alterne avec les nuages.
De là on va de l'autre coté de la route en face de l'hotel pour y louer un scooter. On loue une petite moto 100cm2 avec des vitesses semi-automatiques. On se propose de la louer seulement pour la demi-journée. Mais comme il nous en demande 100 baats alors que la location de la journée complète est de 120 baats. On préfère tant qu'à faire la louer pour 24h. On ne paie pas tout de suite car on n'a qu'un billet de 100 dollars sur lequel ils ne veulent pas nous rendre la monnaie. Donc on devra trouver un endroit pour casser le billet.
Isabelle a un peu du mal au début pour passer les vitesses. C'est un excellent premier entrainement puisqu'elle compte bientôt passer son permis moto. On part donc avec une conduite un peu tatonnante;
On s'arrète au bureau de change voisin, où j'essaie de changer 40 dollars sur mon billet de 100. Mais le type refuse de nous rendre 60 dollars et je ne veux pas changer pour 100 dollars alors que c'est notre dernière journée dans ce pays. Il prétend qu'il n'a pas les 60 dollars à me rendre. Du coup on part dans la campagne du coté sud de l'île.
En roulant on traverse différents hameaux. A chaque fois que l'on rencontre un bureau de change on tente à chaque fois de ne changer que 40 dollars. Mais à chaque fois on a la même réponse plus ou moins aimablement formulée. Une fois même on a en face de nous de l'autre coté du guichet une bonne femme acariatre qui n'écoute même pas nos arguments et qui se replonge immédiatement dans son journal.
On progresse ainsi dans une nature de plus en plus dense avec plein de cocotiers partout et un peu moins d'hotels. Il y en a tout de même un peu partout qui sont en construction. Mais encore nettement mmoins que sur la côte ouest où l'on réside; On voit un peu de tout des bungalows, des villas, des hotels, mais toujours au milieu des cocotiers donc pas trop mal intégrés.
On se balade ainsi pendant une petite heure sur la moto; On s'arrète un moment au bout de la côte sud dans un endroit plutôt très joli. On a plusieurs îles en face de cette côte sud, îles qui forment comme une série de collines sur l'horizon.
On prend un verre sous une petite veranda où il y a un bar. On commande un lait de coco. Et bonne surprise au lieu d'entendre le bruit des canettes que l'on décapsule on entend la tenancière qui joue de la machette pour nous découper des noix de coco toutes fraiches. Elle nous amène les noix de coco avec une paille qui trempe dedans et on boit le petit lait avec délice. Isabelle demande une cuillère pour pouvoir attaquer après la chair de la noix.
Puis on reprend la moto en direction de notre hotel. On a un peu du mal à retrouver notre hotel car on ne connai même pas le nom du village dont nous dépendons. Et on n'a pas compté combien nous en avons traversé. On erre un peu sur différents chemins à l'intérieur des terres. On finit par retrouver notre hotel.
On a toujours pas p– changer de l'argent. On finit par demander à la receptionniste de l'hotel si elle veut bien aller pour nous au bureau de change. Mais comme elle est tha‹ elle n'a pas le droit de changer des dollars. Elle demande à son patron si par hasard il a deu xbillets de 50 dollars pour nous. Mais comme il ne les a pas on se résoud à aller changer les 100 dollars, tant pis si on doit rechanger de l'argent en partant.On fait l'aller retour pour le bureau de change.
La nuit commence déjà à tomber. On retourne à notre bungalow. Isabelle fait une petite sieste pendant que je termine d'apprendre mon discours pour Jean-Pascal et Charlotte.
Je réveille Isabelle pour aller diner. On prend la moto, on en profite pour rouler un peu et faire un petit tour un peu plus large du marché des restaurants. On arrive dans une partie un peu plus animée. On voit le restaurant Highlander dont Isabelle a entendu parler dans une brochure. Les rues sont un peu inondées par les pluies de ce matin.
On s'installe dans ce fameux restaurant. Highlander
Puis on va prendre un verre dans un bar voisin le Flamingo
Flamingo J'y commande une margarita et on papote un bon moment avec Isabelle.
Puis on reprend la moto pour aller nous coucher. Il fait un peu frais ce soir donc on renonce à se baigner dans la mer. Pourtant la journée a été plutôt couverte et donc on n'a pas eu beaucoup droit à la mer. De plus j'ai tellement de courbatures dans les avants bras depuis le ski nautique d'hier, que je n'ai pas réussi à m'automotiver à aller en refaire. Pourtant je comptai bien en faire les trois jours de suite.
En tout cas la balade à moto nous a bien distrait du train train club oisif: bungalow - plage et plage - bungalow. Malheureusement avec cette histoire de change d'argent à trouver et de l'horaire de retour à surveiller si je voulais refaire du ski nautique; Ce qui m'a empéché de prendre du recul selon les conseils d'Isabelle. En plus Isabelle allait assez vite sans donner toute à fait l'impression de maitriser sa machine, tout du moins au début.
Nous nous réveillons assez tôt pour profiter quelques minutes du calme et du silence des hauts parleurs voisins. Nous allons prendre un petit bain de mer à peine réveillés. Il est presque 7h30 donc le soleil est déjà levé sur la mer. Mais c'est vraiment super, la plage est pratiquemment deserte. On reste quelques instants sur les transats sans risque de bruler. Puis on rentre prendre notre douche et petit déjeuner.
On rentre au bungalow vers 8h30 et comme on ne voit pas le petit déjeuner arrivé on est un peu inquiet s'ils ne sont pas passés pendant notre absence. Mais ils finissent par arriver vers 8h40. Le temps est magnifique et on s'installe sur notre alcon pour un petit déjeuner royal. Mais on ne peut déjà pas tro rester au soleil sans se protéger.
On prépare nos bagages, car la fille de la reception nous dit ne pas avoir réussi à débloquer notre position en liste d'attente sur le vol de 19h.
Enfin le haut parleur démarre et nous sommes de nouveau assourdis par la musique. On doit pouvoir s'habituer à ce genre de nuisance sonore, mais il faut tout de même une bonne dose de zen pour parvenir à penser à autre chose et à ne plus y faire attention. J'y arrive par période mais on est toujours reconcentré dessus par le speaker qui se met à parler ou par une musique sympa.
On va se refaire une séance de ski nautique, vers 10h avant qu'il ne n'y ait trop de monde. Je n'ai pas pris notre argent avec nous mais on paiera plus tard.
Avec le week-end promotionnel, manifestement ils se partagent le travail entre eux et cette fois ci on tombe sur un bateau moins monstrueux que celui de Vendredi. Je me mets le mono-ski aux pieds. Et je tente de partir du bord de la plage. Il y a un type qui m'assiste et est dans l'eau jusqu'à la taille avec moi. Mais il n'y a rien à faire. Après 5 ou 6 essais je dois renoncer car je suis encore tellement épuisé par notre sortie d'il y a 48h, que je lache le palonnier dès que la tension devient trop forte et rien à faire pour sortir.
Je sors donc en bi-ski. Cela se passe beaucoup mieux. Après une chute Isabelle me conseille de rentrer les fesses et de me tenir plus le dos en arière. Mais au bout d'un moment je suis telement fatigué que je fais exprès de tomber pour me donner le temps de me reposer. Et puis je n'arrive même plus à ressortir !
Isabelle prend la suite elle essaie aussi en vain de sortir en mono-ski. Par contre en bi elle se débrouille très bien et recoit les compliments du pilote. Le soleil cogne fort et même le tha‹landais qui est dans le bateau avec le pilote plonge dans l'eau pour se rafraichir.
On se met sur la plage pour profiter d'un dernier moment de repos. La mer est vraiment chaude Au point que l'on recherche les mini-courants plus frais. Sur la plage ce n'est pas mieux. Et après quelques minutes allongé au soleil je reste sur un transat à l'ombre d'un parasol.
On va boucler nos valises, puis comme on est prêt un peu en avance à 2h pour un départ prévu à 2h30 on retourne prendre un ultime bain de mer.
Mais quand on rentre au bungalow à 2h35, le garcon de la reception est là pour prendre nos bagages et nous houspiller. Il nous dit qu'il y a d'autres clients qui attendent déjà dans le minibus pour partir à l'aéroport. Evidemment nous n'avions pas prévu que nous n'étions pas seuls. On se dépeche. Isabelle prend sa douche puis va rendre la moto louée pendant que je prends la mienne.
On est dans le minibus à 2h40 et on part pour l'aéroport. On retraverse cette île pleine de cocotiers. Et on arrive à l'aéroport à 3h, pour un vol à 4h et quelque on est largement en avance. D'ailleurs quand on arrive le vol précédent n'est toujours pas embarqué et on attend d'abord au milieu de tous ses passagers avant de se retrouver seuls dans cette salle d'attente en plein air. On change de place pour se mettre sous un des ventilateurs. Car il fait assez chaud et je me suis mis en pantalon et manches longues de chemise pour tenter de maximiser nos chances d'être surclassés ce soir dans le vol pour Paris.
Cette aérogare est tout de même marrante ouverte à tous vents avec juste un auvent. Puis on monte dans le petit train à touristes qui sert de bus pour emmener les passagers jusqu'à la carlingue. C'est un ATR72 français, très silencieux dont on apprécie plus la qualité que la première fois maintenant que l'on est monté dans un de ces avions chinois.
A l'aéroport de Bangkok, on passe de l'aérogare domestic à l'internationale par le petit couloir au premier étage qui les relie. On s'installe dans l'aérogare internationale au pub qui est au premier étage car notre vol pour Paris prévu à 0h n'est même pas affiché lorsque nous arrivons à 18h. J'essaie en vain de trouver un magasin qui vend des casques de walkman, puis on renseigne sur l'heure de fermeture des bureaux de change. En principe il fonctionne 24h/24.
Le pub est assez sympa, un peu à l'écart de l'agitation de l'aéroport, bien que tout de même bruyant puisque l'on ne peut pas se passer de bruit dans ce pays, ici il y a de la musique assez forte. On prend des bières Carlsberg une à la pression et une en bouteille pour tester la différence. Il apparait que c'est celle à la bouteille qui a nos préférences, contrairement aux idées recues.
Puis on va diner au pizza hot d'à coté. Je prends qu'une soupe. Ensuite on revient au pub. J'ai encore pas mal de bat et donc on peut se permettre d'en dépenser en consommation variée.
Enfin notre vol est annoncé on va enregistrer, je demande en vain à être surclassé. Il faut payer une uultime taxe d'aéroport. On passe le controle de police et on se retrouve en zone détaxée. Ici le bureau de change ferme à minuit. Mais comme on doit embarquer à 23h30 cela ira.
On s'installe au restaurant qui est au premier étage. Je commande le banana split dont j'ai envie depuis deux ou trois jours. Je vais me laver les dents aux toilettes pendant qu'Isabelle va se balader. Le temps d'attente commence à être long.
Finalement il est l'heure d'embarquer on passe au bureau de change à 23h35 mais le préposé nous dit qu'il a fermé car cela fait au moins 5mn qu'il n'avait plus de client ! Et rien à faire pour obtenir qu'il me change les 300 bat qui me reste. Du coup on les dépense en achetant des piles et des petites boites de piment. On a presque assez pour acheter une grosse boite de piment mais la caissière n'a pas la délégation ou pas envie de nous faire cadeau de 8 bat et on doit se contenter de la petite.
On embarque, l'avion est presque vide et on se garde avant le décollage une banquette de 4 sièges chacun. On se retrouve pour diner puis je prends une pilule de mélatonine et je dors assez bien jusqu'à 6h du matin où on nous réveille pour le petit déjeuner. Malgré le brouhaha provoqué par un groupe de français au milieu desquels je suis placé. Le vol dure 11h30.
A Roissy on récupère nos bagages assez vite. Philippe l'ami d'Isabelle devrait être là pour nous accueillir. Mais comme Isabelle m'a prévenu qu'il est maladivement en retard et qu'il n'est pas là. Je préfère prendre sans attendre un taxi pour rentrer au plus vite et minimiser les encombrements. Isabelle appelle chez Philippe où on lui dit qu'il est bien parti à l'aéroport. Elle reste donc à l'attendre. Mon taxi met près d'une heure à aller rue Vital où j'arrive à 8h45. J'espère que ce ne sera pas trop long pour Isabelle et Philippe. Je prends une douche et je pars pour Descartes.
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