Comme la rhm, où on devait s'empoigner sur les salaires est annulée, pour une fois je pars à l'heure et j'économise le axi que j'avais envisagé de prendre pour Versailles en enchainant RER puis train pour Montreuil. J'arrive à l'heure à Ginette au rendez vous de 15h30.
Je découvre les appartements de la communauté Jésuite dans le pavillon madame, qui était parait il la demeure de la femme de Louis 18, qui si je ne m'abuse était Marie-Caroline de Savoie. Mais quoi qu'il en soit, nous prenons un thé avec une part du kokloff que Françoise a rapporté de Strasbourg, où elle dépuille un questionnaire rempli par les différents pays de la communauté sur leur politique de l'enfance.
On monte tous dans le mini-bus loué par Elf à -42%, je suis jaloux, car IBM n'a que 40%! Et nous partons vers l'autoroute des vacances.
?A bord Maurice Joyeux, aumonnier Jésuite des HEC de Ginette et organisateur du périple, Françoise et son kougloff, Clément informaticien pour des sondes de forage et trésorier de Vie Chrétienne, Paola une étudiante portugaise qui travaille à Paris sa sociologie, Claire Jean, religieuse qui travaille à Daniellou de Rueil.
Auxquels s'ajoute Chantal, secrétaire de Ginette que nous déposerons à la gare de Bordeaux. Je papote un peu avec mes voisines, avant de cèder au sommeil.
Nous arrivons vers 22h à la communauté Jésuite de Bordeaux, près de la place des Martyrs, où nous sommes accueillis par Michel supérieur de la communauté. Ils habitent dans une grande maison à trois étages. Pendant que les autres grignotent un petit morceau, je ne peux pas m'empécher de passr un coup de fil. J'ambitionne de profiter de mon passage à Bordeaux pour y voir mon cousin Antoine. Mais comme le numéro que j'ai donne aux abonnés absents, je téléphone à sa mère à Paris qui me rappelle qu'Antoine a déménagé pour Toulouse, mais je prenais tellement mon désir pour une réalité, que j'avais complètement oublié ce détail!
On va donc sagement se coucher dans les draps frais que les Jésuites nous ont préparé.
Après avoir englouti les excellents petits pains aux raisins et les tartines du petit déjeuner, nous nous apprettons à partir. Encore une fois je suis à l'heure et je ne fais attendre personne. Nous prenons la route direction l'Espagne.
Nous passons la frontière, sans même montrer nos cartes d'identité, puis nous roulons encore le long de la côte.
Maurice nous arrête pour déjeuner dans un petit port sympa qui s'appelle Guetaria
Nous faisons un petit tour dans les ruelles étroites qui surplombe le port. Nous nous arrêtons dans un bar pour manger quelques tapas
Tapas et boire un petit verre de Chaquouri, vin blanc local. Il y a pas mal
Chaquouri d'ambiance dans le bar les hommes viennent eux aussi prendre leur apéro avant de retourner sous la coupe de leur matrone, ce qui est bizarre c'est qu'ils ne sont pas en mer en train de pécher.
On reprend la route et je continue à dormir à ma place arrière dans le mini-bus. On arrive vers 3h à Loyola.
On commence par s'installer dans un dortoir à 6 lits de l'auberge de jeunesse, qui accueille les pélerins de passage. Avant de trouver que cette auberge à une autre facade qui abrite des chambres pour 2, qui seront plus agréables que d'être tous ensemble. Quoique que cela m'aurait assez amusé de voir comment on se sent ramené une quinzaine d'années en arrière dans la même promiscuité mais avec le sommeil plus léger.
Je m'installe donc au rez de chaussé avec Clément, sur un matelas à mes pieds. Je vais avec Claire reserver un créneau pour une messe à la basiliqsue.
Nous en profitons pour visiter cette basilique, qui date du 17ième ou du moins de l'époque baroque, avec une coupole circulaire. Le détail amusant c'est qu'il y a un rétro-projecteur qui est utilisé pour afficher les paroles des cantiques à destination des fidèles, je pourrais suggèrer cela à ma chère mère, j'imagine la tête de papa découvrant un rétro-projecteur dans l'église de Méry.
Nous en profitons aussi pour visiter la maison de Saint Ignace. Qui est né dans la une grosse tour forte qui abritait le hobbereau du coin. On y voit quelques meubles qui datent peut-être de l'époque et les pièces dans lesquelles il a grandi et où il a vécu sa conversion suite à une blessure attrappée pendant le siège de Pampelune par les français.
Après notre petit tour, qui nous était commenté par un petit magnétophone en français, très bien fait, nous retrouvons les autres et célèbrons la messe dans la chapelle, au 3ième étage, là où Saint Ignace a eu sa conversion. Messe célèbrée par Maurice, bien sur, trè_s sobre.
Nous sommes recus ensuite par un des Jésuites père Xavier, avec qui Maurice est en relation pour son projet de centre d'accueil international pour jeunes qu'il veut lancer à Javieres. Ils conviennent de se revoir le lendemain et nous partons diner en ville.
Nous trouvons une petite taverne où nous commandons quelques plats qui nous smelbe typiques, je me retrouve avec des sèches à la basquaises qui sont très bonnes. Ensuite pour le dessert nous commandons 6 desserts différents que nous faisons carrément tourner en prenant chacun une bouchée au passage. Le système est très amusant et à retenir, pour un gourmand comme moi.
Nous rentrons nous coucher pas trop tard à l'auberge de jeunesse, malgré mes envies de sortir, car dans la ville d'Azpentia qui jouxte Loyola, nous avons remarqué que c'était le carnaval et je pense qu'uil doit surement y avoir des festivités pour ce Samedi soir pas comme les autres. Mais mes compagnons m'assurent que demain on rasera gratis, car ils sont fatigués et je dois m'incliner, n'ayant comme d'habitude pas le talent pour motiver 5 personnes qui pensent déjà à leur sac de couchage à venir dans une course au bal popu.
Le reveil vers 10h après autant d'heures de sommeil est difficile, mais alors que je crois être le dernier à petit déjeuner il s'avère que les autres en sont aussi encore là. Pleins d'une foi que j'admire ils partent entendre, car je doute que ce soit écouter la messe de midi à la basilique qui est en basque. Je préfère rester tranquillement à attaquer les "raisins de la colère".
Mais Maurice qui lui a eu sa messe à 9h avec la communauté des Jésuites, me propose d'aller nous balader en ville.
Nous déambulons dans les rues, pleines de monde, du moins celles qui ne sont pas barrées au public, car occupée dans son centre par un taureau qui initie les jeunes du village au plaisir de la course. Il semble effectivement que ce soit une initiation, car le taureau à une grande corde qui traine derrière lui au bout de laquelle 6 hommes sont prêts à intervenir. C'est assez amusant de voir le flux et le reflux des gamins qui montent et descendent la rue en fonction des mouvements du taureau. Mais certains d'entre eux semblent tout de même pas trop poltrons.
On voit aussi un défilé d'enfants et de jeunes gens conduits par une fanfare, qui dansent déguisés et bercent dans leur bras une poupée. Le défilé est peut-être dédié au dieu de la famille, à moins que l'on ne cultive déjà dans leur jeune esprit celui de la fécondité.
En tout cas les festivités semblent bien orchestrées, car les animations s'enchainent sans presque de temps mort.
On rentre à l'auberge pour déjeuner. Maurice est invité par les Jésuites et nous laissent seuls. On ambitionne d'aller manger un morceau en ville au milieu de la fête. Mais les autres ont invité à la sortie de la messe, un groupe de belges qui vient d'arriver. Et ceux ont la malencontreuse idée d'arriver au moment où j'avais presque convaincu les autres de partir sans les attendre, puisque Maurice vait supposé qu'ils étaient aussi invités par les Jésuites. On doit donc rester dans cette cuisine toutce qu'il y a de pus inpersonnel, les belges nous prépare un porridge que l'on complète par des sandwichs au cherrizo que Françoise et Clément sont partis achetés en hate en les voyant arriver. Le temps qui était radieux la veille s'annonce assez maussade, même pluvieux et on reste à papoter dans cette cuisine.
Je préfère mon bouquin à cette conversation qui se traine et je me retire sous une couverture dans ma chambre, à peu près à l'abri du froid ambiant. Car l'auberge est à peine chauffée et aussi surprenant que cela puisse paraitre, même moi, j'ai froid et je supporte au moins un chandail, voir parfois 2!
Evidemment je m'assoupis et je suis reveillé vers 4h par les autres qui vont se balader en ville. Enfin un peu d'action. On va donc se balader dans les mêmes rues d'Azpetia que ce matin. Il y a toujours un taureau qui est laché dans la rue. Mais je dois dire que c'est un peu toujours pareil comme spectacle. En plus il se met à crachiner.K Ce qui est marrant c'est de voir la difficulté qu'ils ont à faire descendre le taureau du camion dans lequel il a les yeux bandés.
Au bout d'un moment on rentre paresseusement se réchauffer dans un café. Je prends un chocolat chaud qui s'avère excellent. En ressortant on retrouve plus facilement que je ne l'aurai cru Maurice et un autre père Jésuite Pablo. Il fait nuit, il pleut,je papote avec Pablo sous une galerie, pendant que les autres font des courses. Il a passé de longues années au Zaire, où il a attrappé des virus que l'on ne sait pas soigné.
On rentre tous dans le minibus. Je m'arrête avec Maurice à la porterie de la basilique pour demander les horaires de train pour Barcelone et pour téléphoner à Paris pour demander à Eric le numéro de sa cousine Béatrice.
On dine toujours dans cette cuisine glauque, éclairée par un néon moche et froide au sens propre. Une bonne soupe, et des paecirc;tes. Ensuite je lance une partie de barbu qui rend la soirée un peu plus ludique et évite de tomber dans la soirée débat, coucher tôt. Mais comme je n'arrête pas de dormir depuis deux jours évidemment je ne m'endors pas avant 2h.
Reveil à 8h30, petite douche bien chaude, petit déjeuner sympa avec tout le monde. Puis Maurice m'emmène gentiment à la gare de Zumarraga,
Mais en arrivant là bas à 10h, on apprend que le train ne fonctionne que le Mardi et le Jeudi. Il y a une possibilité qui consiste soit à attendre le train de nuit, soit à prendre un train jusqu'à Vittoria et d'y attendre de midi à 16h30 un train pour Barcelone.
Je prends donc le tortillard qui part une heure après pour Vittoria et qui m'emmène en 80 minutes là bas.
Là tout commence bien je laisse mon gros sac à la consigne, alors que j'avais laissé mon petit sac à Maurice. Et je pars les mains dans les poches et le nez au vent avec 4 heures pour visiter la ville. En demandant le centre ville, je me retrouve dans un quartier de rues piétonnes qui sont assez commercantes. iL Y AUSSI UN PALAIS AVEC UN PATIO INT2RIEUR ET DES HOMMES QUI DEVISENT AU MILIEU. Je papote avec deux bonnes femmes qui se proposent pour m'aider. M ais évidemment la conversation reste limitée et je réalise une fois de plus que faute de voir et d'entendre la decouverte d'un lieu étranger reste assez limitée dans mon cas. Cela me conforte dans mon opinion que pour mes voyages solitaires il vaut mieux que je parte dans des contrées dont l'idiome m'est familier. Mais un type qui m'avise à coté d'une cahute où l'on vend des billets de loterie pour les aveugles se propose pour me guider, je lui dit que je cherche un restaurant sympa et il me guide dans un restaurant du quartier. Le lieu est sinistre éclairé par des néons et desert si ce n'est quelques habitués qui mangent en silence et en solitaire. Mis comme le type a poussé l'amabilité jusqu'à m'installer à une table, je n'ai pas le culot de me relever après son départ pour aller chercher un endroit un peu plus kool. J'assume donc cette nouvelle épreuve de ma dépendance. En plus la serveuse avec qui je n'arrive pas à clairement m'expliquer sur mes souhaits se fait remplcaer par le serveur qui me sert une soupe, puis une omelette et un flanc. Je demande l'addition en partant et le type me demande 900 pesetes. Je crois d'abord qu'il s'agit de 180f, mais je paie tout de même. En sortzant je réalise qu'il s'agit plus modestement de 45 f. Je refa&is un petit tour dans le quartier, avant de retourner à la gare.
Je bouquine un peu au bar et j'essaie de téléphoner à Eric pour avoir le numéro de sa cousine Béatrice. A 4h en allant prendre mon billet au guichet on m'annonce que le tain a eu une avarie et qu'au lieu d'avoir un train direct pour Barcelone il faudra prendre un bus qui m'emmenera dans une autre gare.
*Après quelques minutes d'incertitude on finit par nous embarquer dans un teuf-teuf qui nous emmène dans une autre ville, d'où nous prenons un bus qui lui même nous emmène à une autre gare, où enfin nous prenons un train pour Barcelone. Je fais la connaissance dans le bus d'un type qui va aussi Barcelone et qui est un ancien drogué qui travaille pour le groupe Patriarche à Barcelone. Lui s'est arrété depuis 5 ans, mais aujourd'hui il a convoyé à San Sebastien un type qui ne s'est arrété que depuis 2 mois et donc il ne les laisse pas voyager seul, lorsqu'ils sont aussi fraichement tirés d'affaireK.
J'enfile les cassettes de Steinbeck et nous arrivons enfin à Barcelone à minuit, où Giles et Clara m'attendent sur le quai de la gare, toujours aussi fidèles. On va déposer Clra chez elle et on rentre se coucher sans rine faire, malgré mais démangeaisons de sortie après une journée de transport. Gilles a un super appartement de 4 piè transport. Gilles a un super appartement de 4 pièces avec un colocataire, et une belle terrasse sans vis à vis d'où il peut voir la mer. Il me loge toujours aussi gentiment dans sa chambre, alors qu'il dort dans son bureau.
Après un petit déjeuner un peu maigre à mon go–t, puisqu'il ne se compose que d'un verre de lait. Je prends un taxi pour la clinique Barraquer, où j'attends dans la même samlle d'attente toujours aussi bondée. Un type me recoit pour me faire un test de vision. J'essaie de lui expliquer mes problèmes de vision, mais il suit sa check-list et ne s'interesse pas beaucoup à se que je lui raconte. Après une nouvelle attente le docteur Salmon assistant du professeur Barraquer, me recoit, toujours aussi aimablement.
Finalement il m'explique que l'implant de malteno n'est pas ce que l'on m'a fait de mieux, car les résultats ne sont pas probants et qu'il interdit de refaire des lasers. Je lui réplique que je lui avait écrit et que j'ai recue une réponse qui n'était pés négative sur l'éventualité d'une telle opération, mais visiblement la lettre ne lui est pas parvenue. De toute facon mon oeil est trop abimé pour tenter d'y faire quoique ce soit de plus, une opération du cristallin serait trop dangereuse et on n'a plus qu'à croisé les doigts en espèrant que la tension ne remonte pas trop à droite. Si elle remonte, prendre éventuellement un peu de Diamox, mais lui aussi semble assez reservé sur ses effets secondaires. Ils ont d– avoir quelques mauvaises surprises sur des patients qui comme moi se shootent au diamox. Bref j'ai rendez vous dans un an, sauf si d'ici là c'est douloureux je peux revenir le voir, il essaiera de faire quelque chose contre la douleur.
J'hésite à demander à voir le professeur Barraquer, mais j'ai le sentiment qu'il n'aurait pas désavouer son assistant. Et cela me permet d'économiser 2000f d'honoraires. Le problème n'aurait ps été le même si une nouvelle intervention avait été envisagée. On me prends quelques clichés de mon implant, qui semble pas mal les interesser, malgré son coté soit-disant désuet. Puis je passe à la caisse, mais comme je n'ai pas de liquide je pars sans payer.
Je rentre déjeuner chez Gilles, où Clara est encore là avant de partir à son hotel où elle travaille. Après son départ, Gilles me prépare un excellent steak au poivre et au cognac, avec une salade.
Puis on part se balader sur une plage en dehors de Barcelone vers le sud. On marche au soleil pendant presque deux heures, l'air est frais, mais pas froid et le soleil brille. Disney le chien de Gilles s'est lié d'amitié avec un autre chien aussi en balade.
En rentrant on passe dans une agence de voyages pour prendre un billet d'avion Barcelone Pampelune. Mais la vendeuse ne veut pas me vendre de reservation pour le lendemain, car elle n'arrive pas à interroger dans l'ordinateur si par hasard il n'y a pas un autre aveugle déjà reservé sur ce vol et il y a une règle absurde de la compagnie Aviaco qui stipule qu'il ne peut pas y avoir plus d'un aveugle par vol. Mais Gilles négocie avec la fille et comme il lui certifie qu'il n'y a pas de congrès d'avuelges à Pampelune le lendemain elle finit par prendre le risque de contrevenir à la règle.
On renbtre chez Gilles pour se reposer un peu, j'ai réussi à avoir le numéro de Béatrice, et j'arrive à la joindre au téléphone. Mais elle est prise ce soir et ne semble pas m'accueillir avec tout l'enthousiasme dont elle est capable. Je discute avec Gilles sur ses ambitions de trouver un boulot et d'essayer de monter une boite. Il ne semble pas très bien parti et déjà un peu dans la spirale de la déprime.
Vers 22h on part chercher Clara à son hotel, d'où elle sort juste après notre arrivée par la sortie des artistes.
On va dans un restaurant dans la vieille ville, qui est difficile d'accès à cause des sens unique. Ce qui nous donne droit à une de leur engueulade célèbres, où ils chacun reste sur ses positions. Le restaurant est juste à coté des halles de Barcelone. Il s'appelle Egipte 3 rue Jerusalem il semble assez à la mode, malgré ou graecirc;ce à un décor très simple et une cuisine tout aussi simple.
Je prends une salade d'haricots et un poulet puis une crème catalane. Clara reconnait des groupes de dineurs qui font partie d'un congrès d'adeptes d'un mouvement phitothérapique.
Après le diner on trouve un distributeur pour que je donne de l'argent à Gilles et qu'il aille le lendemain payer la clinique pour moi. Puis on rentre encore se coucher à à peine 2h.
Le lendemain après un petit déjeuner un peu plus copieux, Gilles malgré mes demandes de se contenter de me mettre dans un taxi, m'emmène gentiment à l'aéroport.
La queue est assez longue pour enregistrer les bagages. Je n'enregistre pas mon gros sac, par cfrainte pour mon portable /p.L'avion pour Pamplune est un moyen porteur assez plein d'une centaine au moins de passagers. Malgré la faible distance de 400km, ce moyen de locomotion semble préféré aux autres quisemblent plus merdiques. En plus on part à l'heure.
A l'arrivée en attendant mes compagnons, je téléphone à Tracy en Angleterre et à Hugues pour qu'il l'accueille Vendredi. Clément me retrouve à la cabine téléphonique et m'emmène dans la voiture d'un Jésuite de Limoges qui est de passage dans notre groupe.
Après une petite heure de route où Clément me fait un rapport circonstancier sur les événements des deux jours, nous arrivons à Xavier, dans un ancien collège Jésuite, qui sert depuis 7 ans qu'il a été fermé à accueillir les pélerins où des communauté de passage, comme nous. On habite dans le sous-sol, car les grands dortoirs des étages ne sont pas chauffés. Tout de suite je suis remis dans l'ambiance, puisque l'on m'annonce que pour féter le Mercredi des cendres, on fait jeun pour le déjeuner.
Au lieu de cela on va se nourrir de la parole de Dieu en allant dans l'oratoire du chateau où se trouve le Christ souriant et la peinture murale de la danse macabre.
Car dans ce chateau reconstruit au 16ième siècle et qui était avant le lieu où a grandi Saint François Xavier, compagnon d'Ignace de Loyola et mort en mission en Inde. Bref dans ce chateau se trouve un des seuls christ souriant et une peinture murale d'une danse macabre qui est aussi assez rare, il semble que ce soit la seule d'Espagne.
Bref on s'assied donc par terre dans cet oratoire glacé pour entendre une cassette de plus d'une heure d'évangile de Saint Jean. Ce qui n'est d'ailleurs pas ininteressant, notamment de découvrir tous les passages qui sont sautés dans les messes traditionnelles, en fait une lecture intégrale est beéaucoup plus riche.
On est tout de même content de se réchauffer au soleil après. Le chateau est très mignon avec deux enceintes, deux monts levis et deux fossés qui cernent des batiments et une cour pavée, avec une basilique récente qui a remplacée certains des batiments.
On par ensuite visiter Sos del Ray Catholica.
Sos del Ray Catholica est un gros village voisin où est né Ferdinand 7 le roi Catholique qui f–t un des artisans de l'unité espagnole. Aujourd'hui la ville semble abandonnée, peu de maisons semblent habitées et en plus c'est l'heure de la sieste. Il y a un vent assez fort qui souffle sur cette colline. M Mais on a d'ici une vue assez maginifique sur la région et les ruelles sont vraiment charmantes avec ces maisons anciennes qui ont une architecture très campagnarde, il s'agit plus de granges ou de corps de ferme mis côte à côte que de maisons citadines. Celma fait un peu penser aux villages de l'arrière pays des Alpes Maritimes.
On s'arrete dans un café à la sortie du village pour y prendre un bon chocolat chaud bien épais, comme ils savent les faire ici.
On rentre au collège qui est tout proche du chateau, pour projetter au père supérieur du coin le montage diapo qui a été fait sur le pélerinage. Mais au milieu de la projection la cassette avec la musique et le texte revient sur un passage précédent comme si elle revenait en arrière et puis s'arrete. Alors Clément qui este aux commandes prend le relais et commente les diapos qu'il finit de projetter. La projection était faite dans le dortoir où nous dormons Mqurice, Clément et moi. Puis on retourne dans la salle à manger vosine, pour tenir une réunion sur le projet de centre à monter ici pour les jeunes avec une première session en juillet prochain. Mais comme au bout d'un moment cela m'ennuie un peu je retourne dans le dortoir travailler cette histoire de cassette qui s'arrete toute seule. En fait je découvre que la cassette était sur la mauvaise face et que sur une face il y a le texte en entier et sur l'autre il y a des bouts d'essai.
Ensuite les autres vont dire une messe dans ce fameux oratoire, je sèche trouvant que j'ai déjà eu assez de bondieuseries aujourd'hui et je préfère me replonger dans Steinbeck.
On dine d'une soupe et de paecirc;tes. Puis on lance un temps de partage sur l'évangile que l'on a écouté en guise de déjeuner, les avis sont assez interessants, variés. Evidemment on ne peut pas lancer de dégat à 10, ce qui fait que l'on reste un peu trop à mon go–t de polemiste, au niveau de l'échange de points de vue. Et cela manque un peu d'enrichissements.
Puis on va se coucher dans ce dortoir voisin. J'ai pris un matelas inférieur, car les lits sont superposés par 3. On peut loger 27 personnes dans cette pièce qui n'est pas si grande. Lorsque c'est plein de jeunes scouts, cela doit sentir la rose. J'essaie pendant la nuit de ne pas trop me retourner car le sommier est fait d'une tole qui se gondole à chaque mouvement et doit reveiller mes voisins, du coup la nuit n'est pas fameuse. En plus evidemment on m'a pris pour un fou, lorsque j'ai timidemment suggéré d'ouvrir la fenêtre.
Reveil par mon coq de montre à 7h45. Je vais faire ma gymm dans la salle de douche, la douche mériterait d'avoir quelques degrés de plus, mais cela vaut tout de même mieux que d'être sale. Le lait a des cristaux de glace, et il n'y a presque plus de pain frais. Et ca c'est grave, d'accord pour des conditions rustiques mais pas de petit déjeuner cela devient du Carême!
On va dire la messe dans le même oratoire, toujours aussi frais. Heureusement j'ai mes gants et deux chandails.
On part faire une marche à pied du coté du monastère de Leyre.
On monte à pied par une route goudronnée très calme jusqu'au monastère, bénédictin qui date au moins du 8ième siècle. On visite la crypte romane, puis l'église elle même qui est en partie gothique avec un coeur roman. Un bénédictin du coin, nous a gentiment trouvé un prospectus en français qui nous explique l'histoire du lieu.
On mange quelques chips et figues sèches avant de se remettre en route. On monte maintenant par un chemin de terre qui passe entre des coupes de sapin où travaillent des bucherons.
Maurice, Paola et moi partons en petite foulée en avant histoire de faire un peu de sport. On attend les autres au col, où le vent souffle vraiment fort et le soleil ne parvient pas vraiment à nous réchauffer. En attendant les autres on a une discussion interessante avec Maurice sur le désir et le manque source ou non de progrès. Puis on redescend de l'autre coté de la montagne. Le terrain est beaucoup plus pierreux et je fait la descente au bras de Christine qui me raconte un peu sa vocation et ses choix plus ou moins faciles. Le paysage est toujours aussi beau avec une végétation assez sèche, peu d'arbres et peu d'habitations.
On arrive vers 15h dans le petit village de Lumbier au bord de la petite rivière qui coule au bas de la vallée dans laquelle nous sommes descendus. Nous trouvons un bistrot prêt à nous servir un déjeuner. On nous sert un navarrin d'agneau très bon, avec avant une salade et après un fromage du pays. Comme d'habitude dans ce pays le vin rouge n'est pas décevant ce qui n'est pas le cas dans tous les bistrots français. Ce qui prouve bien la qualité des vins espagnols.
On reprend la route après ce bon déjeuner. On fait cette fois ci le tour de la colline que nous avons gravi. On passe en fait dans des gorges cresuées par la rivière, qui est peut-être l'Aragon
Aragon en tout cas c'est une rivière qui a creusé de belles gorges, avec un chemin qui le longe avec des beaux surplombs assez impressionnant et deux tunnels qui devaient permettre de faire passer à une époque plus florissante une voie de chemin de fer. En tout cas on se retrouve en plein vent, avec le soleil qui a disparu sur la route de notre point de départ. Mais encore à quelques kilomètres de notre mini-bus. aussi Maurice se fait prendre en stop pour aller nous le chercher. Je cours un peu à sa rencontre au bras de Françoise Sterlin. On est content de rentrer au chaud, bien que cette balade f–t assez vivifiante. On a même croisé des flaques avec de l'eau gelée!
Claire nous prépare une excellente ratatouille pour le diner et je fais une petite partie de cartes avec Paola et Claire avant que nous allions nous coucher.
Après mes exercices de gym sur le carrelage de la salle de douche et une douche qui pourrait toujours être plus chaude, on prend un petit déjeuner avec les pommes cuites que nous a laissé le père Ignacio, supérieur du lieu, qui s'est absenté depuis la veille.
Puis on fait une petite séance de prières et lectures, avant une réunion pour formaliser un peu le projet de séjour pour des jeunes du 10 au 18 juillet prochain. On discute pas mal pour être bien d'accord sur la déclinaison des objectifs du stage, avant d'ébaucher un programme des 8 jours, dans lequel j'oublie de suggèrer une soirée boum. Ce qui annonce un programme plutôt serieux. Avec tout de même 2 jours de marche au milieu.
Après cette réunion interessante qui a permis d'avoir encore la preuve de l'ouverture et de l'écoute de Maurice, on va dire la messe dans la chapelle des Jésuites dans le batiment qui leur est reservé, où il fait nettement plus chaud que dans l'oratoire du chateau.
On va déjeuner dans un monastère vosin, où des pélerins de Loyola avaient logé et qui est le siège d'une congrégation religieuse de femmes missionnaires qui reviennent dans ce centre pour se former ou se soigner. Je déjeune à coté, d'une soeur qui a passé 40 ans comme infirmière en Inde. Après le déjeuner dans un anglais à l'indienne c'est à dire plutôt sommaire, je commence à m'embéter et nous emmène de force voir l'exposition que les soeurs ont faites sur les différents pays où elles sont présentes. Là on nous montre des souvenirs des différents pays de tous les continents où elles ont des missions. Mais en fait cela devient assez marrant car il y a des soeurs qui ont vraiment la pêche et c'est tout juste si on ne se donne pas des grandes claques dans le dos. Une des soeurs me propose une feuille de coca à maecirc;cher! Et m'entretient sur l libération necessaire des pays du tiers monde de l'opression du capitalisme qui génère l'hécatombe écologique. On se quitte en s'embrassant comme du bon pain.
On repasse ensuite par Xavier pour prendre mes bagages et ceux de Claire, avant d'aller à Pampelune où nous prenons tous les 2 le train pour pARIS.
Comme on est un peu en avance, on jette un coup d'oeil à la place principale de Pampelune avant de se jetter dans un café pour y prendre un chocolat, alors que j'aurai préféré profiter de ce temps pour visiter un peu la ville, mais la nature humaine est un peu paresseuse. Claire fait apparemment partie des personnes sages et on va donc à la gare presque assez tôt pour la rassurer, c'est à dire 20mn en avance.
De Pampelune on prend un train pour Irun. Puis un autre petit bout de train d'Irun à Endaye, où on passe la frontière.
A Endaye on attend 2 heures dans le buffet de la gare en jouant au gin. On monte dans le train où on fait la belle qui voit la victoire de Claire.
On se retrouve dans un train de nuit pour Paris, avec dans notre compartiment seulement une hollandaise.
Je prends le RER à 7h30 pour apporter des croissants à Hugues et Tracy qui habitent chez moi en ce moment.
Pages personnelles de Sylvain NIVARD