Andalousie
Espagne
Mercredi 30 avril
Madrid
Jeudi 1er mai
Tolède
Vendredi 2 mai
Amagrou
Cordoue
Samedi 3 mai
Guadalquivir
Alcazar
Dimanche 4 mai
Séville
Lundi 5 mai
Mardi 6 mai
Zahara de los Atunes
Mercredi 7 mai
Gibraltar
Jeudi 8 mai
Vendredi 9 mai
Sierra Nevada
Grenade
Samedi 10 mai
Dimanche 11 mai
Madrid
Lundi 12 mai
Marie-Laure F. retardée par les encombrements gare sa voiture au jardin des Plantes et hèle une des voitures bloquées là et équipée d'un téléphone mobile pour m'appeler et me prévenir qu'elle ne pourra pas passer me chercher, comme convenu, à Rives de Seine. Nous nous donnons rendez vous au début du quai d'Austerlitz pour le Talgot qui doit partir à 20H.
Comme il n'est que 19h30 et que je suis vraiment tout près de la gare je prends mon temps pour ranger mes affaires. Je me change dans mon bureau et y laisse mon blazer, chemise et cravate.
Marie-Laure est un peu inquiète lorsque je la retrouve au bout du quai, mais en fait on a tout le temps car il reste 6 minutes avant le départ.
On monte dans le train en principe on doit être séparés dans deux compartiments différents car ce sont des wagons-lits T4. Mais on avise un compartiment vide à coté de celui qui devrait être le mien. Du coup on s'y installe de façon à être ensemble. Le contrôleur commence par vouloir nous faire payer le prix fort, du T2. Simplement parce que qu'il n'y a pas de raison que nous soyons mieux que les autres. Puis il s'avise qu'il y a une autre femme dans le train qui a un fils avec aussi des problèmes. Et donc que l'on pourrait faire un compartiment handicapé et accompagnateur.
En fait la femme en question s'avère être une espagnole cantinière dans une cantine des PTT à Saint Maur. Elle a trois enfants handicapés mentaux ! Ils ont 29, 25, et 23 ans. C'est assez incroyable le courage dont elle fait preuve. Son mari lui a jeté l'éponge et est parti. Elle nous dit qu'elle commence à être découragée. Mais elle semble avoir tout de même la pèche. Elle nous raconte qu'à chaque naissance les médecins ont cru à un accident, ou aux forceps. Mais qu'en fait il y a quatre ou cinq ans elle a appris en faisant des analyses que c'était une dégénéréssance des chromosomes qui se transmet par les femmes. Ainsi ses deux sœurs ont eu aussi chacune un enfant débile. Alors que les frères n'ont que des enfants sains.
On dine d'une part de tarte excellente que Marie-Laure a récupérée en passant chez ses parents. Je bois de l'eau, tandis qu'elle boit un gin tonic qu'elle a été se chercher au bar.
On se couche. Je bouquine la Justice du Vizir. Je dors assez bien alors que les autres ont plutôt mal dormi à cause du bruit du train qui grinçait parait il.
On arrive à 9H à Madrid. Le contrôleur nous aide à descendre.
On va au bureau Hertz louer la voiture que Marie-Laure a réservée. On discute un peu pour savoir si oui ou non on prend les assurances; On finit par les prendre car Marie-Laure sera plus rassurée avec. La location avec assurances nous a couté l'équivalent de 1800f pour 11 jours;
Le préposé nous a gentiment upgradé et on va au parking récupéré une Seat avec air conditionné et radio cassettes.
On a un peu du mal à trouver le parking. Mais on finit par voir notre petite voiture 4 portes toute noire.
On prend tout de suite la direction du sud. On traverse toute la ville en empruntant l'avenue de Castille; On roule pendant une heure;
On arrive à Tolède vers 11h du matin. On se gare dans un coin. On cherche un bistrot pour déjeune. On commence par s'installer à une terrasse. Mais il parait qu'ils ne servent pas encore. Alors on atterrit dans un bar où on prend des tapas avec jambon de Cerano, anchois aux vinaigre, et tortilla froide;
Bien arrosé d'une bière cela me donne un peu sommeil. Du coup lorsque l'on trouve l'hôtel que Marie-Laure a réservé de Paris on y reste jusqu'à 3h pour faire une sieste.
On a une petite chambre dans un hôtel moderne sans beaucoup de charme. Mais au moins on donne sur une cour sans vis à vis et on a les chants de tas d'oiseaux.
On se balade dans cette vieille ville de Tolède. Le temps est magnifique avec un ciel tout bleu et tous les oiseaux qui chantent. La ville est d'une uniformité étonnante avec que des vieilles maisons et des rues pavées. De nombreuses rues son en pente ou biscornues ou étroites. Donc la circulation est assez réduite. Mais il y a tout de même des voitures et des mobylettes qui gâchent un peu le décor. L'architecture est en général du 15ème siècle. Et c'est vraiment exceptionnel d'avoir ainsi tout une ville si bien conservée.
On veut visiter le musée mais on croit d'abord qu'il n'ouvre qu'à 4h. Alors on s'installe à une terrasse de café pour boire un jus d'orange qui s'avère dégueulasse. Puis on apprend qu'en fait le musée est fermé aujourd'hui 1er mai.
On visite la cathédrale. Le plan intérieur de son architecture est un peu difficile pour moi à repérer. Car elle n'a pas une forme en croix ni de transepts.
Le chœur est clos et contient des stalles en bois sculpté.
On voit aussi les différentes chapelles qui ornent l'abside.
On visite la salle du trésor qui contient différents objets précieux. Dont un énorme ostensoir de 180kg qui fait 3m de haut et qui sert lors des processions annuelles.
Dans l'énorme sacristie des tableaux de maitre sont exposés sur deux étages tellement il y a de hauteur de plafond. On y voit entre autres des tableaux du Gréco. Dans le vestiaire il y a des robes et costumes de prélats rangés dans des vitrines alignées.
Enfin dans la salle capitulaire on admire une galerie de tableaux représentants tous les évêques de Tolède.
Puis on continue à déambuler dans les rues. On passe par la petite église qui abrite le célèbre tableau des "funérailles du comte d'Orgasse". On fait carrément la queue pour entrer dans l'église le voir.
On continue notre découverte de cette vieille ville à flanc de colline sur les bords de la rivière Tajo.
On visite aussi un petit musée de miniatures. Tous les objets y sont présentés sous des coupoles en verre loupe. Il ne s'agit que de mini sculptures, taillées dans l'épaisseur d'un cheveu ou dans la tête d'une aiguille. Il y en a aussi sculptée dans une craie ou un grain de sable voir un grain de riz. Ainsi on voit taillé dans un grain de sable une télévision représentant un match de foot ! Sur le grain de riz il y a différents personnages peints. Certains objets sont visibles au moyen de lunettes microscopes.
On arrive dans un petit square en terrasse et qui offre une jolie vue sur la campagne environnante. On s'y repose un peu en papotant sur un banc. On parle de mon boulot et comment j'aurai du aller plus en clientèle dans l'affaire Aérospatiale.
On passe dans différentes boutiques. Dont une qui propose des petites tortues qui font sonnettes. Marie-Laure hésite à en acheter une pour son père. Sur la foi de ma traduction des 9000 pesetas que j'ai compris en 400f mais en fait elles sont vendues 99000 pesetas.
On rentre à l'hôtel vers 7h30. Le réceptionniste persiste à nous refuser l'accès au parking pour notre voiture sous prétexte qu'il est complet.
Onse couche assez tôt en profitant du chant des hirondelles qui peuplent la cour.
Marie-Laure s'est levée assez tôt et est allé petit déjeuner. J'y vais à mon tour. Mais j'y renonce en constatant qu'il n'offre ni salade de fruits ni œufs.
On repart se balader dans la ville après avoir laissé nos bagages à la réception.
On fait pas mal les boutiques.
On voit aussi un petit musée d'art moderne qui est hébergé dans un ravissant ancien hôtel particulier avec un patio intérieur très mignon. Au premier étage les pièces tout autour du patio sont un peu à la mauresque assez peu profonde et ouvertes sur le patio.
Marie-Laure a des courbatures d'avoir grimpé les ruelles hier.
On arrive au musée vers midi. C'est un ancien hôpital. Donc il s'agit de grandes salles en croix sans fenêtres. Probablement pour éviter les contagions.
On y voit une belle collection de tapisseries, de meubles rustiques. Au premier étage il y a d'autres peintures.
Puis on repasse chercher nos bagages à l'hôtel. Le réceptionniste nous aide gentiment à charger la voiture. On craint que notre coffre n'ait été forcé car il a du mal à l'ouvrir avec la clé. Mais en fait pas du tout, il ne devait simplement pas être très habile.
On prend la route de Cordoue. On renonce à l'autoroute qui est plus longue. Je fais une petite sieste en roulant.
On rencontre des plantations d'oliviers. Et l'odeur forte des fabriques d'huile d'olive. On passe plusieurs chaines de collines qui délimitent le plateau intérieur de l'Espagne.
On s'arrête pour faire une pause dans la petite ville d'Amagrou. On essaie d'aller déjeuner au paradore du coin. Mais il est complet. Alors on revient en centre ville. On s'assied à la terrasse d'un café sur une grande place tout en longueur. Le garçon nous apporte une carte. Mais finalement un autre vient nous annoncer que comme il est déjà 3h30 les cuisines sont fermées. Alors on se déplace pour la terrasse du café d'à coté.
Je prends un migas une espèce de pain trempé à l'ail. Du jambon et des olives. Je commande aussi une assiette de poivron aux oranges. Qui est assez bonne. De toute façon je commence à avoir plutôt faim depuis hier midi. On boit du Coca;
La place est entourée de petites maisons blanches bien homogènes qui fait penser Marie-Laure à Antigua;
On reprend la route. Cette fois ci par l'autoroute pour aller jusqu'à Cordoue.
On s'arrête dans un bar pour y boire de l'eau. Marie-Laure suggère que l'on téléphone pour réserver un hôtel. Mais notre énergie passe dans une explication un peu passionnelle. Il y a un joueur de flipper qui fait beaucoup de bruit alors on change de places pour se mettre à l'autre bout de la salle.
On arrive à Cordoue dans la nuit. On cherche un hôtel mais ils affichent presque tous complet. On demande à quelques autres sans succès. On finit par désespérer. On s'arrête dans une station service, où Marie-Laure accepte que je téléphone à des hôtes de Servas, pour tenter notre chance bien qu'il soit déjà 22h30.
Mais alors que cela sonne occupé. Marie-Laure discute avec le patron de la station service qui lui indique et téléphone à un petit hôtel qu'il connait en dehors de la ville où il reste une chambre pour nous deux.
On y arrive à 23h. On se retrouve dans une chambre tout en longueur avec deux petits lits en fer et un lavabo. Le tout pour 3000 pesetas la nuit. Soit environ 120f.
Marie-Laure est fatiguée et reste au lit. Je descends diner de quelques tapas et un verre de Xeres. Je lui fais monter un chocolat chaud. Et je tente de décrire un croque monsieur mais elle se retrouve avec un sandwich au jambon et fromage. Je prends ma caille et mon cheriso au bar.
Je bouquine un peu. Il fait assez chaud malgré le ventilateur qui est au plafond. Qu'est ce que cela doit être l'été. La chambre donne sur la route donc on est réveillé assez tôt avec les camions qui passent.
On petit déjeune dans le restaurant avec du pain qui est très bon. Puis je prends une douche. Celle des hommes a très peu de pression au point que je suis obligé de me coller le pommeau sur la peau pour parvenir à me mouiller;
On repart pour Cordoue. On y gare la voiture dans une petite ruelle non loin de la rivière Guadalquivir.
La ville n'a rien à voir avec Tolède. Ici il n'y a que des petites maisons blanches avec un seul étage;
On s'assied à la terrasse d'un petit café pour prendre un jus d'orange et un café et repérer où on doit aller.
On va à la cathédrale qui était anciennement la mosquée. La coupole et d'autres parties intérieures ont été transformées à l'époque de Charles Quint pour la faire passer de mosquée à Cathédrale.
L'intérieur est soutenu par une forêt de 850 colonnes de marbre. Là aussi le plan de l'église est assez difficile à comprendre. A part ces 850 colonnes alignées dans toute la largeur. En fait ces colonnes entourent une nef et des transepts qui sont eux plus dégagés et soutenus par de grosses colonnes.
On voit le chœur cloisonné avec toujours des stèles à l'intérieur. A la sacristie on voit un gros ostensoir.
Il y a des vitraux qui sont très beaux. Notamment dans une partie de l'église où on peut en voir dans les oranges et violets.
On sort et on continue à se balader dans les petites ruelles. Dans le vieux quartier où elles sont vraiment très étroites au point de ne pas laisser passer de voitures. On se dirait vraiment au moyen âge. Avec toutes ces maisons blanches, des grilles aux fenêtres. Et des géraniums aux balcons du premier étage.
On visite un ou deux musée qui ont de jolis patios; Notamment le musée des beaux arts.
Puis on va au palais du marquis de Bianne
qui comporte 12 patios différents. Il n'est pas très fleuri et est surtout décoré de buis. Il y a de bonnes odeurs de buis un peu partout dans ses jardins. On sent aussi le parfum des massifs de roses. Cette ville est décidément pleine d'odeurs sans oublier celle des crottins déposés par les chevaux qui baladent les touristes en calèche.
Les patios de ce palais sont de taille variable et de charme plus ou moins agréable. Mais dans l'ensemble cela devait être génial d'habiter en pleine ville et de pouvoir ainsi se balader dans ses jardins selon l'heure du jour et l'humeur du moment. Les pièces intérieures du palais ne sont pas très décorées, ni meublées hors mis des parois d'azulejos et de belles grilles aux portes et fenêtres;
On s'arrête pour déjeuner à la terrasse d'un café qui a des tables et des parasols assez attirants. En fait cela s'avère très touristique. Je prends ne omelette avec des croquettes de pommes de terre les deux sont tout à fait insipides et sans aucun intérêt.
On passe devant quelques boutiques. On se dirige vers la synagogue. Mais celle ci n'ouvre qu'à 5h. On attend donc assis dans l'ombre fraiche du porche d'une maison voisine, assis sur les marches. On est au milieu de toutes petites ruelles où un voiture ne pourrait pas passer et on respire vraiment l'ambiance qui devait y régner au 14ème siècle à l'époque des maures. Toutes les maisons sont restées très uniformes blanches et basses.
A 5h la synagogue ouvre. C'est à peu près la seule synagogue d'Espagne qui subsiste du moyen âge. Manifestement elle ne sert plus. Car elle est très dénudée. Il y a des bancs de pierre tout autour, une tribune en haut qui accueillait les femmes. Du coup la salle est plutôt haute de plafond.
On continue à se déambuler dans ces ruelles de la vieille ville. Marie-Laure commence à se dérider un peu. On se met en quête d'un restaurant pour diner.
On rentre dans l'Alcazar pour y visiter les jardins.
On a repéré qu'il y a là ce soir un spectacle de flamenco dans les jardins à 9h. On prévoit d'y revenir après le diner. En attendant on se balade dans les jardins. Il y a plusieurs couples de mariés qui, suivis de leur noces, encombrent les allées pour y faire leurs photos;
Les jardins sont très beaux avec plusieurs terrasses étagées et des bassins d'eau, animés de jets;
On reprend notre recherche d'un endroit pour diner, bien qu'il ne soit que 7h30. On aimerait trouver une terrasse sur un toit. Après avoir tenté notre chance dans plusieurs restaurants on atterrit dans un restaurant où on nous dit qu'il y a bien une terrasse mais qu'ils n'ouvrent pour le diner qu'à 8h30. Comme il est déjà 8h on décide d'attendre en buvant un verre au bar.
Ce restaurant s'appelle Los Califas c/deanes,3 téléphone 485586.
Marie-Laure séduite par mon idée de commercialiser en France ces portes serviettes en papier que l'on voit sur toutes les tables ici, demande au patron où il se fournit et engage la conversation avec lui. Du coup il nous fait monter sur la terrasse sans attendre qu'il soit 8h30.
On se retrouve tous seuls dans un petit coin d'une belle terrasse avec une belle vue sur le clocher de la mosquée et sur la ville. Malheureusement nous sommes assis à coté d'une enceinte qui crache du flamenco dans les oreilles de Marie-Laure. Du coup sans vergogne elle la retourne de l'autre coté.
Nous faisons un excellent diner en commandant deux entrées chacun. Pour moi d'abord une salade d'oranges et morue puis un artichaut très tendre qui baigne dans une sauce au jambon.
Le garçon bon commerçant nous suggère un vin qui n'est pas à la carte. Qui s'avère être à 3000 pesetas alors que le plus cher de la carte est à 2500 pesetas. Mais au diable l'avarice et en plus il s'avère très bon. Il nous le sert dans des grands verres à Bourgogne qui développe bien son nez de bois, de fraise et de sous-bois.
La nuit tombe sur la ville alors qu'un groupe de touristes allemands vient occuper une table de banquet dressée pour eux à coté de nous. Mais ils ne sont pas trop dérangeants.
On reste pratiquement les derniers. On quitte le restaurant passablement bourrés après notre apéro et la bouteille entière. Marie-Laure est de très bonne humeur.
Vu l'heure on laisse tomber l'idée du spectacle de flamenco. Et on reprend la route pour rentrer à l'hôtel. On a pas trop de mal à le retrouver bien que nous n'avions pas fait très attention au chemin ce matin. Cette fois ci nous dormons dans la chambre 7 qui donne sur la cour et qui est donc plus calme.
Le matin le bruit ne vient pas de la route mais du couloir car les portes claquent vers 8h. On descend petit déjeuner dans la cour à l'ombre d'un arbre, car un chaud soleil brille. On profite du chant des oiseaux, malheureusement accompagnés par la mélodie d'une machine qui travaille à l'autre bout de la cour.
Il parait qu'ils n'ont plus de barquettes de confiture; Tant pis;
On paie et on reprend la route en direction de Séville. On traverse une grande plaine plutôt aride avec très peu d'arbres et pas mal de caillasses.
On s'arrête dans une petite ville perchée sur une colline on a une belle vue sur toute la plaine; Malheureusement le Paradore du coin qui est perché au sommet de la colline est fermé et donc on ne pourra pas profiter de la vue qu'il doit offrir en y prenant un verre.
On s'arrête tout de même à la terrasse d'un bar-restaurant qui a aussi une vue magnifique. On s'installe à l'ombre d'un parasol car il fait vraiment chaud; On commande un coca puis une salade et moi des anchois qui arrivent sous la forme de friture;
Le soleil devient vraiment de plomb quand nous repartons. Nous faisons la deuxième partie de notre trajet en empruntant l'autoroute qui mène à Séville.
On y arrive vers 3h. On trouve l'hôtel que Marie-Laure a réservé. Il s'agit de Las Casas de la Juderia plazza Santa Maria La Blanca, 7 téléphone 95-4415150
qui se trouve en centre ville dans une toute petite ruelle. Heureusement le portier de l'hôtel vient nous aider et se met au volant pour faire rentrer la voiture dans la ruelle, car elle passe tout juste; Derrière nous il y a une Mercedes qui amène des clients à l'hôtel. Et là le portier devra s'y prendre millimètre par millimètre pour la faire avancer dans la ruelle jusqu'à l'hôtel puis jusqu'au parking qui est attenant;
On décharge nos bagages. On nous propose d'abord une chambre au rez de chaussée. Mais Marie-Laure demande à changer et on se retrouve au premier étage dans une plus grande chambre avec un grand lit;
L'hôtel est très mignon avec un petit patio et une petite fontaine. Le mobilier est classique et les parquets sont en bois. Laz salle de bains est grande avec une fenêtre.
On fait une bonne sieste dans notre chambre. Je bouquine pendant que Marie-Laure roupille.
On ressort vers 5h. Je demande à la réceptionniste s'il y a des courses aujourd'hui car je sais que les corridas sont souvent que le Dimanche alors il faut en profiter; En plus les arènes de Séville sont les plus célèbres avec celles de Madrid. La réceptionniste regarde dans un journal qui confirme qu'il y a bien des courses à 6h30.
On a un peu de mal à trouver les arènes; On y arrive juste à temps pour prendre un billet. On prend des places au soleil pour 1500 pesetas chacun.
On se retrouve donc coté soleil. Mais en fait en montant très haut dans les gradins on est protégé du soleil par le toit;
On assiste aux 6 courses. Avec en fait seulement deux matadors qui se partagent les taureaux 5 et 6. Le premier matador n’est pas mauvais du tout. Et l'ambiance commence à s'électriser un peu lorsqu'il torré le cinquième taureau.
D'une façon générale c'est vraiment un beau spectacle riche en couleurs et en traditions. Aujourd'hui les estocades ne sont pas toutes parfaites et quelque fois c'est effectivement la boucherie; Une fois le matador s'y prend à trois fois pour planter son épée et après le taureau continu à marcher avec l'épée dans le dos.
Ce qui m'intrigue c'est que l'on ne voit personne dans la tribune de la présidence; Et donc je ne sais pas comment sont le cas échéant attribuées les oreilles ou la queue. Je ne me rappelle pas non plus la signification des cercles au milieu de l'arène.
C'est assez impressionnant de voir les chevaux des picadors bien secoués par les coups de butoirs des taureaux.
Le vent se lève alors il commence à faire un petit peu frais. Je réchauffe Marie-Laure.
On sort des arènes vers 8h30 en étant passé par des coulisses où se trouve une cour avec des taureaux qui attendent là parqués leur sort.
On se balade un peu dans les rues. Cette ville de Séville est vraiment une grande ville. Du coup les quartiers anciens sont moins homogènes et moins typiques. On sent l'agitation des grandes villes qui vibrent. On repasse par l'hôtel pour que Marie-Laure y prenne un chandail. Et puis on cherche en vain un restaurant conseillé par le guide du Routard. Du coup on atterrit à la terrasse d'un restaurant sur la place à coté de l'hôtel. On y commande un gaspacho et une paëlla. Marie-Laure voit une de ses anciennes amies de loin.
On fait un petit tour dans le quartier avant d'aller se coucher. On rentre dans un petit bar typique où un type joue de la guitare tandis que d'autres jouent aux dés;
Ce qui est bizarre dans cet hôtel qui est plutôt luxueux c'est que les fenêtres ne sont pas équipées de moustiquaires. Du coup je me fais piquer à la main pendant la nuit.
On prend un petit déjeuner excellent au restaurant de l'hôtel avec des tortillas froides, des fruits succulents, et des petits pains moelleux. Je prends entre autre du melon d'eau et mes premières cerises de l'année.
On va se balader dans la ville. On se dirige vers la cathédrale.
C'est la plus grande cathédrale gothique du monde. Et la 3ème d'Europe toutes catégories après Saint Pierre de Rome et Saint Paul à Londres;
Le bâtiment est effectivement monumental. C'est encore assez difficile de repérer le plan général. Cela a l'air plus ou moins rectangulaire. On ne distingue pas vraiment la nef des transepts. Ici aussi il y a un grand chœur au milieu qui est fermé par une enceinte et qui contient des stalles. Au dessus de l'autel on peut admirer un grand retable tout doré.
On s'assied un peu à l'extérieur dans le jardin de la cathédrale pour lire le guide. Puis on se dirige vers le bâtiment proche des archives générales des Indes. Mais en fait on ne rentre pas dedans car on n’est pas très attiré par les collections de vieux manuscrits;
De là on va dans un autre palais. Mais il s'avère fermé, probablement à cause de l'heure du déjeuner. A moins que ce ne soit à cause du Lundi car beaucoup de choses sont fermées le Lundi.
On s'arrête dans un petit café un peu sordide. Comme il y a du vent on ne reste pas en terrasse et on s'assied dans la cour qui fait patio. Je bois seulement un coca tandis que Marie-Laure prend un gaspacho.
Ce matin le temps était couvert et du coup j'ai mis un pantalon que je regrette maintenant que le ciel s'éclaircit.
On se balade encore dans la ville. Pour arriver à la maison de Pilate.
C'est un palais construit sur le modèle de la villa de Pilate à Jérusalem. C'est un grand palais avec des jardins qui doit être très agréable à vivre. Il parait d'ailleurs que c'est encore utilisé comme demeure privée. Dans chaque pièce les murs jusqu'à 2 mètres de haut sont couverts d'azulejos sorte de mosa‹que cloisonnée.
Cela a d– être un travail de géant d'ainsi décoré chaque pièce avec ces petits morceaux de pierre polies. Malheureusement les pièces ne sont plus meublées et donc on perdu de leur charme.
On rentre à l'hôtel où on fait une petite sieste pendant une heure. On ressort vers 6h. On arrive dans une rue piétonne avec pas mal de magasins et de chalands. Il y a beaucoup plus d'animation qu'hier Dimanche. Marie-Laure s'achète une robe, je lui offre une paire de chaussures. On fait ainsi pas mal de magasins et je me trouve plutôt patient.
Un passant a shooté dans une des articulations de ma canne et elle se retrouve cassée. Deux marchands de chaussures y mettent gentiment une bonne dose de papier collant pour me permettre d'avoir un substitut de canne. Mais je dois faire attention à ne plus taper sur les personnes ou objets qui sont en travers de ma route.
On finit par s'arrêter dans un bar où on demandait notre chemin et on y prend un xeres et un tapas de jambon. Le bar est sur le point de fermer et nous sommes les derniers clients. On rouvre la grille pour nous laisser sortir;
De là on va dans un autre bar où je prends encore un verre de Xeres avec des anchois cette fois ci. Dans un troisième bar le xeres accompagne une assiette de poisson aux patates et un éclair au chocolat. Le serveur se trompe manifestement dans l'addition car il ne nous demande que 690 pesetas, soit environ 28f.
Marie-Laure commence à être un peu bourrée, mais on continue à marcher dans des petites rues étroites. La nuit est tombée. Il y a pas mal de bars qui nous tendent les bras. Bien que aménagés pas très chics avec notamment des néons il y a de l'ambiance et ils ont l'air accueillants.
On marche un peu longuement dans ces rues pour retrouver notre hôtel car on ne se rappelle plus son adresse.
Juste avant d'arriver à l'hôtel je cède à une envie subite de glace à la vanille. Qui s'avère pas très bonne; Tant pis. Une fois à l'hôtel je redescends à la réception chercher une prise anti-moustique tandis que Marie-Laure prend un bain.
La qualité du petit déjeuner s'est dégradée. Il n'y a plus de tortillas, plus de melons d'eau et les employés ne sont pas très serviables. Ils se content de débarrasser les tables et ne sont pas du tout disposés à m'aider à me servir.
On demande à la réception l'adresse et le numéro de téléphone de l'association d'aveugles locale Once. Pour pouvoir éventuellement y passer m'acheter une nouvelle canne blanche. Car la réparation de fortune tient le coup mais Dieu sait combien de temps.
On repart se balader dans la ville. Je n'ai pas très envie d'aller à l'Alcazar et je trouve que l'on devrait partir directement pour Grenade. Mais on va à l'Alcazar et je trouve cela superbe. On commence par doubler une immense file d'attente à l'entrée. On loue deux écouteurs avec commentaires en français. Du coup le préposé nous fait rentrer sans payer de ticket.
A l'intérieur on voit des successions de pièces décorées avec azulejos ou des mosaiques multicolores ou surtout des hauts reliefs. Un peu partout sur les chaque mur chaque colonne on trouve des décorations. Les patios eux aussi sont très décorés de hauts reliefs sur leurs murs.
Les jardins sont magnifiques; Il y a beaucoup de buis. Notamment un labyrinthe de buis dans lequel on se balade. On pourrait presque s'y perdre s'y on ne prend pas garde. Surtout si on n’est pas très grand car les buis arrivent à la hauteur de mon cou. On finit par sortir de ce réseau de petites allées parallèles;
Il fait très beau et on monte sur une petite galerie couverte qui sépare les jardins et d'où on a une vue magnifique sur ce décor verdoyant et riche. C'est vraiment royal de pouvoir se promener dans ces jardins. D'ailleurs il parait que l'Alcazar sert de résidence à la famille royale d'Espagne lorsque ses membres viennent à Séville. C'est là où s'est marié l'Infante avec une relation de Marie-Laure.
On sort de l'Alcazar vers 2h. Une fois de plus on a du mal à retrouver notre hôtel. En chemin on s'arête sur une place où on est déjà passé plusieurs fois. Il y a un bar qui fait recette. A toute heure du jour où de la nuit on a vu son trottoir bourré de consommateurs. C'est manifestement le rendez vous à la mode et il y a des tas de jeunes qui boivent un verre devant le bar. Nous allons plutôt au bar d'à coté où on peut s'asseoir. On y prend un café et un paquet de chips.
On finit par arriver à notre hôtel après avoir tourné dans les petites ruelles du quartier; On récupère notre voiture qui a été sortie du parking et remplie de nos bagages.
On prend la route vers le sud en direction de Gibraltar. Le concierge de l'hôtel a conseillé à Marie-Laure un hôtel calme et avec piscine au sud de Gibraltar.
Apre deux bonnes heures de route, on arrive en fin d'après-midi en ayant évité Cadix, à Zahara de los Atunes. Il y a beaucoup de vent. Marie-Laure descend visiter plusieurs hôtels avant d'arrêter son choix sur une suite avec vue sur la mer dans un hôtel moderne au bord de la plage; Antonio bahia de la plata téléphone 956439141
On va se balader sur la plage, avec le soleil couchant nous deux seuls la main dans la main, et le vent qui souffle fort on doit former une belle photo. On arrive ainsi en longeant la mer jusqu'au village lui même. On passe devant l'église.
On cherche un restaurant pour diner. Mais Marie-Laure cherche un endroit où nous pourrons être ensoleillés par les derniers rayons du soleil. Avec ce critère pas très gastronomique son choix se porte sur un petit bar qui ne paie pas de mine et d'où on entend sortir une engueulade entre consommateurs. Mais il y a une salle de restaurant installée dans une véranda qui a la vue sur la mer et est ensoleillée. La baie vitrée est en plastique transparent et il y a quelques courants d'air. Mais ce n'est pas grave et on s'installe. Je suis un peu inquiet car la salle de restaurant est rigoureusement vide et cela ne me semble pas très bon signe sur la qualité du cuisinier; Mais en fait Marie-Laure a eu le nez creux et on fait un très bon repas avec des langoustines à la plancha extrêmement fraiches et une paëlla maison avec des coquillages et leur eau de mer donc un peu salée, mais bonne;
Il n'y a que le beurre qui n'est pas très frais. Et on renvoie la mini-plaquette que l'on nous avait apportée et qui était à consommer avant le 2 mars.
On boit presque une bouteille d'un petit vin blanc plutôt bon, au point que Marie-Laure embarque la bouteille pour pouvoir la finir en se couchant; Je me sens plutôt gêné mais elle demande avec beaucoup de simplicité à la patronne si elle peut l'emporter avant de la glisser dans son sac à dos.
On est resté seuls dans tout le restaurant et les consommateurs du bar dans la salle voisine et qui s'engueulaient sont partis donc on est vraiment au calme. En plus c'est un diner très économique puisque l'on ne paie que 2700 pesetas.
Il fait nuit lorsque l'on ressort. On rentre à l'hôtel en passant par la route cette fois ci. Marie-Laure est un peu grisée. Mais cela ne l'empêche pas de prendre son bain en sifflant le fond de la bouteille de vin blanc.
On se couche avec la porte fenêtre qui donne sur notre petite terrasse privée grande ouverte donc on a le plaisir d'avoir le bruit des vagues.
En fait notre suite se compose d'une grande chambre puis une petite pièce avec un canapé qui fait tampon entre la chambre et la terrasse. Terrasse qui a une balustrade pour nous séparer de la grande terrasse de l'hôtel. Il y a la piscine en contrebas.
Les couloirs de cet hôtel que l'on parcoure pour aller petit déjeuner sont imprégnés d'une odeur de déodorant style WC qui fait propre mais déplacée.
Après le petit déjeuner on sort voir la piscine. L'eau a l'air un peu fraiche et surtout il y a toujours beaucoup de vent qui souffle.
Comme Marie-Laure souhaite se poser quelque part au moins une journée, nous avions décidé de rester tranquille à profiter de la mer ici. Mais avec ce vent les bains de soleil risquent d'être plutôt sportifs. Du coup on hésite à rester.
On commence par se poser toute la matinée dans notre chambre à lire ou à dormir. Puis on décide finalement d'aller tenter notre chance au delà de Gibraltar, où il y aura peut-être un peu moins de vent. J'ai téléphoné à la belle mère de Gonzague Masquelier qui habite Marbeilla et qui m'a donné le numéro de l'hôtel où j'étais venu il y a quinze jours pour le mariage de Gonzague. Elle m'a aussi dit qu'il y avait un peu de vent chez eux.
Je réalise en regardant la carte que c'est normal s'il y a tant de vent ici car nous sommes à l'ouest de Gibraltar donc sur l'Atlantique et cette côte est réputée beaucoup plus ventée que celle de la méditerranée.
Nous quittons donc cet hôtel bien que nous avions annoncé que nous resterions deux nuits; Et nous prenons la route de Gibraltar. J'ai assez envie de m'y arrêter pour voir ce lieu symbolique et stratégique;
Nous passons la frontière en montrant nos cartes d'identité.
On se balade un peu dans la ville. Qui ne semble pas avoir beaucoup d'intérêt architectural. On monte au sommet du rocher, où se trouvait la forteresse et où est maintenant une réserve naturelle.
On paie à l'entrée de la réserve. On discute un peu le prix et on obtient le prix piétons soit 10 livres pour nous deux au lieu de 12 livres si on avait pris le prix avec voiture. Mais on rentre tout de même avec la voiture. On monte se garer presque tout en haut à coté de l'entrée du tunnel.
On va visiter ce tunnel d'un demi-mile. Qui a servi a la fois aux anglais lorsqu'il était assiégé par les français et les espagnols coté continent; Puis il a resservi pendant la deuxième guerre mondiale car il y avait de là des projecteurs braqués sur le détroit, pour surveiller les passages de navires la nuit. C'est un tunnel assez étroit et long qui fait presque le tour du rocher.
On parcourt tous le tunnel qui est percé deca delà de meurtrières par où pointent des canons. Il y a quelques mannequins et animations dans les coins de la galerie. Marie-Laure s'essouffle un peu sur le chemin du retour car le tunnel est e en pente;
Je cherche à trouver un dépliant qui donne un peu plus de détails sur l'histoire du lieu car je suis un peu frustré de n'avoir que des bribes de ces épisodes de guerre. Mais je ne trouve rien de satisfaisant.
On redescend dans la ville. On s'achète une pizza que l'on mange sur des marches non loin de notre voiture. Marie-Laure veut faire quelques boutiques, du coup on reste encore un peu dans la ville. On s'assied pour prendre un café à la terrasse d'un bar. Heureusement Marie-Laure a de l'argent anglais dans son sac.
On ne repart que vers 16h30. Dans ce sens là il y a une grande queue à la frontière. Que l'on franchit un par un car les espagnols qui revendiquent ce bout de territoire anglais, ne se gênent pas pour enquiquiner ceux qui veulent franchir la frontière. Et à cette heure il y a tous ceux qui travaillent à Gibraltar et rentrent habiter coté espagnol. On fait la queue pendant une longue demi-heure.
Je suis tout de même content d'avoir vu Gibraltar. C'est étonnant de voir ce petit bout de territoire, paradis fiscal. Où l'on vous parle indifféremment anglais ou espagnol. Je remarque qu'ici on roule à droite.
Une fois en Espagne on a un peu du mal à trouver la route de Marbella. La côte est de plus en plus construite. Et le contraste est frappant avec la côte coté ouest où nous étions ce matin qui est beaucoup plus sauvage.
On prend la route du bord de mer qui ressemble à une autoroute. Et on roule ainsi jusqu'à Marbella au kilomètre 173 depuis Cadix se trouve l'hôtel Ricon Andalous Où Marie-Laure visite trois ou quatre chambres avant d'en trouver une qui lui convient. Il faut dire que certaines chambres n'ont aucune vue si ce n'est sur un mur de l'autre coté d'une ruelle qui sépare les bâtiments. Puis je négocie le prix d'une chambre. J'obtiens de ne payer que 15000 pesetas au lieu de 22000 m'appuyant sur le fait qu'il y a quinze jours je n'avais payé que 13000 pour une suite.
Nous sommes dans une grande chambre au premier étage avec deux lits et une belle vue sur la piscine. Je descends rapidement pour avoir le temps et le plaisir de prendre un bain dans la piscine avant que le soleil ne se cache. L'eau me parait un peu plus fraiche que la dernière fois.
Malheureusement je suis un peu dépendant de Marie-Laure car je ne suis pas sûr de retrouver seul notre chambre. Du coup elle m'accompagne gentiment à la piscine bien qu'elle ne se baigne pas. On remonte pour faire une petite sieste.
On ressort vers 22h pour allé diner à l'heure espagnole. On essaie de trouver un restaurant. Mais on a un peu du mal, avec cette autoroute qui empêche de voir ce qui se passe dans les rues adjacentes. On finit par arriver dans la vieille ville.
On se gare et on marche dans les petites rues en pente pavées et bordées de petites maisons blanches. C'est une balade très sympa. On trouve plusieurs bar à tapas très sympa mais malheureusement nous n'avons plus d'argent liquide et ils ne prennent pas la carte Visa. Donc on finit par atterrir dans un restaurant un peu plus chic et plus touristique. J'y prends une dorade au gros sel un peu décevante et Marie-Laure une lote grillée succulente. On se met enfin à table vers 23h35. On se tape encore une bouteille de vin blanc. Lorsque l'on ressort vers minuit et quart on a un peu du mal à retrouver la voiture. Et on déambule encore un peu dans ces vieilles ruelles. Je suis un peu inquiet sur l'état de Marie-Laure pour conduire mais en fait elle se débrouille très bien.
On va petit déjeuner. Cet hôtel de 4 étoiles a une notion du service assez bizarre qui fait plutôt penser à un hôtel 2 étoiles. D'abord le petit déjeuner n'est servi que jusqu'à 10h30. Quand on sait à quelle heure on se couche quand on est en Espagne et qui plus est en vacances c'est plutôt matinal 10h30. Manifestement la maison est bien gérée et le personnel réduit au minimum. Ainsi chaque client doit se servir lui même à un buffet et apporter son plateau jusqu'à la table de son choix; Le comble du non service c'est le toaster qui est sur le buffet et c'est au client de se griller lui même son pain. De même au bord de la piscine il n'y a personne à qui demander une serviette ou une consommation. En fait c'est manifestement un hôtel de vacances où les gens viennent passer une semaine et donc sont plus intéressés par avoir une grande chambre confortable qu'un service soigné.
Ceci dit le buffet du petit déjeuner bien que pas très espagnol est digne des palaces. Et je me tape la totale avec croissants, petit pain au chocolat, cake, toast, œufs bacon, yoghourt, céréales et salade de fruits;
Nous passons la journée au bord de la piscine. Je bouquine plusieurs cassettes d'affilée. Il fait très beau et heureusement les chaises longues sont équipées d'un petit parasol que l'on peut incliner au dessus de sa tête lorsque la commence à trop chauffer.
On remonte dans notre chambre faire une petite pause et boire un verre. On est presque dérangé par les femmes de ménage. Puis on redescend encore une paire d'heures au bord de la piscine. On finit par remonter chasser par l'arrivée de coups de soleil sur nos peaux. On prend un bon bain dans la grande baignoire de notre salle de bains où on peut ouvrir la fenêtre qui est sans vis à vis et donne sur un beau massif de fleurs.
Puis on ressort diner. Cette fois ci on s'arrête à un distributeur de billets. Et on va de nouveau dans la vieille ville. On atterrit dans un restaurant conseillé par le guide du Routard; Altamirano plazza Altamirano, 3
C'est un restaurant de poissons qui sont très frais et très bons. Je commence par des petits calamars. Puis une lote grillée succulente. Marie-Laure prend ce que le patron appelle un homard et que moi j'appelle une langouste car il n'a pas de pinces son homard.
Le restaurant ne paie pas de mine avec ses néons et ses couverts style cantine dans une pièce carrelée sans décoration. Mais c'est très bon.
En ressortant on marche encore un peu dans la rue. On passe devant le chantier où on a failli garer la voiture et que l'on n'aurai pas pu récupérer, car maintenant il est fermé.
On voit que cette ville est très touristique car dans ces petites ruelles il y a toutes les marques de luxe qui ont des boutiques toutes vitrines allumées. Heureusement pour moi elles sont fermées. On rentre donc à l'hôtel.
On reprend un petit déjeuner pantagruélique sur nos petits plateaux. Puis on va de nouveau s'installer jusqu'à midi au bord de la piscine. Il y a beaucoup d'allemands dans cet hôtel notamment tout un groupe d'hommes qui doivent être en convention. Mais pendant la matinée ils ne sont pas trop nombreux ou en tout cas pas trop bruyants au bord de la piscine;
Vers midi et demie on remonte préparer nos bagages pour libérer la chambre. Marie-Laure paie l'hôtel et n'est pas très contente car elle a l'impression que je me laisse entretenir. Heureusement j'ai fait des comptes par devers moi et je peux lui démontrer qu'en fait nous sommes à égalité dans les dépenses communes. Comme quoi un peu de rationnel peu aider à estomper des mauvaises impressions irrationnelles.
On prend la route en direction de Grenade. On roule pendant deux heures sur une 4 voies un peu tournicotant. On traverse des collines assez arides éclairées par une belle lumière style soleil estival cela fait une belle impression. Surtout avec la Sierra Nevada et ses sommets enneigés en arrière plan.
On arrive à Grenade. On trouve assez facilement l'hôtel à coté de la cathédrale. Marie-Laure a téléphoné pour réserver une chambre. En fait c'est plutôt une pension au premier étage d'un immeuble bourgeois. Un grand appartement transformé en hôtel avec une femme très gentille qui reste en permanence chez elle pour ouvrir aux clients. On choisit notre chambre avec deux lits qui donne sur un petit patio qui sera probablement plus calme que les chambres sur rue. On pose nos affaires avant de ressortir pour visiter la cathédrale.
On s'arrête d'abord dans un bar pâtisserie pour prendre un verre de jus d'orange et une glace qui ne s’avère pas terrible.
La cathédrale est vraiment juste à coté de notre hôtel. Elle est de style fin gothique début renaissance, avec des grandes colonnes assez simples. L'ensemble est assez sombre.
Dans la sacristie on voit de magnifiques meubles en bois sculptés qui doivent enfermés des habits sacerdotaux. Il y en a tout une série, le long du mur. Dans un couloir à coté s''alignent de grandes armoires qui doivent contenir les aubes.
L'autel principal de la cathédrale est assez impressionnant avec ses 43 mètres de haut pleins de sculptures dorées.
On visite aussi la chapelle royale qui communique avec la cathédrale et où reposent les Rois Catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, ainsi que Jeanne la Folle et Philippe le Bon.
La chapèle est énorme avec des grilles monumentales pour isoler le caveau lui même qui est au milieu de la chapelle. Cela laisse rêveur de voir quelle fortune a d– être englouti pour construire cette chapelle simplement pour accueillir 4 morts. Alors que cet argent aurait p– servir à nourrir de nombreux pauvres. Cela laisse imaginer la distance qui devait y avoir entre les rois et leur peuple. Isabelle et Ferdinand ont choisi d'être enterrés à Grenade car c'est la dernière ville qui était tenue par les maures et qu'ils ont réussi à les chasser définitivement d'Espagne.
On voit dans un coin de la chapelle une exposition de tableaux du 15ème siècle qui faisaient partie de la collection privée d'Isabelle de Castille.
En sortant de la cathédrale on croise quelques mendiants. Ce qui nous fait réaliser que depuis que nous sommes en Espagne nous en avons vu particulièrement peu par rapport à la France. On fait quelques boutiques. Marie-Laure a envie de m'acheter une chemise. On va dans un magasin qui a des chemises qui plaisent à Marie-Laure mais malheureusement après avoir essayé force est de constater qu'il n'y a pas ma taille. Elles sont toutes trop grandes. Cela semble insinuer que je suis un nain, ce qui me semble bizarre.
On fait aussi les bagageries car je cherche à remplacer ma petite valise à roulettes qui bat de l'aile.
On va chez Cortingles où je repère les différents modèles proposés. Mais je préfère revoir la mienne pour en prendre les mesures.
On rentre à l'hôtel en passant par plusieurs places ensoleillées et très agréables.
On se change pour ressortir diner. Marie-Laure veut aller diner dans l'enceinte de l'Alhambra. Elle préfère y aller en voiture;
On a pourtant du mal à y arriver en voiture. Il faut tournicoter dans les ruelles sens unique. On prend mêmes quelques sens interdit. J'jusqu’a ce qu'un policier nous arrête et nous fassent peur; On finit par se garer dans le parc de l'Alhambra au pied de la colline.
On monte la colline. On cherche un bistrot pour diner. Mais Marie-Laure semble chercher un endroit précis. Elle me révèle au moment où on y entre qu'en fait elle m'amène diner dans le paradore. C'était une surprise préméditée car Elle a déjà téléphoné la veille pour réserver. Mais il parait que l'on ne peut pas réserver. Donc comme c'est complet on attend notre tour en allant sur une terrasse du jardin, bouquiner un bout du guide. On se promène aussi un peu dans les couloirs du paradore pour voir l'aménagement intérieur. C'est un vrai château d'époque renaissance.
Vers 22h35 une table se libère pour nous. Je prends une brochette de lote et crevettes. Tandis que Marie-Laure prend une lote farcie aux raisins et aux figues et petits pignons, qui est excellente. Suivie d'une fricassée de coqs plus quelconque. On boit bien sur notre bouteille de vin blanc.
La décoration de la salle n'est pas terrible; Mais le simple fait de se retrouver dans cette grande salle d'époque Renaissance est déjà impressionnant.
On se balade un peu dans la vieille ville à la recherche de notre voiture. Puis on rentre à l'hôtel.
Je suis réveillé par les cloches de l'église et par les reniflements de Marie-Laure. Il n'y a pas de petit déjeuner possible dans l'hôtel, donc on va à l'extérieur.
Et en fait on va directement à l'Alhambra sans passer par la case petit déjeuner. On y va en voiture pour essayer de monter le plus haut possible en voiture. On ne parvient pas très loin de l'entrée à se garer dans les jardins.
Sur le parking nous sommes abordés par des cireurs de chaussures. Je confie les miennes à l'un d'eux. Et l'autre est furieux car Marie-Laure ne se laisse pas faire, car ses chaussures sont vernies; Mon cireur de chaussures me demande une fois qu'il a fini 800 pesetas. Soit plus de 30f pour 5mn de travail. Je me trouve déjà très généreux en lui en laissant 500.
A l'entrée on achète un billet pour Marie-Laure à 750 pesetas. Une fois de plus comme aveugle j'obtiens une entrée gratuite.
On entre dans l'enceinte qui était fortifiée et limitait l'Alhambra.
On parcourt les jardins de Généralife avec de belles d'ifs taillés au cordeau.
De là on va visiter le palais de Charles Quint. C'est un grand bâtiment à deux étages autour d'une cour en forme d'ellipse. Cette cour est vraiment magnifique avec des proportions superbes. On se balade dans les galeries qui en font le tour aussi bien au rez de chaussée qu'au premier étage; Le marbre dont sont faites les colonnes et les balustrades est passablement abimé. On se demande d'ailleurs pourquoi. Ce palais a été construit par Charles Quint, qui y a établi ses bureaux administratifs.
On réalise alors que l'on est déjà à l'intérieur loin de la caisse, que nos billets comportent un horaire qui nous est affecté pour visiter les principaux sites, notamment le palais de l'Emir. Mais nos billets nous enjoignent de le visiter à 22h30 !
On va à un bureau d'office de tourisme. L'hôtesse est en train d'aider un australien pour lui rédiger un mot en espagnol pour qu'il puisse acheter des timbres. Puis un israélien lui demande un plan de l'Alhambra mais refuse de le payer 150 pesetas. Puis elle s'occupe de nous téléphone à la caisse pour demander pourquoi on nous a vendu à 11h un billet pour 22h30. Cela s'avère être une erreur et on est invité à aller directement se présenter au palais de l'Emir où on nous fera rentrer.
Malgré ce système d'horaire qui tente de réguler le flux des visiteurs il y a tout de même pas mal de monde à l'intérieur de ce palais Nazari palais des Emirs. On voit les différentes salles d'apparat et surtout les cours.
Avec la cour des Myres, avec son grand bassin de Myre, rectangulaire. Autour de ce patio se trouvaient les bâtiments administratifs et judiciaires de l'Emir. Avec notamment la salle des ambassadeurs très chargée, avec une coupole en bois. On voit aussi la salle d'audience.
Puis la cour des lions avec le bassin des lions. C'est à dire des statues de lions qui entourent une fontaine. Avec autour de ce patio des bâtiments de résidence privée. On peut admirer dans cette cour les 240 colonnes très fines qui supportent la galerie du patio. Elles donnent vraiment une impression de grande légèreté à l'ensemble.
Autour de ce patio on trouve la salle des Rois, avec une coupole en lanterne. C'est à dire avec des petites fenêtres dans son sommet. Un peu partout on peut admirer des azulejos et des hauts reliefs sur les murs.
On voit aussi un petit oratoire qui donne sur les jardins. D'où on a une vue magnifique et qui devait être propice à la prière.
On va se balader dans les petits jardins qui entourent le palais. Tout est vert avec le ciel bleu et la sierra Nevada enneigée dans le fond;
On se balade encore un peu dans les jardins. Comme on ne trouve pas de restaurant qui conviennent aux critères de goût et d'ensoleillement de Marie-Laure on s'achète un sandwich et une bière en guise de déjeuner que l'on va manger dans un coin tranquille du jardin du Paradore.
On a bien failli s'installer dans un hôtel qui a le privilège d'être dans l'enceinte de l'Alhambra mais leur restaurant n'est plus ouvert à cette heure. C'est un hôtel à retenir qi doit être très sympa bien qu'un peu cher. Il s'agit de America téléphone 958-227471
Puis on s'assied à la terrasse du Paradore pour y prendre un café. Marie-Laure en profite pour me lire le guide Michelin, sur l'histoire de la région, de l'Espagne et de Compostelle.
De là on va à la forteresse d'Alcasaba qui est la citadelle proprement dite de l'Alhambra. Cette fois ci ce n'était plus un palais mais une vraie forteresse avec un mur d'enceinte et des tours. De la tour de vigie on a une vue magnifique à 360ø sur la campagne environnante et sur les sommets de la Sierra Nevada. Il y a un peu de vent mais un beau soleil brille.
Dans la cour de cette forteresse on voit des petits murets qui semble représenter ce qu'était les différentes pièces des bâtiments qi devaient être là. De façon à ce que l'on puisse se représenter le plan de l'architecture des lieux.
On se balade encore un peu dans les jardins; Puis on quitte l'Alhambra pour redescendre dans la ville.
On cherche la vieille ville. Mais on ne la trouve pas. On atterrit finalement au Cortingles Où j'hésite longuement entre deux modèles de valise. Je finis par me décider mais ces comparaisons rationnelles entre deux produits sont assez éprouvantes. Je préfèrerai vraiment avoir le coup de foudre pour un ou l'autre des deux produits et que l'on n'en parle plus.
On retourne à l'hôtel où on fait une petite sieste avant de ressortir pour allez effectivement dans la vieille ville. On monte sur une des 3 collines qui forment la ville de Grenade: l'Alhambra, l'Albaisson et Sacromonte. C'était sur l'Albaisson qu'était à l'origine la ville de Grenade avant que les Maures ne s'installent sur l'Alhambra qui s'est du coup beaucoup développé.
On se balade dans les ruelles de la vieille ville. Les maisons y sont blanches grises en moins bon état qu'à Cordoue mais assez typique tout de même. Le sol est pavé et il y a pas mal d'escaliers de part et d'autre.
On arrive au sommet de cette colline de Sacromonte sur une large place où se trouve deux terrasses de restaurant. Dont une avec un grand banquet qui doit plutôt être pour un baptême que pour un mariage car il n'y a pas de mariés.
On s'installe à l'autre terrasse. Il commence à y avoir pas mal de vent. Je passe mon chandail à Marie-Laure. Je prends des fèves au jambon et une omelette Sacromonte qui s'avère très bonne, avec du jambon, des pommes de terre, des tomates et de la béchamel.
Cette fois ci on prend une bouteille de vin rouge.
On repart en passant par une autre place attenante à celle où on a diné. Cette deuxième place est une terrasse qui offre une belle vue sur toute la ville et sur la Sierra Nevada au loin.
On redescend un peu dans la ville; Il commence à faire nuit; On se balade dans les ruelles en cherchant la voiture. On a un peu du mal avec les sens uniques à trouver l'hôtel et puis à se garer. Mais on finit par rentrer.
On va petit déjeuner dans le bar salon de thé qui est à coté. Je prends un palmier, un éclair au chocolat et des tartines qui sont très bonnes. Avec un chocolat chaud qui malheureusement est à l'eau.
Puis on prend la voiture en direction de Madrid. On a prévu de faire cela en deux temps et de faire une longue pause déjeuner au bout de 200km dans un paradore qui est indiqué sur la route.
Mais en fait cela s'avère être un paradore moderne au bord de la route. On entend le bruit de la circulation et ce ne doit pas être un endroit de charme pour y dormir.
Comme on est arrivé avant l'ouverture du restaurant à 1h, on prend un jus d'orange au bar. Puis dans le restaurant on nous incite vivement à prendre la formule forfaitaire buffet plutôt qu'à choisir sur la carte. Les serveurs font la même recommandation à tous les autres personnes qui arrivent après nous. Au point que l'on se demande si le cuisinier n'est pas parti en vadrouille pour qu'ils redoutent à ce point une commande spécifique.
Ceci dit le buffet est plutôt bon, je n'ai pas très faim car je n'ai pas eu le temps de digérer mon petit déjeuner. On constate une fois de plus que les pâtisseries espagnoles ne sont pas terribles;
On reprend la route. Mais au bout de 100km Marie-Laure ne résiste plus à une migraine et on s'arrête sur une aire de repos pour y faire une petite sieste. Je bouquine pendant que Marie-Laure dort.
On rentre dans Madrid. Je suggère que l'on pourrait tenter de visiter le musée du Prado puisque nous sommes en avance pour notre train. Mais après l'avoir cherché on apprend que le musée est fermé le Dimanche après-midi;
Du coup on va se balader dans le jardin botanique voisin.
Il est très grand avec pas mal de fleurs notamment des pivoines, qui sentent très bon. Il y a aussi trois grandes serres d'humidité différente: sèche, humide et très humide; Chacune est remplie de plantes adaptées. C'est très bien fichu et cela vaut le détour.
Puis on se met en quête de la gare. Il y en a plusieurs, mais la notre c'est celle de Chamartine. On a un peu du mal à la trouver. On doit prendre un bon bout du périphérique de la vile. On hésite à chercher une station d'essence pour y faire le plein. Mais on y renonce.
On va se garer à l'extérieur de la gare sur le parking public, car le parking Hertz est fermé le Dimanche.
On arrive dans la gare, après que Marie-Laure ai laissé les clés et le contrat de location dans la boite à lettres de Hertz. Car ici il y a encore des boites à lettres.
Je vais aux toilettes femmes dans le sous sol de la gare car on ne trouve pas de toilettes hommes. On monte dans notre train pour Paris, on est en principe à deux wagons d'écart. Mais je reste un peu au début avec Marie-Laure jusqu'à l'arrivée de la quatrième femme de leur compartiment. Qui me chasse dans le mien. On se retrouve pour aller diner au wagon restaurant malheureusement au deuxième service car les voyageurs au courant n'ont pas attendu le départ du train pour aller réserver une place dans le premier service. J'ai tout juste de quoi payer notre diner.
On arrive à Paris le Lundi matin. Je vais directement à mon bureau à Rives de Seine. Tandis que Marie-Laure déjà un peu énervée par le léger retard de notre train part retrouver sa chef préférée à la Défense.
jambon de Cerano
tortilla
cathédrale de Tolède
funérailles du Comte d'Orgasse
Tajo
musée des miniatures
musée de Tolède
palais du marquis de Bianne
synagogue
Los Califas
salade de morue aux oranges
Las Casas de la Juderia
cathédrale de Séville
archives générales des Indes
maison de Pilate
azulejos
Alcazar de Séville
Antonio
Gibraltar
tunnel de Gibraltar
Altamirano
cathédrale de Grenade
Ferdinand d'Aragon
Isabelle de Castille
Jeanne la Folle
Philippe le Bon
chapelle royale
lote farcie aux raisins, figues et pignons.
Alhambra
jardins de Généralife
palais de Charles Quint
palais de l'Emir
palais Nazari
cour des myres
salle des ambassadeurs
salle d'audience
cour des lions
salle des rois
America
forteresse d'Alcasaba
Alhambra
Albaisson
Sacromonte
colline de Sacromonte
omelette sacromonte
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